Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : le blog lelaboratoire
  • : Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
  • Contact

Pour nous contacter

Le laboratoire Anarchiste
8 Place st Jean
26000 Valence

envoyer vos suggestion

sur:

new:c.l-v@hotmail.fr

rappel envoie aucun message à

le laboratoire@no-log.org


 


Bibliothéque  de prêt

infokiosques
le mercredi de  16h30 - 19h

Accueil/infos SIAD-AIT
vendredi toutes les deux semaines

de  17h30à19h

Emission radio Labo
sur radio Mega
99.2FM
lundi en direct
18h15 - 19h
rediffusion:
jeudi de 9h à  9h 45
http://radio-mega.com
04 75 44 16 15

Recherche

Texte Libre

La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

Archives

le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 08:59
On a reçu , on publie .


A nous les ex RMIstes, parents isolés, handicapés, chômeurs en fin de droit
,
 on nous avait promis une amélioration de notre situation avec l’instauration du RSA.

Maintenant il est clair qu’il s’agit:
surtout de rogner le peu que nous avions. Combien d’entre-nous découvrent
qu’ils n’ont plus droit à telle ou telle prestation, qu’il ne pourront
plus avoir accès à la CMU ?

Vous avez déjà reçu ou vous allez bientôt recevoir
 un commandement à payer la taxe d’habitation dont le
montant s’élève de 50 à 500 euros suivant les communes où vous résidez. Vous
pouvez
toujours rêver que ceci n’est du qu’à une erreur du Trésor Public d’autant
plus que la brochure 2010 de la Caf stipule que « les bénéficiaires du
RSA sont exonérés de taxe d’habitation ».

-Une exonération totale de la taxe d’habitation-
-relative à leur résidence principale est prévue pour les personnes qui-
-perçoivent […] le Rsa. De même, si vos revenus de 2008 n’ont pas dépassé-
-certains plafonds [9 837euros pour 1 part].-
-Dossier familial N°417, octobre 2009-

 Et bien non
! Au service des impôts, on
vous répondra que c’est  la Caf  qui publie n’importe-quoi car la loi a
encore
changé, comme chaque année et comme toujours à notre détriment. Et vous
vous retrouvez obligé de payer une nouvelle taxe, souvent majorée de 10% car en
venant vous renseigner vous avez perdu du temps et ainsi dépassé les
délais. Ne comptez pas trop sur les travailleurs sociaux pour vous venir en aide ou
vous renseigner car ils sont débordés tant par le nombre de dossiers à traiter
que par la complexité des nouvelles lois et circulaires pondues chaque année
(les demandes de recours s’accumulent tellement qu’ils sont obligés de fermer
leurs bureaux au public pour rattraper leur retard dans le traitement des
dossiers).
Cette nouvelle disposition n’ayant été annoncée nulle part, le paiement de cette taxe constitue pour nous une dépense imprévue, alors que nous bricolons déjà pour essayer péniblement de boucler les fins de mois.

Si les allocataires des minimas sociaux étaient jusqu’à présent dispensés de la taxe d’habitation c’était bien logiquement :
 puisque les pouvoirs publics ne nous attribuent que le strict nécessaire pour survivre comment pourraient-ils nous reprendre d’une main une partie de ce qu’ils nous lâchent de l’autre..

Nous sommes nombreux dans la région à nous débattre avec les administrations. Chacun isolement face à la machine de l’Etat nous sommes soumis à l’arbitraire de mesures auxquelles nous ne comprenons pas grand chose. Mais si nous sommes assez nombreux à nous organiser il est clair que nous pourrons trouver les réponses aux attaques
incessantes des institutions, et ainsi empêcher qu’on réduise sans cesse
le peu de droits et de ressources dont nous disposons.

Repost 0
23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 08:41



Ci-joint   tract du groupe de Saint Sébastien contre le TGV



"
Samedi 20 mars, a eu lieu un acte de protestation en face du Consulat
italien, à Saint Sébastien.
Là, ont été criés des slogans contre le macro-projet du TGV en Italie et
contre la brutalité utilisée par l'Etat de Berlusconi pour l'imposer,
particulièrement dans la vallée alpine du Val de Susa, où la
militarisation de la zone a été et est extrême.
Par cette action, nous avons voulu élargir la dénonciation et montrer
notre solidarité et notre appui à la lutte du Val de Susa.
Pas de TGV, ni ici, ni ailleurs.

"En Italie aussi : Non au TGV !
Nous nous retrouvons devant le Consulat d'Italie, un pays qui lui aussi
cherche à faire taire la voix des populations. Nous parlons
particulièrement du Val de Susa, une vallée alpine du nord-ouest de
l'Italie où, depuis le début des années 90, se déroule une importante
lutte contre le projet de l'Union européenne de créer la connexion
ferroviaire la plus grande du Continent, prétendant relier Lisbonne à
Kiev en passant au pied des Alpes et traversant le Val de Susa pour
relier Turin à Lyon.
Le refus de ce projet par les habitants de la vallée et leur attitude
ferme ont été tels que, par une résistance active et collectivement
massive, ils ont réussi à éviter l'entrée des engins à plusieurs
occasions. Par la suite, cela a peu coûté, à ceux qui attendent une
part du gâteau, de militariser toute la vallée pour ouvrir la route au
progrès et de transformer la montagne en fric. A la forte militarisation
de la vallée ont succédé les politiques de cour, modifiant la
législation pour que le gouvernement puisse réaliser, sans le
consentement des mairies, les activités qui supposent un impact sur le
milieu environnnemental. De la même manière, ça leur a peu coûté
d'instaurer une situation de contrôle total sur la population locale,
accompagnée d'une dure répression policière et judiciaire entraînant la
détention de trois jeunes opposants, accusés d'appartenir à une supposée
organisation éco-terroriste, débouchant sur la mort de deux d'entre eux
; ça leur a peu coûté d'avoir l'appui accoutumé des médias qui ont
orchestré la campagne médiatique en salissant et criminalisant la lutte
de la vallée. La présence active des policiers dans les différentes
manifestations continue à être aujourd'hui, et à chaque fois, plus
démesurée et non questionnée.
Etant nous-mêmes en butte à tout cela, dans la lutte contre le TGV
d'ici, nous voulons dénoncer publiquement d'une part la brutalité avec
laquelle sont traités les opposants au TGV dans le but qu'ils se taisent
; d'autre part, l'impunité que les Etats croient avoir pour utiliser
tous les moyens contre tout ce qui questionne le développement au nom
d'un prétendu bien commun, alors que ce développement ne sert que les
profits de son élite polico-patronale.
"
Repost 0
22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 13:33

non a la lgv
vidéo sur les nuisances de la nouvelle ligne TGV Bordeaux Toulouse sur les communes du Tarn et Garonne. attention les oreilles!
vidéo réalisée par un membre de l'asso ASEP castelmayran.

lu sur le site l'endehors

Le projet de ligne à grande vitesse (LGV) traversant le Pays basque a été rejeté massivement dans neuf communes proches de Bayonne où un "référendum" a été organisé en marge du scrutin régional, a-t-on appris aujourd'hui auprès de la principale association organisatrice.

Les électeurs de six communes concernées - Biriatou, Urrugne, Ascain, Saint-Pée-sur-Nivelle, Ahetze et Arcangues - se sont prononcés à plus de de 90% contre cette ligne nouvelle dont le tracé provisoire les concerne directement, selon les résultats publiés par le Collectif des associations de défense de l'environnement (Cade). Trois autres communes concernées - Arbonne, Bassussarry et Saint-Martin-de-Seignanx ont enregistré des majorités de votes hostiles à la nouvelle ligne un peu moindres : 86%, 88% et 78,8% respectivement.

Des "référendums" similaires, qui ont donné des résultats tout aussi nets selon leurs promoteurs, avaient été organisés dans cinq autres communes basques à l'occasion des élections municipales et cantonales de 2008 puis lors des européennes de juin 2009.

Le projet de LGV traversant le Pays basque fait l'objet d'une vive polémique dans la région. La section concernée appartient au projet LGV-Sud-Europe Aquitaine (LGV-SEA) qui doit desservir le Sud-Ouest de la France.  ( Dépêche AFP : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/15/97001-20100315FILWWW00471-referendum-sur-la-lgv-non-massif.php

Repost 0
22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 13:13

Question écrite: coopération militaire entre l'armée française et l'armée israélienne


Question n° 12491 adressée à M. le ministre de la défense
 le : 11/03/2010

Mme la sénatrice  Monique Cerisier-ben Guiga attire l'attention de M. le ministre de la défense sur le projet de coopération militaire entre l'armée israélienne et l'armée française. D'après une information relayée par le site « TTU online, Lettre d'informations stratégiques et de défense », des soldats français devraient aller s'entrainer, en Israël, au combat dans des zones urbaines et au maniement d'explosifs. Ce média confirme l'intérêt du chef d'état major français d'étudier les possibilités d'entrainements communs.
En vue de cette coopération, les deux pays auraient signé un accord conférant aux militaires israéliens une totale immunité lors de leurs séjours en France. Le conseiller juridique du ministère israélien de la Défense Ahaz Ben-Ari devrait se rendre prochainement à Paris pour finaliser l'accord conclu sur ce dossier avec le ministère français de la défense.
Elle s'étonne d'un tel rapprochement de l'armée française avec une armée qui occupe illégalement depuis 1967 les territoires palestiniens, où elle a évidemment acquis un grand savoir-faire en matière de combat pour contrôler les civils dans des zones urbaines. Elle rappelle aussi que si l'immunité judiciaire serait garantie aux militaires israéliens lors de leurs séjours en France , c'est parce que leur armée reste soupçonnée de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité lors de l'opération « plomb durci » et qu'aucune enquête israélienne n'est venue démentir les faits établis par le rapport Goldstone pour l'ONU. Elle lui demande de ne pas mettre en œuvre un tel projet de coopération et de démentir cette information.

Publié le 08 mars 2010
Repost 0
22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 13:09
message envoyé par dessus le mur  du centre d'identification et d'expulsion
messaggiodadentro.jpg
Liberté pour tous et pour toujours, ce message était caché dans une balle de Tennis
Repost 0
21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 10:03

newroz



Newroz prend sa source dans une légende kurde de libération. Il y a 2.600 ans, les Kurdes étaient opprimés par un tyran nommé Dahuk, qui avait une excroissance sur chaque épaule qui le faisaient horriblement souffrir. Ses médecins lui prescrivirent d’appliquer le cerveau de jeunes kurdes sur chacune. Le bourreau chargé de les tuer les prit en pitié et, chaque jour, n’en sacrifiait qu’un tandis qu’il laissait l’autre s’enfuir dans les montagnes. Un jour, Kawa le forgeron, dont tous les enfants avaient été sacrifiés, rejoignit les jeunes dans la montagne et organisa la révolte. Il tua lui-même le tyran et, pour avertir le peuple, mit le feu à son tablier qu’il brandit dans le ciel.

Après la création de la République de Turquie en 1923, les festivités de Newroz ont été officiellement interdites par la législation. Les Kurdes se sont mis à le célébrer clandestinement, dans les montagnes, loin des villes ou chez eux.
Suite à l’émergence du mouvement de libération nationale, ces festivités sont réellement devenues le symbole de la résistance de tout le peuple

newroz 1000  Kurdes  manifestent dans les rues de Pise

  • Corteo Corteo
  • Striscione Antagonista
Repost 0
21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 09:29


Les Indiens Mapuche égratignent l'image démocratique du Chili. Interview de Mijael Carbone, dirigeant de la communauté de Temucuicui, considérée comme la plus violente.

Cette rencontre nous a demandé patience et diplomatie. Avant nous, plusieurs journalistes tentant d'enquêter sur les villages indiens "rebelles" du Chili ont été arrêtés au motif de complicité d'activités terroristes... Mijael Carbone Queipul, le werken (chef) de la communauté traditionnelle de Temucuicui, a longuement préparé notre incursion sur ses terres. Déjà infiltrés par de faux journalistes dans le passé, les habitants sont sur leurs gardes. La raison de cette tension? Les 5.000 hectares de terre que veulent récupérer les Indiens auprès de propriétaires terriens ou de grandes entreprises forestières.

A 21 ans, Mijael a été plusieurs fois incarcéré et condamné. Il nous fait visiter les terres que veulent récupérer les siens. Sa communauté est accusée d'envahir illégalement des propriétés privées et de déclencher des incendies. Pourtant, les associations de défense des droits de l’Homme s’alarment de leur sort.

Youphil: Que revendique la communauté de Temucuicui?

Mijael Carbone Queipul: Nous voulons récupérer nos terres ancestrales. Nous en avons besoin pour vivre, pour cultiver et élever des animaux, car nous n'avons pas d'autres revenus. En moyenne les habitants de Temucuicui gagnent 60.000 pesos (80 euros) par mois et par personne. Ce n'est pas assez. Nous avons perdu nos terres peu à peu depuis la colonisation, mais ce processus s'est accéléré sous Pinochet, car son gouvernement a attribué des titres de propriété à des Huinkas (ndlr: des Blancs) qui nous ont exploités.

Aujourd'hui encore, certaines parcelles que nous revendiquons sont cultivées par de grands propriétaires comme René Urban, qui possède 600 hectares. En 2002, nous avons récupéré 2000 hectares mais ils sont soumis à la loi forestière qui nous empêche de cultiver.

Youphil: Où en sont les discussions avec les autorités? Le processus de récupération des terres avance-t-il?

M.C.Q: Nous avons discuté avec plusieurs ministres, mais cela n'a jamais mené à rien. Ils reconnaissent que nous avons besoin de terres, mais ne font rien. Quand elle a été élue, Michelle Bachelet a dit "Nous avons une dette envers le peuple Mapuche". Mais elle ne veut même pas nous recevoir...

Maintenant nous n'essayons plus de dialoguer, nous entrons sur les terres et nous commençons à construire des maisons, mais la force publique détruit tout derrière nous. Nous n'avons aucun soutien, les Chiliens nous considèrent commes des terroristes. Nous ne voulons pas être soutenus par des ONG parce que si l'on veut demander l'autonomie, une fois nos terres récupérées, nous devons nous en sortir seuls.

Youphil: Comment expliquez-vous que le gouvernement chilien et une partie de la presse vous qualifient de communauté "la plus violente du Chili"?

M.C.Q: Le gouvernement nous considère comme les plus violents parce que nous ne renonçons jamais, bien que la force publique ait des armes bien plus fortes que les nôtres. Il y a régulièrement des affrontements avec la police, mais jamais de blessés de leur côté, et malgré cela, on nous accuse de détenir des armes à feu! Il y a un an et demi, nous avons décidé d'entrer par la force sur une parcelle de terre, tous ensemble mais sans armes, que du bois et des pierres à la main.

Les policiers ont tué un camarade, il y a eu des blessés, un gamin de 11 ans a même été touché gravement à la jambe. Nous attendons toujours les rapports médicaux, mais pour le gouvernement chilien, il ne s'est rien passé ici.

Youphil: Quelles sont les conséquences de ce conflit permanent sur les 144 familles de votre communauté?


M.C.Q: Les enfants vivent dans la peur, ils voient la police, les hélicoptères, les voitures. Beaucoup ont un parent à l'hôpital ou en prison. Nous sommes encerclés par la police, il y a deux commandos d'élite de 11 personnes chacun, 7 policiers ici et 20 autres là-bas. De nombreux jeunes partent, des femmes surtout, parce qu'ils ont peur de vivre ici. Ils en ont marre d'être surveillés, écoutés, réveillés à 5 heures du matin par des contrôles de police. Mais j’ai confiance, ils vont revenir quand nous en aurons terminé avec la récupération des terres.

Youphil: Qu’attendez-vous du nouveau président chilien, Sebastian Piñera?

M.C.Q: Rien de bon. Un gouvernement de droite ne peut rien nous apporter, puisque même la gauche ne nous a jamais aidés. Nous continuerons le combat. Le Mapuche choisira toujours la lutte. Nous ne savons pas ce qui va se passer, mais si la police continue d'assassiner les nôtres, nous n'allons pas nous laisser faire. Aucun Mapuche ne peut accepter ça.

Repost 0
20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 09:09
http://www.igeek.fr/images/Minus-et-cortex.jpg
Pour faire oublier l'histoire de Jon Anza la DCRI court  les Scoop. De Couacs en couacs ces pieds nichelés montrent leur vrai visage
lu sur le journal" le monde".
news:


Les images de vidéosurveillance diffusées, vendredi 19 mars, par les polices française et espagnole, et supposées montrer cinq etarras recherchés pour le meurtre d'un policier, mardi soir en Seine-et-Marne, montrent en fait un groupe d'innocents pompiers catalans en vacances. Un ancien policier à la retraite avait aperçu le groupe, qui lui semblait suspect, dans les allées d'un supermarché, et a alerté les services concernés. Selon le gouvernement régional de la Catalogne, cité par la radio nationale, les cinq hommes montrés sur les images vidéo dans un supermarché de Dammarie-les-Lys, au sud-est de Paris, sont des pompiers séjournant en France pour y pratiquer l'escalade.
Repost 0
20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 08:22

Manifestement, certaines personnes ne disent pas la vérité». Réunis hier à Bayonne, les avocats de la famille de Jon Anza sont catégoriques et demandent que le juge d'instruction nouvellement nommé prenne en compte toutes les hypothèses. L'enquête engagée par la procureure de Bayonne relève de nombreux dysfonctionnements dans différents
services et les éléments qui en ressortent «ne font qu'attiser l'hypothèse à laquelle croit la famille».

Cette hypothèse est explicitement apparue dans un article du quotidien Gara datant du 2 octobre ; il s'agit de la séquestration, la torture et la dissimulation du corps de J. Anza. Une manoeuvre derrière laquelle se trouveraient des agents de la Garde Civile espagnole, selon cette hypothèse. «Comment peut-on aujourd'hui appeler ce à quoi on vient d'assister des dysfonctionnements, pour justifier ces méandres ?», a demandé Me Xantiana Cachenaut. Effectivement, les cinq avocats présents ont énuméré dans trois langues toutes les zones d'ombres de l'enquête.

Difficilement acceptable

Des inconnues. Qu'est devenu Jon Anza du 18 avril au 30 avril (voir encadré) ? Comment cela se fait qu'il n'ait pas pris le train du retour le 20 avril ? Pourquoi n'est-il pas allé le 24 avril à son rendez-vous médical à Bordeaux ? La liste des questions que posent les avocats s'allonge.

Une coïncidence. L'identification grâce à un agent administratif, du corps qui demeurait à la morgue de l'hôpital de Toulouse depuis 10 mois n'est que le fruit du hasard. Un fait difficilement acceptable pourla famille qui avait demandé une enquête pour disparition inquiétante le 15 mai 2009.

Des déficiences. C'est précisément dans les domaines où la police judiciaire a mené son investigation que des interrogations se posent. Les avocats dela famille n'expliquent pas comment cet homme retrouvé inconscient sur la voie publique le 30 avril, aux environs de minuit, à Toulouse, n'a pas fait l'objet de recherches, alors qu'il était en possession de deux billets à destination de Toulouse puis de Bayonne. «Comment n'y a-t-il pas eu de connexion entre l'enquête préliminaire engagée par la procureure de Bayonne» et les trois signalements réalisés par l'hôpital de Toulouse auprès du commissariat (30/04/2009), du Parquet (04/05/2009) et à l'ancien Office central chargé des disparitions inquiétantes (07/05/2009) ? Ce dernier ayant été supprimé, reste à savoir qui a reçu ce courrier. Et les avocats concluent : «comment ne pas penser que lecorps de Jon Anza n'a pas été caché?».

Les avocats de la famille considèrent qu'ils ont suffisamment d'éléments pour maintenir l'hypothèse de l'enlèvement et la dissimulation du corps du militant basque par les forces de sécurité espagnoles. Me Arantxa Zuluaga se demande : «de quoi se défend A. P. Rubalcaba», ministre de l'Intérieur espagnol, lorsqu'il engage des poursuites judiciaires à l'encontre des personnes qui avancent l'hypothèse de l'implication des gardes civils ? Elle rappelle que Michèle Alliot-Marie, actuelle ministre de la Justice, est la seule à avoir porté du crédit à la thèse de Rubalcaba consistant dans la fuite volontaire de Jon Anza avec l'argent d'ETA.

Spectateur

Maintenant qu'un juge d'instruction de Toulouse a été saisi, la famille va attendre de recevoir le rapport de l'autopsie et décidera alors si oui ou non elle demandera des analyses supplémentaires ou une contre-expertise. Cependant, elle a «peu d'espoir» sur les résultats.

Elle espère seulement que dorénavant, l'enquête apportera des réponses à toutes les questions énumérées, et surtout, qu'elle sera mieux considérée que jusqu'à présent, car, d'après les avocats, du moment où on trouve soncorps jusqu'à son autopsie, «on lui a réservé une place de spectateur».

Jon Anza a résidé à Toulouse depuis le 18 avril

L'enquête est close à Bayonne. La procureure de Bayonne a transféré le dossier au procureur de Toulouse, Michel Vallet, qui a nommé un juge d'instruction. Lors de sa dernière conférence de presse consacrée à cette affaire, Anne Kayanakis a affirmé que le militant basque originaire de Donostia est resté à Toulouse du 18 au 30 avril, jour où il est retrouvé au Boulevard Strasbourg de Toulouse. Elle n'a cependant pas donné de précisions sur les preuves de ce qu'elle avance ; elle a simplement affirmé que ce n'est pas une déduction.

Nouvel élément révélé à la presse, le pantalon que portait Jon Anza lorsqu'on le retrouve et celui qu'il avait lorsqu'il quitte sa compagne le 18 avril ne sont pas les mêmes. Il aurait pu avoir un pantalon de rechange dans son sac, mais aucun élément ne permet d'avancer cela, d'autant plus que le sac dans lequel il portait suffisamment de médicaments pour un mois n'est pas réapparu. Les papiers d'identité non plus.

Dorénavant, le juge d'instruction devra déterminer dans quelle situation se trouvait Jon Anza du 18 au 30 avril, les circonstances qui ont entravé la découverte du corps à la morgue de l'hôpital de Toulouse et déterminer si des éléments postérieurs, comme la disparition du corps et la présence de gardes civils dans un hôtel de Toulouse le 20 mai, peuvent éclairer. Ce qui est certain, c'est que «les causes de cette mort ne sont pas strictement médico-légales», a précisé Anne Kayanakis.

Et pour mieux répondre aux besoins de l'enquête, elle a préféré transférer le dossier au Parquet de Toulouse. La procureure serait une sorte de «gare de triage» et le juged'instruction , lui, se «penche de manière plus approfondie sur les dossiers», d'après ses explications. Elle relève, par ailleurs, que l'instruction du dossier par un juge offre un cadre juridique pour informerla famille . Cette dernière devient dorénavant partie civile. Enfin, la procureure de Bayonne a surtout mis en avant la localisation des faits, ce qui engendre le transfert du dossier au Parquet de Toulouse.

Repost 0
20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 08:05

Uni contre les expulsions le samedi 20 mars à 15h place des Terreaux !

Affiche "un toit c'est un droit"





Alors que chaque année l’Etat organise l’expulsion de 100000 logements, l’arrivée en fin de droit de près d’un million de chômeurs, les laissés pour compte de la crise, ne va que renforcer cette situation absurde : d’un côté de plus en plus de personnes qui ont du mal à se loger (600.000 foyers en situation d’impayé), 100000 personnes qui dorment dans les rues, de l’autre un nombre écrasant de logements vides. La multiplication du nombre de logements laissés vides permet, par effet de contrepoids (moins de logements disponibles), de garantir la flambée des loyers et par là de multiplier les gains des propriétaires. 136 000 logements vides (10,3% du parc), 16000 logements vides sur Lyon, la situation est d’autant plus insupportable lorsqu’on connait la violence des expulsions pour lesquelles collaborent de plus en plus les forces de police (8850 ménages expulsés par la police en 2005 contre 4866 en 1999).

Avant même le fait de se nourrir, le logement est la première source d’inquiétude et de dépense des travailleurs et travailleuses, en activité ou non. En vingt ans les loyers ont doublé dans le privé, et ont augmenté de 50 % dans le public. Pour toutes et tous il est de plus en plus difficile de se loger décemment.

Face aux locataires les plus précaires, l’Etat fait miroiter la possibilité de certains recours individuels (loi Dalo…) qui leur permettraient d’accéder à un réel logement. Ces dispositifs ne sont en réalités que des impasses poussant les travailleur-euse-s à chercher des solutions individuelles et ainsi renoncer aux ressources collectives acquises par la lutte. Car seule la lutte paie, seule la mise en place d’un rapport collectif nous permettra de rompre avec la situation actuelle où règne le chacun pour soi et où les propriétaires ne font que s’enrichir, aidés pour cela par l’Etat. Se loger doit passer avant le droit de propriété, que l’on soit précaire ou non, nous sommes tou-te-s concerné-e-s.

Les tentes de mal-logé-e-s et les campements de locataires expulsés n’ont pas eu raison de ces logiques globales d’expulsions, ni ne nous permettront de sortir de cette machine précarisant toujours plus les travailleuses et travailleurs allant jusqu’à leur retirer la satisfaction des besoins nécessaires : celles de se loger dans des conditions dignes. Rappelons que la lutte autour des campements lancés par les Enfants de Don Quichotte a entrainé la mise en place en 2007 de la loi Dalo permettant aux mal-logé-e-s d’attaquer l’Etat pour obtenir un logement. Celle-ci a été peu appliquée si bien que, deux ans plus tard, les associations (Droit.Au.Logement…) tiraient la sonnette d’alarme. Pour imposer le respect de tous et toutes et la dignité de chacun, il est nécessaire d’opposer aux propriétaires et à l’Etat qui expulsent, un rapport de force réel, seule alternative pour imposer l’égalité et garantir la justice sociale. Cela passe par la réunion et l’organisation des locataires du privé ou du public, des surendetté-e-s et des sans-bail, en comités de logement dans les quartiers où ils vivent. Cela passe par l’organisation de la grève des loyers, l’occupation des logements vides pour affirmer le refus que certains ne puissent se loger sous prétexte de ne pouvoir engraisser davantage les propriétaires.

Alors que les mairies font des cadeaux aux propriétaires pour les pousser à louer les logements vides (paiement des loyers par la mairie comme à Toulouse), il ne tient qu’à nous d’ opposer nos propres règles face à ces exploiteurs et imposer que le logement devienne une condition collective minimum pour chacun-e. Seules l’expropriation de tous les logements et leur réquisition comme à Saint Denis en 2009, nous permettra d’organiser leur répartition et poser les bases d’une société égalitaire. Ne restons pas seul-e-s, face aux problèmes de logement nous sommes tou-te-s concerné-e-s !

Pour une réelle solidarité entre habitant-e-s, précaires ou non, organisons nous en Comités de quartier !

CGA : source : Rebellyon.info

Repost 0

Articles Récents

Agenda

    dimanche 30 juin

15h à 16 h

accueil de familles de prionnier-e-s

discussion , infos et peites recettes

pour les proches de détenu(E)s...

- aides juridique

-participation à l'émission de radio Mega

du 22 juillet