Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : le blog lelaboratoire
  • : Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
  • Contact

Pour nous contacter

Le laboratoire Anarchiste
8 Place st Jean
26000 Valence

envoyer vos suggestion

sur:

new:c.l-v@hotmail.fr

rappel envoie aucun message à

le laboratoire@no-log.org


 


Bibliothéque  de prêt

infokiosques
le mercredi de  16h30 - 19h

Accueil/infos SIAD-AIT
vendredi toutes les deux semaines

de  17h30à19h

Emission radio Labo
sur radio Mega
99.2FM
lundi en direct
18h15 - 19h
rediffusion:
jeudi de 9h à  9h 45
http://radio-mega.com
04 75 44 16 15

Recherche

Texte Libre

La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 08:21

On a reçu un lien vers un texte publié  dans chroniques rebelles

Le barbare, c’est qui ? Le nervi du coin qui se sent investi d’une mission ? Son double qui défend les intérêts du patron ? Celui qui dénonce son voisin ou sa voisine sur l’air de je-suis-un-bon-patriote ? Ou ceux qui-se-foutent-pas-mal de la misère des autres ? Ou encore ceux et celles qui disent « la garde à vue… c’est qu’ils ou elles ont certainement quelque chose à se reprocher ! » Et les autres qui détournent les yeux de la misère dormant sur le trottoir ! On meurt de froid en hiver, en France, et c’est banal ! L’allégeance domine dans notre société, le barbare le sait bien et il en profite !

L’intelligence du barbare de Maurice Rajsfus est un texte de réflexions sur la barbarie. Le titre fait référence au groupe Socialisme ou Barbarie, « créé en 1946 au sein du PCI par Cornelius Castoriadis et Claude Lefort, [qui] évoquait l’existence en URSS d’une véritable classe bureaucratique ayant détourné la Révolution à son propre profit. » Et Maurice Rajfus a fait partie de ce groupe à partir de 1948.

L’intelligence — ou l’habileté — du barbare ne s’analyse pas aujourd’hui sans porter un regard en arrière sur une « filiation » qui, si elle n’est pas voyante, n’en est pas moins là. Le barbare est présent, toujours, mais n’est pas forcément encouragé par le pouvoir, c’est selon une conjoncture de tension, une crise… Et voilà qu’il se multiplie, ou plutôt qu’il baisse le masque. Le témoignage de Joseph Kessel sur la montée du national-socialisme en Allemagne montre que les parallèles entre aujourd’hui et les années 1930 sont à prendre en compte :

« Quand la haine est arrivée à ce point, la vie humaine ne compte plus. […] Il ne donnait aucun programme. Tout n’était qu’appel aux instincts les plus primitifs : “Nous allons faire de l’Allemagne le plus grand pays. Nous allons démolir les juifs. Et c’était là l’accent principal. Dès que l’attention fléchissait, aussitôt l’orateur commençait à faire de l’antisémitisme et son succès était immense. »

Les barbares sont de retour et on leur tend complaisamment le micro pour les entendre dire leur déception d’avoir voté Sarkozy en 2007, parce qu’ils pensaient que « les bateaux repartiraient en Algérie avec les immigrés ». Tirade on ne peut plus claire quant à la barbarie de ceux et celles qui la prononcent.

« Tant d’années après la rafle du Vel’d’hiv’ — et de celles qui allaient suivre — nous trouvons toujours des policiers et des gendarmes disponibles pour harceler les familles de sans-papiers, aux fins d’expulsions, souvent violentes. »

Mais qu’est-ce qui fait que des personnes choisissent de faire subir des violences à d’autres êtres humains ? L’expérience de Milgram en 1961 pour mesurer le degré de soumission à l’autorité — reprise dans le film d’Henri Verneuil, I comme Icare, et dans une émission récente de télé réalité —arrivait à une conclusion qui porte à réflexion. À la question « Dans le cas d’un génocide. Quand un tyran décide froidement de tuer cinq, six millions d’hommes, de femmes, d’enfants, il lui faut au moins un million de complices, de tueurs, d’exécuteurs. Comment arrive-t-il à se faire obéir ? » Réponse : « En morcelant les responsabilités. Un tyran a besoin avant tout d’un état tyran, alors il va recruter un million de petits tyrans fonctionnaires qui ont chacun une tâche banale à exécuter. Et chacun va exécuter cette tâche avec compétence et sans remords. Car personne ne se rendra compte qu’il est le millionième maillon de l’acte final. Les uns vont arrêter les victimes, ils n’auront fait que de simples arrestations. D’autres vont conduire ces victimes dans des camps, ils n’auront fait que leur métier de conducteurs de locomotives. Et l’administrateur du camp en ouvrant ses portes n’aura fait que son devoir de directeur de prison. Bien entendu on utilise les individus les plus cruels dans la violence finale. Mais à tous les maillons de la chaîne, on aura rendu l’obéissance confortable. »

C’est ça l’origine de la Barbarie ? Obéir, ne plus penser ? Car, pour le pouvoir, penser et se révolter peuvent conduire aux pires débordements.

Rencontre entre deux émissions (Chroniques syndicales et Chroniques rebelles) Maurice Rajsfus, Patrick Schindler, Hugues Lenoir, Henri Simon dans le studio de Radio Libertaire.

Maurice Rajsfus et Henri Simon

Partager cet article

commentaires

Articles Récents

Agenda

    dimanche 30 juin

15h à 16 h

accueil de familles de prionnier-e-s

discussion , infos et peites recettes

pour les proches de détenu(E)s...

- aides juridique

-participation à l'émission de radio Mega

du 22 juillet