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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 05:23

Des années sont passées depuis ce 28 mars 1998 où Baleno a été suicidé à la prison de la Valette. Pourtant, ces luttes et ces pratiques –comme celles des compagnons morts avant et après lui– continuent de vivre dans les batailles de ceux qui incendient le monde. Les Tatangelo et Laudi (juges), les Genco (journalistes), les Petronzi (flics), ont assassiné Edo et Sole mais ne sont pas parvenus à endiguer leurs idées, nos idées. Baleno parlait et écrivait librement et –malgré la répression toujours plus acharnée– les anarchistes continuent de parler et d’écrire ; Baleno occupait des maisons vides pour se moquer de leur vie, et il y a toujours beaucoup de personnes qui, se foutant de la propriété, décident d’arracher à la spéculation un toit par leurs propres moyens ; Baleno a été arrêté (à Ivrea en 1993) parce qu’il construisait un engin explosif, et il y a encore beaucoup d’esprits et de coeurs courageux qui aiment s’adonner à la pratique méritoire de la destruction et de l’attaque contre les ouvrages du pouvoir. Baleno détestait le progrès technologique, le bétonnage des montagnes, la séparation de la vie dans des rôles préconçus et l’aliénation progressive dans laquelle l’être humain se précipite. Un être humain civilisé, moderne, auquel on a arraché toute autonomie, tout savoir et tout rapport de réciprocité. Aujourd’hui, la tension et l’obstination d’Edoardo –qui l’ont conduit à cultiver les montagnes aussi bien qu’à construire des machines à laver à pédales– sont partagées par de nombreux individus qui cherchent encore, malgré l’idéologie dévastatrice de la consommation, à recréer des rapports réels, à inventer, à reconquérir cette autonomie que l’industrie de la marchandise nous a ôté, nous abandonnant seuls dans un océan de gens, nous abandonnant seuls parmi une montagne d’objets.
Enfin, Edoardo Massari détestait et combattait la guerre, les frontières, les patries. Face aux massacres perpétrés aujourd’hui partout dans le monde, face à une idéologie patriotarde renaissante, face au mythe des bons Italiens qui exportent la démocratie, nous devrions tous nous rappeler d’un petit geste accompli par Baleno il y a tant d’années... Il n’avait pas de drapeau, ne saluait pas la bannière tricolore... mais se torchait le cul avec – et pas de façon métaphorique. Pour toutes ces raisons, après toutes ces années, nous continuons de revendiquer notre complicité avec ces compagnons disparus – qu’ils aient été coupables ou innocents. Nous sommes encore là pour répéter qu’Edo et Sole continueront à vivre dans nos luttes, dans nos idées et...

 

 

Baleno a été à nos côtés lors des nombreuses initiatives qui ont marqué le parcours de la pensée et de l’action anarchiste à partir de la fin des années 80, et pas uniquement dans le Canavese où il habitait. Il s’agit de déplacements fréquents d’un lieu à l’autre pendant des années, entre manifestations, occupations, mobilisations antimilitaristes et contre les dévastations de l’environnement, d’initiatives de solidarité contre la répression et de critique de la prison, de réunions et d’actions contre les diverses tentacules de l’Autorité et du Capital. Nous nous sommes rencontrés dans les charges policières lors de la manifestation contre l’ACNA à Savona en 1989, et puis encore à l’ex-Ilsa de Pont St. Martin, un centre social du Val d’Aoste, première occupation d’une longue série.
En avril 1991 dans le Canavese, la piscine de Caluso est occupée : il y avait aussi Baleno parmi les occupants, au milieu de beaucoup d’autres personnes du coin qui trouvaient là pour la première fois l’occasion de s’exprimer et de se confronter librement dans un lieu libéré. Cette année-là, des occupations, des expulsions auxquelles résister ainsi que des initiatives en solidarité avec les insoumis au service militaire se sont succédées dans de nombreuses villes et villages. Toutes ont vu la présence de Baleno avec ses balenate parfois géniales et parfois lourdes, avec ses exhortations permanentes à faire plus : « ... ben quoi, t’as peur... ».
En décembre de cette même année, quelques occupants de la Piscina et plusieurs personnes solidaires venues d’autres régions se sont mobilisées en vue de l’expulsion imminente : une quarantaine d’entre elles a occupé la mairie de Caluso, dont Baleno. En janvier 92, la piscine est expulsée par des carabiniers venus en force. Entre janvier et avril 93, deux autres occupations seront tentées dans le Canavese. Les maires et les carabiniers interviendront quelques heures après et en chasseront les occupants.
Le procès suite à l’occupation de la Piscina se termine par une condamnation sans précédent dans le Piémont pour un délit de ce genre : 7 mois de prison pour tous les accusés. Quelques jours plus tard, quelques individus parmi lesquels Baleno s’enchaîneront à une estrade lors d’un rassemblement public présidé par le maire d’Ivrea.
Le 19 juin 93, Baleno est arrêté à Ivrea. Il était allé faire soigner à l’hôpital une légère blessure qu’il s’était faite en s’adonnant à des expériences de chimie anarchiste dans son atelier de réparation de vélos. Une fois à l’hôpital, les carabiniers ont perquisitionné l’atelier et trouvé 46 grammes de poudre noire : c’est ainsi qu’a commencé la tentative de montage judiciaire contre lui. Non contents de l’enfermer en préventive pendant 7 mois (jusqu’au procès de janvier 94), puis de lui infliger un an de prison le 31 mars 95, ils tenteront en vain de l’incriminer avec d’autres anarchistes pour « bande armée ». Parmi les nombreux rassemblements et initiatives de solidarité dans toute la péninsule, une manifestation s’est déroulée à Ivrea le 22 décembre 93. Elle a démarré tranquillement mais, quelques centaines de mètres plus loin, le préfet a donné l’ordre aux manifestants de ranger les drapeaux noirs et de ne plus jeter de pétards : les participants ont refusé d’obéir et il a ordonné la charge. Les forces de l’ordre ont eu le dessous, et huit flics seront hospitalisés. L’un d’eux restera à terre, gravement blessé. C’est ainsi que la manifestation a réussi à aller de l’avant puis s’est terminée sans autre incident.
Sorti de prison, Baleno a repris ses activités habituelles et son attention s’est portée sur la défense du territoire montagnard, de ses espaces de liberté, de sa nature relativement non contaminée par les tentacules de la société industrielle. Tous les regards se sont tournés vers le Val Susa, où l’hostilité contre la dévastation du futur train à grande vitesse (TAV) appelait les ennemis de l’autorité à se rendre sur place.

1996-1998 : un passé de sabotages

Tags, vols, explosions au cocktail Molotov, certaines actions ont pu causé des dégâts jusqu’à 50 000 euros, sur des préparatifs au grand chantier, des sondages des sols et autres. Les auteurs se sont vu taxés "d’éco-terroristes" (pour cause de défense de l’environnement) par des médias qui se sont déchaînés et par un gouvernement italien qui relança le feu brûlant de la répression sur les milieux squats et anarchistes. L’Etat accuse sans preuve. Trois personnes, soupçonnées d’appartenir aux fantomatiques « Loups Gris », sont enfermées. On leur impute treize attentats. C’est Sole, Baleno et Silvano. La tension monte à Turin. Devant cette criminalisation de la lutte, les gens s’indignent : manifs et récoltes d’argent pour les détenus s’organisent. Les squatters réoccupent les lieux expulsés, casse les vitrines de luxe, des chasses à l’homme ont lieu en centre ville. On occupe les sièges sociaux de la presse qui vomit sa haine de la populace qui grouille...

En mars 1998, Baleno se pend dans sa cellule. Sole est mise à l’isolement. 10 000 personnes manifestent en solidarité aux prisonniers à Turin. En avril, Sole est assignée à résidence mais elle se suicide au mois de juillet. La répression et les arrestations continuent..
. Ces deux photos ont été trouvé sur ce site

 

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