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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 06:42

 


La police est intervenu dans un foyer vide occupé par des tunisiens
"lampedusa"du collectif
de Lampedusa à Paris, déjà expulsés il y a deux semaines du 51 avenue
Bolivar.. Hier jeudi 26 mai, à partir de 19h, une centaine de
flics et gendarmes ont fait le siège de l’immeuble et du quartier. Ils
se sont directement pointés avec les RG et les tenues anti-émeute. La
porte a résisté au premier assaut. Les fameuses « preuves » de présence
depuis une semaine (EDF, assurance, etc.), les proprios et les keufs
n’en avaient strictement rien à foutre depuis leur arrivée, comme
souvent quand il s’agit de squats de Rroms, sans-papiers ou autres
radicaux de service.
La préfecture de police a géré de bout
en bout cette expulsion sans autre procédure que le rapport de force
brut (en notre défaveur, mais patience…). Ça a zoné jusque vers 23h, où
les flics d’abord, puis les escadrons de gendarmes mobiles équipés, ont
repoussé la petite centaine d’individus solidaires de la rue Bichat
jusque vers la rue du Faubourg du Temple.
La police est arrivé au 20 rue Bichat à 15h (métro Goncourt) au prétexte
d'un appel
pour un "cambriolage" (sic).

C'est à cette adresse que depuis près d'une semaine des Tunisiens sans
papiers ont élu domicile suite à l'absence de réponse de la Ville de
Paris à leurs demandes.

Des représentants des propriétaires sont eux arrivés sur les lieux.
Contact est pris avec eux.


L'immeuble appartient à l'aftam, dont l'un des fondateurs est Stéphane Hessel.
http://www.aftam.fr/

Entre 1968 et aujourd'hui, l'AFTAM a quand même une longue histoire, et
notamment il y a eu plusieurs grèves dures et longues de foyer dans les
années 70 et dans les années 80. Pour mémoire, pour les vieux, Nouvelle
France, c'était un foyer géré par l'AFTAM... Bref, les infos sur
l'AFTAM montrent plutôt une méconnaissance assez totale des soutiens à
propos de l'histoire de la lutte des immigrés sur la région prarisienne.

Retour sur les luttes dans les Foyers dont ceux gérés par l'AFTAM

La France de la prospérité prenait conscience qu’elle était toujours celle des bidonvilles, et la France des révoltes, celle de l’après 68, allait découvrir les luttes des travailleurs immigrés, et singulièrement des Africains venus du Mali et du Sénégal. les résidents africains du foyer de travailleurs de la rue Pinel à Saint Denis, avait cessé de payer leurs loyers pour protester contre la vétusté et l’exiguïté du bâtiment [2]. Cette première lutte en région parisienne allait être suivie de beaucoup d’autres, égrenant les noms des foyers et les sigles des logeurs comme autant de champs de bataille : Riquet, Sedaine, Charonne, Bisson, Drancy, Aubervilliers, Montreuil, etc.... AFTAM, ADEF, ASSOTRAF, SOUNDIATA et bien sur la SONACOTRA, qui devait, dans la deuxième partie des années 70, connaître une grève des loyers de très grande ampleur.Mamadou et ses amis avaient su mobiliser les habitants du foyer, aînés et cadets, marabouts, griots et forgerons, et des personnes extérieures, des curés aux gauchistes, et ils avaient fini par obtenir satisfaction : le foyer avait été agrandi. Le petit groupe de militants s’était étoffé, lançant en avril 1972 un bulletin ronéoté, frappé d’une silhouette de l’Afrique, nerveusement serrée en forme de poing dressé, que j’avais jeté un soir au feutre sur le bord d’une feuille de papier Canson. Le bulletin s’appelait « Révolution Afrique ». Ce groupe était lié à une organisation française, nommée « Révolution ! » [3], dont la majorité des militants venait de quitter la Ligue communiste (l’actuelle LCR) et qui annonçait à l’époque sur son journal « Ce monde inquiet sent la poudre ! ».

initiés par des résidants proches des milieux d'extrême gauche ­ notamment maoïstes ­, lesquels se sont emparés, depuis mai 1968, du thème du logement des immigrés, qu'ils érigent en scandale. Ils trouvent alors dans les immigrés des « sujets révolutionnaires de substitution » (Sommier, 1998, p. 131). De fait, les foyers ­ dans lesquels vivent 10,4 % des Maghrébins « isolés », mais surtout plus de 50 % des Africains subsahariens[10] À Paris et en proche banlieue, 74 % des Africains subsahariens...
 ­ constituent le lieu de prédilection pour l'expression d'un mouvement revendicatif, notamment en région parisienne. Cependant, à ce stade, les militants ne réussissent pas à connecter l'ensemble des sites de mobilisation, les résidants en grève ne parvenant ni à adopter une stratégie collective, ni à se donner des porte-parole qui puissent les représenter, a fortiori au niveau national[11] [11] Un « Front de mobilisation des travailleurs africains...


7 Ce n'est qu'à partir de l'été 1974 que le mouvement de cessation de paiement, jusqu'alors circonscrit et marginal, tend progressivement à se « dé-localiser », en touchant de plus en plus de foyers Sonacotra (graphique no 1). Ces derniers forment la moitié du parc des FTM en 1973, soit près de 50 000 lits répartis dans 260 établissements[12] [12] Sources : Sonacotra (1974) et ministère du Travail (annuaire,...
. Si la Sonacotra est épargnée dans un premier temps par les mouvements de « grève de loyers », c'est en partie parce que ses résidants y sont dans l'ensemble plus qualifiés que ceux des autres foyers et que, disposant de revenus plus élevés, ils consentent un taux d'effort plus important[13] [13] Quand les trois quarts des Maghrébins acceptent de consacrer.... Mais c'est aussi parce que ses foyers sont généralement moins accessibles aux militants extérieurs, en raison notamment du mode de gestion particulier et de la surveillance systématique dont ils font l'objet (Sayad, 1980a ; Ginesy-Galano, 1984 ; Hmed, 2006b). L'augmentation brutale du niveau des redevances au cours de l'année 1974[14] [14] Les redevances augmentent de 9 % en février et de 5,5 %...
l'accélération du rythme des augmentations ainsi que le succès (médiatisé) des mobilisations locales[15] [15] La recherche (militante) très documentée de T.  Allal...
contribuent toutefois à rendre les résidants plus réceptifs au travail de mobilisation amorcé dans les foyers par des entrepreneurs politiques qui vont édifier une véritable organisation.

LES LOGIQUES DE L'ÉMERGENCE ORGANISATIONNELLE

8 Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les cessations collectives de paiement ne représentent pas un mode d'action qui va de soi pour les résidants. Certes, faire la « grève des loyers » revient à s'abstenir de payer une redevance locative et ce faisant à amortir, au niveau individuel, les effets de la crise économique. En ce sens, elle est une incitation sélective positive dans la mesure où elle constitue à la fois, à l'instar du squat (Péchu, 2006), un mode d'action et l'objet même de la revendication. Mais cet acte est également coûteux dans la mesure où il constitue un manquement grave aux règles du foyer, lesquelles sont particulièrement strictes et appliquées de façon autoritaire par les directeurs d'établissements. Refuser de payer son loyer peut signifier l'expulsion du foyer, quand ce n'est pas celle du territoire[16] [16] En ce sens, le cas du foyer d'Aulnay-sous-Bois où la direction...
. Dès lors que le lien entre le logement et le travail est coextensif à la condition d'immigré (Sayad, 1980a ; 1980b), on entrevoit les risques attribués par les résidants des foyers à toute action de résistance collective, forme de remise en cause du « loyalisme » (Spire, 2005) qu'ils doivent manifester à l'égard d'une institution d'État. C'est pourquoi, afin d'endiguer la crainte de l'expulsion chez les résidants, les militants chargés de le divulguer doivent, comme on le verra, assortir ce mode d'action d'importantes incitations négatives, autrement dit de sanctions à l'égard des non-grévistes.

9 De ce point de vue, l'originalité de la « grève des loyers » dans les foyers Sonacotra réside en partie dans le fait qu'elle s'est dotée d'une organisation de mouvement social relativement durable. Rétrospectivement, celle-ci s'est montrée capable, en tant que « structure établie d'incitations solidaires » (McAdam, 1999, p. 45), de produire et de gérer ces deux types d'incitations, positives et négatives[17] [17] L'accent est trop souvent mis, dans la sociologie de l'action...
. Le « Comité de coordination des foyers Sonacotra en grève » (CCFSG) est fondé en septembre 1975 et regroupe 27 foyers de la région parisienne (plus de 130 en juillet 1978, date à laquelle il change de nom pour devenir le « Comité de coordination des foyers en lutte »), avant de se dissoudre en 1981[18] [18] La date de dissolution fait problème. D'après certains...
s. L'organisation, au départ informelle puis progressivement hiérarchisée, se structure autour d'une dizaine de militants actifs issus pour la plupart de courants maoïstes. Leur objectif est de ne pas cantonner l'action collective à la seule interruption des redevances mensuelles de « participation aux frais de gestion » (comme les nomment les services de la Sonacotra), bien que celle-ci constitue incontestablement la partie la plus visible et la plus médiatisée du mouvement. Outre que le refus de paiement passe souvent par des « autoréductions », il est accompagné de différents modes d'action au cours de la lutte, dans la détermination desquels nous analysons plus loin le rôle différencié joué par les entrepreneurs et les « soutiens externes ». Le CCFSG organise principalement des manifestations (cinq au total entre avril 1976 et décembre 1979) et des meetings publics qui se déroulent à la Mutualité (trois sont organisés de février 1976 à avril 1977). Mais on ne saurait oublier les marches silencieuses (celle du 25 juin 1979 notamment), les occupations de lieux publics (comme le « campement » géant organisé à la suite de l'expulsion par la Sonacotra de tout un foyer de Garges-lès-Gonesse en juin 1979), les conférences de presse, la contre-expertise et les pétitions (dont certaines sont adressées au Secrétaire d'État aux travailleurs immigrés).

10 Par la visibilité et la relative incongruité des modes d'action utilisés par ces étrangers, on comprend alors que l'histoire de la « grève des loyers » dans les foyers Sonacotra tende à se confondre avec celle du CCFSG et contribue, de ce fait, à exclure de l'histoire officielle du mouvement les organisations concurrentes initiées par des syndicats (comme la CGT) ou des partis politiques (tel le PCF). Il est vrai que les actions initiées par ces derniers dans le cadre du conflit des foyers suivent davantage les voies de la « contestation maîtrisée », alors que celles organisées par les premières sont plus « transgressives » (McAdam et al., 2001 : p. 7-8)[19] [19] Les actions organisées par les militants CGT et PCF tout.... C'est sans aucun doute ce caractère transgressif qui permet d'expliquer la difficulté qu'ont eue les acteurs du CCFSG à peser sur les stratégies de la Sonacotra et du gouvernement. Si une grande partie des militants rencontrés sont aujourd'hui amers, en dépit du « désordre » que la « grève des loyers » a provoqué ­ les pertes financières, par exemple, s'élèvent de 1975 à 1979 à plus de 100 millions de francs pour la Sonacotra[20] [20] Document interne de la Direction générale, 23 juillet...
c'est en raison de l'incapacité de ce mouvement à faire advenir un nouvel acteur collectif dans le champ politique. Outre le fait que les principales revendications du CCFSG ne seront pas satisfaites ­ le statut de locataire n'a pas été accordé, l'organisation elle-même n'ayant jamais été reconnue officiellement par la Sonacotra ni par le gouvernement ­, la démobilisation rapide des résidants à partir de la fin de 1979 et l'arrivée de la gauche au pouvoir, qui ne donne pas dans les faits suite au dossier, finit de convaincre certains militants qu'ils ont mené une lutte « inutile ».



 

    
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