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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 17:16

Justice pour les Chibani‐a‐s»
Pour le droit des Chibani‐ias à vivre dignement entre ici et là‐bas

Les conditions de vie des « vieilles » personnes retraitées immigrées vivant en France restent soumises à des restrictions, et des freins majeurs qui contraignent aujourd’hui leur droit de vivre dignement entre ici et là‐bas, entre logiques discriminatoires et inégalités sociales. Déjà dès leur arrivée en France dans les années 60 ou 70, pour beaucoup de ces hommes et femmes, il a fallu se battre contre le rejet et le racisme en vigueur, vivre pour certain‐e‐s dans la plus grande indignité (bidonvilles…), et travailler dans des conditions très pénibles. Le temps passé ici n’a malheureusement pas tellement arrangé leurs situations et conditions de vie.

Nous avons choisi de nous mobiliser autour d’une campagne d’information, de sensibilisation et de soutien pour sortir de l’invisibilité les chibani‐a‐s et le traitement différencié auquel ils/elles sont soumis‐es : difficile accès aux dispositifs de droits communs, inégalités sociales de santé, difficile accès à un logement digne et adapté, privation des droits sociaux, assignation à résidence, une liberté de circulation conditionnée, discriminations, etc.

Nous avons choisi le terme chibani‐a‐s, les « ancien‐nes » en arabe, un terme devenu commun au sein même de certaines institutions pour désigner les immigré‐es maghrébin‐es de la première heure. Nous souhaitons l’élargir à l’ensemble des «vieilles » personnes immigrées de toutes origines, enracinés de longue date dans ce pays, à cette génération de la période des Trente glorieuses qui est en train de vieillir aujourd’hui dans des situations sociales inacceptables et indignes.

Suite à la première campagne de 2006, à l’appel lancé en août 2009 par la Case de santé et le CIRRVI Midi‐Pyrénées, un regroupement d’associations qui travaille avec les personnes âgées immigrées, de Toulouse, Lyon, Strasbourg, Marseille, Paris vient de fonder un collectif d’information et de soutien « Justice et Dignité pour les Chibani‐as» pour veiller, informer, alerter et se mobiliser autour des situations auxquelles sont confrontées les personnes.

La marche pour faire valoir l’accès aux droits à cette frange de la population reste longue et difficile. Nous réclamons que leurs droits soient respectés et leurs situations particulières soient prises en compte, en demandant :

‐ un accès aux soins sans restrictions ici et là‐bas
‐ un accès aux droits sociaux et politiques sans restrictions ici et là‐bas
‐ un accès au logement digne et adapté à leurs conditions de vieillissement
‐ la reconnaissance et la visibilité de l’histoire et de la mémoire des luttes

Rejoignez‐nous dans cette mobilisation : contact@chibanis.org
Le collectif Justice et Dignité pour les Chibanis‐ias

Le 15 mars 2010, des Chibanis, résidents du foyer ADOMA de Fronton à Toulouse accompagné du Collectif "Justice et dignité pour les Chibanis" ont occupé les locaux de la CRAM pour dénoncer des contrôles massifs ayant débouché sur des redressement allant jusqu'a 22 000 euros et que le collectif juge discriminatoires. Voir le communiqué du collectif

Après une vie entière passée à faire les travaux les plus pénibles en France, on ne laisse pas le droit à ces retraités de passer une fin de vie tranquille, que ce soit ici ou auprès de leur famille restée au pays.

Depuis l’été dernier, la CRAM (Caisse Régionale d’Assurance Maladie) de Midi Pyrénées et la MSA (Mutualité sociale Agricole) ont effectué un contrôle massif sur un des plus gros foyer ADOMA (ex-SONACOTRA) de Toulouse, le foyer « Fronton » 2, place du Papyrus, 31200 Toulouse. Des centaines de contrôles ont ainsi eu lieu en France en direction des habitants des foyers de travailleurs migrants. Cette population est vulnérable, la plupart de ces hommes âgés ne savent ni lire, ni écrire le français, et ont des difficultés à remplir les papiers. Il ne s’agit en aucun cas de leur part d’une organisation frauduleuse vis-à-vis de l’administration française.

Selon la HALDE ,ces contrôles sont illégaux : le caractère discriminatoire fondé sur la nationalité est prohibé par la Convention Européenne des Droits de l’Homme (CEDH, la convention 118 de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) et la directive 2003/109/CE du 25 novembre 2003.

Malgré ce précédent, les contrôleurs qui ont agi sur le foyer de Fronton ont demandé les passeports de ces vieux retraités qui, souvent intimidés, ont répondu à cette injonction discriminatoire. A partir de ces documents, la CRAM et la MSA ont opéré des redressements allant de 1000 jusqu’à 22000 euros pour certaines personnes. En plus du redressement s’additionne la suppression des prestations minimum vieillesse et allocation logement, il reste aujourd’hui à un résident 30 euros pour vivre par mois !

Angoissés, ces retraités n’osent plus retourner voir leurs familles au pays depuis le début de ces contrôles. Ils sont assignés à résidence et l’Administration reste sourde à ce qui leur arrive.

La plupart ont des retraites de misère car leur vie de travail précaire a été souvent faite de travaux non déclarés. Comment peut-on demander 22000 euros à des vieux hommes de plus de 75 ans touchant à peine 600 euros pour vivre et faire vivre leurs familles ?

De telles situations existent dans d’autres régions de France. Il faut que cela cesse !

Nous occupons actuellement les locaux du siège de la CRAM Midi-Pyrénées à Basso Cambo (2 r Georges Vivent 31100 TOULOUSE-Métro Basso Combo) pour exiger :

- Annulation de toutes les procédures basées sur un contrôle discriminatoire, notamment la présentation du passeport

(Case de Santé, CIRRVI Midi‐Pyrénées, Tactikollectif, AMPIL, ATMF, CALIMA ,EL GHORBA)

 

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