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le blog du laboratoire anarchiste

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 15:34

 

Maureen Kearney voulait obtenir l’accord secret franco-chinois, qui avait fait l’objet d’une lutte sans merci entre Areva et EDF.

Par YANN PHILIPPIN

Maureen Kearney a-t-elle payé le fait de s’intéresser de trop près à l’accord secret conclu en octobre entre EDF, Areva et la Chine ? Une signature intervenue après deux ans de bagarre entre les frères ennemis du nucléaire. Avec, en toile de fond, le soupçon qu’EDF veut brader le savoir-faire tricolore aux Chinois.

L’enjeu pour la filière française : s’imposer sur le marché le plus prometteur du monde, où 200 nouvelles centrales sont prévues. Areva mise depuis 2007 sur l’Atmea, un réacteur de moyenne puissance développé avec le japonais Mitsubishi. Mais, en avril 2010, EDF, dirigée par le très sarkozyste Henri Proglio, conclut, de son côté, un accord avec l’électricien chinois CGNPC pour concevoir un modèle concurrent. En février 2011, Nicolas Sarkozy tape du poing sur la table. Et donne pour mission au patron du Commissariat à l’énergie atomique de faire converger les deux projets pour mettre fin à ce combat fratricide.

Radical. L’éviction, en juin 2011, de la patronne d’Areva, Anne Lauvergeon (1), ennemie de Proglio et opposée à son projet chinois, réchauffe les négociations entre les deux groupes français. Mais n’apaise pas les craintes d’Areva, où l’on est persuadé qu’EDF veut consentir des transferts de technologie massifs, mais aussi acheter des composants en Chine plutôt que chez Areva. «Nous voulons protéger nos usines françaises», s’inquiétait alors un cadre du groupe.

Des craintes confirmées par la révélation, en janvier 2012 parle Nouvel Observateur, de l’accord entre EDF et CGNPC d’avril 2010. Il prévoit que le groupe chinois pourra «participer aux nouveaux projets nucléaires d’EDF en France comme investisseur ou fournisseur de services». Choqués, deux députés socialistes, Bernard Cazeneuve et Jean-Marc Ayrault, écrivent au gouvernement pour manifester leurs «vives inquiétudes».

La suite de l’histoire, révélée par le Nouvel Obs et le Canard Enchaîné, est édifiante. Alors que Sarkozy avait renouvelé ses consignes d’unité en février 2012, EDF conclut, dans le dos d’Areva, un nouvel accord-cadre, encore plus radical, avec CGNPC. Le texte indique qu’EDF prévoit d’acheter au chinois de «gros composants»stratégiques destinés à ses centrales tricolores. Concernant la future centrale franco-chinoise, EDF abandonnerait la propriété intellectuelle du cœur du réacteur, ouvrirait à CGNPC toute sa documentation de «retour d’expérience» sur ses centrales actuelles et partagerait ses recherches dans le domaine des «logiciels classifiés».

Alerté à la veille de la présidentielle, le gouvernement Fillon refuse d’avaliser l’accord. Lorsque l’équipe Hollande le découvre, en septembre, c’est la fureur. «Des messages très fermes ont été transmis à Proglio», dit une source gouvernementale.

Ultrasensible. Dans la foulée de son premier conseil de politique nucléaire, fin septembre, le gouvernement appelle à un partenariat«durable et équilibré avec la Chine». Malgré cette affaire, EDF et Areva signent, dès le 19 octobre, un accord tripartite avec CGNPC. Depuis, ni les protagonistes ni le gouvernement n’ont souhaité dévoiler son contenu. Quelles concessions la France a-t-elle finalement accordées à la Chine dans ce domaine ultrasensible ? C’est ce que Maureen Kearney cherchait à savoir.

 

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