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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 12:27

on a reçu par mail,et après réflexion , on le diffuse malgré nos divergences sur la questiondu combat contre le nucléaireet son monde.

La Traverse numéro 3

Voici le troisième numéro de notre revue, La Traverse.

À travers des entretiens, des analyses, des exposés, cette revue s'efforce de tendre vers deux directions : forger des outils d'autodéfense intellectuelle ; imaginer, construire et faire découvrir des actions politiques ou des alternatives qui nous semblent pertinentes.

Dans ce troisième numéro vous trouverez :

L'intégralité de la revue est consultable en ligne.

Si vous souhaitez recevoir cette revue en format papier, à prix libre, écrivez-nous.

Pour être averti-e de la sortie du prochain numéro, inscrivez-vous sur notre liste-de-diffusion.

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 11:58

cette affiche circule depuis quelques jours, nous remercions les compagnon(nes)qui ont assurés la traduction mais nous ajoutons la solidarité à
Maurizio Alfieri – c.c. via paluzza 77 – 33028 Tolmezzo (Udine)et à

  Massimo Passamani
Carcere San Michele strada Casale 50/A
15122 Alessandria                                     

Italie, affiche contre la répression : Au bord du précipice

Au bord du précipice

Le chômage augmente, les prix augmentent, les salaires diminuent, de nouveaux et anciens impôts pillent les poches de ceux qui ont moins alors que les privilèges des puissants deviennent encore plus odieux, les espaces de liberté diminuent et de lâches abus sont perpétrés au nom de la sécurité. Les prisons et les rues se remplissent d’une armée de nouveaux pauvres, tandis que l’argent et le pouvoir se concentrent entre politiciens, banquiers et multinationales toujours plus arrogantes qui ravagent des populations entières avec des guerres et des désastres écologiques, juste pour faire tourner l’économie et s’enrichir.

“Bandits et rebelles, nous vous casserons les reins”

La peur d’une contestation indomptable et sauvage comme celle en Grèce effraye les classes dirigeantes qui commencent à déclencher des attaques préventives, dans l’espoir d’endiguer le fleuve en pleine crise sociale. La si chère démocratie permet la dissidence en son sein, le même cadre avec lequel elle enferme ceux qui passent les frontières, opprime les classes les plus défavorisées, tue ceux qui ne peuvent se défendre, empoisonne ceux qui travaillent dans ses usines, affame et exploite ceux qui travaillent pour elle. Le terrain de la démocratie et du capital est un enclos où les gens ne sont que du bétail, bœufs dociles emmenés à l’abattoir. Gare à celui qui se plaint pendant qu’il est marqué au fer rouge, gare à celui qui rue pendant qu’on lui arrache ses dents, gare à celui qui tente de franchir la clôture. Sous le fascisme, l’État a inventé un crime spécial (l’article 270bis, toujours en application) : il suffit de seulement penser à se coaliser contre lui pour récolter prison et vexations. D’un bout à l’autre de l’Italie, 4 opérations différentes se sont succédées en 3 mois, conduisant à l’incarcération d’une dizaine d’anarchistes, enquêtant sur une centaine d’autres et perquisitionnant une centaine de domiciles. Sans oublier les lourdes peines prononcées en véritables représailles contre les manifestants du G8 de 2001 ou les incarcérations préventives d’opposants au TAV.

“Nous luttons, vous votez”

Nos compagnons, amis et proches, ne sont pas surpris par le traitement qui leur est infligé, ils savent qu’ils sont punis uniquement pour avoir eu le courage de sortir de l’enclos. Pendant que des troupeau apeurés beuglent leur désaccord entre une pétition, une élection et un sit-in, quelques individus à eux seuls informent, démasquent et attaquent les structures criminelles du système. Les banques criminelles brûlent, les agences de recouvrement des impôts affameuses sautent en l’air, les industriels éco-assassins s’effrayent. Pendant que des troupeaux demandent une loi, un travail, une laisse à leur boucher, des communautés alternatives basées sur l’autogestion, l’entraide, le refus de la délégation naissent dans les vallées rebelles de la domination des puissants. Des poignées d’individus, qui très souvent ne se connaissent même pas, agissent selon leur habileté et possibilité, qui en écrivant un message sur un mur, sur internet ou sur un tract, qui en ralentissant et sabotant les structures qui font de la vie un enfer.

“Nous ne demandons pas de futur, nous nous emparons du présent”

Nous ne sommes pas naïfs et nous savons qu’un fossé énorme, fait de souffrance et de ruines fumantes, sépare ce système d’exploitation et de haine d’une société sans esclaves ni maîtres, sans dieux ni religions, sans États ni nations. Mais en prendre acte ne suffit pourtant pas. Pour ne pas en être des complices plus ou moins conscients, on doit agir pour reprendre le contrôle sur nos vies, et que ceux qui se sentent en sécurité maintenant ne se leurrent pas : le sol est glissant au bord du précipice, et il n’y a nulle part où trouver refuge. Prendre position maintenant, individuellement, sans attendre délégations, partis, syndicats, médias, avant-gardes et masse, toutes ces vieilleries désormais ridicules du siècle passé, peut faire la différence, parce que c’est seulement dans la lutte pour la liberté que la vie devient digne. Le présent est un laboratoire où expérimenter ce qui adviendra ; sans présent, tout appel au futur est un cri vide qui se perd, muet, dans l’espace sourd.

Liberté pour notre frère Peppe Sghigno. Liberté pour tous les compagnons en prison !
Solidarité avec Gimmy et tous les compagnons en cavale poursuivis par les États !!
Solidarité avec tout ceux qui dans le monde combattent par l’action directe l’oppression de l’État et du capital !!
Arrêtons l’acharnement thérapeutique auquel est soumis cette société mourante, mettons un terme à ses souffrances, foutons par terre le système !!

Sources : 1, 2 / L’affiche en pdf

Affiche traduite en collaboration avec Cette Semaine

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 12:52

Ailleurs  dans l'hexagone, les personnes se rvoltent contre cette  grande essoreuse de cerveauxsur le blog de ce collectif de nombreuses pistes de réflexions à lire . La propagande de la grande faucheuse commence dés le collége

PDF - 352.7 ko
courrier de l’association solidarité défense
cliquer sur l’image pour ouvrir le fichier pdf -352ko)

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 12:28

Après les manoeuvres militaires dans  Valence, il est temps de réagir face à ces déferlements de propagande militariste , au lycée et à l'IUTcomme dans cet exemple trouvé dans rue 89.. c'est possible de cpntacterle collectif contre l'armée à l'école au laboratoire anarchiste

Par une convention signée il y a quelques jours entre le rectorat de Reims et le ministère de la Défense, les lycées de Champagne-Ardenne, l’université de Reims et l’IUT de Troyes sont désormais associés avec l’armée, l’objectif affiché étant de favoriser une meilleure insertion professionnelle.

Une collaboration qui remonte loin dans le temps mais que les enseignants et les syndicats semblent seulement découvrir depuis quelques jours avec ce simulacre de formation militaire imposée, début décembre, aux enseignants stagiaires de Bordeaux et dont Rue89 s’est fait l’écho.

L’indignation qui s’en est suivie semble pourtant bien tardive et singulièrement restrictive dans ses manifestations. Car cela fait maintenant près de trente ans que, dans une indifférence quasi générale, sous l’appellation sévèrement contrôlée d’« éducation à la défense », l’armée a ses entrées dans les établissements scolaires, avec les élèves en première ligne.

Le protocole signé en 1982 par les ministères de l’Education nationale et de la Défense déclare dans son préambule :

« La notion de sécurité est indissociable en France de l’existence d’une communauté nationale façonnée par l’Histoire, animée d’un véritable esprit de défense. […]

La mission de l’Education nationale est d’assurer une éducation globale visant à former les futurs citoyens responsables. »

Ce protocole inaugure une politique d’étroite collaboration entre les deux ministères, jamais démentie quelle que soit la couleur politique du gouvernement, ponctuée par des textes règlementaires toujours plus contraignants.

« L’ensemble des disciplines » scolaires concernées

Ainsi, la circulaire du 13 septembre 2007 (Bulletin officiel de l’Education nationale (BOEN), numéro 32 du 13 septembre 2007) affirme d’emblée qu’« au collège et au lycée, l’ensemble des disciplines doit concourir à l’éducation à la défense ».

Tout doit être mis en œuvre pour concourir à ce que les responsables appellent une « culture de défense » :

  • la formation des enseignants, confiée à des « trinômes académiques » théoriquement placés sous la tutelle du recteur, mais en fait chapeautés par l’autorité militaire territoriale et l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN) ;
  • les programmes scolaires ;
  • les enseignants-chercheurs des universités ;
  • les conseils de la vie lycéenne (CVL) ;
  • l’option découverte professionnelle en classe de troisième ;
  • les travaux personnels encadrés (TPE)...

L’armée s’incruste dans l’ensemble des structures éducatives, comme précisé par la circulaire :

« Les formations de défense doivent trouver leur plein rôle dans la construction de la réflexion et de la culture des futurs responsables que forment les établissements d’enseignement supérieur. »

Les échanges avec les unités militaires, les visites de sites et d’installations militaires sont vivement encouragés. Il est même envisagé la « création d’un identifiant graphique », sans plus de précision ; s’agit-il d’un fichage militaire de l’ensemble des élèves ?

« Répondre aux besoins de recrutement de l’armée »

Les programmes scolaires sont également visés, de nouveaux programmes devant être définis par des « groupes spécialisés de réflexion » (sic) qui prendront en compte cette dimension militaire de l’enseignement.

Les programmes actuels relatifs à la Défense sont inclus depuis 1998 dans les programmes d’éducation civique de la classe de troisième.

A ce titre, ils ont fait fréquemment l’objet de l’épreuve écrite obligatoire du Diplôme national de brevet (DNB), détournée de sa finalité civique au profit d’un vulgaire bourrage de crâne. Car –et c’est là où le bât blesse– la sensibilisation des collégiens aux problèmes de défense est assurée exclusivement par les militaires.

Le mobile de l’éducation à la défense est clairement identifié par un protocole entre les ministères de l’Education et de la Défense, datant du 31 janvier 2007 (BOEN numéro 7 du 15 février 2007) qui se fixe pour objet de « répondre aux besoins de recrutement de l’armée ».

Dans cette optique, on délègue aux seuls militaires la sensibilisation des élèves sur ce sujet. Pas une seule fois, au cours de leur éducation citoyenne, les élèves ne doivent prendre conscience que la fonction de l’armée consiste à faire la guerre et que ceux d’entre eux qui se seront laissés séduire par les sergents recruteurs risquent fort de se trouver un jour confrontés à l’alternative d’avoir à tuer ou de se laisser tuer sur ordre.

La culture de la guerre ? Non, de la « défense globale »

Curieusement, dans les programmes scolaires comme dans ces longs protocoles armée-école, le mot « guerre » n’est jamais employé, supplanté par celui de « défense » et plus hypocritement encore par le concept de « défense globale », amalgamant dans une communication brouillée les missions de Médecins sans frontières ou de pilotes de Rafale.

L’école aurait donc pour mission de développer les capacités de jugement, d’esprit critique, de construction d’une opinion personnelle mais dans le même temps on exclut du jugement, de l’esprit critique et de l’opinion personnelle tout ce qui touche à la guerre et à la paix.

Ainsi, arriveront à l’âge adulte de jeunes citoyens à qui l’on aura interdit toute interrogation sur des questions comme les extravagantes dépenses militaires, les exportations d’armement, la bombe atomique, la légitimité de la guerre comme mode de résolution des conflits ou la non-violence comme alternative aux conflits. Ces questions s’arrêtent à la porte de l’école.

Ces dernières années, une cinquantaine de militaires français ont été tués en Afghanistan. Morts pour rien. Compte tenu, pour certains, de leur extrême jeunesse, il est probable que leur premier contact avec l’armée s’est fait au collège ou au lycée avec les cours d’éducation à la défense, prélude à un engagement fatal dans lequel l’école, par complaisance ou par pusillanimité, en colportant sans réticence majeure une culture de guerre, porte une part de responsabilité.

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 09:21
On a reçu ces éléments pour les discussions préparatoires des oppositions à la journée de rencontre de Monti et Hollande en décembre 2012 à Lyon. Un petit commentaire rapide./les élus au conseil régional  Rhône Alpes sont favorables au projet du lyon turin ferroviaire.sourcede ce commentaire rapide:déclaration dans le journald'information de la région Rhône Alpes de l'été 2012:" côté français , la majorité des élus rhônealpinsa apporté son soutien au projet"...

Movimento No TAV - Movement NO TAV
Comunicato Stampa – Communiqué de Presse
23 septembre 2012
Au siège de la Communauté de Montagne Val Susa et Val Sangone
RÉUNION DES OPPOSANTS FRANÇAIS ET ITALIENS DE LA LYON-TURIN
Le trafic des passages alpins de 2011 est inférieur à celui de 1988 LTF a truqué DE 2 milliards le coûts du projet
Les opposants italiens et français se sont rencontrés ce dimanche 23 septembre 2012 à Bussoleno au siège de la Communauté de Montagne en présence d'élus des deux pays.
Ils constatent que les associations1 qui supportent le projet de la nouvelle ligne ferroviaire entre Lyon et Turin sont largement financées par les deniers publiques et les fonds des groupes du bâtiment et des travaux publics.
Les opposants ont constaté, lors des présentations des documents publics tant italiens que français que les problèmes environnementaux et de transports sont les mêmes dans les deux pays.
En effet, ils observent preuves en main, que la détérioration environnementale est consécutive à l'augmentation permanente du nombre de voitures dans les agglomérations ainsi que des transports inter-régionaux de marchandises.
Ils ont également constaté que les documents français et italiens prouvent que la ligne ferroviaire existante est sous utilisée et qu'elle permet de transporter dès aujourd'hui les marchandises d'un million de camions soit des près des trois quart du trafic lourds transfrontaliers franco-italien2.
Le tonnage transporté sur l'ensemble des passages alpins a diminué, pour s'établir en 2011 à un niveau inférieur à celui de 19883. Ils ont enfin constaté que la société LTF a récemment modifié le coût du projet sur son site internet, afin de le minorer de deux milliards d'Euro. Les opposants apportent la preuve de cette triche dont la justification est de faire croire que le financement du projet pourrait être réalisé.
L'ensemble des participants à la rencontre franco-italienne de ce dimanche dénonce fermement cette nouvelle tricherie de LTF et déclare que les promoteurs de la nouvelle ligne Lyon-Turin ne se contentent plus de l'abus de conscience.
Ils rappellent que ce projet, qui se révèle inutile à la vue des chiffres depuis trente ans, a toujours été présenté comme une amélioration environnementale qui se révèle aujourd'hui fausse tant en France qu'en Italie.
Les opposants rappellent que le Ministre français des transports, M. Frédéric Cuvillier a déclaré au mois de juillet 2012 après la publication du rapport de la Cour des Comptes française qui le demandait, que serait mise en place une commission de hiérarchisation et d'évaluation des projets, dont le Lyon-Turin fait partie.
L'intense campagne de lobbying, organisée grâce aux deniers publics auprès du gouvernement français, des élus européens et des organisations environnementales ne cherche qu'à éviter une évaluation indépendante réclamée par la Cour des Comptes française et les 360 professeurs d'universités en Italie.
Lors de leur rencontre à Lyon le 13 septembre, les promoteurs du Lyon -Turin ont imaginé un nouvel outil financier, après avoir épuisé l'appel aux petits porteurs floués dans l'affaire Eurotunnel4, après avoir épuisé la solution du partenariat public privé (PPP) dénoncé par la Cour des Comptes française.
Il s'agit en fait, avec les supposés « project bonds », d'adosser des financements avec la garantie des États italien et français et donc d'accroître les déficits publics.
1 Transalpine et Transpadana
2 Source SFTRF SITAF GEIE TMB RFF
3 Source Office Fédéral des transport Suisse
4 Sous la Manche
Les opposants suggèrent que les promoteurs et soutiens du projets parmi lesquels on compte les plus grosses fortunes de France et d'Italie, donnent eux mêmes leur propre garantie plutôt que celle que constitue l'impôt.
Ils ont en effet constaté que toutes les prévisions sur lesquelles se fonde ce projet depuis vingt ans, se sont révélées fausses, il n'y a donc aujourd'hui aucune raison de faire confiance à des promoteurs qui s'acharnent à le défendre malgré les chiffres qui le condamnent.
Pour finir, les participants opposants au Lyon Turin dénoncent la politique du fait accomplit alors plus de cinq cents millions d'Euros ont été investis sur les lignes existantes et dans le tunnel du Montcenis pour moderniser la ligne et augmenter sa capacité maintenant largement suffisante pour l'avenir.
Ils réitèrent leurs demandes d'investissements sur les lignes existantes, recommandée par la Cour des Comptes Française, pour améliorer les transports collectifs fréquents et de proximité, seule solution pour réduire la dégradation environnementale consécutive à l'augmentation du trafic des voitures.
1989 - 2012, 23 anni di opposizione popolare alla nuova linea ferroviaria Torino-Lione
23 ans d’opposition populaire à la nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin
www.notav.info - www.notav.eu - www.notav-valsangone.eu - www.notavtorino.org
www.ambientevalsusa.it - www.lavallecheresiste.info - www.spintadalbass.org - www.PresidioEuropa.net
rdv no tavfr e it communiqé de Presse 23-9-12.pdf
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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 06:48

lu sur le cri du dodo,et publié

[Dernière édition le 10 Septembre 2012]

“C’est surtout dans l’administration de la chose publique qu’elle exerce son influence, son autorité et ses ravages, et nuit aux intérêts de la collectivité. Inutile en soit, il faut qu’objectivement elle cherche à légitimer son existence. De là, sa lenteur et ses caprices. Puissante dans son organisation, elle est la source d’une gradation de pouvoirs, d’une hiérarchie imbécile et incorrecte, devant laquelle sont obligés de se courber tous ceux qui sont en bas de l’échelle sociale.” 

Article “Bureaucratie” de l’Encyclopédie Anarchiste

“La bureaucratie est-elle l’apanage d’un système capitaliste ou même étatique ? Il semblerait en réalité que ce phénomène transcende les différentes catégories organisationnelles (de l’Etat aux partis, des entreprises aux associations et aux syndicats) et puisse désigner, dans chacune d’elles, un ensemble d’individus en lien avec les mécanismes de décision et d’administration, et témoignant par leur comportement, comme le pense Alfred Sauvy, d’une confusion entre délégation et exercice du pouvoir.”

Karim Landais

http://madamepickwickartblog.com/wp-content/uploads/2010/07/kafka26.jpg

La plupart des anti-autoritaires ou des anarchistes se sont habitués à penser que la bureaucratie était une maladie propre au corps des organisations formelles et permanentes, voir même uniquement à celles qui revendiquent un fonctionnement ouvertement hiérarchisé, voir pyramidal.

Aussi, les termes de “bureaucratie informelle” forment une expression qu’on aurait préféré ne pas avoir à employer et qui peut sonner comme un oxymore. Mais au delà des termes, porter la critique impose aussi souvent des analyses et des constats difficiles.

La bureaucratie n’est pas une chose aisée à définir. On pourrait dire que c’est avant tout l’art de la gestion et de l’administration le plus souvent exercées dans l’opacité, et parfois sans pouvoir apparent. C’est un peu l’antithèse de l’auto-organisation ou de l’autogestion. Après tout, la bureaucratie n’est jamais que la forme structurelle et le mode de fonctionnement même de l’Etat. Dans sa version formelle, légale, plus connue, elle peut être décrite comme un pouvoir fondé sur la compétence, un fonctionnement s’appuyant sur une réglementation impersonnelle, une exécution des tâches divisées en fonctions spécialisées et une carrière réglée par des critères objectifs (ancienneté, qualification).

Beaucoup de gens, pas nécessairement anarchistes, ont appris à se méfier des organisations permanentes (même et surtout anarchistes ou assimilées) et de leur tendance systématique à produire des intérêts qui leurs sont propres (le recrutement, le militantisme débilitant, les logiques d’appareil et leurs limites, la prétention à l’hégémonie, le rejet de la confrontation avec l’Etat et la contradiction entre volonté révolutionnaire affichée et opposition ou indifférence aux révoltes existantes, etc…), et aussi par conséquent à rentrer en concurrence avec toutes sortes de révoltes et d’initiatives de luttes autonomes, à les récupérer et évidemment à les pacifier. Une tendance inéluctable aussi à développer une bureaucratie politique ou syndicale, qui prend parfois une forme particulièrement pernicieuse et d’autant plus difficile à cerner qu’elle ne dit pas son nom ou se revendique même de l’auto-gestion ou de l’auto-organisation, mais se garde bien d’offrir quelque principe de précaution pour garantir cette “profession de foi”.

Plus précisément, elle donne généralement sa propre critique de la bureaucratie en offrant une définition très limitée de celle-ci, lui permettant ainsi de développer la sienne. La définition trotskyste de la bureaucratie n’est rien d’autre que l’expression idéologique de sa bureaucratie. Il en va de même pour la définition anarcho-syndicaliste, plateformiste ou démocrate radicale, etc. Nouvelle époque, nouvelle forme d’autoritarisme, cette bureaucratie a su s’adapter à la nouvelle donne d’une contestation qui s’est habituée à se maintenir à une distance raisonnable de la forme-parti ou même des organisations permanentes.

Ce brouillage des cartes nous oblige à redéfinir sans cesse le phénomène bureaucratique.

Mais qu’est-ce qu’un bureaucrate ?

Le bureaucrate est, par définition, un permanent indispensable, ou un indispensable permanent. A lui seul, il est à sa manière une forme de “subjectivité” (individuelle ou collective) en celà que chaque bureaucrate est en soi (de par ses pratiques et ses comportements) une forme de bureaucratie larvée.

Il est, de par son simple comportement, l’incarnation vivante de la médiation.

Dans le cadre d’une lutte sociale, le bureaucrate est en général facilement identifiable par le fait qu’il cumule les fonctions ou les tâches à “responsabilité”, qu’il monopolise la parole et recadre et dirige les débats même lorsqu’aucun “ordre du jour” n’a été préalablement ou clairement fixé (“non mais là c’est pas  le sujet” -et quel est le sujet ?-, ou “d’accord, mais, ça on en parle à la fin”… C’est à dire quand tout le monde sera parti), s’énerve parfois facilement (notamment lorsqu’il est contredit), aime être suivit, possède souvent de bons talents d’orateur (le bureaucrate tribun en a fait sa spécialité), et apprécie énormément toutes les joies de la médiation et de la négociation avec diverses formes d’autorité légale ou institutionnelle. Il présente souvent cette pratique comme un mal nécessaire, comme une possibilité exceptionnelle (“non mais tu vois, l’administration de la fac/les chefs de rayon/les délégués, on les connait, il y a moyen de parler avec eux, c’est pas comme ailleurs”), comme n’étant pas “la fin de toutes choses” mais “un moyen de faire pression pour obtenir des trucs”, une basse besogne que seul les braves gens comme lui ont le courage de faire.

Le fait aussi, par exemple, de se réunir en aparté pour préparer à l’avance et à huis clos la scène qui va se jouer dans telle assemblée, telle réunion, telle manif, et ce afin d’enfermer le cours des évènements dans ses perspectives étroites (“l’important, c’est pas de parler de tout les problèmes du monde mais déjà d’obtenir l’abrogation de la loi bidule-truc…”). Le fait de systématiquement enfermer une lutte dans des revendications catégorielles ou une situation particulière.

Bien sur, bien d’autres caractéristiques, sans doutes plus fondamentales, pourraient lui être attribuées. Le fait de recouvrir la parole d’autres individus. Une tendance à tout intellectualiser pour éviter certains problèmes ou certaines questions. Pour ce faire de toujours parler des autres avec un langage académique ou de spécialiste complètement hermétique à la majorité et en ne parlant jamais d’une position située (c’est à dire de soi et de sa situation, ses besoins, ses désirs, etc), ou au contraire (selon les interlocuteurs) en s’adressant à certaines personnes comme à des “débiles” ou à des enfants. Cela permet aussi de maintenir dans le langage la séparation entre les gestionnaires et les géré-e-s en se satisfaisant de cette situation (en ne faisant rien pour la changer, sinon quelques pétitions de principe. Un petit panneau indiquant par exemple “répartition de la parole”, “partage des tâches” fera par exemple l’affaire).

Une autre pratique assez courante consiste aussi à s’approprier les initiatives proposées par d’autres (du type “moi ce que je propose c’est …” en répétant ce que quelqu’un d’autre avait dit avant). Le fait, tout simplement, de tout faire pour avoir une pratique excluante, inter-personnelle et non-collective des processus de décisions (lorsque des décisions sont prises) ou d’initiatives qui impliquent plus que le groupe (ou l’individu) qui les prends.

On l’aura comprit, qu’il s’ignore ou s’assume, seul ou en groupe, le bureaucrate est un autoritaire.

Le bureaucrate est d’ailleurs plus un phénomène qu’un sujet. Il ne se définie pas uniquement par son appartenance de classe ou son “capital culturel” ou militant (bien que ceci explique souvent celà), mais bien par ses pratiques. Même si elle est souvent le fait de militant-e-s traditionnels, ou d’hommes sur une majorité de femmes ou se caractérise par une “non-mixité blanche” par exemple, on aurait tord d’y voir un phénomène qui se limiterait aux organisations permanentes et formelles, ou comme n’étant que le produit de déterminismes sociaux pré-existants. Et d’abord parce que la bureaucratie s’étend et possède un pouvoir de détermination parfaitement autonome à partir du moment où elle a trouvé quelque chose à fagociter : un espace, une lutte, un mouvement, un collectif, etc.

De plus, elle se renforce aussi à mesure que les principaux chefaillons ou bureaucrates se trouvent des subalternes et font démonstration de leur mansuétude en intégrant publiquement certaines critiques (celles qui ne remettent pas en cause leur mode de fonctionnement).

L’expérience démontre aussi que le bureaucrate (en particulier lorsqu’il se trouve des pauvres à gérer ou une cause perdue à défendre) évolue aussi à merveille dans un cadre dépourvu de principes ou d’organisation (même informelle), ou vraiment rudimentaire (comme n’importe quelle réunion ou assemblée sans fonctionnement précis par exemple) ou simplement de toute éthique et de tout fonctionnement définit à priori. Ce qui ne signifie justement pas que l’informalité anarchiste doive ou même puisse se passer de tout principe ou de tout fonctionnement décidé et déterminé collectivement. Au contraire. Et ces constats le prouvent. Ce qui lui confère un avantage sur l’organisation formelle reste la fluidité organisationnelle et la possibilité d’une remise en cause  et d’une critique permanente.

Tout au contraire, le bureaucrate affectionne les stratégies d’évitement lorsque ses pratiques sont questionnées, voir plus simplement l’hostilité, mais plus souvent tout ce qui touche au pathos : “non mais tu comprends, en ce moment je vais pas bien, c’est pour ça”, “ma vie est très difficile”. Cette technique éprouvée permet de réduire les problèmes de fonds à des conflictualités inter-individuelles (et donc perçues comme sans enjeu, et sans importance) : “Tu t’en prends à moi personnellement !; “Tu en as après moi”; “tu es jaloux/se”; “tu es aigri-e”; “tu es un égoïste !”, “Et toi, tu ne vas pas bien en ce moment ?”… etc.

Par dessus tout, la bureaucratie tient l’un de ses arguments fétiches dans la dictature de l’urgence.

http://www.livingscoop.com/ls_content/images/Eschers_Relativity.jpgTout doit aller très vite, il faut rappeler que “là, on a pas le temps!”, ou “qu’il faut passer à autre chose!”, “qu’on ne va pas en parler toute la nuit”, “qu’il y a des situations qui exigent qu’on prenne des initiatives rapidement” (sous entendu, sans consulter personne) et utiliser ce climat pour endiguer préventivement toute critique en accélérant la cadence de manière à ce que seul un groupe réduit de personnes puissent suivre ou soient en mesure d’intervenir pour donner leur avis ou émettre une critique. Cette technique est aussi imparable pour justifier des décisions prises à la hâte et dans lesquels la majorité des individus impliqués ne se retrouvent pas : “Non mais là on avait pas le temps, il fallait réagir tout de suite” ou “c’était ça ou  rien”.

Aussi, la bureaucratie va consister à entretenir un monopole quasi-systématique des initiatives (d’actions, de rendez-vous, de commissions ou de réunions en petit comité composé des mêmes personnes…) et faire en sorte que ces initiatives soient elles aussi excluantes, c’est à dire qu’un minimum de personnes (toujours les mêmes) puissent y participer pleinement. Plus simplement, la plupart du temps, les autres individus vont être assignés à des tâches plus rebutantes, plus ingrates, moins prestigieuses ou moins glorieuses. Ainsi, la bureaucratie est avant tout une forme de division du travail (ici “militant” ou “activiste” … avec ou sans guillemets). En éloignant le plus de monde possible dans une infinité de tâches et de petits devoirs (du quotidien, ou dans une lutte) qu’on se débrouille pour faire consentir, tel un prof illusionniste, le bureaucrate distrait son monde.

Aussi, cette division du travail a pour effet de ne jamais s’opposer frontalement à aucun type d’initiative, mais simplement à les repousser vers un avenir improbable (“c’est pas une mauvaise idée, mais pour l’instant il y a plus urgent”), ou à les récupérer en les dénaturant.

En substance, à défaut de pouvoir s’accrocher à des règles strictes, le bureaucrate informel accumule dans une lutte ou un espace temps donné et de manière exclusive : la responsabilité, l’initiative, le prestige, une forte influence sur toutes les décisions, le monopole de la parole et du discours (tracts, affiches, etc…), le temps, et l’image à l’exclusion d’autres personnes qui y sont consciemment mêlées d’une manière ou d’une autre.

Une pratique rodée consiste aussi à minimiser et relativiser systématiquement les problèmes engendrés par ce type de fonctionnement (qui est nié pour ce qu’il est) en acculant dos au mur quiconque se permet de le remettre en cause : “non mais c’est pas grave, on fera mieux la prochaine fois” ou “OK, d’accord et tu proposes quoi à la place ?” ou encore “Et ben t’as qu’à le faire puisque tu critiques”. Le comportement du bureaucrate n’est pas juste idéologique, il est fonctionnel et répond à une logique qui lui est propre. C’est pourquoi il tentera la plupart du temps à la fois de nier en bloc et d’inclure dans son fonctionnement les individus qui le critiquent (par la proposition d’avantages quelconques, ou par la technique de la “main tendue”, du style “t’as qu’à faire l’action avec nous” ou “venir discuter avec nous après). Notons bien que ces “mains tendues” n’ont pas pour but d’inclure ceux à qui elles sont tendues dans le processus décisionnel mais uniquement à préserver la structure bureaucratique intacte, et que celui ci se fait toujours à l’exclusion d’autres individus, voir dans la plupart des cas de la majorité qui subit ou “reçoit” les décisions.

A travers toutes ces pratiques et bien d’autres, les bureaucrates (aussi appelés buross’, pour les intimes – exemple : “Ah ah, on est trop des buross’ !”) développent une influence suffisante pour justifier tout type de comportements et de pratiques d’autant plus “légitimées” par le fait que les bureaucrates bénéficient en général d’une “auréole militante” pour leur “participation à la lutte”, même lorsque celle-ci est complètement virtuelle ou spectaculaire.

La petite mise en scène auto-référentielle du bureaucrate comme “méta-militant” ou super-activiste des luttes et de la vie quotidienne toute entière faisant généralement son effet.

http://www.lesreflets-cinema.com/images/film/vignettes/la%20mort%20dun%20bureaucrate498abcf1cc8d5.jpgCette bureaucratie repose aussi de manière fondamentale sur une rétention de l’information, et de manière corrélative de décisions prises en amont des décisions collectives (si tant est qu’une décision puisse être considérée comme “collective” dans ces conditions). Le simple fait de prendre des initiatives qui impliquent tout le monde, tout en ne faisant pas circuler toutes les informations en mettant celà sur le compte de l’oubli ou de l’erreur technique. “Non mais attend, t’es parano ou quoi ? J’y  peux rien si t’as pas reçu le message” ou de la nécessité permanente “non mais fallait qu’on soit discret”. Bien sur, il ne s’agit pas de critiquer la nécessité de la discrétion et de la culture de la sécurité (si nécessaire, si méconnue, si ridiculement exagérée et si inutilement singée) ou simplement la volonté de ne pas se mettre en avant en général (ce qui est parfaitement compréhensible et n’a rien à voir), mais bien de la pose conspiratrice qui consiste à  jouer au jeu du secret en permanence pour absolument tout et rien en prenant les autres à témoin avec des airs d’affranchis.

En ces circonstances, l’immunité du bureaucrate vis à vis de la critique n’a généralement d’égal que son carriérisme et son arrivisme.

Mais la difficulté à définir la bureaucratie repose à la fois sur l’opacité de ses pratiques, sa tendance à nier l’évidence (“Comment ça il y a un éléphant au milieux de la pièce ? Mais non j’ai rien vu”) et le fait que l’erreur est humaine. C’est à dire qu’une de ces pratiques ne caractérise pas nécessairement un comportement de bureaucrate mais peut être simplement un manque de remise en question ou une carence de définition des principes d’auto-organisation par un groupe ou un collectif au préalable.

En réalité, c’est bien la répétitivité de ces pratiques par un individu ou un groupe qui fait système. Lorsqu’ils sont réunis et défendus systématiquement, il n’y a pas de doute (et peu importe l’idéologie dont ils se revendiquent) : vous avez à faire à des bureaucrates…

Apprendre à les repérer, c’est apprendre à les combattre.

Ne nous laissons pas gérer, ne nous laissons pas balader…

Pour l’autonomie des luttes et l’horizontalité,

pour l’action directe et contre toutes les médiations :

Dégageons tous les bureaucrates et autres apprentis-politiciens !

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 04:06
on communique ce mail reçu sur la boite mail du laboratoire anarchiste
Salut !
> > Une petite bafouille pour te prévenir de la projection du documentaire > "Mouton 2.0 La puce à l'oreille" sur le métier d'éleveur-e-s, leurs luttes > et résistances à l'ère de l'industrialisation, des puces RFID et du > contrôle social du vivant... Ce sera suivi de discussions en présence > d'Antoine Costa, réalisateur, et Jocelyne Porcher, sociologue et auteure de > "Vivre avec les animaux, une utopie pour le XXI° siècle". > > Ca s'organise par Caracoles de Suc, collectif paysan libertaire, et ça > s'organise notamment et aussi pour présenter et soutenir le collectif > anti-puçage art-dèche-oi! dont on fait parti - parce qu'on ne va pas la > boucler^^ ;o) ! > > Ca se passe le samedi 29 septembre à la salle polyvalente des Ollières, > dans la vallée de l'Eyrieux. On démarre à 19H00 avec une bonne soupe en > collation, le visionnage dudit docu à 20h00 et les échange & partage de > blablas à 21H30... : le tout à prix libre ! > Viendez viendez... Bienvenu-e-s, pour celleux qui peuvent, et pour info à > (faire) partager pour celleux qui ne peuvent pas !
>

moutonA3

  information sur le film diffuser aux Ollières (Eyrieux)20h

 

NOTE D’INTENTION                                                                                                                                   

La lutte des éleveurs contre le puçage RFID des moutons peut apparaître comme un combat de plus. Pour certains c’est un combat comme un autre, un combat contre les obligations (la dernière en date étant celle de l’obligation de vacciner contre la FCO[1].) Cependant comme nous l’avons constaté dans nos entretiens avec les éleveurs il ne s’agit pas d’une obligation supplémentaire. C’est une volonté à moitié camouflée d’industrialiser l’élevage ovin et caprin, une volonté de contrôle total afin d’amener l’élevage vers d’autres aménagements futurs, sur le terrain de la génétique notamment. (Voir à ce propos la loi sur les reproducteurs certifiés[2].) Camouflée, car selon ceux qui imposent la puce ( État, autorités sanitaires et vétérinaires ), la puce serait un outil de traçabilité, donc de sécurité pour le consommateur et diminuerait la pénibilité du travail pour l’éleveur.

Pour aborder cette problématique nous avons choisi le secteur ovin, les moutons, l’élevage des agneaux, des brebis… Là où l’imaginaire commun n’arrive pas à se représenter le métier de berger derrière un ordinateur équipé d’un lecteur de données pour contrôler ses bêtes, c’est pourtant cette réalité qui domine l’élevage moderne. C’est probablement ces hommes, éleveurs, bergers, qui historiquement ont le plus résisté contre l’industrialisation du secteur agricole et ce n’est pas anodin si ce sont eux qui se retrouvent moteurs de la lutte contre ces nouvelles obligations qui apparaissent.

Les RFID sont le point de départ du projet de ce film documentaire. Le puçage se généralise autour de nous, les informations se recoupent, la carte d’identité biométrique s’impose. À chaque fois avec de bon prétextes, de bonnes raisons, de bons arguments. Avec la directive européenne concernant le puçage obligatoire des cheptels ovins et caprins, nous assistons à la première obligation d’envergure de puçage du vivant. Une expérimentation grandeur nature dont les industriels se flattent.

C’est dans ce contexte que s’inscrit ce film, mais nous avons volontairement choisi de le laisser en toile de fond. Nous consacrerons la majeure partie du documentaire aux paroles d’éleveurs sans commentaires. Un peu à la manière des tribunes libres dans la presse nous écouterons les récits de ceux qui vivent ces transformations et luttent contre les obligations.

Nous revenons avec chaque éleveur sur les raisons qui les ont amenés à ce métier, à cette passion. Nous partageons avec eux leurs inquiétudes mais aussi leurs espoirs. A l’écoute des bergers, des éleveurs nous tentons de comprendre ce métier ; et à travers leurs regards, nous ouvrons les yeux sur le danger d’une société industrielle et frénétique.


[1] Fièvre Catarrhale Ovine – Le gouvernement français impose la vaccination contre la FCO en 2009/2010 puis retire l’obligation suite à de nombreux effets secondaires sur les bêtes et une forte mobilisation des éleveurs.

[2] Une loi prévoit pour 2015 l’obligation pour les éleveurs de faire certifier ( homologuer ) leurs béliers.

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Télécharger le dossier du film

 

Télécharger l’affiche du film

        

 

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 19:23

Le colectif le laboratoire:On publie à nouveau les appels à solidarité pour les prévenu-e-s de Valognes,car les collages précédents ont été  arrachés, il reste seulement les affiches du NPA:"arrêtons le nucléaire".il faudra recoller .

Deux appels à solidarité pour les trois prévenu-e-s de Valognes

Version pdf de l’affiche à télécharger pour impression
Version pdf de “Un train vaut mieux que deux tu l’auras” pour impression
Version pdf de “La justice atomise” pour impression

Texts in English : La justice atomise and Un train vaut mieux que deux tu l’auras

Texte in deutscher Sprache : wir haben mit einem zug angefangen…

LA JUSTICE ATOMISE
Solidarité avec les inculpés de la presqu’île du nucléaire

En novembre 2011, un appel lancé par le collectif Valognes-Stop-Castor invitait à venir s’opposer au régime ordinaire de l’industrie nucléaire. Ce texte annonçait un campement pour perturber le passage d’un train CASTOR (transport de déchets nucléaires hautement radioactifs) en provenance de l’usine de la Hague et à destination du site de stockage de déchets de Gorleben, en Allemagne, où l’attendaient des dizaines de milliers de contestataires, comme chaque année à la même période depuis une vingtaine d’années. Au même titre que les trois personnes qui seront jugées à Cherbourg le 9 octobre 2012, nous sommes plusieurs centaines à avoir répondu à cette proposition et à nous être rendus dans le Cotentin, cette presqu’île du nucléaire, pour vivre une opposition concrète au nucléaire. La lutte antinucléaire semblait en effet à beaucoup coincée dans une impasse. A coups de slogans simplificateurs, de manifestations ritualisées jusqu’à l’ennui, de contre-expertises sans conséquences et d’alternatives dérisoires, elle s’est vue réduite au fil des ans à un simple marketing. Le désastre de Fukushima nous a brusquement rappelé que le nucléaire est d’abord terrible en ce qu’il nous dépossède durablement de nos conditions d’existence et étouffe toute aspiration à la liberté. Quelle vie reste-il à mener un dosimètre autour du cou ?
En visibilisant la banalité des transports de matières radioactives, l’action de Valognes a voulu rappeler qu’en France nous vivons tous à bout portant du nucléaire, notamment dans le Cotentin1. Et qu’il est encore possible de renouer avec des actions directes collectives et publiques comme le mouvement antinucléaire en menait lors des luttes contre l’installation des centrales (Plogoff, Chooz, Golfech, SuperPhénix, Flamanville, Le Carnet pour n’en citer que quelques-unes). Le campement de Valognes s’est donc accompagné d’un effort d’explicitation afin de désamorcer une figure médiatique et policière -le casseur masqué- et afin de rendre le plus largement public ce type d’action. Mais pris au jeu d’un coup d’éclat spectaculaire, on est passé de la réunion publique au communiqué de presse, de la presse locale aux caméras du « 20heures » et, en chemin, de l’explicitation à la publicité. Ce glissement a amené à désigner des porte-parole. Trois personnes durent endosser ce rôle inconfortable au cœur d’un dispositif simpliste et abêtissant où l’efficacité de l’action politique et l’existence d’un mouvement se mesurent à l’aune de la couverture médiatique.
Cette exposition médiatique a offert les images dont la justice s’empare à présent pour fabriquer des chefs. Le raisonnement du parquet est le suivant : le rôle qu’ont joué les inculpés dans les médias prouverait leur implication dans le collectif Valognes-Stop-Castor et les rendrait responsables de l’organisation du campement, de la coordination des actions sur le terrain et, par là-même, des dégradations. La justice achève ici de faire disparaître le caractère collectif d’actes dont le code pénal fait des délits. Pour instruire cette affaire et fabriquer ces trois coupables, elle atomise et attribue des responsabilités individuelles comme elle le fait jour après jour dans tous les tribunaux de France. Il s’agit moins de criminaliser une parole publique que de protéger la propriété privée et les intérêts de l’Etat. Rien de nouveau sous le soleil vert d’une société entre autre nucléarisée. Dans cette histoire, c’est la SNCF qui veut se voir rembourser 163 000 euros de dégâts sur une ligne. Et c’est l’Etat français – producteur et exportateur d’énergie nucléaire à l’échelle mondiale – qui voudrait retrouver le calme et la soumission qui accompagnent d’ordinaire son florissant commerce.
Tentant de fissurer cette chape de plomb, Valognes se voulait un début. Quelques mois plus tard, un rassemblement s’organise au Chefresnes, dans la Manche. Il invite les opposants au nucléaire à rejoindre la résistance à la construction de la ligne électrique à très haute tension Cotentin-Maine. Cette fois l’action est brutalement réprimée, faisant des blessés graves et une arrestation entraînant une condamnation à trois mois ferme. Dans le même temps, les membres de l’assemblée du Chefresnes sont inculpés les uns après les autres ; inculpations répondant manifestement aux multiples perturbations qu’ont connu les chantiers durant des mois et tout particulièrement depuis Valognes… Ces tentatives d’organisation collective n’ont pas ralenti le rouleau-compresseur de l’industrie nucléaire et le nouveau gouvernement français n’a d’ailleurs rien perdu de son arrogance2. Elles ont néanmoins jeté quelques bases pour recomposer une opposition antinucléaire en France. D’une part, l’expression d’un mouvement excluant toute illusion citoyenne et refusant toute reconnaissance à l’Etat pour négocier une quelconque sortie du nucléaire. D’autre part, le souci d’horizontalité et l’absence de hiérarchie dans la prise de décisions qui ont offert la possibilité d’une action directe collective.
Le petit théâtre judiciaire et son rythme usant ne nous feront pas oublier les raisons du rassemblement de Valognes, dans cette région rongée par les cancers et le silence où plus qu’ailleurs encore, le nucléaire, on en vit et on en crève.

Solidarité avec les inculpés de la presqu’île du nucléaire et rendez-vous au tribunal de Cherbourg avec les inculpés de Valognes, pour que ce procès ne reste pas enfermé dans le huis clos judiciaire.

Collectif de soutien aux inculpés de la presqu’île du nucléaire
lajusticeatomise@yahoo.fr

1 Le Cotentin est une des régions les plus nucléarisées du monde : à La Hague, une usine de retraitement des catastrophes quotidiennes qui stocke le combustible d’une soixantaine de réacteurs ; à Flamanville, un EPR, étendard mondial et déjà mité des centrales nucléaires françaises ; à Cherbourg, un arsenal militaire consacré à la terreur atomique mondiale ; à Digulleville, un centre de stockage de déchets radioactifs qui contaminent la nappe phréatique ; partout autour, ces territoires quadrillés, assujettis et balafrés par ces lignes « très haute tension » (THT) destinées à alimenter le marché concurrentiel et international de l’énergie.
2 En quelques mois, il aura nommé comme porte-parole du gouvernement Cazeneuve -député Cogema dans la Manche depuis des lustres-, relancé la recherche sur le surgénérateur Astrid de quatrième génération, acté le maintien du parc nucléaire actuel, annoncé l’ouverture de la plus grande mine d’uranium du monde à Imuraren au Niger, validé le développement de l’EPR en France et à l’international, poursuivi la construction de la ligne THT Cotentin-Maine etc.

Les trois inculpés sont convoqués le 9 octobre 2012 à 10 heures au tribunal de Cherbourg pour les chefs d’inculpations suivants :

  • Complicité de destruction de biens d’autrui par l’effet d’un moyen dangereux pour les personnes.

  • Incitations directes ayant provoqué un attroupement de plusieurs centaines de personnes dont certaines étaient armées.

  • Organisation d’une manifestation sur la voie publique ayant été interdite.

Coordonnées pour envoyer les soutiens financiers :
Chèque à l’ordre de APSAJ – 6 cours des Alliés – 35000 Rennes
ou IBAN : FR76 4255 9000 5541 0200 1473 207 Code BIC : CCOPFRPPXXX
Contacts : legalteamvalognes@riseup.net

 

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 UN TRAIN VAUT MIEUX QUE DEUX TU L’AURAS

Le 23 novembre dernier, aux alentours de Valognes dans la Manche, 800 personnes se mettaient en tête de retarder un train CASTOR de déchets radioactifs et y réussirent. Pour la première fois depuis longtemps en France, le mouvement anti-nucléaire reprenait le chemin de l’action directe de masse. Il faisait entendre une voix qui ne tremble pas. Il répondait aux dizaines de milliers d’allemands qui bloquent ce même train chaque année depuis vingt ans. Dans la région la plus nucléarisée du pays le plus nucléarisé du monde, ce n’était pas chose acceptable. Et puisqu’on a coutume de passer sous silence les incidents qui ponctuent l’existence des centrales et des installations dites de retraitement, on voudrait aussi faire taire les opposants.

Ainsi, sur le terrain et six mois plus tard, on a lâché toute bride à la police et le camp anti-THT de Montabot se terminait avec vingt-cinq blessés dont trois graves. Ensuite, c’est une véritable déferlante de procédures judiciaires qui s’abat sur tous ceux qui résistent au nucléaire dans la région : neuf inculpés pour Valognes ; le maire du Chefresne gardé à vue qui démissionnait en même temps que son conseil municipal ; plusieurs procès et condamnations, dont une de prison ferme, pour participation à la lutte contre la THT Cotentin-Maine ; pléthore de convocations intimidantes. Cet acharnement judiciaire n’est autre que le masque d’une attaque politique contre les ennemis du nucléaire.

Un nouveau procès aura lieu le 9 octobre 2012 à Cherbourg, contre trois des personnes qui ont pris sur elles d’expliquer aux médias le sens de l’initiative du camp de Valognes. Ce serait un précédent pour toutes les luttes politiques que le simple fait de répondre à des journalistes soit condamné sous de tels chefs d’inculpations : provocation directe suivie d’effet à un attroupement armé, organisation d’une manifestation interdite et complicité de destruction du bien d’autrui. Et quelles preuves pour étayer un tant soit peu de si lourdes accusations ? Deux ou trois interviews à BFM TV, Le Figaro ou France Soir, qui suffiraient à les désigner comme des sortes de leaders auto-proclamés ordonnant à une armée d’obéissants moutons.

L’opération est donc grossière. On voudrait faire en sorte que des événements comme celui de Valognes ne puissent pas être accompagnés d’un discours assumé publiquement. On voudrait que ceux qui y participent soient des criminels sans phrase ou des fous irresponsables. On voudrait absolument qu’il y ait des chefs pour nier la possibilité qu’il existe des manières de s’organiser qui ne soient pas hiérarchiques. Ce qui est recherché, c’est d’empêcher toute formulation intelligible d’un engagement collectif et offensif. Ce que nous recherchons, c’est à rendre possible l’insolente coïncidence entre des gestes et des pensées.
Ce procès ne pourra jamais paraître vraisemblable ailleurs que dans le huis-clos ronronnant d’une salle de tribunal. C’est pourquoi nous appellons à le déborder par le plus large soutien des trois personnes inculpées et vous invitons à vous rendre devant le tribunal lors du procès :

RENDEZ-VOUS DEVANT LE TRIBUNAL DE CHERBOURG
LE 9 OCTOBRE A 10 H

Collectifs de soutien aux inculpés de Valognes
legalteamvalognes@riseup.net.

Pour du soutien financier :

chèque à l’ordre de APSAJ – 6 cours des Alliés – 35000 Rennes – France
IBAN : FR76 4255 9000 5541 0200 1473 207 Code BIC : CCOPFRPPXXX

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 08:43

 

Des familles de détenus manifestent devant la prison de Villefranche-sur-Saône

Une soixantaine de personnes, membres de familles de détenus, ont manifesté samedi matin devant la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône (Rhône) pour dénoncer "les conditions de détention" et "d'accès aux parloirs", a-t-on appris auprès des organisateurs et de source syndicale.
Selon Zigor Goieaskoetxea, frère d'un membre de l'organisation séparatiste basque ETA écroué dans cette prison, plus d'une cinquantaine de personnes étaient venus en car du Pays basque pour participer à cette à laquelle se sont jointes d'autres familles de prisonniers de droit commun.


Ils réclament "l'arrêt des violences contre les personnes détenues" notamment dans le quartier disciplinaire et "l'arrêt du système arbitraire du portique" qui "entrave les familles venues leur rendre visite".

il semblerait qu'il ya une pétition qui a circulé auprès  des  détenus voir le journal le progrés de Lyon

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 07:53

Da una parte l’arte della fuga, un atto quasi etologico che concerne la difesa della vita: Sonja e Christian che per 33 anni sfuggono alla cattura e vivono sotto falsa identità.

Dall’altra la “punizione infinita”, la vendetta implacabile della giustizia di Stato tedesca che non si accontenta dell’esilio forzato ma pretende il pentimento e la collaborazione di tutti.

La storia di Sonja Suder, 79 anni, e Christian Gauger, 72 anni, racchiude tutto questo.

A raccontarcela, in un’intervista a due voci, sono Oreste Scalzone, a suo tempo impegnato in Francia nella campagna contro la loro estradizione, e l’avvocato Detlef Hartman, sentito in merito al processo iniziato a Francoforte il 21 settembre scorso.

c'est possible d'écouter sur radio canelink

pour approfondir

http://www.stopextraditions.org/

traductiondu texte d'informa azione

d'un côté c'est l'art de la cavale,un acte presque éthique qui concerne la défense de la viede Sonia et Crhistian qui pendant 33 ans échappent à la capture car ils vivaient sous une fausse identité.

d'un autre côté la "punition infinie "la vengeance implacable  de la justice de l'état allemand qui refuse leur exil. cet état les oblige  d'être repenties et la collaboration de tous

l'histoire  de Sonja Sunder, 79 ans et Christian Gauger, 72 ans .

Pour raconter cette histoireune interview  à deux voix, d'un côté Oreste Scalzone, qui en son temps a lutté en France dans la campagne contre leur extradition, et l'avocato Detlef Hartman, enregistré au procés de Frankfort le 21 septembre 2012

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