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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 07:46

la publication de cette page internet d'un blog valentinois de faire un commentaire politique très important. Celui-ci sera placé au dessous du papier de " Laurent".


L’association Éducation Santé Drôme (ex ADES26) réunissait son assemblée générale vendredi. Son président, le docteur Luc Gabrielle, note en préambule quelques éléments de réflexion ; l’accroissement des déficits des dépenses sociale, le lien désormais établi entre mode de vie et santé, la nécessité de réorienter le système de santé vers la prévention et de mesurer l’efficacité de cette dernière et enfin un contexte en pleine évolution avec notamment une baisse des crédits affecté à la prévention à laquelle il faut s’adapter. Cette association financée entre autre par l’ARS  qui regoupe les (DDASS, la DRASS, l'ARH, certains services du conseil général, les URCAM, et certains services des ERSM (praticiens conseils) , et le Conseil Général de la Drôme , participe à des missions de services publics de santé en menant, en partenariat avec les acteurs locaux des actions d’information, d’observation ou encore d’études en prenant en compte la globalité des situations (économiques, sociologiques, éducatives etc.). La prévention, l’information sur les comportements à risques ; restent des moyens plus efficaces et moins couteux, en terme de santé publique, que le traitement des maladies. On le sait, mais on l’oublie souvent, mieux vaut prévenir que guérir.
commentaires trouvés grâce à l'OCL

Avec tout le respect pour le docteur luc Gabrielle, on est tenu d'informer les lecteurs du blog car les destructions massives qui ont débuté avant le passage de pouvoir entre Villepin et Sarkozy.continuent à détruire dans la Drome .Après l'hopital de Die c'est Saint Vallier.On pouvait espérer des résistances à la hauteur des attaques, dans les centres hospitaliers où le mécontentement est grand parmi les personnels. Hélas, les quelques luttes ici ou là se délitent, isolées par la volonté des bureaucraties syndicales. Pourtant, c’est autour des collectifs ou comités de défense des hôpitaux de proximité que la colère et le rejet de cette politique semblent se cristalliser en associant personnels et usagers.

Alors que N. Sarkozy affiche, sans détours, sa politique destructrice du système de santé publique Dans le cadre de la santé, l’état renforce sa présence et transforme dès 2009 les ARH (agences régionales d’Hospitalisation) en ARS : Agences Régionales de Santé.
Dans le cadre de la réforme, l’hôpital changerait de statut. Il devient un Etablissement Public (à caractère) Industriel et commercial : EPIC. Sous la surveillance du directeur de L’ARS (super préfet de la santé), les hôpitaux seront concentrés, regroupés dans un même territoire sanitaire. La création de ces « groupements de coopération sanitaire de territoire » réunirait les établissements publics et privés d’un territoire déterminé. On fermera encore plus les hôpitaux périphériques jugés peu ou pas rentables, selon les critères du ministère, mais présenté au public dans les média comme ne pouvant plus assurer la sécurité des patients. Il va de soi, qu’il s’agit de promouvoir la politique de rentabilité dans les hôpitaux et de mobilité et productivité pour les personnels de ces établissements. Ainsi, un salarié refusant deux offres d’emploi dans un autre établissement se verrait mis d’office en disponibilité, sans salaire évidemment. L’hôpital assurant des missions de service public de santé ou social sera ainsi mis en concurrence directe avec le secteur privé. La création de ces regroupements entraînera des modifications territoriales des établissements de santé. La suppression ou le démantèlement des hôpitaux de proximité en est l’exemple. Il va de soi que l’accentuation de cette politique ultra libérale écartera encore plus les populations du droit et de l’accès aux soins.

La mort programmée de l’hôpital public.

Recentrés pour améliorer leurs performances économiques, le ministère aura la possibilité de recruter des directeurs issus du secteur privé ainsi que tout managers capables de performances économiques ou logistiques afin de rentabiliser la gestion des lits ou les flux de patients. Les règles de la gouvernance étant modifiées, le directeur devient le seul responsable de l’établissement (véritable chef d’entreprise) alors qu’auparavant, bien que nommé par le ministère, il devait composer avec un conseil d’administration dont la présidence revenait au maire. Les directeurs des établissements de santé seront autonomes dans le recrutement, la gestion et la paye de leurs employés. Ils auront la responsabilité, la délégation totale de l’enveloppe budgétaire régionale ce qui leur permettra plus de souplesse dans la programmation des actions à mener.
Les hôpitaux publics devenus des établissements privés à but non lucratifs pourront alors embaucher les personnels sous contrats de droit privé. Le statut de la fonction publique se verra alors remplacé par des contrats déterminés, renouvelables selon les secteurs et missions de soins, sur la base de nouvelles conventions collectives. Toutes ces mesures ont déjà été éprouvées avec les dégâts que l’on sait à la Poste, les Télécoms ou les établissements français du sang (ex centres de transfusion).

HÔPITAUX DRÔME NORD
La mobilisation se poursuit voir l'article dans la presse locale D.L. Du 7 /7/010

La même politique est imposée partout ailleurs. Clamecy, Lannemezan, Lézinian, Arcachon, Champagnole, Ruffec etc. Il y a 351 hôpitaux de proximité. Ce sont quelque 217 en province, et 18 en Ile de France (déclarés vulnérables, dans le jargon ministériel) qui seront fermés ou amputés de services. De 1992 à 2001, 120 maternités ont déjà été rayées de la carte hospitalière (1). Sont disqualifiés et déclarés vulnérables les établissements qui enregistrent moins de 4 000 séjours par an en chirurgie. Pour les maternités, le seuil sensé garantir la sécurité et une bonne qualité de soins est fixé à 300 accouchements. La maternité de Clamecy avec ses 218 accouchements disparaît. Là aussi la riposte s’est organisée. A l’appel du comité de défense, 5000 personnes se mobilisent. La ville n’avait pas connu une telle manifestation depuis… des siècles.
Cette politique de casse et de destruction du service public de santé hospitalier s’accélère depuis les dernières élections municipales. Elle correspond aux vœux du président, émis lors de ses discours de Bordeaux et de Neufchâteau dans les Vosges. Les missions seront reconcentrées et regroupées au sein d’un même territoire sanitaire. Ce désengagement de l’Etat fait saliver les assurances et mutuelles privées. La création de ces regroupements sanitaires de territoires se fait au profit des cliniques privées, qui voient leur nombre augmenter et leurs profits s’envoler. Cette politique, qui se fait au nom de la sécurité du patient et de l’usager, comme aiment le marteler le gouvernement et sa ministre rose bonbon de la santé, entraîne une désertification locale de l’offre de soins de proximité, en excluant une frange grandissante de population fragilisée, précaire et vieillissante. L’éloignement des lieux de soins provoquera des frais supplémentaires (franchises médicales de transport…) et augmentera les risques dus à la perte de temps dans les prises en charge de « l’urgence ». Eprouvée dans d’autres services publics, cette politique s’accompagne de son lot de mobilité et de suppressions de postes de personnels soignants : 20 000 emplois seront ainsi économisés dans la fonction publique hospitalière. D’ailleurs il semblerait que, depuis 2001, les gouvernements aient infléchi certaines orientations concernant les hôpitaux de proximité. Ils ne les fermeraient plus systématiquement ; ils deviendraient des hôpitaux de petites urgences, des centres de périnatalité ou des lieux de prise en charge, longue durée, pour des personnes âgées. Côté gouvernemental : « Il ne s’agit pas de fermer les hôpitaux mais d’apporter des soins adaptés aux populations et rationaliser l’offre de soins ; car si l’on ne maîtrise pas les comptes le système va s’écrouler ». Pour la maîtrise des comptes, le gouvernement compte surtout sur ses nouvelles mesures calquées sur les entreprises privées. Transformation des hôpitaux publics en entreprises industrielles et commerciales ; mise en place d’un directeur avec des pouvoirs d’un chef d’entreprise privée ; tarification à l’activité etc. .
Il suffirait que le gouvernement reverse ses taxes dues, et que ses amis du patronat s’acquittent des exonérations dont ils ont su tirer profit, pour que les comptes des hôpitaux et de la sécu retrouvent une santé. Cette destruction du système de santé publique n’est que l’aboutissement des politiques libérales, menées par les gouvernements de gauche et de droite, qui se sont succédé au pouvoir. Ainsi, l’hôpital de Lézignan dans l’Aude, en 1986, se trouve amputé de sa maternité. Avec moins de 300 accouchements par an, il n’aurait plus assuré la qualité des soins garantis par le ministère. Puis, en 2005, les services de chirurgie et les blocs opératoires, et en 2007, le service des urgences furent à leur tour fermés. La résistance du collectif de défense de cet hôpital de 300 lits ne désarme toujours pas et refuse sa transformation en centre de retraite. Le centre des urgences fermé coûtait 838 000 euros dans la nouvelle configuration du territoire de santé, l’état propose à ces 89 communes et 48 000 habitants un nouveau système qui coûtera quelque 3 millions d’euros !! Le collectif de défense cherche toujours où sont les économies réalisées.

Des collectifs de défense…

Aux annonces successives de N. Sarkozy concernant ses attaques contre la santé et les hôpitaux, nombreux sont les personnels et usagers qui se sont mobilisés. De Bretagne en Bourgogne, du Languedoc-Roussillon en Ile de France, les comités de défense prennent de l’ampleur. Ils seraient une centaine à ce jour. Certains, tel celui de Bellay dans l’Ain, regrouperaient plus de 2000 adhérents. Alors que la réforme sévit aussi dans les grands centres hospitaliers - fermetures de lits, suppressions de postes, mobilités…-, les résistances restent peu nombreuses malgré les appels des sections syndicales. Velléités de lutte affaiblies par les bureaucraties confédérales qui ne désirent pas de mouvement d’ensemble combatif.
Les collectifs de défense qui se créent regroupent personnels (médicaux et non médicaux), usagers (lambda, militants : syndicaux, associatifs…) et notables locaux. Si ces « ensembles » dynamisent actions et mobilisations, les intérêts différents des uns ou des autres obligent parfois à composer. Si tous défendent l’hôpital, l’accès aux soins de proximité pour les populations, les motivations ne sont pas sans arrière-pensées. Si les personnels et les usagers se mobilisent pour l’hôpital - lieu de soin et lien social d’un système de santé solidaire de proximité -, les notables (maires, conseillers, députés) se retrouvent parfois impliqués bien malgré eux. Electorat oblige, il leur faut bien être sur la photo. Ils redoutent et déplorent la méthode gouvernementale utilisée par la ministre de la justice, dans la suppression des tribunaux de proximité. La réforme de la carte judiciaire menée à la hache par Rachida Dati a laissé des traces et a soulevé nombre d’oppositions, surtout pour les députés de droite. Il va de soi que les attitudes et engagements, des uns et des autres, envers les comités de défense, varient plus en fonction des propositions gouvernementales de préservation d’emplois à négocier que de leur casquette politique. Tous désirent que « la réforme soit accompagnée en douceur et soit juste » (N. Dupont-Aignant, UMP de l’Essonne). Son homologue JP. Grand, dans l’Hérault, voit dans la disparition des services publics, et maintenant des hôpitaux, des zones désertifiées. H. Emmanuelli (PS) « … n’est pas hostile à l’idée qu’il faille faire 40 ou 50 kilomètres pour avoir un bon plateau technique ». Tous sont acquis à la réforme sur le fond. Mais c’est la méthode de l’impulsif de l’Elysée qui les inquiète. Pour C. Evin, ancien ministre PS de la santé, « les mutations sont nécessaires ; nous plaidons pour des mutations en douceur. Les fermetures brutales, non ! ».

  …à la coordination nationale

La coordination nationale des comités de défense émerge en Avril 2004. Elle se positionne pour le maintien du service public de proximité et l’arrêt des restructurations destructrices en cours, pour contrer un désert médical en pleine extension. Par ailleurs, elle appelle à « soutenir les mobilisations citoyennes les plus larges et pluralistes, pour défendre une vision égalitaire et humaniste du service public ». Coordinatrice tant bien que mal des collectifs, elle agit aussi en lobby. Ainsi la table ronde « hôpitaux de proximité face au désert médical », à l’assemblée nationale avec une soixantaine de représentants de comités, verra ensuite un groupe de 80 députés et sénateurs demander au gouvernement et à la ministre de la santé et des sportifs un moratoire sur la fermeture des services. Suite à sa dernière assemblée générale à Aubenas en Avril 2008, la coordination appelle à faire « grandir partout les mobilisations pour s’opposer à la destruction des hôpitaux et maternités de proximité et au-delà aux atteintes portées à notre système de santé solidaire ».


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