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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 08:32
Au théatre belle Image  à la scéne nationale de théatre de Valence, il se déroulera un festival "temps de Parole"  intitulé Russie -URSS voir lien
Pour cela la publication de ce texte qui donne une version actuelle du renouveau de l'extrême droite russe est apparue indispensable
indymedia - nantes


Le 4 novembre, des milliers de nationalistes et fascistes radicaux ont manifesté dans 15 villes russes et Kiev. Moscou était le coeur du défilé. Il y a eu là-bas au moins six événements pour fêter l'unité nationale. Il n'y a eu de manifestation anti-fasciste qu'à Moscou et Pétersbourg, où quelques courageux-ses activistes ont massivement perturbé la manifestation d'extrême-droite.

A Moscou, selon l'agence Interfax, au moins deux mille nationalistes radicaux sont venus à la Marche Russe dans la banlieue sud-est de Ljublino, où quelques commerçants immigrés, venus du centre ville, se sont installés. Le tempo de la marche était donné par des officiels du mouvement contre l'immigration clandestine (DPNI) et de l'Union Slave. Le DPNI a affirmé que quatre mille nationalistes avaient participé à la manifestation.

Aux côtés des monarchistes nationalistes, chrétiens orthodoxes, nationalistes radicaux, organisations nationales-socialistes et autres militants nazis, des hooligans du Spartak Moscou ont participé à la marche à Ljublino. Des drapeaux à croix gammée et d'autres symboles nazis ont été brandis à de nombreuses reprises. En outre, il y avait aussi de petits mortiers et des feux d'artifice. Les forces de sécurité n'ont jamais attaqué directement le défilé, mais elles ont insisté cependant sur le respect de l'obligation de ne pas montrer de symbole fasciste. Il n'y a eu aucune arrestation.

Une autre manifestation de nationalistes radicaux a été organisée à Moscou par les nationalistes indépendants et le black bloc nazi de Russkij Obraz. A leur manif et au concert sur le thème "le futur nous appartient" au centre de Moscou, auquel avait aussi appelé le groupe Soprotivlenie (résistance) du boxeur nazi Roman Senzov, sont venus plus de mille militants nazi-hools et autres nationalistes radicaux.

Comme il a déjà été écrit, il y a eu évidemment un accord entre les différents groupes militants, si bien qu'au cours du concert, des participants de la Marche russe du DPNI et de l'Union slave se joignirent au Straight Edge Naziskins de Russkij Obraz / Soprotivlenie.

Jusqu'à trente mille personnes sont venues à la Marche russe des Jeunesses poutiniennes (Naschi), sous le slogan "Tous, comme ils sont" (??? ????). Interfax, se réfèrant aux autorités, annonce qu'au moins vingt mille manifestants auraient été présents, alors que les gens continuaient à venir.

Déjà au départ de la manif sur la rive Bereschkowski, il y aurait eu environ dix mille nationalistes fidèles au gouvernement. A l'endroit de la dispersion de la manif près du Kremlin sur la terrasse Schevchenko, sur la rive de la Moscova, se rassemblaient des milliers de Naschi et de jeunes gens intéressés alors que la marche se poursuivait.

Près de la manif des Naschi, le parti du gouvernement Edinaja Rossija (Russie unie) a organisé une manif avec son organisation de jeunesse Molodaja Gvardija (Jeune garde) sur la place de la révolution, où, selon Interfax, de huit à neuf mille personnes sont venues. Puisque cette manifestation avait lieu non loin du lieu de dispersion de celle des Naschi, les loyalistes, jeunes gardes et leurs pères nationalistes se sont regroupés avec les autres nationalistes impériaux près du Kremlin.

D'autres marches nationalistes ont été organisées à Moscou par les populistes de droite et le Parti libéral démocrate de Russie (LDPR), en partie ouvertement xénophobe, de Vladimir Zhirinowski. Entre mille cinq cents et deux mille personnes ont participé à sa manif. En outre, environ cinq mille étudiants des grandes écoles de Moscou ont manifesté pour attirer l'attention sur l'ouverture de l'exposition "La Russie orthodoxe". L'Union de la jeunesse eurasienne n'a pu rassembler que deux cents tenants de l'idéologie (néo)eurasienne impériale. Les forces de l'ordre ont annoncé qu'aucun excès sérieux ne devait être commis. Il n'y aurait pas eu d'arrestation.

La police a évidemment tu consciemment, que, dans la matinée, au moins trente antifascistes avaient été arrêtés pendant environ trois heures. Ils venaient de la manif antifasciste et du concert donné sous le mot d'ordre "Russes contre le fascisme". Le groupe S2W bei avtonom a réalisé le portail des communistes libertaires en Russie, en critique de la rhétorique nationale des protestations antifascistes et s'est positionné sans ambigüité contre les discours nationaux, parce que "l'antifascisme n'a pas de nationalité". J'espère que ce texte conduira à une intensification de la critique antinationale et antipatriotique à l'intérieur de la gauche radicale russe et du mouvement antifasciste.

Une autre action antifasciste a eu lieu à Pétersbourg où des activistes vraiment courageux ont enfoncé la Marche russe. [...] Les antifascistes ont tenu une banderole avec l'inscription "Le fascisme à la poubelle" et ont crié des slogans comme "Les fascistes tuent - les autorités couvrent". Ils ont été rapidement attaqués, mais ont su se défendre. Quatre activistes qui tenaient la banderole ont été arrêtés lors de l'action. Les autres antifascistes ont pu s'enfuir.

Il y a eu également une Marche russe à Kiev sous le mot d'ordre "La Russie vaincra tout ses ennemis". Il y a eu quelques centaines de personnes, pour la plupart des nostalgiques du tsarisme, des russes de confession chrétienne orthodoxe et un mélange d'autres réactionnaires. Leur empire russe se compose de l'Ukraine, de la Biélorussie et du territoire russe actuel.

Il y a eu également des Marches russes dans quinze autre villes - par exemple Tula, Samara et Krasnodar. Les manifestations annoncées dans soixante villes n'ont pas pu avoir lieu. Le rassemblement dans Vladivostok a été annulée par les organisateurs après une interdiction par la municipalité. De toutes façons, seulement trente jeunes nationalistes étaient au rendez-vous. A Novosibirsk, au contraire, cinq cents manifestants sont venus.

On ne sait encore rien des notables protestation antifascistes qui ont eu lieu dans les autres villes, en dehors de Moscou et Pétersbourg. Evidemment il y a eu des actions sur les itinéraires des manifestations. En outre, des graffitis ont été réalisés et des autocollants collés. Mais, en dehors de Pétersbourg, les rassemblements n'ont jamais été compromis.
[...]

http://aka.blogsport.de/2009/11/05/russische-maersche-2009/
.


D’autres nouvelles sur

http://autonomafa.blogspot.com/

http://community.livejournal.com/ru_antifa/332981.html

http://ru.indymedia.org/newswire/display/22992/index.php
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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 09:23
Nous proposons  cette traduction  sommaire, compte tenu de l'urgence de la situation des immigrés  clandestins en Calabre. Déjà ce matin le journal Républica annonce  250 expulsions d'immigrés, après la nuit d'émeute du 8/1.
trouvé sur indymedia.Rome ici
 


De temps en temps on découvre  le modèle  de droite Italienne, une Italie pour se remettre de la crise et de marcher vers l'avenir plein d'espoir, il apparait   l'horreur,  la férocité incroyable descommunautés d'agriculteurs en collusion avec la mafia dans la mise en esclavage
de nombreux jeunes Africains contraints de vivre dans des conditions inhumaines que tout le monde reconnaît. Hier,  les masques  ont  été arraché par des tirs contre deux jeunes Africains qui ont été blessés par des inconnus pour le plaisir pur ou l'exercice du pouvoir comme l'ont fait les Spartiates contre les ilotes, ou pour les punir de leur mauvaise humeur  face   au  travail pour vingt euros de l'aube au crépuscule, d'avoir à livrer la Ndrangheta, enfin, à vivre dans des conditions choquantes dans les silos abandonnés et pleine de rats. Plusieurs centaines de travailleurs ont protesté avec force le désespoir inconsidéré se livrant à des actes de vandalisme, destruction de voitures et de poubelles. Bien sûr, la police est intervenu immédiatement  qui se spécialise maintenant dans la gestion des conflits sociaux et il est certain que l'incendie ( émeute ) qui  a éclaté va bientôt s'éteindre. Demain, ils ne parlent  plus et tout va reprendre comme avant. Beaucoup de ces jeunes Africains était venu en Italie a attiré non seulement de ses richesses, mais aussi par la légende "Italiens braves gens». Il a été estimé que nous étions plus humain, meilleur, plus généreux que les Anglo-Saxons, les Français, les Allemands. Pendant des décennies, les divers gouvernements  ont  développé une image : l'histoire d'une nation qui respecte les droits civils. Eh bien, sur leur peau déchirée, leur propre chair malade de la malnutrition, le manque d'hygiène, l'exploitation pouvait voir l'Italie par le mafieux qui se sent leurs muscles pour vérifier la robustesse et l'entrepreneur  agricole qui paye   moins de 1$ par heure et prend soin de ne jamais percevoir drizzino retour de la terre où des tomates ou des olives.

Les politiciens qui parlent comme des robots en fonction des élections à venir pour les autorités régionales de déclarer leur horreur devant la vie des rebelles de Rosarno inacceptable. Et pourtant  le Président de la Région Calabre qui a eu des mots de l'humanité pourrait faire beaucoup pour rassurer  dans des conditions minimales convenues avec les associations civiles et des programmes d'accueil aussi aider en veillant à la santé, la répartition des groupes de travailleurs sociaux. Il n'y a rien eu |. Il aurait pu surveiller la conformité avec les sept heures par jour fournis par le contrat collectif de travail, d'organiser une table ronde . Au lieu de cela, rien du tout!

L'Etat pourrait intervenir en fixant le salaire minimum. Une loi en vertu duquel elle ne devrait pas être possible de payer une journée de travail de moins de 50 euros.  Il se garde bien de le faire car une telle loi pourrait concerner   des millions d'Italiens à qui, aujourd'hui, par un  chantage au travail  précaire , l'etat  devrait concéder  un salaire égal à celui accordé aux Africains, en Calabre et  dans les  Pouilles.

Professeur Panebianco aujourd'hui écrit un éditorial dans le Corriere della Sera car il fournit des munitions pour la Ligue du Nord pour légitimer l'introduction du délit de clandestinité. Envisage un arrêt de la Cour constitutionnelle de la condamnation de la criminalité vient à la conclusion que cela porterait atteinte au droit de l'État à sa souveraineté. Un retour de complaisancedu  nationalisme chauvin dans l'ère de la mondialisation a fortement voulu par les libéraux pour qui inspire le professeur! Argument qui a été immédiatement attirée par pennivendoli bustes et des moyens au service de la droite italienne de réaffirmer le droit à détenir et à expulser les immigrants illégaux.

Le Prof.Panebianco savons que presque toute l'immigration originaire "clandestine" parce qu'il vient de régions dévastées par la guerre et la famine presque toujours causée par l'Occident. De la Somalie, le Soudan, la Palestine, l'Irak, l'arrivée des colonnes de désespérés chassés de bombardements de l'OTAN, qui fuient souvent des guerres civiles déchaîne et fomentée par des intérêts occidentaux. L'Italie  fait  partie de la guerre impérialiste contre de nombreuses nations de la terre et a son resposabilité du  flux d'émigration qui n'existeraient pas s'il y avait une politique de paix et  de   terreur.

Comme le professeur Panebianco enseigne «Comparaison des systèmes d'international à l'Université de Bologne sait que le droit à la vie qui prévaut sur l'autre et également que la migration est un droit. Parmi droit de l'État à sa souveraineté et le droit d'une personne qui échappe à une mort certaine pour survivre il a certainement l'emporter. Le droit à la souveraineté de l'Etat est exercée principalement par la garantie des droits humains et civils de la personne.
En Italie, vous avez arrêté et enfermé dans la prison si l'on est au chômage et étrangers.

Peter Ancona
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 19:31

CEs informations proviennent du journal Républica

Rosarno (Reggio Calabria)

Ils dorment dans des tuyaux en métal, vivent dans les anciennes usines abandonnées, sont devenues l'occasion pour les projets fumeux et extravagant, travaillent pour un salaire de misère dans des conditions très dures. Surtout en ont assez d'endurer la violence gratuite des racketteurs et des fous. Loiero: "Ce qui s'est passé est le résultat du climat d'intolérance, de xénophobie et de la mafia."

 Fusillade  dans le quartier, près de l'ancien Opéra Sila Gioia Tauro, qui héberge des centaines d'immigrés, deux Africains ont été blessés avec une arme à air comprimé.
C 'est arrivé hier après-midi. L'un d'eux est un réfugié politique au Togo avec un permis de séjour régulier. L'état du blessé transporté à l'hôpital Gioia Tauro ne serait pas grave.
«Je sais que donne à présent toute la faute sur nous. Et ces garçons qui se plaisait à les utiliser comme cibles un endroit pour passer un bon moment », dit un travailleur marocain dans la Républ ca .

Attaque des jeunes fascistes proche de Forza Nuova

Il dit: «Ils riaient, trois garçons sur une voiture de couleur sombre. Ils ont ri et crié: «Maintenant, vous ne travaillez pas?». De la route principale de la voiture a commencé à accélérer les fenêtres et deux ont été faites à tirer. " «Nous sommes juste ici pour travailler", crie un jeune homme du Ghana, avec l'accent Bergame.

Alors  près de 3 000 immigrés africains et maghrébins qui ont commencé hier une véritable révolte urbaine à Rosarno,

 

Premières voitures en flamme, vitrines des magasins qui volent en éclats, le centre de la ville

Des milliers de non-rassemblés dans les rues et la place de la ville. Un résident a été tiré en l'air avec un fusil. Un groupe d'immigrants sont entrés en contact avec une centaine d'habitants. Le bilan  des blessés est de 16 immigrants et 18 agents des services répressifs. Arrêté sept et un non-italien. La CGIL en 2007, dans la région de Calabre, par rapport à 6400 a autorisé, il est estimé, il y avait environ 20 000 travailleurs étrangers employés dans l'agriculture saisonnière.

Puis arrivent les premières ripostes à l’encontre d'une partie  la population locale. Quatorze habitants de Rosarno proche de la Dranguetta* finiront à l’hôpital, ainsi qu’une dizaine de policiers et huit  gendarrmes.

Foule en chasseMais, le ministre de l’Intérieur, M. Maroni ( tolérance zéro) (Lega Nord), après avoir répété que de tels incidents ne seront pas tolérés, est passé à l’action en envoyant une « task force » pour rétablir l’ordre et procéder aux premières arrestations. Ce matin, il s’est exprimé en ces termes provocateurs :

« A Rosarno il y a une situation difficile, parce que ces dernières années, une immigration clandestine qui a alimenté une part de la criminalité et a généré une situation de forte dégradation a été tolérée sans que rien d’efficace ne soit fait. »

Malgré tout aujourd’hui, la révolte s’est transformée en guérilla avec une partie de la jeunesse de la.ville

Cet  été, a été défrichée et fortifiée l'usine de papier, une autre ancienne usine abandonnée que pendant des années a accueilli la communauté africaine. On leur avait promis  des aménagements  structurels ou d'autres pour répondre d'urgence humanitaire chaque hiver des échos du monde entier. Il n'y a rien, mais les projets abstract [point d'information, l'orientation de travailler], les propositions ridicules [solidarité villageoise, agriculture musée], les interventions de petite taille [toilettes chimiques installés puis supprimés, a envoyé des chars et retirée]. Maroni, récemment, a alloué 930 milliers d'euros pour la «régénération urbaine des zones dégradées. Les Africains sont "très pauvres dans une mer d'argent", provenant de  l'émigration économique calabraise.
Une chaîne d'approvisionnement mafieuse qui pénalise les travailleurs, un système de règles qui les empêche d'une manière  féroce de  vivre d'une manière digne. Au fil des années ont toujours été victimes de violence. L'année dernière ils avaient  assez dit, après la blessure de deux d'entre eux. ILsemblait claire  la détermination de la communauté africaine de ne pas accepter de nouveaux actes de violence contre eux.
Et au lieu, c'est arrivé à nouveau. Des jeunes calabrais sont joints avec les aricains contre les forces du désordre

"Ce qui s'est passé est le résultat du climat d'intolérance, de xénophobie et de la mafia, a déclaré le président régional Loiero.

 Dernière minute : Rome  le local de Forza Nuova  a été l'objet d'un attentat  en représaille.

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 13:32
Tract donné à l’entrée du supermarché Carrefour de la Part-Dieu de Lyon ce
samedi 2 janvier après-midi

Lundi 28 décembre 2009, les vigiles de Carrefour Part-Dieu ont étouffé un
jeune : selon eux, il tentait de voler une cannette de bière… Il en est mort.
Un assassinat : Carrefour s’en tape !

Une vie humaine n’est rien comparée aux milliards d’euros de bénéfices de
Carrefour pour ses actionnaires. Ils espèrent qu’on viendra toujours par
milliers dépenser notre paye dans ses rayons aseptisés… De toutes
manières, Carrefour ne sera jamais inquiété pour ce meutre dans ses
propres locaux (il a une légion d’avocats à son service).

… Et qu’est-ce que nous pouvons attendre de la «justice», quand elle a
condamné une pauvre à un an ferme pour une paire de chaussettes (Yvelines,
2008), et qu’elle ne poursuit même pas un député qui a volé 7000 euros à
une assocée (Julien Dray) ?

Qui sont les voleurs ? Qui vole qui ?

Le jeune qui va chercher son sandwich et sa bière ?… Ou la multinationale
qui fait des bénéfices monstrueux sur le dos de millions de clients, en
surexploitant ses caissières, ses vigiles et ses chefs de rayon… sans
oublier les milliers de fournisseuses qui crèvent de faim dans des usines
inhumaines aux quatre coins du monde… et tous les petits agriculteurs
locaux poussés au suicide par le racket du supermarché ?

Des vigiles en taule : Ça change quoi pour nous ?

Rien, comparé aux fouilles à l’entrée des magasins, aux contrôles
d’identité, aux regards inquisiteurs, aux tabassages réguliers (si on
survit les coupables restent impunis), aux insultes, aux provocations
multiples…

Des vigiles en taule, ça ne changera strictement rien au système de peur
organisée. Carrefour cherchera toujours à nous maintenir dans une tension
permanente : nous matraquer le cerveau à grands coups de pub et en même
temps nous terroriser par la peur de se faire gauler si on ne peut pas
payer.

Quelques vigiles en taule n’innocenteront jamais tous les assassins en
uniformes.

CARREFOUR OU LES AUTRES SUPERMARCHÉS : TOUS COUPABLES !


À BAS LA SOCIÉTÉ DE CONSOMMATION !

À BAS LE CAPITALISME !

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 10:46
File:Piazza Fontana.jpg


Un article de l'hebdomadaire Umanita Nova  annonce dans le numero 44 du 13 décembre  qu'il y aurait une rumeur autour du 12 décembre  1969 suite à la déclaration de Gian Adelio Maletti . Ce personnage  déclare le journal serait un personnage clef de la stratégie de tension . A l'époque des faits , il avait déjà le grade de Général , c'était un chef du bureau D des services secrets[...]
Maletti semble confirmer : Le massacre  a été (et est) d 'Etat. D'après lui  le chef du gouvernement et le président de la République ont toujours soutenu la  version  ( liée et des moyens) avec des groupes  Fascistes  d'Ordine  Nuovo , d'Avanguardia Nationale et du MSI.. Les questions soujacente serait le maintien du systhème  capitaliste  et  continuation de  l'adhésion de l'Italie à L'OTAN et le soutien à l'ordre constitué ( systéme des partis politiques)[....]
 Dans le même journal  il y a un grand article consacré à Guiseppe Pinelli: voici ce que dit sur lui  l'article de l'humanita nova. Cette article signale que le journal lotta di classe  ( aout 1969) consacre un article sur un comité de base de l'ATM. on apprend aussi que Guiseppe Pinelli a fait parti d'un groupe   qui va constituer l'USI Milanaise. Le 12 décembre 1969  et la nuit du 15 au 16 décembre
de l'assassinat de Pinell a marqué l'USI Milanaise  un militant le plus représentatif de ce syndicat. Guiseppe Pinelli  s'était impliqué dans la création d'une section de la "Croix noire anarchiste" dans le but d'apporter une aide aux anarchistes victimes de la répression et tout particulièrement en Espagne franquiste.
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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 13:47
Je viens de finir d'écouter l'interview.

Grosso modo  ce que j'ai compris, car je ne comprends malheureusement pas tout de l'italien.  Donc à prendre avec précaution et bien sur, c'est toujours mieux si tu peux écouter toi-meme car personne ne retient les memes élèments. Je prends des précautions de langage car écrire quelque chose le rend définitif alors que les discussions permettent d'affiner la pensée, la nuancer ou d'éviter les malentendus. Mais internet ne permet évidemment pas cela.

Effectivement Oreste Scalzone aborde 3 thèmes. Donc selon ce que j'ai compris vers  lien  de l'émission  l'interview :

Il y a une habitude d'utiliser la théorie du complot comme explication de Piazza Fontana.
http://ordadoro.org/IMG/jpg/lc15.jpg
Quand " Lotta continua" titre qu'un compagnon ne peut pas le faire, cela catégorise les compagnons. Cela amène à penser qu'un compagnon ne peut pas poser de bombes, et de là qu'il ne peut pas avoir d'armes, et ne peut pas exercer de violence même contre les objets. Cette manière de penser amène, ou est du même registre que les Tutti bianchi qui refusent toute forme d'illégalité en la déclarant illégitime. De plus, cela rejette les groupes de l'ira, de la palestine, etc...

Puis il pose la question, les anarchistes reprennent ce discours de la théorie du complot, ou non? (pas de réponse dans le studio)
 
Il dit qu'il est difficile d'établir la vérité historique et que cela ne l'intéresse pas de savoir qui est le responsable (la personne physique) de la mort de Pinelli. Une théorie bourgeoise: face à un déni de justice, tu te sens autoriser à faire justice toi-meme. C'est du meme ordre que les jésuites qui ont créé le droit au tyranicide pour les intérets du pape (car un catholique ne peut autoriser à tuer quelqu'un). C'est non-révolutionnaire.
 
Au sujet de la stratégie de la tension: l'Etat et les puissants ont l'habitude de comploter et d'user de stratagèmes théorisés par Machiavel. Cela semble étrange d'etre dans une sorte de volonté égalitariste qui pense que l'Etat provoque des fleuves de sang, par conséquent on peut en faire autant.
 
C'est un résumé partiel de ce qu'il dit mais je n'y ai pas entendu d'affirmation comme quoi un anarchiste a posé une bombe à Piazza Fontana. C'est dommage de réduire une heure d'interview.
 
Bon, si t'as le temps, dis-moi ce que tu penses de l'interview?
Tout ce débat par rapport au texte paru sur le blog:
guerra sociale
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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 00:45
Lundi après midi 28 décembre 2009, au magasin Carrefour de la Part-Dieu, Michaël, 25 ans, est arrêtés par les vigiles du magasin pour vol à l’étalage. Emmené par les vigiles du magasin dans une salle prévu à cet effet dans le magasin il y fera peu après un malaise. Transporté à l’hôpital plus tard (19h) il y décédera dans la journée de mardi. A l’heure actuelle les vigiles seront présentés au parquet demain (jeudi). En effet l’autopsie à montré que la mort avait été causé par étranglement. Le corps présentait également de nombreux hématomes aux bras et à la tête.
Carrefour assassassin ,  cette pays  pue , La France sent de plus en plus le rance.
Il n'y avait pas de client dans le magasin pour s'interposer face à la violence des vigiles?
Accepter d'acheter sous les yeux de cerbères qui attendent de montrer leurs mucles, c'est vraiment incroyable Mourir pour étancher une soif .
Boycott et bordel devant tous les magasins à vigiles  .
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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 11:38
Nous avons décidé après la prestation   de la député Michel Rivasi  d'europe écologie   après la projection du film "déchets le cauchemard du nucléaire " de publier un article concernant     le scandale   des bateaux poisons ( nucléaire, entre autre):
.
Fûts de déchets industriels toxiques

Il avait donné le nom du bateau: le Cunsky et l’endroit où celui-ci gisait : face à Cetraro, au large des côtes italiennes. Plus exactement au large des côtes calabraises. En plus du Cunsky, Francesco Fonti, collaborateur de la police depuis 1994, avait indiqué au procureur l’emplacement de deux autres bateaux, l’Yvonne A et le Voriais Sporadais. Au début des années 90, Francesco Fonti, ancien membre de la ‘Ndranghetta, la mafia calabraise, aurait fait couler ces bateaux. Des embarcations surnommées les « Navires des poisons » car chargées de produits toxiques et radioactifs. Selon les Lloyd, compagnie d’assurance londonienne, en 30 ans vingt-cinq de ces bateaux auraient coulé dans les mers italiennes ; les procureurs penchent eux pour une quarantaine de navires. Chargés de substances toxiques ou radioactives. Le 6 mai 1979, l’Aso s’enfonce au large de Locri avec à son bord 900 tonnes de sulfate d’ammonium. Le 26 juin 1982, Barbara emporte dans les eaux 1200 tonnes de manganèse. Le 7 novembre 1995, la Koraline coule dans une zone indéterminée. Cinquante de ses containers dérivent jusqu’aux plages de l’île d’Ischia. Ils portent sur leurs parois des traces de thorium, élément parfois utilisé pour remplacer l’uranium. Et ainsi de suite. Et ainsi se perdent les bateaux.


Des bateaux disparaissent donc dans la mer Méditerranée, dans des zones de grands fonds, difficilement accessibles. Leur disparition est tellement étrange et mystérieuse qu’elle finit par attirer l’attention...

Nous publierons  demain  la suite  de l'enquête journalistique  qui montera l'implication des différents services de l'Etat italien  avec ces différents personnages politiques.

180 cargos coulés au large de l'Italie...

Il avait donné le nom: le Cunsky et l’endroit où le bateau gisa
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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 09:27
Le Laboratoire  s'inscrit en faux face au communiqué de l'ASTIV , qui refuse un débat militant .
On publie deux textes libertaire l'un issus d'alternative libertaire et trouvé sur le site de l'ocl  et issus de http://www.magmaweb.fr/spip
« Identité nationale » : le rideau de fumée raciste

Le débat lancé par la droite sur « l’identité nationale », profondément nauséabond, répond à une double logique. Il s’agit d’une part de créer de la division dans la société, en stigmatisant celles et ceux dont « l’identité » ne serait pas (assez) « nationale ». La stratégie politique qui sous-tend ce débat, en cherchant les « ennemis de l’intérieur », est profondément xénopophobe et raciste. D’ailleurs, le maire UMP de Gussainville ne s’y est pas trompé. Qu’est-ce que « l’identité nationale » d’un pouvoir qui traque les sans-papiers, fait continuellement par l’intermédiaire de ses flics des contrôles aux faciès et reprend le discours de l’extrême droite ? Dans cette ambiance, les racistes de tous poils se lâchent et se sentent en confiance… Il s’agit d’autre part, d’occulter les ravages de la crise économique et du capitalisme. Vous vous faites licencier ? Les patrons profitent de la crise pour vous pressurer un peu plus encore ? Le RSA ça suffit pas pour vivre ? Qu’importe, « l’identité nationale » va répondre à tous les problèmes.

Une logique de division

Il est nécessaire de combattre une logique visant à nous diviser. Car Sarkozy, en reprenant les bonnes vieilles logiques qui ont fait le terreau du régime de Vichy, essaye de diviser l’ensemble des personnes qui bossent, qui sont exploitées, et qui se rendent bien compte que ce pouvoir roule pour la classe des riches et des dominants.

Nous ne nous laisserons pas avoir !

La société dans laquelle nous voulons vivre n’a pas « d’identité nationale » mais repose sur l’égalité entre les personnes qui la composent, qui y vivent.  A ce « débat », notre réponse est notre mobilisation dans les luttes de sans-papiers, les luttes des opprimé-e-s et notre solidarité internationale. Libérons nous des cases dans lesquelles les capitalistes veulent nous enfermer pour mieux nous contrôler !

texte débat lu ici

Le « débat » sur « l’identité nationale française » ne mériterait qu’une répétition ad nauseaum de ce qui est immédiatement apparu évident à tout le monde : l’initiative est dans la continuité des manœuvres électoralistes, sécuritaires et xénophobes du président de la république dont il a fait son fond de commerce depuis ses débuts ; le moment est décidément bien choisi, au moment où s’estompe la fascination malsaine qu’il exerce, à quelques mois des élections régionales ; l’intention est claire, dans une Europe divisée, de plus en plus protéiforme, et en pleine crise économique profonde d’où le discours autoritaire et protectionnisme pourrait bien sortir revivifié. Cela est évident : à la fois symptôme et cause d’un effritement de tout ce à quoi l’on tient, l’issue ne peut qu’en être plus nuisible encore.

Et pourtant, une fois tout cela affirmée, le malaise persiste. Pire : il s’épaissit.

D’abord parce que ce « débat national » consiste en un double-bind typique d’une intériorisation des contradictions des mécanismes capitalistes : il s’agit pour le gouvernement de rappeler à l’ordre en proclamant les « Valeurs de la République » alors que tout, dans l’évolution des affaires publiques gérée par l’Etat, n’est que viol et exécration de ses principes les plus fondamentaux. La conduite cocaïnomane de M. Sarkozy n’en est pas seulement l’expression la plus pure et la plus ostentatoire : elle est plus simplement, en elle-même, une insulte permanente à la décence la plus élémentaire. Si ce n’est une nette progression dans l’irresponsabilité généralisée, rien de très nouveau là-dedans : tout le mouvement ouvrier du XIXième siècle s’est bâti sur cette hypocrisie fondamentale, et son écrasement en 1848 ou en 1871 est au fondement de l’ordre actuel. Prendre au pied de la lettre les « bonnes réponses officielles » que la maffia au pouvoir donne à ses propres questions revient donc à proclamer haut et fort l’impérieuse nécessité d’un radical bouleversement social et politique - soit renouer avec un héritage révolutionnaire. Liberté, égalité, fraternité : chiche !

Ensuite le malaise s’épaissit parce que chacun sent très bien que le tiraillement existentielle insoluble se pose aujourd’hui mondialement : D’un coté l’occident tel qu’il devient, c’est-à-dire une machinerie extraordinaire qui broie les hommes, les cultures, les écosystèmes, tendanciellement incapable de tenir ses promesses d’émancipation et d’abondance depuis que les luttes pluriséculaires qui la contrôlait se sont évaporées. De l’autre, le « repli identitaire », c’est-à-dire la tentative désespérée et offensive de restaurer, sur place ou en exil, des idéologies « traditionnelles » finalement closes sur elles-mêmes puisque refusant l’interrogation et l’auto-détermination, et racistes, puisque fondée sur l’origine et l’exclusion de l’autre. Deux attitudes antagonistes et complémentaires, deux parois d’un même gouffre, deux jambes d’une seule course à la guerre, avec lesquelles jouent dangereusement tous les dominants de tous les pays, y compris la petite clique oligarchique française. Plus que jamais, pourtant, l’ouverture d’un horizon viable nécessite une réelle élaboration d’un projet de civilisation, donc d’une véritable identité collective.

Enfin le malaise enfle parce qu’il est évident que, excepté en certaines marges, la question de l’identité au sens large ne sera pas posée, alors que s’effondre à un rythme accélérée tout ce qui peut faire l’unité, donc l’existence, d’un peuple. Cette insignifiance croissante des mots, des actes, des valeurs, des règles plonge loin ses racines dans l’échec (nullement définitif) des projets d’émancipation des ouvriers, des femmes, des jeunes, des écologistes, des colonisés à créer et instituer durablement de nouvelles formes sociales viables. En se retirant dans la vie privée, et en cultivant le ressentiment, les populations ont laissée les sociétés aux mains des volontés nihilistes de puissances illimités et du profit sans bornes. C’est ce délabrement généralisé qui laisse apparemment sans recours, et que les gauchismes diffus et plus ou moins dégénérés rationalisent en expliquant que le principe même d’identité serait oppressif. Issu eux-mêmes d’un effroyable bilan qu’ils sont incapables de regarder en face, ils s’enferment dans les apories idéologiques anomiques selon lesquelles il serait impossible de se définir sans exclure. Ils passent ainsi à la trappe tout l’héritage, spécifiquement occidental et notamment français, qui pourrait aider à l’élaboration pratique d’une identité commune. La réinvention de cette dernière est aujourd’hui un véritable enjeu, et en elle-même constitue déjà une libération : là où elle ne se pose pas, il y affrontement généralisé ou ordre indiscuté, qui cohabitent actuellement à travers le morcellement communautaire et l’injonction consumériste.

Ce malaise ne se dissipera pas avec le fin de la rumeur médiatico-politique qui agite temporairement le petit bocal des gens en vue : nous ne l’affronteront qu’en affirmant haut et fort ce que nous sommes, c’est-à-dire ce que nous voulons, et à lutter, partout, pour que chacun puisse faire de même.


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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 15:36

Après la loi sur les peines de sureté et  sur les peines plancher,  la loi sur la récidive ,même la Ligue des Droits de l'Homme s'inquiéte de la dérive française. Voilà ce qu'il dise:

« Imaginons un pays démocratique où l’institution judiciaire subit, en moins de 10 ans, environ 23 réformes (d’ampleur variable), et où une 24e réforme, bouleversant la procédure pénale se profile. Imaginons que dans ce même pays, les deux syndicats de magistrats soient vent debout contre le gouvernement, les avocats en rébellion, les personnels découragés. Imaginons que la Cour Européenne des droits de l’Homme considère que les magistrats du Parquet de ce pays ne méritent pas cette qualification car trop liés au pouvoir exécutif, lequel d’ailleurs ne se cache nullement pour donner les instructions qui lui plaisent et procéder aux nominations qui lui conviennent. Imaginons que ce pays, parmi les plus riches de la planète, ait un budget de la Justice si réduit qu’il se situe au 27e rang des pays membres de l’Union Européenne. Imaginons que les organes de contrôle européens comme les parlementaires de ce pays ne cessent, année après année, de dénoncer l’état scandaleux des prisons de ce pays et l’enfermement comme seule solution. Imaginons une opinion publique partagée entre un besoin sans cesse croissant de trouver « un responsable » à tout et un manque de confiance avéré dans l’institution judiciaire : Ce pays existe, c’est la France".Ligue des droits de L'homme



Encore une loi « fait divers « la loi sur la récidive

Vingt mois après l'adoption de la loi créant la rétention et la surveillance de sûreté, en 2008, qui permettent d'enfermer ou de contrôler d'anciens détenus criminels à l'issue de leur peine, l'Assemblée nationale s'apprête à en élargir le champ, lors de l'examen du projet de loi "tendant à amoindrir le risque de récidive", mardi 17 novembre.

Ce qui dit le Sénat de cette nouvelle loi.:



La notion de récidive légale est très précise : il faut, en matière délictuelle, une condamnation définitive suivie d'une nouvelle infraction identique à la précédente ou assimilable à celle-ci, commise dans les cinq ans suivant l'expiration ou la prescription de la peine. Le délinquant en état de récidive légale encourt alors le doublement des peines maximales inscrites dans le code pénal.

Les autres infractions commises après une condamnation définitive relèvent de la notion de réitération. Les réalités sont très différentes, ainsi, en 2005, 2,6 % des personnes condamnées en matière criminelle et 6,6 % des personnes condamnées en matière correctionnelle étaient des récidivistes au sens légal. En revanche, 30 % des personnes condamnées en 2005 avaient déjà fait l'objet d'une condamnation.

Le contraste est encore plus marqué pour les mineurs, entre un taux de 0,6 % de récidive mais de 55 % de réitération. La délinquance d'habitude reste donc préoccupante.

En outre, les juges ne relèvent pas systématiquement l'état de récidive légale, ne serait-ce que parce qu'ils l'ignorent. Il y a toutefois des progrès : moins de six mois s'écoulent désormais entre le prononcé de la condamnation et son inscription judiciaire.

Ces données permettent de prendre la mesure de la récidive et de comprendre la portée de ce projet de loi qui prolonge les lois du 12 décembre 2005 et du 5 mars 2007. Il innove en instaurant des peines minimales pour les récidivistes, à l'exemple d'autres États démocratiques. Pour les délits punissables de dix ans d'emprisonnement, le quantum moyen effectivement prononcé est d'un an et demi ; une peine plancher de quatre ans aura donc un effet dissuasif sur les délinquants d'habitude.

L'exigence constitutionnelle de la personnalisation de la sanction est respectée puisque le juge peut toujours adapter le mode d'exécution en décidant un sursis avec mise à l'épreuve, voire simple. En outre, il pourra, sous conditions, prononcer une peine inférieure minimale.

Le projet de loi ne met pas en cause les principes constitutionnels de la justice des mineurs. Il ne modifie pas l'âge de la majorité pénale et il maintient la spécialité des juridictions pour mineurs. Il ne fait qu'élargir les exceptions que le droit en vigueur admet d'ores et déjà à l'application de l'excuse de minorité pour les mineurs de seize à dix-huit ans.

Enfin, le projet de loi a utilement intégré des dispositions permettant la généralisation de l'injonction de soins en particulier dans le cas des condamnés pour des infractions à caractère sexuel. Il faut souligner, en outre, que le juge de l'application des peines pourra toujours s'opposer à l'injonction de soins.

Ce projet de loi répond à une nécessité. Il peut exercer un effet dissuasif et ne met en cause aucun des grands principes de notre droit. Il semble néanmoins que l'effort pour lutter contre la récidive doit connaître deux prolongements indispensables. D'abord, par la mise en oeuvre des moyens humains et financiers nécessaires au suivi médical des personnes condamnées. Ensuite par l'exécution effective des décisions de justice qui constitue le meilleur moyen de lutte contre le sentiment d'impunité.

 

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