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après discussion on passe ce texte venant du CGA - lyon et des Voraces http://www.voraces.net
A diffuser !
La réforme actuelle des retraites, tout comme celles précédentes, n’est pas un choix innocent dans le mode de gestion de l’économie, elle s’inscrit entièrement dans la logique capitaliste qui vise à privatiser et individualiser la gestion des risques (chômage, retraite, vieillesse, etc...) en imposant un système de retraite par capitalisation. Le but pour la classe dominante, à savoir la bourgeoisie, assisté par son gendarme, l’État, est d’augmenter sa part de profit sur les richesses que nous produisons, notamment en laissant la gestion des retraites à des fonds de pensions et des assurances. Elle s’inscrit également dans la casse systématique des services publiques, qui touche également l’éducation nationale (suppression de postes, de moyens, etc)
Cette violence sociale supplémentaire démontre bien, malgré le silence d’une partie de la gauche, que la lutte des classes est toujours d’actualité, et que dans ce combat, il faut nécessairement se placer en rupture radical avec l’État et se positionner dans un réel affrontement contre le patronat. Le salariat étant déjà un vol organisé par la bourgeoisie et l’État, permis par l’exploitation des travailleuses et travailleurs, elle invoque des mesures « réalistes » pour justifier cette offensive antisociale. Au final, elle nous parle de tout sauf de répartition des richesses produites, en s’appuyant sur des arguments fallacieux : la pression démographique, le recul nécessaire de l’âge de la retraite, le déficit de la caisse des retraites, etc... Pendant ce temps, le patronat profite d’exonérations de ses cotisations, richesses qui auparavant participaient au financement des caisses de retraites entre autre... Cela revient à une baisse de salaire !
Les bureaucraties syndicales, ne vont évidemment pas dans le sens d’un mouvement de grève générale et reconductible qui devra pour réussir, non seulement bloquer la production mais également stopper la circulation des marchandises. Il nous faut construire ce mouvement pour obtenir le retrait de la réforme des retraites. Pour cela, il faut s’organiser nousmêmes afin que ce mouvement soit celui de chacun et non pas une marchandise que les bureaucraties syndicales offriront à la classe dominante. C’est dans nos sections syndicales, sur nos lieux de travail, de vie, d’étude, qu’il faut s’organiser entre individuEs au moyen d’assemblées générales et du mandatement contrôlable et révocable, mais aussi organiser la solidarité financière à l’aide de caisses de grève pour nos collègues les plus précaires. De nombreuses sections syndicales sont favorables à un tel mouvement en se plaçant en rupture non seulement avec la classe dominante et L’État, mais aussi avec leur propre direction syndicale, nous ne pouvons que les soutenir.
Dans l’espoir de briser tout mouvement d’ampleur commun aux travailleurs, chômeurs, étudiants & lycéens, l’Etat a enclenché une répression féroce contre les lycéens dès leur entrée dans le conflit. Violence physique (déjà plusieurs blessé-e-s graves) et arrestation au hasard (plus de deux cents arrestations en une semaine dans les cortèges lycéens à lyon) sont les réponses du gouvernement à la montée du mouvement social. La solidarité s’impose pour contrer ces logiques répressives, aider les arrêté-e-s et s’opposer à l’Etat qui cherche une fois de plus à diviser la contestation en opposant prétendus « casseurs » à « manifestants ». Des outils existent pour organiser la solidarité et se prémunir contre cette répression
mercredi 8 mai de 16h à 18h
lecture collective de la revue subversion
café théet biscuit
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