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le blog du laboratoire anarchiste

Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 13:18

lu sur le site des nouvelles du front

La formation de la classe ouvrière anglaise « 

« C’est une nouvelle très réjouissante : La formation de la classe ouvrière anglaise d’Edward P. Thompson vient d’être réédité en poche dans la collection “Points Histoire”.

« L’ouvrage, paru en anglais en 1963 est rapidement devenu un classique. En 1980, introduisant une présentation de l’ouvrage dans Le Débat Patrick Fridenson écrivait : “Edward Thompson n’est pas seulement un des historiens les plus importants de notre époque, c’est aussi un des principaux artisans de l’évolution récente des sciences humaines”. Tous en soulignant que “En France, la diffusion de son oeuvre est restée beaucoup plus limitée que partout ailleurs. Son livre majeur, jusqu’ici non traduit, a pris par cette absence même des proportions presque légendaires”. (Le Débat, n° 3, juillet-août 1980, pp. 175-192). La traduction française de l’ouvrage français ne paru que huit ans plus tard, à l’initiative de Miguel Absensour dans la collection “Hautes Études” des éditions Gallimard et du Seuil (voir sur le site des éditions de l’EHESS).  « À cette occasion, Les Annales saluèrent cette publication par ces quelques lignes :

“Sil faut signaler la traduction, ving-cinq ans après la première édition anglaise de ce grand livre, c’est que sa relecture, ou sa découverte, donne l’occasion d’une réflexion de méthode. L’analyse des processus et celle des relations sociales ne doivent pas trouver leurs propres fins en elles-mêmes : elles constituent les moyens de rompre la circularité des descriptions de catégories prédéterminées. Le changement social, c’est-à-dire l’évolution historique, n’est pensable qu’à condition de s’interdire de déduire le fonctionnement d’une société de ses structures, mais de s’efforcer au contraire d’établir l’interrelation des niveaux (économique, social, culturel) et de leurs temporalités propres. Propositions utiles à se remémorer si l’on souhaite ne pas réduire l’histoire sociale à une sociologie du passé.” (source)

« Ici encore l’ouvrage mériterait un véritable compte rendu mais beaucoup a déjà été écrit sur cet ouvrage et, surtout, le temps me manque. Ces quelques lignes me semblent avoir gardé toute leur pertinence, même après 24 ans… La nouvelle édition est agrémentée d’une préface de François Jarrige qui, avec Miguel Absensour, a donné un entretien au Monde des livres à l’occasion de cette parution : “Une biographie de la classe ouvrière“. Vous pourrez lire aussi avec intérêt un article de Yannick Le Marec, paru dans le numéro 100 des Actes de la recherche en sciences sociales : “Relire Thompson. La formation de la classe ouvrière anglaise, trente ans après“.

« Présentation de l’éditeur :

“En France, peu d’historiens ont joué un rôle politique et intellectuel équivalent à celui qu’a tenu Edward Palmer Thompson en Grande-Bretagne et, plus largement, dans le monde. Peu de livres ont exercé une influence aussi profonde sur l’écriture de l’histoire contemporaine que cette somme publiée une première fois en anglais en 1963, traduite en français vingt-cinq ans plus tard.

« Ce livre foisonnant et engagé, d’une richesse exceptionnelle, qui tente de tisser ensemble de multiples fils afin de restituer l’expérience vécue par les contemporains de la « révolution industrielle » demeure d’une extraordinaire actualité. Comme l’écrit Thompson lui-même dans sa préface : « Certaines causes perdues de la révolution industrielle peuvent nous éclairer sur des plaies sociales encore ouvertes aujourd’hui. » En restituant la vie des pauvres tisserands à bras, des artisans « utopistes » et radicaux, des luddistes brisant les machines, en s’efforçant de les « sauver de l’immense condescendance de la postérité », Thompson a écrit un chapitre décisif de notre passé. Près de cinquante ans après, la lecture de ce grand livre peut encore nous aider à nous orienter face aux bouleversements et aux incertitudes du présent. »

s

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