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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 12:55

On a lu ensemble , on a décidé de le publier sur le blog du laboratoire .Bien qu'au collectif libertaire personneà notre connaissance  soit adhérent à l'organisation communiste libertaire, on publie celui-ci car c'est un texte complet, qui permet de construire la solidarité ici.

Le soulèvement d’Istanbul,le côté pile de la lutte anticapitaliste

 

Il semblait que le monde était entré dans l’âge des émeutes contre l’austérité. Et puis vint Istanbul. Qu’il n’y ait pas de méprise, Istanbul ne peut pas être confondue avec Athènes, Barcelone, Lisbonne ou New York. Ce qui se passe en Turquie est le côté pile de la lutte anticapitaliste. C’est un soulèvement contre le développement. C’est une bataille de la rue pour des villes qui appartiennent aux gens et pas au capital. C’est une résistance contre un régime autoritaire enhardi par un boom économique.

Ce qui se déroule sous nos yeux dans les rues d’Istanbul est la convergence entre d’une part, une petite, mais croissante gauche anti-capitaliste qui a organisé diverses campagnes à caractère social ces dernières années, et d’autre part une large part de la population urbaine loyale aux idées kémalistes de modernisme, sécularisme et nationalisme. Cela étant dit, la situation en Turquie est extrêmement complexe et nécessite une compréhension de nombreuses situations politiques différentes qui ont été développées durant la dernière décennie.

Taksim

Comme beaucoup le savent déjà, l’origine du soulèvement actuel prend sa source dans la proposition de développement d’un parc près de la place Taksim, au cœur d’Istanbul. Le développement du parc de Gezi est seulement une partie d’un important projet de rénovation urbaine que le premier ministre truc, Recep Tayyip Erdogan, a prévu tant pour la ville que pour le pays tout entier. Il inclut des schémas de gentrification pour les quartiers les plus pauvres des villes comme Tarlabasi, la construction d’un troisième pont pour relier les deux continents qu’Istanbul couvre et même un énorme projet pour ouvrir un troisième canal reliant la Mer noire à la mer Marmara, afin de faciliter le passage de bateaux containers. Ce plan a été dénommé le « projet fou » d’Erdogan.

Le quartier de Taksim est l’endroit où un grand nombre de projets de développement urbain se développent et où il existe une riche tradition de rébellion et de protestation. Pour placer les événements dans leur contexte, il est utile d’examiner l’importance de la place Taksim comme point de rébellion et de convergence.

Le 1er mai 1977, un demi-million d’ouvriers et de révolutionnaires affluèrent vers la place Taksim pour l’une des manifestations les plus épiques jamais connues à ce jour. Cette manifestation survint six ans après le sanglant coup d’État au cours duquel trois étudiants turcs révolutionnaires, accusés d’être des ennemis de l’État, furent pendus par un tribunal militaire. Leur mémoire immortalisée, la gauche turque s’est relevée durant les années 70, de l’endroit même où les révolutionnaires avaient été exécutés. Elle l’a fait avec force, et se multipliant en nombre. Durant cette année de manifestations, 34 personnes furent tuées sur la place. Certains furent abattus par ce qu’on pense être des tireurs paramilitaires qui étaient placés sur les toits. D’autres furent abattus dans la panique qui suivit.

En plus d’être la porte d’entrée sur Beyoglu, la partie culturelle la plus dynamique d’Istanbul, avec sans doute plus de bars et de café au mètre carré que n’importe quelle autre ville d’Europe, la place Taksim porte aussi ce souvenir tragique et particulier depuis le massacre de 1977.

À chaque premier mai, les émeutes qui ont pris place durant les sept dernières années se sont toutes centrées autour de manifestants essayant de rejoindre la place Taksim. Le premier de ces affrontements s’est produit en 2007, lorsque la gauche turque a voulu célébrer le trentième anniversaire du massacre. L’État l’en a empêché et des militants d’extrême gauche ont répliqué dans les rues avec des cocktails Molotov et des pierres. La situation est restée la même jusqu’il y a deux ans, en 2011, lorsque le gouvernement a finalement reconnu son erreur et a autorisé la gauche à disposer de la place pour ce jour.

Mais les choses ont évolué depuis deux ans et le gouvernement AKP d’Erdogan a décidé d’introduire un plan important de rénovation urbaine pour Istanbul qui incluait aussi une révision de la place. Prétextant transformer la place en zone piétonnière, le gouvernement d’Erdogan (qui a aussi en charge la municipalité d’Istanbul) a adopté des plans, sans consulter les habitants, pour démanteler des larges parts de Taksim et y construire à la place divers centres commerciaux et autres projets pour les riches. La bataille pour tenir des manifestations sur la place Taksim le 1er mai a donc pris fin cette année alors que le gouvernement a décidé d’utiliser la rénovation de la place comme un prétexte pour empêcher les manifestations qui devaient avoir lieu.

Le parc de Gezi est le point de mire de la rébellion. Sa démolition a été prévue pour construire à la place la réplique d’une caserne militaire de l’ère ottomane, Topçu Kışlası, qui sera surtout utilisée à des fins commerciales. Ce n’est pas une coïncidence pour le gouvernement AKP et ses racines islamiques : ces casernes étaient à l’origine le lieu d’un important soulèvement islamique en 1909. Ceci se rajoute à la décision d’appeler le troisième pont du nom du sultan Yavuz Selim, tristement célèbre pour avoir assassiné en masse la population alévie d’Anatolie.

Ceux qui ont défendu le parc de Gezi y sont depuis longtemps. En plus de grands syndicats, beaucoup de participants viennent d’une relativement nouvelle gauche indépendante, avec des générations plus jeunes embrassant des tendances écologiques plus antiautoritaires qui mettent l’accent sur des activismes du genre « droit à la ville ». Elles convergent toutes sous la bannière de la plate-forme Taksim Solidarity dont le principal cheval de bataille est d’empêcher la transformation de la ville en un terrain de jeu capitaliste encore plus élaboré, construit en lieu et place des espaces publics. Ce n’était pas leur première campagne contre la rénovation urbaine. Il y a deux mois, des affrontements ont éclaté entre des cinéastes et la police qui a déployé les gaz et les canons à eau. Les cinéastes essayaient de sauver un célèbre cinéma turc, Emek, condamné à devenir lui aussi un énième centre commercial.

Il est important de noter que certains des protagonistes qui sont impliqués dans la bataille pour le parc de Gezi sont aussi derrière les manifestations de solidarité avec les immigrés et des actions telles qu’offrir des repas aux immigrés ou organiser des manifestations devant les centres de détentions d’immigrés à Istanbul.

La bataille pour sauver le parc de Gezi n’était pas portée à la conscience du public turc jusqu’à ce que la police organise des raids deux matins d’affilée les 29 et 30 mai. L’outrage de la brutalité policière a été l’étincelle qui a embrasé le pays tout entier et qui a transformé la bataille en une rébellion nationale contre l’actuel gouvernement.

Néolibéralisme islamique

L’AKP, le parti au pouvoir, devrait être observé à la lumière du paysage géopolitique du Moyen-Orient qui est en pleine mutation. Il a des racines fortes dans l’islam politique et perpétue la tradition d’autres partis politiques issus des années 90 qui avaient été réprimés par l’armée, parfois alors qu’ils étaient au pouvoir. En fait, Erdogan lui-même a d’abord été emprisonné pour avoir incité publiquement à une « sédition islamique ». L’aspiration avouée d’Erdogan et de ses cadres est le « projet néoottoman » qui tend à faire de la Turquie la principale puissance économique et politique du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Les coups de force politique d’Erdogan en Syrie et en Libye doivent être contextualisés avec ces aspirations.

À la différence de l’Union européenne et des États occidentaux, la Turquie a connu ces dernières années un important boom économique (avec une croissance annuelle de presque 10 %). Bien que le déficit commercial et le taux réel de chômage soient élevés, bien que ce qui restait dans les mains publiques soit bradé au travers de privatisations massives, la crise est contenue en Turquie et le gouvernement actuel a le vent en poupe sur ce plan. C’est ce qui fait de la révolte d’Istanbul une révolte à part. C’est une révolte contre le développement du boom économique, contre les projets destructeurs de rénovation urbaine et l’hyper modernisation des villes. Le soulèvement d’Istanbul illustre le pôle opposé dans la lutte permanente contre le capitalisme, et complète les combats menés contre l’austérité ces dernières années.

La Turquie a été l’une des premières cibles de la restructuration néolibérale des années 80, durant laquelle le premier ministre Turgut Özal a facilité des privatisations massives portant sur ses usines, ses mines et de manière générale, sur toutes les infrastructures du pays. Le gouvernement AKP, et Erdogan en particulier, a réussi à faire entrer ce régime néolibéral dans le 21e siècle, recouvert d’un populisme islamique. De plus, sur le marché mondial, il a réussi à promouvoir en tant que forces néolibérales les entreprises qui avaient une base islamique. Ceci peut être notamment observé dans le nord de l’Iraq où la majeure source de capitaux est en réalité turque. Nous devrions nous rappeler que le modèle turc a été proposé par les puissances occidentales comme une issue possible pour les soulèvements qui ont marqué les printemps arabes. Grâce aux combats menés ces derniers jours dans les rues de Turquie, ce modèle de néolibéralisme islamique est maintenant remis sérieusement en question.

Erdogan et la lutte kurde

Les aspirations d’Erdogan n’ont pas totalement été épargnées par la contestation. Il y a eu des menaces variées contre son régime, notamment de la part d’un cadre de généraux et d’intellectuels qui se voient comme des défenseurs de la Turquie en tant qu’État-nation séculaire. Ils ont envoyé à Erdogan plusieurs signaux d’avertissement ces dernières années. La contre-réaction d’Erdogan la plus significative est survenue lorsqu’il a lancé une opération policière dans plusieurs villes contre une douzaine de membres de l’armée, d’intellectuels et de figures publiques alléguant qu’elles préparaient un coup d’État. Ces opérations de police ont débouché sur des affaires criminelles connues sous le nom d’Ergenekon qui sont toujours en cours. Il est impératif de réaliser tout l’impact de ces arrestations et des procédures judiciaires qui ont suivi. Il s’est produit quelque chose sans précédent dans cette nation qui a connu des coups d’État militaires successifs : les arrestations et les procès d’officiers militaires de haut rang et d’autres personnes ont rencontré des ralliements et des manifestations autour de la Turquie alors que des foules immenses qui se sont trouvées mêlées à la montée de l’AKP ont défendu l’élite de l’ancienne garde séculaire. Ces arrestations et ces emprisonnements expliquent aussi pourquoi il n’y a toujours pas eu de réponse de l’armée turque à la situation actuelle, alors qu’elle est traditionnellement un acteur majeur dans la politique turque.

La prolifération du sentiment nationaliste turc dans l’actuel soulèvement est une conséquence directe d’événements menés ces dernières années. Les partis de centre gauche nationalistes avaient organisé des « flag-demos » ou des « Rassemblements pour la république » contre l’actuel gouvernement AKP. À ce moment précis de la rébellion, nous sommes donc témoins de l’opportunisme de ces forces politiques qui essaient d’influencer ce qui apparait de loin comme un véritable soulèvement populaire.

N’importe quelle analyse de l’actuel soulèvement turc doit prendre en considération la relation avec le mouvement kurde de libération. Le point central des politiques turques ces dernières années a été indubitablement la guérilla kurde pour l’autonomie lancée par le PKK en 1978. Au cours des derniers mois, Erdoğgan a effectivement négocié un accord de paix avec le chef du PKK, Abdullah Öcalan, qui a croupi dans une île-prison turque depuis 1999. Erdogan tente de se positionner comme le leader qui a résolu le problème le plus urgent dans le pays. Ça ne lui a pas seulement fourni une carte blanche pour les politiques turques (son régime a brutalement oppressé et emprisonné de nombreux gauchistes et autres figures de l’opposition ces dernières années), mais ça l’a aussi amené à se présenter comme un pacificateur entre deux ethnies. La convergence récemment redynamisée entre une large part de la gauche turque et le mouvement kurde est devenue plus fragile du fait de l’accord conclu par Erdogan. Les gens se demandent toutefois quelle part joue le processus de paix dans ses desseins néoottomans.

C’est sans doute l’une des principales questions du moment : comment le mouvement dans les rues va-t-il se figer et quel type de relations aura-t-il avec la lutte kurde ? La grande majorité de ceux qui ont initié l’occupation du parc de Gezi et qui ont combattu la vision d’Erdogan sur le développement d’Istanbul sont en totale solidarité avec le peuple kurde. Mais pour les masses qui ont inondé les rues avec des drapeaux turcs, c’est une autre histoire. Au mieux, elles critiquent le fait qu’Erdogan utilise le processus de paix pour renforcer son emprise. Au pire, ce sont des gros racistes qui voient les Kurdes comme des terroristes. Malgré le danger, les récents développements dans la rue sont prometteurs. Des gens rapportent avoir été les témoins de déploiement de drapeaux mêlant l’étendard turc et le portrait d’Ocalan ou de l’imbrication de chants qui d’un côté souligne la fraternité entre les différentes ethnies et de l’autre célèbre l’identité nationale turque.

L’insidieux conservatisme social

Le soulèvement contre Erdogan est nourri par un insidieux conservatisme social poussé par l’AKP en vue de cultiver sa base. Ces politiques conservatrices se sont manifestées dans différents domaines : accès coupés à des cliniques d’avortement, contrôle plus strict sur Internet et les communications, restrictions et taxes sur la consommation d’alcool et amplification des vacances islamiques parrainées par l’État. Ces mesures politiques ont rencontré des manifestations soutenues par des milliers de participants qui ont défilé dans les mêmes rues que celles où se concentre l’actuelle rébellion. Elles ont précédé le mécontentement actuel.

Le style personnel d’Erdogan en tant que premier ministre est un facteur majeur qui influence la colère viscérale observée dans les rues. Dans presque tous ses discours publics, que ce soit dans un rassemblement politique ou lors d’une interview télé, Erdogan attaque, menace et se montre condescendant envers tous les segments sociaux-politiques, excepté le sien. Cela va de l’insulte flagrante au renvoi proféré avec le ton énervé d’un chien enragé de la politique. Ces dernières déclarations durant le soulèvement étaient exemplaires et n’ont fait que jeter de l’huile sur le feu alors qu’il désignait de manière arrogante les personnes descendues dans la rue comme « une poignée de pillards et d’extrémistes ».

Le lien crucial entre la politique culturelle conservatrice de l’AKP et sa politique économique néolibérale doit être révélé. De cette manière, la classe moyenne kémaliste qui a massivement participé au soulèvement réalisera qu’elle ne peut pas repousser le conservatisme culturel sans se confronter aux politiques économiques. Si elle réussit, elle pourra être ralliée par les classes plus pauvres qui sont actuellement enclines à soutenir l’AKP sur sa base culturelle.

Le premier jour de ce soulèvement populaire a été totalement spontané et hors du contrôle de n’importe quel parti politique. Toutes les contradictions, par exemple celle entre la gauche radicale et les nationalistes turques, ont été momentanément mises de côté pour combattre la police et construire des barricades qui permettraient de tenir les places et les boulevards d’Istanbul. Ce qui reste à voir, c’est si oui ou non c’est grands espaces publics tels que le parc de Gezi ou la place Taksim seront le théâtre où les contradictions entreront dans un dialogue révolutionnaire pour donner naissance à un mouvement que nul ne pourra arrêter en Turquie.

Ali Bektas

publié en anglais dans Counterpunch : http://www.counterpunch.org/2013/06...

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 12:32

par souci d'apporter une possibilité de prise de contact  à des personnes désireuses de rejoindre des gropes déjà constitués. les oubli ne sesont pas volontaires.
Ain 01
. C.L.A : Coordination des Libertaires de l’Ain
Site : http://www.cla01.org/

Aisne 02
. FA : Groupe Pierre Kropotkine, Merlieux et Fouquerolles, de la Fédération Anarchiste
Groupe Pierre Kropotkine c/o Athénée libertaire, 8 rue de Fouquerolles, 02000 Merlieux
Permanences les 1er 3eme 5eme jeudis du mois de 18h à 21h
blog : http://kropotkine.cybertaria.org/

Allier 03
. FA : liaison Montluçon de la Fédération Anarchiste
thierry08@yahoo.fr

Hautes Alpes 05
. FA : groupe GEL 05 de la Fédération Anarchiste
BP 111, 05003 Gap Cedex, gel-05@wanadoo.fr

Alpes Maritimes 06
. CAAM : Collectif Anarchiste des Alpes-Maritimes
blog : http://caam.over-blog.com/
. OCL : Organisation Communiste Libertaire, Grasse
passer par le CAam pour contact.
. OLS : liaison Offensive Libertaire Nice
olrik@no-log.org

Ardèche 07
. FA :
. Groupe d´Aubenas de la Fédération Anarchiste
Groupe d´Aubenas c/o CESA, BP 15, 07170 Villeneuve-de-Berg

Aube 10
. FA : liaison Liaison de Troyes de la Fédération Anarchiste
c/o Le Monde Libertaire
troyes(a)federation-anarchiste.org

Aude 11
. CGA : Coordination des Groupes Anarchistes, Liaison Carcassone
secretariat@c-g-a.org

Aveyron 12
. CGA : Coordination des Groupes Anarchistes, Liaison Rodez
secretariat@c-g-a.org
. FA : liaison du Sud-Aveyron de la Fédération Anarchiste
liaison du Sud-Aveyron c/o SAP, BP2, Montlaur, 12400 Saint-Affrique
. No Pasaran :
.groupe No Pasaran 12
nopasaran12@hotmail.fr
http://www.nopasaran12.new.fr/
adresse : No Pasaran 12 c/o grain de sel, 12100 Millau
.liaison SCALP Rodez
nopasaran12@hotmail.fr
. OLS, Offensive Libertaire et Sociale, réseau libertaire
E-mail : walden12@free.fr
. SEL : "Solidaires, Ecologistes et Libertaires", réseau libertaire sud aveyron
SEL c/o librairie Plume(s), 16 rue Saint Martin, 12100 Millau
graindeselmillau@hotmail.fr, site : http://www.graindesel.fr.gd/

Bouches-du-Rhône 13
. AL :
. Collectif Alternative Libertaire de Marseille
marseille@alternativelibertaire.org
blog : AL Aix-Marseille : http://almarseille.blogspot.com/
. Collectif Alternative Libertaire d'Aix-en-Provence
aix@alternativelibertaire.org
blog : AL Aix-Marseille : http://almarseille.blogspot.com/
. Collectif Alternative Libertaire d'Arles
contacts@alternativelibertaire.org
. FA :
. Liaison Germinal de Marseille c/o Mille Bâbords, 6 rue Consolat 13001 Marseille
contact@fa-marseille-fr-eu-org
. Liaison La Ciotat
c/o Mille Bâbords, 6 rue du Consulat, 13001 Marseille
contact@fa-marseille-fr-eu-org
. OLS : Offensive Libertaire et Sociale Marseille,
« Leï Chapacans » c/o Mille Bâbords, 61 rue Consolat , 13 001 Marseille
chapacans [AT] riseup [DOT] net

Calvados 14
. CGA : Coordination des Groupes Anarchistes, Liaison Caen
elquicosabate@c-g-a.org
. FA : Groupe de Caen de la Fédération Anarchiste
fa-caen@no-log.org, facaen.zeblog.com
. OCL : Organisation Communiste Libertaire, Caen
CRAS, B.P. 5164 , 14075 Caen Cedex
ocl-caen@orange.fr

Cantal 15
. AL : Collectif Alternative Libertaire d'Aurillac
aurillac@alternativelibertaire.org

Charente 16
. AL : Collectif Alternative Libertaire d'Angoulème
contacts@alternativelibertaire.org

Charente-Maritime 17
. FA : Groupe Nous Autres de la Fédération Anarchiste
Groupe Nous Autres c/o ADIL, BP 3, 17350 Port-d´Envaux

Cher 18
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Bourges
bourges@alternativelibertaire.org
blog : http://libertaire18.over-blog.com/
. FA : Liaison Bourges c/o Le Monde libertaire

Corrèze 19
. FA : groupe "José Fortuni" de la Fédération Anarchiste
relations-interieures@federation-anarchiste.org

Côte-d’Or 21
. FA : groupe La Mistoufle de Dijon de la Fédération Anarchiste
groupe La Mistoufle c/o les Voix sans maître BB 8, 2 rue des Corroyeurs 21000 DIJON
Permanence tous les mercredis de 20 heures à 23 heures 6 impasse Quentin.
. No Pasaran : groupe SCALP Dijon
maloka.distro@free.fr
http://scalp21.blogspot.com/
adresse : SCALP c/o Maloka Bp 536, 21014 Dijon Cedex

Côtes-d'Armor 22
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Côtes-d’Armor
cotesdarmor@alternativelibertaire.org
. FA : Groupe Jean-Souvenance (Saint-Brieuc) de la Fédération Anarchiste
Groupe Jean-Souvenance c/o CEL, 1 rue Yves Creston, 22 000 Saint-Brieux
souvenance@no-log.org
. Collectif Treger Disuj de Guingamp
mail: treger.disuj@no-log.org
Ce collectif fait partie de la Coordination Bretagne Indépendante et Libertaire.
. Groupe anarchiste Jes Futuro, Lannion
sergej68@no-log.org
Blog : http://groupeanarchistejesfuturo.over-blog.com/

Creuse 23
. FA : Groupe Arthur LEHNING de la Creuse de la Fédération Anarchiste
alayn.dropsy@yahoo.fr
site : http://anarchie23.centerblog.net/

Dordogne 24
. Collectif libertaire Marius Jacob
blog : http://www.collectif-libertaire.net/
. FA :
. Groupe Emma Goldman de Périgueux de la Fédération Anarchiste
c/o Emma Pavillon 10, 44, rue Léon-Félix, 24000 Périgueux
emma.goldman@no-log.org
. Drapeau Noir Périgord de la Fédération Anarchiste
DNP, c/o ADCS 24, Le Bourg, 24 290 St-Amand de Coly
dnp@no-log.org
site : http://www.dnp.lautre.net/
. No Pasaran : groupe No Pasaran 24
nopasaran@samizdat.net

Doubs 25
. AL :
. Collectif Alternative Libertaire de Besançon
besancon@alternativelibertaire.org
. Collectif Alternative Libertaire de Sochaux
sochaux@alternativelibertaire.org
. FA : Groupe Pierre-Joseph Proudhon de Besançon de la Fédération Anarchiste
Groupe Proudhon, c/o CESL, BP 121, 25014 Besançon Cedex
groupe-proudhon _chez_ federation-anarchiste.org
Site : http://www.lautodidacte.lautre.net/
Librairie associative L’Autodidacte, 5 rue Marulaz, 25000 Besançon
tel/fax : 03 81 82 14 94, Heures d’ouverture : le mercredi de 16h à 19h et le samedi de 15h à 19h
. No Pasaran :
.groupe SCALP-No Pasaran Besançon
scalpbesak@gmail.com
http://scalpbesak.wordpress.com/
.groupe SCALP Montbéliard
scalp.montbelfort@gmail.com

Drôme 26
. FA : Groupe La Rue Râle St Marcellin-Royans : voir au 38- Isère
. OCL : Organisation Communiste Libertaire
c.l-v@hotmail.fr

Eure 27
. FA : liaison Evreux de la Fédération Anarchiste
evreux.fa@gmail.com
http://fagroupedevreux.monsite-orange.fr/
. Groupe autonome libertaire : G-A-L[at]mailoo[dot]org

Eure-et-Loir 28
. FA : Groupe Libertaire de Chartres de la Fédération Anarchiste
fa.chartres@free.fr
Permanence aux abbayes de Saint-Brice à Chartres, le 1er et 3ème vendredi du mois de 20H30 à 22H00.

Finistère 29
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Quimperlé
quimperle@alternativelibertaire.org
. Collectif Strollad Lochu de Brest
strolladlochu@no-log.org
Ce collectif fait partie de la Coordination Bretagne Indépendante et Libertaire.
. FA : liaison Finistère de la Fédération Anarchiste
c/o Le Monde Libertaire
finistere(a)federation-anarchiste.org
. No Pasaran :
.groupe C.R.A.B.E.S Quimper
crabes.kemper@no-log.org
http://crabes.webnode.com/
.groupe SCALP Brest
scalp.29@wanadoo.fr

Gard 30
. AL : Collectif Alternative Libertaire d'Alès
ales@alternativelibertaire.org
. CGA : Coordination des Groupes Anarchistes, Liaison Cévennes
cga_cevenol@no-log.org
. FA : groupe Gard-Vaucluse de la Fédération anarchiste
http://www.fa-30-84.org/ fa-30-84@no-log.org
AGDIR BP 25018 30903 Nîmes cedex 2
. No Pasaran : groupe SCALP/No Pasaran 30
nopasaran30@effraie.org
http://nopasaran30.over-blog.com/

Haute-Garonne 31
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Toulouse
toulouse@alternativelibertaire.org
Blog : http://alternativelibertaire-toulouse.over-blog.org/
. CGA : Coordination des Groupes Anarchistes, Groupe "Albert Camus"
c/o Athénée Albert Camus 36, rue de Cugnaux 31300 Toulouse
Permanences le Mardi de 18H 30 à 19H 30
groupe-albert-camus@c-g-a.org
. OCL : Organisation Communiste Libertaire, Toulouse
OCL, C/O Canal Sud, 40 rue Alfred Duméril, 31400 Toulouse
ocltoulouse@sfr.fr

Gers 32
. AL : Collectif Alternative Libertaire du Gers
auch@alternativelibertaire.org
. CGA : Groupe "Les Fédérés"
c/o Secrétariat de la CGA : secretariat@c-g-a.org
. FA : liaison Gers c/o Le Monde Libertaire

Gironde 33
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Bordeaux
bordeaux@alternativelibertaire.org
blog AL33 : http://alternativelibertaire33.over-blog.com/
. GAB : Groupe Anarchiste Bordelais, CGA, 7 rue du muguet, 33000 Bordeaux.
gabbx@no-log.rog
. FA : Cercle Jean Barrué de la Fédération Anarchiste
Cercle Jean Barrué, c/o Athénée Libertaire, 7 rue du Muguet, 33000 Bordeaux.
cercle-jean-barrue@federation-anarchiste.org
. No Pasaran : liaison Bordeaux
nopasaran@samizdat.net

Hérault 34
. AL :
. Collectif Alternative Libertaire de Montpellier
montpellier@alternativelibertaire.org
site : http://al-montpellier.over-blog.com/
. Collectif Alternative Libertaire Ouest Hérault Beziers
montpellier@alternativelibertaire.org
. CGA : Coordination des Groupes Anarchistes, Groupe "Un Autre Futur"
groupe-uaf@c-g-a.org
Groupe "Un Autre Futur"c/o La Mauvaise Réputation, 20 rue Terral, 34000 Montpellier
Permanences le Samedi de 15H à 19H
. FA : groupe de Montpellier-Hérault de la Fédération Anarchiste
c/o AGDIR BP 25018 30903 NÎMES cedex 2
montpellier(a)federation-anarchiste.org
. No Pasaran : liaison SCALP/No Pasaran Montpellier
nopasaran@samizdat.net

Ille et Vilaine 35
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Rennes
rennes@alternativelibertaire.org
. FA :
. groupe La Sociale de la Fédération Anarchiste
contact@farennes.org
Groupe La Sociale de la FA c/o local la commune, 9 rue malakoff 35 000 Rennes
Tel/Rep : 02 99 67 92 87, Permanences au local "La Commune" tous les mercredis et Samedis de 15h à 19h
site : http://www.farennes.org/
. groupe "La Digne Rage" de la Fédération Anarchiste
site : http://anartoka.com/la-digne-rage/portal.php
. Huch!: Collectif anarcho-indépendantiste breton de Rennes
HUCH C/O CBIL BP 70402 22200 Gwengamp cedex
mail : huch@no-log.org
site : http://www.cbil.lautre.net/
Ce collectif fait partie de la Coordination Bretagne Indépendante et Libertaire.

Indre et Loire 37
. AL: Collectif Alternative Libertaire de Tours
alternativelibertaire37@gmail.com
blog : http://alternativelibertaire37.over-blog.com/
. CGA : Coordination des Groupes Anarchistes, liaison de Tours :
cga.tours@gmail.com
. Groupe Electron Libre : groupe.electron.libre@gmail.com
. "les amis-es de Demain Le Grand Soir" association
demainlegrandsoir@gmail.com
site : http://demainlegrandsoir.org/
. No Pasaran : liaison Tours
nopasaran@samizdat.net

Isère 38
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Grenoble
contacts@alternativelibertaire.org
. FA :
. Groupe La Rue Râle (St Marcellin-Royans) de la Fédération Anarchiste
Groupe La Rue Râle c/o Le Groupe Jules Vallès de la FA, 15 rue Georges Jacquet, 38100 Grenoble
laruerale@no-log.org
. Groupe Vercors de la Fédération Anarchiste
Groupe Vercors C/O Ultimatum, BP 3 38250 LANS EN VERCORS
Blog : http://fa.vercors.free.fr/
. No Pasaran : liaison Grenoble
nopasaran@samizdat.net

Jura 39
. FA : Groupe Lucio de Saint-Claude de la Fédération Anarchiste
Groupe Lucio c/o La Maison Du Peuple, 12 rue de la Poyat, 39200 Saint-Claude
groupelucio@altern.org

Loir-et-Cher 41
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Vendome
vendome@alternativelibertaire.org

Saint-Etienne 42
. CGA : Coordination des Groupes Anarchistes, Liaison "CGA 42"
c/o Secrétariat de la CGA
. FA : Groupe Nestor Makhno de la Fédération Anarchiste
Groupe Nestor Makhno c/o FA, salle 15 bis, Bourse du Travail, cours Victor-Hugo, 42028 Saint-Etienne cedex 1
. No Pasaran : groupe Saint-Etienne
nopasaran@samizdat.net

Haute-Loire 43
. AL: Collectif Alternative Libertaire Le-Puy-en-Velay
lepuy@alternativelibertaire.org
. CGA : Coordination des Groupes Anarchistes, Liaison Haute Loire
secretariat@c-g-a.org

Loire Atlantique 44
. AL: Collectif Alternative Libertaire de Nantes
nantes@alternativelibertaire.org
. CGA : Coordination des Groupes Anarchistes, Groupe de Nantes
cga.nantes@gmail.com
. FA :
. liaison de Nantes de la Fédération Anarchiste
c/o Local « la Commune », 17 rue de Châteaudun 35 000 Rennes
liaisonnantesfa(a)hotmail.fr
. liaison de Saint-Nazaire de la Fédération Anarchiste
c/o Local « la Commune », 17 rue de Châteaudun 35 000 Rennes
saint-nazaire(a)federation-anarchiste.org
. Front Libertaire, St Nazaire : f.libertaire@no-log.org
. No Pasaran : groupe SCALP Naoned
scalpnaoned@samizdat.net
adresse : c/o Cered BP 322, 44803 St-Herblain cedex
. OCL : Organisation Communiste Libertaire
. Nantes, Clé des champs (ne pas mentionner OCL), BP 20912, 44009 Nantes Cedex 1
oclnantes@free.fr
. Saint-Nazaire : ocl.st-nazaire@wanadoo.fr
. Collectif nantais de la Coordination Bretagne Indépendante et Libertaire.
mail: cbil_nauntt@riseup.net

Loiret 45
. AL : Collectif Alternative Libertaire d'Orléans
orleans@alternativelibertaire.org
. CGA : Coordination des Groupes Anarchistes, Liaison Orléans
orleans@c-g-a.org
. FA : Groupe Gaston Couté de la Fédération Anarchiste
gastoncoute@no-log.org
blog : http://www.groupegastoncoute.blogspot.com/
. OCL : Organisation Communiste Libertaire loiret
oclibertaire@hotmail.com

Lot 46
. FA : Groupe de Figeac de la Fédération Anarchiste
c/o Le Monde Libertaire
figeac(a)federation-anarchiste.org
. OCL : Organisation Communiste Libertaire
oclibertaire@hotmail.com

Lot-et-Garonne 47
. AL : Collectif Alternative Libertaire d'Agen
AL, 148 rue Gérard-Duvergé 47000 Agen
agen@alternativelibertaire.org
. No Pasaran : groupe Alliance Antifasciste Agenaise
http://www.agenantifa.fr

Maine-et-Loire 49
. AL : Collectif Alternative Libertaire d'Angers
angers@alternativelibertaire.org,
AL Angers c/o L’Etincelle, 26 rue Maillé, 49100 Angers,
blog : http://libertaires49.over-blog.com/
. CGA : Coordination des Groupes Anarchistes, Liaison Saumur
secretariat@c-g-a.org
. No Pasaran : groupe SCALP/REFLEX Angers
reflex-angers@no-log.org
adresse : c/o L’Etincelle, 26 rue Maillé, 49100 Angers

Manche 50
. FA : Liaison de Cherbourg de la Fédération Anarchiste
c/o Le Monde Libertaire
cherbourg(a)federation-anarchiste.org

Marne 51
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Reims
reims@alternativelibertaire.org
. FA : liaison Fédération Anarchiste de la Marne
fa51@no-log.org
. No Pasaran : liaison Epernay
nopasaran@samizdat.net
. OCL : Organisation Communiste Libertaire, Reims
oclibertaire@hotmail.com
OCL C/O Egregore B.P. 1213, 51058 Reims cedex

Haute-Marne 52
. No Pasaran : groupe SCALP/No Pasaran de Chaumont
nopasaran@samizdat.net

Meurthe-et-Moselle 54
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Nancy
nancy@alternativelibertaire.org
. FA : Liaison Nancy c/o Le Monde libertaire

Morbihan 56
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Lorient
lorient@alternativelibertaire.org
. FA :
. Groupe libertaire Francisco Ferrer de la Fédération Anarchiste (Lorient)
Cité Allende Boîte 19, 56100 LORIENT, fedeanar56@yahoo.fr
.groupe libertaire René Lochu de la Fédération Anarchiste (Vannes)
6 rue de la Tannerie , 56000 VANNES, fedeanar56@yahoo.fr
blog anars 56 : http://anars56.over-blog.org/
. Collectif Ti an dispac'h du pays vannetais
mail: ti.an.dispach@free.fr
Ce collectif fait partie de la Coordination Bretagne Indépendante et Libertaire.
. Collectif Kailh du de Lorient
mail: kailh_du@no-log.org
Ce collectif fait partie de la Coordination Bretagne Indépendante et Libertaire.
. association Liber-Terre : Liber-Terre, B.P. 101, 56303 Pontivy - liber.terre@wanadoo.fr

Moselle 57
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Metz
nancy@alternativelibertaire.org
. FA :
. groupe de Metz de la Fédération Anarchiste
Association culturelle libertaire, BP 16, 57645 Noisseville
. Liaison Voline de Sarrebourg de la Fédération Anarchiste
liaison-voline c/o Le Monde libertaire

Nièvre 58
. AL : Collectif Alternative Libertaire de la Nièvre
nievre@alternativelibertaire.org
. No Pasaran : liaison SCALP Nevers
nopasaran@samizdat.net
adresse : c/o Kollectif Y’en a Marre, 10 rue Mademoiselle Bourgeois, 58000 Nevers

Nord 59
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Lille
AL c/o CCL, 4 rue de Colmar 59000 Lille, lille@alternativelibertaire.org
. GDALE/CGA : Coordination des Groupes Anarchistes, Groupe D’Anarchistes de Lille et Environs
1groupeanarlille@no-log.org. Permanence tous les lundi au CCL de 19h30 à 20h.
Site : http://lille.cybertaria.org/
. No Pasaran : liaison SCALP Lille
scalplille@no-log.org
adresse : c/o CCL, 4 rue de Colmar, 59000 Lille
. Turbulences Sociales : Turbulences Sociales, Centre Culturel Libertaire 4, rue de Colmar, 59000 Lille
turbulences-sociales@riseup.net

Oise 60
. FA :
. groupe Alexandre Marius Jacob de la Fédération Anarchiste
c/o Le Monde Libertaire
fa-oise-somme(a)no-log.org
. Liaison de Beauvais de la Fédération Anarchiste
c/o Le Monde Libertaire
scAlp60(a)laposte.net

Orne 61
. AL : Collectif Alternative Libertaire de l'Orne
al61@alternativelibertaire.org

Pas de Calais 62
. OCL : Organisation Communiste Libertaire, Boulogne sur mer
OCLB C/O La mouette Enragée B.P. 403 62206 Boulogne sur mer cedex
. No Pasaran : groupe SCALP Arras
nopasaran@samizdat.net

Puy-de-Dôme 63
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Clermont-Ferrand
contacts@alternativelibertaire.org
blog AL jeunes 63 : http://alternative-libertaire.brancheje ... -blog.org/
. FA : groupe Abel Paz de la Fédération Anarchiste
abelpaz.fa@laposte.net

Pyrénées Atlantiques 64
. OCL : Organisation Communiste Libertaire, Mauléon
Acratie, B.P. 23, 64130 Mauléon
ocl-eh@orange.fr

Pyrénées-Orientales 66
. CGA : Coordination des Groupes Anarchistes
. Groupe "Mata Negra", Cerdagne et Capcir,
secretariat@c-g-a.org
. Groupe de Perpignan
Librairie INFOS 2, rue Théodore Guiter 66000 Perpignan Ecrire à : c/o CES, BP 40233 66002 Perpignan cedex
Permanences tous les samedi de 15H à 19H
Mail: antich@wanadoo.fr
. FA : liaison John Cage de la Fédération anarchiste
john-cage(a)federation-anarchiste.org

Bas-Rhin 67
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Strasbourg
Strasbourg@alternativelibertaire.org
blog : http://mapage.noos.fr/alalsace/
. FA :
.Groupe Juillet-1936 de Strasbourg de la Fédération Anarchiste
Groupe de Strasbourg, c/o ACLS, c/o Lucha y fiesta, BP 41017, 67027 Strasbourg Cedex 01
groupe-strasbourg@federation-anarchiste.org
Site : http://fastrasbg.lautre.net/
. Groupe Bas-Rhin de la Fédération Anarchiste
Groupe Bas-Rhin, c/o REMON, BP 35, 67340 Ingwiller
groupe-bas-rhin(a)federation-anarchiste.org
. No Pasaran : groupe SCALP Strasbourg
nopasaran67@no-log.org
adresse : c/o Lucha y fiesta, BP. 41017, 67027 Strasbourg cedex
. OCL : Organisation Communiste Libertaire, Strasbourg
oclstrasbourg@gmail.com

Haut-Rhin 68
. No Pasaran : groupe SCALP Mulhouse
scalp68@hotmail.fr

Rhône 69
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Lyon
lyon@alternativelibertaire.org
site : http://al.lyon.free.fr/
. CGA : Coordination des Groupes Anarchistes, groupe de Lyon c/o la Plume Noire 19, rue Pierre Blanc 69001 Lyon
Ouverture de la librairie: du Mercredi au Vendredi de 17H à 19H, le Samedi de 15H à 19H
Ouverture du café libertaire: tous les Vendredis de 21H à 1H, Tél: 04 72 00 94 10
groupe-lyon@c-g-a.org
Toile: http://www.laplumenoire.org/
. FA : Groupe Vivre libre ! de la Fédération Anarchiste
Vivre Libre c/o La maison des Passages 44, rue Saint Georges 69005 Lyon (métro vieux Lyon - Cathédrale St Jean)
groupe@vivre-libre.org
site : http://www.vivre-libre.org
. OCL : Organisation Communiste Libertaire, Lyon
Courant Alternatif, C/O La maison de l’ecologie, 4, rue Bodin, 69001 Lyon
ocl-lyon@laposte.net
. No Pasaran :
.liaison Lyon
nopasaran@samizdat.net
. groupe affilié R.A.F.A.L (Riposte AntiFasciste Autonome Libertaire)
projet.rafal@gmail.com
http://projet-rafal.c.la/

Saône-et-Loire 71
. FA : Groupe La Vache Noire de Chalons-sur-Saône de la Fédération Anarchiste
Groupe La Vache Noire c/o ADCLSL, BP 516, 71322 Chalons-sur-Saône Cedex
a.d.c.l@voila.fr
site : http://libertaire71.monsite.wanadoo...
. OCL : Organisation Communiste Libertaire, liaison Macon
oclmacon@gmail.com

Sarthe 72
. CGA : Coordination des Groupes Anarchistes, Groupe du Mans
cga72@no-log.org
Permanences au 4 rue d'Arcole le 3ème Samedi du mois de 14h30 à 17h, au 3ème étage de la maison des associations
. FA : Groupe Lairial de la Fédération Anarchiste
http://fa.federation-anarchiste.org/
Contact et accueil le samedi à 18 heures à l’Epicerie du Pré / Café-Cantine (31 rue du Pré - Le Mans).
Café libertaire le premier samedi du mois à 16 heures.

Savoie 73
. FA : Groupe de Chambéry de la Fédération Anarchiste
Groupe de Chambéry C/O La Salamandre Maison des associations Rue St Francois de Sale Boite X/33 73000 CHAMBERY
FA73@no-log.org
site : http://fa73.lautre.net

Haute-Savoie 74
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Haute-Savoie
haute-savoie@alternativelibertaire.org
. FA : liaison de la Fédération anarchiste
haute-savoie(a)federation-anarchiste.org

Paris 75
. AL : Alternative Libertaire
contacts@alternativelibertaire.org
site : http://www.alternativelibertaire.org/
. FA : Fédération Anarchiste
relations-interieures@federation-anarchiste.org
site : http://www.federation-anarchiste.org/
. No Pasaran : groupe SCALP-REFLEX Paris
scalpreflex@samizdat.net
http://scalp-reflex.over-blog.com/
adresse : 21 ter rue Voltaire - 75011 Paris
. OCL : Organisation Communiste Libertaire
oclidf@gmail.com
. OLS : Offensive Libertaire et Sociale
ols.paris [AT] no-log [DOT] org
site : http://offensive.samizdat.net/

Seine-Maritime 76
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Rouen
rouen@alternativelibertaire.org
. FA :
. groupe de Rouen de la Fédération Anarchiste
farouen@no-log.org , site : http://federation-anarchiste.org/fa...
Groupe de Rouen c/o Librairie L’Insoumise, 128 rue St-Hilaire, 76000 Rouen
ouverture : mercredi de 16h à 18h, vendredi de 17h à 19h, samedi de 11h à 18h
. Groupe Zéro de conduite de la Fédération Anarchiste, Le Havre
relations-interieures@federation-anarchiste.org
. groupe libertaire Jules Durand du Havres
site : http://www.lelibertaire.org/
. No Pasaran : liaison Rouen
nopasaran@samizdat.net

Seine-et-Marne 77
. FA :
. Groupe Sacco et Vanzetti de Chelles de la Fédération Anarchiste
Groupe Sacco et Vanzetti c/o GRELE, 1bis rue Émilie, 77500 Chelles
. Liaison Melun c/o Le Monde libertaire

Yvelines 78
. AL : Collectif Alternative Libertaire Yvelines-Nord
al95@alternativelibertaire.org
. FA : groupe Gaston Leval
gaston-leval(a)federation-anarchiste.org

Somme 80
. FA : Groupe Alexandre Marius Jacob d'Amiens de la Fédération Anarchiste
fa-amiens@no-log.org
. No Pasaran : groupe SCALP 80
le.scalp.80@gmail.com

Tarn 81
. AL : Collectif Alternative Libertaire d'Albi
albi@alternativelibertaire.org
. FA : Groupe Les ELAF de la Fédération Anarchiste
relations-interieures@federation-anarchiste.org

Vaucluse 84
. AL : Collectif Alternative Libertaire du Vaucluse
vaucluse@alternativelibertaire.org
. FA : Groupe Gard-Vaucluse de la Fédération Anarchiste
Groupe Gard-Vaucluse c/o AGDIR, BP 5018, 30900 Nîmes
fa30-84@no-log.org
blog : http://www.fa-30-84.org/
. No Pasaran : groupe No Pasaran Avignon
http://nopasaranvaucluse.over-blog.com/
nopasaran.vaucluse@gmail.com

Vendée 85
No Pasaran : groupe SCALP/No Pasaran Vendée
nopasaran@samizdat.net

Vienne 86
. FA : Groupe Pavillon Noir.
pavillon-noir [arobase] federation-anarchiste.org
blog : http://fa86.noblogs.org/
. No Pasaran : groupe affilié SCALP 86
http://scalp86.positifforum.com/portal.htm

Haute Vienne 87
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Limoges
limoges@alternativelibertaire.org
. FA : groupe le Cri du Peuple
limoges (arobase) federation-anarchiste.org
. No Pasaran : groupe affilié SCALP Limoges
scalp87@gmail.com
http://www.scalp87.altern87.org/
. OCL : Organisation Communiste Libertaire
ocl.Limoges@voila.fr

Vosges 88
. AL : Collectif Alternative Libertaire d'Epinal
epinal@alternativelibertaire.org

Yonne 89
. FA : liaison Auxerre
auxerre (arobase) federation-anarchiste.org
. OCL : Organisation Communiste Libertaire
oclsens@yahoo.fr

Essonne 91
. FA :
. Groupe Groupe Jean Meckert de Corbeil-Evry de la Fédération Anarchiste
accueil@essonnelibertaire.org
. RAT (Réseau pour l'abolition de la télévision)
relations-interieures@federation-anarchiste.org

Hauts-de-Seine 92
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Paris-Sud
paris-sud@alternativelibertaire.org
. FA : Groupe Idées-Noires (Paris Sud) de la Fédération Anarchiste
ideesnoires.fa@noos.fr
blog : http://www.ideesnoires.fr.nf/
Vente du "Monde libertaire" tous les dimanches au marché de Malakoff de 11 heures à 12h30.

Seine-Saint-Denis 93
. AL :
.Collectif Alternative Libertaire de Seine-Saint-Denis
al93@alternativelibertaire.org
blog : http://libertaires93.over-blog.com/
. Collectif Alternative Libertaire de Saint-Denis
saint-denis@alternativelibertaire.org
. CGA : Coordination des Groupes Anarchistes, Groupe cga93
Présence régulière à l'entrée du marché d'Aubervilliers.
liaison93@c-g-a.org
. FA :
. Groupe Henry-Poulaille de la Fédération Anarchiste
groupe-henry-poulaille@wanadoo.fr
. Groupe de Saint-Ouen de la Fédération Anarchiste
saint-ouen-93 (arobase) federation-anarchiste.org
. Groupe Albert Camus de la Fédération Anarchiste
relations-interieures@federation-anarchiste.org

Val-de-Marne 94
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Paris-Sud
paris-sud@alternativelibertaire.org
. FA :
. Groupe Tous les maquis de la Fédération Anarchiste
touslesmaquis@voila.fr
. Groupe Elisée Reclus d'Ivry de la Fédération Anarchiste
faivry@no-log.org
http://fa-ivry.forlogaj.net/
. liaison l'Avenir, Vincennes
nosotros36(a)free.fr
. Liaison Fresnes-Antony
fresnes-antony@federation-anarchiste.org

Val-d’Oise 95
. AL : Collectif Alternative Libertaire du 95
contacts@alternativelibertaire.org
blog : http://libertaires95-val-de-seine.over-blog.com/
. FA : Groupe Makhno de Cergy-Pontoise de la Fédération Anarchiste
makhno-cergy@tele2.fr


Guyane
. AL : Collectif Alternative Libertaire de Guyane
guyane@alternativelibertaire.org

Martinique
. AL : liaison Alternative Libertaire de Fort-De-France
matinik@alternativelibertaire.org

Mayotte
. No Pasaran : groupe No Pasaran Mayotte
nopasaran@samizdat.net


Image


Belgique francophone
. A Voix Autre, avoixautre@no-log.org, http://www.avoixautre.be/
Centre libertaire, centrelib(at)anarchie.be, http://www.anarchie.be/centrelib/
. Collectif Anarchiste Namurois
collectifanarchistenamur@gmail.com
site : http://collectifanarchistenamur.blogspot.com/
. FA : groupe Ici et Maintenant de la Fédération anarchiste
groupe-ici-et-maintenant@federation-anarchiste.org
blog : http://www.ici-et-maintenant.org/maintenance.html
. Groupe Anarchiste du Hainaut, Tournai
mail: groupe@anar-hainaut.net
site: http://www.on6kb.net/groupe-anar/

Suisse francophone
. OSL: Organisation Socialiste Libertaire,
site : http://www.rebellion.ch/

Quebec
quelques adresses de contact de groupes francophones au Québec :

. Collectif La Nuit (Union Communiste Libertaire), Ville de Québec
ucl.quebec[a]causecommune.net http://voixdefaits.blogspot.com/
http://www.causecommune.net

. Librairie sociale autogérée La Page Noire, Ville de Québec
265 rue Dorchester, Quartier Saint-Roch
Téléphone : (418) 977-1955
http://blogpagenoire.blogspot.com/
http://www.facebook.com/group.php?gid=7976931796

. Collectif local de l'UCL de Montréal
ucl.montreal[a]causecommune.net http://nefacmtl.blogspot.com/
http://www.causecommune.net

. La Pointe Libertaire, Montréal, Quartier Pointe Saint-Charles
lapointelibertaire[a]yahoo.ca http://www.lapointelibertaire.org/

. Collectif Emma Goldman (Union Communiste Libertaire), Saguenay
ucl.saguenay[a]causecommune.net http://ucl-saguenay.blogspot.com/
http://www.causecommune.net

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 12:17

 

Soirée de soutien aux camarades emprisonné-e-s

suite au contre sommet de Gênes 2001

 

Mardi 18 juin à 19h

au Laboratoire anarchiste

8, place St jean

Valence

 

ceux qui oublientles prisonni-e-s de la guerre sociale,

oublieront immanquablement la guerre elle -même

 

le 18 juin à 19 h nous organisons une soirée pour parler des journées duG8 de Gênes 2001

et auto financer la solidarité pour faire face aux frais de ce procès. 5 personnes ont éte condamnées en juillet 2012. 3 personnes sont actuellement en prison

 Francesco Puglisir arrêté le 5 juin à Barcelone. un mandat européen a éte lancé contre lui par l'italie qui le réclame. son adresse actuel en prison c'est lisible là

 

plats vegan

et quelques boissons

discussion

lecture de textes

atelier d'écritures aux

emprisonnè-e-s

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 00:55

celà se passe au parloir de la prison Luynes. comme toutes les lectrices du blog savent que si jamais la familliequi tente de passer des produits interdits au parloir, risque la suppression de celui-ci. les personnes qui ont tenté de faire passer  cette viande le savaient mais les rations des repas dans les prisons actuelles s'amenuisent.  C'est le cas surtout dans les prisons en parenariat Public -privé comme dans la nouvelle prison de valence.  La matonerie manifestent le madi 18 juin   au matin (selon le  D.L.du 16 juin)   devant la veille MA de valence. Peut être ils manifestent contre ce partenariat public -privé qui transforme les lieux de détention( prison , centre de rétention) en source de bénéfice pour les capitalos

C'est là qu'un gros morceau de la partie se joue. Le parloir. C'est, depuis leur ouverture (jusqu'au début des années 80, les hygiaphones étaient de rigueur, ndlr), une véritable opportunité qui s'entrouvre 6 fois par jour, 5 jours par semaine (sauf dimanche et lundi), pour "rentrer" de quoi se concocter une vie plus douce, en cellule.

"On a déjà trouvé des téléphones bien sûr, des tablettes numériques, un couteau en céramique, des cigarettes, de l'alcool, du shit, de l'ecstasy, des sommes d'argent allant jusqu'à 500 euros ! Mais ça ne passe pas forcément par le parloir. Ça peut venir d'intervenants extérieurs ou d'un seul surveillant, malveillant", détaille Olivier Viau, le responsable du syndicat Ufap, qui rappelle par là que la bonne vieille méthode de la projection par-dessus les murs de la prison a encore de beaux jours devant elle.

"C'est d'ailleurs une espèce de jeu, si l'on peut dire, entre eux et nous ! Eux veulent faire rentrer des trucs et nous, on doit les en empêcher", lâche le surveillant et adjoint régional à la CFDT, Bruno Gerrara.

Deux paquets de 12,5 kilos de viande "traditionnelle"

Si l'administration pénitentiaire - qui mériterait de dérober le surnom de "grande muette" à l'armée - n'a aucun commentaire à faire, reste qu'une enquête administrative a été déclenchée suite à cette saisie pas comme les autres, effectuée il y a dix jours. Une saisie si surprenante - les rapports sur cet incident ne sont pas en accord parfait - qu'elle en est devenue suspecte.

Il convient d'avouer que deux paquets de 12,5 kilos de viande "traditionnelle" crue cachés dans des sacs de linge donnés par les familles de deux détenus au parloir, ça passe difficilement inaperçu !

 Et pourtant, ces deux sacs ont franchi un premier contrôle, puis un second en passant sur le tapis de détecteur de métaux et n'ont finalement pas échappé à la sagacité d'un agent, chargé de les fouiller entièrement, et qui a trouvé que ces vêtements étaient particulièrement lourds !

La CFDT plante une banderille à l'administration pénitentiaire

"J'ose espérer que ça n'est qu'un manquement passager, ou une mauvaise interprétation du règlement ! Celui qui franchit la ligne jaune n'a rien à faire de ce côté de la barrière", fustige le syndicaliste CFDT, qui plante une banderille à l'administration pénitentiaire : "Si l'on n'avait pas en moyenne entre 20 et 40 % d'absentéisme et si l'on avait les moyens techniques de contrôler les détenus, il y aurait moins d'entrées d'objets illicites".

Olivier Viau d'ajouter : "C'est bien pour cela qu'on s'oppose à l'article 57 qui interdit la fouille à nu depuis 2009 ; parce qu'on n'aura jamais les moyens d'avoir des scanners corporels qui coûtent 160 000 euros pièce".

En tout cas, pour cette fois, le barbecue - que certains avaient visiblement prévu dans leur cellule grâce à des moyens ingénieux - est tombé à l'eau. Ca n'est peut-être que partie remise..

infos paru dans un journal du capital

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 20:47

le mouvement no tav 26 apporte une solidarité  au mouvement qui est née depuisle 29 30 mai au parc GEZI contreun projet de gentrification près de la place Taskim . cette place a été le théatre d'affontement cette année.La politique du premier ministre RecepTayyip Erdogan pensait que les négociations avec le PKK pouvaient  donner une stature internationale suffisante pour justifier la répression actuelle  au niveau international.  Comme dans le val de Susa le mouvement autour du parc GEZI est une conjonction d'oppositions à la politique conservatrice linbérale. Erdogan s'appuyant sur les coups de force politique en Syrie et en Libye et la négociatiation avec le PKK, conjugué à la puissance économique de la Turquie avec une croissance annuelle de presque 10% pensait devenir un leader politique du Moyen Orient  et de l'Afrique du Nord,

source du texte ci -dessous secours rouge international

Quelques heures après que le premier ministre ait ordonné la fin de l’occupation du parc Gezi, les forces anti-émeutes sont intervenues. Après avoir violemment évacué la place Taksim accompagnées de bulldozers, les officiers sont entrés dans le parc, tirant du gaz lacrymogène et des jets d’eau. Plusieurs personnes ont été blessées. Les manifestants ont rapidement quitté le parc pour aller ériger des barricades dans les rues adjacentes et y allumer des feux. La police a immédiatement bloqué le Pont du Bosphore pour empêcher les manifestants de rejoindre la place Taksim. Les policiers et les manifestants se sont opposés toute la nuit à Istanbul alors que plus de mille personnes se réunissaient en soutien à Ankara. Selon des témoins, les affrontements entre policiers et manifestants se poursuivaient ce dimanche matin autour de la place alors que les bulldozers sont toujours en action dans le parc Gezi. De source médicale, depuis le 31 mai et le début du mouvement de contestation, environ 50000 personnes ont été blessées et quatre autres tuées dans les heurts avec les forces de l’ordre.

Evacuation du parc Gezi

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 18:02
Samedi 15 juin 2013, pour la quatorzième fois, le 9ème collectif des
sans-papiers manifestait à Bastille contre les rafles, et pour demander le
déblocage des dossiers, l’abrogation de la circulaire Valls, la
régularisation de tous les sans-papiers et le droit de manifester.

Alors que la manifestation était, comme chaque semaine, bloquée par un
dispositif de police considérable, encagée par plusieurs cordons de CRS et
de gendarmes, à 16 heures était signifiée une interdiction de manifester
et sept personnes ont été embarquées, pour être placées en garde à vue au
commissariat central du XXème arrondissement, après la dispersion de la
manifestation.

Rappelons que cette manifestation était déclarée en bonne et due forme
depuis plusieurs jours. Loin d’être interdite, la manifestation de ce
samedi 15 juin était annoncée, ainsi que l’ensemble des manifestations
autorisées, dans Le Parisien du jour.

A 14h30, des centaines de militants Solidaires du syndicat Sud-santé et de
la Fédération anarchiste, qui participaient à une manifestation pour un
grand service public de la santé passant par la Bastille, se sont
solidarisés de la manifestation des sans-papiers, ainsi que des militants
du RESF (Réseau éducation sans frontières) et de nombreux passants,
scandalisés par l’énormité du dispositif policier. Danièle Simonnet, élue
Front de gauche au Conseil de Paris est intervenue pour protester contre
ces entraves au droit de manifester.

Placés en garde à vue jusqu’à 1 heures du matin, les personnes interpelées
auront été l’objet d’un « rappel à loi ».

Le 9ème collectif rappelle au Préfet de Police, Bernard BOUCAULT, que si
la loi lui permet d’interdire une manifestation, ce n’est que de façon
régulièrement motivée. Or les sans-papiers manifestent pacifiquement pour
un objet légitime, et les seuls désordres publics provoqués par ces
manifestations le sont du fait du comportement abusif des forces de
l’ordre.

Le 9ème collectif tient aussi à souligner le fait que, depuis le début de
ces manifestations à proximité du domicile du ministre de l’Intérieur
Manuel Valls, l’ensemble des dossiers de régularisation présentés à la
Préfecture de police sont systématiquement bloqués, y compris lorsqu’ils
correspondent à tous les critères pourtant extraordinairement restrictifs
de la nouvelle circulaire Valls.

Le 9ème collectif remercie toutes les personnes qui se sont rassemblées
devant le commissariat rue des Gatines, jusqu’à la libération tardive de
ses militants, dans la nuit.

9ème collectif des sans-papiers
www.9emecollectif.net
9eme_collectif@no-log.org
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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 00:10
lu dans les nouvelles du front


Les idées nationalistes resurgissent en Europe. C’est qu’en temps de crise, le passé fait recette. Et on ne parle pas ici de mettre en avant la danse folklorique dans le Poitou et les plus belles chansons de Patrick Sébastien : Nos nouveaux Saint Louis et Jeanne d’Arc (ou Mireille, on sait plus) s’attaquent à l’économie. Alors voici un petit Kit de démontage de ces discours, qui font l’objet d’un quasi consensus sur l’échiquier politique, depuis l’extrême-droite version Soral, jusqu’à la gauche du PS.

De nos jours, un ouvrier tout jaune coûte moins cher qu’un ouvrier « made in France » (même s’il est tout jaune d’ailleurs… à vous dégoûter d’employer des français). Et comme dans la pub Duracell, un ouvrier chinois travaille carrément plus longtemps. Du coup, les patrons tendent à s’installer à Pékin plutôt qu’à Maubeuge.

Alors, depuis quelques années des discours protectionnistes se développent. Pour contrer les délocalisations, il faudrait « produire et acheter français ». Et si les gens préfèrent acheter chinois quand même : qu’a cela ne tienne, on taxe fortement les produits en provenance de Chine, et bing, ils valent super cher, et ne sont donc plus si compétitifs que ça.

Avec un bon coup d’intervention de l’État, un peu de stratégie industrielle de derrière les fagots, on se retrousse les manches, et au boulot les prolos !

En commençant la lecture, on pourrait se dire « mais ils sont tarés, si on intervient pas pour sauver l’emploi, alors les prolos du coin n’ont plus qu’a se faire virer sans rien dire» ?

Bien entendu que non. Simplement, le discours nationaliste qui tend à mettre en cause les pauvres bougres qui bossent à l’autre bout du monde, est une farce sinistre.

 RAPPEL : il n’y a pas de « fin de l’industrie ». En revanche une grande partie de la production industrielle est partie des pays du centre, ou le capitalisme est né, pour aller vers les pays de la périphérie. ( Par exemple la Chine, mais aussi l’Inde, le Vietnam…)

Si on parle de centre et de périphérie, c’est que ce sont des termes qui nous semblent plus clairs, moins confus que « pays riches» ou « émergents ».

Centre et périphérie renvoie ainsi a la manière même dont le capitalisme s’est développé : partant de certaines régions du monde (le centre) pour investir progressivement les pays alentours, puis l’ensemble du monde ( la périphérie). De plus, ces termes renvoient directement aux relations de puissances entre ces différentes régions du monde, relations issues du développement du capitalisme.

 Ainsi, si pendant toutes ces années (en particulier les dites « 30 glorieuses ») on a pu avoir un capitalisme qui bon an mal an, assurait un emploi plus ou moins pour tous ici, c’est parce qu’on fabriquaient et refourguaient des cercueils au reste du monde et avec leurs propres arbres en plus. A ce sujet, voir notre article sur l’industrialisation.

Arnaque N°1«  Il faut relocaliser la production »

(Entendre : il faut diviser par deux les salaires. »)

Comme on le disait donc, jusqu’au années 70, l’industrie dans les pays de la périphérie, c’était quasi que dalle. Maintenant les prolos des pays périphériques fabriquent eux-mêmes leurs cercueils (et les nôtres), et le chômage explose ici… Ça s’appelle faire jouer la concurrence entre les ouvriers.

Et la deuxième étape, c’est le chantage : OK on revient vous faire bosser, mais faut être moins gourmand les cocos. Bah oui, pour inciter les patrons à relocaliser, il faudrait encore que les prolos français soient rentables… Ce qui veut dire beaucoup moins payés.

C’est déjà le principe des « aides à l’embauche » ou des « aides à la préservation de l’emploi » : en général, il s’agit d’autoriser les patrons à ne pas payer « les charges », c’est à dire les salaires indirects. En somme, c’est donner aux patrons une partie de nos salaires pour qu’ils restent ! Et pourquoi pas des ONG « SOS Patrons » tant qu’on y est ?

 Car ne nous leurrons pas, pour être compétitifs dans la concurrence internationale, faut trinquer : sans même chercher hors d’Europe, le salaire minimum en Bulgarie, c’est moins de 200 euros. Et en Grèce, avec toutes les mesures qu’ils se sont pris dans la tronche, c’est 570 euros : y a de la marge !

C’est tout l’enjeu des accords-chantage à l’emploi qui fleurissent en Europe, de l’Espagne à l’Allemagne en passant par Dunlop en France : nous faire accepter la baisse des salaires, et avec le sourire en prime, c’est pour la Patrie!

Pourtant, et c’est là ou on voit que ces discours sont clairement de l’arnaque, même avec une baisse importante des salaires, les ouvriers, en France ou en Allemagne, ne sont pas prêt de se retrouver au niveau des Chinois.

Et c’est pas nous qui le disons, c’est Phillipe d’Arvisenet, chef économiste pour BNP Paribas:

« Le coût du travail en Chine est très inférieur à ce qu’il est dans les pays de l’OCDE. Si l’on prend comme référence des pays comme l’Allemagne, la France, les Etats-Unis d’un côté et la Chine de l’autre, on a un écart au niveau des salaires qui va de 1 à 20.

Pour dire les choses autrement, 10 euros de salaire horaire ici c’est ½ euro de salaire horaire en Chine. Cela n’épuise pas le sujet du coût du travail puisqu’il y a bien d’autres choses qui rentrent dans le coût d’un produit qu’on fabrique à partir du travail, notamment les gains de productivité.
Le niveau de productivité en Chine est très inférieur à ce qu’il est dans des pays comme la France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne. Il y a un écart de 1 à 3, grosso modo, entre ces niveaux de productivité, ce qui vient relativiser énormément le coût du travail, et là on passe d’un écart de 1 à 20, selon la manière dont on voit les choses, à un écart qui est plutôt de 1 à 6 ou 1 à 7. »

En somme, même une fois calculé la productivité horaire, qui est trois fois plus importante en France ou en Allemagne à celle de la Chine (« écart de 1 à 3″), pour que les capitalistes puissent produire aussi peu cher ici qu’en Chine,  il faudrait encore couper les salaires en 8…

D’autant que là bas, les capitalistes sont déjà en train de penser que les ouvriers chinois coûtent trop cher, et veulent délocaliser…. On est pas sorti de l’auberge. Ainsi, en Chine, on parle depuis déjà plusieurs années de délocalisation dans l’intérieur du pays, ou vers l’étranger, ou les salaires sont encore plus bas.

En résumé, les patrons n’ont rien contre relocaliser la production : mais avec des salaires de galériens. Ils n’ont pas le choix, s’ils veulent maintenir leurs profit ! Ce n’est donc en rien une « solution » pour nous. Juste un mytho de plus pour justifier les attaques contre les prolos.

 Mais on entend déjà les partisans du protectionnisme avec leurs solutions miracle : si les gens du coin n’achetaient que les produits du coin, y aurait plus de problème de compétition avec les Chinois, non ? Et paf, plus de problèmes de pressions sur les salaires ? C’est ce qu’on va voir.

 

Arnaque N°2 : « Il faut acheter Français »

Entendre : « Il faut accepter de payer plus cher des produits car ils sont Français. Comment ça vous n’avez pas les moyens ? »

 Voilà une autre proposition, qui rappelle un peu la première, mais en prenant les choses par un autre bout, celui de la consommation : nous faire acheter par « patriotisme » des produits plus chers mais nationaux (ou régionaux, ou par villes, voire par quartiers…)

On a vu ce mot d’ordre aux dernières Présidentielles dans la bouche de la plupart des candidats. C’est sans doute l’affirmation la plus « insensée », comme dirait Sexion d’Assaut.

D’abord parce que les produits « made in France » ne le sont presque jamais d’un bout à l’autre tant les circuits de production sont imbriqués : une partie est faite ici, une autre là, le tout assemblé encore ailleurs. Car si les produits nécessitant du travail très complexe (forte qualification) sont encore fabriqués en France, tout le reste est en général déjà délocalisé ou c’est moins cher.

Prenons l’exemple d’un produit phare de l’industrie capitaliste, la voiture. Une voiture est aujourd’hui divisée en plus de 5000 pièces qui peuvent être produites chacune séparément. Bien sûr, cette séparation suis des règles bien précise.

Ainsi, pour BMW, comme l’indique l’image ci dessous (cliquer dessus pour l’agrandir) on voit qu’il y a une division internationale du travail bien précise:

- Les sites de productions… ( soit la production des composants mécaniques et informatiques et les dernières étapes du montage, dernières étapes en général faites a la demande, pour éviter les stock) . Sont essentiellement en Allemagne, en Europe et aux USA.

- Les sites de montages ( les premières étapes de la production de la bagnole, ce qui nécessite moins de travail qualifié) sont tous délocalisés.

 

 Ce n’est pas par volonté de compliquer les choses, pour les patrons : cela tient là aussi de la nécessité pour eux de maximiser leurs profits. Voir a ce sujet notre article sur la restructuration.

Ensuite, car si la France ne se mettait à produire que des marchandises 100 % made in france, nous n’ aurions pas les moyens de les acheter !

 Les artisans « d’chez nous », l’ont bien compris, eux qui vendent à des bourgeois sur internet partout dans le monde leurs produits « typiques » pressés avec les pieds, sans additifs.

Ah ben oui, le capital chinois c’est de l’argent sale, mais bon s’il vient acheter nos produits gentiment, ça change tout…

C’est que c’est bien beau, de vouloir nous faire acheter local, mais c’est pas avec un SMIC (sans parler d’un RSA) qu’on va y arriver ! Demandez vous une seconde si vous pourriez arrêter d’aller acheter vos meubles chez IKEA, qui les produits dans la périphérie, pour vous rendre chez des artisans locaux… Franchement vous manquez de civisme ! ( Et ne nous faites pas le coup de parler d’Emmaüs : vous croyez qu’il se passe quoi, si tout le monde vit de la récup ? Ben y en a pas assez pour tout le monde.)

Le cas le plus impressionnant, c’est celui des USA. Là bas le discours anti-Chine est particulièrement présent chez les « politiques ».

Faut dire qu’ils ont l’habitude, il y a trente ans, c’était contre le Japon, ses motos, ses voitures moins chères et qui consommaient moins : on appelait ça le « Japan-bashing ».

C’est que c’est pratique de dire aux prolos que la faute vient d’ailleurs ! Le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté aux USA est le pire de tous les pays du centre. Alors imaginez s’ils se mettaient à acheter des produits « made in USA » de A à Z, ce qu’il leur resterait… En fait, arrêtez d’imaginer, c’est mort : juste, les prolos américains ne peuvent pas faire autrement : ils sont trop peu payés pour ça. Pour rappel, on a déjà traité ce sujet y a un petit moment, Chine je te tiens…

En somme, si les prolos aux USA ou ici, arrivent à joindre les deux bouts, c’est parce qu’une grande partie de ce qu’on achète n’est pas cher… Car produit à bas coût. C’est même la délocalisation dans ces pays qui a « permis » de rendre tenable la baisse des salaires ici.

C’est tout le problème que ne comprennent pas, ou font mine de ne pas comprendre les protectionnistes : il n’y a pas deux situations séparées, ici le chômage, là bas les bas salaires : il y a un seul monde, capitaliste, ou ces deux situations font système.

Et aujourd’hui, ce système est en crise. Ici, car la dette public et privée explose. Là bas, car si l’Europe par exemple ne consomme plus, eh bien les prolos chinois risquent à leur tour de se retrouver au chômage. ( Et qu’ils sont trop peu payés pour acheter leurs propres produits… Ce qui ce n’est pas prêt de changer, comme on vous en parlera un de ces quatre.)

 Ainsi, la première chose qu’il faut dire aux nationalistes aujourd’hui, c’est : le monde dont vous parlez n’existe plus, ce qui est estampillé français ne l’est pas plus, hormis quelques babioles artisanales, ou dieu sait quoi…

Non content de vouloir nous payer moins cher, vous voulez nous culpabiliser de pas avoir de pognon, non mais franchement…

 Le protectionnisme aujourd’hui, c’est le discours de la guerre contre les prolos.

Il est temps de sortir un peu du discours « la France va mal ». Ce n’est pas la France qui va mal. C’est les prolos qui y vivent. Le nationalisme revient en avant aujourd’hui, et comme toujours avant une bonne guerre, on nous en parle en termes de sacrifices qu’il va falloir faire pour cette nation.

 La guerre qui nous attend n’est pas contre le Teuton ou l’Angliche. Elle est lancée par le patronat contre nous, parce qu’on est sa principale marge de profit, la seule sur laquelle il peut jouer : les salaires. Pourquoi se sacrifier pour la grandeur de la France et de ses patrons ? Elle et Ils ne vont pas vous rendre un sou de votre dévotion. La France c’est comme 250 autres pays dans le monde un état, des flics, des juges, dont la première fonction est de maintenir l’ordre bourgeois, coûte que coûte. C’est une matraque au service de l’exploitation de la moitié de l’Afrique. Et on devrait lui redonner sa grandeur ? Que la France meure, on portera pas le deuil.

Et les deux positions, la relocalisation, le produire français & le discours sur « acheter français », sont les deux faces d’une même pièce : notre écrasement. Comme souvent dans l’histoire, c’est au nom de la nation qu’on va moins payer les prolos, les faire bosser plus, etc. Tout le discours nationaliste vise a nous inciter a ne pas lutter contre les restructurations en cours, ou encore à accuser les prolos étrangers… Voilà pourquoi il est nuisible.

Bon, c’est bien beau, mais sinon, quoi de positif dans tout ça ?
De positif difficile à dire. Parce que ce qu’on vous dit là, c’est quand même que le patronat va avoir bien du mal à relancer d’une quelconque manière l’activité en Europe sans couper en huit les salaires. Il ne faut pas chercher de plan B dans le cadre du capitalisme, il n’y en a pas.

Le capitalisme ne se réforme pas, on ne pourra pas le renationaliser, le protéger, le materner, c’est inutile. Quelques pays dans le monde qui sont gavés de matières premières (Iran, Venezuela) et quelques périphéries de troisième rang comme Cuba, ont encore des situations particulières (c’est pas non plus la fête!), mais eux-mêmes vont avoir de sales lendemains qui déchantent.

 Mais cet immense nivellement vers le bas n’est pas encore réalisé. Et pour qu’il fonctionne, il va falloir nous passer sur le corps. A tantquil, on pense que ça ne se passera pas si facilement que ça.

 Le Capital VS l’immense collection des prolos du monde, de toutes les couleurs, nationalités, etc. C’est BetClic (un site de pari en ligne) qui risque d’être surpris…

Bientôt la suite : la nationalisation des industries, une solution ?

Un article trouvé sur le site « Tantquil »

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 13:45

 lu sur le blog c'est déjà tout de suite voilà c'est à litre on relaie avec plaisir

Il me semblerait plus satisfaisant, pour ma part, puisqu’il s’agit d’hommes qui se sont illustrés par des actes, qu’on ne les honorât qu’avec des actes. »
Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, 411 avant l’ère chrétienne.

Il est dangereux de déclarer la guerre à l’Etat et à ce monde, car il ne sait faire que deux choses : progresser, et combattre tout ce qui pourrait détruire, affaiblir ou empêcher sa progression. En tant qu’anarchistes, et nous entendons par là révolutionnaires, nous sommes conscients de nos choix et des responsabilités qui en découlent. Lorsque nous disons révolutionnaires, nous ne parlons pas d’une quelconque croyance en un monde parfait et serein, ni à la chimérique croyance en la possibilité de voir advenir une quelconque révolution anti-autoritaire totale telle que nous pouvons la rêver dans nos envolées masturbatoires, de notre vivant ou non. Nous parlons d’une tension permanente vers l’approfondissent d’un processus de rupture avec le pouvoir et ses institutions, par le biais de la critique radicale et de la destruction.

Le 22 mai 2009, Mauricio Morales, un compagnon respecté de Santiago du Chili est tombé au combat dans cette guerre sociale à laquelle nous essayons de contribuer, lui comme tant d’autres anarchistes à travers le monde, avec nos moyens et notre éthique, notre intensité et nos désirs propres. L’explosion de la bombe artisanale qu’il portait sur son dos a causé sa mort brutale, elle était destinée à l’Ecole de Gendarmerie qui ne se trouvait pas loin. Aussi loin que nous étions à ce moment-là, au cœur de cette vieille Europe, la nouvelle de sa mort nous a bouleversés pour ce qu’elle était : la mort d’un frère. Nous ne connaissions pas directement Mauricio, mais était-ce bien important ? Nous nous sommes reconnus en lui, comme nous nous reconnaissons chaque jour dans toutes les attaques contre la domination, et cela nous a suffit. Comme beaucoup d’autres nous avons enflammé la nuit en guise de commémoration. Car c’est bien la seule forme de commémoration qui nous convienne pour saluer la mémoire du compagnon : continuer le combat dans la solidarité, oui, mais bien plus encore : propager la critique en actes de ce monde, et encourager sa diffusion.

En effet, nos attaques contre l’existant n’ont pas pour but premier d’honorer la mémoire des compagnons tombés, d’envoyer une dédicace à tel ou tel autre compagnon incarcéré ni de dialoguer avec le pouvoir dans un corps à corps frontal. L’attaque est pour nous une nécessité, parce que les mots ont un sens et que nos idées ne sont pas que des concepts. Et nous trouvons tout à fait secondaire, voire tout à fait dispensable ce besoin de faire des clins d’œil ou de s’auto-référencer en permanence. Les destinataires des clins d’œil n’ont pas besoin qu’on les nomme s’ils se reconnaissent dans ce que porte l’acte. Et offrir une attaque à un compagnon, c’est éloigner pour d’autres la possibilité de se la réapproprier, et se couper nous-mêmes des possibilités infinies de la réappropriation et de la reproductibilité, et aussi de l’anonymat qui caractérisent pour nous l’intervention anarchiste dans toute son humilité. Pour préciser ce que nous nommons humilité, c’est que nos attaques s’inscrivent comme de modestes contributions à la guerre sociale en cours depuis toujours, et non comme des actes héroïques, car comme nous le disons toujours, il est facile d’attaquer et n’importe quel enragé peut le faire. Voilà pourquoi nos compagnons tombés au combat ne sont pas des héros.

Nos attaques sont quotidiennes, elles n’attendent et n’ont besoin d’aucun appel à la solidarité. C’est là notre seule forme de commémoration : dans la conflictualité permanente. Car les autres formes de commémorations ne sont d’aucun remède pour nos cœurs insurgés, car pleurer n’a jamais fait tomber un mur. Qu’ils soient de la religion divine ou terrestre, les apôtres de ce monde n’offrent aucune solution à nos malheurs. Les veillées funèbres, les cérémonies, les éloges, les marches, les anniversaires, les beaux discours et le lyrisme de pacotille, nous leur laissons volontiers et continuons de tracer notre route. Nous ne sommes pas intéressés par la gloire et l’honneur, mais par la dignité, l’amour et la haine. C’est avec ces trois sœurs que nous marchons chaque jour. Nous aurions préféré ne pas ressentir le besoin d’écrire ces quelques lignes, mais nous avons peur de voir des valeurs d’origine religieuse et militaire qui ne sont pas les nôtres se mélanger aux nôtres.

« Le culte des morts n’est qu’un outrage à la douleur vraie. Le fait d’entretenir un petit jardin, de se vêtir de noir, de porter un crêpe ne prouve pas la sincérité du chagrin. Ce dernier doit d’ailleurs disparaître, les individus doivent réagir devant l’irrévocabilité et la fatalité de la mort. On doit lutter contre la souffrance au lieu de l’exhiber, de la promener dans des cavalcades grotesques et des congratulations mensongères […] Il faut jeter bas les pyramides, les tumulus, les tombeaux ; il faut passer la charrue dans le clos des cimetières afin de débarrasser l’humanité de ce que l’on appelle le respect des morts, de ce qui est le culte de la charogne. »
Albert Libertad in L’anarchie, 31 octobre 1907.

Il n’y a aucune gloire dans le fait de mourir au combat. Le pouvoir réserve des conséquences morbides à nos choix de combattants, qu’il s’agisse du cachot, de la torture ou de la mort. Toutes ces mauvaises nouvelles font partie du contrat que nous avons signé avec nous-mêmes, dans le choix de la guerre à l’existant. Nous savons à quoi nous attendre, du plus beau au plus tragique, et nous sommes prêts, quelle que soit l’issue. Cette fois-ci elle fut fatale, mais cela ne fait pas de Mauricio un compagnon plus impliqué ou plus valeureux que n’importe quel autre combattant/te. Cette nuit-là, il a pris des risques comme tant d’autres chaque nuit, et le hasard nous l’a volé. Cela aurait pu être toi, moi, lui, elle ou n’importe quel autre individu pour qui l’anarchie n’est pas qu’une question de mots ou de postures.
Beaucoup de nos compagnons sont morts au combat. Les Ravachol, Filippi et Morales de notre histoire sont nombreux, de mémoire plus ou moins vive, à exister encore dans chaque coup rendu, dans chaque assaut porté contre la domination. Et ce ne sont pas des martyrs, ils ne sont pas morts pour une cause, ils ne se sont pas sacrifiés. Ils sont morts en essayant de réaliser un rêve, ils ne se sont pas rendus et ils ont été tués. C’est tout. Rien ne les ramènera, ni une chanson, ni un poème, ni un discours, car il n’y a pas d’au-delà, il n’y a pas de héros, il n’y a pas d’ailleurs où guérir d’ici.

Compagnon/nes, ne cédons pas aux sirènes de l’admiration, du charisme et de la valeur sociale. Les anarchistes ne doivent pas être canonisés. Laissons cela au star-system et à l’idolâtrie religieuse. Que chaque individu soit son propre héros plutôt que d’aller chercher la grandeur chez l’autre. Mauricio n’est pas une statuette, un poster ou une icône. Il est une source d’inspiration, un frère.

Contre le culte de la charogne.

Juin 2013.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 21:32

Ce texte a deux objectifs. Le premier est de faire un état des lieux non exhaustif du programme nucléaire belge en sortant du cadre restreint du nucléaire envisagé sous l’angle de l’électrique (les centrales) et du militaire (les bombes). Le deuxième est de tenter de nous donner quelques outils, sans entrer dans une analyse théorique trop complexe, pour comprendre sa place en Belgique et en particulier comment il s’insère et entretient les logiques du pouvoir (politique, économique et militaire).


Science et pouvoir

La technologie nucléaire et ses promoteurs sont les rejetons dégénérés de la vieille relation incestueuse entre une certaine vision de la science et ce pouvoir. Le nucléaire, par sa démesure, a poussé à leur paroxysme les logiques qui sous-entendent cette vision de la science. Bien que, en terme de paroxysme et de folie des grandeurs, les scientifiques béats n’aient pas de limites. Qui sait quelles nouvelles horreurs ils nous concoctent…
Contrairement à une idée assez répandue qui prétend qu’il existerait d’un côté une recherche neutre et désintéressée et, de l’autre, les applications plus ou moins bonnes ou mauvaises qu’en feraient les industriels, les militaires ou les politiques, il n’est jamais inutile de rappeler que la science « pure » « neutre » n’existe pas et n’a jamais existé. L’histoire de la science, celles de l’essor industriel et de l’apparition et de la consolidation des États modernes avancent conjointement. Pour mener ses recherches, pour faire accepter de la validité de ses hypothèses, le scientifique a toujours du convaincre ses mécènes, ses bailleurs de fonds (États, industriels, militaires), du gain qu’ils pourraient en tirer. La vision de la science qui s’est imposée est celle qui a pu fournir des applications concrètes pour l’industrie ; celle qui a élaboré le perfectionnement des engins de guerre et des dispositifs de surveillance et de contrôle des États ; celle qui leur a fournit le prestige nécessaire à leur rayonnement culturel. En fournissant au pouvoir les outils nécessaires à son maintien et son extension, le scientifique est devenu une pièce indispensable du pouvoir.
La période contemporaine est une période de changements aux issues encore incertaines. Les systèmes politique et économique mondiaux subissent des mutations qui se traversent aussi les milieux scientifiques. Ce qui est certain c’est que dans ces mutations, les technologies ont un rôle de première importance. En premier lieu parce que, pour les États et les entreprises, réussir leur insertion dans le flux des échanges mondiaux passent de plus en plus par la course à la technologie et en particulier la technologie de pointe. Les États puissants sont ceux qui réussissent le saut technologique qui leur donnent l’avantage militaire et commercial, sans parler des outils que ces nouvelles technologies offrent pour le contrôle des populations.
Le haut degré de complexification, et donc de spécialisation de la recherche contemporaine pousse les programmes scientifiques à s’insérer dans des projets transnationaux. Au plus la recherche se spécialise, au moins les chercheurs ont une vue d’ensemble du cadre dans lequel s’inscrivent leurs expériences, et au plus ils se déresponsabilisent des applications et conséquences possibles de leurs recherches.
A cela s’ajoute, ces dernières années, l’entrée en masse des industriels dans les unités de recherche et une privatisation de la recherche. Ce qui implique, sans vouloir entretenir l’idée d’un age d’or de la recherche publique ou fondamentale, l’accentuation de l’obligation pour les scientifiques de trouver pour leurs expériences des débouchées concrètes susceptibles de satisfaire leurs bailleurs de fond.
Ces deux tendances ont pour conséquence générale la disparition des espaces de critique, même s’ ils ont souvent été ambigus, contre cette vision de la science et de la recherche au sein et en dehors des milieux scientifiques.
Dans le domaine nucléaire, l’exemple typique de cette nouvelle tendance c’est le projet ITER [1]. Projet transnational par excellence, on pourrait se demander pourquoi tant d’États y participent par le biais des institutions qu’ils financent, alors qu’il s’apparente à un gouffre à thune et qu’à première vue, la possibilité d’en tirer d’applications concrètes semble éloignée. Pour les États et le monde industriel, et c’est la vitrine par laquelle le projet est vendu, l’ITER offre à (très) long terme la possibilité d’une ressource énergétique infinie pour faire tourner une économie énergivore. Dans quelle mesure gouvernants et scientifiques sont conscients du leurre d’une telle promesse, cela reste à déterminer. Par contre ce qu’offre dès maintenant l’ITER, c’est du savoir technologique, du retour d’expérience. C’est pourquoi à travers le monde les Universités et les centres de recherches , les industries ET le secteur militaire sont mobilisés pour travailler sur ce projet de fusion. En Belgique y participent donc non seulement les diverses universités [2], des entreprises (coordonnées par la plate-forme Iter Belgium), le Centre d’Étude Nucléaire (CEN) ET l’Académie Royale Militaire.

Le nucléaire à la belge

La Belgique est un petit pays qui ne peut pas prétendre au statut de puissance. Elle a tout intérêt, d’une part, à investir dans des domaines hautement spécialisés à haute valeur ajoutée,donc les technologies de pointe, d’autre part à participer à des projets transnationaux qui lui donneront directement accès au savoir technologique. Le programme nucléaire belge est à comprendre dans ce cadre.
Le petit bout de la lunette du programme nucléaire belge ce sont les centrales de Doel et Tihange, construites principalement pour atteindre une certaine autonomie énergétique. Une autonomie en partie illusoire puisque l’uranium qui sert de combustible ne se trouve pas en Europe. Illusoire aussi parce que le lobby français [3] a toujours eu une place de poids dans le projet d’abord sous la forme d’EDF (Électricité de France) et désormais GDF-SUEZ puisque l’exploitant, Electrabel, est une filiale du groupe français. Outre GDF-Suez on retrouve dans la gestion des centrales, l’autre pan du lobby nucléaire français, Areva et le lobby nucléaire américain Westing House. La question de l’énergie nucléaire est bien sûr centrale pour l’économie des États non pas tant en terme de gains directs mais parce qu’elle fait tourner le reste de l’industrie. C’est la raison pour laquelle il y a de fortes chances pour que l’énergie nucléaire, à moins d’une réelle opposition, produite ici ou importée du voisin français, soit promue à un bel avenir.
Ça c’est l’aspect très visible du nucléaire belge. Mais si la Belgique est l’un des pays les plus nucléarisé au monde ce n’est pas dû qu’à ses centrales locales et avoisinantes (Borsele, Gravelines, Chooz) mais aussi parce qu’elle est parsemée d’installations nucléaires. Au Nord, en Campine, les régions autour de Mol et Dessel emportent la palme en regroupant sur leurs territoires, le Centre d’Étude Nucléaire avec ses 3 réacteurs expérimentaux existants et un quatrième en construction [4] ; Belgoprocess qui retraite et conditionne une partie des déchets radioactifs ; et les sites d’enfouissements de déchets radioactifs. Un peu plus à l’est, à Kleine Brogel, la base de l’OTAN héberge une vingtaine de têtes nucléaires américaines, sympathique héritage de la guerre froide. Au sud à Fleurus, à côté de Charleroi, les habitants ont le plaisir de subir les fuites de l’Institut National des Radio-Eléments (IRE), l’un des six grands laboratoires au monde producteurs de radio-isotopes à l’usage du monde médical. Sans compter tous les labos, hôpitaux, centres de recherche qui ont leurs propres installations nucléaire à petite échelle ou qui manipulent des matières nucléaires.
Dans le cadre évoqué plus haut, le nucléaire médical c’est un peu la spécialité belge. Il y a non seulement l’IRE mais aussi Ion Beam Applications (IBA), à Louvain-la-Neuve, leader mondial de la production d’accélérateurs de particules à usages médicaux et industriels. L’IBA est exemplaire des interconnexions qui existent entre les différentes filières nucléaires. IBA est aussi bien sur le marché de la stérilisation (par exemple des produits médicaux) et de l’ionisation, que celui de la radiothérapie, de la production de radio-isotopes, que sur le marché de la pasteurisation alimentaire.

Acceptation et habituation

Au delà des logiques que produit le nucléaire, quelles sont les outils que se donnent les nucléocrates pour faire accepter leur programme ? Après Tchernobyl, les États nucléarisés ont investi dans la création d’institutions censées légitimer l’existence et la poursuite du programme nucléaire. Ces institutions naissent à la fois du peu d’efficience des politiques du silence ou de mensonges grossiers adoptées par les nucléocrates jusqu’à Tchernobyl compris ; et d’une tendance plus générale des politiques à utiliser l’image d’une pseudo-transparence comme légitimation. L’idée est simple : donner l’impression aux populations qu’elles disposent de l’information et qu’elles sont associées au débat pour museler la critique. Il s’agit bien d’une pseudo transparence puisque bien évidemment les termes du débats sont donnés par les nucléocrates eux-mêmes. Mais au delà de l’acceptation du programme nucléaire, ce que servent ces institutions c’est l’habituation des populations à la vie en milieu contaminé.
C’est donc dans cette optique qu’est créé l’Agence Fédérale de Contrôle du Nucléaire. L’Agence, présidée par un ancien directeur de centrale, se cape d’une prétendue scientificité pour gérer les craintes des population en prétendant publiciser et mesurer le degré de gravité des « incidents » dans les installations nucléaires. L’AFCN est très typique de ce changement de politique, ce n’est plus vraiment « tout va bien » mais plutôt « le risque est gérable ». La scientificité dont se pare l’Agence pour noter ce qu’elle nomme les incidents, vient noyer sous un flux d’informations le fait que les normes dites « acceptables » sont le fruit de négociations politiques [5]. Il n’existe pas de normes acceptables. Seulement des politiques de gestion des populations.
Dans la même optique, l’ONDRAF (Organisme National des Déchets Radioactifs et des Matières Fissiles Enrichies) organise le débat citoyen sur le type d’enfouissement de déchets radioactifs. Son slogan : les déchets sont une responsabilité collective. Après avoir engrangé des profits massifs en détruisant durablement l’environnement et ses êtres, après avoir engagé les sociétés dans une dépendance irréversible au savoir scientifique si pas aux scientifiques eux-mêmes, les nucléocrates ont le cynisme de vouloir en partager la responsabilité avec les populations. C’est cela le visage de la démocratie citoyenne participative : gérer en toute bonne volonté les conséquences catastrophiques des politiques des puissants.
Dans le même ordre d’idées, depuis quelques années, les simulations, d’accidents nucléaires [6], de catastrophes naturelles, sont devenues un élément de l’arsenal des États pour habituer à la vie en état de crise et contrôler les populations. C’est d’autant plus criant en Belgique où, vu la taille et la densité du pays, aucun plan d’urgence nucléaire quel qu’il soit ne serait en mesure d’évacuer les populations. A moins d’envisager l’évacuation complète de la Belgique. On a vu à Tchernobyl, comme à Fukushima, comme lors des essais nucléaires soviétiques au Kazakhstan [7], certaines populations forcées (parce qu’elles n’ont pas les moyens de partir et/ou parce que les autorités les désinforment [8]) de vivre sur des territoires contaminés, de faire de l’environnement mortifère leur nouvelle normalité. Pour l’État et les forces de l’ordre, les simulations offrent aussi un gain direct en terme de savoirs faire pour la gestion et le contrôle de population [9].
Enfin, il vaudrait le coup de s’arrêter un instant sur le rôle que joue le nucléaire médical dans la généralisation, d’où l’acceptation, de la nucléarisation de la société. L’usage du nucléaire dans les institutions médicales est profondément ancré. Son utilisation, entre autre, au stade du diagnostic et en radiothérapie, est rarement questionné, mais n’est-ce pas là une logique propre à l’hôpital qui cadenasse tout espace pour questionner ses pratiques ? Comme les OGM à usage médical, le nucléaire médical, se base sur un chantage sous-jacent qui touche au plus profond des corps des individus : le nucléaire ou la mort. Des instituts comme le CEN mettent en avant ce domaine de recherche pour se donner une façade bienveillante voir désintéressée. Derrière la façade, leurs expériences servent aussi à la recherche sur le combustible pour les centrales existantes et futures, la radioprotection, la fusion, la décontamination et les recherches sur les modalités d’enfouissement des déchets radioactifs,… et last but not least l’aspect sociétal de la question nucléaire, sous-entendu : fournir aux gouvernants le cadre des débats sur le nucléaire.
Sujet hautement émotionnel et difficile à aborder, il manque à la critique antinucléaire une véritable recherche sur la généalogie de l’imposition du nucléaire dans le monde médical et son utilisation comme légitimation du programme nucléaire dans son ensemble. Cette généalogie ne pourrait se faire qu’en lien avec celle de l’essor d’un certain type de médecine basée sur la domination des corps et la la rentabilité, et celle de l’hôpital usine. C’est une critique qu’il est grand temps de construire, car à moins de faire l’autruche, personne ne peut plus nier l’inflation des cancers et autres maladies radio-induites autour de nous. Si nous ne prenons pas le temps de réfléchir à nous armer en idées en en pratiques, nous nous mettons à court ou à long terme, à la merci du monde médical et du lobby nucléaire.
Comme souvent quand on aborde le sujet du nucléaire, le tableau paraît bien sombre. Il est certain que les nucléocrates pensent nous avoir assénés là un coup imparable, ils pensent s’être assurés un avenir infini. Pour nous il s’agit maintenant de se donner les outils pour mettre à mal cette arrogance. Pour commencer, sortir de la peur que la menace continuelle d’une apocalypse nucléaire fait peser sur nos esprits. La peur est un mauvais moteur. Elle pousse généralement les individus à se mettre sous l’emprise de ceux qui leur promette la sécurité ce que les nouveaux gestionnaires d’État appuyés par leurs experts ont bien appris à exploiter.
Ensuite, élaborer des pistes pour rouvrir l’horizon des possibles. Cette horizon s’ouvrira si nous sommes capables à la fois de nous outiller contre les stratégies d’acceptation des nucléocrates, d’ouvrir les espaces où élaborer le bouleversement des rapports sociaux et d’attaquer leurs points faibles. Ils sont nombreux : transports de déchets, lignes haute tension, entreprises, les divers lieux et événements où se produisent et diffusent leurs évidences… Enfin, élargir la question. Il faut ‘repolitiser’ le rôle des scientifiques, attaquer leur pseudo neutralité, pointer leurs responsabilités dans le maintien et l’extension de la domination. Démonter les divers chantage sur lesquels se construit le nucléaire : chantage à la consommation, chantage médical, …
Sur notre chemin nous trouverons de plus en plus l’idéologie citoyenne avec son illusion d’une cogestion du merdier ; avec sa critique partielle, avec son capitalisme vert (ses énergies renouvelables), avec ses débats citoyens…. C’est pourquoi, une réelle lutte antinucléaire, en Belgique, ne peut se passer d’une critique conséquente des logiques de la démocratie.
Le nucléaire, comme ses petits copains OGM, nanotechnologies et compagnie, est le point d’orgue d’une certaine histoire de la science au service du pouvoir. Mais par son aspect total, il fournit aussi un angle d’attaque de choix pour remettre en question l’ensemble des rapports sociaux qui l’ont créé et qu’il entretient en retour.

[Extrait de la revue Salto n°1.]

Notes

[1La fusion est un vieux projet de recherche complètement mégalomane. Depuis 2005, plusieurs puissances (Union Européenne, Russie, USA, Japon, Chine, Corée du Sud et Inde) construisent à Cadarache, en France, l’ITER ou le Réacteur Expérimental International de fusion Thermonucléaire où les scientifiques tenteront de récréer pendant quelques minutes les réactions qui ont lieu au cœur du soleil sous prétexte de pouvoir produire de l’énergie en quantité infinie. Ce qui, dans les meilleurs pronostics des scientifiques les plus béats n’aurait pas lieu avant cinquante ou cent ans. Mais peu importe parce qu’entre temps il aura produit des tonnes de déchets radioactifs, et encore, s’ils parviennent à maîtriser le processus et que tout ne part pas en vrille ce qui n’est pas gagné vu qu’ils n’ont pas encore trouvé les moyens techniques de contrôler la réaction.

[2Université Libre de Bruxelles, Université de Gand, Université Catholique de Louvain, UMH Mons,…

[3Le terme de lobby peut s’entendre de deux manières. Dans sa définition réductrice, il sert à désigner les gros groupes industriels privés qui font pression sur les politiques, mais cette définition pourrait amener à croire qu’il existe une séparation nette entre ces groupes et les politiques. Ce qui n’est évidemment pas le cas, on trouve de fervents nucléocrates au sein des politiques et de l’appareil d’État. L’État a toujours été le principal promoteur investisseur dans les programme nucléaire. En Belgique, la politique énergétique, donc la décision d’investir massivement dans le nucléaire, a toujours été le fait de pactes opaques entre politiques, Electrabel, grands employeurs et certains leaders syndicaux.

[4Les expériences menés avec ce nouveau réacteur servira entre autre à la réalisation de réacteurs de quatrième génération.

[5Voir Roger et Bella Belbeoch, Tchernobyl une catastrophe.

[6Fin 2012, la Belgique prévoit une simulation grandeur nature autour de Tihange.

[7Voir le documentaire Les secrets des essais nucléaire français.

[8Voir Le bulletin de la coordination contre le nucléaire, n°2.

[9Voir le documentaire Ceci n’est pas une simulation.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 21:17

 

 Valence :sur le site e la nouvelle prison , pas moins de 14 machines  de travaux publics.les travaux avancent rapidement.Pourtant il ya une  différence entre les deux au milieu de celle de Valence, il y a une maison centrale( longue de peine)

La prison de Beauvais s’écroule. Une bonne nouvelle, penseront, peut-être à tort, les amants de la liberté. Une bonne nouvelle pour l’Etat et ses bourreaux : ça veut dire construire une nouvelle taule, plus grande et plus sûre. Une bonne nouvelle pour les patrons du ciment et les investisseurs : ça veut dire des affaires.


Dès juin commenceront les travaux de construction de la nouvelle prison, à la sortie sud de la ville, en direction de Saint-Martin-le-Nœud. Elle devrait « ouvrir ses portes » en octobre 2015, pour un total de 594 places dans les trois bâtiments principaux, plus un pour les femmes, le quartier disciplinaire et le quartier de semi-liberté. Elle remplacera l’ancienne taule du centre-ville (qui compte 117 places) et la prison de Compiègne (82 places), celle-ci étant aussi destinée à la fermeture. Dans l’Oise, la prison de Beauvais restera en mauvaise compagnie avec la prison de Liancourt, où l’ancienne taule a déjà été partiellement remplacée par un nouveau bâtiment, ouvert en 2004 (actuellement 636 places).
La forte augmentation des places disponibles en dit beaucoup sur la volonté de l’Etat d’enfermer toujours plus de personnes dans des taules toujours plus « sécurisées ». Celle de Beauvais, notamment, sera un carré de 240 x 240 mètres, contrôlé par quelques 300 matons, dont la plupart vont s’installer en nouveaux arrivants dans le chef-lieu isarien.
La nouvelle taule, dont le coût est estimé à 75 millions d’euros, sera construite dans le cadre d’un partenariat public-privé : la prison restera propriété privée et l’Etat s’engage à payer un loyer aux constructeurs/propriétaires. Un consortium d’entreprises dirigé par Spie Batignolles a gagné l’appel d’offre pour bâtir (et ensuite entretenir) quatre nouvelles prisons, d’ici à 2016 : Beauvais, Riom (Puy-de-Dôme), Valence (Drôme) et Lutterbach (Haut-Rhin).
Spie Batignolles est un grand groupe de BTP, ayant participé à la construction du tunnel sous la Manche, du Pont de Normandie, des métros de Lille, Toulouse, Lisbonne et Le Caire, des Lignes à Grande Vitesse Méditerranée, Rhône-Alpes et Est et (pour les ouvrages de génie civil) de la centrale nucléaire de Koeberg, dans l’Afrique du sud de l’apartheid.
Pour ce qui sera de l’entretien et de la gestion de la prison quand elle sera terminée (et pendant 25 ans), il y a Gepsa, filiale de Cofely-GdF-Suez, leader dans les services à l’Administration Pénitentiaire.
Et pour la thune, voilà les investisseurs : Barclays Infrastructure Funds Management, filiale de la grande banque anglaise, et FIDEPPP, Fonds d’Investissement et de Développement des Partenariats Public-Privé, du groupe BCPE, c’est-à-dire des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires.
Une nouvelle prison est une mauvaise nouvelle pour les amants de la liberté… mais elle n’est pas encore construite ! Et qui sait si elle ne pourrait pas revenir plus cher que prévu aux vautours de l’enferment ?

[Extrait de Lucioles n°9, bulletin anarchiste de Paris et sa région, mai 2013.]

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