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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 15:10

« Mercredi 24 mai 1871, six heures du soir. En face de l’hôpital de la Pitié. Le Panthéon est occupé. Les fédérés descendent, sombres, poussiéreux, L’uniforme ouvert...
- Trahis ! Nous sommes trahis ! Montmartre est pris...
Montmartre est occupé depuis la veille au matin. El ce sont ses obus, les obus pris par l’armée, qui criblent le quartier. La nouvelle a été démentie. Impossible de se tromper maintenant. L’heure des bulletins enthousiastes a fini de sonner.
- J’en ai assez, crie un artilleur. Voilà trois jours que je me bats...
Et, montrant sa vareuse trouée et souillée :
- C’est pourtant pas que j’aie peur, allez... Mais nous sommes foutus. Plus de chefs...
Tristement, l’homme baisse La tête. Il arrache à la hâte la large bande rouge de son pantalon, qui peut le dénoncer. Peine Inutile. La Cour martiale, si mince galon qu’il ait conservé, l’infortuné, l’attend. Les mitrailleuses cahotent sur le pavé de la rue Lacépède, traînées par les combattants. On a abandonne Les cheveaux là-haut.
Enfin, tout a défilé. Voici encore des civières, devant lesquelles s’ouvre le portail de l’hôpital. Deux ou trois internes sont là. L’un d’eux, à chaque entrée, soulève le drap blanc. Je m’approche. L’interne jette sur moi un regard angoissé. Je crois bien qu’il m’a parlé de Saint-Sulpice, d’où quelqu’un arrive, et où l’on a tout passé par les armes : prisonniers réfugiés dans la cour du séminaire, blessés cloués sur leur lit d’ambulance, pêle-mêle avec le médecin.
La fusillade a cessé. Le quai est toujours à nous. »
Maxime Vuillaume "Mes cahiers rouges au temps de la Commune"

 

Maxime VuillaumeMaxime Vuillaume, né à Saclas le 19 novembre 1844 et mort à Neuilly-sur-Seine le 25 novembre 1925, est un ingénieur et pamphlétaire, personnalité de la Commune de Paris.
Dans sa jeunesse parisienne, il a fréquenté les milieux révolutionnaires. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique et a été principalement journaliste après son retour d’exil. Il fonde en 1871 avec Eugène Vermersch et Alphonse Humbert le Père Duchêne, reprise du nom du journal d’Hébert.
Après la Semaine sanglante, il se réfugie en Suisse. Il est alors engagé en 1872 comme secrétaire par l’entrepreneur Louis Favre. Grâce à ses nombreux articles publiés dans La Nature (revue des Sciences) sous le nom de Maxime Hélène, il fait connaître l’avancement des travaux au grand tunnel du Gothard. Il publie aussi des articles sur les explosifs, son domaine. En 1878, Louis Favre lui confie la direction d’une fabrique de dynamite pour les besoins du percement du tunnel. En 1882, il est directeur d’une nouvelle fabrique de dynamite. Revenu à Paris, il devient journaliste pour diverse revues et dans L’Aurore.

 

Le fils du Père Duchêne
Eh ben ! bougre de canaille,
on va donc te foutre en bas
comme ta crapule de neveu !

 

Mes Cahiers rouges au temps de la communeMes Cahiers rouges, parus entre 1908 et 1914, constituent un classique de la littérature communarde. Durant l’année 1871 Maxime Vuillaume fut aux premières loges.

Engagé volontaire dans la Garde nationale, il participe aux journées insurrectionnelles des 31 octobre 1870 et 22 janvier 1871. Il fonde, au mois de mars, l’un des journaux les plus populaires de la Communee : Le fils du Père Duchêne. Au cours de la Semaine sanglante, enfin, il n’hésite pas à prendre les armes pour résister à l’assaillant versaillais.

"Mes Cahiers rouges" ressuscitent un pan de l’histoire de France trop souvent négligé : la Commune de 1871.

 

Liens
- Maxime Vuillaume sur Wikipedia
- La Commune de Paris (1871)
- Mes Cahiers rouges en PDF, TXT ...

 

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