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le blog du laboratoire anarchiste

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 16:59

A ce moment de lutte  il est très important de lire d'une façon intensive pour mieux gagner notre autonomie de lutte. Pour celà nous nous donnons deux pistes

 1)le livre :"Joe Hill. Les IWW et la création d’une contre-culture ouvrière" est avant tout important pour toute une nouvelle génération d’activistes tentant de se situer au milieu des décombres laissés par la « gauche » bureaucratique d’Etat du xxe siècle (sociaux-démocrates, staliniens, tiers-mondistes, trotskistes) et les dernières idéologies en langue de bois. C’est bien réjouissant et réconfortant de trouver un tel livre qui place Joe Hill et le syndicat Industrial Workers of the World (IWW) au même niveau qu’Apollinaire, Artaud, Franz von Baader, Bosch, Blake, Lester Bowie, Byron, Dürer, Victor Hugo, Philip Lamantia, Man Ray, Monk, Gérard de Nerval, Charlie Parker, Erik Sati, Shelley, Hoene-Wronski, Giambattista Vico et donne ainsi un bref répit pour reprendre haleine (et son auteur, Franklin Rosemont, réussit à le faire sans effort, comme si c’était une évidence).

C’était une véritable œuvre d’amour d’assembler les bribes de la vie itinérante de Joe Hill, de les relier entre elles et aux IWW et à l’ensemble de la culture politique radicale du xxe siècle (le livre est aussi abondamment illustré). Pour son inspiration initiale, Rosemont eut la bonne fortune de découvrir les IWW en 1959 et de pouvoir alors rencontrer bon nombre d’anciens qui se réunissaient encore dans les bureaux des Wobblies (2) à Chicago ou à Seattle, quelques uns d’entre eux ayant connu personnellement Hill.


 2)discution entre ICO et l'internationale situationiste ( brochur disponible à la librairie la gryffe 5 rue sébastien gryffeLyon 69007
Nous ne connaissons pas directement les camarades du Regroupement Inter-Entreprises qui publient Information-Correspondance Ouvrière (Adresse : Blachier, 13 bis rue Labois-Rouillon, Paris 19e), dont nous recommandons vivement la lecture pour la compréhension des luttes ouvrières actuels (I.C.O. a publié aussi d’intéressantes brochures sur Le mouvement pour les conseils ouvriers en Allemagne, l’Espagne d’aujourd’hui, etc.). Nous avons beaucoup de points d’accord avec eux, et une opposition fondamentale : nous croyons la nécessité de formuler une critique théorique précise de l’actuelle société d’exploitation. Nous estimons qu’une telle formulation théorique ne peut être produite que par une collectivité organisée ; et inversement nous pensons que toute liaison permanente organisée actuellement entre les travailleurs doit tendre à découvrir une base théorique générale de son action. Ce que La misère en milieu étudiant appelait le choix de l’inexistence, fait par I.C.O. en ce domaine, ne signifie pas que nous pensons que les camarades d’I.C.O. manquent d’idées, ou de connaissances théoriques, mais au contraire qu’en mettant volontairement entre parenthèses ces idées, qui sont diverses, ils perdent plus qu’ils ne gagnent en capacité d’unification (ce qui est finalement de la plus haute importance pratique). Ainsi, on peut dire qu’il existe jusqu’à présent une assez faible dose d’information et de correspondance entre les rédacteurs d’I.C.O. et nous. Un étudiant qui rendait compte, dans leur bulletin no 56, de la critique situationniste du milieu étudiant avait cru lire que tout ce que nous proposions «en fin de compte» pour dépasser le système universitaire, c’était d’y ramasser des bourses d’études.

Dans une lettre que publia leur numéro suivant, nous faisions remarquer que nous avions parlé plutôt du «pouvoir absolu des conseils ouvriers», et qu’il y a là comme une nuance qui n’est pas indigne d’attention. Il nous semble aussi qu’I.C.O. s’exagère la difficulté et le byzantinisme du vocabulaire de l’I.S., conseillant de se munir d’un fort dictionnaire, et allant même une fois jusqu’à se donner la peine de publier sur deux colonnes des remarques, en style situationniste et leur traduction en style courant (nous n’avons pas compris avec certitude quelle colonne était la plus situationniste).

À propos d’une rencontre internationale de quelques groupes similaires de travailleurs d’Europe, organisée en juillet à Paris par I.C.O., on peut lire dans le bulletin préparatoire cette Lettre des camarades allemands : «Il semble que nous enverrons tout au plus un seul observateur cette année, donc faites vos prévisions sans tenir compte de nos suggestions. Les camarades anglais (Solidarity) paraissent avoir des objections assez fortes à étendre la participation dans la direction que nous avions suggérée. Ils ne pensent pas seulement que la participation des situationnistes serait de peu d’intérêt, ce sur quoi, comme vous le savez, nous sommes d’accord ; mais aussi ils désapprouvent la participation de Heatwave, de Rebel Worker et des Provos. Bien qu’ils ne le disent pas explicitement, je présume que ceci indique qu’ils désapprouvent aussi que soient discutés des thèmes que nous considérons comme importants. Si je les comprends correctement, ils considèrent que de tels thèmes — comme : la psychologie de l’autoritarisme, c’est-à-dire de la personnalité autoritaire, intériorisation des normes et valeurs aliénées, oppression sexuelle, culture populaire, vie quotidienne, le spectacle, la nature marchande de notre société, ces trois derniers points dans le sens marxiste-situationniste — sont ou bien des questions “théoriques”, ou bien ne peuvent être “politiques”. Ils suggèrent plutôt que nous organisions une conférence distincte avec les groupes indiqués. Dans ces conditions, nous sentons que notre participation signifie pour nous plus une dépense d’argent qu’un réel intérêt. Car nous sommes à une étape du capitalisme où la fraction la plus éclairée de la classe dirigeante envisage sérieusement depuis quelque temps de remplacer l’appareil hiérarchique de la production par des formes plus démocratiques, c’est-à-dire une participation des travailleurs à la direction, naturellement à la condition qu’ils parviennent par un lavage de cerveaux à faire croire aux ouvriers qu’ils peuvent s’identifier aux dirigeants.»

C’est peut-être l’occasion de préciser quelques points. Ces groupements d’ouvriers avancés comportent, comme il est juste et nécessaire, un certains nombre d’intellectuels. Mais ce qui est moins juste et nécessaire, c’est que de tels intellectuels — dans l’absence d’un accord théorique et pratique précis qui seul les contrôlerait — peuvent être là, avec leur genre de vie tout différent qui reste incritiqué, et leurs propres idées plus ou moins contradictoires ou téléphonées d’ailleurs, comme les informateurs des ouvriers ; et d’autant plus aisément au nom d’une exigence puriste de l’autonomie ouvrière absolue et sans idées. On a Rubel, on a Mattick, etc., et chacun a son dada. Si cent mille ouvriers en armes envoyaient ainsi leurs délégués, ce serait très bien. Mais en fait ce prototype du système des conseils doit reconnaître qu’il est ici dans un stade tout différent : devant des tâches d’avant-garde (concept qu’il faut cesser de vouloir exorciser en l’identifiant dans l’absolu à la conception léniniste du parti «d’avant-garde» représentatif et dirigeant).

C’est la méfiance envers la théorie qui s’exprime dans l’horreur que suscitent les situationnistes, moins forte qu’à la Fédération Anarchiste, mais bien sensible, même chez ces camarades allemands plus tournés vers les questions modernes. Plus ils les voient agitées avec une inconsistance théorique rassurante, plus ils sont contents : ainsi ils préfèrent encore des provos, ou l’anarcho-surréalisme des Américains de Rebel Worker, plutôt que les situationnistes «de peu d’intérêt». S’ils préfèrent aussi la revue anglaise Heatwave, c’est parce qu’ils n’ont pas encore remarqué qu’elle s’était ralliée à l’I.S. Cette discrimination est d’autant plus curieuse qu’ils demandaient explicitement à discuter de certaines thèses de l’I.S.
Internationale situationniste no 11, octobre 1967.


*



I.C.O. no 65, novembre 1967.

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