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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 17:18

Nous publions ce texte: "le rêve du bourgeois car des histoires tournent en boucle quand on discute tant soit peu avec les cheminots. ils racontent les dégats de l'informatique. disparition de poste au guichet , car le personnel au guichet subissent de plein fouet les achats sur internet- dégats sur le service des cars TER (annonce farfelues,qui désorientent, du personnel en gare) etc. Jamais aucune remise en question du capitalisme.Parlons de ce phénoméne de toutes les versions fantaisistes qui circulent pour expliquer la crise.  Nous aborderons cette question sans le retour nauséabond : "produisons français"en enlevant les  apologie de l'état nation. UNE notion entérrée par les divers syndicats ouvriers et remise en scéne au rassemblement des Glières par les apologistes du conseil national de la résistance.  Le texte ci dessous analyse l'évolution du capitalisme 

1.Le rêve du bourgeois

Une cause majeure de la crise actuelle, c'est la tentative du capitalisme de réaliser une de ses utopies.

Diviser...

Contrairement à ce qui se dit parfois, la bourgeoisie ne rêve pas d'un univers robotisé ou hyper-policier, mais d'une société sans ouvriers, en tout cas sans salariés auxquels leur fonction donne une force de blocage possible. Dans ce but, depuis 1980, elle s'efforce de recomposer la population active des pays dits développés autour de trois groupes principaux : (1) les salariés travaillant dans des services peu qualifiés, en particulier « les services à la personne », mais aussi les travailleurs manuels encore indispensables à la circulation physique des marchandises (chauffeurs routiers, manutentionnaires, etc.), dispersés et réputés - à tort - incapables de se coaliser ; (2) les semi-qualifiés du tertiaire (parmi eux, les fameux « intellos précaires ») employés dans l'enseignement, les médias, la publicité, la recherche, domaines désormais interpénétrés, et tout ce qui gravite autour des multiples facettes de la communication ; et (3) les qualifiés bien payés, gérant et organisant les deux premiers groupes. Malgré sa précarité et la modestie de ses revenus, l'ensemble n°2 partage les modes de pensée et, dans la mesure de ses moyens, de consommation du 3e : tous deux ont en effet en commun de réunir des « manipulateurs de symboles ». Il est d'ailleurs possible à une minorité de membres du 2e groupe d'intégrer le 3e. L'ensemble n°1, lui, n'a bien sûr accès qu'au « premier prix » des équipements et appareillages high-tech. Quant à aux supports matériels inévitables (car tout ne saurait être virtualisé) d'une vie de plus en plus vouée à l'immatériel et à la connaissance, leur fabrication sera assurée ailleurs, loin, de préférence outre-mer.

Les capitalistes de certains pays développés commencent cependant à se rendre compte qu'un pays sans « production réelle » est voué à devenir une puissance de second plan : « (..) la France a connu une désindustrialisation rapide, un mouvement plus accentué que dans beaucoup d'autres pays comparables. Les importantes pertes d'emplois industriels (- 27% depuis 1990) ont provoqué un transfert de la population active vers des emplois peu qualifiés et moins bien rémunérés. La création de nouvelles activités est insuffisante: depuis 1995, la France perd constamment des parts de marché. Et au bout du compte, on constate que cette perte de substance industrielle menace la prospérité du pays du fait de ses effets induits sur le reste des activités. » (Alternatives Economiques, février 2010)

La pente sera dure à remonter, d'autant que les salariés des pays développés n'accepteront pas les conditions imposées en Chine et en Inde, d'ailleurs incompatibles avec un pouvoir d'achat permettant le niveau de consommation indispensable aux économies occidentales et japonaise.

La course au low cost a aussi pour corollaire une uniformisation des marchandises qui finit par peser sur la rentabilité. Du point de vue de la production, quand dans la même usine en Roumanie sont à la fois fabriqués des modèles pour Toyota, Citroën et Peugeot, avec les mêmes pièces, il n'est étonnant que des millions de voitures retournent à l'atelier pour malfaçon. Quant au consommateur, si la référence à la marque disparaît, le niveau de confort technologique ne justifie plus guère le coût supplémentaire : à quoi bon acheter une « Twingo » plutôt qu'une« Logan », fabriquées dans les mêmes usines, avec les mêmes pièces produites par le même sous-traitant ? Seule une petite minorité d'objets (de pointe et/ou de mode) suscite un réel engouement, le reste est acheté par besoin et par habitude. Tout comme l'apparition de modèles spécifiques pour les pays émergents (voiture indienne à 2.000 $), on peut se demander s'il s'agit de marchandises adaptées à une société en crise en attendant des jours meilleurs, ou de l'amorce d'un nouveau cycle de développement.

...et précariser

Le précaire symbolise la voie suivie depuis la fin des années 70 : la recherche systématique du low cost, et d'une précarité institutionnalisée, par exemple en Allemagne grâce aux lois Hartz organisant des minijobs etmidijobs (400 à 800 € mensuels).

Quoique le RMI/RSA soit particulier à la France, qui comptait 600.000 bénéficiaires en 1992 et le double en 2007, il témoigne d'une logique à l'œuvre dans d'autres zones développées : pérenniser l'inemployabilité de millions d'exclus quasi définitifs du marché du travail, leur verser une allocation équivalant à un sous-salaire, et ainsi, car la France n'est pas un pays de bidonvilles ou de favelas, les maintenir en état de sous-producteurs et de sous-consommateurs. Par un tel dispositif, le bourgeois prouve son refus de la nécessaire conflictualité dans son rapport avec le prolétaire : il n'ose ni affirmer qu'une grande partie du travail est désormais « de trop », ni admettre que le travail lui reste cependant indispensable.

Ce type de solution crée plus de contradictions qu'il en résout.

Si le capitalisme ne peut durablement fonctionner en écrasant les prolétaires, ce n'est pas seulement parce qu'ainsi il risque la sous-consommation (sous-payer le travail freine le pouvoir d'achat), ou le désordre (se priver d'une minorité favorisée - souvent syndiquée - fragilise la stabilité sociale). Le problème est plus profond. Systématiser le précaire, c'est pour le capital faire comme si le prolétaire était toujours en trop, en sursis, embauché en attendant de trouver au Maroc ou en Inde un salarié qui fera les mêmes tâches pour moins d'argent, jusqu'à ce qu'un automatisme encore plus poussé rende inutile l'intervention humaine. La précarité, c'est un travailleur (même le mot semble désuet...) voué à perdre son emploi avec pour seul espoir d'en obtenir éventuellement un autre, plus contraignant, plus exigeant en termes de rentabilité, aussi peu payé, mais supposé plus intéressant, moins salissant, moins mécanique (ce qui est faux), faisant plus appel à l'esprit et moins à la matière (on est tenté de se croire intelligent quand on est aux commandes - au service - d'une machine moderne).

Une telle évolution ressemble à celles qu'a subies plusieurs fois la classe ouvrière depuis la révolution industrielle, mais avec une différence de taille. Quand les ouvriers professionnels de 1900 perdaient leur marge de contrôle (toujours en partie collectif) sur le processus de production, ils étaient privés d'une capacité à limiter leur exploitation. Pour autant, les usines, ou d'autres usines, continuaient à embaucher. Aujourd'hui, il s'agit moins de déqualification que d'une disqualification accélérée du travail dans les faits et les esprits. Or, non seulement le travail reste indispensable à la valorisation du capital, mais il a été et demeure un intégrateur social, et le plus puissant, celui dont dépendent les autres.

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