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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 15:55
Habitantes  et habitants du Diois,les militants libertaires de la plaine
du valentinois sont devant une volonté de destruction du service postal écrit.
Après les diverses lois sécuritaires de surveillances du courrier électroniques
il devient de plus en plus un acte militant d'écrire une lettre écrite.
Dans la haute vallée de la Drôme , nous sommes actuellement en pleine

réorganisation du travail concernant la distribution du courrier de la
Poste ; concrètement cela se traduit par 3 suppressions de tournées de
facteurs , une dans chaque commune à Die , à Luc en Diois et à Chatillon
en Diois avec une forte compression du temps de travail mais la durée
hebdomadaire pour chaque agent est tout de même de 38h10 avec 2 jours de
repos de cycle toutes les quatre semaines . Concrètement , cela nous
fera rentrer de tournée vers 14h30 avec un risque , si le volume de
courrier est important comme cela arrive fréquemment du jeudi au samedi
inclus , que le courrier ne puisse repartir le jour même mais seulement
le lendemain ; ce qui signifie que les dysfonctionnemnets divers (
fausses directions , retards d' acheminement , encombrements dans les
centres de tri ) risquent de se multiplier comme ceux que l' on peut
observer à la SNCF par exemple . Cette nouvelle organisation sera mise
en place à partir du 29 mars 2011 mais tous les ans , il est prévu de
nouvelles modifications afin de s' adapter à l' automatisation
grandissante via les raccordements postaux contractualisés avec les
particuliers ( implantation de boîtes normalisées en limite de propriété
voire de batterie de boîtes - boîtes CIDEX - ) et avec les communes (
obligation de noms de rues et de numérotation des maisons ) ; après
relances successives par courrier , la Poste serait prête , au cas où la
normalisation ne serait pas assez rapide , à ne plus distribuer le
courrier et à pousser jusqu' au Tribunal Administratif ; la Poste est
aussi contrainte de s' adapter à une baisse du volume papier suite à l'
augmentation du courrier électronique . Devenue une entreprise privée
depuis le 1 er janvier 2011 , la Poste-Courrier subit aussi les
pressions de ses actionnaires ( qu' ils soient publiques comme la Caisse
des Dépôts et Consignations ne change absolument rien ) ainsi que celles
des concurrents ( même si ces derniers sont moins nombreux que prévus -
Adrexo , DHL , - , la crise de 2008 étant passée par là pour éliminer
les canards boiteux - Alternativ Post- ) pour augmenter considérablement
la productivité au risque d' une augmentation des souffrances physiques
et psycho-sociale de ses agents répartis encore à 50% entre les
fonctionnaires et les contrats privés . D' ici 2016 , la Poste a déjà
programmé la disparition de la moitié des tournées actuellement
existantes ( 70000 ) ainsi qu' une forte diminution du nombre de
fonctionnaires .
Philippe MICHEL

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 09:17

Dans le centre d’Athènes, à l’intérieur du bâtiment de la Faculté de droit (rue Solonos), la grève de la faim des 250 immigrants travailleurs a commencée depuis lundi 25 Janvier 2011. De la même manière, 50 immigrants-travailleurs en grève de la faim à l’intérieur du Centre du travail de Thessalonique réclament l’évidence: la régularisation inconditionnelle de tous les immigrés qui vivent et travaillent en Grèce.

Depuis les premières heures de cette grève de la faim massive et coordonnée, l’Etat déchaine sa frénésie contre cette lutte sociale autogérée sans précédent. Unis, les larbins du gouvernement, les informateurs des mass medias et toutes sortes de fascistes demandent l’évacuation des grévistes de la faim du bâtiment  de la Faculté de droit, tout en menaçant de violer l’asile universitaire par l’invasion des forces de répression de la « junte » démocratique.

La guerre de communication de la propagande de l’Etat est toujours aussi vulgaire et implacable: au moment où 300 immigrants en lutte risquent leur vie pour l’égalité sociale et la justice, pour être égaux en droits du travail, mais aussi en obligations, ces hypocrites au pouvoir parlent de «légitimité démocratique» et menacent de violer l’asile universitaire. Ce sont les seuls responsables de la paupérisation du peuple grec, qui ont envoyés des armées d’occupation dans le pays d’origine de millions d’immigrés-réfugiés, ceux qui coupent les retraites, les salaires, et ont menés de larges pans de la société au chômage, condamnant à la misère et la pauvreté les habitants locaux et les immigrants; ceux qui pratiquent le «diviser pour mieux régner », accompagné d’un «cannibalisme social” sans merci, ceux qui construisent un nouveau mur de la honte à Evros, et sont responsables de l’assassinat silencieux de milliers de nos semblables à la frontière sud-est de l’Union européenne.

Au cours de ces heures cruciales, l’État grec tente de manipuler l’«opinion publique» pour légitimer une opération de type militaire contre les 300 grévistes de la faim. Ainsi, ce qui est maintenant plus que nécessaires est la propagation maximum de la vérité, ainsi que la mobilisation de tous les moyens de contre-information des mouvements sociaux et politiques au niveau international, pour empêcher que cela arrive.

Nous appelons toutes les collectivités et les groupes, tous les réseaux et les particuliers, à contribuer directement, et comme ils le peuvent, à la lutte solidaire de la défense des droits des immigrants-travailleurs, leur régularisation inconditionnelle, et la résistance contre le monstrueux appareil d’État grec et les patrons, qui calomnient leur juste lutte et organisent sa violente répression.

 

La lutte des 300 grévistes de la faim est notre lutte!
La solidarité est notre arme!

 

27 janvier 2011

 

voir le texte de l'Assemblée des réfugié.e.s en grève de la faim ici

 

source: contrainfo.espiv.net

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 05:37
Comme disaient les camarades de sud rail grève des usagers pour faire plier la SNCF
http://mediascitoyensdioisdebats.blogspot.com 
Comité de Ligne : la SNCF ne joue pas le jeu...
Comités de ligne : la SNCF contourne la démocratie participative
Le 1er comité de ligne de TER de l'Ouest lyonnais, qui se tenait le 2 février dernier, n'a pas donné lieu au débat espéré. Selon les élus régionaux écologistes, la SNCF n'aurait pas joué le jeu de la démocratie participative. Jean-Charles Kohlhaas, conseiller régional Europe Ecologie-Les Verts et président de la commission transports du Conseil Régional raconte que "dix minutes avant le début de la réunion, la SNCF n'a pas voulu monter à la tribune, en expliquant qu'elle ne répondrait qu'aux questions". Or, une convention signée en 2007 entre la Région et la SNCF dispose que "la SNCF est associée à la Région dans le dispositif de concertation […], elle contribue à l'élaboration et à la préparation des comités de ligne et y participe".
Préalablement à la réunion du 2 février, la SNCF se serait contentée de ne donner que quelques données partielles à la Région, qui ne disposait donc pas de statistiques complets de fréquentation, ponctualité et annulations de trains. Pourtant, comme le souligne Jean-Charles Kohlhaas, "les chiffres sont catastrophiques, les annulations ont été multipliées par dix dans l'Ouest lyonnais en 2010". Selon le conseiller régional, c'est à l'éxécutif régional de réagir au manque de coopération de la SNCF.
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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 09:25

Du livret ouvrier du XIXème

Le livret d'ouvrier fait sa première apparition le 17 août 1781, sous la pression des corporations et de la police. C'est un petit cahier qui identifie l'ouvrier, enregistre ses sorties et ses entrées chez ses maîtres successifs lors de son tour de France. A l'époque, ce livret doit être paraphé selon les villes par un commissaire de police ou par le maire ou l’un de ses adjoints. Le premier feuillet porte le sceau de la municipalité, et contient le nom et le prénom de l’ouvrier, son âge, le lieu de sa naissance, son signalement, la désignation de sa profession et le nom du maître chez lequel il travaille.

L’ouvrier est tenu de faire viser son dernier congé par le maire ou son adjoint, et de faire indiquer le lieu où il propose de se rendre. Tout ouvrier qui voyage sans être muni d’un livret ainsi visé est réputé vagabond, et peut être arrêté et puni comme tel. Le livret est supprimé sous la révolution et rétabli par le premier consul en 1803 (loi du 22 germinal an XI <12 mars 1803> et arrêté du 9 frimaire an XII <1er décembre 1803>) afin de « domestiquer le nomadisme des ouvriers » [1].

Le livret d'ouvrier comporte aussi un rappel de l'interdiction des coalitions d'ouvriers. Le patron garde le livret pendant tout le temps où l'ouvrier travaille chez lui. L'ouvrier ne peut donc pas partir quand il le souhaite. Toutefois, à partir de 1854, le livret est laissé aux mains de l'ouvrier (loi du 22 juin 1854).

Le délit de coalition est aboli le 25 mai 1864 par la loi Ollivier, mais le livret d'ouvrier est obligatoire jusqu'en 1890, et certains seront encore délivrés en 1908. [2].

 

au « livret personnel de compétences » duXXIème siècle, du berceau au tombeau.

Le livret ouvrier du XIXème siècle et son successeur du XXIème ont deux
points communs : assurer un contrôle social et limiter les salaires
versés. Mais dans le premier cas, il s’agissait pour éviter les troubles
sociaux de limiter le nomadisme et, dans un contexte de pénurie de main
d’œuvre, d’empêcher le départ des ouvriers vers d’autres employeurs alors
qu’actuellement, il s’agit au contraire de favoriser la mobilité
professionnelle et géographique de la main d’œuvre que l’on met en
concurrence. Le rêve ancien des employeurs – savoir qui ils embauchent et
pouvoir ne choisir que ceux qui sont à la fois dociles et imaginatifs,
costaux et minutieux… — est en train de se réaliser.

Passée presqu’inaperçue, la loi n° 2009-1437 du 24 novembre 2009 relative
à l’ « orientation et à la formation tout au long de la vie » a modifié le
Code de l’éducation et le Code du travail en reliant les deux.

La loi institue pour les élèves un « livret de compétences », expérimental
jusqu’en 2012. La même loi (nouvel article L.6315-2 du Code du travail)
institue, avec une dénomination standard européenne mais un contenu
strictement identique le « passeport orientation et formation ».

Ainsi renommé et prolongé pour la vie, le « livret de compétences » sera
utilisé pour l’embauche et la carrière : il est remis un modèle de ce «
passeport » « à toute personne ». Le lien avec l’embauche relève de la
rédaction, retorse, du nouvel article L.6315-1 du Code du travail : «
L’employeur ne peut exiger du salarié qui répond à une offre d’embauche
qu’il lui présente son passeport orientation et formation. Est illicite le
fait de refuser l’embauche d’un salarié en raison de son refus ou de son
impossibilité de présenter son passeport orientation et formation ».

Sa « mise en œuvre » à travers les négociations professionnelles sur les
plans de formation est prévue par le nouvel article L.2241-6 du code du
travail.

Par ailleurs il apparaît bien que pour les employeurs, les fameuses «
compétences » sont une denrée périssable, puisque le nouvel article
L.6321-1 du code du travail prévoit que les entreprises de plus de
cinquante salariés devront obligatoirement faire passer un « entretien
professionnel » à tous les salariés « dans l’année qui suit leur
quarante-cinquième anniversaire » et qu’à cette occasion, les salariés en
question auront « accès à un bilan de compétences »….

Comment en est on arrivé là ?

[...]

Lire la suite de cet article en le téléchargeant :

http://retraitbaseeleves.files.wordpress.com/2010/07/du-marche-du-travail-au-marche-des-travailleursv2.pdf

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 09:50

 

Propos recueillis le 4 février par le collectif Lieux Communs à retrouver ici.


Depuis le soulèvement populaire de décembre-janvier en Tunisie, l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens (UGTT), la principale organisation stalinienne qui a toujours eu un rôle central dans le gouvernement du pays, cherche sérieusement à accéder au pouvoir en récupérant le mouvement à son profit. Quelles sont les inévitables rivalités de clans qui se déroulent en son sein et y a-t-il une lutte interne entre la base et l’appareil ? Existe-t-il une frange dissidente qui serait capable de rompre vraiment avec la direction et son idéologie mortifère ?

L’UGTT est le seul organisme syndical reconnu en Tunisie et il a participé directement à la construction de l’Etat tunisien : beaucoup de ses cadres ont été des responsables et des ministres dans les différents gouvernements du Pays depuis des décennies. Sa direction a été toujours un allié du pouvoir et a presque systématiquement soutenu ses choix économiques et sociaux. Son histoire est marquée par une trahison totale des aspirations des masses, qu’il s’agisse du soulèvement de Ksar Hellal en 1977-78 ou plus récemment de celui de la région minière de Gafsa en 2008 ou, bien entendu, de l’insurrection général contre le despotisme de Ben Ali.

Mais à partir du moment où cette direction a compris que Ben Ali était sur le point de tomber, elle a retourné son discours et a même appelé à la grève générale qui avait été déjà décidée et appliquée par les citoyens (l’information fut transmise par internet et des réseaux sociaux). Les staliniens ont alors compris que la direction de l’UGTT était dans l’embarras et ils ont sauté sur l’occasion pour transformer le cadre organisationnel comme marchepied pour le pouvoir. Donc on peut dire que les intérêts ont convergé : la direction pour cacher leur trahison et les staliniens pour profiter du cadre de l’UGTT dans une visée conspiratrice.

La lutte entre les différents clans du « Front du 14 janvier » a déjà commencé : par exemple, les nationalistes arabes ont attiré l’attention au fait que les chaînes de télévision n’ont permis qu’aux gauchistes de s’exprimer... Au fur et à mesure les militants de base découvrent les visées des soi-disant leaders du mouvement qui ont par exemple récemment déclaré qu’ils étaient pour un régime parlementaire tout en exigeant un gouvernement populaire, ce qui dévoile un double discours total. Et dans le même temps tout le monde assiste à l’intégration des mouvements gauchistes dans le système... On va donc assister à des divisions au sein même de ces formations. Car il faut dire que le soulèvement populaire a franchi un pas vers la rupture avec le système ancien y compris le spectacle politique (pouvoir et opposants) auquel nous somme conviés.

Nous pensons que les idéologies gauchistes et intégristes ont perdu du terrain dans les têtes et qu’il incombe à chacun qui en est conscient de participer à leur faillite totale. D’ailleurs les gauchistes du 14 janvier nous ont interpellé pour nous demander les causes de notre refus d’adhérer à ce front : c’est un signe évident de faiblesse. Nous constatons qu’ils veulent éviter toute critique fondée d’où qu’elle vienne.

On constate que cette vie politique tunisienne post-insurrection est monopolisée par des organisations politiques qui allient toutes selon des proportions variables des doses de nationalisme arabe, de baasisme, de gauchisme et d’islamisme... Pourquoi de tels mélanges baroques ? Leurs compromis avec l’intégrisme particulièrement est-il de l’opportunisme ou un reste d’empreinte religieuse traditionnelle ?

Les intégristes ont adopté le jargon gauchiste et les gauchistes se veulent les champions de la défense d’une identité pure sachant que l’identité arabe a comme base l’Islam : car il ne faut pas oublier que c’est à travers l’Islam qu’on est devenu arabes... Il n’y a pas vraiment de compromis entre les gauchistes et les intégristes mais ce sont deux aspects d’une même idéologie qui se base sur une référence unique et qui s’attache à des guides, qu’il s’agisse de Syed Kotb pour les intégristes [premier théoricien islamiste des Frères Musulmans, exécuté en 1966] ou de Trotsky, Lénine, Staline, ou Che Guevara pour les autres... Nous sommes une société qui n’a pas rompu avec l’idée du leader et du guide spirituel...

Mais comme je l’ai remarqué, le soulèvement actuel est un pas vers la rupture avec ces idéologies, dans la population en tous cas et c’est ce qui est important. D’ailleurs la majorité des tunisiens sont convaincus que « notre révolution est celle du peuple et on ne veut pas qu’elle soit récupérée par qui que ce soit » et parmi les slogans du soulèvement, il y a : « Ni cellules destouriennes, ni partis politiques, c’est la révolution des jeunes ».

Oui, mais les révolutions ont souvent accouchés de régimes plus ou moins autoritaires, issus de la réaction ou des rangs mêmes des insurgés. Quelle sont les chances pour l’UGTT de récupérer effectivement le mouvement et de prendre véritablement la tête du pays ? Et quel serait le régime mis en place si ils y arrivent effectivement ?

Maintenant que le front du 14 janvier a bien su utiliser le cadre de l’UGTT, il n’en a plus besoin. D’ailleurs, et dans le cadre de l’ouverture politique, un autre syndicat va être créé. L’UGTT est donc une organisation agonisante. Quant à la récupération, c’est la bourgeoisie qui est mieux placée pour la réaliser car en mettant fin à l’économie mafieuse de Ben Ali et sa famille qui gênait même les investisseurs étrangers, de nouveaux investisseurs vont arriver, et surtout dans les régions dites « non développées ». C’est d’ailleurs le programme même des staliniens ! Pour eux la solution au chômage, c’est la croissance et le développement !!! Dans leur programme économique on lit : axer sur l’industrie lourde, utilisation des techniques les plus avancées dans le domaine de l’agriculture y compris pesticides et semences à haut rendement (qui sont évidemment sous la main des cartels des semences !!! ). Dans l’hypothèse d’une récupération stalinienne et baasiste du mouvement, à laquelle je ne crois pas, on assisterait à la mise en place d’un pouvoir totalitaire, sanguinaire et bureaucratique qui ajouterait aux ingrédients staliniens d’autres nationalistes chauvins. Disons que ça serait inspiré autant d’Hitler que de Staline... Il ne faut pas se faire d’illusions.

Parallèlement aux manœuvres pour instrumentaliser le mouvement à des fins politiciennes, il y a un peu partout dans le pays des luttes informelles. Sur quelles bases (sociales, régionales, revendicatives, idéologiques,...) les gens se regroupent-ils ? Comment s’organisent-ils et cherchent-ils à créer de nouvelles organisations réellement populaires et non-bureaucratiques ?

Même si le soulèvement a perdu de sa force et son envergure insurrectionnelle, des luttes persistent encore dans les régions. Elles prennent la forme de revendications sociales générales, soutiennent l’exigence d’évincer certains responsables corrompus, veulent régler certaines questions relatives à des abus de l’ancien régime, etc. Ce mouvement a touché toutes les composantes de la société.

Pour l’instant, quelques organisations se sont constituées, telles que des associations de défense des chômeurs. Ce n’est pas un hasard : c’était le point de départ du soulèvement, et il est loin d’être réglé.

Justement, les revendications que formulent les tunisiens sont à la fois sociales et politiques et pourraient se retrouver dans la volonté d’instauration d’une démocratie directe que combat à dessein les grandes magouilles politiciennes liées aux intérêts internationaux. Du côté du peuple tunisien, dans sa diversité et ses contradictions, quels sont les réflexes et les mentalités qui s’opposent à une réelle égalité entre tous ?

Quand on affirme qu’il s’agit seulement d’un soulèvement, et non d’une révolution, cela veut dire qu’on n’est pas arrivé à formuler des exigences claires pour une vraie démocratie, qui ne peut être que directe. Ce qui s’oppose à cela, c’est d’abord l’idée de l’assistance des institutions de l’Etat, qui sont toujours très présentes : les gens ont peur de l’inconnu. Il faut dire aussi que le despotisme de Ben Ali, la faillite des courants marxiste-léninistes ou arabisants et l’apathie politique qu’a connu notre société n’ont pas favorisé un climat d’échange de points de vue... Au contraire, tout ça a plutôt favorisé tous les discours réactionnaires et totalitaires. En l’absence d’une pratique politique démocratique, qui soutient et qui se nourrit d’une quête d’une pensée libre, les soi-disant intellectuels se sont repliés sur leurs idéologies sclérosées. Mais le soulèvement populaire a ouvert une brèche qui pourrait permettre le dépassement de cette situation. Bien sûr tout dépend de l’effort que les vrai partisans d’une démocratie radicale vont apporter à son élaboration.

Le soulèvement tunisien a des effets sensibles dans tout le monde arabe, et les événements actuels en Egypte sont très gros de risques géopolitiques. Comment les tunisiens vivent-ils ce qui se passe là-bas ? Quelles perspectives y voyez-vous vous-même ?

Nous pensons bien entendu que le soulèvement a eu des répercussions directes sur les pays du Maghreb voire sur tous les pays arabes. Mais cela peut aussi avoir des implications sur l’Europe car tout le monde surveille de loin ou de près ce qui se passe en Tunisie, en Egypte, au Yémen, en Albanie…. Mais le mot d’ordre « dégage ! », qui est repris un peu partout, ne nous suffira pas dans un combat contre toute forme de despotisme dure et douce...

Quant aux risques géopolitiques : la seule source de peur pour nous les tunisiens, c’est l’intervention de Khadhafi ou l’intervention directe des troupes étrangères. Mais ceci est quand même improbable du fait de l’implication des grandes puissances dans d’autres régions du monde.

Dernière question : dans le contexte dans lequel vous êtes, que faites-vous, quelle parole portez-vous ? Et que peuvent faire les gens à travers le monde et particulièrement en Europe pour vous aider dans votre combat ?

Nous pensons que le combat actuel doit se faire sur deux plans : théorique et pratique. C’est-à-dire d’une part clarifier nos positions et provoquer la discussion autour des questions réelles, telles que le chômage, le travail, le mode de vie, la démocratie, etc. et d’autre part aider à l’émergence et au maintien de formes d’organisation et d’expression autonomes.

Toute forme de soutien est la bienvenue, et quelque soit sa forme. Mais l’essentiel, c’est de transformer ce soulèvement en un mouvement universel de telle sorte qu’il puisse être considéré, aussi, comme le vôtre.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 12:48
Interview avec un anarcho-communiste sur la Place de la Liberté au Caire

Peux-tu, s'il te plaît, nous dire qui tu es et à quel mouvement tu
appartiens ?

Je suis Nidal Tahrir de Black Flag, un petit groupe d'anarcho-
communistes en Egypte.

Le monde regarde l'Egypte et est solidaire des événements. Cependant,
à cause de la coupure du réseau Internet, les informations sont très
dures à trouver. Peut-tu nous dire quels événements ont eu lieu la
semaine passée en Egypte. Quels sont les perspectives en vue?

La situation est à cet instant vraiment crucial en Egypte. Cela avait
commencé par une invitation à une journée de contestation contre le
régime de Mubarak le 25 janvier. Personne ne s'attendait à une
invitation pour une journée de contestation, de la part d'un groupe
Facebook, pas vraiment organisée et appelée "Nous sommes tous Khalid
Said" (Khalid Said était un jeune égyptien qui a été tué par la
police de Mubarak l'été passé à Alexandrie), c'était le mardi où tout
a commencé, l'étincelle qui a mis le feu à tout le reste. Ce mardi,
il ya eu des grandes manifestations dans la rue de toute les villes
égyptiennes, le mercredi le massacre a commencé. Il a commencé
lorsque se finnissait le sit-in sur la place Tahir, très tard dans la
nuit de mardi et a continué lors des jours suivants, spécialement à
Suez. Suez a une valeur toute particulière pour le coeur des
égyptien. Il a été le centre de la résistance contre les sionnistes
en 1956 et 1967 dans le même district. Celui-ci a combattu les
troupes de Sharon dans la guerre israélo-palestienne. La police de
Mubarak a perpétré un massacre - 4 personnes ont été tué, 100
bléssés, avec des gaz lacrimogène, des balles en caoutchouc, et des
lances projetant une substance jaune, peut-être du gaz moutarde.
Vendredi a été appelé le Jumu'ah de la rage - Jumu'ah est le nom
arabe de vendredi. C'est la fin de semaine national en Egypte, dans
beaucoup d'autres pays musulmans aussi. C'est un jour sacré de
l'Islam parce les grandes prières ont lieu ce jour, appelées les
prières de Jumu'ah. Il était planifié d'aller aux manifestations
après les prières, à midi, mais la police a essayé d'arrêter ces
marches avec toute sa puissance et sa violence. Il y a eu pas mal
d'accorchages au Caire (dans le centre-ville, à Mattareyaf, dans
l'Est du Caire), dans toute l'Egypte, spécialement à Suez,
Alexandrie, Mahalla (dans le delta du Nil, un des centres des classes
laborieuses). En plein soleil de midi, le peuple a marché au Caire en
direction du centre-ville, pour se rendre à un sit-in sur la place
Tahir, pour demander la fin du régime de Mubarak, en chantant le
slogan "Le peuple demande la fin du régime". En fin d'après-midi,
vers 17h, Mubarak a déclaré un couvre-feu et a déployé l'armée dans
les villes égyptiennes. Le couvre-feu a été suivi d'un plan planifié
par la police, pour laisser des criminels et voyous appelés
Baltagayyah s'échapper. Le plan planifié par la police par le biais
d'évasion de criminels dans de nombreuses prisons égyptiennes avaient
pour objectif d'effrayer le peuple en Egypte. Pas de police, les
troupes armées ne pouvaient contrôler les rue, les gens étaient
effrayés. Cela a été suivie par une série de nouvelles sur la
télévision égyptienne, les radio, les journaux à propos de pillages
dans de nombreuses villes et de tirs sur des personnes. Les gens ont
organisé des "comités populaires" pour sécurisé chaque rue. Ces
heurts ont été organisés par le régime pour faire peur sur la base de
l'instabilité du pays à la population, mais c'est aussi grâce à ces
troubles que nous avons pu commencer à construire les conseils
d'ouvriers.

Depuis Mercredi, il y a eu des affrontements entre les pros et antis-
Mubarak. Est-ce que cela a été décrit correctement? Qui sont ces
"supporters de Mubarak"? Quel impact a eu ces affrontements sur
l'attitue de classe laborieuse égyptienne?

C'est absolument faux de présenter ces affrontements comme des
affrontements entre pros et antis.mubarak. Les pros-Mubarak étaient
constitués en majorité par des Baltagayyah et la police secréte, dans
le but d'attaquer les contestataires sur la place Tahir. Cela a
uniquement commencé après le discours de Mubarak hier, après celui
d'Obama. Personnellement, je pense que Mubarak a sentit le ciel lui
tombé sur la tête et son sang n'a fait qu'un tour. Il se sent comme
Nero et veut brûler l'Egypte ave de la quitter, essayer de faire
croire aux gens qu'il était un facteur de stabilité, de sûreté et de
sécurité. Dans ce sens, il a réellement réussit à progresser - une
sainte alliance national a été formé contre les Tahrites (les
contestataires de la place Tahir) and la "commune de la place Tahir".
Bon nombre de gens, spécialement ceux de la classe moyenne, ont
affirmé qu'il fallait mettre fin aux manifestations à cause du risque
de voir l'Egypte brûlé, la famine commencé, mais évidemment tout cela
n'est pas vrai - c'est largement exagéré. Chaque révolution a ses
difficultés et Mubarak use de la peur et de la terreur pour rester
plus longtemps au pouvoir. Personnellement, je dis que les
contestataures prennent leurs responsabilités concernant la situation
et que Mubarak doit partir, il le doit parce qu'il est dans
l'incapacité de négocier dans la situation actuelle.

Que pense-tu qu'il va se passer la semaine prochaine? Combien la
position qu'a pris les Etats-Unis affecte la situation actuelle?

Personne ne peut prédire ce qu'il va se passer la semaine prochaine.
Mubarak est un idiot tétu et les médias égyptiens font la plus grosse
campagne médiatique de leur histoire pour décritibiliser les
prochaines protestations prévue le vendredi 4 février. Nous appelons
à une nouvelle marche d'un million de personne à Tahir, appelé le
"Jumu'ah du salut". La position qu'a pris le gouvernement des Etats-
Unis l'affecte plus que les manifestations. Mubarak est un traître,
capable de tuer tout le peuple, mais il ne peut pas dire non à son
maître.

Quel en est la participation de la lutte de classe anarchiste? Qui
sont vos alliés?

L'Anarchisme en Egypte n'est pas une grande tendance. On peut trouver
quelques anarchistes mais pas encore de grande tendance. Les
anarchistes en Egypte ont join les contestataires et les commités
populaire pour défendre les rues des voyous. Les anarchistes
égyptiens ont un certain espoir dans ces conseils. Les alliés
anarchistes en Egypte sont les marxistes, évidemment. Nous avons
actuellement un débat idéologique - toute la Gauche appelle à l'unité
et à soutenir toute les choses possibles. Les anarchistes en Egypte
sont une part de la Gauche égyptienne.

Quelles formes de solidarité peut-on construire entre les
révolutionnaires en Egypte et les révolutionnaire de "l'Ouest"? Que
peuvent-ils faire immédiatement et dans le long terme?

L'obstacle le plus difficile pour les révolutionnaires égyptiens est
la coupure des moyens de communication. Les révolutionnaires de
l'Ouest doivent mettre la pression sur leur gouvernement pour
empêcher le régime égyptien de le faire. Pour le moment, personne ne
peut dire ce qu'il va arriver dans le long terme. Si la révolution
est un succès, les révolutionnaires de l'Occident devront faire
preuve de solidarité avec leurs camarades égyptiens contre le risque
d'agression des Etats-Unis et d'Israël. Si la révolution est défaite,
ce sera le massacre de tous les révolutionnaires égyptiens.

Quelles seront les principales tâches, une fois que Mubarak sera
partie? Y a-t-il déjà des plannifications au niveau de la rue? Que
proposent les révolutionnaires anti-capitalistes?

Les principales tâches actuelles, autour des demandes de la rue, sont
une nouvelle constitution, un gouvernement provisional et des
nouvelles élections. Il y a beaucoup de planification à ce sujet par
de nombreux courants politiques, en particuliers les Frères
Musulmans. Les révolutionnaires anti-capitalistes ne sont pas très
nombreux au Caire - les communistes, la Gauche démocratiques et les
troskystes ont revendiqués les mêmes demandes concernant la
constitution et de nouvelles élections, mais pour nous en tant
qu'anarchistes - anti-capitalistes et anti-étatique aussi - nous
allons essayer de faire en sorte que les comités qui ont été formés
pour protéger et sécuriser les ruse, deviennent plus fort et de les
transformer par la suire en véritables conseils populaires.

Que veut-tu dire aux révolutionnaires à l'étranger?

Cher.ère.s camarades du monde entier, nous avons besoin de votre
solidarité, d'une large campagne de solidarité et la révolution
égyptienne gagnera!

Audio Interview: http://electricrnb.podomatic.com/entry/
2011-02-03T00_56_54-08_00?x

Interview edited by Anarkismo.net

Interview traduit de l'anglais au français par l'Organisation
Socialiste Libertaire



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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 17:45

 

 

 

 

Egypte] Le mouvement ouvrier indépendant s’organise

Création du Comité Constituant de la Fédération Indépendante des Syndicats d’Egypte

 

(extraits principaux de la déclaration)

 

Lesouvriers et employéségyptiensont mené de longscombats etont participé,particulièrementces quatredernières années,à desmouvementsdeprotestationrécurrents d'unemanièresans précédentdansl'histoireégyptiennemoderne – pour défendreleursdroitslégitimes.En dépitde l’absence dunsyndicat indépendantorganisé ce dont ils ont été privés pendantde longuesdécennies– ils ont été capables d’attirerde leur côté des secteurs sociaux les plus larges et de gagner une grande sympathie dans la société égyptienne et les mouvements ouvriers et les syndicats.

Les travailleurs se sont battus pour le droit au travail contre le démon de chômage – qui hante la jeunesse égyptienne – et ont réclaméun salaire minimum justequigarantisseun niveau de vie convenablepour tous les salariés. Ilsont mené de grandesbataillespour leursdroitsdémocratiquesà la libre association dans dessyndicatsindépendants.

Cette lutte menée par les travailleurs a ouvert la voie en Egypte à la révolution du peuple actuelle... Par conséquent, les ouvriers et employés égyptiens refusent que la “gouvernementale” Fédération générale des syndicats les représente et parle en leur nom. Cette fédération qui les privait de leurs droits et refusaient leurs revendications et qui a publié récemment une infâme déclaration, le 27 janvier, annonçant qu’elle fera tout son possible pour contenir tout mouvement de protestation des travailleurs au cours de ces journées.

C’est pourquoi, des syndicats et organisations indépendantes - le syndicat des employés des impôts fonciers, le syndicat des techniciens de la santé, celui des employés, l’association indépendante des enseignants, ainsi que plusieurs groupes indépendants d’ouvriers de l’industrie, représentants de différentes entreprises, constatant qu’il était impossible de rester les bras croisées, ont déclaré la fondation d’une Fédération des Syndicats Indépendants d’Égypte et la création d’un Comité Constituant en date d’aujourd’hui, le 30 janvier 2011, qui a pris les décisions suivantes :
Afin que soient obtenues les exigences de la Révolution du peuple et de la jeunesse égyptien proclamée le 25 janvier, nous soulignons ce qui suit :

1. Le droit au travail pour le peuple égyptien – qui est droit fondamental que l'État doit garantir et qui faute d’être respecté, doit ouvrir sur le droit à des prestations pour tous les chômeurs.

2. Un salaire minimum de 1200 livres égyptiennes [150 euros], avec des hausses de salaires indexées annuellement sur la hausse des prix, tout en accordant le droit pour tous les travailleurs à des primes et des indemnités appropriées à la nature des emplois et en particulier le droit à des compensations adéquates pour les dommages qui peuvent survenir en raison de l'environnement du travail et des risques.
Le salaire maximum ne doit pas dépasser dix fois le salaire minimum.

3. Tous les Egyptiens ont le droit à une protection sociale juste, y compris les droits à la santé, au logement et à l'éducation, « la garantie d’une éducation gratuite avec des programmes développés en fonction de l’évolution scientifique et technologique» et le droit des retraités à une pension décent avec la prise en compte de tous les bonus et primes.

4. Le droit pour tous les travailleurs, les employés et les salariés de s'associer dans des syndicats indépendants où ils décident eux-mêmes de leurs règles et qui soient l’expression de leur volonté et la suppression de toutes les restrictions légales à l'exercice de ce droit.

5. La libération de toutes les personnes détenues depuis le 25 janvier.

Le Comité Constituant de la Fédération des Syndicats Indépendants d’ Égypte appelle tous les travailleurs égyptiens à former des comités populaires dans les installations de proximité et les sites pour défendre les infrastructures, les travailleurs et les citoyens dans cette situation critique. Ces comités organiseront aussi la protestation et les grèves dans les lieux de travail.

Le Comité Constituant fait appel à tous les travailleur en Egypte à participer à ces mouvements afin d’obtenir la satisfaction des exigences du peuple égyptien, à l'exception des installations vitales d'importance stratégique en raison de la situation actuelle.

 

La Fédération des Syndicats Indépendants d’Égypte

Le “Comité Constituant”

Le 30 décembre 2010

 

[Traduction rapide : OCLibertaire]

 

 


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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 07:53
Lien vers le site du collectif http://www.360etmemeplus.org

 

« Frotter, toujours frotter, c’est fini, il faut payer »
Mogniss H. Abdallah

Le 7 mars 2002, des femmes de chambre d’Arcade, sous-traitant du groupe hôtelier Accor, se lancent dans une grève illimitée. D’habitude réputée pour leur absence de « culture salariale », des « mamas » africaines en boubous donnent le tournis en jonglant avec des chiffres et en faisant valoir leurs revendications : baisse des cadences de travail, paiement de toutes les heures effectuées, alignement sur les salaires des autres femmes de ménage du groupe. Une lutte qui s’avère formatrice sur le long terme et ouvre la voie au combat général contre le travail à temps partiel forcé, le sale boulot « racialisé » et le travail en miettes.

À peine les voyageurs descendus du train, des équipes montent avec sacs poubelles, balais et serpillières dans les wagons pour les nettoyer avec dextérité. Il en va de même chaque jour dans les bureaux après le départ des employés, ainsi que dans les hôtels où les clients ne croisent les femmes de ménage que furtivement. Un évitement organisé qui semble fait pour rendre ces travailleurs «  invisibles ». C’est souvent à l’occasion d’une grève «  improbable » que le grand public découvre leur existence individuelle ou collective, et qu’ils font (re)découvrir leurs exécrables conditions de travail. Ce fut le cas pour les éboueurs africains à Paris en mai 1968, en pleine bourrasque étudiante, ou encore pour les nettoyeurs du métro à la fin des années soixante-dix, en pleine campagne pour la « revalorisation du travail manuel » : le gouvernement envisageait alors de substituer des travailleurs français aux immigrés et a tenté une requalification toute sémantique des postes de travail : le balayeur se métamorphosait ainsi en « technicien de surface ». Dans les années 2000, des mouvements de grève atypique que des femmes de ménage vont faire parler d’elles, et révéler la féminisation accrue de ce secteur du nettoyage [1].

Le 7 mars 2002, des femmes de chambre d’Arcade, sous-traitant du groupe hôtelier Accor, se lancent dans une grève illimitée. D’habitude réputée pour leur absence de « culture salariale », des « mamas » africaines en boubous donnent le tournis en jonglant avec des chiffres et force détails relatifs à leur exploitation. « On sait quand on commence, jamais quand on finit ! » « On n’a pas de salaire fixe, on ne sait pas combien on gagne à la fin du mois, parce qu’un jour c’est 6 heures, un autre c’est 3 heures Et il n’y a pas de jours fixes », s’insurgent-elles, exigeant pêle-mêle le paiement immédiat des heures réellement travaillées, les primes dues qui manquent sur les fiches de paie, une baisse des cadences, un local, etc. Estimant qu’elles effectuent un plein temps «  caché », elles réclament d’être payées 8 heures par jour, soit l’équivalent d’un temps mensuel plein.

Revendications moins anecdotiques qu’il n’y paraît. En effet, outre le temps partiel contraint qui caractérise de plus en plus le travail des femmes en général, elles subissent de plein fouet une gestion fort pernicieuse des variations d’activité dans l’hôtellerie où, à la différence des bureaux dont la surface à nettoyer reste stable, le nombre de chambres et donc la charge de travail change tout le temps en fonction du taux d’occupation. Au jour le jour, la « gouvernante » (chef d’équipe) leur donne donc le nombre de chambres à remiser, qui peut varier de dix à trente, selon un mode de calcul basé sur une moyenne de dix-sept minutes par chambre. Elles sont donc payées à la pièce (ou à la tâche) et non en fonction des heures figurant sur leurs contrats. Comme elles n’arrivent pas à tenir la cadence, soit elles font des heures supplémentaires non payées pour finir le quota de chambres qui leur a été assigné, soit on convertit les chambres non nettoyées en heures d’absence décomptées du salaire ! À cela s’ajoute l’inégalité entre les femmes de chambre d’Arcade et les «  filles » employées directement pour Accor. Bien qu’elles effectuent côte-à-côte le même travail, la différence de traitement est par trop flagrante : les salariées d’Arcade doivent faire 4 à 5 chambres de l’heure, celles d’Accor ont un quota fixe de 2,5/h soit 19 chambres en 8 heures Les payes varient de 610 à 1 220 euros ; les unes sont obligées de se cacher dans les toilettes des clients pour boire ou manger, les autres ont une pause déjeuner, etc. D’où un sentiment de « surexploitation » très fort parmi les femmes d’Arcade, vécu comme une humiliation permanente alimentée par le harcèlement de la « gouvernante » qui n’a de cesse de surveiller et de pousser à l’augmentation des cadences. Derrière ses airs de «  petit chef », elle est le pivot d’un système où coexistent, comme l’explique la sociologue Isabelle Puech, « différents niveaux d’exploitation salariale qui se structurent notamment autour de l’origine ethnique » : les «  filles », plus jeunes, davantage au contact des clients, souvent d’origine espagnole ou portugaise ; et les femmes de ménage africaines, plus âgées, pour la plupart arrivées en France au début des années quatre-vingt dans le cadre du regroupement familial, exerçant là leur premier métier salarié à des postes « invisibles » (chambres, toilettes, locaux vides…). L’incapacité de ces dernières à lire ou à comprendre leur contrat de travail serait l’un des principaux critères d’embauche chez Arcade. Quant à l’irrégularité du séjour, elle ne poserait guère de soucis. « Tu ramènes les papiers de ta grand-mère, ils vont t’embaucher ! » rigolent-elles. Toutes racontent les conditions d’embauche, le bouche à oreille, les candidatures spontanées, l’entretien initial au cours duquel mieux vaut paraître ignare, la condescendance affichée d’emblée, puis la brusque prise de fonction, la formation sur le tas et la découverte de la pénibilité du travail, l’absence de repos et déjà les premiers accidents, les soucis de santé (maux de dos, de reins, l’insomnie, les fausses couches, etc.).

Une partie craque et disparaît du jour au lendemain, la majorité continue de longues années en serrant les poings. Certaines complètent ce travail par un deuxième boulot ailleurs, dans des bureaux en nocturne par exemple. Leur paie cumulée, aussi minime soit-elle, ne constitue pas comme on le dit un « salaire d’appoint » mais bien plus le revenu principal pour des mères seules ou avec des maris en situation précaire, et des aînées qui envoient de l’argent aux parents au pays.

« Même travail = même salaire ! »

Pour résister à la pression, il leur faut avant tout sortir de l’isolement sur leur lieu de travail et s’unir là où une gestion très individualisée du personnel rend difficile toute démarche collective. Au départ, elles ne se connaissent pas ou peu entre elles, et c’est à une poignée de copines qu’elles se risquent à des protestations spontanées, sporadiques. Elles se rapprochent aussi des syndicats, dont la CFDT. La fin des années quatre-vingt-dix a bruissé d’initiatives de convergences entre chômeurs, travailleurs précaires et salariés garantis, sans-papiers et mal-logés. Parmi les femmes de chambre, il y a des Maliennes, Sénégalaises ou Mauritaniennes mal-logées, des sans-papiers aussi. Plusieurs hôtels du groupe Accor à Paris ont d’ailleurs été la cible d’actions coups de poing pour dénoncer sa collaboration avec la politique d’expulsions du gouvernement (location d’une aile de l’hôtel Ibis de Roissy, réservation de billets de train pour la rétention et l’acheminement des expulsés). Le nouveau syndicat SUD-Rail tente, lui, de développer une section nettoyage et aide déjà des travailleurs immigrés, hommes et femmes, qui lavent et briquent les trains pour la sous-traitance [2].

Mayant Faty, Sénégalaise venue en 1981 rejoindre son mari lui-même agent de nettoyage anti-graffiti à la SNCF, a commencé chez Arcade en 1989 « pour avoir un logement plus grand », et fut en 1992 parmi les «  Maliens de Vincennes » mal-logés. Après dix ans de labeur, cette femme de chambre capte l’esprit de révolte ambiant, fait valoir son aspiration à la dignité, au respect. « Moi je gueule, on me paie, alors pourquoi pas les autres ? » SUD lui propose de devenir déléguée au CE d’Arcade. Dans un premier temps, elle hésite, considérant ne pas pouvoir défendre ses collègues correctement dans la mesure où elle ne sait pas encore bien lire et écrire. Puis elle se reprend : « Même si tu ne sais pas lire ni écrire, même si tu n’es pas capable de préparer un papier avant de parler aux gens, tout est écrit dans ton coeur. Donc il suffit de commencer et ça part tout seul ! »

Une fois élue déléguée en février 2001, Mayant Faty voit son contrat passer à temps plein (7 heures par jour), sans augmentation de sa charge de travail. Ce favoritisme douteux lui refile « les boules ». Elle redouble d’ardeur dans sa volonté d’agir afin d’obtenir l’égalité pour toutes et tous. Sur son temps de délégation syndicale, elle entreprend la tournée des hôtels. Puis, avec des copines dispersées sur trois ou quatre sites différents, elle déclenche la grève. Seules trente cinq personnes suivent, sur les 3 500 salariés d’Arcade, dont 800 dans l’hôtellerie. Sans grand impact sur les lieux de travail.

Les grévistes, épaulées par des syndicalistes et un collectif de solidarité, privilégient alors des actions d’éclat, interpellant directement la direction d’Arcade, mais aussi le donneur d’ordres, Accor. Suite à un saccage, huit femmes se retrouvent licenciées pour « faute lourde », et sous le coup d’une plainte pour «  dégradations ». À cela s’ajoutent des pressions familiales. «  Mon mari m’a beaucoup engueulée », raconte Gnima Seydi, une des licenciées déterminée à « ne plus se laisser faire ». Malgré quelques défections, le mouvement s’installe dans la durée, et suscite l’attention de plusieurs médias, généralistes ou militants, qui dressent des portraits empathiques des grévistes et présentent avec clarté leurs revendications.

Le groupe Accor, une multinationale de 3 700 hôtels (Mercure, Novotel, Ibis, Formule 1…) dans 90 pays, très à cheval sur son image de marque, s’inquiète de la mauvaise publicité occasionnée. Il prétend d’abord ne pas pouvoir s’immiscer dans la gestion du personnel de ses sous-traitants, ce qui serait considéré comme un « délit de marchandage ». Assez vite pourtant, il reçoit les grévistes afin de «  rechercher ensemble les modalités de fin de conflit » [3]. Tel le bout de scotch du capitaine Haddock, le collectif de solidarité lui colle aux trousses : il veut des engagements publics précis. Interpellé lors d’une AG des actionnaires, le PDG Jean-Marc Espalioux déclare que si le recours à la soustraitance est « inévitable », il se dit prêt à engager une réflexion sur la question, qui pourrait aboutir à la réinternalisation des femmes de chambre. Et le 3 décembre 2002, Accor adopte une charte « sur l’orientation des conditions de recours à des entreprises extérieures de nettoyage ». Des avancées de principe qui feront dire à des syndicalistes de SUD, déjà exténués : « Sur le fond du problème, on a gagné » [4]. Et il faut bien savoir terminer une grève…

Automne 2002 : l’action persiste autour des revendications des 22 femmes encore en grève à l’automne : des opérations conjointes avec des salariés du McDo de Strasbourg-Saint-Denis à Paris bloquent l’accès à des restaurants et à des hôtels. José Bové vient apporter un mouton pour un méchoui de solidarité. Les femmes préparent elles des repas qui alimentent la caisse leur permettant de tenir, avec environ 100 € chacune par semaine. Mais c’est avec soulagement qu’elles accueillent un projet de protocole d’accord soumis par Arcade. Celui-ci prévoit une baisse des cadences, l’augmentation des heures incluses dans les contrats à 130 heures par mois, la réintégration des licenciées, une indemnité de 4 000 euros pour chacune, et l’abandon de toutes les poursuites en justice. Une clause de confidentialité maintient une relative opacité autour de cet accord, réservé semble-t-il aux seules grévistes, empêchant une extension à l’ensemble des salariés. « Victoire » ? Syndicalistes et soutiens se montrent mitigés. Certes, les avancées sont indéniables, mais ces propositions ne retiennent pas le principe « Même travail = même salaire ». Elles n’alignent pas les cadences sur celles d’Accor et sont encore en deçà d’un vrai temps complet. Mais pas question de se substituer aux grévistes, qui discutent aussi beaucoup entre elles et décident le 24 février 2003 en toute autonomie d’accepter. Des moments de démocratie directe filmés avec tendresse par Ivora Cusack et Zaléa TV, restitués dans le documentaire « Remueménage dans la sous-traitance » sans éluder les hésitations et la distance – parfois même une gêne – entre femmes africaines, syndicalistes et soutiens [5].

Constatant qu’Arcade traîne des pieds pour l’application pratique de l’accord et que les conditions de travail des nouvelles employées tendent à empirer, Mayant Faty repart au front. Elle s’attire les foudres de la direction, qui la licencie le 11 mai 2004 pour « dépassement de ses heures de délégation syndicale ». S’ouvre alors un cycle de mobilisations pour sa réintégration, élargi à la question de la sous-traitance du nettoyage en général. Les recours juridiques ne donnent rien. Mais dix-huit mois durant, le collectif de solidarité reconstitué avec des militants diversifiés (AC !, Coordination des travailleurs précaires, syndicalistes SUD, CNT et CGT, inorganisés, etc.) manifeste chaque semaine devant Arcade avant d’aller bivouaquer pacifiquement dans le hall d’un hôtel du groupe Accor choisi un peu au hasard des convergences de l’instant, occasionnant à leur tour des haltes inopinées devant des fast-food en grève (« Nos enfants aussi travaillent là », dit Mayant Faty) ou d’autres hôtels touchés par un « mouvement social ». À bout, Arcade finit par proposer en novembre 2005 une transaction financière, elle aussi confidentielle, à « la femme de ménage la plus célèbre de France ».

« Nettoyage = esclavage ! » ?

Le groupe Accor en retrouve-t-il son sourire publicitaire ? Pas sûr. Il a beau prétendre internaliser une partie du personnel de nettoyage [6] et changer de soustraitants, les mots d’ordre popularisés par les grévistes d’Arcade retentiront à nouveau ici et là. « Frotter, frotter c’est fini, il faut payer » scandent ainsi une poignée de nouvelles grévistes en décembre 2006 au Novotel de la porte de Bagnolet, tambourinant sur leur éternel sceau plastique tout en esquissant un pas de danse. Au bout d’une semaine, elles obtiennent satisfaction. Quelque part, il y a donc transmission d’expérience : la lutte paie. Et s’avère formatrice : pendant la lutte, des « anciennes » ont appris à lire et à écrire et se sont initiées au droit du travail, notamment au sein du réseau Stop précarité. Une réplique militante, en quelque sorte, à la formation sur le tas.

Dans le nettoyage, les salariés ne bénéficient pas d’une réelle identité professionnelle, les savoir-faire et techniques ne sont pas reconnus. La représentation du travail des femmes de ménage (et de certains hommes) n’a pas tout à fait rompu avec la sphère de la « domesticité », activité réputée gratuite et d’essence féminine. La place grandissante dévolue aux services aux particuliers (nounous, aides aux personnes malades ou âgées etc.), en partie pour pallier les politiques néolibérales de réduction des services publics, ne va certainement pas réduire ce processus réservant aux étrangères les tâches considérées comme dégradantes, autrefois réservées aux «  bonnes à tout faire » [7]. D’où la fortune du slogan « Nettoyage = esclavage ». Excessif ? Peut être. Il n’en demeure pas moins que les contrats de travail des femmes de chambre d’Arcade mentionnent la qualification «  agents de service ». Étymologiquement, le mot «  service » vient du latin servitium, qui veut dire esclavage, asservissement. La généalogie du mot renvoie au domestique qui, sous la Révolution française, n’a pas le droit de vote parce qu’il n’est pas autonome [8].

Pour leur part, les salariées immigrées du nettoyage ne tracent pas toujours une frontière nette entre activités salariées et tâches ménagères à la maison, vécues comme une source d’exploitation supplémentaire. En revanche, nombre d’entre elles perçoivent les services à la personne comme une pépinière de «  vrais » métiers qualifiants (auxiliaires puéricultrices, infirmières, sages-femmes…) et comme un levier de promotion sociale donnant accès à une formation professionnelle, non exempte toutefois de préjugés culturalistes. Dès qu’une opportunité se présente, elles la saisissent. Cela a été le cas pour des anciennes d’Arcade, ainsi que pour des femmes de ménage lors de la «  première vague » de grèves des travailleurs sans-papiers en 2008. Au bout de six mois de grève – elle aussi archi-minoritaire – avec occupation des locaux de la société Ma Net à Paris, les sept grévistes ont été régularisées. Il leur a fallu une promesse d’embauche et/ou un contrat de travail à temps complet. Ces Bécassine du xxie siècle, prétendument sottes, arriérées et sans bouche, se sont battues pour cela, et elles ont gagné, contribuant ainsi à leur façon au combat général contre le travail à temps partiel subi, le sale boulot «  racialisé » et le travail en miettes.

Notes

[1] À l’orée 2000, les trois quarts des agents d’entretien sont des femmes, majoritairement venues d’Afrique noire. 50 % des femmes immigrées étrangères (contre 14 % des femmes en général) travaillent dans la catégorie des « services divers » (hôtellerie, restauration, nettoyage de locaux, assistantes maternelles, gardiens d’immeuble, coiffeuses…). Cf. Isabelle Puech. in « Femmes et immigrées : corvéables à merci », Travail, genre et sociétés 2006/2, n° 16, La Découverte, 2006.

[2] cf. La Délégation, de Christophe Cordier, 35 minutes, printemps 2000, prod. Ateliers Varan.

[3] cf. L’Humanité, 22 avril 2002.

[4] Christian Chedouba in 27 Femmes de ménage contre une multinationale, de Sonia Chikh et Jérôme Polidor, septembre 2002

[5] Une nouvelle version de Remue-ménage dans la sous-traitance, 70 mn sort fin 2010 en DVD multilingues.

[6] cf. par ex. Cathy Kopp, DRH du groupe in Libération, 11 août 2004.

[7] Une femme immigrée étrangère sur 5 travaille dans le secteur des services aux particuliers, selon l’Insee (chiffres 2 001 à partir du recensement de 1999).

[8] Geneviève Fraisse in « Service ou servitude », l’Humanité, 16 octobre 2010

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 15:59

traduction par nos soins:

Tract qui sera distribué par No Tav Turin et de mars à la grève générale du 28/1/11

                                  "Autogestion et action directe"

Dans le mouvement NO TAV, avec son expérience maintenant plus de vingt années de lutte, bloque une réflexion sur la lutte des travailleurs.
Cette idée est soutenue par un fort sentiment de solidarité.
Pensée dit: "Nous sommes d'accord pour refuser de produire-même-qui est inutile ou nuisible?"
"Certaines personnes pensent encore que de s'accrocher à une chaîne (ensemble), juste pour conserver leurs emplois, résultant de la pollution et la destruction?"
Et le «développement des producteurs de la pensée critique qui ne veulent plus être complices de leurs maîtres prêts à tout pour tirer des bénéfices, la pollution à l'ère de la mondialisation.
Pour formuler cette pensée, nous nous rendons compte que nous devons reprendre leur destin.
E 'doit cesser de déléguer à des spécialistes de la politique et les décisions du syndicalisme qui touchent nos vies.
Ceci, cependant, la responsabilité et un engagement par chacun de nous.
travailleurs Fiat ne peut pas manquer d'avoir remarqué le revirement des partis politiques et les syndicats que les historiens ont remplis la bouche de l'ouvrier mythe pendant des décennies, jusqu'à ce qu'ils forment un électorat important. Et cela est tout aussi cruciale pour les luttes de tous les travailleurs.
Les travailleurs  de la Fiat ont été abandonner à la merci des patrons et leur support à partir duquel ils ont régné ainsi que des «amis» ou «vieux camarades» pour promouvoir les intérêts des exploiteurs. Et si le maire sortant Chiamparino maire aspirant Fassino, les deux venant de l'ancien parti historiques des travailleurs(PCI), ils nous ont expliqué que nous devons voter OUI Marchionne comme il le souhaitait, ce qui rend le chœur avec Berlusconi.
Un véritable lynchage.
C'est maintenant temps de passer à des formes d'auto-géré de lutte sans statut syndical en tant que délégué à la CISL, UIL et CGIL également que nous avons déjà vendu et continue de nous vendre à conserver leurs privilèges.
Les décisions doivent être prises dans les moments, laissant l'ensemble plus
une plus grande liberté d'expression et la mise en œuvre d'initiatives visant à lutter contre.
l'urgence de  décider ensemble la solution à la logique du marché et soustrait le"développement" à tout prix. Développement qui n'est que l'évolution des profits au détriment de nos vies et de l' Environnement.
Nous ne pouvons et ne voulons pas perdre de temps pour discuter de la restructuration industrielle afin d'assurer le flux des profits vers le haut: en gage pour discuter de la façon de récupérer les biens volés, nous qui sommes en bas.
L'idée persiste sous la bannière  des NO TAV Un mouvement populaire qui a gagné ses batailles comme ceci: l'autogestion et l'action directe. Nous avons aussi des moments critiques est venue quand nous déléguer quelqu'un pour nous représenter. Ensuite, j'ai commencé à se briser et de redressement.
Mais le mouvement No Tav, sur cette route escarpée a toujours été en mesure de récupérer.
Avant qu'il ne soit trop tard, il est essentiel d'unir nos forces et les chemins de la libération. Alors seulement nous serons en mesure de récupérer tout ce qui a été volé à vie par un système fondé sur l'injustice sociale privilège et qui détruisent la planète, de la santé à l'environnement, des richesses aux plaisirs de la vie.

 ceinture de Turin NO Tav et sera difficile
23 janvier 2011

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 10:14
 
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A 14 h, la manif contre le WEF, organisée par l'alliance anti-WEF de St-Gall, a commencé à la place de la gare pour traverser ensuite le centre-ville et revenir à la gare à la fin.

La manifestation s'est montrée combative dès le début. Le grand bloc révolutionnaire à la tête de la manif est également à noter.

Pendant la manif, plusieurs discours ont été tenus et une pièce de théâtre a été représentée, les engins pyrotechniques et de la fumée ornaient le parcours de la manif.

Le caractère combatif de la manif a été démontré lorsque quelques néonazis se sont perdus à la marge de la manif. Les deux nazis ont été blessés, un des deux a été hospitalisé. Dans les médias bourgeois, on ne parle pourtant que de deux piétons ayant provoqué les manifestants. Apparemment, le fait que c'était des nazis n'intéresse pas les médias bourgeois.

La police parle d'une ambiance tendue et agressive dans la manif, parce que des bouteilles et des boules de neige ont été lancées sur des policiers. En outre, les manifestants auraient embellis des vitres et des façades avec des tags et des autocollants. Ils croient que "seulement l'intervention calme et proportionnée de la police a empêché des débordements".

La manif s'est dispersée vers 16 h à la gare de St-Gall.

Une fois de plus, on a clairement montré notre opposition au WEF et au quotidien capitaliste.

Continuons à lutter contre le WEF et le Capital!

     
 
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