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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 11:53

Depuis quelque temps le  blog le laboratoire recherche et participe sur la question du post moderniste féministe. En lisant

une revue les nouvelles questions  féministes n°3 ,2005, on a parcouru un article consacré à Germaine Berton anarchiste individualiste qui a assassinée un  dirigeant d'Action Française. Comme le fait  remarquer les nouvelles questions féministes, la  presse anarchiste   le libertaire par exemple." néammoins , le libertaire  n'accule pas les femmes  à la révolte contre leur condition, mais les enferme  dans les stérotypes féminins  . On a publié aussi  ce texte de Ronald Creagh  qui soigneusement évite  d'écrire  sur l'action de Germaine Berton. Pour cet assassinat Germaine Berton sera acquité.

voici ce que publie Mis en ligne par : CREAGH Ronald Le 24 janvier 2009

Le 22 janvier 1923, l’anarchiste Germaine Berton avait tiré sur Marius Plateau, trésorier de la Ligue d’Action Française.Son geste, célébré par les surréalistes [1], avait également fait une très vive impression sur le jeune Philippe Daudet, fils de l’écrivain royaliste Léon Daudet. Il prit contact avec la rédaction du Libertaire sans révéler sa véritable identité. Les anarchistes n’ont en effet pas pour habitude de demander leurs papiers à ceux qui viennent vers eux surtout lorsqu’il s’agit de jeunes gens exaltés qui menacent de passer aux actes. Philippe Daudet, alors âgé de seulement quatorze ans mais qui en paraissait plus, aurait en effet confié des projets d’attentats à l’administrateur du Libertaire Georges Vidal.

Le jeune homme qui vient de fuguer rend visite le 24 novembre 1923 à Le Flaouter, un libraire anarchiste du Havre qui sert d’indicateur à la police. Alarmé par les déclarations enflammées de Philippe, il s’empresse de prévenir les services de la Sûreté Générale qui dépêchent une dizaine d’agents pour l’arrêter. Suicide ou bavure policière, on constate la mort de Philippe Daudet dans le taxi censé le conduire au commissariat. Apprenant la nouvelle, les animateurs du Libertaire qui se trouvaient en possession d’une lettre du jeune Philippe à sa mère choisissent de la publier. Ils profitent de l’occasion pour tirer une édition spéciale à 30 000 exemplaires.

Sa mort dans des conditions mal élucidées fit croire à Léon Daudet que son fils était victime d’un complot anarcho-républicain. Tandis que L’Action Française dénonce « l’Antifrance, auxiliaire de la sanglante anarchie », le premier numéro du Libertaire quotidien titre : « L’explication du suicide. Philippe Daudet voulait tuer son père » [2] ! Un procès s’engage entre L’ Action française et Le Libertaire qui profite un moment de cette publicité inespérée. Le tirage au troisième numéro atteint en effet 54 000 exemplaires."

L’article de Vidal, "La mort tragique de Philippe Daudet", paru dans Le Libertaire du 2 décembre 1923, suscite une lettre collective de onze surréalistes, qui écrivent : "Nous ne faisons pas partie de votre milieu, ce qui ne nous empêche pas d’admirer le courage dont vous faîtes preuve.

Nous sommes de tout coeur avec Germaine Berton et Philippe Daudet ; nous appréions à sa valeur tout véritable acte de révolte" [3]

Germaine Berton fait une tentative de suicide : elle écrit à la mère de Philippe Daudet :

"Si Philippe est mort pour moi aujourd’hui, je me tue pour lui". [4]

Aragon, qui a probablement célébré aec des anarchistes la libération de Germaine Breton, les fustige désormais car il juge qu’ils n’apprécient pas un suicide qui ne sert pas leur cause. Et il ajoute :

"Ils ne me laissent rien d’autre à faire qu’à me prosterner devant cette femme en tout admirable qui est le plus grand défi que je connaisse à l’esclavage, la plus belle protestation élevée à la face du monde contre le mensonge hideux du bonheur" [5]

De fait, les surréalistes vont célébrer Germaine Berton comme la première anti-héroïne surréaliste, celle qui pour Breton incarne "la Révolution et l’amour" [6].

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Les membres du groupe surréaliste autour de Germaine Berton, La Révolution surréaliste, n° 1, décembre 1924

Au centre, Germaine Berton, entourée de 28 surréalistes ou personnes proches, tous des hommes. Le texte est tiré de Baudelaire : "La femme est l’être qui projette la plus grande ombre ou la plus grande lumière dans nos rêves".


[1] La Révolution surréaliste, n°1, décembre 1924.

[2] Le Libertaire, n°254, 4 décembre 1923.

[3] Lettre parue dans Le Libertaire

[4] Jean Maitron, Dictionnaire biographique, notice "Germaine Berton"

[5] "Germaine Berton", La Révolution surréaliste No. 1 (1er décembre 1924).

[6] Les membres du groupe surréaliste autour de Germaine Berton, La Révolution surréaliste, n° 1, décembre 1924

 

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