le blog du laboratoire anarchiste
Le Laboratoire anarchiste ni centre social, ni think thang,
comme Maximilien Rubel a démontré en traduisant MARX
pour contacter le blog du laboratoire: c.l-v@hotmail.fr
Le laboratoire Anarchiste
8 Place st Jean
26000 Valence
envoyer vos suggestion
sur:
new:c.l-v@hotmail.fr
rappel envoie aucun message à
le laboratoire@no-log.org
Bibliothéque de prêt
infokiosques
le mercredi de 16h30 - 19h
Accueil/infos SIAD-AIT
vendredi toutes les deux semaines
de 17h30à19h
Emission radio Labo
sur radio Mega 99.2FM
lundi en direct
18h15 - 19h
rediffusion:
jeudi de 9h à 9h 45
http://radio-mega.com
04 75 44 16 15
le blog du laboratoire anarchiste
Laurence (Lorentza, en basque) Guimon, 40 ans, une militante française de l'organisation indépendantiste basque ETA, détenue à Roanne depuis juillet 2009, a entamé une grève de la faim le 2 janvier pour dénoncer ses conditions de détention (nos éditions du 6 janvier).
Hier matin, sa sœur, Mirentxu Guimon, lui a rendu visite. « Elle est fatiguée, mais déterminée » a-t-elle expliqué dans l'après-midi lors d'une conférence de presse dans un café roannais. Elle était entourée de Janine Beyrie, porte-parole de l'association de soutien aux familles de prisonniers basques Exterat, et d'Anaiz Funosas, porte-parole d'Askatasuna, association de soutien aux prisonniers basques, qui avaient fait le voyage depuis Bayonne pour dénoncer « les conditions insupportables » de sa détention, son isolement - elle est la seule détenue basque de l'établissement -, la suppression de certains permis de visite, et l'éloignement du lieu d'incarcération de son compagnon, fragilisant encore plus le lien familial avec leur fille âgée de 7 ans. Arrêtée en janvier 2003, Lorentxa Guimon a été condamnée en 2006 à 17 ans de réclusion pour sa participation à l'appareil logistique de l'ETA.
Émue aux larmes, Mirentxu Guimon a indiqué que depuis 19 jours sa sœur buvait de l'eau, ne se nourrissait pas, qu'un médecin passait tous les deux jours et qu'il avait déjà évoqué avec elle la possibilité d'une hospitalisation. « La première semaine, elle avait perdu 6,5 kg. Quand elle est arrivée au parloir elle était essoufflée » a-t-elle expliqué, inquiète des conséquences sur l'état de santé de sa sœur souffrant de la maladie de Crohn, une maladie inflammatoire de l'intestin.
« Là, tout est cumulé. L'éloignement, l'isolement, et des parents incarcérés à des centaines de kilomètres l'un de l'autre. On n'est pas là pour faire pleurer, on demande seulement que les droits des prisonniers basques et de leur famille soient reconnus » soulignait Janine Beyrie, porte-parole d'Exterat. « Avant le rapprochement géographique, nous demandons le regroupement des prisonniers politique basques, c'est vital pour eux et leurs familles » ajoutait Anaiz Funozas, d'Askatasuna.
La prisonnière, soutenue par les deux associations, demande notamment que son compagnon, Félix Ignacio Esparza Luri, 47 ans, dit « Navarro », qui purge une peine de 19 ans de réclusion à Lannemezan (Hautes-Pyrénées), soit incarcéré dans le même établissement qu'elle pour faciliter les déplacements et voir plus régulièrement sa fille. « Sa dernière visite remonte à décembre. Elle vient voir sa maman tous les mois et demi » indique Mirentxu Guimon.
Au-delà de ces difficultés, les trois femmes dénoncent l'attitude de la directrice de l'établissement. « Elle n'a pas daigné répondre à ses demandes et ne lui a pas
rendu visite depuis qu'elle a entamé sa grève de la faim. Et ce matin [ndlr : hier], personne ne nous a reçus, alors que la veille par téléphone on nous avait dit que ce serait possible ».
Contactée, l'administration pénitentiaire n'a pas souhaité communiquer sur le sujet. Les deux associations ont écrit au ministre de la Justice et à la direction de l'administration pénitentiaire.
Si rien n'avance, elles envisagent à court terme d'appeler à une manifestation devant le centre de détention. Laurence continue la grève de la faim , la direction de la prison refuse
toujours de la recevoir, Samedi 30/01 les soutiens viennent sur le parking de la prison de Roanne, Solidarité avec les prisonniers en
lutte.
Mardi 18 juin à 19h
Repas de solidarité
aux compagnon-e-s italien-e-s emprisonnée-s
pour le G8 Gênes 2001
pour "dévastation et saccage"
Commentaires