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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 09:41

 

Désobéissance sociale, auto-réductions, grève avec occupation, blocages de routes…

  La Grèce handicapée par une grève des taxis en pleine période touristique

 

Alors que le mouvement de lutte des chauffeurs de taxis entre dans sa troisième semaine, multipliant les blocages de routes, autoroutes, accès aux aéroports (Héraklion, Corfou…), etc., la rébellion sociale ne s’éteint pas avec la saison estivale.

 

A Athènes, c’est un squat que la police a essayé, en vain, d’expulser. C’est aussi à Athènes, que les forces de répression sont intervenues à l’aube du samedi 30 juillet sur la place Syntagma pour procéder à l’évacuation du camp de tentes installé depuis plus de 60 jours. L’argument ? Le tourisme ! Et donc l’image commercialement « désastreuse » de manifestants occupant le centre des villes.

 

C’est le même argument économique qui est mis en avant pour dénoncer le mouvement des taxis contre la déréglementation de leur profession : ouverture à plus de concurrence et perte de la valeur de leur licence (qui est leur “droit au travail”, qu’ils ont chèrement payé et pour lequel ils se sont endettés).

 

Ce lundi 1er août, le gouvernement a menacé d’en finir avec le mouvement par la force devant la radicalisation des actions de protestation qui commenceraient à impacter la fréquentation touristique : plusieurs bateaux de croisière auraient été détournés de leur escale grecque, en Crète les chauffeurs de taxis ont empêché 1600 passagers d’un bateau de croisière de débarquer et de visiter le site archéologique de Cnossos, des cars de touristes ont été bloqués au Pirée (les taxis ayant jeté de l’huile sur la chaussée pour empêcher la police de les disperser).Devant les campagnes sur l’impopularité supposée de leur mouvement, jeudi dernier, ils ont décidé de faire autrement : ils ont ouvert les portes et permis l’accès gratuit à l’Acropole : action sans doute plus “populaire”, mais ne faisant pas les affaires de l’Etat et de ses caisses vides… De même, ils ont aussi “libéré” les péages d’autoroutes qu’ils bloquaient… en les rendant gratuits (c’est une manie !)

 

Pendant ce temps, d’autres luttes se mènent. Contre les licenciements, pour le paiement des salaires non versés, contre les taxes et augmentations des prix consécutifs des mesures d’austérité imposées par les instances directrices du capitalisme européen (UE/BCE) et “global” (FMI).

 

Blocages de routes et autoroutes qui ne sont pas l’apanage des seuls taxis. A Sousaki, entre Athènes et Corinthe, la population est mobilisée contre un projet d’installation de hangars de stockage de produits toxiques. Une assemblée populaire de la commune de Loutraki-Santos Teodoros a décidé de passer à l’action et un « comité de lutte » issu de l’assemblée a organisé le 23 juillet l’occupation de la route nationale Athènes-Corinthe, puis de la voie ferrée parallèle, avec à chaque fois, distribution de tracts aux voyageurs et explications orales complémentaires.

 

Le 1er août 2011

 

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Grève avec occupation et “autogestion” du café-restaurant Applebee’s de Thessalonique

Communiqué de l’assemblée des travailleurs

Nous avons été contraints de procéder à un arrêt de travail après deux mois sans salaire, face à l'indifférence des patrons contre tout acte ou proposition que nous avons fait pour que soit résolu le problème du paiement de nos salaires, que soient garantis nos intérêts ainsi que le bon fonctionnement de l’établissement.
Nous avons du mener une action légale contre nos employeurs au bout de deux mois sans avoir reçu nos salaires.

 

Par deux fois, au mois de décembre et en avril, nous avons déposé plainte à l'Inspection du travail, mais sans succès. La direction de l’entreprise nous a menti et s’est moquée de nous. Ensuite nous avons procédé à des mobilisations hors de l’établissement et avons participé aux grèves générales des 15 et 28-29 juin. Les mensonges et les tromperies se sont poursuivis lors d’une conversation téléphonique que nous avons eu avec la directrice générale de l’entreprise, d’où il résulte que nous nous sentons en permanence dans l’insécurité quant à l’avenir de l’entreprise et donc de nos emplois (dans l'établissement du centre de Thessalonique 15 personnes travaillent et au total dans l'entreprise 150 personnes).

Le 15 juillet, avant le début de l’équipe du matin, nous avons été informés par téléphone que l’entreprise avait fermé ! Le patronat a déclaré à l'Inspection du travail qu’il ne paierait rien pour les salaires, les indemnités, etc. Ainsi, après des années à être exploités avec des relations de travail flexibles, ils nous jettent à la rue sans nous payer, après avoir accumulé sur leurs comptes bancaires plusieurs millions de dollars de notre sueur.

En suivant la voie de nos collègues d’autres établissements dans la ville, et des “indignés” dans les principales places des villes à travers tout le pays, nous allons nous battre pour défendre nos droits et nos emplois.
Contre les tromperies du patron, nous avons occupé notre lieu de travail, pour que le patron ne puisse rien prendre jusqu'à ce qu’il nous paie. Nous, travailleurs, avons décidé d’autogérer l’établissement pour soutenir financièrement nos familles et nous-mêmes.

Depuis le 18 juillet, chaque jour nous servons des cafés et des boissons et, le soir, à partir de 20 heures, nous servons des repas à des prix accessibles pour notre soutien financier. Nous appelons chacun d'entre vous pour soutenir nos efforts pratiquement.
Nous s
ollicitons l’appui de tous les travailleurs et des jeunes à notre juste lutte. Pour ne pas perdre des emplois. Pour recevoir nos salaires maintenant !

 

Le 19/07/2011

[ http://applebeessquat.blogspot.com/ ]

Déclaration de soutien à l’occupation de l’établissement Appleebee’s par le mouvement “Je ne paie pas”

Les travailleurs de Applebee’s ont occupé l’entreprise et continuent de la faire fonctionner sans les patrons, afin d’assurer leurs salaires et ne pas être jetés à la rue. L'expérience de l’Argentine se répète-t-elle en Grèce ? La destruction “créative” qui prétend surmonter la crise du capital va conduire en premier lieu à la faillite des revenus populaires. L'énorme accumulation actuelle du capital ne trouve pas d’échappatoire vers une nouvelle spéculation et tente de créer des circonstances similaires, en réduisant le coût du travail. Une guerre de classe particulièrement féroce a commencé. Qui va gagner? Le monde du travail ou les marchés ? Si les travailleurs prennent conscience du formidable pouvoir qu’ils possèdent, parce qu’eux, nous, avec notre force de travail nous faisons fonctionner les moyens de production, alors la balance s’inclinera de notre côté. Seulement dans ce cas, un autre monde est possible.

 

Nous soutenons les travailleurs d’Applebee’s et nous appelons à tous les soutenir.

[ http://denplirono.wordpress.com/]

 

 

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Crise de la dette grecque : la révolte anti-austérité «Nous ne paierons pas »

 

Une opération péage gratuit en Grèce

Nous avons déjà abordé ce mouvement de désobéissance sociale, né il y a maintenant deux ans [ http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article938]. Au départ contre le paiement des péages autoroutiers qui se sont étendus aux zones urbaines ainsi qu’à des portions de routes «rapides» ou aux rocades d’accès aux autoroutes... Autoroutes qui ont été financées par des fonds « publics » (d’Etat ou européens) puis concédées aux entreprises constructrices du BTP. Mouvement multiforme qui s’est étendu ensuite aux transports collectifs urbains, bus et métros, lors de la dernière hausse des billets. Et aussi, le refus de payer les frais hospitaliers lorsqu’en janvier dernier, le gouvernement a décidé, sous injonction de l’UE/FMI de procéder à des coupes dans les dépenses de santé et de faire payer 5 euros chaque consultation à l’hôpital. Au cours de l’occupation de la place Syntagma d’Athènes, notamment au mois de juin, plusieurs opérations « métro gratuit » ont été réalisées à l’initiative d’un collectif “Den Plirono”, après approbation par l’assemblée des occupants, interventions auxquelles se sont joint des “indignés” et des membres de collectifs anti-autoritaires participant, même de manière critique, à ce mouvement comme TPTG [ http://libcom.org/library/notes-pr%C3%A9liminaires-pour-un-compte-rendu-du-mouvement-des-assembl%C3%A9es-populaires-en-gr%C3%A8ce]

 

Début juillet, une première action a visé les accès payants aux plages dans la région d’Athènes. Les idées circulent sur les possibilités de ne pas payer d’autres taxes, comme par exemple la redevance TV, ou encore les prêts bancaires ou encore le téléphone.

Ici et là, des assemblées populaires d’“indignés” ont repris ces thématiques de désobéissance à l’intérieur d’une discussion plus générale sur les manières de résister efficacement à la crise. Le 22 juillet, dans la ville de Kevala, une intervention s’est déroulée dans un hôpital, en bloquant les guichets des caisses, afin d’inciter les patients à ne pas payer les 5 euros exigés pour chaque consultation. Au nom d’un projet appelé “Démocratie directe partout” issu de l’assemblée populaire locale, un texte a été distribué invitant les personnes présentes à réfléchir, au-delà du non paiement des frais médicaux, autour d’une « Proposition pour un nouveau système de santé auto-organisé », avec des établissements de soins autogérés, pris en charge par les travailleurs de la santé, les médecins, les patients, les citoyens, en relation avec les pharmaciens et aussi les acteurs des filières universitaires de formation, et ne dépendant plus de la logique capitaliste.

En Grèce, ici ou là, des résistances collectives à la “crise” et à la “dette” commencent à dessiner autre chose qu’une simple volonté de retour à l’état de choses antérieur.

 

 

Un article du Guardian du 31/07/2011 qui revient sur la grève de Applebee‘s et le mouvement “Den Plirono”

 

Crise de la dette grecque : la révolte anti-austérité «Nous ne paierons pas »

 

Avecla Grèce encrise financière etsecouépar des manifestations,portons notre regard sur lemouvement grandissant de désobéissance civile.

 

Parmi les bars chics le long du front de mer historique de Thessalonique, un restaurant se remarque. « Nous voulons notre argent ! » lit-on sur une banderole pendue à la terrasse d’un restaurant grill américain. A l’intérieur, les 12 membres du personnel ont changé les serrures, offrent des canettes de bière de supermarché aux personnes qui les soutiennent et à tour de rôle couchent sur le plancher du restaurant en signe de protestation contre des mois de salaires impayés et la fermeture soudaine du restaurant. C’est un nouveau symbole de la crise de la dette en spirale de la Grèce : une occupation de serveurs/serveuses de café.

Margarita Koutalaki, 37 ans, une serveuse à la voix douce, divorcée avec une fille de 11 ans, travaille ici à temps partiel depuis huit ans, gagne environ € 6.50 (£ 5.70) de l’heure. Maintenant, elle dort à tour de rôle sur un matelas gonflable dans une chambre à l’étage, gardant l’occupation, pendant que ses parents s’occupent de son enfant.

 

« Ils me doivent 3.000 € de salaires impayés », dit-elle, avertissant que son sort est partagé par des légions de travailleurs dans toute la Grèce qui attendent pendant des mois pour être payés à cause des problèmes financiers des entreprises. « Au début, on nous a dit que nous serions payés le mois suivant, puis ils ont arrêté complètement et on nous a dit par téléphone que le restaurant allait fermer. Nous travaillons toujours, nous faisons tourner le resto, fournissant de la nourriture et des boissons à nos supporters. Nous avons plus de clients qu’auparavant. Cette protestation est tout ce que nous pouvons faire. Cela est venu naturellement. » 

 

Les serveurs servent des boissons pas chères et des dîners à prix réduit à une nouvelle clientèle de gauchistes et de manifestants issus du mouvements des "indignés", qui auparavant n’auraient jamais mis les pieds dans ce bastion de l’impérialisme, la franchise grecque du géant américain Applebee’s. Une banderole en anglais tente les touristes avec bon souvlaki et boulettes de viande « en solidarité avec les travailleurs ».

 

Il y a un mois, la Grèce était paralysée par une grève générale contre des mesures d’austérité, avec des manifestations massive de rue et des batailles entre la police et les manifestants sur la place Syntagma, à Athènes.

Les Grecs sont plus méfiants que jamais à l’égard de leur classe politique et sa capacité à les faire sortir de la crise financière paralysante. Les sondages montrent un mépris croissant pour tous les partis et le système politique. Le chômage est à un niveau record de 16% - beaucoup plus élevé pour les jeunes. Ceux assez chanceux d’avoir encore un emploi ont subi des coupures de salaire dramatique et des augmentations d’impôt.

 

Médecins et infirmières ont récemment organisé des débrayages sur les coupures d’hôpital. Les chauffeurs de taxi ont entravé la Grèce avec des grèves ces deux dernières semaines, pour protester contre les plans du gouvernement de privatiser l’industrie. Leurs tactiques inclus le blocage des ports et l’ouverture de la billetterie Acropole pour laisser les touristes entrer gratuitement. Fondamentalement, en Grèce la “désobéissance civile” du mouvement, où les citoyens ordinaires refusent de payer pour les péages routiers et des billets d’autobus ainsi que la nouvelle tarification des soins médicaux », n’a pas faiblit pendant les vacances d’été. Le « nous ne paierons pas" offensive est défendue comme la forme la plus pure du « pouvoir du peuple ». Les organisateurs avertissent qu’il pourrait s’amplifier en septembre si le gouvernement lance une nouvelle série de restrictions financières.

 

Sur la principale route d’Athènes-Thessalonique, une foule de civils dans des gilets de sécurité orange fluo montent la garde aux barrières du principal péage routier de la deuxième ville de Grèce. Leurs vestes sont blasonnées de "désobéissance totale".

 

Ils écartent les barrières rouges et blanches et les automobilistes peuvent passer sans payer le péage de 2,80 €. Banderoles où sont écrits : « Nous ne paierons pas », et « Nous n’allons pas donner d’argent à des banquiers étrangers ». « Nous allons voir une résurgence de la désobéissance civile à l’automne », explique Nikos Noulas, un ingénieur civil de Thessalonique, dans un café du centre ville alors qu’il distribue une série d’affiches défendant le refus de payer.

 

A environ 40 minutes du centre-ville, il se rend en moto pour le rare travail qu’il lui reste, mais évite de payer les tickets de bus ou de péages. Il organise également des embuscades supermarché, remise d’autocollants aux acheteurs, grande manifestation contre les biens qu’ils considèrent comme ridiculement cher. Le lait est son favori. Noulas et son groupe de remplissent des chariots avec des biens et demandent au gérant un rabais de 30%. Si celui ci refuse, ils abandonnent les chariots pleins à la caisse.

 

Il reconnaît que la répression policière récente a rendu les choses plus difficiles : «Si un policier est présent, il n’y a guère d’autre choix que de payer un péage routier » Mais il dit avoir enfreint la loi en ne payant pas les petits péages ou les tarifs de bus, ce qui est beaucoup moins grave que des politiciens corrompus et les cartels qui, selon lui, gèrent Grèce depuis des décennies en toute impunité. « Cela nous a enseigné que le peuple grec peut résister. Il a enflammé l’opinion publique », dit-il.

 

Le mouvement de protestation de péages ont commencé il y a plus de deux ans en dehors d’Athènes pour contrer ce qui est vu comme un péage routier exorbitants et corrompus , les automobilistes devraient payer pour des tronçons de route qui sont encore à construire. Certains habitants doivent payer plus de € 1500 par an de péages juste pour sortir de leurs propres quartiers. Au début de cette année, le mouvement était florissant et a inclus le refus de payer des billets de métro d’Athènes, avec les manifestants couvrant les distributeurs de tickets avec des sacs en plastique, ainsi que d’un boycott de longue durée de tarifs des bus à Thessalonique après une hausse de prix par des établissements privés subventionnés par l’État. D’autres refusent de payer leurs licences de télévision.

 

Les partis de gauche se sont impliqués, ce qui accroît la visibilité de la campagne. En mars dernier, plus de la moitié de la population grecque déclarait soutenir le mouvement «Nous ne paierons pas». Le gouvernement les critique sur ce qu’il juge irresponsable et d’être en fait une mentalité de resquilleur, avertissant les contribuables que cela amènerait le pays dans le discrédit et affamant l’État des revenus vitaux des services de transport. De nouvelles lois ont été votées contre cela et la police a réprimé.

 

George Bakagiannis, un responsable informatique de la région d’Athènes, évite de payer les péages routiers depuis deux ans, tout simplement en sortant de sa voiture et en poussant la barrière du péage. Pendant deux à trois heures, plusieurs fois par semaine, il contrôle avec d’autres les péages, et encourage les conducteurs à passer sans payer.

 

Il a étendu ses activités dans les manifestations contre la 5 € de frais pour les consultations de médecins. Il dit : « Nous allons à l’hôpital et à proximité du guichet, nous disons aux gens : « Ne payez pas, nous sommes ici. » Ce n’est pas notre crise, c’est la crise du gouvernement. Ils volent notre argent, ils volent nos vies. Maintenant, ils veulent nous faire croire que même nos économies ne sont pas sûres à la banque. Ce mouvement va se développer cet automne parce que les choses vont si mal maintenant que les gens n’ont plus véritablement d’argent pour payer. »

 

Le commentateur social et écrivain, Nikos Dimou, déclare : « C’est le début d’un divorce entre les Grecs et leurs politiciens C’est ce que tous ces mouvements ont en commun : Ils sont tous fondé sur un dégoût et horreur de la classe politique »

À Thessalonique, deuxième ville de Grèce, les sentiments sont forts. Les "indignés" ont planté leurs tentes dans l’antique Thessalonique, et la Tour Blanche, est encore entouré de tentes de protestation et drapés de banderoles “A vendre” et “Pas à vendre”.

 

Le nord de la Grèce a été durement touché par la crise. Les entreprises ont été frappées de plein fouet par la crise financière. Le 10 septembre prochain, lorsque le Premier ministre grec George Papandreou apparaîtra à Thessalonique dans la fameuse foire internationale pour dévoiler ses nouvelles mesures économiques, il va rencontrer des manifestations.

Les manifestants de Thessalonique utilisent le flash-mobbing, où la foule bloque à l’improviste l’entrée des banques et des bâtiments publics. La dernière cible était le consulat allemand, où des dizaines de manifestants ont scandé des slogans et peints à la bombe le trottoir, en exigeant que l’Union européenne fassent plus pour la Grèce pendant que des policiers en civil regardaient.

 

Lors de la manif’ le 20 juillet, Barbara, 30 ans, une professeure de langue grecque, qui ne veut pas donner son nom de famille, dit qu’elle travaille au noir comme serveuse dans un bar pour 30 € les neuf heures . Elle vit avec son père, un retraité, et sa mère, propriétaire d’une boutique qui est profondément endetté. « Personne n’embauche, je ne trouve pas de travail ou de cours privés. Il n’y a aucun espoir pour une vie décente. La moitié des gens que je connais sont au chômage, l’autre moitié en route pour celui-ci. Toute les personnes pouvant se permettre d’aller à l’étranger sont déjà parties » dit-elle.

 

A la Tour Blanche, Antonis Gazakis, un professeur de langue et d’histoire, dit qu’il est frappé par la manière dont les novices rejoignent maintenant les manifestations, une myriade de points de vue politiques, de gauche à droite, beaucoup n’ayant aucun lien avec des partis ou n’ayant jamais protesté. Tous se sont jetés dans débat sur la façon de changer ce qu’ils voient comme un système politique corrompu et parlementaire. « L’histoire politique est en marche en Grèce », dit-il. « C’est pourquoi je vais rester ici cet été. La dernière fois que le peuple a exigé un changement constitutionnel comme celui-ci, c’était en1909. C’est une occasion en or, un changement de paradigme. La Grèce c’est réveillé. »

 

Angelique Chrisafis

 

[ Source : http://www.guardian.co.uk/world/2011/jul/31/greece-debt-crisis-anti-austerity]

 

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Attique : Libération de la plage Avlaki à Porto Rafti

 

Dimanche 3 juillet 2011: Des personnes qui participent au mouvement national “Den Plirono” (Je ne paie pas !) ont intensifié leur lutte pour les biens sociaux de service public gratuit, et ont fait une nouvelle action: ils ont libéré la plage Avlaki à Porto Rafti pendant plus de trois heures. Les grillages du périmètre ne permettent pas de jouir du droit évident du libre accès à la rive sans billet. Ce statu quo inacceptable s’applique dans de nombreuses autres plages de l’Attique, ainsi qu’ailleurs en Grèce.

 

Nous exhortons les travailleurs et les chômeurs qui voient leurs droits être mutilés à mort sur l’autel du remboursement de la dette usuraire dans le pays, de cesser de payer l’injuste taxe pour entrer sur les plages ainsi que tout autre taxe qui leur sont imposées.

 

Sur le trajet de retour de Porto Rafti vers Athènes, les gens de ”Den Plirono” ouvrirent les péages autoroutiers de l’Attique, laissant passer des milliers de conducteurs sur ces infrastructures déjà payées par les impôts.

 

Comité de lutte “Den Plirono”

 

[ Source : ContraInfo  http://fr.contrainfo.espiv.net/2011/07/04/attique-liberation-de-la-plage-avlaki-a-porto-rafti/ ]

 

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