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coordination anti nucléaire

Mardi 24 avril 2007 2 24 /04 /2007 08:59
Hier soir une amie racontait le passé valentinois ; le crin  (collectif antinucléaire), et ce passé douloureux qui a vu les centrales s'installer dans la Drome et l'Ardèche sans coup
férir. Il faut reprendre cette histoire qu'on a laissé  à l'ombre. Les nuclérocrates continuent leurs boulots  de croque mort

Ils installent à Briffaut des sections d'ingénieurs  pour justifier la continuation de ce crime contre l'humanité. Mardi 18h30   au laboratoire 8 place St jean  une occasion à reprendre le fil de l'histoire anti nucléaire


¬ Nucléaire : "une histoire incroyable..."

L’affaire géne, bouscule la confiance dans les notables et les institutions, dépasse ce qu’une simple association (Cedra) a mis à jour ; et puisque les "responsables" se terrent, nous publions ci-dessous un témoignage local sidérant...
Et si celui-ci vous révolte, faites circuler cette info à tout va, la force de l’opinion publique étant ce qui reste de plus efficace...

Les faits en 40 lignes

C’est l’histoire incroyable d’un Champenois, Michel GUERITTE, qui, inquiet du trop grand nombre de malformations congénitales, de pathologies de la thyroïde, de cancers de toute sorte, dans sa propre famille, et dans son village, Ville-sur-Terre, dans l’Aube, commence une enquête sur un éventuel rapport de cette situation sanitaire anormale avec les effets du fameux nuage de Tchernobyl.

En novembre 2006, au moment même où il s’apprête à commencer le montage d’un film, judicieusement titré : Tchernovil-sur-Terre, explicitant le rôle de l’iode 131, des cesium 134 et 137, dans cette partie de la Champagne, il apprend qu’un site nucléaire, situé à 8000 m de sa maison natale, le CSA de Soulaines, (Centre de Stockage de l’Aube), rejette dans l’atmosphère des gaz radioactifs. Activité cachée aux riverains et aux élus, depuis 14 années !

Effectivement, avant d’être enfouis dans des alvéoles en béton, les fûts de déchets radioactifs sont écrasés par une énorme presse, pour économiser du volume. Le volume total du stockage étant limité à 1 million de m3 !

Les galettes sont alors reconditionnées dans des fûts neufs.

Dans un atelier confiné, malgré une ventilation nucléaire et des filtrages soit disant appropriés, des effluents gazeux radioactifs sortent par une cheminée de 17 m, et se répandent dans l’atmosphère.

Rappelons que l’ANDRA Soulaines est autorisée par l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) à rejeter environ 50  Becquerels par an.

Le 25 janvier 2007, la preuve est établie que les villages sous les vents dominants, donc à l’est de l’Aube, et à l’ouest de la Haute-Marne, sont gravement contaminés par les radionucléides issus de la cheminée.

Exemples :

-  100 fois plus de cancers de la thyroïde, (cent fois), que les cancers attendus.

-  550 malades de la thyroïde à Bar-sur-Aube,

-  des quantités de cancers du pancréas, du foie, du colon, de la prostate, de la vessie, du sein... Sans oublier les Alzheimer et les Parkinson ! Les traitements de la stérilité...

Bref des milliers de vies brisées...

Les vétérinaires ont remarqué que même les chiens sont malades de la thyroïde !

Michel GUERITTE entreprend alors de dénoncer l’affaire. Il crée une association : La Q.V. (Qualité de Vie à Ville-sur-Terre et ses environs)

La Q.V. souhaite qu’au nom du principe de précaution le compactage soit stoppé au plus vite.

La Q.V. souhaite que les responsables soient poursuivis en justice."

 

Cette histoire illustre le travail de l'ASN . Mardi soir au Laboratoire venez nombreux: nous diffuserons largement la pétition de la Criirad qui demande l'abrogation des  lois de juin 2006 qui concernent l'ASN .

Au pole Briffaut se sont ouvert des sections  "cache misère", qui forment des ingénieurs pour la gestion des déchets nucléaires  comme le stipule le carton d'invitation  " droit de l'homme et environement".

Le nucléaire Français a été bati sur le mensonge et le secret défense

Par luc, gérard - Publié dans : coordination anti nucléaire
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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /2007 04:40

Le racisme scientifique



 

rapide introduction: Le mercredi 25 avril 2007 le professeur François Brut vient à Valence  au site de Briffault  pour finaliser le futur " centre ingénérie nucléaire", unique en Europe. Celui ci entre autre sera accompagné  le professeur eric Liatard. Ce centre aura pour l'instant trois masters: un DEss de "gestion  des déchets radio actifs", master de"assainissement et démentélement des installations nucléaires" et  un master de"sureté nucléaire". D'autres master doivent se rapprocher de ce pôleentre autre le master "radio protection". En quoi ceci est alarmant. En effettout ceci est au service actuellement de l'ASN . Cette Autorité de Sureté Nucléaire est phagocité par  les industriels du nucléaire. Cette agence est dénoncé par la Criirad  grace à  des dossiers, que l'on peut trouver sur leurs sites, ainsi qu'une pétition qui demande l'abrogation de deux lois qui valident le processus qui officialise la main mise compléte de l'information sur le nucléaire par le lobby militarot industriel nucléaire Européen. Pour l'instant cette pétition est utilement téléchargeable sur internet ( site Criirad). Pour finaliser cette main mise les industriels du nucléaires ont obtenu l'installation "institut de radio protection et de sureté nucléaire sur Rovaltin". J'ai placé le texte de Jean claude Salomon qui illustre lecomportement des scientifiques inféodés des pouvoirs pour justifier le régime en place; Il est fort utile d'envoyer sur l'email du Laboratoire anarchiste d'autres contribution

article deJean-Claude Salomon



Cinquante ans après la fin de la seconde guerre mondiale, on commence enfin à mieux comprendre ce que furent certaines composantes de l'Allemagne nazie. Des travaux récents décrivent le comportement des scientifiques avant et pendant le régime hitlérien (1) (2).
 On voit combien les théories raciales nationales-socialistes eurent besoin d'obtenir l'aval d'une majorité des anthropologues, des ethnologues et des généticiens allemands, pour établir solidement dans les esprits "la supériorité de la race germanique".
Pendant ces cinquante années, la génétique humaine a fait des découvertes qui ôtent toute validité au concept de race dans l'espèce humaine. Et malgré cela les revues médicales et biologiques américaines publient fréquement des articles dans lesquels le racisme scientifique jouit d'une actualité indiscutable. Cette constatation est grosse de dangers potentiels.

Le racisme est un phénomène social, hélas présent dans la plupart des pays. Il varie selon les lieux et les circonstances. Sans doute sa croissance dans la plupart des pays développés est-elle liée à la crise économique, sociale, morale et politique qu'ils traversent. Le racisme scientifique en constitue une forme particulière, en prétendant donner à l'existence des races des fondements biologiques et anthropologiques, permettant de légitimer toutes comparaisons entre les races différentes, et d'entériner les différences sociales en les fondant sur la "nature des choses". Si les critères de comparaison gagnaient une véritable légitimité scientifique, ils permettraient de mesurer et d'évaluer, de façon matérielle et irréfutable, la supériorité ou l'infériorité de tels ou tels caractères raciaux. L'antiracisme n'exclut pas toujours l'existence objective des races. Prêt à admettre l'existence de la race jaune, de la race noire et de la race blanche, l'antiraciste, fort d'une critique historique et morale du racisme et de l'égalité proclamée des hommes, refuse souvent toute comparaison globale entre races. Cet antiracisme courant admet les différences entre les races, mais refuse d'attribuer ces différences au caractère héréditaire de la couleur de la peau, soulignant l'importance des facteurs culturels, il ne critique pas le racisme scientifique, du moins pas radicalement.

I) le racisme scientifique génétique
Le racisme scientifique est né à la fin du XIXème siècle. Conforté par l'interprétation tendancieuse du darwinisme, qualifié de darwinisme social, il a connu son apogée sous le régime national-socialiste : la majorité des anthropologues et des généticiens demeurés en Allemagne de 1933 à 1945 ont appuyé de leur autorité la conception d'une Europe divisée entre des sujets de race nordique, alpine ou méditerranéenne. La contamination par les sujets de race juive, affaiblissant la race nordique, était l'élément de base de l'antisémitisme nazi. Ainsi "prouvée" la supériorité de la race nordique sur les autres races, la nécessité de sa sauvegarde justifiait les lois de Nuremberg et tout ce qui s'ensuivit.

1)- Depuis cinquante ans, la génétique a considérablement accru notre connaissance de la diversité biologique des hommes à l'intérieur de l'espèce humaine. En même temps, et quelles que soient les populations considérées, il a été démontré que cette diversité des caractères, à l'intérieur de chaque population, dépasse et de beaucoup celle existant entre populations différentes. Au point qu'aujourd'hui il est impossible, à partir des seuls caractères physiques ou génétiques, de dessiner un profil biologique propre à un groupe défini, fondé sur la couleur de la peau, l'appartenance religieuse, la langue maternelle, le pays ou la région d'origine, les noms patronymiques, etc.

D'une population à l'autre la répartition statistique des caractères génétiques peut varier, rien de moins, mais rien de plus. Bien entendu, une population longtemps isolée et constituée de peu d'individus, court le risque, lié à l'endogamie, de voir réduire sa diversité génétique. Ceci n'a rien à voir avec aucun des critères raciaux de la science nazie, non plus qu'avec la couleur de la peau.

2) En s'aidant des marqueurs génétiques, des études linguistiques et de bien d'autres disciplines, la paléontologie humaine s'efforce de retracer, pour les populations contemporaines, l'histoire des migrations et des brassages. Par exemple, la répartition actuelle d'une maladie génétique monogénique, l'anémie à hématies falciformes, permet de retracer la migration des hommes partis d'un foyer dense et persistant en Afrique orientale vers l'Afrique de l'Ouest, puis le passage, lors de la déportation des esclaves, de cette maladie vers l'Amérique, où on la retrouve parmi les descendants des esclaves. L'anthropologie ne laisse à aucun moment la place à l'existence physique des races. On ignore absolument la couleur de la peau des hommes de Néanderthal ou de Cro Magnon. Ni l'histoire, ni la préhistoire, ni la géographie ne témoignent de la réalité objective des races.

3) conclusions provisoires
-Cependant, aujourd'hui, presque toutes les études épidémiologiques publiées par les grands journaux médicaux et biologiques américains, utilisent, au milieu d'un appareil scientifique rigoureux, une catégorie aussi radicalement non scientifique que celle de "races" caucasienne, hispanique, orientale, noire et indienne, qui sont aussi étrangères à la science que les "races" nordique, alpine et méditerranéenne de l'anthropologie germanique des années trente.

-Cependant, l'Association Américaine pour la Recherche sur le Cancer (American Association for Cancer Research) demande régulièrement à ses membres, par un questionnaire annuel, de préciser leur origine raciale ou ethnique, au motif de permettre à l'association de mieux administrer les programmes de soutien aux minorités. Libre à chacun d'apprécier la sincérité ou l'hypocrisie de cette justification.

Dans un article consacré à l'inégalité devant la mort, et son évolution de 1960 à 1986, aux Etats Unis, article publié par Georges Pappas et coll. dans le célèbre New England Journal of Medicine, les auteurs posent le problème en ces termes : "Nous avons calculé le taux de mortalité pour les sujets âgés de 25 à 64 ans, en relation avec la race, le sexe, le revenu et la situation de famille" (3). Comme dans la plupart des pays où de telles études ont été menées, les auteurs américains mettent en évidence une relation statistique très forte entre la mortalité par classe d'âge, le niveau socio-économique et le niveau d'éducation. Cette relation évolue avec le temps vers une aggravation des écarts de mortalité en fonction des écarts économiques et éducatifs. La couleur de la peau, quand les paramètres socio-économiques et éducatifs sont évalués, s'avère un critère épidémiologique dénué d'intérêt. Néanmoins, la plupart des études américaines analysant les facteurs de risque (4) ne prennent pas en compte les niveaux de revenu, d'éducation, ou la profession exercée, alors qu'elles n'omettent pas la "race" (blanche ou caucasienne (!), noire, hispanique (!), orientale ou asiatique, indienne) (5). Qui connaît l'histoire et la sociologie des Noirs d'Amérique du Nord, constatera la grande superposition entre pigmentation cutanée, modestie des revenus, et faible niveau éducatif. La couleur de la peau, caractère génétique, recouvre et cache la pauvreté et l'exclusion, caractères sociaux. Ceci n'est ni nouveau, ni original. La substitution du mot "ethnie" au mot "race", trop associé au racisme, ne change rien à l'affaire. Au contraire, l'usage extensif du terme "ethnie", qu'on se garde habituellement de définir, ajoute à la confusion, éloigne de la rigueur scientifique. Que cette confusion soit tellement présente dans des revues par ailleurs si rigoureuses, confère une scientificité forte à ce qui n'en a aucune, et valide le terme de "race". D'autres journaux d'aussi grande notoriété que le New England Journal of Medicine : l'American Journal of Medicine, le Journal of the American Medical Association (JAMA), publient aussi régulièrement des articles entachés de racisme scientifique.

-Bien entendu, aucun des articles incriminés n'explique les critères scientifiques de l'appartenance à l'une des "races" mentionnées. Comment du reste pourraient-ils y parvenir ? Où se situent, dans cette classification, les sujets aux ascendants blanc et noir, ou blanc et jaune, ou noir et jaune ? Les métis n'existent pas dans ces recherches où ne figurent que des sujets de "race pure". Qu'est-ce que la race hispanique, à laquelle ne semblent appartenir ni les Castillans, ni les Aragonais ?

Il y a une grande cohérence dans cette expression du racisme scientifique. A tel point qu'on voit de façon occasionnelle des publications européennes reprendre les termes de la classification raciale américaine. Tant est forte sur l'Europe l'influence des idées américaines et la pénétrance du darwinisme social. Même la barbarie des conquistadores est remise en question. Dans un article paru en 1992 dans la revue Science, Black compare la diversité génétique d'une portion du génome des Amérindiens avec la même portion du génome de diverses populations d'autres continents. La portion du génome étudié : le locus HLA, contrôle la fonction immunitaire. La faible diversité des Amérindiens pour cette zone du génome expliquerait la fragilité immunitaire et la sensibilité extrême aux maladies infectieuses et parasitaires des peuples amérindiens, et rendrait compte de l'effroyable mortalité dont ils furent victimes après la conquête, mortalité qui a réduit la population de 50 ou 60 millions de personnes à 5 millions environ, en un siècle. La part jouée par la barbarie des conquistadores étant alors ramenée à peu de choses (6). Evidemment, on compare les survivants actuels des Amérindiens, avec les peuples des autres continents, mais on ignore tout de la diversité génétique de l'époque précolombienne qu'on ne sait pas mesurer rétrospectivement. La fragilité immunitaire précolombienne est souvent mentionnée, mais non prouvée. L'irruption des conquérants à la fin du XVème siècle a sans doute apporté des micro-organismes pathogènes dans le Nouveau Monde, et en a ramené aussi. Sans pour autant que les populations européennes en aient été réduites de 90%. Les meurtres et les mauvais traitements ont sans doute réduit la population amérindienne de façon considérable, brisant les cultures, anéantissant les civilisations et émiettant les peuples, favorisant l'isolement de petites populations, la progression du taux d'endogamie et la réduction probable de la diversité génétique que l'on observe aujourd'hui, conséquence du désastre démographique, et non cause de ce désastre. Cause ou plus probablement conséquence, on n'en saura probablement jamais rien. Néanmoins, en acceptant de publier cet article, malgré l'énorme faute méthodologique, transposant 500 ans en arrière un phénomène vraisemblablement assez récent, les rédacteurs de la revue "Science" ont choisi de conforter la thèse d'une élimination des Amérindiens unis par la "race" dans une commune fragilité immunitaire. Premier exemple historique de la mondialisation des échanges et de la disparition des moins aptes.

Demeure la question majeure. Pourquoi les Nord-Américains expriment-ils si ouvertement leur racisme scientifique ? Pour répondre convenablement à cette question, mieux vaut postuler qu'ils ne sont pas socialement plus racistes que les Européens. Si les "problèmes raciaux" sont souvent aigus aux Etats Unis, l'Europe en abrite bien autant, même s'ils sont différents. Là-bas comme ici, derrière chaque phénomène "racial" se cache un problème social. Jamais l'Europe, où se trouve Auschwitz, ne sera en position de donner des leçons sur ce sujet. Selon les époques, les Américains (d'origine européenne) ressentent plus ou moins intensément leur responsabilité historique dans l'éviction des Indiens ou dans la traite des Noirs. Déjà, à la fin du XIXème siècle et au début du XXème, des anthropologues éminents comme William Du Bois et Franz Boas cités par Baker (8) combattirent en Amérique le racisme scientifique. Aux Etats Unis, la société, qui associe et juxtapose des communautés, reconnaît l'existence de minorités et leur statut souvent défavorable. En cherchant par des mesures positives à améliorer les statuts de ces minorités, les autorités sont amenées à identifier ceux qui s'en réclament. C'est une nécessité administrative. A la différence de Richard Hernnstein et Charles Murray (9), on se gardera ici de juger du bien-fondé de ce mode d'action et de son efficacité. Dans "The Bell Curve" ces auteurs rouvrent le débat sur les différences de QI entre les noirs et les blancs américains Comme leurs trop nombreux prédécesseurs dans cette ligne de pensée, ils ne mettent en cause ni la validité de la mesure du QI, ni l'ambiguité du concept d'intelligence, ni les critères d'inclusion dans chaque groupe des sujets qualifiés de blancs, de noirs, d'hispaniques... Sur ce dernier point, disons simplement que les biologistes sont obligés de réfuter toute validité à cette démarche. Si les races existent pour les sociologues, ou pour les responsables politiques, elles n'ont aucune existence pour les généticiens; il n'y a pas de "races biologiques". Et pourtant on constate bien dans les publications scientifiques la transposition des éléments d'une classification raciale vers le domaine du savoir scientifique.

La science allemande, avant et après l'arrivée au pouvoir des nazis, s'accomodait sans aucune critique de ce type de transposition. Son histoire commence à être connue ce qui permet d'appréhender le racisme scientifique et le risque de voir fonder "en vérité" les politiques raciales et leur cortège de malheur.

On peut à la fois admirer la médecine et la biologie américaines, et dénoncer le risque que le racisme scientifique devienne subrepticement celui des hommes de science, et pas seulement en Amérique bien entendu. Beaucoup d'entre eux furent, il n'y a pas si longtemps, les complices discrets, mais complices malgré tout, de la "purification ethnique" la plus criminelle du monde contemporain. Il faut sans attendre étudier l'attitude des scientifiques sud-africains pendant la période de l'apartheid. Il faut aussi analyser avec soin dans quelle mesure la mode américaine aurait, en ce qui concerne le racisme scientifique, réussi à s'implanter dans d'autres pays scientifiquement développés.

Dans un tel débat, les scientifiques dans chaque pays doivent prendre toute leur place parmi les citoyens clairvoyants, s'ils ne veulent pas que la société puisse un jour leur faire grief d'avoir trahi, par négligence, par indifférence, par incohérence ou par lâcheté, leur mission sociale impérative. Il y aura sans nul doute matière à débat et des points de désaccord. La question posée reste simple : avec ce que nous savons aujourd'hui de la diversité des hommes, vu à travers le prisme de toutes les disciplines concernées, le terme de "race" a-t-il, ou n'a-t-il pas de signification scientifique? Sachant que dans le temps présent, sans l'appui d'une référence scientifique, le racisme ne peut devenir aujourd'hui la doctrine officielle d'aucun état. C'est pourquoi les hommes de sciences solidaires en Europe, en Amérique, en Afrique, en Asie et en Océanie doivent en débattre, et sans tarder prendre fermement position sur ce point (10).

Notes:
1. - La Science sous le Troisième Reich, (sous la direction de Josiane Olf Nathan, collection "Science Ouverte", Seuil, Paris, 1993

2. - Benno Müller-Hill, Science nazie, science de mort, Odile Jacob, Paris, 1989.

3. - Gregory Pappas et coll. "The increasing disparity in mortality between socioeconomic groups in the United States, 1960 and 1986". New England Journal of Medicine 329, 103-109, 8 juillet 1993

4. - Dans neuf numéros du New England Journal of Medicine parus consécutivement en 1994, nous avons retrouvé la mention de la "race" des sujets dans six articles différents.

5. - Charles Cleeland et coll. "Pain and its treatment in outpatients with metastatic cancer". New England Journal of Medicine 330, 592-596, 3 mars 1994
David Moliterno et coll. "Coronary-artery vasoconstriction induced by cocaine, cigarette smoking, or both". New England Journal of Medicine 330, 454-459, 17 février 1994
Dennis Jensen et coll. "A controled study of ranitidine for the prevention of recurrent hemorrage from duodenal ulcer". New England Journal of Medicine 330, 382-386, 10 février 1994
Claudia Steiner et coll. "Surgical rates and operative mortality for open and laparoscopic cholecystectomy in Maryland". New England Journal of Medicine 330, 403-408, 10 février 1994.

6. - Francis Black "Why did they die" Science 258, 1789, 11 décembre 1992

7. - En regardant les cinq dernières références bibliographiques de cette courte liste, on constate que la préoccupation de classer les sujets humains selon la "race", se retrouvent dans des maladies très diverses. Répètons que le New England Journal of Medicine n'est en rien particulier de ce point de vue. On pourrait même le considérer comme une revue courageuse, qui n'hésite pas à publier des travaux mettant directement en cause le système de santé des Etats Unis. Et pourtant!.
Par luc - Publié dans : coordination anti nucléaire
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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /2007 06:21
En réponse de l'agression subi par un jeune homme incompétent, au cinéma les Navires à Valence.
rappel des faits:
Le conférencier président de l'association ago bio Drome énumére les incohérences pour l'agriculture bio depuis  la légalisation de la culture des Ogm en plein champ. Le jeune inpertiment interromp l'exposé par une proposition:" Cela fait 30 ans que les antinucléaires nous bassinent des dangers de l'industrie nucléaires, alors qu'il s'avére aujourd'hui que tout cela est de l'obscurantisme"dans une réponse immédiate j'ai eu une réponse morale. L'indignation!!!
Voici un texte qui éclaire mieux le fondement de cette réponse.qui est utile pour le débat sur le nucléaire . Ce texte est écrit après la réunion projection au Laboratoire améne une réflexion.        On ne peut combattre le Nucléaire en restant sur le domaine des experts, mais augmenter par des approches intellectuelles autres.
" La lune était en son plein, le ciel était découvert, et neuf heures du soir étaient sonnées lorsque nous revenions d'une maison proche de Paris, quatre de mes amis et moi. Les diverses pensées que nous donna la vue de cette boule de safran nous défrayèrent sur le chemin. Les yeux noyés dans ce grand astre, tantôt l'un le prenait pour une lucarne du ciel par où l'on entrevoyait la gloire des bienheureux ; tantôt l'autre protestait que c'était la platine où Diane dresse les rabats d'Apollon ; tantôt un autre s'écriait que ce pourrait bien être le soleil lui-même, qui s'étant au soir dépouillé de ses rayons regardait par un trou ce qu'on faisait au monde quand il n'y était plus. "
Cyrano de Bergerac, L'Autre Monde ou les États et Empires de la Lune


"Le législateur a considéré que l’on demeurait dans le domaine de la loi. L’Union européenne a établi une directive sur les organismes génétiquement modifiés (OGM), que les différents pays de l’Union ont dû transformer en loi conforme à leur législation. Mais il semble aux différents protagonistes que les définitions légales ne sont pas adaptées aux problèmes posés. Les uns et les autres se jettent l’anathème. L’incompréhension mutuelle règne. C’est que la place de la science dans la société a évolué, et qu’on lui demande de plus en plus ce que l’on demandait à la religion, donner des règles pour nos actes. Or, par essence, la science n’est nullement en position de le faire. La morale lui est antérieure. Dans ce qui va suivre, à partir de quelques exemples de pratiques techniques, et de pratiques sociales, en regard de l’évolution de notre connaissance en biologie, j’essaierai de montrer que nous ne pouvons échapper aux choix moraux, même si nous tentons de les édulcorer en les nommant, de façon « politiquement correcte », problèmes éthiques.
Produire du savoir est une activité relèvant de la civilisation.
C’est une activité intrinsèque aux sociétés humaines, et le savoir est donc profondément implanté dans nos histoires philosophiques, potitiques et sociales. L le monde occidental est profondément marqué par la dualité qui oppose et complète science et technique. Nous produisons du savoir et du savoir-faire. L’un et l’autre est cause de chacun. Mais les références inconscientes auxquelles font allusion la science et la technique ne sont pas les mêmes. La science est fille du doute, mais pas d’un doute absolu (il y a certainement progression du savoir, fondée sur le savoir antérieur), alors que la technique est fille de la certitude. La science est fruit de la réflexion du philosophe, alors que la technique s’assure les services du prêtre, du laboureur, et du soldat. Où se placent donc le Bien et le Mal ? Dans les traditions bibliques, le Mal est identifié à la Connaissance, ou plus exactement, au désir prométhéen de l’homme qui se veut l’égal du Dieu créateur. La connaissance en elle-même est neutre, mais c’est le désir — l’illusion — de l’homme qui la transforme en outil pour atteindre à la divinité. Dans les traditions chinoises, les choses sont un peu plus difficiles à cerner, car la connaissance possède, en elle-même, une dimension morale. Cette connaissance suppose, en effet, l’évaluation de la propension des choses, et par conséquent, l’évaluation de la place de l’homme sur Terre, parmi les choses et les êtres vivants. Je ne ferai pas faire une analyse de la situation de mon point de vue — et il est très divers —, le point de vue occidental. Je partirai d’un fragment d’avis de la Commission consultative nationale d’Éthique française, pour en analyser le contenu implicite, et dire, à mon sens, comment devraient se poser les questions. Bien sûr, il ne m’appartient pas de donner des réponses." Tout au plus, pourrai-je faire allusion à la mienne.

C’est ainsi que, jour après jour, nous nous enfonçons plus avant dans la ignominie. D’abord ce n’est pas vrai que tout le monde le fait, et c’est d’ailleurs pourquoi la loi est ce qu’elle est. Ensuite, la justification par un comportement général n’en est evidemment pas une : l’important est de comprendre quelle est la valeur associée. Il est important que, pour chaque citoyen, ses valeurs de référence soient le plus claires possibles. À quoi, chacun d’entre nous croit-il ? Quelle est le moteur de notre existence, ou sa justification ? Sommes nous simplement suivistes, plus ou moins conscients, vivants par accident, ou sommes nous responsables de nos actes, et de leurs conséquences ainsi que de nos paroles ?
Vivre n’est pas anodin. Cela n’arrive qu’une seule fois. Bien sûr, il faut agir. Bien sûr on ne peut rester totalement immobile. Il faut donc prendre des risques. Mais on ne peut vouloir le beurre, et l’argent du beurre. On ne peut être et avoir été. Chacun doit donc adapter les moyens de sa vie à ses fins. Cela signifie qu’il faut savoir ce que l’on veut, et se rendre compte, que refuser de savoir, ou faire semblant de ne pas savoir, ou se dire encore qu’on verra toujours plus tard, que les choses finiront par s’arranger, n’est qu’un ignoble (au sens étymologique) mensonge, à soi-même, et aux autres. On ne peut échapper à ses propres actes (et ne pas agir, laisser faire les autres, leur donner la main, d’ailleurs, est aussi un acte). Vivre est difficile. C’est même sans doute insupportable. On ne peut se plaindre après coup de ce qui arrive, comme si l’on n’y était pour rien !

 
Par luc - Publié dans : coordination anti nucléaire
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