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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 15:59

400 à 800 personnes ont manifesté, samedi, contre les dernières arrestations de Basques de nationalités espagnole et française.

 Défilé sous la pluie dans les rues de la cité. PHOTO BERTRAND LAPÈGUE

Défilé sous la pluie dans les rues de la cité. PHOTO BERTRAND LAPÈGUE

La pluie n'a pas découragé l'ardeur des militants. 800 personnes, selon Askatasuna, mouvement de soutien aux prisonniers basques, qui avait lancé un appel la manifestation (tout comme les partis abertzale Batasuna, AB et EA, et le mouvement de jeunes basques radicaux Segi), mais 400 seulement selon la police, ont défilé, samedi après-midi, dans les rues pavées de Saint-Jean-Pied-de-Port avant de se retrouver, plus au chaud, sous le marché couvert de la ville bas-navarraise.

Cette manifestation faisait suite à deux arrestations : lundi, à Bayonne, Josu Esparza, Basque de nationalité espagnole, visé par deux mandats d'arrêt européens pour son appartenance présumée à l'organisation radicale Ekin, autodissoute début octobre, a été interpellé, puis remis aux autorités espagnoles ; puis mardi, à Saint-Jean-Pied-de-Port, Julen Mujika Andonegi, de nationalité espagnole, et sa compagne Intza Oxandabarats, de nationalité française, enceinte de cinq mois, impliqués dans une affaire liée à ETA, ont été, eux aussi, arrêtés sur réquisition du parquet de Paris, et incarcérés.

« Un cauchemar »

Porte-parole d'Askatasuna (et sœur cadette d'Aurore Martin, discrètement présenté dans la foule), Emilie Martin a dénoncé avec virulence, au-dessus d'une banderole portant « Errepresioa stop », autrement dit « Stop à la répression », le comportement de ce qu'elle nomme « l'État français ».

« Une fois de plus, s'exclama-t-elle, nous avons vécu, cette semaine, un cauchemar. L'État français qui dit ne pas être concerné par le conflit basque nous a envoyé sa machine répressive. C'est sans doute le fameux savoir-faire dont parlait Michèle Alliot-Marie. […] Le gouvernement français fait le pari de la provocation et de la prolongation du conflit. Nous ne tomberons pas dans le piège grossier de la répression. Car nous avons la clé de leur échec : le rempart populaire. Une part de plus en plus large de ce peuple veut une solution démocratique. Nous pouvons tous trouver notre place dans cette dynamique. »

Après les allocutions d'Emilie Martin, en français, et de Stéphane Etchegaray, militant d'Askatasuna, en basque, le marché couvert a résonné au son du chant des gudari, les combattants basques de la guerre civile, interprété poing levé par la plupart des participants.

Contrairement à la manifestation du samedi 10 décembre à Bayonne, les partis politiques français traditionnels n'étaient, cette fois, pas représentés.

On notait quand même la présence, en tête du cortège, d'Alice Leiciagueçahar, conseillère régionale Europe Écologie Les Verts , venue, expliqua-t-elle, « à titre personnel ».

 

 

 
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