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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 07:57
Les Beaux-Arts décrochent l'oeuvre jugée trop politique d'une artiste chinoise

PARIS — L'Ecole des Beaux-arts a décroché mercredi de sa façade l'oeuvre d'une artiste chinoise détournant le slogan du candidat Nicolas Sarkozy "travailler plus pour gagner plus", estimant que cela pouvait porter "atteinte à la neutralité du service public".

L'artiste Ko Siu Lan, 32 ans a alerté jeudi les médias, dénonçant une "censure".

L'oeuvre, qui n'aura été installée que quelques heures mercredi sur la façade du quai

Malaquais, se compose de deux grandes bannières noires sur lesquelles sont inscrits en blanc les mots "gagner", "moins", "plus" et "travailler".

Selon l'endroit où il se trouvait, le passant devait pouvoir lire "gagner plus" ou "travailler moins". Un détournement du slogan "travailler plus pour gagner plus" de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2007.

Ko Siu Lan participe à une exposition qui présente à partir de samedi les oeuvres d'étudiants du programme de recherche "La Seine" associant les Beaux-Arts, le Royal College or Art à Londres et Lasalle College of the Arts de Singapour.

"J'ai accroché mon oeuvre côté quai mercredi matin et fait quelques photos, puis je suis partie en province. A mon retour, le soir, les bannières avaient été décrochées", a indiqué à l'AFP Ko Siu Lan qui a étudié plusieurs années en France avant de retourner dans son pays.

"Je viens de Chine. Je ne peux pas croire que cela m'est arrivé en France. C'est une censure très brutale, sans discussion", a déclaré Ko Siu Lan.

Ko Siu Lan a été avertie mercredi soir du problème par un courriel de la commissaire de l'exposition, Clare Carolin, du Royal College of Art de Londres.

Dans ce courriel, communiqué à l'AFP, la commissaire explique avoir été convoquée mercredi par la direction de l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts.

Le directeur Henry-Claude Cousseau "m'a dit que ton travail était trop explosif pour rester in situ et que certains membres de l'école et des personnes du ministère de l'Education s'en offusquaient déjà", écrit Clare Carolin à l'artiste. La direction "m'a dit aussi que le moment était délicat car l'école est en train de renouveler sa convention de financement avec le ministère", a-t-elle ajouté.

"J'ai répondu (...) qu'enlever ou changer de place cette oeuvre constituerait un acte de censure" et que je n'étais pas prête à accepter que mon exposition soit censurée", poursuit Clare Carolin. "Quand je suis sortie de réunion, l'oeuvre avait déjà été enlevée", ajoute la commissaire.

Dans un communiqué, l'Ecole des Beaux-arts de Paris a déclaré que l'artiste avait accroché son oeuvre à l'extérieur "sans que la direction de l'établissement en soit informée".

"Sans titre, sans nom d'auteur, sans mention relative à l'exposition, le caractère de l'oeuvre se réfère explicitement à un contexte politique. Son auteur a souhaité, par la présentation sur la voie publique, utiliser spectaculairement comme médiation de son message un bâtiment de l'Etat voué à l'enseignement", a poursuivi l'école.

La direction de l'école a considéré que "cette présentation non concertée de l'oeuvre, sans explicitation à l'attention du public, pouvait constituer une atteinte à la neutralité du service public et instrumentaliser l'établissement", selon le communiqué.

L'oeuvre a donc été retirée de la voie publique par l'école qui propose qu'elle soit présentée à l'intérieur des salles destinées à l'exposition.

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