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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 09:42

Ce texte a été copié  sur le site de la revue temps critique, ce texte s'interroge  du dépassement politique  de l'opposition entre l'économie  et le social. Ceci se forgera dans les luttes futures .

 

Si le système capitaliste contrôle matériellement et stratégiquement l’espace-temps des êtres humains en réalisant l’unification de ses formes de domination (institutionnalisation du marché mondial, dissolution des classes-sujets, généralisation des formes politiques de la démocratie autoritaire et gestionnaire), il n’en a pas moins du mal à masquer son nihilisme qui le pousse à ne concevoir de communauté que désincarnée, dans laquelle les hommes ne seraient plus que des automates ou des « ressources ».

Cette utopie du capital, certains faits nous indiquent qu’elle n’est pas près de se réaliser, et ce, pour plusieurs raisons :

1° Le système a de plus en plus de mal à se reproduire sur la base de ce qui constituait sa valeur fondamentale : le travail.
S’il y a bien encore production, si la valorisation n’en continue pas moins, tant bien que mal (elle est plus financière que productive), sa logique de puissance et de domination, et non pas seulement une logique économique, aboutit à une crise du rapport social. La remise en cause des formes du salariat et parfois du salarié lui-même, la remise en cause de la figure unitaire du travailleur-consommateur en tant qu’identité de l’individu-démocratique, enfin la précarisation des conditions de vie ; tout cela constitue une véritable poudrière.

2° Presque partout dans le monde, l’État est en position de relative faiblesse dans la mesure où il est obligé de participer à la destruction des rapports sociaux afin de se soumettre aux « contraintes extérieures », ce qui, bien entendu, contredit son rôle de garant de leur reproduction sur le territoire national. Parant au plus pressé, il doit donc tester les résistances, les nouveaux rapports de force en proposant de nouvelles réformes, quitte à les annuler ou à les aménager s’il y a des troubles. Il ne peut se contenter d’un emprise abstraite sur des individus qui auraient soi-disant intégrés que « le système » actuel est le moins mauvais des systèmes.

3° La résistance à ces transformations a commencé à changer de nature. Même si les replis identitaires perdurent, si les communautarismes se renforçent, on assiste aussi au retour d’une critique qui ne se limite pas au cercle étroit des « théoriciens » et qui s’exprime dans un refus du discours du capital (la « pensée unique »), le refus du diktat de l’économique, une méfiance vis-à-vis des médias de l’information.

L’analyse politique des contradictions précédentes peut nous conduire à des conclusions révolutionnaires, mais à condition de distinguer totalement cette révolution « politique » de la révolution « structurelle » achevée qu’a produit la lutte des classes dans l’avènement de la société du capital. Dans cette mesure, bien des thèmes utopiques du xixe siècle peuvent reprendre sens (et notamment celui de l’égalité), sans les références à une quelconque marche automatique de l’Histoire et aux mythes de la société du travail, références qui constituent l’erreur de la dialectique sur les classes. Mais la route s’annonce ardue : Il n’y a plus aujourd’hui d’unification a priori de la critique et de l’action politique, car il n’y a plus de classe qui porterait, dans sa vision, l’unification de la société. C’est désormais l’affaire de tous… et de chacun. 

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 15:08

l y a deux semaines, l'AG étudiante de l'UM3 a voté le blocage du CA de l'université afin de protester contre une administration qui se positionnait clairement contre le mouvement en cours (refus de l'occupation de nuit avec envoi de la police notamment).

Suite à cette action qui a légèrement dérapé, sept personnes furent accusées au niveau de la fac (conseil de discipline) et au niveau du pénal (vol, coups et blessures, dégradations…). 
Quatre personnes s'en sont sorties, une cinquième a une situation encore un peu floue, et deux autres risquent clairement l'expulsion de la faculté. L'une d'entre elles est étrangère et sa résidence sur le territoire français dépend de son inscription à la fac, autrement dit, si elle est expulsée de l'université, elle risque également de l'être de France.

 

La répression de la fac est purement politique et vindicative puisqu'elle a porté plainte, entre autres, contre des personnes qui n'étaient même pas présentes lors du blocage du CA. Ces gens sont connus pour avoir participé à plusieurs reprises aux mouvements étudiants et l'administration a simplement saisi l'occasion de faire tomber ces empêcheurs de tourner en rond.

 

Plusieurs rassemblements de soutien ont été organisés sur le campus, avec notamment une action le 16 novembre consistant à simuler une «chasse aux sorcières» où les étudiants accusés passaient pour des hérétiques sur lesquels il fallait passer notre rage.

 

Sur l'UM2, la présidence s'est évidemment postée à l'encontre du mouvement, adoptant un comportement hypocrite (je vous laisse l'amphi, j'y mets des cours, je vous rends l'amphi, je le reprends, je vous soutiens, je menace d'envoyer les flics et ainsi de suite). Un petit rassemblement a été organisé pour une action éclair où boules puantes et confettis ont sali une bien jolie moquette et une banderole avec l'inscription «À trop réprimer les révolutions pacifistes, on obtient des révolutions violentes» (oui, c'est Kennedy qui l'a dit, mais on s'en fout).

 

Hier [17 novembre] a été organisée une deuxième manifestation aux flambeaux, avec une cinquantaine de personnes venant de l'université, des lycées et des travailleurs. Ce petit nombre nous a prouvé qu'ici en tout cas il ne fallait plus espérer un mouvement d'ampleur, et se concentrer sur des choses plus abordables. Néanmoins, malgré la pluie fine et le froid, nous avons défilé pendant une bonne heure et demi en diffusant ce tract au passage :

No pasarán ! 
La contestation des derniers mois n’a pas été écoutée par nos dirigeants. La privatisation de la France se poursuit malgré les luttes menées dans tout le territoire. Il est nécessaire de ne plus se laisser écraser par cet État qui nous isole et nous divise pour mieux enrichir toujours la même tranche de la population. 
Face à la corruption et aux cadeaux fait par l’État au patronat, il est de notre devoir de nous unir et de faire respecter nos exigences. 
Poussée sécuritaire, stigmatisations ethniques, contrôle des médias, surveillance des journalistes, couvre-feu légal sur ordre des préfets, véhicules blindés et armes lourdes face à des manifestants où est la Liberté ? 
Retraites dirigées vers la capitalisation, délation organisée, culture de l’individualisation, où est la Fraternité ? 
Bouclier fiscal, future suppression de l’ISF, suppression du RSA pour les moins de 25 ans, c’est ça l’Égalité ? 
Les combats à mener sont nombreux, les choses n’ont jamais changé en restant chez soi, ne vous laissez pas abattre. 
Se résigner tue, attendre 2012 c’est marcher vers l’abattoir. 
Rejoignez le mouvement, continuez la lutte, n’abandonnez rien !

 

Ça nous a permis de voir qu'il y a toujours un soutien certain au mouvement, et toujours cet immobilisme meurtrier accompagné d'une délégation de la lutte («ContinuEZ, c'est bien ce que VOUS faites…).

 

Sur un plan beaucoup moins drôle, après la manif il y a eu deux arrestations, on a très peu d'infos mais il y a de fortes chances que ce soit pour «outrage et rébellion», donc rien de bon… On n'a pour le moment aucune nouvelle des deux inculpés qui sont en garde à vue depuis bientôt vingt quatre heures.

 

Dernière information : Un squat a été ouvert aux Arceaux la semaine dernière. Lieu où se retrouver pour discuter, échanger et monter des actions ou des ateliers sur divers thèmes. L'électricité a été coupée pour la deuxième fois hier et le propriétaire est très menaçant, il dit refuser de faire appel à la Justice et déloger les occupants par la force avec ses potes… Il est à l'angle de la rue Marcel de Serres, n'hésitez pas à y passer !

 

Bonne chance et bon courage à tous ceux qui portent encore en leur cœur l'espoir d'un monde nouveau. 

 

Jeudi 18 novembre 2010.

 

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 21:06

voili voilà on se proméne gratos, on veut plus votre monde pourri qui pue l'argent, quoique l'or ça brille et s'échappe par les toits haha!!! un  bravo  pour les joyeux drilles qui ont suivi le parcours par les toits le week end  dernier à valence. Les fichiers croisés ont s'en fout.

 

Une grève de chômeurs en mai 2010 à Paris et Montreuil ça donne quelque-chose comme ça.

Avec les copains grévistes on a fait ce

Occupation, rapport de force, musique vive, spontanéité politique, insoumission.

Voici un tract sonore :

Regarde à vue

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 08:38

L'énormlté des tentatives de récupération de ce frétillement militant qu'on a vécu pendant des mois, nous oblige de publier un extrait de texte tiré de la revue temps critique n°15, pour laquelle on a consacré une discussion  boycottée soigneusement par  tous les groupes politiques "révolutionnaires valentinois"

« La tendance nécessaire du capital est : circulation sans temps de circulation ; cette tendance est la détermination fondamentale du crédit et des inventions de crédit du capital. D’un autre côté, le crédit est donc aussi la forme sous laquelle le capital cherche à se poser différent des capitaux particuliers ou que le capital particulier cherche à se poser en tant que capital à la différence de ses limites quantitatives […] Le plus grand résultat que le crédit apporte dans cette voie c’est le capital fictif ; en outre le crédit apparaît en tant que nouvel élément de concentration, de destruction de capitaux en des capitaux particuliers centralisés. D’un certain côté, le temps de circulation de l’argent est objectivé […] L’antagonisme du temps de travail et du temps de circulation contient toute la théorie du crédit, dans la mesure où l’histoire de la circulation intervient »

Karl Marx,
Fondements, tome II.
Anthropos, p. 171-172.
PARTIE I
Le crédit
cette forme nécessaire du Capital

Dès ses débuts, le capitalisme n’a pu se satisfaire de l’usure pour accumuler les moyens de production et développer la circulation des marchandises qui devenaient nécessaires à son expansion. Il a dû créer un système de crédit qui repose sur une capacité à capter la plus-value produite par le travail salarié. L’intérêt est alors conçu comme la rémunération de l’utilisation du capital-argent prêté à l’emprunteur, c’est-à-dire sur le profit réalisé par le capitaliste. Le système du crédit constitue un circuit monétaire spécifique dont la logique financière n’est pas strictement dépendante de la sphère de la production et de la circulation. Le crédit a pu alors être assimilé à du capital fictif.

Chez Marx, le capital fictif concerne surtout le développement du capital par actions, les traites, etc. autant de catégories qui relèvent plutôt du capital financier, au même titre que la Bourse1. Cette conception ne conduit donc pas à une transformation de l’appréhension du concept de capital lui-même quand la valeur tend à n’être plus qu’une représentation. Pour Marx le capital fictif n’est encore qu’une variable extérieure (dans Le Capital, elle n’apparaît qu’au milieu du livre iii2) et à son époque le système de crédit ne peut vraiment être appelé capital fictif car il repose encore sur la couverture de l’étalon-or. Toutefois, dans le Livre iii, Marx indique que la monnaie de crédit tend à se substituer à la monnaie-or et que son expansion est indépendante des réserves de la banque centrale3. Cela lui permet de mettre l’accent sur la crise qui serait révélée par un défaut de couverture ou par des bulles spéculatives4. Ainsi, la contradiction de la monnaie-crédit est qu’elle nie la monnaie-or. Nous voyons ici que l’analyse de Marx est limitée par sa période historique où une démonétisation de l’or est encore un processus impensable et une autonomisation de la monnaie-crédit par rapport à la monnaie-or pas plus pensable « qu’une émancipation du protestantisme par rapport au catholicisme5 ».

Même s’il est mentionné par Marx, le capital fictif ne peut véritablement être pensé car la valeur n’existe pas encore en dehors de sa substance. Pour Marx, comme pour l’économie classique, la richesse est une grandeur objective qui repose sur la théorie de la valeur travail6. La violence des relations monétaires qui est le propre de la société marchande est donc complètement négligée. Marx ne peut encore penser le capital financier comme la forme-valeur du capital à l’échelle mondiale, comme la forme qui lui permet de se dépasser et se développer au-delà de ses limites productives.

C’est que la science économique en général ne s’interroge pas sur la nature des phénomènes monétaires. Bien plus, elle les évacue de son corpus théorique. Les postulats qui fondent cette évacuation sont justement les théories de la valeur qui contrecarrent une véritable théorie de la monnaie7. L’idée est celle d’une économie pure et rationnelle qui se dégagerait de l’arbitraire, du pouvoir, de la croyance, donc de tout ce qui fonde les rapports sociaux et politiques. Les rapports d’échanges sont vus comme des rapports entre égaux. Pour les deux théories de la valeur, la cohésion des échanges provient d’une qualité commune aux marchandises (le coût de production réduit au temps de travail ou l’utilité du produit). Ce qui est logique pour les classiques et les néo-classiques qui pensent en termes de contrat et d’équilibre devient aberrant pour les marxistes censés penser en termes de déséquilibre obligatoire, de violence de classe et de pouvoir. C’est comme si cette violence de classe ne venait qu’après coup, dans l’exploitation du travail.

Pour Marx, la violence de l’Histoire est toute entière contenue dans la division du travail et c’est du travail que naissent les besoins. D’où la fameuse formule du Manifeste du Parti communiste : « De chacun selon son travail à chacun selon ses besoins », censée exprimer la différence entre la phase socialiste de la révolution et la phase communiste. En naturalisant les besoins, Marx revient en arrière en réhabilitant une valeur d’usage8 qu’il était censé avoir dépassée dans sa définition de la marchandise comme unité indissoluble de la valeur d’usage et de la valeur d’échange9. A partir de là, il ne peut reconnaître aucun espace au désir, au pouvoir, à la puissance. La violence n’existe qu’au sein du rapport de travail.

La monnaie a donc surtout une réalité instrumentale10 et le crédit est vu comme un moyen technique d’anticiper la valeur future. Nous sommes dans un modèle de développement capitaliste qui repose encore sur la prégnance des rapports de propriété et les contraintes régulières que les créanciers font peser sur les débiteurs à travers des institutions financières chargées d’absorber les tensions et de différer les dettes. Il s’agit de résoudre la contradiction entre temps de travail et temps de circulation. Or pour Marx, la théorie du crédit renferme tout l’antagonisme entre temps de travail et temps de circulation. Dans le crédit, il y a bien encore équivalence, mais avec le futur. Toutefois, dans Le Capital, Marx ne parlera plus de capital fictif mais de capital porteur d’intérêt qui exprime un fétichisme du capital, une valeur qui s’engendre elle-même11.

Pour conclure sur cette petite introduction théorique, on peut dire que pour Marx comme pour les classiques la monnaie est neutre et ce ne sont que des chocs aléatoires qui font réapparaître la question de la monnaie. Dans ce cas, toute l’attention va se reporter sur l’État comme nous pouvons le voir dans la situation actuelle.

– Soit pour louer son intervention, facteur d’ordre parce qu’il est le seul acteur global capable de résoudre les conflits d’intérêt et de redonner confiance en la monnaie publique. En effet, le crédit constitue une privatisation partielle de la monnaie. C’est la position actuelle de Sarkozy et des différentes autorités monétaires ralliées d’un coup à une vision politique de l’intervention de l’État comme garant de la reproduction d’ensemble.

– Soit pour le dénoncer comme étant à la racine du parasitage des échanges et de l’activité économique par la création monétaire12 qui serait une façon, pour lui de s’accaparer les richesses alors que l’économie n’aurait vraiment besoin que de monnaies privées (position de Hayek et des conservateurs américains, principaux opposants à l’existence de banques centrales et à une monnaie souveraine).

Alors que pour nous, dans la société marchande, la monnaie est liée à des processus de socialisation et elle ne présuppose pas une substance sociale. Elle est un élément central de la reproduction qui, aujourd’hui que nous sommes arrivés à un stade ultime de sa dématérialisation, exerce son « pouvoir » sous la forme paradoxale de l’évanescence. Pouvoir qui ne s’affirme qu’en réapparaissant comme le signe de la totalité, un signe capable de modifier la réalité13. L’argent, en tant que puissance de reproduction, reproduit à la fois lui-même et le monde de la production qui est sa condition. Ce processus ne peut que s’amplifier dans le contexte d’un marché mondialisé où la circulation se fait circulation productive. L’argent tend à se faire communauté qui ne tolère rien en face d’elle et surtout pas l’ancienne communauté du travail.

On retrouve là une mutation anthropologique produite par une monétisation des rapports sociaux14 qui est à la base de l’individualisme social et démocratique. Quand le capital financier était encore représenté par les petits rentiers, boutiquiers ou usuriers, l’opposition primaire au capital pouvait prendre la forme d’une opposition entre hommes (par exemple dans l’antisémitisme des pogroms). Mais aujourd’hui qu’il prend la figure abstraite du procès de totalisation du capital, il est plus difficile de trouver des leurres qui puissent servir de boucs émissaires. Quelques pdg à salaires exorbitants et quelques bénéficiaires de parachutes dorés ne font pas une cible suffisante et crédible pour tous ceux qui récriminent sans remettre en cause l’ensemble des rapports sociaux. 

La fonction primordiale du capital fictif aujourd’hui

Ces conditions originelles de développement du capital fictif vont changer à la fin du xixe siècle avec la disparition des monnaies dont les pièces représentaient une valeur en or ou en métaux précieux et la création des monnaies-billets et des monnaies écritures bancaires, celles qu’on nomme justement monnaies fiduciaires car il faut que son possesseur fasse confiance à une banque et à l’État qui garantissent sa valeur. En effet, la monnaie fiduciaire est privée de toute valeur intrinsèque et elle circule de façon de plus en plus excédentaire par rapport à son équivalent-or supposé la valider socialement et institutionnellement. Cela reste vrai même dans le cas d’un système monétaire international organisé comme l’était celui du Gold Exchange Standard. En effet, l’argent en circulation a continué à être évalué en référence à l’or parce que l’argent n’est pas essentiellement une chose matérialisé ou du moins matérialisable, mais une représentation de la valeur. Or, dans la tradition marxiste, la définition de l’argent comme forme de la valeur est limitée à la fonction de l’argent comme équivalent général des marchandises, c’est-à-dire qu’il incarne une quantité de travail abstrait. Cela vient du fait que Marx, dans le Livre i du Capital, fait une analyse de la circulation simple des marchandises dans laquelle l’argent médiatise l’échange entre des marchandises qui ont comme point commun d’être des produits du travail abstrait. Cette définition ne correspond pas du tout à la situation réelle qui rend compte de la fonction contemporaine de l’argent : celle de créateur d’argent sans aucun équivalent dans la circulation. Pourtant, dans les Théories de la plus-value, Marx parle bien d’un argent créé à partir de rien dans le rapport capital-travail, parce que le salaire sera établi dès l’instant où la force de travail est commandée par le détenteur du capital. Ce dernier achète et vend avant l’aliénation réelle de son argent parce que le système du salariat lui garantit, à l’avance, le commandement sur la force de travail15.

Avec le capital globalisé d’aujourd’hui, cette fonction de moyen de paiement créée ex nihilo (le capital fictif) devient primordiale alors que décroît la fonction traditionnelle d’équivalent général qui mesure la valeur dans l’échange. C’est seulement dans une crise comme celle de septembre-octobre 2008 que cette dernière fonction reprend de l’importance à partir du moment où des agents économiques cherchent à convertir des titres de richesse en richesse matérielle. Mais cette crise est « normale ». Elle ne vient pas sonner le glas du capitalisme, mais simplement signaler que celui-ci n’est pas capable de tenir tout ce qu’il promet. Ce sont seulement « les excès » du modèle qui peuvent engendrer des résultats pervers et catastrophiques (obligations pourries, junks bonds, maquillage des comptes, bénéfices fictifs, gonflement des chiffres d’affaires, détournements de fonds). L’exemple de la faillite d’Enron (septième société américaine par son chiffre d’affaire) avait déjà montré que les contre-pouvoirs de contrôle (commission officielle de surveillance, agences de notation, grandes banques créditeuses) ne fonctionnaient pas car tous adhèrent au modèle et le couvrent jusqu’à la dernière extrémité.

Sur la base de la théorie de Marx, la crise des années 30 a été analysée comme suit. Le mouvement du capital fixe est forcément pro-cyclique et le capital fictif participe de la valorisation dans la mesure où il ne fait que l’anticiper. L’écart entre prix et valeur est alors normal, mais dès qu’il y a dysfonctionnement, le capital fictif reste pro-cyclique (dit autrement, il épouse toujours le sens du cycle) et donc constitue un facteur aggravant de la surproduction et de la spéculation comme l’a montré la crise de 1929. Cela se termine par une déflation telle que les prix se réalignent sur le niveau des valeurs. Toute l’analyse s’effectue dans les présupposés de l’économie classique et en particulier de Ricardo, c’est-à-dire selon une conception de la monnaie simple voile et moyen de l’échange16. Une conception qui est en grande partie celle du Marx du Capital qui voit la crise monétaire à travers la crise de la fonction d’intermédiation de l’argent et donc de la coupure en deux phases propres à l’acte d’échange.

C’est ce présupposé que Keynes – économiste hétérodoxe qui ne se réfère à aucune théorie de la valeur pour fonder son analyse de la richesse17 – met à mal avec l’idée de la monnaie comme agent actif, de la monnaie comme désirable en elle-même. Il se place résolument du point de vue de la demande (consommation + investissement) et non de l’offre (la production). Le capital fictif devient alors, dans cette perspective, non un élément de la crise mais un élément de sortie de crise, un élément contra-cyclique par injection de l’extérieur du circuit du marché, de liquidités qui autrement n’y seraient pas entrées à cause des anticipations pessimistes des entrepreneurs. C’est ce qui sera appliqué dans le New Deal rooseveltien, mais aussi dans les fascismes, avec les politiques de déficit budgétaire pour financer les grands travaux (Tenessee Valley américaine, assèchement des marais pontins italiens, autoroutes allemandes) puis par tous les pays pendant la période 1945-1975. C’est une dernière tentative du capital pour dominer à travers le travail (cf. les politiques de plein-emploi de l’après Seconde Guerre mondiale). Pendant cette période, le capital industriel reste prédominant, mais déjà le rôle interventionniste et régulateur de l’État18, comme l’action des banques et surtout celle de la banque centrale sont des éléments clés des transformations structurelles de ce secteur.

Dès lors, la création de capital fictif n’est plus conjoncturelle mais structurelle. Elle participe au passage à la domination réelle du capital. Par exemple, en France, la restructuration gaulliste de l’appareil productif, ainsi que son ouverture puis son insertion au sein de la cee, donnent lieu à une refonte complète du système des banques. La nationalisation des quatre grandes banques de dépôt, la fin de la division stricte entre banques de dépôts et banques d’affaires, la mensualisation et le virement automatique des salaires de tous les salariés sur des comptes courants vont permettre de lancer une seconde phase de la « société de consommation ». En effet, le crédit aux ménages, mais aussi aux entreprises, va pouvoir s’adosser aux nouveaux dépôts dont la masse devient sans commune mesure avec la situation antérieure.

Ce qui est étonnant dans la crise actuelle, c’est qu’elle confirme une des affirmations majeures de Keynes, celle de la « préférence pour la liquidité » à travers des produits dérivés qui permettent de faire comme si les biens et services étaient de l’argent comptant19 ; alors qu’elle en contredit, parallèlement, une autre, c’est-à-dire qu’à une augmentation du revenu réel correspond une propension marginale à épargner plus importante en valeur relative que la propension marginale à consommer. Or les salariés américains ont fait exactement le contraire en augmentant leurs revenus réels par une utilisation massive du crédit et une épargne quasi nulle.

En Europe, l’inflation fut l’arme des États pour réduire la pression salariale et le résultat en fut là aussi une insuffisance de l’épargne des ménages. Cette insuffisance de l’épargne va amener une modification des pratiques des banques vis-à-vis de leurs clients. Elles vont leur proposer des produits financiers attractifs (par exemple, les sicav monétaires en France qui permettaient à la fois de maintenir la liquidité des prêts et de déduire des impôts une partie des gains) avant même que le marché financier ne s’impose à l’ancien marché monétaire avec le développement des actions et obligations dans des systèmes de portefeuilles collectifs permettant de créer un actionnariat de salariés. Ce que le gaullisme avait projeté, une association capital-travail par l’actionnariat ouvrier qui rénovait les projets traditionnels autour d’une « troisième voie » ni capitaliste ni communiste, mais qui maintenait la centralité du travail comme condition de l’association a échoué20 en tant que tel, mais s’est imposé sous une forme qui met au centre le revenu disponible indépendamment du rapport salarial. En tout cas, dès les lendemains de 68, un terreau fertile pour une révolution anthropologique est déjà bien préparé…à partir du moment, bien sûr, où on reconnaît notre défaite et qu’on accepte d’en faire le bilan et donc qu’on décide de se pencher sur la transformation des rapports sociaux et ses conséquences du point de vue des antagonismes de classes.

lire la suite ici

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 07:58

Pendant que la presse locale dans son ensemble boycotte l’évènement (sauf une brève dans la NR du 12 novembre), 70 camarades de l’AG Interpro 37 défilent pour rendre hommage aux morts au travail.

Malgré une pluie battante, le froid et le vent, les manifestant(e)s se sont dirigés vers la préfecture, où ils ont brulé le texte de loi sur la réforme des retraites puis devant le MEDEF où ils ont balancé les dizaines de cercueils de nos morts au travail..

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 22:25

communiqué des chomeur-euses précaires du bassin valentinois:

Actions de l'Assemblée

 

 

 

Nous sommes chômeur- euses, salariées, en contrat de merde, marginales, étudiants, etc. Si tu penses que tu es la prochaine sur la liste, que les fins de mois sont angoissantes et que les guichets font peur… tu n’es pas seul,  nous c’est pareil!

Chaque semaine nous sommes ballotés entre Pôle emploi, CAF et autres missions locales, contrôlées, radiés  par un système qui nous criminalise. Notre faute ? Avoir pour seul revenu les miettes que la CAF nous lâche, ne pas comprendre ce qu’ils attendent de nous au Pôle Emploi, échouer dans toutes leurs structures  d’insertion, bref nous sommes accusées d’être des profiteurs (fraude aux transports, fausse déclaration  CAF, travail au noir... bref la débrouille quotidienne).

Ce constat fait, il nous est impossible de ne pas nous défendre. En se déplaçant à plusieurs au guichet, on revient sur des contrôles, on annule des radiations, on débloque des situations, des dossiers. Au-delà de  l’action de tous les jours et des cas personnels, nous avons une démarche plus collective de critique et de  résistance, sur tout ce qui nous empêche de nous épanouir, et qui nous rend dépendantes et vulnérables face au système. Nous nous réunissons chaque mercredi  à 16h -18h sous le nom d’« Assemblée contre la précarisation ».
Cette assemblée est ouverte à tout le monde, que ce soit pour demander de l’aide ou en apporter, les deux allant souvent ensemble.

Vous  pouvez nous joindre auss à l'adresse : collektifprekairechomeureuse@yahoo.fr

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 14:39

bonjour à tous, nous vous transmettons le message passé sur l'émail du laboratoire

Bonjour a tous, nous avons distribuer des tracts a la manif de pôle emploi.
Beaucoup d'entre nous sont concernée, pour plus d'infos; contact :
collektifprekairechomeureuse@yahoo.fr
Permanence : les mercredis et vendredis de 16h00 à18h00.
8,pl.st Jean à Valence

un des tracts distribué le 9 à destination des précaires qui travaiillaient
ce jour là au pôle emploi Amblard
.


Que l'on soit des retraités du travail ou des allocataires de la CAF, des salariés du public ou

du privé, des chômeurs courte ou longue durée, des rsastes ou des sans-papiers, des intermittants ou des paysans, des lycéens ou des étudiants...

Y'en a marre !

des problèmes de logement, de thunes, de boulot, de papiers, de santé, de mômes ou de vieux...

Esclave

esclave de tel ou tel boss, de tel ou tel contrat, de telle ou telle boîte

des impôts qu'il faut payer, des dettes et des factures qui s'accumulent : loyer, eau, gaz,

ordures, électricité, téléphone, assurances, crédits...

des RDV obligatoires et des demandes incessantes de nouvelles pièces administratives

des radiations Pôle Emploi ou des contrats RSA

des mois sans allocation, sans indemnité, sans bourse, sans logement...

des contrôles CAF aux formations bidons

des cours sans avenir...

Le retrait de la loi sur la réforme des retraites est une exigence minimum ! Des millions de

vieux survivent déjà avec moins de 700 euros par mois quand d'autres, tout aussi isolés,

croupissent à l'hospice ou dans des maisons de retraite. En même temps, beaucoup d'entre

nous ne bénéficieront de toute façon d'aucune retraite : des centaines de milliers de

chômeurs ''longue durée'' vivotent au RSA (400 euros) avec injonction faite de trouver des

emplois quand des millions d'autres se retrouvent licenciés en masse à galérer dans les

boîtes d'intérim ou les pôles emploi (ne serait-ce que pour obtenir leurs indemnités),

l'exploitation des sans-papiers et des jeunes en formation (CAP, BEP et autres) achevant

cruellement le tableau...

Au-delà du débat classique entre « la casse des services publiques » et « la logique de

privatisation », la réforme des retraites pose ''la question'' de l'exploitation au travail. Que

ce soit dans sa durée, sa contrainte et sa pénibilité, son contenu et ses finalités, la fatigue,

le stress, l'abrutissement et l'isolement que le travail salarié génère...

Depuis maintenant plus d'un mois, des blocages, des grèves, des manifs, des occupations,

des cantines, de la répression et... des assemblées pour se coordonner, discuter, écrire,

prévoir des actions, s'informer sur ce qui se passe ici ou là, se donner des rencarts et des coups de main, organiser la lutte..., se construire d'autres horizons...

 

 

                                               
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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 07:42

 

Mardi 9 novembre à 10h rue Amblard

Ni contrôle social des précaires,
ni emplois forcés
FAISONS PLOYER PÔLE EMPLOI !

En 1997/98 des collectifs de chômeurs et de précaires avaient envahi des centaines d’agences ANPE et Assedic pendant plusieurs semaines. « Nous ne voulons pas d’une société d’assistance mais une société fondée sur le travail », leur répondait alors Jospin en envoyant les flics, sonnant ainsi le clairon d’une offensive travailliste de longue durée dont nous subissons encore aujourd’hui les effets. Depuis, seuls un puissant mouvement d’intermittents et de précaires et le mouvement des recalculés de l’Unedic ont su mettre des bâtons dans les roues de l’entente programmée entre le MEDEF, la CFDT et le gouvernement. « Ce que nous défendons nous le défendons pour tous » ! clamaient les intermittents et précaires en exigeant une indemnité pour chaque jour chômé au moins égale au SMIC-jour.

Aujourd’hui, on nous refourgue sans complexe « la valeur travail » à coups de « retroussage de manches » et de « travailler plus pour gagner plus », de RSA et d’« offre raisonnable d’emploi », comme un nouvel esclavage déguisé, pendant que Christian Charpy, le directeur général de Pôle Emploi, bénéficie d’une hausse de salaire de 20 %, à 275.000 euros par an en 2009, et que tant d’autres se remplissent les poches avec des milliards. Ils nous voudraient soumis, pire, motivés pour leurs emplois de merde, isolés dans la lutte de chacun contre tous, dans le suivi individualisé, l’évaluation des compétences, le PPAE (plan personnel d’accès à l’emploi), dans le « coaching » de notre employabilité.

Le Pôle Emploi, résultat de la fusion chaotique de l’ANPE et des Assedic, est au bord du collapse, les CAF ne savent plus où donner de la tête, les services sociaux sombrent devant l’afflux des surendettés, des menacés d’expulsion, des mal-logés ou pas logés du tout, des mal-soignés faute d’accès aux droits les plus élémentaires... Des milliers de sans-papiers sont condamnés à se planquer, vivotant entre des boulots sous-payés et des solidarités condamnées par le gouvernement... Mais peu importe, il faut faire tourner la machine, malgré les centaines de milliers de nouveaux chômeurs, culpabiliser, radier, trafiquer les chiffres du chômage, mener une politique de peur et de flicage. On nous parle d’un nouveau cycle de crise du capitalisme, on nous dit que ça va passer, qu’il suffit de moraliser la spéculation financière, qu’il nous faut de toute façon des bons patrons capitalistes pour fournir du boulot aux prolétaires sur le dos desquels ils vivent. Qu’il faut devenir entreprenant, voire auto-entrepreneurs.

« Nous ne paierons pas leur crise », partout cette phrase résonne depuis l’hiver. Partout des solidarités s’inventent dans le refus du capitalisme, la lutte contre un néolibéralisme mondial qui entend dicter et guider nos conduites. Pour répondre à cela et faire taire la contestation, l’État criminalise les révoltes et les mouvements sociaux. On nous veut craintifs, serviles et obéissants et surtout pas critiques, solidaires et inventifs. Les journées de grève et de manifestation trimestrielles ne parviendront pas à nous endormir. Les centrales syndicales « représentatives » (du gouvernement) n’y pourront rien.

Depuis cet hiver, une série d’autoréductions dans les supermarchés, des séquestrations de pédégés et managers d’entreprises, le mouvement de protestation dans les universités, le mouvement victorieux en Guadeloupe ont montré qu’il était possible de prendre ses affaires en main.

En occupant les Pôle emploi, les CAF, les CCAS, les maisons vides, en refusant collectivement de payer nos dettes, en luttant aux cotés des sans-papiers, en s’opposant aux rafles, en organisant des autoréductions, en assurant notre subsistance sans nous soumettre à leurs emplois, nous pouvons ensemble porter des coups à leur monde, établir des liens, respirer.

Si on vous sucre vos allocs, si on vous menace de radiation, si on vous impose des stages ou des formations idiotes, des emplois de merde, si on veut vous virer de votre logement, si vous refusez cet ordre social, rejoignez les collectifs de chômeurs, de précaires, de mal-logés, d’étudiants, de salariés insoumis, de sans papiers.

Les salariés du Pôle qui refusent la logique que l’on veut leur faire servir peuvent, avec les précaires en lutte, imposer que leur fonction soit radicalement remise en cause, au quotidien, et en exigeant que leur tâche prioritaire vise non pas le contrôle social et le service aux entreprises mais l’information sur les droits et l’appui aux chômeurs et précaires. Des états généraux de la précarité ont lancé un appel à faire campagne contre Pôle emploi et à des marches de précaires à l’automne.

Exigeons dès maintenant le relèvement des minima sociaux à 1000 euros par mois, la suppression de l’ « offre raisonnable d’emploi » et du suivi mensuel obligatoire, la suppression du 3949 et le rétablissement de l’accueil au guichet, la liberté d’établir ou non un contrat d’insertion avec des contenus décidés par les allocataires eux-mêmes

Nous proposons dans un premier temps de rejoindre les salariés de Pôle emploi lors de la grève du 9 novembre pour participer aux assemblées, manifestations et actions, puis de mener des actions coordonnées .

 

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:27
Non je ne suis pas un baba cool. On ne veut pas  donner l'occasion 
d'un grand titre dans la presse locale style: "la manif dégénère"
le charençon libéré
manifestation du 6 novembre à Valence, notre stratégie c'est l'évitement

de la confrontation violente là où les gardes mobiles nous attendaient, en
effet forte présence de garde mobile hier pour contrôler la gare car il y
a le local UMP en face.
Sans triomphalisme. Au laboratoire on est contre la stratégie
spectaculaire d'affrontement avec les flics.Hier les gens présent à L'AG
de fin de manif, gens de Crest et de Die, tournon et de Valence. L'Ag a
commencé à poser les bases de discussions régulière entre les divers
collectifs de lutte.
Compte rendu de la journée du 6 Novembre.

Le collectif du laboratoire anarchiste était présent une nouvelle fois ce
matin pour manifester pour le retrait de la loi sur la réforme des
retraites (récemment adoptée au parlement mais pas encore entériné par le
conseil constitutionnel) et pour réfléchir à la suite du mouvement. Nous
tenons à rappeler aux plus naïfs que la casse actuelle des retraites et
des retraites complémentaires n'est qu'une étape sup­plé­men­taire dans
l’offensive que mène le gouvernement pour s’approprier une part toujours
plus impor­tante des riches­ses que nous pro­dui­sons et nous réduire à
l’état de mar­chan­dise (L'Homme n'est pas une marchandise comme les
autres, Lapsus de Sarkozy en 2009) et que ce n'est pas finit puisque le
prochain "chantier" de ce gouvernement est la casse de la sécurité
sociale.

A Valence il est clair que la manifestation était moins nombreuses que
les semaines précédentes. Le cortège rougeet noir était plus conséquent
mais malgré la fatalité que s'efforcent de répandre les médias cette
manifestation était loin d'être une manifestation de fin de mouvement.
Les chiffres n'ont pas d'importance, de toute façon même avec 3,5 millions
de personnes dans les rues, les défilés ne permettent pas d’être
correctement entendus. Ce n’est pas vraiment une surprise, mais beaucoup
d’entre nous l’avaient un peu oublié. Partout en France, les blocages dans
les raffineries, les centres de traitement des ordures et bien d’autres
sites se sont multipliés. Incontestablement, l’obstination de l’État et du
patronat à imposer leur réforme des retraites a poussé le mouvement social
à retrouver des pratiques syndicales disparues depuis trop longtemps.

Nous avons participer au blocage symbolique du pont une petite demi
heure. après une pression énorme auprès de toute les composantes du
blocage d'un militant du NPA et d'un lycéen qui voulait nous entrainer
vers l'affrontement des gardes mobiles à la gare. Malgré les efforts des
centrales syndicales qui appelaient à terminer bien sagement la
manifestation au champ de Mars et tentaient régulièrement de censurer nos
slogans en montant le volume de leur camion sono. Encore une fois on a pu
voir que les centrales syndicales (FO, CGT, CFDT) ont choisis leur camp en
s'efforçant faire défiler en rangs bien carrés leurs syndiqués. Syndiqués
qui n'ont plus aucun contrôle sur les choix de leur syndicat. Ces
syndicats ne valent déjà plus rien à nos yeux car contre révolutionnaires.

Le laboratoire souhaite que systématiquement les personnes qui le
souhaitent se retrouvent au champs de mars à la fin de chaque
manifestation valentinoise pour discuter des actions à venir autour d'un
déjeuner rapide comme ça a été le cas pour la première fois aujourd'hui.
La suite du mouvement sera discuté Mardi soir dans une salle de la maison
des société (heure à confirmer). Le mouvement social sur les retraites
doit permettre de retrouver des pratiques de décisions à la base, fondées
sur une représentativité de terrain. Malgré les divergences entre
syndicats et organisations, un grand nombre d'individus ont privilégié
leurs intérêts en développant une mobilisation commune, loin des défilés
par cortèges syndicaux cloisonnés.

Nous participerons également à l'occupation du pole emploi de Valence
mardi matin (10h).

Ne lâchons rien.
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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 09:51
on publie cette annonce d'autant  plus que la site rébellyon .infos a publié un texte linsurectionalisme qui vient? D'analyse et critique qui va immancablement entrainer un débat.à l'intérieur du  mouvement émeutiers, et pas seulement
».

 

"Jusqu'ici" no 2 - 6 novembre

Pas de doute, une phase s'est close. Celle de la montée en puissance du mouvement contre la réforme des retraites — sous l'égide d'une intersyndicale soudée, avec des grèves reconductibles dans différents secteurs, des manifs lycéennes, et une attention générale concentrée sur le blocage des douze raffineries.

 

Jusqu'ici, tout continue. Les chiffres montent et descendent, mais la détermination persiste. Comme nous le disions dans le numéro précédent, «le blocage unit lorsque la nouvelle organisation du travail sépare». Les outils collectifs de décision, de liaison et de mutualisation apparaissent et gagnent en consistance, loin des projecteurs. Un peu partout fleurissent des journaux et des feuilles de luttes, des cantines de mouvement et des caisses de solidarité ; les AG interpros commencent à se coordonner en même temps que se construit de la confiance pour mener des actions.

 

Si, comme le souligne un texte rennais, les participants aux blocages sont très divers (syndicalistes, lycéens, étudiants, chômeurs, précaires, etc.), mais en petit nombre. Ces actions sont soutenues, sans pour autant embarquer tout le monde. Comment faire pour continuer les blocages dont beaucoup perçoivent la pertinence ? Comme la grève, les blocages exigent de l'organisation, de l'écoute — pour faire face à de nombreuses peurs et contraintes. Il s'agit d'une véritable culture commune à construire.

 

Si les grévistes vont et viennent, certains portent des revendications propres à leurs situations et sont déterminés. Sur des questions de salaire, de conditions de travail ou de menaces de licenciement… Révélant que, au-delà des retraites, il y a quelque chose dans l'air.

 

Nous avançons grandis, de jour en jour, des rencontres et des discussions, de ces différences qui se frottent et s'étripent, de ces rires partagés sur un piquet, de ces idées qui nous étonnent et des pratiques apprises. Pour de bon.

 

 

Jusqu’ici - Bulletin temporaire

de liaisons dangereuses

 

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