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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 08:37
Aucune affiche à Valence avec des revendication pour mobiliser pour cette
journéedu 11 octobre
. Ne nous laissonbs pas déboorder par les électoralistes
soit alternatifs rouge et vert soit NPA

*Et ils sont où les syndicats?*

> Le communiqué était prêt. Autour de la table, tout le monde s'était
levé pour siroter un petit noir bienvenu après plusieurs heures de
discussion. Pourtant, le 15 septembre, les organisations de salariés ne
sont pas parvenues à s'accorder sur les modalités d'action de la journée
du 11 octobre, qui sera la première grande journée sociale de la
rentrée. Divisés sur l'opportunité d'appeler à des /«grèves» /et
des/«arrêts de travail»/, les syndicats avaient abouti à un texte
imprécis, appelant à des/«modalités d'action les meilleures possibles»/.
Tout le monde, sauf Solidaires, était prêt à signer. Mais /in extremis/,
la CGT a retiré sa signature./«On a estimé qu'on ne pouvait pas y aller
/a minima/»/, explique Nadine Prigent, la négociatrice CGT. En fait,
c'est la direction de la centrale qui a posé son veto: pas question de
laisser à Solidaires le monopole de la radicalité.

> Résultat: pas de communiqué commun, un 11 octobre
qui s'annonce peu

suivi, et des divisions profondes étalées au grand jour. Triste bilan!
Unies dans le conflit sur les retraites, les organisations n'ont cessé
depuis de diverger. Alors que le chômage augmente et que la crise
perdure, les syndicats semblent incapables d'y proposer ensemble des
remèdes.

> Divisés, leurs leaders sont moins audibles. La pré-campagne
présidentielle qui capte une bonne partie de l'attention médiatique et
éloigne en partie le projecteur des leaders syndicaux y est sans doute
pour quelque chose. Mais ils paient aussi leur absence d'unité. Marcel
Grignard de la CFDT l'admet: /«Il y a entre nous des divergences
d'analyses profondes sur les raisons de la crise, la manière d'en sortir
et les stratégies d'action.»/ Autrement dit: à peu près sur tout.

> L'unité d'action affichée lors du (long) conflit sur les retraites de
l'automne dernier appartient bel et bien au passé./«Les syndicats
étaient très divisés sur les propositions au moment des retraites mais
ils avaient alors un mot d'ordre unique: le rejet de la réforme/,
explique Jean-Marie Pernot, chercheur à l'Ires
<http://www.ires-fr.org/index.php> (Institut de recherches économiques
et sociales)./Cette fois, il n'y a pas d'initiative du gouvernement à
laquelle ils peuvent accrocher un mouvement.»/ L'intersyndicale, qui a
compté jusqu'à huit organisations lors du conflit sur les retraites,
n'en réunit plus que cinq -- Force ouvrière, la CFE-CGC et la CFTC n'y
mettent plus les pieds.

> Surtout, le contexte social n'est pas facile, poursuit Pernot. /«On
observe dans toute l'Europe un abattement généralisé. Le niveau des
espérances est aussi bas que le chômage est élevé. Difficile de
mobiliser les gens .» /D'autant que si beaucoup de Français sont
descendus dans la rue l'automne dernier, la mobilisation s'est soldée
par un échec, le gouvernement n'ayant pas cédé d'un pouce./«L'épisode
continue de marquer les syndicats»/, estime Guy Groux
<http://www.cevipof.com/fr/l-equipe/les-chercheurs/chercheurs/bdd/equipe/15>,
du Centre d'étude de la vie politique française de Sciences-Po Paris
(Cevipof).

Si les organisations s'accordent sur le diagnostic (une grande
morosité), ils s'opposent franchement sur la stratégie à adopter en
cette rentrée sociale. Un débat évidemment troublé par l'approche de
l'élection présidentielle. Les plus modérés comme la CFDT ou l'Unsa
parient clairement sur une alternance en 2012, et songent à l'étape
d'après. /«Il n'y a pas de poussée sociale,/ estime Jean Grosset, numéro
deux de l'Unsa et soutien déclaré de François Hollande, comme une bonne
partie de la direction de l'Unsa. /Le mécontentement est très fort, mais
une grande partie des gens pensent que ça va se régler dans les urnes.»/
La CFDT continue d'afficher une neutralité politique, mais /«elle
prépare déjà les dossiers pour l'après-présidentielle/» en pariant sur
une victoire de la gauche, analyse Jean-Marie Pernot. Un /timing
/contesté par les autres organisations:/«L'intersyndicale est en deçà de
la situation sociale. Il n'y a pas de mobilisation à la hauteur des
enjeux»/, rétorque Annick Coupé, porte-parole de Solidaires./«On
continue à penser que même s'il y a des élections, il faut être très
offensif dès cette rentrée»/, renchérit Nadine Prigent (CGT).

> /«On continue d'être ensemble, ça compte quand même»/, plaide
Bernadette Groison de la FSU, revigorée par le relatif succès de la
journée de mobilisation dans l'éducation nationale du 27 septembre.

> De fait, les organisations continuent de se voir régulièrement. Mais
à quoi bon? Les syndicats n'arrivent même pas à se mettre d'accord sur
autre chose que des banalités et/ou des grands principes. Le dernier
communiqué de l'intersyndicale, en date du 1er septembre
<http://www.unsa.org/?communique-commun-UNSA-CFDT-CGT.html>, appelle
ainsi à une /«politique visant une autre répartition des richesses et
favorisant le développement économique et social»/, des /«réformes
structurelles importantes comme une réforme globale de la fiscalité
(...), une politique industrielle coordonnée au niveau européen, des
services publics de qualité»/, et des/«mesures urgentes» /comme
l'abandon de la hausse des tarifs des mutuelles, la suppression des
exonérations sur heures supplémentaires, une taxe sur les transactions
financières, l'emploi et le pouvoir d'achat. Pas franchement
transcendant, reconnaissent plusieurs dirigeants. L'intersyndicale n'a
même pas réussi à actualiser la plateforme de revendications communes
élaborée en janvier... 2009, en pleine tempête financière! (cliquer ici
pour afficher la déclaration du 5 janvier, signée alors par huit
syndicats).


«Il n'y a jamais eu autant de dialogue entre les syndicats depuis
l'après-guerre mais la désunion reste totale sur les propositions. Il
n'y a guère de programme commun»/, relève Guy Groux, du Cevipof. En
matière de salaires ou de pouvoir d'achat, les positions divergent
sensiblement./«Il n'est pas illusoire dans la période actuelle de parler
salaires et pouvoir d'achat»/, explique Nadine Prigent, qui rappelle que
la CGT plaide pour un Smic à 1700 euros, proposition reprise dans le
programme du Front de gauche -- il promet le Smic à 1700 euros au cours
de la législature. /«La relance keynésienne classique ne marchera pas/,
rétorque Marcel Grignard pour la CFDT./Il//faut d'abord investir dans
l'avenir. L'augmentation générale des salaires ne réglera pas la crise.
Quant au Smic à 1700 euros, personne ne descendra dans la rue pour ça!»/
Et, depuis cet été, le débat sur la dette et l'austérité a encore un peu
plus pourri l'ambiance.

Faute de consensus, chacun est donc tenté de jouer sa propre
partition. D'autant plus que les organisations sont en pleine campagne.
Le 20 octobre, plus de 3 millions de fonctionnaires de l'Etat et des
hôpitaux vont élire leurs représentants dans les organismes paritaires
de la fonction publique. /«Le fait d'être élu aux commissions
administratives paritaires et aux comités techniques permet de
participer à un nombre considérable d'instances de concertation et de
négociation»/, souligne Antoine Delblond, professeur de droit public à
l'université de Nantes
<http://editions.larcier.com/auteurs/33188/antoine-delblond.html>. Pour
les syndicats, dont la base militante reste la fonction publique,
l'enjeu financier est crucial. Car les élus mis à disposition par les
administrations pour exercer leurs fonctions syndicales constituent
souvent le /«squelette»/ des unions locales ou départementales, rappelle
Jean-Marie Pernot.

> Enfin, ces élections sont les premières depuis la réforme de la
représentativité de 2008, désormais mesurée sur l'audience réelle des
syndicats./«Il s'agit d'un test important»/, admet Jean Grosset (Unsa).

> Du coup, chacun est tenté d'afficher sa différence. Le secrétaire
général de la CFDT, François Chérèque, multiplie les déplacements en
province sur le thème des conditions de travail dans la fonction
publique, questions largement abordées dans l'ouvrage
<http://www.mediapart.fr/> qu'il vient de faire paraître. Il s'aventure
aussi sur des terrains bien plus politiques, comme les affaires ou
l'attentat de Karachi
<http://social.blog.lemonde.fr/2011/09/26/le-coup-de-sang-de-francois-chereque/>
-- certaines des victimes étaient des adhérents CFDT, le syndicat s'est
même porté partie civile dans cette affaire.

> Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, multiplie lui
aussi les déplacements. Mais il se fait très discret dans les médias, et
sa stratégie déroute./«La CGT semble en panne, sans cap précis»/,
analyse Jean-Marie Pernot. L'organisation, que ses partenaires de
l'intersyndicale avouent ne plus comprendre, semble s'être repliée dans
une logique contestataire ces derniers mois, tout en donnant le change
pour ne pas couper les ponts avec la CFDT. Quant aux organisations
extérieures à l'intersyndicale (CFTC, CFE-CGC et dans une moindre mesure
FO), elles semblent désormais davantage préoccupées par leur survie.

> Journée du 11 où la mobilisation s'annonce difficile faute de mot
d'ordre commun, élections du 20, puis vacances scolaires : /«On est
plutôt dans un schéma où jusqu'à mi-novembre, il risque de ne pas se
passer grand-chose»/, déplore Annick Coupé de Solidaires./«Sauf à
espérer un départ dans un secteur en particulier...»/

> /Mathieu Magnaudeix/

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