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le blog du laboratoire anarchiste
le groupe libertat languedoc lutte contre l'exploitation du gaz schisteux et mobilisent des forces contre cette exploitation qui va spolier les populations locales . Développer un point de vue libertaire contre la spéculation sur la terre semble primordial. Ce soir on a invité les confédérations paysannes de l'Ardéche et dela Drôme. Peux être sera t 'il l'occasion de confronter des points de vue loin d'europe écologie à visé strictement électoraliste. et dans le dauphiné libéré du 27 janvierPascall Terrasse, président du conseil du conseil général de l'Ardéche se fent d'un article pour demander un moratoire sur la question du gaz schisteux. le collectif libertaire du Laboratoire n'est pas sur cette démarche, . Le débat à 19h30 sur contre pouvoir et autonomie va être surement passionant car dans le collectif libertaire il ya des anarco syndicalistes . Qui ont des références historiques sur la révolution espagnole notament les collectivités rurales d'Aragon. Après la video texte tiré du site des géminologues
L’Autrichien Franz Borkenau écrivait en 1937, dans The Spanish Cockpit :
« La révolte des masses espagnoles ne fut pas un combat qu’elles menèrent pour améliorer leurs conditions de vie dans le cadre d’un système capitaliste admiré, mais un combat contre les premières manifestations d’un capitalisme honni. (…) Quelles que soient les concessions faites dans les dernières décennies aux nécessités du progrès industriel, le travailleur espagnol ne s’est jamais résigné comme ses collègues anglais et allemands à n’être qu’un simple employé de l’industrie. (…) Telle est pour moi la clef de la position privilégiée de l’anarchisme en Espagne. »
Au XIXe siècle, et en particulier dans une ville comme Barcelone, la population des barriadas (quartiers ouvriers), composée de travailleurs mais aussi de chômeurs, de voleurs et d’atracadores (braqueurs), de femmes et d’enfants, se bat pied à pied contre la bourgeoisie et l’État. Son activité favorite est l’édification de barricades. Une véritable contre-culture populaire de rue s’est constituée à cette époque, violemment antipolitique, non misérabiliste, sur un fond d’« amour exalté pour la liberté et un sens élevé de la dignité, conscience historiquement constituée et très présente dans les classes populaires de tout l’État espagnol », selon Los Amigos de Ludd. Un slogan de l’époque – « Le jour on trime dans leurs usines, mais la nuit la ville est à nous » –, repris dans le livre La lucha por Barcelona de Chris Ealham, est symbolique de cet état d’esprit. La force de l’anarchosyndicalisme espagnol réside dans le fait que la CNT et la FAI (dont la base est le groupe d’affinité) ont réussi à créer une symbiose avec le ferment révolutionnaire des barriadas ainsi qu’avec les migrants du Sud. Avant 1936, la bagarre est incessante et offensive : grèves insurrectionnelles, grèves de loyers, attaques de banques, pillages de magasins, occupations de terres, etc. Avec un phénomène marquant : les grèves démarrent dans les usines et se poursuivent dans la rue. Tout cela représente une véritable dinamita cerebral, que la République bourgeoise rétablie en 1931 tente de combattre en cassant les solidarités (appareil répressif élaboré contre los vagos y maleantes, campagne de presse contre les hommes d’action de la FAI qualifiés de gangsters, criminalisation des étrangers réfugiés (Italiens, Argentins), etc.
De son côté, Gerald Brenan a beaucoup insisté sur les traditions communautaires ibériques dans son fameux Labyrinthe espagnol. Dans les campagnes demeuraient vivaces les traditions communalistes, s’exprimant notamment dans les coopératives, dans la force des « fueros/assemblées » et des conseils municipaux, ou dans les pratiques collectives liées à l’élevage ou à la répartition de l’eau.
Ce qui va surgir en juillet 1936 est le produit de tout cela : la mise au ban du salariat est proclamée dans certaines régions rurales d’Espagne où ont surgi des comités révolutionnaires :
« Toute exploitation de l’homme par l’homme est abolie ; et par conséquent toute forme de fermage, de métayage ou de salariat. Cette mesure sera appliquée à tous les habitants de la localité, quelle que soit leur condition. » [1]
Pour Gaston Leval, les collectivités ont été surtout agricoles, la structure villageoise traditionnelle se prêtant plus facilement à l’autogestion que les complexes industriels en milieu urbain. Les collectivités constituées englobaient une grande partie de la population et étaient fondamentalement égalitaires, suivant le critère : la terre est à tout le monde, ce qu’elle fournit revient à chacun selon ses besoins.
Nous évoquerons différentes expériences concrètes de socialisation dans les campagnes aragonaises où la remise en question de la propriété privée, le travail en commun et un début de mécanisation bouleversèrent une agriculture essentiellement basée sur la traction animale et de petites parcelles individuelles auxquelles les paysans étaient fortement attachés.
mercredi 8 mai de 16h à 18h
lecture collective de la revue subversion
café théet biscuit
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