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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 12:58
Brigitte Baron à Beaumarchés et Marie-Hélène Tarrieux à Estipouy ont fait le choix de ne pas vacciner contre la fièvre catarrhale ovine (FCO). Elles risquent aujourd’hui une amende de 4ème catégorie (135 euros/animal non vacciné, pouvant être majorée jusqu'à 750 euros/animal).
Qu’est-ce que la FCO ?
La Fièvre catarrhale ovine (FCO) plus simplement appelée «maladie de la langue bleue», est une maladie virale
qui touche les bovins et les ovins domestiques et sauvages et qui se transmet par l’intermédiaire d’un insecte.
Elle n’est donc pas contagieuse directement entre animaux et n'affecte pas l'homme. Il existe 24 sérotypes -
variétés- différents du virus, présents dans différentes zones de la Terre.
Petit Historique
Les sérotypes 2, 4 et 16 du virus touchent le bassin méditerranéen depuis les années 50, alors que le sérotype 8, connu depuis longtemps en zone subsaharienne a été détecté à partir de 2006 aux Pays-Bas. Suite à cela, en 2006, 2007 et 2008, plusieurs dizaines de milliers de bêtes (sur 19 Millions de bovins et 8 Millons d’ovins)
ont succombé à la FCO en France. Pour enrayer la maladie, une campagne de vaccination d’abord facultative puis obligatoire a été mise en place en 2007, 2008, 2009 et 2010.
Pourquoi ces éleveuses ont choisi de ne pas vacciner leurs moutons ?
·  En droit du Code rural, la FCO est classée comme contagieuse, ce qui justifie l’obligation de vacciner.
Pourtant, la maladie ne se transmet pas d’animal à animal et affecte les animaux sauvages qui constituent
une sorte de « réservoir d’animaux vecteurs de la maladie ». Le professeur Dehaumont, directeur de
l'agence nationale du médicament vétérinaire, assure donc que la vaccination des animaux domestiques
n'empêche pas nécessairement la propagation du virus. Le GDS reconnaît que l’éradication de la maladie
par la vaccination est quasiment impossible.
·  De plus, ce vaccin est loin d’être inoffensif pour les animaux. Plusieurs cas de décès, avortements, baisse
de fertilité, ont été décrits sur des élevages peu de temps après la vaccination, ce que ne conteste pas
l’AFFSA.
·  Par ailleurs, il est possible d’utiliser des techniques alternatives préventives et curatives et de développer
l’immunité naturelle des animaux, qui, contrairement au vaccin, est gratuite et perdure toute la vie de
l’animal. D’après G. Foucras (INRA), la durée de l’immunité post infectieuse est longue et dure
vraisemblablement plusieurs années. Elle est très certainement supérieure à celle induite par voie
vaccinale.
·  Enfin, il se trouve que dans les adjuvants du vaccin, il y a des métaux lourds qui sont stockés par les
cellules et se retrouvent dans la viande consommable. A l’heure actuelle, aucune étude n’a été faite sur les
conséquences éventuelles de ces adjuvants sur la santé des consommateurs.
Face à ces éléments et incertitudes, partout en France, des éleveurs ont considéré que l’obligation de vacciner
était injustifiée, allant contre leur intérêt et contre l’intérêt général.
Ils ont donc refusé la vaccination. Les éleveurs qui ont refusé de vacciner leur troupeau ne sont pas contre la
vaccination dans son principe. Ils sont conscients qu’elle peut être nécessaire sur certains élevages
immunodéprimés ou tout simplement que cela peut être le choix technique opéré par d’autres éleveurs. Ils ont
choisi, en toute connaissance de cause, de ne pas la mettre en oeuvre sur leurs troupeaux. Si l’objectif de cette
campagne de vaccination était de protéger le cheptel français de la maladie, rien n’interdisait en effet de leur
laisser le choix d’apprécier le moyen de lutte le plus approprié à leur cheptel.
Vaccination contre la FCO :
2 éleveuses d'ovins citées à comparaître
au Tribunal d'Auch le 16 Mars à 14h
Publié dans : OGM, agriculture,...
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