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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 10:34
Si les CRS ont tiré sur le véhicule en fuite, ce mercredi après-midi dans le quartier du Mirail à Toulouse, c’est «pour protéger leurs collègues», a indiqué la Sécurité Publique.

La subtilité tactique qui consiste à tirer sur des fuyards pour se protéger n’est pas ce qu’il y a de plus facile à comprendre…

Mais le fait traduit le «climat de guérilla urbaine» dans lequel les forces de l’ordre seraient plongées, selon le policier délégué UNSA, Didier Martinez.

«Nous avons à faire à des gangs armés au Mirail, reprend le syndicaliste. Il y a toutes les nuits 7 ou 8 véhicules brûlés. Personne n’en parle, mais la violence atteint en ce moment à Toulouse un niveau très, très inquiétant».

En attendant, le véhicule fuyard a été retrouvé abandonné contre un talus dans la cité. Marqué d’un impact de balle, mais sans «aucune trace de sang», selon ce même délégué. Le chauffeur s’était envolé.

Les caillassages et échauffourées ont repris ce soir dans le quartier, à la tombée de la nuit. Mais ce n’est que l’ordinaire de la cité, selon Didier Martinez. Lequel ajoute que «contrairement à ce que dit le gouvernement, la délinquance ne baisse pas.
 
 

Les faits : refusant de s’arrêter à un contrôle de police vers 15h, place Abbal, le conducteur d’un véhiculeMirail_3 a d’abord fait marche arrière. Puis a renversé deux CRS qui s’avançaient vers lui avant de prendre la fuite. C’est alors que d’autres CRS ont ouvert le feu dans sa direction.

L’un des deux policiers renversés est blessé à la jambe, l’autre au bras. Mais tous les deux «légèrement», selon leurs collègues.

Les policiers, «quotidiennement» confrontés à la violence au Mirail ne s’étonnent pas du tour que prennent les choses. «La presse ne parle plus des incidents dans les cités et le public en conclut que la paix y est revenue», se désole l’un d’eux.

«Jusqu’à présent, quand une patrouille était prise à partie, il nous fallait déjà faire un rapport en rentrant. Maintenant, lorsqu’un véhicule est touché par un simple caillassage, il nous faut en plus rédiger un constat à l’amiable. Du coup, on ne le signale plus, explique un autre. Et voilà comment Sarkozy obtient des chiffres de la délinquance à la baisse !»

Ce soir au Mirail, un gros renfort de policiers patrouillent dans les allées où ils essuient déjà des jets de pierres.

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 08:12



Sur l'enveloppe de documents que j'ai retourné dire" Emmanuel negro. "Projet est le procureur de Parme, la ville a ouvert une enquête interne et également le bureau de lutte contre le Ministère de l'égalité des chances demande des éclaircissements.Ils  ont été  arrêtés au moment de quitter l'école, chassés, battus: un pied au-dessus de la tête, les menottes, puis ce fût,  de même à l'intérieur de la voiture . ndlr: ça serait passé en France ils  se seraient trouvés inculper: "'outrage et rébellion"Présenté sous le commandement de la police municipale, le jeune homme a été menotté, fouillé et battu dans la cellule.  Le jeune homme dit d'être insulté: insultes racistes. Il s'est vu refuser l'autorisation d'appeler à  la maison.

 


le 20 octobre deux bombes à main ( énorme pétard  fabriqué artisanalement) a été lancé dans la nuit de Dimanche à Lundi contre le commissariat municipal de Parme. Un tag a été retrouvé à l'extérieur:

" nous n'avons pas peur , nous serons toujour seul"

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 22:56


Le 8 octobre 2008 vers 22 heures, Olga Rukosyla, âgée de 16 ans, à été assassinée à Irkoutsk. Selon des témoins, trois jeunes hommes habillés comme des skinheads nazis se sont approchés d’elle. Ils lui ont posé une question et l’ont attrapée par le bras. Elle leur a répondu durement et ils l’ont jetée au sol et tabassée pendant plusieurs minutes. Des passants ont appelé une ambulance qui l’a conduite à l’hôpital où elle est décédée plus tard dans la nuit.

Ses amis disent qu’Olga ne faisait pas partie d’un mouvement politique mais elle était habillée comme une punk et portait des lacets rouges à ses chaussures. Les lacets rouges, symboles de la culture antifasciste, et un look alternatif provoquent souvent des agressions de la part des nazis. C’est à cause de ça qu’elle a été agressée.

Les premiers suspects dans cette affaire sont les néo-nazis "Boomer" et "Def". Ils sont tous les deux suspectés d’être parmi les auteurs de l’attaque du camps écologiste à Angarsk en juillet 2007. Boomer est connu pour son comportement anormal et agressif ainsi que pour sa collaboration avec la police

Source : Indymedia russie

Plus d’infos sur l’attaque de 2007 : Des skinheads nazis assassinent un militant antifasciste au camp antinucléaire de Angarsk en Russie

 

 

 

 


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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 08:27
Une trentaine de casseurs ont fracassé samedi soir le bistrot insolite «Elvis et moi». Personne n’a été blessé, mais les dégâts se chiffrent à des dizaines de milliers de francs. L’acte a été revendiqué hier soir : il s’agirait d’un règlement de comptes.

«Je n’ai pas dormi de la nuit.» Valentine Jaquier, patronne du bar Elvis et moi à Fribourg, a la voix qui tremble. Sous le choc, elle parvient tout de même à raconter l’agression qui, samedi soir, a provoqué la peur de sa vie.

Aux alentours de 20 h 20, alors qu’elle prépare une soirée privée durant laquelle doit se dérouler un concert gothique, une trentaine de casseurs s’attaquent à son bistrot. Vêtus de cagoules, ils brisent les vitrines extérieures à l’aide de battes et de matraques. Une fois à l’intérieur, ils s’en prennent au mobilier. «Ils ont tout fracassé, raconte la tenancière. J’ai bien essayé de crier pour les en empêcher, mais ils m’ont menacée avec un tabouret. Par chance, ils ne m’ont pas touchée et aucune des personnes présentes n’a été blessée.»


Cinq minutes à peine après le début de l’attaque, une patrouille de police arrive sur les lieux, rue de Morat. Mais face à la violence du groupe, les policiers ne peuvent que reculer. Pour faire diversion, les antifas lancent alors une bombe lacrymogène dans le bar et s’évadent.

Dans leur course, ils se retrouvent nez à nez avec une autre patrouille de police. Qu’ils attaquent également. Se servant de sprays au poivre, les agents parviennent à attraper un des agresseurs. Mais les autres antifas n’entendent pas abandonner leur camarade. Rebroussant chemin, ils agressent une nouvelle fois les policiers et parviennent à libérer leur compagnon. Puis s’enfuient. Trente policiers sont lancés à leurs trousses. Tous les trains au départ de Fribourg sont stoppés jusqu’à 21 heures afin de mettre en place un contrôle. En vain. Le groupe disparait dans la nature.


Des casseurs d’un groupe d’extrême gauche


«Mais pourquoi un tel acte de haine gratuite, s’interroge à présent Valentine Jaquier. Je n’ai reçu aucune menace. Ils m’ont pris par surprise.» Pour la police cantonale fribourgeoise, l’attaque a été préparée avec minutie. «Nous pensons que c’était un règlement de comptes, une opération coup-de-poing», explique Benoît Dumas, porte-parole.


Un scénario qui semble se confirmer. Hier soir, alors que la police lançait des appels à témoins, le groupe a revendiqué son geste. Dans un
communiqué, ceux qui se font appeler «Antifaschistische Aktion, Kommando nazifreie Subkultur» expliquent avoir voulu s’en prendre au groupe de musiciens qui devait jouer samedi dans le bar. Ce commando, apparemment Suisse alémanique, affirme que le groupe gothique est d’extrême droite et que Soleil Noir, l’association coorganisatrice de la soirée, entretient des «contacts avec les milieux néonazis». Une affirmation que l’association dément sur son site Internet, où elle se dit «apolitique».

Pour la police, le commando de casseurs est en lien avec des militants d’extrême gauche issus de la scène punk. «Mais nous n’entrerons pas dans un quelconque conflit idéologique, poursuit Benoît Dumas. Nous nous baserons sur des preuves. Et l’ADN ne trompe pas.» Reste que Valentine Jaquier ne comprend pas. «J’ai déjà organisé plusieurs soirées gothiques avec Soleil Noir, et je n’ai jamais eu de problème.»


Aujourd’hui, la patronne tente de remettre en état son bar insolite, voué à Elvis Presley et au kitsch. Selon elle, les dégâts s‘élèvent à plusieurs dizaines de milliers de francs. Sans compter le tort moral. «Ce bar, c’est mon bébé, confie-t-elle. Je ne sais pas encore comment, mais je compte bien rouvrir dès mardi.»

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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 05:19

Cliquez pour voir l'image en taille réelle ============== consulat français à Barcelone
consulat français à Barcelone


Contrairement à ce qu'on lui fait dire de part et d'autre, ce n'est ni l'apologie de la violence ni son manque de regret à l'égard du meurtre de Georges Besse (l'ancien PDG de Renault, en 1986), puisque sur cette question il ne s'exprime pas, car il n'en a pas le droit.
Son crime, c'est d'être cohérent avec lui-même. Et, là, tout le monde est bien embêté, à gauche surtout, parce qu'il devient le miroir de nos hypocrisies et de nos petits arrangements avec nos utopies. Il vaudrait donc mieux qu'il se taise définitivement, d'autant plus que, après trente ans de prison, dans des conditions parfaitement inhumaines, sa vitalité semble mettre en échec la logique disciplinaire du régime carcéral.

BOUC ÉMISSAIRE
Nous vivons à une époque où le capitalisme a atteint son maximum de violence. La crise financière exige des têtes, des coupables à désigner à la vindicte populaire. C'est fait, on peut même dire qu'il y a consensus sur le nom des coupables. Mais, attention, nous pourrions prendre M. Sarkozy au mot, et aller attendre Carlos Ghosn à la sortie de l'usine pour lui demander des comptes.
Ce n'est pas le fantôme de Jean-Marc Rouillan qu'il faut craindre, c'est le degré d'exaspération sociale qui a atteint un tel niveau qu'il deviendra de plus en plus difficile de la canaliser, aussi bien par des politiques sécuritaires que par des utopies édulcorées. Même si nous la refusons, la violence est toujours une possibilité. D'autant plus imminente et probable que nous sommes confrontés à l'incapacité de nos élites dirigeantes, quelles qu'elles soient, à construire un espace politique qui prenne en compte nos aspirations au bonheur, à la reconnaissance et à la justice.
Au nom de la justice, parce que nous avons condamné la rétention de sécurité, au nom de la liberté d'expression, parce qu'elle est le seul rempart contre l'arbitraire, nous devons exiger la remise en semi-liberté de Jean-Marc Rouillan, qui a payé sa dette à la société, et cela quoi qu'on puisse penser individuellement des faits qui l'ont conduit en prison. Il ne doit pas être le bouc émissaire de notre propre impuissance.

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Délit d’opinion, délit d’expression délit d’être resté communiste même après 22 ans de prison, délit d’être un animal politique, délit d’être intelligent, délit d’être du côté du prolétariat de la lutte prolétariennes…voilà ce que les pouvoirs et les instruments politiciens reprochent à Jean-Marc Rouillan qui est resté un homme debout, fier et communiste, malgré les épreuves et toutes les expériences menées pour le casser moralement, psychologiquement et physiquement.

ROUILLAN RESTERA DANS L’HISTOIRE, DANS LES MEMOIRES ET LA CONSCIENCE DE CLASSE, CE QUI NE SERA PAS LE CAS DE NOMBREUX DE NOS VEDETTES DE LA POLITIQUE BOURGEOISE DU MOMENT.

Les masses ouvrières et prolétariennes ont tout intérêt à soutenir Jean-Marc ROUILLAN, non pas pour son intégration dans le NPA, mais pour sa lutte pour le droit des peuples a se doter d’un système ou l’exploitation, l’actionnariat, les droits divins des patrons, et les classes sociales, sont bannis, un régime socialiste ou l’homme est le capital le plus précieux.



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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 13:33


jets de peinture, de "sacs de merde", coquilles et boîtes d'oeufs, et traces de peintures de différentes couleurs...

Rue du Château des Rentiers

Au début de l’audience du 3 septembre au tribunal de Créteil, contre quatre personnes poursuivies suite à la manifestation du 2 juillet sous les murs de prison de Fresnes, le juge unique s’est déclaré incompétent. En effet, il a décidé que le délit principal reproché était la «provocation à la destruction de bien public avec mise en danger d’autrui, par le biais d’écrit, etc.» (en l’occurrence une banderole accrochée à un grillage mentionnait «COMME À VINCENNES … FEU AUX PRISONS»), et que, relevant de la Loi de 1881 sur la presse, il devrait être jugé en collégialité (trois juges).

Une nouvelle date de procès a donc été fixée au 14 octobre 2008 devant la 11e chambre du Tribunal correctionnel de Créteil à 13 heures 30.

Nous reproduisons ci-dessous le texte d’appel à la solidarité, toujours sur les mêmes bases :


À Fresnes comme ailleurs, solidarité !


Dans un monde où les conditions de survie sont toujours plus insupportables, où quelques-uns continuent à s’enrichir en exploitant la misère, la prison est un des dispositifs qui garantit la paix sociale lorsque les médiations institutionnelles (syndicats, partis politiques, associations, médias) ou les psychotropes ne suffisent plus.
Agissant aussi bien comme menace permanente sur la tête de chacun que comme instrument délimination physique et psychologique des plus récalcitrants, elle est le reflet dune société carcérale où les désirs de liberté nont pas de place. L’État affine et renforce sans cesse son arsenal de moyens de contrôle et de peines tout en construisant toujours plus de prisons (pour mineurs, pour sans-papiers, pour «fous»…) qui débordent à leur tour. Cest le prix à payer du paradis de la démocratie marchande. Ainsi, la question des prisons est dabord celle du monde qui les produit : il ne peut pas plus exister de prison décente que de capitalisme à visage humain.

Des fugues et des révoltes dans les prisons pour mineurs (Porcheville, Meyzieu…) aux affrontements, saccages ou incendies en centres de rétention, les prisonniers eux-mêmes posent régulièrement la critique en actes de la prison. Après six mois de tensions et de multiples résistances,
les détenus ont fait partir en fumée le centre de rétention de Vincennes, démontrant par là même quil ny a de prison qui tienne que celles réduites en cendre.

Il n
y a quune cervelle de juge ou de flic pour penser que la révolte a besoin dincitation pour se développer. La solidarité qui sest manifestée à de nombreuses reprises avec les prisonniers en lutte est aussi pour nous le partage dun même sentiment de rage contre les différentes cages qui nous enferment au quotidien. Dans cette guerre sociale diffuse où chacun est sommé de se soumettre, voire de participer, à sa propre domination, plusieurs camarades sont emprisonnés sous juridiction antiterroriste, accusés de possession de chlorate, de clous tordus, de manuels de sabotage, de plans de prison ou dune tentative dincendie dun véhicule de police.

Le 2 juillet 2008, sous les murs de la prison de Fresnes, un rassemblement est donc venu exprimer une fois de plus cette solidarité avec tous les prisonniers qui refusent de se plier à l
ordre pénitentiaire, et notamment avec Isa et Juan embastillés pour ces affaires-là. Des tracts aux parloirs, des fumigènes et une banderole «COMME À VINCENNES… FEU AUX PRISONS» sont venus rappeler que les taules ne se réforment pas mais se détruisent.

Suite à ce rassemblement, quatre personnes ont été arrêtées et placées en garde à vue pour 48 heures. Leurs appartements ont été perquisitionnés. Elles passeront en jugement le 3 septembre, accusées d
incitation à lémeute, d’«outrage» et de «port et transport dartifices non détonants pour des motifs illégitimes» pour lune dentre elles, de refus de signalisation (photos et empreintes digitales) et de refus de prélèvement ADN pour toutes.

De 2001 à 2007, pas moins de six lois ont élargi les prétextes de fichage génétique, conduisant à près de 30.000 nouveaux prélèvements ADN chaque mois, ce qui porte aujourd
hui à plus de 700.000 le nombre de personnes fichées. Le refuser nest pas une simple défense face aux prérogatives de l’État sur notre corps, cest aussi concrètement lui enlever des possibilités de contrôle. Cela relève enfin dun refus plus général de participer à notre propre servitude.

Le procès se déroulera le 3 septembre à la 11e chambre du tribunal correctionnel de Créteil à 13 heures 30.


Cette journée doit être loccasion dexprimer sa solidarité partout et de toutes les manières possibles avec ces quatre camarades, ainsi quavec celles et ceux qui, dedans ou dehors, luttent contre le système carcéral, comme les quatre personnes inculpées suite à lincendie de Vincennes.
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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 12:54


Prochaine réunion du collectif valentinois pour la dépénalisation du délit d'outrage  le 20 octobre à 20h au Laboratoire 8 place St jean . Valence.
Romain a été scanctionné pour sa solidarité avec Florimond Guimard , nous demandons que les RESF Ardèche  et l'ASTIV  participent à son soutien.
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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 06:52

Le lundi matin 29 septembre, les policiers de la BAC de Romans ont poursuivis une voiture avec 5 adolescents à l’intérieur jusqu’à l’accident fatal. La voiture a été poussée à plusieurs reprises par l’arrière, par le véhicule de la BAC, alors qu’elle était en pleine lancée. Jusqu’à ce que la voiture conduite par un mineur de 16 ans aille s’encastrer dans un mur. Les heurts de l’arrière de la voiture ont vraisemblablement provoqué la perte du contrôle du véhicule conduit par le jeune Ilies. Celui-ci est mort, peu de temps après l’accident, 3 des passagers ont été plongés dans le coma et un autre s’en est sorti avec de nombreuses blessures. Aujourd’hui deux des trois jeunes se sont réveillés.

Des émeutiers ont exprimé leur colère le lundi soir, suite à l’assassinat par la police d’Ilies, dans le quartier de la Monnaie, à Romans et devant le commissariat d’où sont originaires les policiers impliqués. Un rassemblement et une marche silencieuse, du lieu de l’accident au centre social, ont eu lieu le lendemain.

Plusieurs personnes ont été interpellées après les émeutes, très peu pendant les faits. Certaines ont été interpellées alors qu’elle n’avait rien à voir avec les incidents survenus dans le quartier et d’autres ont été interpellées chez elles le mardi. D’autre part une personne marchant simplement dans la rue avec ses amis a été raflée, ainsi qu’un homme d’âge mûr, alors que l’on sait que ce sont des jeunes de 16/18 ans qui ont participé au mouvement de révolte.

De nombreuses personnes interpellées sont passées en comparution immédiate au tribunal de Valence, le jeudi 2 octobre. Devant le tribunal, c’est l’état de siège, des dizaines de véhicule des CRS, de la police ou de la BAC de Valence encerclent le bâtiment. Tous les agent des forces de l’ordre sont armés, vêtus de gilets pare balle, certains avec un fusil à pompe ou un lanceur 400 à la main, d’autre avec un flash ball dans la chemise.





Une petite centaine de personnes est présente devant et à l’intérieur du tribunal, venues pour soutenir les prévenus et leur famille. "Encore un regard et c’est la garde à vue !" sont les premiers mots que j’entends de la bouche d’un des CRS qui bloquent l’accès au palais, à un jeune homme qui attend de pouvoir rentrer. Quand j’essaie d’entrer le CRS me refuse l’accès à la salle d’audience, prétextant que je ne suis "ni de la famille, ni détenteur d’une carte de presse", s’exprimant calmement au début et en criant après que j’aie insisté. Aucun des avocats que j’ai interpellé aux abords du palais n’a pu ou n’a voulu m’aider à rentrer dans l’enceinte, aucun des journalistes non plus. Avec ces derniers, l’étiquette Rebellyon m’ayant plutôt desservi à vrai dire. Surtout avec celui du Dauphiné.

Tant pis pour l’adage qui dit que "la justice est rendue publiquement et au nom du peuple".
Pour la prochaine fois il faudra arriver et pénétrer dans le tribunal avant que le dispositif policier ne soit en place, c’est à dire une heure ou deux avant le début des procès.

Parmi la centaine de personne venue soutenir les prévenus, il y a des enfants, des ados ou des jeunes gens, des parents, hommes et femmes. Ce sont des amis des prévenus ou des amis des jeunes gens accidentés, ou leur famille, venant du quartier de la Monnaie ou d’autres banlieues, ou encore des voisins des uns ou des autres et quelques personnes du centre ville venues soutenir spontanément les révoltés.

Des personnes parlent plus ou moins spontanément : "Nos quartiers sont occupés par la police, par des CRS casqués, robocopés, armés de fusil à pompe ou le tazer à la main ; des hélicoptères survolent le quartier la nuit et braquent leurs projecteurs sur les immeubles", "les routes qui permettent l’accès au quartier sont filtrées par la police, c’est pas vivable, on est pas des animaux".

Tous sont dégoûtés par la justice qui se rend en général et se rendra pour les prévenus du jour :" Mauvaise justice" ou "on va encore se faire enculer", "ce sont des innocent qu’ils jugent, certains se sont fait embarquer alors qu’ils marchaient simplement dans la rue, d’autres ont un casier judiciaire vierge, travaillent et se sont fait arrêter chez eux","ca sera leur parole contre celle des flics, c’est perdu d’avance"..

tract trouvé sur place

                                                                                   .CITOYEN
QUI HAÏRAS-TU DEMAIN SOIR   ?
CITOYEN, jour après jour, la taule dévore une nouvelle part d’homme. Jour après jour, la taule isole. Elle isole les individus pour les contraindre à accepter la réalité de cette société. Une réalité fondée sur deux principes: l’exploitation et la domination.

Citoyen, ils se sont figés  immobiles en centre ville « Pour le fun ! » Aussi parce que c'est une bonne leçon de ce que l'on peut organiser en peu de temps grâce à internet.
CITOYEN,  aujourd’hui on s’apprête à juger  des jeunes révoltés, qui n’acceptent pas la fatalité d’un mur en travers  de la route de la  Ford Escort rouge.
CITOYEN, il y a moins d’une semaine, ton frère a applaudi des fascistes bien habillés qui encourageaient à exterminer les étrangers et les chômeurs.

CITOYEN, ils t’ont crié que tu es chaque jour plus pauvre à cause de ceux qui sont plus pauvres que toi ; que ton insécurité est due à ceux qui sont encore plus en insécurité que toi; que tu disposes de toujours moins de droits à cause de ceux qui n’ont pas même l’ombre d’un droit; que ta maison tombe en morceaux à cause de ceux qui vivent dans les HLM.
CITOYEN
Ils t’ont dit «hais tes frères», et tu les as haïs
Ils t’ont dit «aime tes patrons», et tu les as aimés
!
CITOYEN, tu te souviens du cousin de Romans , ce cher garçon ? Il est mort contre un mur « poursuivi » par la voiture de la Bac.
CITOYEN,  demain, tu seras contraint de vendre un de tes reins pour payer le dentiste, mais il n’y aura plus de clochards au milieu de la rue.
CITOYEN, le mois prochain, c’est avec l’argent de ta retraite qu’ils paieront les nouvelles voitures de la police.
CITOYEN, bientôt viendra le jour où ton fils crèvera en uniforme en quelque endroit du monde, parti au nom du fric et de la civilisation.
CITOYEN, quand tu seras vieux et que tu auras besoin d’aide, ce sera une étrangère qui te nettoiera et te changera, et tu rencontreras toujours quelqu’un qui se foutra de toi parce que tu te pisses dessus,  comme tu as ri de la peur des jeunes et des pauvres.
CITOYEN, lorsque ton petit-fils te demandera pourquoi ce monde est aussi dégoûtant, tu devras lui devra répondre : « c’est à cause de moi »


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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 09:27
Bien sûr , c'est le lot de toutes les prisonniers et de leurs proches. Mais après plus de vingt années de prison et pour une simple interview dont chacun - s'il prend le temps de la lire - verra qu'il n'y a rien qui justifie cet emprisonnement - ce retour brutal à l'isolement carcéral est terrible. Jean-Marc est rentré en prison après son travail, jeudi. Depuis impossible de tisser quel que lien que ce soit. Que ceux qui hésiteraient sur le soutien nécessaire, soient conscients du risque énorme qui pèse sur Jean-Marc.

(Le collage est de Joëlle Aubron)


Les Baumettes – Service des parloirs

Le service social des Baumettes avait prévenu. Il est très difficile de joindre par téléphone le service de réservation des parloirs. Vérification que le numéro d’écrou de Jean-Marc Rouillan est inchangé, 147 575, puis première tentative d’appel lundi matin. Après une quinzaine d’essais, impossible de joindre le service.

Nouvelles tentatives mardi matin. Après deux ou trois sonneries, inlassablement la même voix enregistrée susurre « Bonjour. Toutes les lignes de votre correspondant sont occupées. Nous vous remercions de renouveler votre appel ultérieurement. ». Une, deux fois, dix fois ce message, et imperturbablement utilisation de la touche rappel, et de nouveau cet agaçant « Bonjour. Toutes les lignes… ». Enfin au bout d’une trentaine de tentatives, la sonnerie continue au-delà de quelques secondes, la voix enregistrée ne se déclenche pas. Il faut laisser sonner en espérant que quelqu’un décroche. 5 sonneries, 10 sonneries et enfin un « Service des parloirs j’écoute. ». Une personne aimable comme une porte de prison a décroché. Vite, il faut demander un parloir en précisant la date souhaitée.. Et là, mauvaise surprise. Il est trop tôt pour réserver pour la date proposée. Il faudra rappeler vendredi …

Jérôme

7 octobre 2008 : Georges Abdallah, Georges Cipriani, Jean-Marc Rouillan, Régis Schleicher sont toujours emprisonnés. Le soutien aux prisonniers politiques, dans le respect de leur identité révolutionnaire, est plus que jamais nécessaire.

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 08:09

Les Jeunesses Communistes Marxistes-Léninistes du Rhône expriment leur indignation devant la décision du parquet de Paris de demander la révocation du régime de semi-liberté cédé à l’ancien militant d’Action Directe Jean-Marc Rouillan. Cette demande a été suivie de l’arrestation du militant avant une audience prévue le 16 octobre.

Celui-ci s’est vu interdire d’évoquer son passé. Dans une interview à l’Express il caractérise, à juste titre selon nous, cette interdiction comme une volonté de l’Etat de l’empêcher de tirer publiquement un bilan critique sur son action.

Dans la même interview, il déclare que la violence est nécessaire dans la révolution : "En tant que communiste, je reste convaincu que la lutte armée à un moment du processus révolutionnaire est nécessaire". Nous partageons nous aussi cette idée à 100% et nous n’avons pas à nous en excuser.

Malgré 20 ans de prison, Jean Marc Rouillan a encore le courage de dire cette vérité même si nous ne partageons pas son adhésion au NPA (parti de Besancenot), parti qui va selon nous à l’encontre des idées révolutionnaires.

On comprend que l’Etat n’ait pas envie que les idées révolutionnaires soient portées haut et fort : c’est ainsi qu’il faut interpréter cette décision du parquet.

Nous réclamons donc la libération immédiate de Jean-Marc Rouillan et qu’il lui soit accordé un régime de liberté complète.

Nous réclamons aussi la libération de Georges Cipriani encore détenu.

Dans cette objectif nous organisons une réunion de travail Lundi 13 octobre à 20h au Laboratoire  8 place St jean  Valence.

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Agenda

    dimanche 30 juin

15h à 16 h

accueil de familles de prionnier-e-s

discussion , infos et peites recettes

pour les proches de détenu(E)s...

- aides juridique

-participation à l'émission de radio Mega

du 22 juillet