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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 07:27

http://www.astrosurf.com/luxorion/Physique/nucleaire-kashiwazaki-16jul07.jpg


Emissions de fumées d'un transformateur électrique dans la centrale nucléaire de Kashiwazaki au Japon,

après le séisme du 16 juillet 2007.

lu su HNS infos


I) Rappel : Le nucléaire à la recherche d’une opposition institutionnelle

[...] Mentir lors d’événements peu graves ne porte pas à conséquence si la population n’accepte pas le mensonge. Par contre, en cas d’accident grave la situation est toute différente. Il y a des risques de dérapage, ce que les experts en catastrophe dénomment des turbulences sociales. Bien sûr dans de telles situations on peut toujours attaquer et neutraliser les turbulents mais cela serait un sale coup porté aux simulacres démocratiques de notre société. Si on arrive à calmer la fureur de la population qui suivrait une catastrophe nucléaire en la bernant d’une façon crédible sur les conséquences, alors le virtuel démocratique pourrait continuer.

L’électronucléarisation s’est faite dans un tissu de mensonges avec l’accord, voire la complicité, des différents corps intermédiaires : du corps médical (sauf quelques médecins complètement isolés), des médias, des syndicats (à l’exception de quelques uns et des réticences de la CFDT qui n’ont pas duré), du corps des scientifiques (mis à part une poignée d’entre eux) et la bénédiction de l’académie des sciences, d’associations diverses etc. Le mensonge ne prend plus, la population est inquiète et cela n’est pas rassurant pour les responsables qui pensent qu’ils pourraient avoir à gérer des situations graves, voire, catastrophiques.

La solution urgente évidemment pour ces responsables est de changer le discours. Distiller quelques vérités, se montrer fermes (médiatiquement évidemment) lors d’événements assez mineurs qu’on élève au rang d’événements graves, cela peut déranger l’establishment nucléaire mais ce n’est pas trop dramatique si en retour ils gagnent en crédibilité. C’est en somme un bon investissement pour le futur. Mais ce volet de ce qu’on appelle " transparence " n’est pas suffisant. La gestion douce d’une catastrophe nucléaire ne peut se faire sans l’aide d’une opposition institutionnalisée. L’expression peut paraître curieuse car, par définition, toute activité institutionnalisée ne peut s’opposer à l’institution. Cette forte opposition est nécessaire au fonctionnement de l’institution ne serait-ce que pour en pointer les dérives et carences les plus criantes, mais elle doit s’intégrer harmonieusement dans le cadre institutionnel.

Les autorités de sûreté nucléaire avancent leurs pions de la transparence pour renforcer l’opposition nucléaire en lui rognant les ailes, en l’institutionnalisant. Quelques exemples :

1) Le Conseil Supérieur de la Sûreté et de l’Information Nucléaire s’est vu renforcé par l’injection de nouveaux membres : un représentant du Forum Plutonium, un responsable de l’ACRO, un membre de la SEPANSO, (protection de la nature), plusieurs directeurs de recherche au CNRS, un paquet de journalistes. Cet organisme, au départ Conseil supérieur de la sûreté nucléaire, risque fort de n’être qu’un conseil supérieur de l’information nucléaire. Il faut communiquer mais il faut bien avoir en tête ce que nous dit le dictionnaire : un des sens du mot " communication " est " contagion ".

2) Les autorités de sûreté ont organisé il y a quelques mois une réunion ouverte aux opposants où des opposants notoires (Robin des Bois, Wise) étaient conviés à s’asseoir à des tables rondes à " égalité " avec les responsables ce qui peut défouler certains en leur donnant le droit à la parole. Cela a déchaîné un participant pronucléaire de la salle renforçant l’impression de transparence que les autorités de sûreté veulent donner. Ce qui nous importe c’est le droit à la décision. Ce genre de " show " n’a aucun impact sur l’évolution des fissures dans les tuyauteries des circuits des réacteurs, ni sur les incidents et dysfonctionnements de plus en plus nombreux, ni sur le non respect des normes de sûreté avalisé par les autorités de sûreté comme on l’a vu lors du redémarrage de Belleville alors que l’enceinte n’était pas conforme.

3) On voit se multiplier les audits ouverts démocratiquement à la contestation. Cela permet de la rendre polie et de l’utiliser c’est-à-dire de l’institutionnaliser pour assurer la permanence du nucléaire. A quoi peuvent servir les audits sur les déchets nucléaires quand il est évident qu’on ne peut les anéantir et qu’il est bien trop tard pour qu’ils n’aient pas été produits ? A quoi peut servir un audit sur les normes de radioprotection quand on sait que pour l’essentiel elles sont déjà fixées ? Que localement les responsables ont connaissance des niveaux d’intervention fixés pour la gestion des accidents nucléaires majeurs. Spectacle pour assurer le simulacre de démocratie dont ont besoin les responsables.

Cette institutionnalisation de l’opposition nucléaire pourrait bien signifier la fin de l’antinucléaire mais cela ne suffira peut être pas à calmer les turbulents si des événements graves se produisaient. (Extrait de Stop Nogent n°101-102)

II) Le CODIRPA (gestion post-accidentelle) c’est quoi ?

1) Le CODIRPA : Vers une gestion soft* et participative pour une vie durablement contaminée après un accident nucléaire en France

"Historiquement, l’accent a été mis sur la gestion de l’accident lui-même. Il apparaît maintenant nécessaire, en France comme dans les autres pays étrangers, de mieux préparer la gestion de cette phase post-accidentelle. C’est pourquoi l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) s’est engagée dans la préparation de dispositions visant à répondre aux problèmes complexes de la gestion post-accidentelle, dans un premier temps en mettant en œuvre la démarche PAREX, puis en instaurant un Comité directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle d’un accident nucléaire ou d’une situation d’urgence radiologique (CODIRPA)."

a) La démarche PAREX

"En 2005, l’ASN a lancé une étude sur le retour d’expérience de la gestion post-accidentelle de Tchernobyl. Cette étude a été confiée à la société Mutadis Consultants.

Les objectifs de cette démarche, outre l’étude du retour d’expérience de la gestion post-accidentelle de Tchernobyl, étaient : d’évaluer la pertinence de ce retour d’expérience dans le contexte social, économique et politique de la France et de l’Union européenne ; d’en dégager des enseignements dans la perspective d’un dispositif préventif de gestion post-accidentel au plan français.

La démarche PAREX se base sur une réflexion participative et pluraliste associant : des représentants de différents organismes publics concernés ; des représentants de la société civile (associations, membre de commissions locales, représentants d’administration territoriale, élus territoriaux).

[Par "associations" il faut entendre associations "anti" ou "d’aide aux enfants contaminés", etc...]

Un groupe de 3 experts français impliqués depuis 1990 dans la gestion post-accidentelle de Tchernobyl dans le cadre de différents projets internationaux, Gilles Hériard Dubreuil (Mutadis), Jacques Lochard (CEPN) et Henri Ollagnon (INA-PG) et des experts biélorusses ont animé les séances de travail.

... cadre institutionnel et juridique de la gestion post-accidentelle... nouvelles formes de gouvernance adaptées à la complexité de la situation post-accidentelle... réhabilitation durable des conditions de vie dans les territoires contaminés...

Voir : http://www.dissident-media.org/infonucleaire/101_102_lobby_nuc.html

Pour réaliser cette démarche, de nombreuses informations et témoignages sur la gestion post-accidentelle de Tchernobyl ont été rassemblés. Ils proviennent de travaux de recherche engagés depuis 1990 : programmes CEI, ETHOS, CORE, EURETHOS, SAGE, FARMING.

Enseignements et préconisations : face à une situation aussi complexe qu’une situation de contamination radiologique durable, acteurs publics et parties prenantes doivent travailler ensemble pour élaborer une réponse adaptée ; une place majeure doit être accordée aux acteurs locaux dans la gestion de la situation de contamination... au niveau national, une plate-forme de réflexion pluraliste doit être initié sur la réhabilitation des conditions de vie, en connexion avec les projets développés au niveau territorial..."

[ETHOS, CORE, SAGE, CEPN... c’est donc aussi valable pour la France !!!]

Voir : http://asn.typhon.net/espace-professionnels/les-situations-durgence-radiologique-et-post-accidentelles-nucleaires/la-ges-11

b) CODIRPA (Comité directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle)

En juin 2005, l’ASN a mis en place le CODIRPA chargé d’élaborer les éléments de doctrine correspondants.

" Objectif : Préparer des dispositions visant à répondre aux problèmes complexes de la gestion post-accidentelle, en particulier ceux portant sur la gestion sanitaire des populations, les conséquences économiques ou la réhabilitation des conditions de vie dans les zones contaminées.

Voir : http://www.asn.fr/comite-directeur-pour-la-gestion-de-la-phase-post-accidentelle-1

Pour mener ses travaux, le CODIRPA a mis en place 9 groupes de travail (GT) thématiques et en a désigné les pilotes.

Ces groupes de travail portent sur :

GT1 : Levée des actions d’urgence de protection des populations et réduction de la contamination en milieu bâti (piloté par l’ASN)

GT2 : Vie dans les territoires ruraux contaminés, agriculture et eau (piloté par la DGAL/CGAEER)

GT3 : Évaluation des conséquences radiologiques et dosimétriques (piloté par l’IRSN)

GT4 : Suivi sanitaire des populations (piloté par l’InVS)

GT5 : Indemnisation (piloté par la DGEMP)

GT6 : Gestion des déchets, produits contaminés et terres contaminées (piloté par l’ASN)

GT7 : Organisation des pouvoirs publics et implication des « parties prenantes » (piloté par le SGDN)

GT « Eau » : impact et de la gestion de la ressource en eau (piloté par l’ASN)

GT « Hypothèses » : choix des hypothèses retenues pour les évaluations des conséquences radiologiques et dosimétriques (piloté par l’ASN)

Le CODIRPA fixe les objectifs généraux et assure la coordination des groupes de travail. Il en valide les cahiers des charges et les travaux ainsi que les éléments de doctrine produits. Le mandat du CODIRPA a initialement été fixé pour deux ans ; il a ensuite été prolongé jusqu’en janvier 2009. Il a été demandé aux groupes de travail de réaliser des rapports d’étape en juin 2007 (à l’exception des GT Eau et Hypothèses dont les travaux ne faisaient que commencer), 2 ans après la mise en place du Comité directeur."

Voir les Synthèses et rapports des Groupes de travail sur : http://www.asn.fr/synthese-et-rapport-de-chaque-groupe-de-travail-0

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