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lalibertédautruiestlaconditiondemaliberté

Lundi 25 septembre 2006 1 25 09 2006 22:54

Marche au pas à l’école, Marche au pas à l’armée !


Vlà la rentrée est là, tout le monde est content de retourner pointer tout les matins à l’école recevoir sa dose «éducative» quotidienne, en attendant d’aller pointer au taf’. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais sans son coup de matraque, l’éducation nationale version 2006-2007 ce sera suppressions de postes et précarisation des personnels non-enseignants, politiques sécuritaires à tout va et renforcement de l’école à deux vitesses avec la mise en place du socle commun voulu par Fillon et complétée par De Robien… Au fait, pourquoi est-ce qu’on bloquait nos bahuts déjà l’année dernière ?


Raffarin, Fillon, De Robien : toujours plus loin dans la précarisation de l’école!


Outre la suppression des 7000 postes annoncée dans l’Education nationale et pour laquelle les directions syndicales de «gôche» appellent à manifester (le 28 et ce sera tout), c’est la baisse irrémédiable des moyens qu’on nous impose par étape sous prétexte de faire de l’école quelque chose de moins coûteux pour la soit disante « Dette publique », toujours agitée au bon moment quand il s’agit de nous faire accepter la casse sociale généralisée.


Conséquence directe de cette baisse de moyens: contrats et formations de merde pour les personnels d’encadrement (emplois « vie scolaire »1, contrats aidés, mi-temps imposés pour les assistant-e-s pédagogiques…) et remplacements en interne: des cours d’anglais enseignés par ton prof de maths (loi Fillon). Et c’est sans oublier les conséquences de la décentralisation made in Raffarin qui a transféré de nombreuses charges aux conseils généraux sans leur apporter pour autant des moyens supplémentaires. Résultat, pour cette année encore il faudra rajouter aux suppressions de postes le non renouvellement d’une partie des personnels TOS et autres précaires.

En clair, toujours la même logique libérale et toujours la même politique de classe : moins de moyens pour les écoles de pauvres et la garantie d’un avenir radieux pour les gosses de riches.


Et pour cela, le gouvernement annonce la couleur : mise en application du socle de connaissance minimum (loi Fillon), apprentissage à 14 ans (Loi sur l’égalité des chances) et surtout le fameux projet « ambition réussite » voulu par De Robien. Ce dernier retire les aides aux établissements classés en ZEP pour les reverser ailleurs mais de manière contractuelle…


Concrètement, à l’échelle des établissements, des évaluations régulières seront confiées à des inspecteurs généraux de l’éducation nationale. Ramenées à un « baromètre de réussite scolaire », elles donneront droit ou non au renouvellement des aides en fonction des objectifs annoncés dans le contrat passé avec l’inspecteur d’académie. Rajoutons à tout cela, des objectifs de réussite individualisés pour les élèves, l’inspection annuelle des prof-e-s, des bourses aux mérites : hiérarchie renforcée, contrôle accru du personnel, rentabilité, culture de résultats... voilà l’école entreprise !


Nous l’aurons compris le but de l’école n’est certainement pas de faire de nous tou-te-s des individus libres et épanoui-e-s tout comme le but de l’Etat n’a jamais été d’assurer le bien commun. Ce qui intéresse plus la bourgeoisie aux commandes c’est de nous faire marcher droit et pour ça, ils ne manquent pas de moyens et d’imagination.


Ecoles prisons, profs matons !


Il faut ainsi relever l’importante recrudescence des méthodes de contrôle et de surveillance recourant aux nouvelles technologies, si bien que l’école n’a jamais autant ressembler à une prison. Vidéosurveillance et dispositifs biométriques en tout genre tendent en effet à faire du contrôle permanent et du répressif à tout va la norme en matière d’éducation.


A Angers, dans une école primaire et un collège c’est l’empreinte digitale qui donne accès à la cantine, ailleurs comme à Marseille, les élèves introduisent leur main dans une machine qui en reconnaît le contour. Au lycée Jean Rostand de Mantes-la-Jolie, on relève 104 caméras de surveillance associées à un dispositif de gestion des absences par codes barres et stylos optiques. Ce genre de dispositifs n’est évidemment pas neutre et formate une génération entière à l’acceptation et à l’intériorisation des méthodes de contrôle social pré-existant en milieu carcéral. Basé sur un discours xénophobe et une diabolisation de l’extérieur, ils éduquent les enfants à la suspicion de l’Autre et renonce définitivement à la découverte des rapports humains… bienvenue dans le monde d’Orwell !


G

Si tu aimes l’école, tu vas adorer le travail….

ardons-nous de nous méprendre, en considérant que ces exemples trop lointains ne sont que des réalités incertaines. Dans le Nord, la faculté de Lille 3 a été doté l’année dernière d’un système de vidéosurveillance, cette année dans les lycées Montebello et Baggio, c’est à une « pointeuse » que les élèves auront à faire dans le traitement de leurs retards… Ces mêmes retards étant enregistrés sur un fichier national qui subordonne les futurs entrées dans les écoles nationales…Un pas de plus dans la progression des logiques policières à tout les niveaux de la société!


Quand la justice devient éducative…


Pour preuve, le champ d’action de plus en plus conséquent du ministre de l’Intérieur en matière d’éducation, omniprésent depuis le début sur la question des sans papier-ère-s scolarisé-es et qui présente aujourd’hui un projet de loi sur la prévention de la délinquance. Comme l’annonce sobrement Sarkozy dans son discours de présentation : « Il ne s'agit pas de rajouter de l'argent à des dispositifs nationaux » (sic). Prévention délinquance, c’est plutôt en matière d’éducation le retour d’une discipline d’ancien temps et de la politique du bâton.


Le projet prévoit principalement la mise en place d’un flic référant par établissement, avec des interventions de képis de plus en plus régulières dans les bahuts (on y avait déjà goutté pendant la traque des sans papier-ère-s de l’année dernière…). Il prévoit aussi un travail « collaboratif » entre profs, assistant-e-s sociales, flics et mairies pour remédier à l’absentéisme et des dispositifs de pression sur les allocations familiales qui se défendent d’en être. Sarkozy souhaite également plus de comparutions immédiates (c’est à dire la généralisation d’une justice expéditive, quasi martiale) et la responsabilisation des parents par des sanctions judiciaires.
Merci Qui ?


Avec tout ça, y’a de quoi flipper et surtout d’arrêter de se laisser marcher dessus par un Etat de plus en plus omnipotent et directif. Et c’est pas 2007 qui va résoudre le problème ! Pour Sego, le traitement de la « délinquance » c’est à l’armée de s’en occuper, histoire de remettre droit dans ses bottes tout ceux que l’école n’aurait pas réussi à faire marcher au pas…


Vamos !! Reconduisons la grève, ré-haussons les barricades et faisons mordre la poussière à la bourgeoisie !

Descendons dans la rue, avant que tout ne soit perdu !


MANIFESTATION JEUDI 28 SEPTEMBRE

1 Destiné aux personnes sans emplois ou bénéficiant de minima sociaux, cet énième contrat précaire c’est entre 20 et 26 heures payées au SMIC pour des durées de 6 mois à 2 ans. Ces postes ne garantissent ni une formation –et ce alors que le contrat « vie scolaire » prévoit entre autre l’aide aux élèves handicapés- ni une poursuite du contrat une fois celui-ci expiré.

 

 

note:

vous avez remarqué que nous avons créé une nouvelle cathégorie ouverte à tous, construisons dés maintenant.

Par Gerard, luc et les autres
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Mardi 26 septembre 2006 2 26 09 2006 12:27

Ce matin sur RMC infos ( beurp) témoignage de la soeur de deux jeunes arrêtés au cours de l'opération médiatique sarkoland, soit les Tarterets.
A la question des journalistes
"Mais ils ont été arrêtés après la prise d'ADN"
-" Non la mairie a passé sur tous ses supports d'infos un message d'appel aux renseignements sur l'agression avec un numéro vert pour dénoncer les coupables de façon anonyme".
A la question du journaliste comment c'est passé l'arrestation.
"ils sont arrivés à 10 devant la porte, j'étais la seule debout, c'était six heures du matin, je préparais le repas du Ramadan. Ils m'ont dit qu'ils cherchaient mon petit frère, je leur ai indiqué une chambre, ils se sont trompés et sont rentrés dans la chambre d'un autre, celui ci a 18 ans, et ils l'ont embarqué.

Malgré les dire de mon frère «  j'étais à l'entraînement de rugby, ils n'ont rien voulu savoir »

Ils ont aussi embarqué mon frère de 16 ans, « il n'était pas aux Tarterets ce jour là ».

Voilà l'hexagone frappé du syndrome de Vichy (1940- 1944).


Je passes cette nouvelle, si vous avez des témoignages sur d'autres affaires de ce genre, contactez nous, soit à la radio ( o4 75 44 16 16) soit sur l'email du Laboratoire.


Par max et les autres
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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 09 2006 08:20
Pour INFO

Si la psychiatrie était humaine elle ferait parfois des cauchemars
comme tout un chacun, et dans ses pires cauchemars
 elle rencontrerait le projet de loi de
prévention de la délinquance. Dans ce projet un amalgame inquiétant et
inacceptable est fait entre maladie mentale et délinquance.
Le non de la psychiatrie.
La psychiatrie et au delà Il y a bien d'autres aspects
 qui nous concernent directement. Ce projet prévoit d'étendre le pouvoir des maires
en matière d'hospitalisation d'office aux seuls « troubles potentiels, ou actuels,
à l'ordre public ». Cela nous concerne d'une part par le rôle que l'on fait jouer
à la psychiatrie, pas très reluisant. Mais aussi comme citoyen soucieux de sa
liberté. Le maire aura aussi pouvoir sur les sorties d'hospitalisation
de résidents de sa commune. Alors quand la loi assimilera maladie mentale et délinquance,
EST CE QUE VOUS DIREZ NON!
Mais aussi...
C'est dans la préparation de ce même projet de loi qu'on préconisait
de mettre sous médicaments les enfants « hyperactifs ». C'est dans
cette même foulée que l'on voulait orienter vers la psychiatrie les enfants
parlant une langue étrangère à l'école. C'est dans ce même esprit
qu'arrivent les logiciels de détection des tendances suicidaires chez l'enfant
(avec mise sous anxiolytiques à la clé bien entendu).
Ce projet de loi prévoit la suspension des allocs aux familles d'enfants
« trop » absentéistes » à l'école, les perquisitions sauvages dans les
Est ce que vous pourrez demain encore dire non ?
Il est bien plus facile de dire non à une loi, à une orientation politique
avant qu'elle ne soit promulguée. Avant c'est faire oeuvre d'opposition
dans le cadre du débat démocratique. Avant cela se fait dans le cadre
de garantie constitutionnelle après. Tant les professionnels de la
psychiatrie, que les usagers et leur entourage, et par conséquence tout citoyen
ont a se faire entendre sur ce sujet, parce qu'ils sont concernés professionnellement,
parce qu'ils sont concernés individuellement.
Pour ne pas devenir des informateurs de police, pour ne pas devenir des
gardiens de l'ordre social, pour ne pas être parents d'enfants gavés de
médocs dès la maternelle, pour ne pas voir ses libertés confisquées les
unes après les autres, pour des raisons de dignité et droit
C'est maintenant qu'il faut dire non. Bien sûr ce texte va bien audelà
de ces quelques chapitres qui nous concernent directement. C'est
toute l'orientation du travail éducatif, social et d'une partie du sanitaire
qui est pervertie. Le lecture du texte lui-même, les analyses complètes
produites par le CNU, collectif national unitaire (contre la délation), ainsi
qu'une série de tracts que nous avons produits, démontrent le choix
de société autoritaire qui en découle. Il n'est nullement question
de prévention mais seulement de répression dans ce texte.
LE 13 SEPTEMBRE, LE CNU EN CONFÉRENCE DE
PRESSE A APPELÉ À S'OPPOSER ET RÉSISTER À CETTE LOI.
Dans ce collectif né à Chambéry il y a prés de trois ans se retrouvent :
CGT, FSU, SOLIDAIRES, LDH, SUD SANTÉ- SOCIAUX, SUD C-T, SNPES-PJJ,
SNEPAP, SNUAS-FP, SNU-CLIAS, SNES, SNUIPP, SNMPMI, SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE,
SYNDICAT DES AVOCATS DE FRANCE, UNION SYNDICALE DE LA PSYCHIATRIE, SYNDICAT
NATIONAL DES PSYCHOLOGUES, CNT, A.C.!, COLLECTIF DES ETUDIANTS EN TRAVAIL
SOCIAL, COLLECTIF POUR LES DROITS DES CITOYENS FACE À L'INFORMATISATION DE L'ACTION SOCIALE
vestiaires des salariés des entreprises
de transport et l'obligation a se soumettre à toute demande de prélèvement
pour recherche de toxique divers. L'orientation, la logique, de ce genre
de loi est manifeste. Demain la confiscation de libertés au profit d'un contrôle
social de plus en plus accentuédes populations.

LE DIX OCTOBRE 2006 DES MANIFESTATIONS SERONT ORGANISÉES DANS CHAQUE DÉPARTEMENTS AUTOUR DE LA MÊME THÉMATIQUE. RETRAITDE LA LOI DE PRÉVENTION DE LA DÉLINQUANCE, TOUS HABILLÉS DE NOIR, ET TOUS MUSELÉS. UN MÊME MOT D'ORDRE, RÉSISTANCE!


Par gerard luc et les autres
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