le blog du laboratoire anarchiste
Le Laboratoire anarchiste ni centre social, ni think thang,
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le blog du laboratoire anarchiste
ce texte vient de reclaim the field ceux qui o mené l'action de Dijon,La FRAPNA Drôme en partenariat avec le réseau
des AMAP Rhône-Alpes,
Verts et Citoyens, Agribiodrome, la Confédération paysanne, des valentinois, des agriculteurs, des élus locaux vous invitent à participer à une réunion publique pour débattre du projet de
l’implantation d’un centre Décathlon/Oxylane à Valence sur des terresagricoles.
La souveraineté alimentaireContexteC’est la volonté des peuples ou des gouvernements de décider de leuragriculture, de leur alimentation et de sa dimension culturelle.Aujourd’hui, la confédération paysanne et la Via CAMPESINA utilisentbeaucoup ce terme comme slogan, en le complétant par d’autres notions(voir la déclaration de Nyelieni).Ce thème est très important pour la Via CAMPESINA comme pour les pays dusud, qui l’ont choisi comme slogan fédérateur. C’est un mélange destratégies sur la prise de pouvoir, avec l’arrivée à la tête de l’étatd’un gouvernement amis des peuples et prêt à lancer une vrai reformeagraire.En Europe, nous ne sommes pas dans le même contexte :Les forces de gauche ont décu et n'ont pas gestion alternative du système.Le terme souveraineté alimentaire implique la définition des termes« nation » et « peuple ».De plus, la définition de « peuple » diffère entre le Sud et le Nord AuSud quand on parle de peuple, on entend groupement des personnes avec unemême culture et une même langue.Au Nord, la notion de peuple renvoi à l’idée d’union d’individus autourd’une langue dans Etat. Comme exception à cette vison centralisée dupeuple en Europe, il y a les Basques, les Bretons, les Corses…La notion de souveraineté alimentaire implique un pouvoir national et peut déboucher sur une inscription dans la Constitutions et être inscrit dansune charte (récupération politique), mais n’entraîne pas forcémentl’implication de la notion dans la réalité.QuestionnementIl est possible que certains Etats récupèrent ce terme à leur comptedurant des négociations (style OMC), mais aucun gouvernement ne croit réellement à ce concept, sauf peut-être en Amérique Latine.La lutte pour la souveraineté alimentaire est menée par des petitspaysans. Si souveraineté alimentaire devient politique d'Etat, ilexisterait un risque de n'obtenir que des grosses fermes d'Etat.Comme exemple , on pourrait citer la souveraineté énergétique, quiencourage des gros projets centralisés de production d’énergie (grandbarrage, grand zone photovoltaïque…)L’action au niveau national impliquerait le retour des barrière douanière(frontières, contrôle, taxes…) . Elles récolteraient de l’argent dont onpromet qui serait redistribuée aux agriculteurs (...).Cet argument ressemble à la vision de la taxe Tobin (on explique que l’onrajoute seulement une petite taxe, sans clareté quand à l'utilisation del'argent ).Frontières, contrôles et taxes ne sont que le retour à d’ancienne méthodesde défense commerciale nationaliste. À l’heure de l’Europe et de lamondialisation, il est nécessaire d’inventer ensemble autres chose, unemondialisation des luttes.Risques :Un Etat appliquant la souveraineté alimentaire chez lui pourrait toutaussi bien conserver la répartition agricole actuelle (la division de laproduction par zones spécialisés, comme la Bretagne et les cochons) Ilpourrait de même conserver les mêmes méthodes que celles employées dansl’agriculture industrielle conventionnelle, telles le recours à lamain-d’œuvre sans-papiers légalisée ou pas (contrat OMI en Europe).Proposition:On pourrait plutôt diriger le débat sur la dilapidation des ressources etle bas-coût des transports, ce qui me paraît plus intéressant que le débatsur les frontières:Les moyens de transport et ce bas-coût du pétrole, permettent lapetro-agriculture (avec utilisation de pesticides, d'engrais, de grossesmachines agricoles…)Si on doit poser un slogan, il doit amener le débat sur les rapports dedomination et sur le colonialisme.La question des exportations des rapports de domination coloniales etcomment on en sort ensemble est a pose car il est urgent de faire le point sur l’histoire et changer nos rapport base à la dilapidation desrichesse et la création de valeurs en tenant une partie de la populationhors des besoin vitaux et harceler par la réclame pour les marchandises.L'utilisation de ce terme comme slogan ne pose pas clairement de contexte,et peut donc être facilement réutilisé par la sphère marchande(supermarché, agro-industrie..) comme l’ont été le commerce dit équitableet l’agriculture biologique (détruite par les dernières normeseuropéennes).Pour les acharnés du slogan, l’autonomie fermière ou vivrière sont encorelibre de droit d’auteurs...Il est important de mettre en avant une production :de taille humaine, familiale ou collectiverespectueuse de l’environnement, certifié bio ou paslocale, ou produite sur placetransformée sur place et par les producteurs eux-mêmes,polyforme (pas de monoculture)Les paysans devraient :pratiquer la vente directe (et rien dans les supermarchés),contrôler les rendements (des produits concentre de qualité et pas grosvolume ingérables),ne pas exploiter de main d’œuvre (sous paye, sans papier, servage,esclavage..),favoriser l’installation de jeunessauvegarder la biodiversité (des champs avec une diversité génétiques)conserver des savoir faire locaux ancestraux .Voilà pour faire avancer la discussion. Pour moi , l'utilisation de ceterme est délicate, car appartenant au champ lexical de l’extrême droite(et a sa vision de gauche, par exemple le « consommer français » du particommuniste). Il est urgent d’inventer autre chose et de faire le tri dansce qui est à prendre et ce qui à revoir par la Via Campesina.Et savoir ce que nous voulons…paul
Mardi 18 juin à 19h
Repas de solidarité
aux compagnon-e-s italien-e-s emprisonnée-s
pour le G8 Gênes 2001
pour "dévastation et saccage"
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