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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 09:05

Dimanche 14 février, place Jean Paul II, une action de visibilité LGBT  
organisée par le collectif "kiss-in contre l'homophobie" a tourné à
l'agression homophobe de la part d'une centaine de catholiques. Sous
les insultes et les coups, les trans, gouines et pédés qui
participaient à ce rassemblement se sont vu écartéEs par la police,
pour "leur sécurité", laissant toute la place aux ultras catholiques.
Dans un contexte explicite de retour à l'ordre moral, les catholiques
intégristes s’affichent sans vergogne et passent à l'action, sans
provoquer de réaction de la part de la classe politique, de la mairie
de paris, ou du gouvernement face à cette montée en puissance
inquiétante de l'extrémisme religieux. Les Panthères roses dénoncent
ce silence intolérable.

Il est inacceptable que L'Eglise Catholique s'insère sans cesse dans
les questions de société qui touchent à nos corps et à nos vies; et
que des membres de l'UMP au pouvoir, cédant à la pression ou s'en
revendiquant avec fierté, s'en fassent les émissaires (Christine
Boutin, Luc Châtel, Christian Vanneste,...). C'est pour ces raisons
que ce même week-end, les Panthères roses participaient pour la
troisième année consécutive à la manifestation NO VAT à Rome;
manifestation qui dénonce l'ingérence du Vatican et de l'église
catholique dans les affaires politiques (1).
L’interdiction de la place Jean-Paul II aux lesbiennes et aux gays par
les catholiques, est une triste illustration de ce que nous dénonçons
partout en Europe, de Cracovie à Lisbonne, de Rome à Paris en passant
par Belgrade. La haine de leurs propos s’accompagne d’actes violents,
confortés par l'abdication de la préfecture de police et le silence
des autorités.
Ils voudraient nous renvoyer aux placards ; nous serons fièrEs sur
toutes les places publiques.

C’est pour la cinquième année consécutive que le samedi13 février 2010  nous descendrons dans la rue à Rome pour dénoncer l’intrusion du Vatican dans le champ politique italien. Le Vatican joue en effet un rôle majeur parmi les forces qui pèsent sur les dynamiques complexes du pouvoir actuel, sous-tendu par un système autoritaire et répressif.

Rappel : le 11 février 1929, les accords du Latran sanctionnaient la collusion entre Vatican et régime fasciste. Aujourd’hui, les droites brandissent le crucifix pour légitimer un ordre moral aligné sur l’intégrisme des hiérarques du Vatican. Ces droites s’appuient en effet sur le Vatican pour bâtir une identité nationale raciste, déclinée dans les termes d’une citoyenneté hétérosexiste et familialiste.

D’une part, il y a en Italie la droite dure qui criminalise les immigré.e.s, poussant à la « chasse à l’homme », représentant les migrants comme des rivaux dans l’accès aux ressources publiques, tandis que personne n’évoque la réalité d’un bien-être social démantelé, welfare inspiré d’ailleurs d’un idéal qui n’a plus cours. D’autre part, on voit l’Église catholique légitimer exclusivement une société fondée sur la famille et sur la division des rôles sexuels, dans laquelle un genre est subordonné à l’autre, et où les lesbiennes, les  gays et les trans n’ont aucun droit de cité. 

Sur un autre front, on trouve une droite modérée et une gauche réformiste qui tentent de mettre en pratique l’intégration sélective des sujets minoritaires, en fonction de leur disponibilité à se prêter docilement à la légitimation d’un discours raciste, hétérosexiste et répressif. L’intégration ainsi préconisée ne concerne alors que les sujets ne remettant pas le pouvoir en question : c’est à ce prix qu’une petite place est accordée quand même aux gays, aux lesbiennes, aux trans ainsi qu’aux exposants d’autres diversités, pourvu que tous cautionnent un ordre raciste, sexiste et répressif.

Dans ce contexte, on a vu émerger de « nouvelles» expressions qui, à l’intérieur même du mouvement lgbtq, en exploitent les mots d’ordre pour aboutir à un renversement de la réalité. Or la protection des personnes supposées faibles donnent existence à leurs bourreaux. Et considérer comme légitimes ces « nouvelles» manières de voir contribue à alimenter un énième virage à droite, voire à normaliser la présence des droites dures au sein du débat public.
Au-delà de ces conflits internes au pouvoir, force est de constater en Italie la présence écrasante et asphyxiante de la morale catholique, d’un modèle politique proposant pour toute alternative de « renouveau » le moralisme et la judiciarisation. Et si ces derniers temps le Vatican paraît moins interventionniste, c’est tout simplement parce qu’il n’en a même plus besoin. En effet, il a déjà en mains dans ce pays le monopole de l’« éthique », englobant aussi bien le gouvernement que l’opposition parlementaire, lesquels comme d’habitude jouent à qui s’agenouillera le premier devant l’autel de la loi, et tous rivalisant de bonnes intentions hypocrites.

Nous rejetons la tentative d’exproprier du champ social les mouvements lesbien, gay, trans et féministe, ainsi que les orientations aussi fondamentales que l’antifascisme. Il est clair que si l’on ne bouge pas, l’ambiguité politique l’emportera ; elle finira par faire de nos individualités les complices de cet ordre moral et étatique qui octroie une légitimité de victimes et de minorités en échange de leur accoutumance à la répression.  

Nous nous opposons à ce pouvoir qui, lorsqu’il ne domestique pas réprime et qui, à travers l’ordre moral du Vatican, installe des dispositifs de mise au pas et de contrôle social propres à nier tout type d’autodétermination : autodétermination sociale et économique des immigré.e.s, autodétermination des corps et des styles de vie chez les femmes, les gays, les lesbiennes et les trans, ainsi que tout parcours d’autogestion, toute voie de dissension et d’opposition.

Nous dénonçons le processus de  domestication à l’œuvre. On sait que lorsqu’il échoue, ce sont les prisons qui prennent le relais et les CIE (centres d’identification et d’expulsion) ; avec à la clé la répression, la peur, l’ennui, la solitude, l’intimidation et la criminalisation, aux fins de neutraliser tout élément de contestation non prévu et non gérable : migrants, mouvements spontanés, étudiants, travailleurs, chômeurs – hommes et femmes.

Nous réaffirmons que l’antiracisme, l’antifascisme, l’antisexisme représentent des luttes nécessaires les unes aux autres, à mener en outre contre l’instrumentalisation des libertés des femmes et des lgbt, contre toute manœuvre renforçant et légitimant un modèle de société raciste.

Le 13 février, nous descendrons dans la rue à Rome pour affirmer nos choix et notre autonomie en pleine aggravation de la crise économique et en plein démantèlement de l’État social – en particulier à l’école et à l’université où est octroyé tant d’espace au privé et aux établissements confessionnels.
Nous réaffirmerons nos diversités et nos spécificités sociales, sexuelles et culturelles en totale opposition à l’identité nationale raciste et hétérosexiste que l’on veut nous imposer, et contre l’ordre moral du Vatican.  

Le 13 février, nous descendrons dans la rue à Rome pour afficher notre volonté d’intervenir dans l’espace public afin que s’opère dans ce pays une transformation sociale autant que culturelle.

Coordination Facciamo Breccia

Coordinamento Facciamo Breccia
NO VAT! AUTODETERMINAZIONE, LAICITA', ANTIFASCISMO
ROMA > SABATO 13 FEBBRAIO 2010
ore 14 - Concentramento Piazza Bocca della Verità

http://www.facciamobreccia.org
http://www.facciamobreccia.org/content/view/482/1/#piattaformahttp://www.facciamobreccia.org/content/view/483/88/



Les Panthères roses
Trans, Gouines et Pédés à l'offensive.
http://www.panthereroses.org


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