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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 22:18

 

Plus de 75000 personnes ont défilés ce samedi 25 Février de Bussoleno à Susa contre le projet de ligne ferroviaire entre Lyon et Turin. 

Lire aussi sur Rebellyon.info : 

- Autour du No TAV du 24 février au 4 mars à Torino 
- Les arrêtés des NO TAV protestent dans leur prison. Traduction de leur lettre

Pendant envi­ron 3 heures, les dizai­nes de mil­lier de mani­fes­tants ont défilé de Bussoleno jusqu’à Susa sous un soleil de plomb pour réaf­fir­mer leur enga­ge­ment à l’encontre du projet de ligne fer­ro­viaire reliant Lyon et Turin et également pour deman­der la libé­ra­tion des cama­ra­des et acti­vis­tes arrêté(e)s le 26 Janvier.

La mani­fes­ta­tion d’envi­ron 7 kilo­mè­tres s’est dérou­lée dans le calme, sûre­ment à cause de l’absence quasi totale de pré­sence poli­cière (seul un héli­co­ptère sur­vo­lait le par­cours toute l’après midi).

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Répression ...

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 04:47

lu sur indymédia. grenoble

Sortons immédiatement du nucléaire !

La sortie immédiate du nucléaire nous oblige à nous attaquer à

l’ensemble de l’organisation industrielle de la filière nucléaire et

notamment à son maillon faible : le transport des déchets et des

combustibles.

Tout comme la radioactivité, le mouvement antinucléaire ne

connaît pas de frontières.

Le 15 février s’est ouvert le procès de quatre

personnes que les tribunaux italiens jugent pour avoir retardé le passage

d’un train transportant les déchets nucléaires provenant de Saluggia à

destination de La Hague. En effet une quarantaine d’opposants au

nucléaire et au monde que cela engendre avaient dans la nuit du 7 février

2011 - un mois avant l’explosion de la centrale de Fukushima - essayé de

bloquer un convoi ferroviaire de déchets radioactifs près de la gare de

Condove dans le Val de Susa.

Une cinquantaine d’opposants à la construction de la liaison grande

vitesse entre Lyon et Turin, du mouvement NO TAV, se sont rendus au

tribunal pour apporter leur soutien à leurs camarades. Nous voyons dans

ce soutien une convergence critique entre la lutte anti-nucléaire et la lutte

anti-TAV que nous tenons à saluer.

Nous souhaitons soutenir les quatre inculpés et leur action, et nous

vous transmettons (dans la suite du texte) la traduction, faite par nos soins, du texte italien que ces derniers ont distribué avant leur procès.

Collectif anti-nucléaire 26 domicilié au Laboratoire, 8 place Saint Jean,

26000 Valence, le 21 février 2012

Le 15 février débute à Susa le procès où nous sommes poursuivis pour divers délits en rapport

aux événements du 7 février 2011

MARRE D’ÊTRE VICTIMES, FIERS D’ÊTRE COUPABLES

Cette nuit-là, quelques semaines avant le désastre nucléaire de Fukushima, une quarantaine de

personnes se retrouvèrent à Condove, dans le Val di Susa, réussissant à retarder quelques heures les

trains chargés de déchets nucléaires à destination de La Hague en France. Des déchets qui vont d’un

pays à l’autre pour revenir souvent, comme pour les dépôts de Saluggia et de Trino, à leur point de

départ, après avoir subi des traitements qui, même s’ils limitent la radioactivité, fournissent surtout du

matériel radioactif pour un usage militaire ou de nouveaux combustibles pour les centrales de l’autre

côté des Alpes (sans parler des confortables compensations pour les entreprises concernées).

Sans aucun doute, il faut reconnaître que les événements de cette nuit-là ont porté à l’attention générale

les dangers immanents auxquels sont exposées les populations vivant aux alentours des centrales

nucléaires ou qui vivent le long des trajets accomplis par ces trains de la mort dans le silence le plus

absolu. C’est pour cela que nous refusons toute accusation spécifique à notre encontre, la logique

perfide et d’intimidation qui tend à séparer les bons des mauvais, ceux qui sont plus ou moins

responsables de ce qui a eu lieu cette nuit-là. La lutte contre le monstre nucléaire tout comme celle

contre le train à grande vitesse, ou bien celles contre l’autoritarisme et les inégalités sociales, sont des

batailles que nous menons la tête haute en nous opposant fermement à la tentative de criminaliser toute

mobilisation.

Nous accordons une grande importance au fait que la discussion sur le nucléaire et ses déchets sont

redevenus un centre d’intérêt, même si c’est à la suite d’une profonde tragédie comme celle qui a frappé

le Japon. Nous ne pouvons que nous réjouir du fait qu’après la mobilisation contre le passage des

déchets à Condove, il y en a eu une autre à Avigliana, beaucoup plus nombreuse, et que les trains de la

mort ne passent plus, au moins pour le moment, dans le Val de Susa ; semble-t-il, depuis ce moment,

les transports de déchets ont été suspendus, au moins dans le Piémont.

Convaincus de la légitimité absolue de nos actions, nous ne nous laisserons pas intimider par la

répression policière et nous transformerons les dates du procès qui nous est fait en occasions de

relancer nos accusations contre les nucléocrates et contre ceux qui tirent profit de l’industrie nucléaire

civile ou militaire.

Dans ce jeu absurde avec l’atome, les victimes et les bourreaux, à la fin, payeront le même prix. On ne

nous convaincra pas du contraire et leurs lois ne pourront jamais démonter les raisons de ceux qui

veulent empêcher les messieurs du nucléaire et de la guerre de jouer avec la planète.

Quelques-uns, parmi nous, ont été traités de terroristes, par les journaux asservis et lèche-bottes du

régime. Alors, si nous sommes des terroristes, ceux qui, en construisant les centrales nucléaires, ont

placé une épée de Damoclès au-dessus de la tête des populations sont des bienfaiteurs ; ceux qui

lancent sur des populations sans défense des bombes à l’uranium appauvri sont des gens bien

respectueux des lois et de l’autorité. Pas comme nous, anarchistes violents et qui plus est

insurrectionnalistes.

Aucun tribunal ne pourra nous juger. Cette tâche appartient aux générations futures.

Arturo, Guido, Luca, Toshi

15 FEBBRAIO 2012 DALLE ORE 9.00

Au TRIBUNALE DI SUSA, VIA PALAZZO DI CITTA’ 36

Réunion de solidarité avec les inculpés

Lundi 13 février 2012

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 12:14

lu sur le blog le pavillon noir, publié par le Collectif antinucléaire 26

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Tokyo contre le recours à l’énergie nucléaire, onze mois après le violent séisme et le tsunami qui ont endommagé la centrale nucléaire de Fukushima.

Kenzaburo Oe, 77 ans, Prix Nobel de littérature 1994, a déclaré devant des manifestants rassemblés à Yoyogi Park que « les déchets radioactifs des centrales nucléaires seront supportés par les nouvelles générations ».

« Les êtres humains ne doivent pas passer cela sous silence. C’est contraire à l’éthique », a ajouté le romancier.

La manifestation a réuni 12.000 personnes selon les organisateurs, 7.000 selon la police.

Le séisme et le tsunami qui ont dévasté le 11 mars la région du Tohoku, dans le nord-est du Japon, ont fait quelque 19.000 morts et déclenché l’accident nucléaire de Fukushima, le pire depuis celui de 1986 à Tchernobyl.

En raison de l’élévation du niveau des radiations, des dizaines de milliers de personnes habitant aux alentours de la centrale située à quelque 220 km au nord-est de Tokyo, ont dû abandonner leur foyer. Plusieurs d’entre elles ne savent toujours pas quand elles pourront regagner leur domicile.

La grande majorité des 54 réacteurs nucléaires japonais sont arrêtés du fait d’un mouvement d’opposition populaire provoqué par la crise de Fukushima.

L’acteur japonais Taro Yamamoto, qui aurait été écarté de plusieurs distributions du fait de ses prises de position contre le nucléaire, a déclaré aux manifestants : « Notre pays cessera d’exister s’il est confronté à nouveau à un grand séisme ».

Une manifestation analogue, quoique de moindre importance, s’est déroulée dans la préfecture de Niigata, sur la côte de la mer du Japon, où se trouve une centrale nucléaire.

A l’issue du rassemblement de Tokyo, les manifestants ont redescendu les rues de Shibuya, un des principaux quartiers commerciaux et de loisir de la capitale.

Ils ont scandé des slogans et déroulé des banderoles sur le thème « Sayonara (Adieu) aux centrales nucléaires », « Ayez le courage de dire non au nucléaire » et « Il y aura d’autres accidents si les centrales sont remises en marche ».

AFP, 11 février 2012

 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 12:08

 

ArcelorMittal: les métallurgistes bloquent les expéditions du site à Florange

Entre 200 et 300 métallurgistes de l’usine ArcelorMittal de Florange Moselle) ont bloqué jeudi la sortie des expéditions du site pour tenter d’obtenir de la direction le redémarrage des hauts-fourneaux à l’arrêt depuis octobre.

Les protestataires se sont installés à la sortie d’où partent les produits finis de l’usine, principalement des bobines de tôle pour l’industrie automobile.

Les syndicats craignent la « mort programmée » de ce site, où travaillent 5.000 salariés, après l’annonce de la direction, la semaine dernière, que les hauts-fourneaux ne redémarreraient pas au deuxième trimestre. Le n°1 mondial de la sidérurgie assure qu’il ne s’agit que d’une mise en veille temporaire rendue nécessaire par une demande insuffisante.

« Nous avons décidé de frapper Mittal là où ça fait mal: le portefeuille », a déclaré le responsable CFDT Edouard Martin, en annonçant « un blocage d’une durée illimitée ». « Nous allons nous constituer un trésor de guerre, un butin du fruit de notre travail », a-t-il expliqué.

Au même moment s’ouvrait à La Plaine-Saint-Denis, au siège français d’ArcelorMittal, un comité central d’entreprise sur l’avenir du site de Florange. Même si ses deux hauts fourneaux sont en sommeil depuis plusieurs mois, le laminoir train à chaud de Florange produit toujours quelque 200.000 tonnes par mois d’acier technique pour l’industrie automobile. Le site est approvisionné avec des brames d’acier produites par l’usine d’ArcelorMittal de Dunkerque.

Avec ce blocage, les syndicalistes espèrent désorganiser la fabrication dans l’industrie automobile qui, a observé l’un d’entre eux, « travaille à flux tendu ».

ArcelorMittal Florange livre ses produits finis aux constructeurs Peugeot, Volkswagen, Mercedes, Audi et Toyota. Cette action « coup de poing » est la première menée par l’intersyndicale CGT/CFDT/FO/CFE-CGC, après l’occupation de la direction lundi. L’intersyndicale a promis qu’elle serait « le cauchemar du gouvernement », jusqu’au 6 mai, date du second tour de l’élection présidentielle.

ArcelorMittal a décidé récemment la fermeture définitive de hauts-fourneaux à Liège Belgique) et Madrid, les autres (deux à Florange, en Lorraine, un en Allemagne, deux en Pologne, deux en Roumanie et un en République tchèque) sont officiellement mis en veille en attendant la reprise des commandes.

Mardi, le président-candidat Nicolas Sarkozy a affirmé: « On fera tout pour que (le site de Florange) rouvre ». La fédération FO de la métallurgie a interpellé mercredi la direction du groupe et les pouvoirs publics, exigeant des engagements écrits sur l’avenir de l’usine mosellane.

AFP, 23 février 2012

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 09:17

 

 

Par Association des Amis du Manifeste

Etatisme

Bonjour,

Cette lettre est pour vous informer de la parution du livre «Etatisme ou libéralisme, c'est  toujours le capitalisme ».

En voici l'avant-propos :

«  Mon projet initial était de rééditer, car il comportait pas mal d'imperfections, mon précédent livre sur l'Etat (l'Etat et le Capital, l'exemple français, éd. Albatroz. Paris 2002).

Mais en y travaillant, il m'est apparu nettement que la situation concrète actuelle exigeait plus qu'un ouvrage exposant, même mieux, la théorie de l'Etat et l'analyse plus ou moins exhaustive de Révolution de ses formes et fonctions au cours de l'histoire du capitalisme.

Il fallait que l'étude de ce qu'est l'Etat serve à prendre pratiquement parti dans les luttes qui se développent avec cette grande crise du capitalisme. Autrement dit, il fallait, partant du point de vue des intérêts des prolétaires qui en sont les principales victimes, que cet ouvrage argumente la nécessité  de combattre l'idéologie étatiste (ou étatisme) qui se répand aujourd'hui de tous côtés, et particulièrement à  gauche, comme offrant la solution d'un sauvetage du capitalisme qui soit favorable au peuple.

Aussi, si ce livre reprend quelques passages du précédent sur la théorie de l'Etat, il n'en est pour autant pas une simple ré édition améliorée. Pour l'essentiel il développe une analyse répondant à l'urgente nécessité de démolir les promesses et rodomontades des étatistes de gauche comme de droite, dans une situation concrète où monte rapidement et fortement la perspective d'un néofascisme, dont l'étatisme est une base idéologique (ce que j'ai montré dans un autre ouvrage : Les Racines du Fascisme, éd. Albatroz, Paris 1996).

 Plus que jamais la théorie doit sortir des exposé s académiques où trop d'universitaires se réclamant du Marxisme l'enferment, intervenir et prendre nettement parti sur les sujets brûlants, c'est-à -dire servir les luttes ».  

Bref, cet ouvrage argumente pourquoi les prolétaires, et avec eux les peuples, ne sortiront pas de l'agonie dans laquelle est le capitalisme et des catastrophes qui en résultent pour eux, et même pour la planète toute entière, sans en arriver, comme le disait Marx il y a plus de 150 ans à briser l'Etat actuel par une révolution au lieu d'en confier les rênes à des politiciens Étatistes, dont les équivalents dans l'histoire ont d'ailleurs toujours failli.

 Changer le gouvernement de l'Etat ou changer l'Etat, c'est là une ligne de démarcation fondamentale entre les défenseurs du capitalisme (que les étatistes prétendent améliorer ! Pour certains au prétexte que ce serait une étape vers le communisme !) et ses ennemis.

Et il convient de la tracer fermement.

J'espère qu'il vous intéressera de le lire, d'autant plus qu'il s'agit d'une question qui est au centre de la campagne électorale française, et donc de vous le procurer en m'adressant  10 euros (billet ou timbres, ou chèque sans mention de l'ordre) et 5 euros par livre supplémentaire.

Merci d'avance. Cordialement. 

T.THOMAS         

 signature

Pour vous procurer cet ouvrage, écrivez à l'AAM, 

Bulletin de l'Association des Amis du Manifeste
BP 60005 / 17101 Saintes cédex .

Nous transmettrons à Tom Thomas votre chèque et vous recevrez son ouvrage dans les meilleurs délais.

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 21:29

voici un texte de Raoul Vaneigem et Yannis Youlountas paru  dans le journal libération 

Pour un soutien au combat du peuple grec et pour une libération immédiate des manifestants emprisonnés.

Non, bien que dramatique, ce qui se déroule en Grèce n’est pas une catastrophe. C’est même une chance. Car le pouvoir de l’argent a, pour la première fois, dépassé allègrement le rythme jusque-là progressif, méticuleux et savamment organisé de la destruction du bien public et de la dignité humaine. Et ce, sur une terre aussi réputée pour sa philosophie de vie aux antipodes du modèle anglo-saxon que pour sa résistance inlassable aux multiples oppressions qui ont tenté de la mettre au pas. Le Grec ne danse pas et ne dansera jamais au pas de l’oie ni en courbant l’échine, quels que soient les régimes qu’on lui impose. Il danse en levant les bras comme pour s’envoler vers les étoiles. Il écrit sur les murs ce qu’il aimerait lire ailleurs. Il brûle une banque quand elle ne lui laisse plus les moyens de faire ses traditionnelles grillades. Le Grec est aussi vivant que l’idéologie qui le menace est mortifère. Et le Grec, même roué de coups, finit toujours par se relever.

Oui, l’Europe de la finance a voulu faire un exemple. Mais, dans sa hargne à frapper le pays qui lui semblait le plus faible dans la zone euro, dans sa violence démesurée, son masque est tombé. C’est maintenant, plus que jamais, le moment de montrer du doigt à tous son vrai visage : celui du totalitarisme. Car il s’agit bien de cela. Et il n’y a qu’une seule réponse au totalitarisme : la lutte, tenace et sans concession, jusqu’au combat, s’il le faut, puisque l’existence même est en jeu. Nous avons un monde, une vie, des valeurs à défendre. Partout dans les rues, ce sont nos frères, nos sœurs, nos enfants, nos parents qui sont frappés sous nos yeux, même éloignés. Nous avons faim, froid, mal avec eux. Tous les coups qui sont portés nous blessent également. Chaque enfant grec qui s’évanouit dans sa cour d’école nous appelle à l’indignation et à la révolte. Pour les Grecs, l’heure est venue de dire non, et, pour nous tous, de les soutenir.

Car la Grèce est aujourd’hui à la pointe du combat contre le totalitarisme financier qui partout dans le monde détruit le bien public, menace la survie quotidienne, propage le désespoir, la peur et la crétinisation d’une guerre de tous contre tous.

Au-delà d’une colère émotionnelle qui se défoule en détruisant des symboles d’oppression, se développe une colère lucide, celle de résistants qui refusent de se laisser déposséder de leur propre vie au profit des mafias bancaires et de leur logique de l’argent fou. Avec les assemblées de démocratie directe, la désobéissance civile, le mouvement «Ne payons plus» et les premières expériences d’autogestion, une nouvelle Grèce est en train de naître, qui rejette la tyrannie marchande au nom de l’humain. Nous ignorons combien de temps il faudra pour que les peuples se libèrent de leur servitude volontaire, mais il est sûr que, face au ridicule du clientélisme politique, aux démocraties corrompues et au cynisme grotesque de l’Etat bankster, nous n’aurons que le choix - à l’encontre de tout affairisme - de faire nos affaires nous-mêmes.

La Grèce est notre passé. Elle est aussi notre avenir. Réinventons-le avec elle !

En 2012, soyons tous Grecs !

 

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    22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 08:06

     

     

    Ci-dessous la première page d'un journal grec récupéré par ses
    salariés envoyé par un syndicaliste de Sud Ptt 26-07
    
    
        Les Travailleurs d’Eleftherotypia sont de retour avec leur propre journal !
        
    
        
        par Moissis Litsis*
        
    
        
        
    
        
        Ça y
            est ! C’est fait! Les travailleurs d’Eleftherotypia, un des plus
            grands et plus prestigieux quotidiens grecs, vont de l’avant
            dans la grande entreprise de l’édition de leur propre journal « Les
    Travailleurs à Eleftherotypia » !
        Depuis le
                mercredi 15 février, les kiosques dans tout le pays
                affichent à côté des journaux habituels un journal de plus,
                écrit par ses propres salariés. Un journal qui ne cherche
                pas seulement à mettre en évidence la lutte des travailleurs
                de Eleftherotypia, mais qui veut aussi être un journal
                d’information complète, spécialement en cette période si
                critique pour la Grèce.
        Les 800
                travailleurs et travailleuses à l’entreprise X. K.
                Tegopoulos, qui édite le journal Eleftherotypia, des
                journalistes aux techniciens, des nettoyeuses aux employés
                et aux concierges, sont en grève reconductible depuis le 22
                décembre 2011 puisque le patron ne leur verse plus leurs
                salaires depuis aout passé !  
        Les
                travailleurs de Eleftherotypia,
                voyant que le patron demande l’application de l’article 99
                du code des mises en faillite, en vue de se protéger de ses
                créanciers, en réalité ses salariés auxquels il doit un
                total d’environ 7 millions d’euros en salaires impayés (!),
                ont décidé parallèlement aux mobilisations et aux actions en
                justice de faire paraitre leur propre journal. Un journal
                distribué par les agences de la presse dans tout le pays,
                pour le prix de 1 euro (contre le 1,30 euro qui est le prix
                habituel des autres journaux), avec comme objectif de
                soutenir da caisse de grève.
        Etant impayés
                depuis sept mois, les travailleurs et travailleuses de
                Eleftherotypia sont soutenus par un mouvement de solidarité
                des diverses collectivités ou même des citoyens isolés qui
                font des dons en argent ou en espèces (nourriture,
                couvertures, etc). Avec l’édition de leur propre journal et
                l’argent de sa vente, ils pourront soutenir financièrement
                leur grève sans qu’il y ait la moindre médiation de
                personne : En somme, ils avancent dans une sorte d’autogestion.
        Le journal a
                été confectionné dans un atelier ami, dans une ambiance qui
                rappelait l’édition d’un journal clandestin, puisque la
                direction, dès qu’elle a appris que les journalistes vont de
                l’avant dans leur entreprise d’édition, a coupé d’abord le
                chauffage, ensuite le système employé par les rédacteurs
                pour écrire leurs articles et enfin, elle a fermé l’atelier
                lui-même, bien que pour l’instant l’accès aux bureaux du
                journal reste libre. Eleftherotypia des Travailleurs a été
                imprimé à une imprimerie étrangère à l’entreprise avec
                l’appui des syndicats des salariés de la presse, parce que
                les travailleurs de sa propre imprimerie hésitaient à
                occuper leur lieu de travail.
        La direction
                qui a peur de l’impact de l’édition autogestionnaire du
                journal, menace de recourir à des actions en justice, elle
                intimide en menaçant de licencier les membres du comité de
    
     rédaction
                qui ont été élus tout a fait démocratiquement par l’assemblée
    
    générale des
                grévistes. Cependant, le public grec, et
                pas seulement les lecteurs de Eleftherotypia, attendait avec
                grand intérêt sa parution – on a été submergé par les
                messages encourageant les journalistes à éditer seuls le
                journal- puisque la dictature des marchés est couplée de la
                dictature des medias qui rendent opaque la réalité grecque.
                S’il n’y avait pas le climat consensuel cultivé par la
                plupart des medias en 2010, avec l’argument qu’il n’y avait
                pas d’alternative quand le gouvernement Papandreou signait
                le premier Mémorandum dont l’échec patent est reconnu
                maintenant par tout le monde, on aurait peut être vu le
                peuple grec se révolter plus tôt pour renverser une
                politique catastrophique pour toute l’Europe. 
        
        Le cas
                d’Eleftherotypia n’est pas unique. Des dizaines
                d’entreprises du secteur privé ont cessé depuis longtemps de
                payer leurs salariés, et leurs actionnaires les ont
                virtuellement abandonnées en attendant des jours
                meilleurs…Dans la presse, la situation est même pire. A
                cause de la crise, les banques ne prêtent plus aux
                entreprises tandis que les patrons ne veulent pas payer de
                leur poche, préférant avoir recours à
                l’article 99 –il y au moins 100 sociétés cotées en bourse
                qui l’ont déjà fait- afin de gagner du temps en vue de
                l’éventuelle faillite grecque et de sa probable sortie de la
                zone euro.  
        Elefthrotypia a
                été créée en 1975 comme un « journal de ses rédacteurs »
    dans
    
                la période de radicalisation qui a suivi la chute de la
                dictature en 1974. Aujourd’hui, dans une époque marquée par
                la nouvelle « dictature  des créanciers » internationaux,
                les travailleurs et les travailleuses d’Eleftherotypia ont
                l’ambition de devenir l’exemple lumineux d’une information
                totalement différente, en résistant à la « terreur » tant du
                patronat que des barons des medias, qui ne voudraient
                absolument pas voir les travailleurs prendre en main le sort
                de l’information.
        *Moisis Litsis est rédacteur économique, membre
                du Comité de Rédaction d’ « Eleftherotypia des
                Travailleurs », membre suppléant du Conseil d’Administration
                du syndicat grec des Journalistes (ESHEA).                                               
    

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    21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 15:58

     

    Tokyo est radioactif ! Les petits mensonges du gouvernement Japonais dévoilés par deux universitaires

    2010 : Débit de dose ambiante courante à Tokyo = 0.03 µSv/h (source)



    Malgré l'événement l'ayant touché en 1945, le Japon est en fait une terre très peu radioactive ; elle présent en effet une moyenne nationale (pré-Fukushima) de 0.029 µSv/h donc plus faible que la moyenne mondiale estimée à 0.05 µSv/h. On y dénombre très peu de sous-sols uranifères ou de roches granitiques sources de radon et d'autres radio-éléments de la famille de l'uranium-238.


    2012 : débit de dose ambiante relevé par le Prof. Hayakawa : 0.30 µSv/h !



    Le professeur Yukio Hayakawa (1) a parcouru à pied, dosimètres et radiamètres en main, environ 7 Km dans le quartier de Kashiwa, au Nord-Est de la capitale Japonaise. Au cours de ce périple, une dizaine de relevés de dose ont été effectués, dont certains dépassaient 0.6 µSv/h. Le relevé effectué en chaque point de la marche correspondent à la moyenne des différents mesures effectuées sur 4 appareils portatifs différents. Vous pourrez prendre connaissance de cette campagne de relevés iciLa moyenne de l'ensemble des relevés effectués sur ces 7 km est de 0.30 µSv/h, soit environ dix fois le bruit de fond constaté en 2010, avant la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daiichi.

    C'est également à Kashiwa qu'une activité de 450.000 Bq/kg de césium avait été constatée fin novembre dans un échantillon de sol prélevé 10 cm sous la surface. Le professeur Hayakawa avait publié récemment une carte de relevés de débits de doses contredisant partiellement celle dressée par les autorités Japonaises et établissant que la dispersion de radio-nucléides avait été plus importante à Fukushima en 2011 que dans la région de Tchernobyl en 1986.


    D'après le professeur Clammer, "Le gouvernement Japonais nous ment en permanence"

    Voila l'avis exprimé par le professeur John Clammer de l'université de Tokyo, dans les colonnes de l'Hindu Times du 20 février. D'après M. Clammer, le gouvernement aurait minimisé plus de 20 fois les valeurs de radiation relevées peu après l'accident. "Le gouvernement [Japonais] supprime des informations dans ce domaine, ce qui revient en fait à nous mentir constamment." Le professeur Clammer intervenait à l'occasion d'une conférence donnée le 19 février à Bangalore, en Inde.

    Sources :

    ex-skf, 20/2, anglais pour la partie radioactivité
    call for re-think at nuclear plants, theindu.com, 20/2, anglais pour l'interview du Pr. Clammer

    (1) Le professeur Hayakawa enseigne la géologie et la volcanologie à l'université de Gunma


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    20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 15:39

     Bussoleno à Susa:manifestation internationale, nationale:" il ne s'agit pas uniquement des déplacements  mais du rythme de nos vies: une accumulation de moments collés les uns aux autres, une course rapide et nécessaire.Parce que'on n'a pas le temps , on doit travailler , produire, toujours plus vite, pour que la machine capitaliste tourne tourne. 

    C'est donc ça notre vie" 
    pic.twitter.com/zHvtiPLv

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    20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 14:37

     

    Mi janvier, l’ABC Dijon vous a alerté quant à la situation de prisonnières politiques Basques incarcérées à la Maison d’arrêt de Dijon. Itziar Moreno et Oihana Garmendia entreprenaient alors grève de la faim pour revendiquer : 
    - l’obtention de doubles parloirs (leurs familles entreprennent un voyage de plus de 2000 KM aller-retour pour seulement 45 minutes de visite), 
    - le respect de leurs droits en détention, 
    - un rapprochement géographique du Pays Basque. A cette époque, le juge a répondu favorablement à leurs demandes. Le positionnement de ce dernier a permis de rendre Itziar, Oihana et leurs proches un peu plus confiants quant à la prise en compte de leur parole et à l’application de leurs droits en détention. Malgré cela, nous avons annoncé rester vigilants quant à leur situation. Notre naturel pessimiste et douteux face aux promesses d’un représentant de l’Etat s’est avéré justifié...

    Voici le récit de la dernière agression subie par les prisonnières politiques basques incarcérées à Dijon :

    Itziar Moreno a demandé la permisson d’aller au gymnase avec une autre prisonnière. Celle ci lui a été accordée. Le 6 février 2012, alors qu’Itziar quitte la cour en direction du gymnase, deux fonctionnaires de police l’arrêtent, lui refusant l’accès au gymnase. Itziar tente de faire valoir sa permission et sollicite la présence de la surveillante chef. A son arrivée, celle ci dément avoir accordé une permission. On laisse alors à Itziar le choix entre un retour en cellule ou un séjour au mitard. En signe de protestation, Itziar s’assied au sol. C’est alors que les surveillant/es l’attrapent par la jambe et la traînent par terre. Mais cela ne suffit pas. Itziar, toujours au sol se voit asséner des coups de pieds de la part des fonctionnaires. En plus d’hématomes sur la jambe gauche, Itziar souffre de douleurs aux côtes (l’obligeant à passer une radio).

    La sanction est vite tombée : Itziar est punie de 30 jours d’isolement en cellule disciplinaire pour "agression de fonctionnaires" ! Au mitard, malgré le froid glacial de ces derniers jours, l’administration pénitentiaire refuse de donner à Itziar plus d’une couverture (aucune « règle » ne limite le nombre de couverture à donner aux détenus en cellule disciplinaire !). Au delà de ces conditions de détention inhumaines, Itziar est l’objet de harcellement de la part des surveillant/es : éblouissement à la lampe torche la nuit alors qu’elle tente de trouver le repos...

    Pendant ce temps, Ohiana est isolée, enfermée dans sa cellule avec comme seul droit une heure de promenade le matin.

    Tout ceci a déjà été dénoncé à plusieurs reprises.

    Ce n’est pas la première fois que les droits des prisonnières politiques basques incarcérées à Dijon sont bafoués. Mais pour la première fois, il y a eu recours à l’agression physique. Le directeur de la maison d’arrêt semble accepter et légitimer toute forme de pression (violence morale et/ou physique) à l’égard d’Itziar Moreno et d’Ohiana Garmendia.

    Les proches et amis d’Itziar et d’Ohiana sont inquiets et écoeurés d’être témoins de traitement inhumain dont elles sont victimes. Nous dénonçons la violence du personnel pénitentiaire et la permissivité de M. Champion, directeur de la maison d’arrêt face à une telle maltraitance. Cela nous amène à penser que les attaques à leur égard sont sans fin et d’une virulence de plus en plus grande. 

    Ça suffit ! Laissez Itziar et Ohiana tranquilles ! Laissez les prisonnier/es politiques tranquilles ! Plus d’agression envers nos proches ! Prisonnier/es basques au Pays Basque !

     

     

     

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