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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 08:16

publication demandée par un proche du collectif du laboratoire anarchique

dimanche 4 novembre 2012 à 10:00

St Jean en Royans (entre Grenoble et Valence)

PNG - 646.2 ko

Venez mettre en pratique les règles rouges et noires d’une autre façon de concevoir le sport lors d’un match de foot libertaire !

RDV à 10h à la Salle des fêtes de St Jean en Royans.

Match suivi d’un repas avec La Marmite, cantine autogérée, végétarienne et à prix libre.

http://vercors-libertaire.blogspot.fr/

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 07:49

Nous publions ce texte parce qu'une proche du collectif du laboratoire anarchique l'a demandé, mais de notre part je regrette que les QOCP oublient la lutte contre la centrale de Golfech. Le PS n'est pas à un coup d'essai , c'est leur fonction d'accompagnateur du capitalisme

Bonjour,

Nous relayons et soutenons sans réserve l’appel à la réoccupation des terrains du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes à partir du 17 novembre 2012 (http://lutteaeroportnddl.wordpress.com/2012/10/29/toustoutes-a-la-zad-pour-reprendre-nos-vies-affiches-et-tracts-a-diffuser-pour-la-manif-de-reoccupation-du-17-novembre-sur-la-zad-nddl/).

Cet appel a été lancé par ceux qui occupent depuis des mois le terrain, afin de le préserver de l’appétit insatiable des bétonneurs et des industriels, et qui se sont vus violemment expulsés la semaine dernière et de nouveau cette semaine par les forces de l’ordre.

Nous vous invitons à rassembler toutes les énergies et à vous mobiliser pour soutenir massivement et de toutes les façons, cette lutte, nourrie de réflexions sur les ravages du monde industriel, afin de défendre les territoires, combattre leur aliénation à la société industrielle, leur confiscation autoritaire et en définitive leur destruction irréversible.

La presse si prompte à nous montrer les répressions de manifestations dans le monde entier a oublié d’envoyer ici ses journalistes témoigner de cette violence étatique. Mais les nombreux soutiens du mouvement ont su en faire passer l’information.

Nous avons pu voir à l’œuvre le nouveau gouvernement socialiste et écologiste, qui, comme ses prédécesseurs, a envoyé ses forces de répression mater la résistance avec une violence qui a très largement et fermement été condamnée et qui nous rappelle celle qui s’était abattue au Larzac, à Plogoff ou à Malville.

Le pouvoir entre les mains des socialistes et des écologistes marque ainsi son soutien actif, sa complicité et ses affinités naturelles avec le monde des bétonneurs et des industriels. Ce monde accélère sa mainmise sur les territoires et tente désespérément de perdurer. Il multiplie les grands projets idiots inutiles et ravageurs défendant ainsi ses intérêts contre ceux des populations. Les ravages passés gravissimes que l’État admet froidement, ne sont rien comparés aux ravages futurs ; croissance et emplois sans conscience obligent !

Soyons toujours, partout, de Notre Dame des Landes à Roybon, du Chefresne au Val de Suse, plus nombreux et plus solidaires pour défendre avec opiniâtreté nos territoires, en empêcher les spoliations et les destructions et reprendre morceau par morceau, les hectares aux industriels, à leur économie et à leur monde.

Merci de faire suivre,

Quelques opposants à Center Parcs, le 30 octobre 2012

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 22:06

c'est sur les murs qu'on va répondre à cette nouvelle agression

La militante basque Aurore Martin arrêtée

Aurore Martin, le 28 juillet 2011 à Hasparren dans le sud de la France
Aurore Martin, le 28 juillet 2011 à Hasparren dans le sud de la France (Photo Gaizka Iroz. AFP)

La militante basque française Aurore Martin, membre de Batasuna et recherchée par Madrid, a été interpellée jeudi dans les Pyrénées-Atlantiques, un an après une première tentative d'interpellation avortée et alors que Paris affiche sa "fermeté" et sa solidarité avec l'Espagne concernant l'ETA.

Selon une source policière, il s'agirait de la première fois qu'un ressortissant français est remis à l'Espagne pour des faits liés aux affaires basques.

La jeune militante de 33 ans, qui se trouvait a priori seule dans son véhicule, a été interpellée le jeudi premier novembre sans difficulté vers 16H00 par des gendarmes à l'occasion d'un contrôle routier "fortuit" à Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), non loin de Pau, selon la gendarmerie et le parquet de Bayonne.

Aurore Martin était visée depuis le 13 octobre 2010 par un mandat d'arrêt européen (MAE) émis par un magistrat madrilène pour "faits de participation à une organisation terroriste, et terrorisme", en l'occurrence avoir participé en Espagne à des réunions publiques comme membre de Batasuna.

Autorisé en France, Batasuna est interdit en Espagne où il est considéré comme une organisation terroriste depuis 2003 et interdit pour ses liens présumés avec le groupe séparatiste basque ETA. En Espagne, Aurore Martin est passible d'une peine de 12 ans de prison pour les faits qui lui sont reprochés.

Selon le parquet général de Pau, les gendarmes ont notifié à Aurore Martin le MAE, désormais exécutoire puisque la jeune femme avait épuisé toutes les voies légales de contestation de ce mandat validé par la cour d'appel de Pau le 23 novembre 2010.

En mai dernier, elle avait essuyé un ultime échec, la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg, qui constituait son ultime espoir, ayant rejeté son recours.

En fin d'après-midi, les autorités françaises discutaient avec leurs homologues espagnoles des modalités de remise de la militante à Madrid, selon le parquet général.

Il n'était en revanche pas possible de savoir où se trouvait précisément Aurore Martin à 19H30, en France ou en Espagne.

Aurore Martin avait déjà fait l'objet d'une première tentative d'arrestation à Bayonne le 21 juin 2011, avortée suite à l'intervention de dizaines de militants accourus en solidarité, au point que les forces de l'ordre avaient renoncé.

Entrée en clandestinité le 21 décembre 2010, elle était par la suite réapparue publiquement à la faveur de quelques manifestations au Pays basque.

A l'époque, le mandat délivré à son encontre avait suscité une levée de boucliers au Pays basque. Plusieurs voix s'étaient ainsi élevées (partis politiques y compris la section locale du PS, associations, syndicats, organisations de défense des droits de l'Homme) pour dénoncer une procédure d'"extradition" d'une Française basée sur des faits qui sont parfaitement légaux en France, où Batasuna a pignon sur rue et où ses militants s'expriment librement.

L'interpellation d'Aurore Martin intervient dans un contexte particulier, quelques jours après que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a indiqué, lundi, au quotidien espagnol El Pais que la France poursuivra "avec fermeté" son combat contre l'ETA tant qu'elle n'aura pas déposé les armes.

Dimanche dernier, deux militants présumés de l'ETA ont par ailleurs été arrêtés dimanche à Mâcon, dont Izaskun Lesaka Argüelles, figure majeure du groupe séparatiste basque.

ETA a annoncé le 20 octobre 2011 qu'il renonçait définitivement à la violence mais refuse de déposer les armes et de se dissoudre, comme l'exigent la France et l'Espagne.

La militante basque française Aurore Martin, membre de Batasuna, a été interpellée jeudi 1 novembre à Mauléon (Pyrénées-Atlantiques) en exécution d’un mandat d’arrêt européen (MAE) de l’Espagne, plus d’un an après une première tentative avortée à Bayonne, ont annoncé la gendarmerie et le parquet.

La militante, membre de ce mouvement radical basque interdit en Espagne mais autorisé en France, qui a épuisé tous les recours légaux contre le mandat de Madrid, a été interpellée sans difficulté vers 16H00 par des gendarmes à l’occasion d’un contrôle routier fortuit. Elle avait fait l’objet d’une première tentative d’arrestation à Bayonne le 21 juin 2011, avortée à la suite de l’intervention de dizaines de militants accourus en solidarité, au point que les forces de l’ordre avaient renoncé.

Aurore Martin est visée depuis le 13 octobre 2010 d’un MAE émis par un magistrat de Madrid pour «faits de participation à une organisation terroriste, et terrorisme», en l’occurrence avoir participé en Espagne à des réunions publiques comme membre de Batasuna, considéré en Espagne comme la branche politique de l’organisation séparatiste basque ETA. Entrée en clandestinité le 21 décembre 2010, Aurore Martin était par la suite réapparue publiquement à la faveur de quelques manifestations au Pays basque.

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de Strasbourg a rejeté en mai le recours de cette indépendantiste contre le mandat d’arrêt, sans motiver sa décision.

Son interpellation intervient alors que le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a indiqué lundi que la France poursuivra «avec fermeté» son combat contre l’ETA tant qu’elle n’aura pas déposé les armes. Deux militants présumés de l’ETA ont par ailleurs été arrêtés dimanche à Mâcon, dont Izaskun Lesaka Argüelles, figure majeure du groupe armé séparatiste basque.

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 21:30
reçu du portugal, solidaire des luttes des exploité-e-s qui se révoltent de plus en plus contre la politique capitaliste du gouvernement
31/10/12 Anti government demonstration in Lisboa, Portugal.
31/10/12 Anti government demonstration in Lisboa, Portugal.
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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 09:59

on a publié un post sur le blog du laboratoire le 18 février 2011 contre cette immense entreprise de désinformation qui manipule de nombreuses précaires à travers d'une entrprise d'insertion.l'article on peut lire dans le blog du 18 février2011. , à  cette date le syndicat cnt ait -valence.a aidé des précaires spoliés par l'employeur ( entreprise d'insertion aidée par la préfecture de la drôme)

Je suis arboriculteur dans le nord de la Drôme. Je cultive du mieux que je peux toutes sortes d’arbres fruitiers en agriculture biologique, des pommiers, des poiriers, des abricotiers, des pêchers... Je commercialise la plupart de mes fruits en vente directe, sur des marchés de producteurs.

En ce moment je suis très inquiet et révolté. Je fais face à un problème concernant une bonne partie de mes arbres. Ce problème, c’est un virus parasite, la sharka. Mais à y regarder de plus près, le véritable problème me semble la manière dont nos autorités gèrent la lutte contre ce virus.

Le virus sharka

Dans plusieurs régions d’Europe et du monde, la sharka est un virus qui se développe peu à peu, depuis plus de vingt ans, sur les arbres du genre prunus, c’est-à-dire principalement à ce jour sur les pêchers, les abricotiers et les pruniers. Il semble que le virus se transmette d’un arbre à l’autre par des pucerons. La vente et le transport de plants porteurs du virus, via les pépiniéristes, seraient aussi des modes importants de dissémination.

La sharka, comme une multitude d’autres virus présents dans notre environnement, n’est pas dangereux pour l’humain et les végétaux. Mais il dénature les fruits de certaines variétés d’abricotiers, de pêchers et de pruniers. Le fruit dit "sharké" est marqué de motifs colorés, et peut perdre certaines de ses qualités gustatives ou de conservation. Il existe des variétés très sensibles à l’infection par ce virus, d’autres beaucoup moins, certaines pas du tout.

La lutte contre la sharka

Sachant qu’il n’existe aucun remède connu contre ce virus, qu’il se transmet inexorablement de proche en proche et que certaines variétés, comme l’abricot Bergeron, jugées très importantes pour l’industrie agro-alimentaire, supportent mal la sharka, le ministère de l’agriculture a décidé que tous les arbres contaminés devaient être arrachés, quel que soit leur degré de sensibilité variétale. Lorsqu’un taux de contamination est atteint pour une variété donnée, soit généralement entre 5 et 10% des arbres d’une parcelle, toute la parcelle doit être détruite et les arbres brûlés.

Pour appliquer cette procédure, le ministère de l’agriculture a mandaté deux institutions chargées de lutter contre les ’’organismes nuisibles’’, la FREDON et la FDGDON. Ces dernières sont chargées de contrôler les arbres des parcelles plantées dans les régions "contaminées", plusieurs fois par an, aux frais des agriculteurs concernés et du contribuable. Depuis quelques années, ces organismes ont recruté des centaines de contrôleurs qui collectent et centralisent dans des bases de données informatiques les types de végétaux présents sur un territoire donné, ainsi que les noms et adresses des propriétaires et locataires des parcelles. En principe, le moindre pot de fleur sur votre terrasse peut être répertorié.

En cas d’obligation de destruction d’une plantation, si l’agriculteur refuse d’obtempérer, c’est la force publique qui est chargée de faire exécuter l’arrachage, aux frais du récalcitrant. Si l’on est adhérent à la FDGDON, on peut bénéficier en cas d’arrachage d’une indemnisation, mais celle-ci est dérisoire par rapport au dommage occasionné. S’il n’est pas adhérent à la FDGDON, le paysan ne reçoit pas d’indemnisation et doit payer les contrôles obligatoires deux fois plus cher. Technique grossière mais classique de l’administration pour forcer l’acceptation de ses décisions.

Sans me prévenir, des contrôleurs de la FDGDON sont venus scruter mes parcelles. Ils ont identifié une contamination à la sharka sur mes pêchers. Les arbres ont été marqués à la bombe de peinture. Puis des courriers m’ont sommé de couper ces arbres dans un délais très précis, sous peine d’arrachage forcé à mes frais, tout cela sans aucun recours possible. Des arbres en pleine production. Dix ans de travail détruits en quelques heures.

Une méthode inutile

L’État français aurait pu décider, comme d’autres pays européens, "la non-intervention", c’est-à-dire l’abandon progressif des cultures des variétés trop sensibles à la sharka, en aidant les agriculteurs et les agricultrices à replanter d’autres variétés plus résistantes. Cette option n’a pas été retenue en France. Elle présente le désavantage d’abandonner certaines variétés prunus mono-cultivées, extrêmement sensibles à la sharka, mais alimentant de grandes filières agro-industrielles.

L’État aurait aussi pu décider de créer des "vides sanitaires", c’est-à-dire éradiquer la totalité des arbres du genre prunus sur tous les territoires où le virus est présent. Ce choix n’a pas été retenu. Pour créer un vide sanitaire, il faudrait déraciner toutes les plantations et dévitaliser au pesticide Round-up tous les arbres sauvages du genre prunus, dans toutes les haies, les forêts, les friches, les jardins de particuliers. Une méthode non seulement coûteuse, mais dont l’efficacité reste aléatoire, étant donné l’ampleur de la tâche et l’état des connaissances sur la sharka.

Les ’’experts’’ scientifiques du ministère de l’agriculture ont donc proposé, à la demande des grosses filières de production agro-industrielles, de prendre une mesure intermédiaire entre la non-intervention et le vide sanitaire : contrôler de manière intensive les territoires contaminés par la sharka, et faire arracher tous les arbres au fur et à mesure de l’apparition des contaminations. Le but ? Ralentir la progression du virus. Une méthode efficace ? Il est permis d’en douter. Les seuls chiffres et statistiques dont nous disposons pour vérifier l’efficacité de cette méthode sont ceux recueillis par les organismes contrôleurs, qui ont tout intérêt à interpréter leurs données dans un sens qui leur est favorable. Et ils ne s’en privent pas.

Une incohérence scientifique

La méthode choisie par l’État est de toute façon incohérente du point de vue scientifique. Les contrôles effectués ne concernent pas les prunus présents dans les jardins des particuliers, ni tous les prunus sauvages dans les haies, les friches ou les bois. Si dans certaines zones des haies de pruneliers sauvages ont été dévitalisées au Round-up (et la faune sauvage avec), en règle générale seuls les arboriculteurs sont contrôlés. Le contrôle des jardins particuliers représente un casse-tête infini, de nombreux habitants n’acceptant pas d’ouvrir la porte de leur jardin à des contrôleurs du FDGDON. Au final, le contrôle du territoire est loin d’être exhaustif.

Par ailleurs, certaines variétés de prunus cultivées sont tolérantes au virus. Cela signifie que les arbres portent le virus, mais ils n’expriment aucun symptôme visible. Or, pour des raisons évidentes de budget, le contrôle des parcelles est uniquement visuel : les contrôleurs observent principalement les fruits et le feuillage. Les arbres contaminés mais tolérants la sharka ne sont donc pas détectés. Ils peuvent donc continuer indéfiniment de porter et de diffuser le virus.

Dans ces conditions, comment est-il possible que des experts scientifiques cautionnent une telle aberration ?

Le miracle OGM ?

Une nouvelle ’’solution’’ est en cours d’élaboration dans des laboratoires biotechnologiques. Des centres de recherche agronomique viennent de mettre au point des prunus transgéniques résistant au virus de la sharka. Là encore, sans même parler de la privatisation et de la confiscation du vivant que représentent ces biotechnologies, il s’agit d’une duperie scientifique. Les premières années, le prunus ’’OGM résistant sharka’’ donnera certainement satisfaction. Mais quelques années plus tard, rien n’empêche que ces arbres transgéniques deviennent sensibles à une nouvelle source virale de la sharka. Les virus évoluant sans cesse, ils finissent par dépasser tôt ou tard les barrières imaginées par les biotechnologies et peuvent même devenir ainsi plus virulents. L’évolution de la pyrale face au maïs OGM bt aux États-Unis, pour prendre un exemple récent, nous montre qu’il faut apprendre à vivre avec certains parasites peu virulents, et qu’à vouloir les éradiquer de manière absolue on les pousse simplement à muter et à devenir encore plus résistants.

La solution paysanne

Pour les arboriculteurs en agriculture conventionnelle, ceux dont les productions fruitières sont destinées à l’agro-industrie, la sharka est une malédiction. Les fruits ’’sharkés’’ sont refusés par les grossistes, les usines de transformation et les grands magasins. L’agriculteur ne voit aucune autre solution possible que celle d’arracher ses plantations et de planter les arbres recommandés par la filière à laquelle il appartient, même si ces arbres sont transgéniques.

Pour les arboriculteurs en vente directe, la sharka n’est pas un problème majeur. Le fait de cultiver de nombreuses variétés différentes permet d’augmenter les chances d’avoir chaque année suffisamment de fruits de qualité à vendre sur les marchés locaux. Par ailleurs, même les fruits marqués par la sharka trouvent une place honorable dans les paniers de consommateurs avertis.

Ainsi, la force de l’agriculture paysanne n’est pas seulement sa grande souplesse agronomique et économique, mais également sa capacité de lutte contre les désagréments de diverses maladies comme la sharka. L’échange des semences et des variétés, la sélection des plants en fonction des territoires et des conditions naturelles, la multiplication de la biodiversité et l’immense réservoir génétique ainsi constitué augmentent les probabilités d’obtenir, peu à peu et dans chaque ferme, des variétés tolérantes ou résistantes au virus. Cette méthode simple et millénaire repose sur un libre-échange du vivant, considéré comme un bien public, gratuit, à partager entre paysannes et paysans.

Soyons clairs : à ce jour, ce n’est pas la direction prise par notre société. Si nous voulons conserver cette liberté du vivant, les paysans et la population doivent s’organiser pour résister aux technosciences et aux firmes capitalistes qui tentent de s’approprier toute légitimité à multiplier et à sélectionner le vivant. Celles-ci œuvrent chaque jour à créer un fossé infranchissable entre les paysans renvoyés au simple rôle d’exécutants, et les laboratoires biotechnologiques qui se légitiment en s’abritant derrière la complexité des connaissances scientifiques.

La sharka, un virus politique

Au final, la solution anti-sharka choisie par le ministère de l’agriculture n’est ni scientifique, ni efficace, mais avant tout politique. La gestion de cette ’’crise’’ sanitaire renforce encore un peu plus l’agriculture industrielle et les firmes biotechnologiques. Les agriculteurs conventionnels, considérés comme des ouvriers ou des entrepreneurs au service de la filière agro-alimentaire, sont contraints de choisir les biotechnologies brevetées et de produire des fruits standardisés par l’industrie. Ceux qui feront faillite à cause de la sharka verront peut-être leurs terres rachetées par les plus grosses fermes voisines ou par des multinationales. Pour les autres, le virus de la sharka sera toujours présent, mais il sera contraint, limité, encadré par la biotechnologie. La biodiversité va continuer de s’amenuiser dans nos champs, elle sera stockée dans des laboratoires comme une simple réserve vivante pour de futurs assemblages génétiques. Les vergers se ressembleront de plus en plus, avec des variétés mono-cultivées, brevetées, fragiles, régulièrement arrachées pour être remplacées par de nouveaux OGM, au gré des attaques virales, et ce pour le plus grand bénéfice des grandes firmes privées. Pris dans une spirale de dépendance infernale, les agriculteurs et les consommateurs remercieront alors chaque jour les firmes et les laboratoires de leur permettre d’exister et de se nourrir, leur science devenant pour nous une nouvelle religion insondable nous dictant les vérités à suivre.

La grande perdante de tous ces choix politiques, c’est l’agriculture paysanne. Les arboriculteurs ’’bio-locaux’’ sont et seront de plus en plus plongés dans la tourmente, contraints d’arracher leurs arbres sans que l’État tienne compte de leur avenir. Tout est fait pour décourager de planter des arbres par soi-même. Dans cette logique folle, même les petits arboriculteurs très diversifiés en variété, dont une bonne partie des prunus ne craignent pas le virus, finiront tôt ou tard par devoir arracher tous leurs arbres sensés abriter des maladies indésirables.

L’agriculture paysanne, une résistance politique

Au-delà de mon cas personnel, au-delà de la tristesse et de l’injustice que j’ai ressenti lorsqu’on m’a obligé à arracher mes pêchers, j’ai surtout eu le sentiment qu’à travers cette décision, c’est l’esprit de résistance de l’agriculture paysanne que l’État veut détruire.

Dans mon département, les agriculteurs agro-industriels se révoltent peu. Dépendants totalement des usines de transformation, des grossistes et des supermarchés, ils attendent avec inquiétude les solutions proposées par le système capitaliste qui les nourrit. À l’inverse, les paysans en agriculture diversifiée et en vente directe, beaucoup plus souples dans leur manière de produire, sont révoltés. Une fois de plus, cette crise de la sharka révèle à quel point nos choix de vie, notamment professionnels, induisent des engagements politiques, consciemment ou inconsciemment. Notre mode d’existence influence nos manières de penser.

Si dans notre pays des résistances s’organisent pour défendre les semences paysannes que l’agroindustrie veut peu à peu interdire, c’est parce qu’il existe encore des paysans qui réutilisent chaque année leurs propres semences. Sans ces paysans-là, la lutte serait perdue d’avance. Le gouvernement vient justement de voter une loi en faveur de l’industrie semencière, une loi qui contraint les agriculteurs réutilisant ’’leurs’’ semences à payer une taxe. Si cette loi n’est pas appliquée, si des actes de désobéissance civile s’organisent, ils seront le fait d’âmes et de pratiques paysannes qui défendent tout simplement une autre manière de vivre.

Si des résistances s’organisent contre l’artificialisation des terres agricoles, c’est parce que des paysans comprennent par leur activité journalière qu’on ne peut pas continuer comme ça à détruire une terre qui peut nourrir les humains des milliers d’années durant. La lutte contre la construction de l’aéroport de Notre-Dame des landes, ce projet insensé qui va détruire plus de 2000 hectares de terres agricoles, est en grande partie le fait des paysans qui vivent sur ces terrains, tout comme la lutte contre le camp militaire du Larzac était principalement le fait de paysans et de paysannes vivant sur le plateau.

Si depuis plusieurs années des résistances s’organisent contre les OGM et autres biotechnologies, par le fauchage volontaire notamment, c’est aussi parce que des paysans, par leurs pratiques agricoles, ont bien compris le danger de ces technologies. Contre la privatisation du vivant et les manipulations génétiques à l’aveuglette, nombre de paysans désirent pouvoir continuer à produire sans ces technologies. S’il n’y avait que des multinationales pour cultiver nos terres, notre nourriture serait aujourd’hui produite uniquement avec des OGM. 

Si les résistances sont là, c’est donc bien que des paysans et des paysannes n’ont pas dit leur dernier mot.

Renforçons l’agriculture paysanne

Le monde agricole vit une guerre qui ne dit pas son nom. Une guerre entre une petite agriculture locale, diversifiée, en circuit court, respectueuse de l’environnement et de la biodiversité, et une agriculture agro-industrielle, inféodée aux firmes biotechnologiques. Si nous ne prenons pas parti, toutes et tous, si nous ne protégeons pas l’agriculture paysanne, nous courons le risque de diminuer notre potentiel de résistance face au gouvernement, aux laboratoires privés, à l’industrie agro-alimentaire. La disparition du mode de vie paysan est la condition première pour que l’industrie, encouragée par les règles du système capitaliste, puisse imposer au monde vivant son modèle de fonctionnement.

Si nous ne voulons pas voir l’agriculture paysanne disparaître, si nous voulons une alimentation saine, et des champs libres, nous pouvons agir de multiples façons. Nous pouvons consommer bio et local, bien sûr. Mais cela n’est pas suffisant. Nous devons également agir à d’autres niveaux. Nous pouvons soutenir des organisations syndicales et politiques, à commencer par la Confédération Paysanne, qui mène une action tenace et souvent exemplaire en faveur de l’agriculture paysanne. Nous pouvons rejoindre ou imaginer de nouvelles formes d’actions politiques, à l’image de la Chambre d’Agriculture indépendante du Pays Basque français, qui depuis 2005 organise la résistance des consommateurs et des producteurs de la région en marge de la Chambre d’agriculture officielle, ou encore de multiples associations petites et grandes dont les actions consistent à acquérir du foncier agricole de manière collective pour la création de fermes bio-locales.

Nous pouvons également aider directement des paysans et des paysannes à s’installer près de chez nous, en leur louant des terres si nous en avons, en cherchant des terres disponibles auprès de notre entourage, en les mettant en contact avec des paysans que nous connaissons, en les soutenant financièrement, en faisant pression auprès de nos mairies, de la SAFER ou de la chambre d’agriculture. Dans un contexte médiatique favorable à l’agriculture bio-locale, ne négligeons pas la force du bouche-à-oreille ou des démarches collectives ! Surtout au niveau local, où nous avons davantage de pouvoir et de prises sur la réalité.

Enfin et surtout, nous pouvons nous-mêmes reprendre ou créer des petites fermes de proximité, car si nous ne devenons pas pleinement acteurs et actrices de ce monde pour induire les directions qui nous paraissent justes, alors nous renforçons, même de manière désabusée, le système dominant. Ce n’est pas un hasard si aujourd’hui l’image du ’’paysan’’ et de la ’’paysanne’’ fait partie des plus dévalorisées de la société moderne capitaliste. Devenir paysan aujourd’hui représente plus que jamais un positionnement politique et un acte de résistance face au modèle politique, économique et social dominant.

Épilogue

Si vous plantez un noyau de pêche dans votre jardin, il y a de grandes chances qu’il pousse et qu’il vous donne des fruits. Ce pécher sera un individu unique. Peut-être sera-t-il adapté aux conditions naturelles où vous l’avez planté et à vos besoins, peut-être ne le sera-t-il pas, personne ne peut le prédire. En tout cas, pour le moment, rien ni personne ne vous empêche d’essayer.

Si cette petite information sur les noyaux de pêche est nouvelle pour vous, si l’idée de planter par soi-même des arbres fruitiers vous semble incongrue, c’est que l’on vous a dépossédé d’un savoir vital, et ce n’est pas anodin, c’est le résultat d’un système économique et politique.

Si demain, ce qui est fort probable si on ne se réveille pas avant, nous n’avons plus le droit de planter des noyaux de pêche dans notre jardin, sous prétexte, par exemple, des prétendus risques sanitaires ou des droits de propriété génétique d’une firme biotechnologique, c’est que nous faisons partie d’une population qui n’use plus de ses libertés paysannes depuis bien longtemps, et donc que toute résistance politique sur cette question sera devenue presque impossible.

Mais si aujourd’hui l’idée de planter des noyaux et des pépins vous fait pétiller les yeux, alors tous les espoirs nous sont permis, car le paysan ou la paysanne qui est en vous se réveille enfin.

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 09:47

on vous signale la soirée du 15 novembre 2012 au Rémouleur

Programme de novembre 2012 au Rémouleur

http://juralib.noblogs.org/files/2012/10/109.jpg

TÉLÉCHARGER L’AFFICHE

LE RÉMOULEUR – Local auto-organisé de lutte et de critique sociale

Les horaires d’ouverture du local : le lundi de 16h30 à 19h30, le mercredi de 16h30 à 19h30 et le samedi de 14h à 18h.

Le Rémouleur, 106 rue Victor Hugo 93170 Bagnolet (M° Robespierre ou M° Gallieni)

JEUDI 15 NOVEMBRE, 19H
Permanence « Résister à la psychiatrie »
Projection de "La tête contre les murs" de Georges Franju (et Jean-Pierre Mocky), 1959.
Suivie d’une discussion sur tout ce dont vous avez envie de parler ! Ce film, bien que datant un peu, pose de vraies questions sur la psychiatrie asilaire, dont certaines restent d’actualité alors que l’asile a prétendument disparu.
Entrée libre et gratuite.

Au Rémouleur
106 rue Victor Hugo
93170 Bagnolet
(M° Robespierre ou M° Gallieni)
leremouleur ((A)) riseup . net
S’inscrire à la lettre d’info du local
Le programme du mois de novembre 2012

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 18:02

voici les concerts qu'on nous a proposé pour afficher dans le blog du laboratoire anarchique.

vendredi 2 novembre à la salle des fêtes du Percy dans le Trièves à 20h00 :
- Geranium (crust de saloon, Vosges)
- Post War depression (crust, Allemagne)
- Richard Durn (grind punk, Nancy)
c'est chouette, alors faut venir.


+ dimanche 4 novembre : à la B.A.F (2 chemin des alpins, Grenoble) à 19h00
- Iskra (black métal crust canadien)
- Malaise (folk punk italien)
- La Tramontane (théâtre d'ombre mélancolique, grenoble)

traditionnels repas vegan et prix libre pour les deux !

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 10:01

lu sur mille babord

Les rroms prennent la rue...

Retour sur la manif du 27 oct pour la libre installation des rroms

500 personnes pour les rroms !

Les rroms prennent la rue ?... Z’ont l’habitude, vous me direz, oui mais là, ce sont eux-mêmes, sans ordre de la police qui ont choisi leur trottoir et c’était ceux du bas de la préfecture où ils ont rejoint quelques 500 personnes pour dire au préfet Parant : "DOSTA !" - ASSEZ ! Assez de la chasse aux rroms permanente à Marseille et ailleurs ! Droit d’installation et de circulation comme n’importe quel ressortissant européen !

Cliquez sur les photos pour les agrandir

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Campement du silo-Avis de tempête dans la nuit...
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Départ du campement pour la manif
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En route pour la manif

A midi, branle-bas de combat dans le misérable "campement du silo"(entre le silo et les archives municipales). Une trentaine de rroms femmes, hommes, enfants réguliérement expulsés tous les deux jours veulent aller dire sous les fenêtres du préfet leur ras-le-bol d’être traités pire que des animaux par les politiques racistes du gouvernement. Prise collective et joyeuse du tram jusqu’à la bibliothéque de l’Alcazar. Dans le tram, ils sont rejoins par une vingtaine de rroms expusés du Bd Guigou. La joyeuse bande s’ébranle à pied toute la rue de Rome jusqu’à la prefecture. Des tracts sont distribués le long du parcours. Pas de réctions hostile de la population. Un monsieur maghrébin : "eux, ils n’ont pas de pétrole dans leur pays, c’est pour ça que tout le monde les laisse tomber pire que des chiens ! C’est bien ce que vous faites". Un jeune donne spontanément son sandwich à des gamins rroms. Autant de rroms dans la rue pour leurs droits, c’est une premiére à Marseille !

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Du monde pour dire à Parant Dosta !

A l’arrivée, déjà beaucoup de monde sous les fenêtres de la pref. Beaucoup de flics sur le pied de guerre aussi... (Z’avaient peur d’un assaut de la pref ?...).

Prise de parole des "politiques" et de deux femmes rroms et le rassemblement s’ébranle en manif jusqu’aux Mobiles avec rythme endiablé d’orchestre et de chants rroms, drapeaux, banderoles et écharpes voltigeant dans le violent mistral.

Une réussite donc. Celle de voir à Marseille une autre population que celle rejetant l’autre, le différent, le plus pauvre. Celle de voir autant de rroms prendre la rue pour leurs revendications.

Quelques regrets :

Qu’avec autant de drapeaux de partis présents à cette manif, il y ait si peu de monde sur le terrain pour des "réquisitions citoyennes" dans une ville où tant de lieux existent.

Qu’il n’y ait pas eu de prise de parole du collectif de solidarité avec les rroms pourtant au plus près du terrain.

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Manif Rrom 27 oct 2012
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Manif Rrom 27 oct 2012

Marseille ne fait pas rêver tout le monde...

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 07:37

on vous annonce une première réunion no tav 26 au laboratoire le jeudi 1 décembre à partir de 19h. 

les raisons sentimentales suffiraient de justifier  le no TAV 26

- il ya beaucoup de signes qui montrent l'enjeu  de la drome et l'ardèche

- projet de la gare d'Allan un article du dauphiné libéré de septembre 2012 nous a alerté

- le port multimodal de portes les valence et sa connexion avec le rail

Un port intérieur,
Acteur économique majeur au service du territoire,
situé
au coeur de la zone industrialo-portuaire de Valence Sud


Créée, exploitée, gérée et aménagée par la CCI de la Drôme depuis 1978, la plate-forme logistique multimodale de Portes-lès-Valence, propose un ensemble de services et prestations (manutention, stockage) destinés aux entreprises.

Forte de sa situation géographique et logistique privilégiée, la plate-forme bénéficie d’un accès autoroutier A7 et A49, d’une connexion directe avec la ligne ferroviaire Paris-Marseille.

Son implantation stratégique sur le Rhône (au cœur de Rhône-Alpes, à proximité de l’Isère, des 2 Savoie et de la Suisse) lui permet de desservir en direct les pays du bassin méditerranéen et du Proche Orient.

Une stratégie volontariste en matière de qualité de service et d’investissements lui permet de participer au développement économique de plusieurs régions.

La demande croissante des professionnels conduit la CCI de la Drôme, afin de toujours mieux les satisfaire, à poursuivre les investissements.

Actions engagées :

Extension du quai de chargement/déchargement : + 120 m
Acquisition grue portuaire mobile (40 t)
Démarrage activité conteneurs 20’ et 40’
Diversification des produits
Reprise de l’unité de séchage/étuvage du bois
Opérateur traitement Haute Température / NIMP15
Certification ISO 9001 version 2000 depuis 2003
Opérateur traitement Haute Température / NIMP15
Stockage et manutention conteneurs

tout ceci c'est des pistes à examiner pour comprendre les connexions avec la future ligne lyon turin/

Et aussi le dépérissement des subventions du conseil général de la Drome, concernant les "précaires"

et aussi le laboratoire est porteur d'une adresse d'un collectif le CLAN qui refuse le nucléaire et son monde

Comme beaucoup de no tav de la région rhone Alpes nous préparons la mobilisation pour perturber le sommet  à Lyon hollande Monti  en décembre  2012

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 15:29

lundi 28 octobre radio labo diffuse une partie de la conférence de claire Auzias au salon libertaire de  Cuisery. On poste ce lien vers un livre  car le gouvernement actuel continue le boulot entamé par le précédent président .

*Samudaripen, le génocide des Tsiganes, L'Esprit Frappeur, 2004.

Ce livre relate l'histoire d'un génocide perpétuellement nié.
Entre 1938 et 1945, des centaines de milliers de Tsiganes ont été exterminés par les nazis et leurs alliés.
En France, ils ont pu disposer du fichage initié bien avant la guerre par la Troisième République, et de la collaboration active du régime de Vichy.
Pourtant, si la France a admis sa responsabilité dans la shoah, elle continue de l'éluder en ce qui concerne le Samudaripen, le génocide des Tsiganes.
Pour combattre cette amnésie criminelle, Claire Auzias, spécialiste reconnue des Tsiganes, jette ici une lumière crue sur l'extermination dont ce peuple a été victime en Europe.

Le congrès mondial de l'Union internationale des Roms commence le 25 juillet à Prague. Alors que la discrimination envers les représentants de leur peuple ne cesse de croître, trois cents délégués venus de 39 pays se réunissent dans la capitale tchèque pour y réclamer la reconnaissance de leur nation.
Comme les Juifs, les Tsiganes (ou Roms), peuple errant, ont toujours été persécutés. Mais, contrairement aux Juifs, ils n'ont jamais reçu de signes de repentance des nations européennes.
Samudaripen relate l'histoire de leur génocide perpétuellement nié. Entre 1938 et 1945, des centaines de milliers de Tsiganes ont été exterminés par les nazis et leurs alliés : sur les sept cent mille vivant en Europe, deux cent vingt mille ont été assassinés. Pourtant, une gêne systématique entoure ce génocide. On ne lui accorde qu'un mot entre deux virgules. Pour combattre cette amnésie criminelle, Claire Auzias jette ici une lumière crue sur l'extermination dont ce peuple a été victime.
En France, les nazis ont pu disposer du fichage initié bien avant la guerre par la 3e République, et de la collaboration active du régime de Vichy.
Pourtant, si la France a admis sa responsabilité dans la Shoah, elle continue de l'éluder en ce qui concerne le Samudaripen, le génocide des Tsiganes.
Elle a de bonnes raisons pour cela: la déportation des Tsiganes de France fut surtout intérieure.
Et en 1944, nous apprend Claire Auzias, il n'y a pas eu de libération pour eux, contrairement aux autres déportés de Vichy. Ce ne fut qu'après juillet 1945 qu'on s'est préoccupé de leur sort, et les
derniers n'ont été libérés qu'en mai 1946...
On trouvera dans ce livre, qui fait la synthèse, pays par pays, du Samudaripen, outre des cartes, la liste des camps d'internement français, une chronologie du génocide des Tsiganes, ainsi que les décrets de 1940 et 1941.

 

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