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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 15:21

[Ecrit par l'anarchiste américain Peter Gelderloos, issu de son livre écrit en 2005 «Comment la non-violence protège l'Etat» - "How non-violence protects the state" : non encore traduit en français-, le texte -qui paraitra sous forme de brochure- reprend l'intégralité des quelques pages du chapitre du même nom dans le livre -"Non-violence is patriarcal". En voici une première traduction en français.]

Le Patriarcat est une forme d'organisation sociale qui produit ce que nous définissons communément comme le sexisme. Mais il va bien au delà des préjudices individuels et systémiques contre les femmes. Il est, avant tout, une fausse division entre deux catégories étanches (les mâles et les femelles) qui sont présentées comme naturelles et justes. Mais de nombreuses personnes, en parfaite santé, ne rentrent pas dans ces catégories physiologiques, et de nombreuses cultures non-occidentales reconnaissaient -et reconnaîtraient toujours, si elles n'avaient pas été détruites- plus de deux sexes et genres. Le Patriarcat se constitue en définissant clairement des rôles (économiques, sociaux, émotionnels et politiques) aux hommes et aux femmes, et il présente aussi -fallacieusement- ces rôles comme naturels et justes.

Dans le patriarcat, les individus qui ne rentrent pas dans ces rôles genrés ou les rejettent sont neutralisé-e-s par la violence et l'ostracisme. Elles et ils sont poussé-e-s à être vu-e-s, et à se sentir comme moches, sales, effrayant-e-s, méprisables et abjectes. Le patriarcat est nocif pour tout un chacun, et est reproduit par quiconque vit en son dedans. Biensur, comme son nom l'indique, il place les hommes dans une position de domination et les femmes dans une position de soumission. Les activités et les caractéristiques qui sont traditionnellement associées au « pouvoir », ou au moins au privilège, appartiennent essentiellement aux hommes. Le patriarcat fournit à la fois le droit et l'aptitude à user de la violence exclusivement aux hommes. Avec le genre, comme avec la race, la Non-violence suppose qu'au lieu de se défendre contre la violence, nous devrions souffrir patiemment jusqu'à ce que la société se mobilise pour s'y opposer pacifiquement (ou que nous devrions attendre un «changement» global vis à vis de toute agression qui nous menace individuellement).

La plupart des partisans de la non-violence la présenterons généralement non seulement comme une pratique politique bornée, mais comme une philosophie qui se devrait de pénétrer le corps social et de déraciner la violence dans toutes ses manifestations. Mais les pacifistes semblent ne pas avoir donné à la violence du patriarcat toute la considération qui lui est due. Car après tout, dans les guerres, dans les révolutions sociales, et dans la vie quotidienne, les femmes et les trans-genres sont les premiers récipiendaires de la violence en société patriarcale.

Si nous sortons cette philosophie hors de l'arène du «politiquement impersonnel», et si nous la replaçons dans un contexte plus prosaïque, le non-violence implique qu'il soit immoral pour une femme d'affronter son agresseur ou d'envisager l'auto-défense. La non-violence implique qu'il est préférable pour une femme mariée harcelée [ndt : abused] de s'éloigner plutôt que de mobiliser un groupe de femmes pour affronter et se battre contre le mari harceleur. La non-violence implique qu'il est mieux pour une personne d'être violée plutôt que de se saisir de son stylo dans sa poche et de le planter dans la jugulaire de son assaillant (parce qu'agir ainsi contribueraient à entretenir le cycle de la violence et encourager de futurs viols). Le pacifisme ne résonne simplement pas dans la réalité quotidienne des gens, à moins que ces derniers ne vivent dans une extravagante bulle de tranquillité dont toute forme de violence réactive universelle de civilisation a été exclue par la violence, systématique et moins visible, des forces de police et de l'armée. En d'autres termes, la non-violence semble s'accorder parfaitement avec le patriarcat.

Enfin, l'abolition du patriarcat en particulier requière des formes de résistance qui accentuent l'apaisement et la réconciliation. Les concepts occidentaux de justice, basés sur la loi et la punition, sont patriarcaux d'un bout à l'autre. Les premiers codes pénaux ont définit les femmes entant que propriété, et les lois ont été écrites pour des propriétaires masculins, qui ont été éduqués et socialisés à ne pas faire de sentiments; les « fautives » furent toujours traitées par la punition plutôt qu'en vue d'une conciliation. En outre, le patriarcat n'est pas soutenu par une puissante élite qui doive être défaite par la force, mais par chacun d'entre nous. Parce que la distribution du pouvoir à l'intérieur du patriarcat est bien plus diffuse qu'à l'intérieur de l'Etat ou du capitalisme (par exemple, un Général qui est aussi actionnaire d'une grande entreprise aura un pouvoir particulier au sein de l'Etat et du capitalisme, mais ne détiendra pas un pouvoir plus particulier dans le patriarcat que la plupart des hommes, à part peut être en tant que rôle modèle de masculinité), se battre contre ceux qui détiennent ce pouvoir ou ceux qui en sont le plus responsables joue un moindre rôle.

A l'inverse des gens qui construisent une culture qui permet à chacun-e de s'identifier en termes de genre et nous soutiennent lors que nous construisons des relations sociales plus libres, et nous permettent de nous remettre de plusieurs générations ayant subit violences et traumatismes. Cette perspective est parfaitement compatible avec l'entraînement à l'auto-défense des femmes et des trans-genres et s'attaque aux institutions économiques, culturelles, et politiques qu'incarnent le patriarcat ou justifient sa forme la plus brutale. Tuer un flic qui viole des transgenres sans abris et des prostitué-e-s, brûler la filiale d'un grand magazine qui pousse des femmes à l'anorexie et la boulimie, enlever le président d'une entreprise qui gère le trafic des femmes : aucune de ces actions ne permet réellement l'établissement d'une culture vivante. D'autant plus que certaines personnes puissantes qui profitent consciemment du patriarcat ont intérêt à empêcher activement l'émergence d'une culture vivante. Valoriser des relations sociales saines est complémentaire à l'opposition militante contre les institutions qui propagent un modèle de relations sociales fondées sur la violence et l'exploitation, et supprimer les plus flagrants et sans doutes les plus incorrigibles exemples de patriarcat au quotidien est une des façons d'amener les autres à comprendre la nécessité d'une alternative.

La majeur partie de ce qui est nécessaire pour venir à bout du patriarcat sera probablement pacifique, et concentrée sur le traitement et la construction d'alternatives. Mais une pratique pacifiste qui interdit l'usage d'autres tactiques ne laisse aucune option aux gens qui ont besoin de se protéger de la violence au jour le jour.

Dans le cas du viol et d'autres formes de violences contre les femmes, la non-violence
implique les mêmes sermons que le patriarcat a enseigné depuis des millénaires.
C'est une éloge de la passivité : «tendre l'autre joue» et «souffrir dignement» parmi les opprimé-e-s. Dans un des textes des plus lucides définissant la préservation et l'implantation de l'histoire du patriarcat -l'Ancien Testament-, des commandements et des paraboles jusqu'au conseil juridique : tout pousse les femmes à souffrir de l'injustice patiemment en priant pour l'intervention de l'Autorité divine. (Cette prescription est remarquablement similaire à la foi que les pacifistes ont en les médias bourgeois à disséminer des images de « souffrance digne » pour inciter la «Prise-de-décision faisant autorité» afin d'obtenir justice). Parce que le Patriarcat prescrit clairement une violence masculine à sens-unique, les femmes viennent perturber cette dynamique de pouvoir, et non la renforcer, en réapprenant leur propension à la violence.

«Pour le redire, le fait que des femmes réclament leur habilité et leur droit à utiliser la force ne suffit pas en soi à mettre un terme au patriarcat, mais c'est une condition sine qua non à la libération des genres, autant qu'une forme utile d'autonomisation [« empowerment » ndt] et de protection à court terme. Les pacifistes et les féministes réformistes prétendent que ce sont les militants activistes qui sont sexistes. Dans beaucoup de cas spécifiques, cette accusation s'est confirmée. Mais cette critique a fréquemment été élargie pour suggérer que l'usage activiste de la violence lui-même était sexiste, masculin, ou même privilégié. » Comme Laina Tanglewood l'explique «Quelques récentes ''féministes'' critiques de l'anarchisme ont condamné le militantisme comme étant sexiste et excluant les femmes... C'est en réalité cette idée là qui est sexiste ».

Un autre anarchiste fait remarquer, «En fait, la masculinisation de la violence, avec son sous-entendu sexiste concomitant, la féminisation de la passivité, doivent plus aux présomptions de ceux pour qui la notion de changement n'inclue pas la révolution ou la destruction de l'Etat.»

Aussi, quel genre de notion de la liberté n'inclue pas que les femmes puissent se défendre elles-même ? En réponse à la supposition selon laquelle les femmes ne peuvent être protégées que par de plus larges structures sociales, l'activiste Sue Daniels nous rappelle, «Une femme est capable de repousser un agresseur masculin par elle-même... Ce n'est absolument pas une question de force physique – c'est une question d'entraînement». Et «La Volonté de Vaincre! Les femmes et l'autodéfense», un pamphlet anonyme, ajoute ceci :

« Il est ridicule qu'il existe autant d'organisation de conseil et
soutient pour les femmes qui ont été violées, agressées, et
abusées mais presque aucune qui ne travaille à préparer et empêcher
que ces choses arrivent. Nous devons refuser d'être des victimes et rejeter
l'idée que nous devrions nous soumettre à nos assaillants pour nous
préserver de susciter une violence plus grande encore.
En réalité, se soumettre à nos assaillants ne fait que
contribuer aux violences futures contre d'autres. »

L'idée intégrale selon laquelle la violence est masculine, ou que l'activisme révolutionnaire exclue les femmes, les queers et les trans est, comme d'autres prémisses à la non-violence, basée sur un blanchiment historique. Ignorées sont les femmes nigériennes occupant et sabotant les raffineries pétrolifères; les femmes martyres de l'Intifada Palestinienne; les combattant-e-s queers et transgenres de la Révolte de Stonewall, les innombrables, les milliers de femmes qui se sont battues pour le Vietcong; les femmes leaders de la Native resistance to European and US Genocide; les Mujeres Creando, groupe anarcha-féministe de Bolivie; et les suffragettes britanniques qui déclenchèrent des émeutes et se battirent contre la police. Oubliées sont les femmes du Black Panther Party (Parti des Panthères Noires - BPP); les femmes Zapatistes, celles du Weather Underground, et de bien d'autres groupes militants.

L'idée que résister et se battre exclue les femmes est absurde.

Il n'y a pas que l'histoire du « Premier Monde » blanc et pacifié qui s'y oppose, car même le patriarcat le plus efficient qu'on puisse imaginer ne pourra jamais empêcher tout-e-s les trans-genres et toutes les femmes de combattre l'oppression de manière militante.

Les défenseurs de la non-violence font parfois une exception restreinte pour l'autodéfense, parce qu'ils reconnaissent combien il est faux de dire que les opprimé-e-s ne peuvent ou ne doivent pas se protéger eux-mêmes/elles-mêmes, mais n'ont aucune stratégie viable concernant la violence systémique. Ce serait de l'autodéfense de frapper un mari abusif, mais pas de faire sauter une usine émettrice de dioxine rendant le lait maternel toxique ? Qu'en est il d'une campagne plus concertée pour détruire l'entreprise qui possède l'usine étant responsable des rejets polluants ? Est-ce de l'autodéfense de tuer un Général qui envoie ses soldats violer des femmes dans une zone de guerre ? Ou bien les pacifistes doivent ils rester sur la défensive, en ne se préoccupant que de répondre à des attaques individuelles et en se soumettant à la fatalité de telles attaques jusqu'à ce que des tactiques non-violentes permettent de convaincre le Général ou de faire fermer l'usine, dans des temps futures incertains ?

En plus de protéger le patriarcat de toute opposition militante, la non-violence permet aussi à des dynamiques patriarcales de se maintenir au sein même du mouvement.
L'une des prémisses majeurs de l'actuel activisme anti-oppression (Né du désir partagé
de promouvoir des mouvements plus sains, plus puissants et pour éviter les querelles internes qui découlaient très largement de la négligence des dynamiques oppressives qui ont paralysées les précédentes générations de luttes de libération) est que les hiérarchies sociales oppressives existent et se reproduisent dans le comportement de tout les individu-e-s et doivent être vaincues aussi bien intérieurement qu'extérieurement. Mais le pacifisme prospère en se soustrayant à l'auto-critique. Beaucoup connaissent le stéréotype en partie justifié des activistes non-violents se complaisant dans l'auto-satisfaction et l'auto-célébration, qui « incarnent le changement [qu'ils] aimeraient voir dans le monde » à un tel degrés que dans leurs esprits, ils incarnent tout ce qui est bien et beau. Un adepte d'une grande organisation pacifiste expliquait, en réponse aux critiques du privilège que le leader du groupe, un homme blanc, ne profitait probablement pas de ses privilèges de blanc et de mâle, parce que c'est « quelqu'un de bien », comme si la suprématie blanche et le patriarcat n'étaient qu'une question de libre association.

Dans un tel contexte, n'est-ce pas là une position confortable que celle d'une majorité prédominante de dirigeants masculins incarnant l'idéal non-violent, comme résultat de la participation à un nombre impressionnant de grèves de la faim et de sit-ins lorsqu'on vient par exemple vous accuser d'un comportement oppressif, de transphobie ou d'abus sexuel ?

L'évitement des pacifistes face à l'auto-critique est fonctionnel, et pas seulement caractéristique. Quand votre stratégie est basée sur «saisir et se maintenir sur le terrain moral», il est nécessaire de se dépeindre soi-même comme moral, et votre ennemi comme immoral. Avec une pareille stratégie : dévoiler les bigoteries et les dynamiques oppressives des leaders et autres membres du groupe est simplement contre-productif.

Combien de gens savent par exemple que Martin Luther king traitait Ella Baker (qui a largement contribué à la fondation de la Southern Christian Leadership Conference [SCLC], où Luther King n'y était encore qu'un organisateur inexpérimenté) comme sa secrétaire, qu'il a rie au visage de plusieurs femmes lorsqu'elles suggérèrent que le pouvoir et la direction de l'organisation pourraient être partagées; déclara que le rôle naturel des femmes était la maternité, et que, malheureusement, elles étaient «obligées» de tenir leur rôle «d'éducatrice» et de «meneuse», et qu'il exclût Bayard Rustin de son organisation parce que Rustin était homosexuel ? Mais donc, pourquoi ces faits seraient ils rendues plus largement accessibles et publiques lorsqu'on fait de Martin Luther King une légende qui nécessite qu'on occulte la moindre de ses fautes pour le représenter comme un Saint ?

Quoi qu'il en soit, pour les activistes révolutionnaires, la victoire implique la construction d'un rapport de force, et de déjouer les stratégies d'Etat. Un tel passé requière un examen et une auto-critique permanente. Ce sont souvent des aprioris sexistes pré-existants qui font que des groupes militants sont décrits comme plus sexistes qu'ils ne le sont en réalité. Par exemple, les femmes étaient effectivement exclues des positions de pouvoir dans la SCLC de Luther King, alors que les femmes (par exemple, Elaine Brown) à la même époque, occupaient des positions importantes au sein du Black Panther Party (BPP). Et c'est pourtant encore aujourd'hui le BPP, et pas le SCLC, qui est présenté comme le Parangon du machisme.

Kathleen Cleaver réfute : «En 1970, le Parti des Panthères Noires a pris une position formelle en faveur de la libération des femmes. Le congrès des Etats-unis a t'il jamais fait une seule déclaration à propos de la libération des femmes ?»

Frankye Malika Adams, une autre des Panthères, raconte :
«Les femmes avaient toute leur place dans l'organisation du BPP. Je ne comprend pas comment ça aurait pu être un parti d'hommes ou être pensé comme étant un parti d'hommes.»

En ressuscitant une histoire plus juste du Parti des Panthères Noires, Mumia Abu-Jamal raconte ce qui était, en quelque sorte, «un parti de femmes ».

Néanmoins, le sexisme perdura parmi les Panthères, comme il perdure au sein de tout milieu révolutionnaire, et tout autre segment de la société patriarcale aujourd'hui.

Le Patriarcat ne peut pas être détruit en un jour, mais peut être graduellement vaincu par des groupes qui travaillent à sa destruction. Les activistes doivent reconnaître le patriarcat comme un problème majeur et ouvrir des espaces au sein des mouvements révolutionnaires pour les femmes, les queers, et les transgenres, en tant que forces créatives en concentrant, en examinant, et en reformant la lutte (tout en soutenant les efforts des hommes pour comprendre et contrer notre propre socialisation).

Une analyse honnête nous permet de comprendre que les intentions ne comptent pas, et que le plus gros reste à faire pour libérer le mouvement du contrôle des hommes et pour trouver des manières saines, et réparatrices de gérer des exemples d'abus dans les relations, sociales ou intimes, parmi les membres du mouvement.

Soit militante, soit pacifiste : quasiment toutes les discussions stratégiques ou tactiques auxquelles j'ai participé étaient dominées de manière écrasante par des hommes. Plutôt que de prétendre que les femmes ou les trans-genres ne sont pas capables de participer à une très large gamme d'options tactiques (voir même d'en discuter), nous ferions bien de nous souvenir des voix de celles qui se sont battues de manière violente, intraitable et efficaces comme des révolutionnaires. A ce sujet :

Les « Mujeres Creando » (« Femmes Créatives »), sont un groupe anarcha-féministe en Bolivie. Ses membres ont initiée plusieurs campagnes de graffiti et contre la pauvreté. Elles protègent les protestataires dans les manifestations. Dans leur action la plus spectaculaire, elles se sont armées de cocktails Molotov et de bâtons de dynamite et ont aidé un groupe d'agriculteurs indigènes à occuper une banque pour demander l'annulation d'une dette qui poussaient les agriculteurs et leurs familles à la famine. Dans une interview, Julieta Paredes, une membre fondatrice, explique les origines du groupe: « Les Mujeres Creando sont une ''folie'' initiée par trois femmes [Julieta Paredes, Maria Galindo, et Monica Mendoza] depuis l'arrogante, homophobe et totalitaire Gauche bolivienne des années 80... La différence entre nous et ceux qui parlent de renverser le capitalisme, c'est que tous leurs projets de nouvelle société viennent du patriarcat de Gauche. En tant que féministes dans les Mujeres Creando, nous voulons la révolution, c'est à dire un véritable changement de système... Je l'ai dis et je le dirai encore : Nous ne sommes pas anarchistes du fait de Bakounine ou de la CNT, mais bien plus du fait de nos grand mères [Ndt : beaucoup de femmes boliviennes de cette génération étaient anarchistes], et c'est une belle école de l'anarchisme.

Sylvia Rivera, une drag queen portoricaine, évoque sa participation à la révolte de Stonewall en 1969, déclenchée suite un raid de la police dans le bar de Stonewall dans le village de greenwich à New York, venue harceler les clients homosexuels et les trans :

«Nous n'en pouvions plus de toute cette merde. Nous avions fait tant pour les autres mouvements. Notre heure était venue.»

 Peter Gelderloos

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commentaires

Le Cri Du Dodo 02/07/2011



Salut à vous camarades. Pour information, et comme vous l'ignorez sans doutes, le traduction française de ce texte que vous relayez a été faite par notre journal (introduction que vous relayez
comprise!), et ducoup le texte est posté sur plusieurs sites qui vous en cite comme la source. N'hésitez donc pas à dire d'où provient ce texte (ou plutôt sa traduction). ;-)


Pour vérifier (publié en date du 28 décembre 2010) :


L'article "La
non-violence est patriarcale" sur notre site.


Salutations anarchistes et bonne continuation à vous.

Le  Cri Du Dodo.



Fred 13/10/2011



MATRI-ARCAT (mater familias) :
Pouvoir familial maternel (matria potestas), subordonnant le pouvoir politique masculin (droit de véto de la matriarche élue par son clan matrilinéaire), et garanti par la filiation maternelle.
Ne pas confondre avec le pouvoir politique des femmes (gynarchie). Il n'y a ni reconnaissance de paternité officielle, ni mariage (contrat de garantie de la reconnaissance de paternité, condition
de la filiation paternelle). Puisqu'il n'y a pas ni père ni mari, l'éducation de l'enfant est assurée par la collectivité du clan matrilinéaire, dont les oncles maternel. N'existent pas dans le
matriarcat : culte de la virginité, fidélité, interdit du sexe hors mariage, répression sexuelle, police des moeurs, soumission des femmes, prostitution, complexe d'Oedipe, névroses,
fanatisme...

PATRI-ARCAT (pater familias) :
Pouvoir familial paternel (patria potestas) garanti par la filiation paternelle, qui nécessite la reconnaissance de paternité, garanti par le contrat de mariage : culte de la virginité, fidélité,
interdit du sexe hors mariage, répression sexuelle, police des moeurs, soumission des femmes, prostitution, complexe d'Oedipe, névroses, fanatisme...

Le matriarcat a forcément précédé le matriarcat pour toute l'humanité, puisqu'il ya bien eut une époque où ni le mariage, ni la reconnaissance de paternité n'existaient. Le matriarcat a survécu
bien après la découverte de la paternité.

TOTEM (mon livre PDF) :
Sexe, famille, société & civilisation :
Matriarcat, patriarcat, famille choisie, & société clanique.
Demain "le meilleur des mondes" ? Ou le retour à l'Âge d'Or ?
Pour que la famille accède au statut juridique de libre association familiale.
Pour une société solidaire, donc libérée de l’État et de la Banque.
L'humanité sera sauvée quand elle sera libérée des dogmes du sang et de l'or.
http://matriarcat.blogspot.com/



Fred 13/10/2011



La solution, c'est de pouvoir choisir son sexe social (avec les droits et devoirs qui vont avec), et :

La solution, c'est la famille choisie associative :

Famille = libre association = parenté = mariage/pacs = adoption
... Avec chefs élus selon les statuts et communauté de biens.

Tous les membres de l'association se doivent solidarité,
Et en échange, ils profitent de la propriété collective indivisible.



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