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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 07:24

manifestatation à Nerac  en première page du comité no tav de Turin.

 

lu sur le site de l'OCL

Samedi 20 février dernier, c’est dans le Tarn-et-Garonne, à Castelsarrasin, que s’est déroulé une manifestation, avec la participation de 1200 personnes. C’était la deuxième manifestation dans le département : le 30 janvier, à Pompignan 500 personnes s’étaient déjà retrouvées.

Le 12 février, plusieurs centaines de manifestants s’étaient rassemblées devant le siège de RFF de Toulouse à l’appel d’un collectif (“Union pour la sauvegarde des villages”) qui rassemble dix-sept communes du nord de la Haute-Garonne et du sud du Tarn-et-Garonne.

Ici, le mouvement, du moins jusque là, semblait ne pas s’opposer à la LGV en tant que telle mais entendait plutôt « négocier » avec RFF et le conseil régional, via les élus de gauche qui soutiennent le projet, un nouveau tracé passant dans les zones les moins peuplées… A Pompignan, le mot d’ordre était : « oui à la LGV mais pas sans concertation ». Les élus de gauche, favorables au projet, semblaient avoir pris… la tête de la mobilisation.

Mais lors de la manifestation de Castelsarrasin, la prise de parole des élus a été interrompue par de slogans « Non à la LGV, ici ou ailleurs ! » repris par une bonne partie des manifestants. Les arguments sur l’utilité même d’une nouvelle ligne ainsi que les coûts occasionnés semblent commencer à porter leurs fruits…

Pour les opposants au projet LGV en tant que tel, l’enjeu est bien de créer, au-delà des sensibilités, une ligne de résistance sur l’ensemble des tracés (et pourquoi pas jusqu’à Montpellier) autour de la simple exigence non négociable : pas de construction d’une LGV, les TGV passant déjà sur les lignes existantes

La manifestation de 6 mars à Nérac, prend donc ici une importance stratégique dans la montée en puissance d’une mobilisation au niveau régional (dans un triangle Hendaye – Bordeaux – Toulouse) pour « l’arrêt immédiat des travaux et des projets de LGV » et « des lignes dédiée au fret rapide à grande capacité » comme le demande la “Charte d’Hendaye” approuvée le 23 janvier dernier par des associations locales et mouvements d’opposants venues de plusieurs Etats européens (France, Italie, Espagne).

Correspondance, le 24 février

= = = =
En annexe, nous vous proposons un article piqué sur le blog Médiapart Bordeaux qui résume bien la plupart des arguments de bon sens contre la construction de nouvelles LGV et qui reflète en tous cas les contenus mis en avant par les opposants de la région du sud Gironde et des Landes.

La querelle des vacants ou l’histoire édifiante d’une Ligne à grande vitesse

Au Moyen-âge, les pauvres avaient le droit de faire paître leurs quelques animaux sur des zones de terre des Landes qui n’appartenaient à personne. Vint une époque où les riches propriétaires s’indignèrent de cet obstacle à la rationalisation de l’agriculture et, puisqu’ils étaient les plus forts, ils s’emparèrent des "vacants". Il y eut des procès. Certaines communes purent se porter acquéreurs de ces terrains. Les conflits durèrent longtemps.
Pourquoi rappeler cette histoire qui semble n’intéresser plus que quelques érudits locaux ? Parce qu’elle a laissé des traces dans la mémoire collective et lorsqu’il a été question de revenir sur certains droits de passage, lors du projet de création d’une LGV, un vent de jacquerie a soufflé sur les Landes et Côteaux de Gascogne.
Association de sauvegarde des landes et côteaux de Gascogne, c’est le nom de la jeune association qui s’est constituée en décembre 2009, mais qui est déjà forte de quelques centaines de membres, pour poser des questions, embarrassantes, aux promoteurs de ce projet. Après tout, la population avait été consultée sur le principe d’une telle ligne et une majorité s’y était montrée favorable - qui refuserait de gagner du temps lors d’un voyage et qui pourrait s’opposer à un développement des transports ferroviaires en une période de pétrole cher ? Personne, à l’image des politiques qui, du PS à l’UMP en passant par le PC et quelques autres, présentaient la LGV comme l’occasion de désenclaver ( ?) la région, de créer des emplois, d’impulser le développement économique.
Quel fut donc le déclencheur de la révolte ? La découverte que RFF (Réseau Ferré de France) avait décidé de ne pas suivre le circuit existant mais d’en créer un de toutes pièces - ce qui allait entraîner la destruction de 3600 hectares de côteaux et de forêts. Sans raisons valables.

Suivons l’argumentaire que présente l’Association .

1° La LGV est inutile : en effet, le TGV passe déjà entre Bordeaux et Hendaye, entre Bordeaux et Toulouse. Il s’agit simplement de le faire aller plus vite. On pourrait raisonnablement penser qu’il suffit de transformer les voies existantes pour y parvenir. Tous calculs faits, les nouveaux tracés ne feraient gagner, respectivement, que 5 et 15 minutes sur les tracés existants et rénovés. On peut s’en étonner à juste titre.

2° D’autant que la LGV est ruineuse. Qu’on en juge ! Bordeaux/Hendaye : 12,5 milliards d’euros (1 seul milliard pour l’aménagements des lignes déjà existantes) Bordeaux/Toulouse : 7 milliards. Sans compter que la facture grimpera nécessairement au fil des ans. (A titre de comparaison, je rappelle que l’on estime à 14 milliards de dollars le coût de la reconstruction de Haïti !!!)
Ruineuse donc pour l’Etat, mais également pour les collectivités locales qui devront participer à hauteur de 50% au prix de ces investissements. Pour exemple, le Lot-et-Garonne, qui ne roule pas sur l’or, devra s’acquitter d’une centaine de millions d’euros - ce qui correspond à son budget annuel (combien de maisons de retraite auraient pu être construites, combien d’établissements scolaires et sportifs, combien de logements sociaux ?) Le contre argument avancé par les promoteurs de la LGV est qu’elle va permettre de développement des TER qui s’y raccorderont. Belle réponse, qui oublie seulement que ce sont les régions qui ont en charge les TER - que leur développement donc ne peut s’effectuer que par l’augmentation de l’impôt et la disparition des lignes de proximité et des lignes réservées au fret.

3° Elle est dévastatrice pour l’environnement : 3600 hectares de coteaux, forêts, vignes, terrains fonciers - ce n’est pas rien. A quoi s’ajoutent les atteintes portées à l’environnement, les nuisances sonores importantes qu’atténueront peu les murs de béton que l’on édifiera pour s’en protéger, les obstacles apportés à la circulation des animaux sauvages, les risques encourus par des zones marécageuses riches en flore et en faune. Grenelle de l’environnement, qu’es-tu devenu ? on a vite oublié que si le développement du trafic ferroviaire y était prôné, il était bien spécifié qu’il devait se faire par les voies déjà existantes.
Le contre argument se veut imparable : le LGV va avoir des retombées économiques pour les régions qu’elle traversera et elle va créer des emplois. Pour les emplois, on sait que les grandes entreprises qui vont s’occuper du chantier viennent avec leurs propres ouvriers. Quant aux retombées économiques, elles restent à démontrer.

4° Elle représente une conception du développement et du progrès qui date du siècle dernier et elle ne fait aucun cas du contexte de crise que nous connaissons en ce début de siècle et qui va nous contraindre à repenser tous nos modèles. Défendre des infrastructures aussi lourdes et dispendieuses est un véritable contresens, alors que ce sont les autoroutes informatiques qu’il faudrait développer. L’important n’est pas d’aller plus vite, mais de multiplier les interactions - et cela seul le Net le permet. D’ailleurs, les cadres qui seraient les principaux utilisateurs de la LGV, se déplacent de moins en moins et le développement des vidéo-conférences en est la preuve. On va favoriser une minorité qui aura un accès facile à la LGV, sans penser que le reste de la population devra, pour rejoindre les gares LGV, prendre sa voiture ! on présente comme modèle de développement urbain une concentration de la population dans des métropoles où la vie va devenir vite impossible et qui ont pour conséquence un assèchement, une désertification des campagnes. On a vraiment l’impression que les experts, une fois de plus, foncent, tête baissée, dans le mur.

5° Enfin, dernier point, mais qui n’est pas le moindre (cf. mon précédent article sur un sujet qui est loin d’avoir la même importance) les décisions prises l’ont été au mépris du respect des pratiques démocratiques les plus élémentaires. Tout se passe comme si la consultation n’était que de la frime - on parle de vagues principes, mais on évite soigneusement de dire quels seront les moyens utilisés. Et lorsqu’on les découvre, on se heurte à la toute-puissance des experts, qui représentent en notre âge technico-scientifique, l’incarnation même de la Raison ; lorsqu’ils ont rendu leur verdict, le peuple émerveillé et soumis n’a plus qu’à se prosterner. L’ennui est que les experts se trompent souvent - longue histoire qui reste à écrire !- et qu’en l’occurrence, les experts sont ceux-là mêmes qui seront chargés du chantier. RFF est à la fois le premier intéressé à l’affaire et celui qui a été chargé de réaliser les seules études sur lesquelles s’appuient les politiques.
Raison pour laquelle, les différentes associations et un nombre croissant d’élus demandent que soient faites des études réellement indépendantes. Car de nombreuses questions demeurent en suspens. Quels sont les intérêts en jeu ? Pourquoi une telle obstination ? Quelles pressions s’exercent sur les décideurs ?

 

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