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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 09:17

on a lu  sur mille babord

« ANALYSE D’UN CONFLIT INEDIT »

Vu du monde cheminot

Les grèves ont cessé dans les secteurs en préavis reconductibles (SNCF, Raffineries, Ports, Energies, Poste, fonction publique …) ainsi que dans les autres poches résistantes du pays. Après 18 jours de mobilisation, il apparaît difficile de tirer un bilan honnête de tout çà en s’appuyant uniquement sur la seule conclusion de l’échec de la rue face au vote de la loi.

Le plus dommageable en tant que syndicaliste est d’avouer que nous n’avons pas réussi à faire circuler assez largement dans nos rangs l’idée pourtant évidente que le mouvement en présence dépasse la seule question de la réforme des retraites... A l’aube d’une crise monumentale de la «  rigueur-décrétée » en France, conséquences des marges de contraction de l’économie partout en Europe, s’annoncent surtout pour les travailleurs des lendemains bien difficiles. Cette appréhension que nous devions transformer en mobilisation n’a jamais, malheureusement, assez fait son chemin dans le monde du travail pour attenter rapidement à l’économie et faire reculer l’UMP, syndicat du MEDEF.

«  Les cheminots ne sont plus la locomotive sociale  » Car il est limpide que ce conflit est clairement devenu au fil des jours une grève de militants interprofessionnels représentant le noyau dur des travailleurs en colère partout dans ce pays. Le point d’encrage national résidait à la vue de tous dans la détermination des raffineurs pétroliers reprenant fermement la relève des cheminots, désormais fatigués et démoralisés après la casse accélérée de leur entreprise et 150 ans de luttes continues harassantes.

Le droit de grève dans ses formes ancestrales est en danger… car de toute évidence, les attaques incroyables invoquant la « sécurité nationale » et décrétant la réquisition des salariés grévistes ont témoigné de la détermination autocratique de nos gouvernants jouant toutes leurs cartes. On peut regretter que ces affaires soient restées sans réelles réactions et trop confinées au silence par les médias et les milieux militants ; les risques de banalisation de la chose à l’avenir sont il faut le dire très inquiétants…

Pour autant, les leçons tirées de ce conflit nous permettent désormais d’avoir un compte exact des forces disponibles en présence dans le paysage contestataire. Et la véritable participation de ce mouvement à la refondation de l’Histoire sociale vient assurément de l’abandon nécessaire et évident de l’illusoire mythique « grève générale » affaiblissant la réflexion car trop portée comme objectif ultime et immédiat de la révolte !

Il est sur que ce conflit social sera, en ce sens, le grand déclencheur d’une prise de conscience unanime du niveau de frilosité et de terreur du salariat dans un contexte de précarisation extrême, grandissant, effrayant.

« L’outil à présent dépassé, place à l’imagination ! »

Blocages : « une idée qui circule »-

Devant ce constat, est apparue d’elle-même l’ambition florissante d’une grippe décidée de l’économie déguisée en désorganisation du pays pour entourer les temps forts du mouvement. La spontanéité incroyable de l’adoption de certaines formes de luttes adaptées à ce nouveau monde fut impressionnante. Au menu : débrayages à la carte dans beaucoup d’entreprises, grève de 3h59, 59 minutes, 24h, ou reconductible, actions de blocages des ressources pétrolières, des ports, des camions livreurs, des dépôts de bus, des zones industrielles, des déchetteries, des rues ; opérations péages gratuits, rassemblements spontanés, interruptions de diffusion de chaînes de radio publics, diffusions de tracts éclair, occupation temporaire d’entreprises etc… Tout ça laisse entrevoir les moyens d’ ’action qu’ont désormais choisis les jeunes générations pour ériger les barricades sociales de demain.

La question des suites possibles et prochaines du socle social contestataire dépendra ainsi certainement de la capacité des travailleurs de tous bords et notamment des grands bastions de militants (comme les cheminots) à rebondir énergiquement sur ces idées et à s’organiser en conséquences. On a d’ailleurs vu certains syndicats (CFDT - CFTC) s’inscrire parfois fortement dans ce mode d’action, débordant par leur gauche les directives officielles de leurs confédérations, jamais habituées à de telles « folies ».

La Solidarité a été incroyable ! Qui, de mémoire, est capable de d’évoquer une telle effervescence citoyenne canalisée autour d’un même enjeu de société ? La part d’opinion publique favorable au mouvement (autour de 70% de la population) a dépassé tous les records imaginables. Les nombreuses journées de manifestations ont rassemblé sans jamais fléchir une masse de mécontents chiffrée exceptionnelle. Les appels aux dons de soutiens pour les grévistes se sont multipliés partout dans le pays, émergeant de façon naturelle comme le témoignage d’une réelle empathie pour le travail syndical. Indice fort, le nombre de nouvelles adhésions à la CGT pendant cette période a dépassé les 60 000 (+8 % d’augmentation !). On a constaté éclore sur les piquets de grève une volonté citoyenne latente de se rencontrer, se mélanger, évoquer ses conditions de vie réciproques et contester ensemble l’avenir qu’on nous promet. Plus symptomatiques, la réception d’innombrables témoignages de soutiens des fédérations syndicales étrangères, suivis par les faits des premiers actes historiques de cohésion, entrepris par des salariés Belges qui ont décidés de bloquer 2 raffineries aux frontières, par solidarité ouvrière, au 14ème jour du conflit...

« Le réel objectif de la réforme » Ne soyons pas dupes, au regard des sois disantes économies budgétaires que représente la réforme des retraites, (autour de 5% des déficits publics ), les objectifs financiers de la réforme apparaissent ridicules en comparaison de l’objectif de désendettement express de l’état. (110 Milliards en 4 ans / Retraites = 4 Milliards par an …) De deux choses l’une : Soit le gouvernement se fout de la gueule du monde avec ses objectifs de réduction du déficit budgétaire ; soit le recul des droits sociaux impliqués par la réforme des retraites est totalement disproportionné au regard de l’objectif financier. …En fait, la volonté était surtout d’envoyer un message de pénitence aux agences de notations indiquant que la France s’engagerait bien sur la voie de la régression sociale et de la baisse globale du niveau de vie de sa population, condition sine qua non pour que les oligarchies financières et les détenteurs du capital puissent continuer à s’enrichir dans un contexte de stagnation économique.

Mais voila, le peuple français vient audacieusement d’engager une nouvelle fois aux yeux du monde sa volonté de réaffirmer son autodétermination !Au moment de l’annonce d’un nouveau traité européen qui officialise les plans de rigueur, dépouille les états membres de leur pouvoir économique, supprime le droit de vote aux pays jugés « dans le rouge », notre pays a su une fois de plus renouer avec sa tradition identitaire de contestation… La même qui fit surgir la révolution française et son influence sur nos voisins ; le socialisme de lutte et la république sociale, la commune de Paris, le Front Populaire, la Résistance , le programme du CNR, les grandes grèves de Mai 68, celles de 95 et plus récemment le refus du traité ultra-libéral constitutionnel et de l’idéologie du CPE …

Même si la réforme est votée, maintenue, applicable…, nous avons indiscutablement gagné cette bataille, avis aux amateurs ! L’ordre du jour est au maintien de ce climat ! Quelque chose est en marche … …


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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 08:43

coordination des syndicats de la pétrochimie du groupe total

18 JOURS DE GREVE DANS LE GROUPE TOTAL
Malgré une « collaboration » étroite du MEDEF, de l’UFIP, de TOTAL et du GOUVERNEMENT, sur fond de répression policière, de réquisitions, de menaces : les salariés en « résistance » ont gagné l'opinion publique et la bataille des idées, confortés par un puissant mouvement de solidarité.
Non seulement les salariés de l'ensemble des raffineries françaises, de Total Petrochemicals et ceux des diverses entités du groupe, qui à travers de nombreux arrêts de travail, débrayages, manifestations, grèves, blocages, sortent la tête haute de ces trois semaines de conflit mais surtout sortent renforcés tel en témoigne le soutien constant de 70 % de la population.
Total ne fera pleurer personne avec ses 100 millions de pertes qu'aurait engendré la grève a fortiori au moment où il vient d'afficher 7.7 milliards de profits.
Les pétroliers à l'unisson n'ont pas hésité à faire annoncer par Petroplus la fermeture de Reichstett, à dilapider des millions d'euros en important massivement des produits raffinés. Importations destinées à tenter de briser psychologiquement les salariés grévistes en leur faisant croire que l'on pouvait se passer du raffinage français. Or, la facture est tellement salée, que les pétroliers viennent de faire la démonstration opposée : ce qui en pleine table ronde du raffinage conforte la position de la CGT sur l'intérêt pour la nation et pour le pouvoir d'achat des citoyens de conserver l'ensemble de l'outil de raffinage.
L'arrivée de 200 gardes mobiles, à 3h00 du matin, pour réquisitionner illégalement les salariés grévistes de la raffinerie de Grandpuits, par le préfet de Seine-et-Marne, n'a pu s'organiser qu'avec l'accord du président du groupe M. Christophe de Margerie.
La CGT le tient pour principal responsable de la violente charge policière contre nos camarades de Grandpuits (3 blessés). Une fois n'est pas coutume : c'était le même corps de gendarmerie présent, à l'intérieur de la tour TOTAL, le 8 mars dernier, et qui a réprimé nos camarades de Flandres.
La réforme des retraites, comme celle de l'assurance-maladie, ne repose que sur des choix politiques, et du type de société que l'on veut construire. La question de fond pour la CGT, c'est bien la question du financement de la protection sociale dans son ensemble.
Que ce soit sur l'emploi à travers le développement industriel, ou sur les politiques de rémunération, Total, comme l'ensemble du patronat, est entièrement responsable du déficit actuel des régimes de retraite et de sécurité sociale : « casse industrielle, restructurations, réductions d'effectifs, stock-options, actions gratuites, intéressement-participation, abondements divers et variés versés au détriment des salaires, heures supplémentaires défiscalisées et désocialisées, etc.
« Notre modèle social n'est financé que par l'emploi et les salaires »
Contrairement à ce que certains colportent, aucune heure de grève ne sera payée par Total et la CGT, et les salariés en grève en font un point d'honneur. La solidarité financière, syndicale, citoyenne et même européenne qui continue de s'exprimer dans ce mouvement est
exceptionnelle. Cette solidarité porte un formidable espoir de construire une société plus juste plus humaine et fraternelle par la satisfaction des revendications.
Jour et nuit sur les piquets de grève, dans l'ensemble de nos sites, des hommes et des femmes, de tous horizons, du public et du privé, sont venus apporter cafés, repas, collectes, messages de soutien ou tout simplement de la chaleur humaine. Certains n'hésitant pas à passer la nuit avec nous. Au nom des salariés en grève : qu'ils en soient remerciés.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 13:37

appel à la solidarité:de vous informer et d'appeler à votre solidarité.

lien vers l'intersyndicale http://www.raffineriegrandpuits.fr/index.php?

"Nous vous remercions pour votre soutien et votre générosité tout au cours de ce mouvement !

Les dons récoltés seront redistribués aux salariés en grève afin de compenser les pertes de salaires induites par leur action".

Photos

  

  

  

  

  

  

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 04:09

Présentation

 

la campagne  d'intoxication de la "La bande à Riquiqui" (chanson de Jean-Baptiste Clément écrite en 1871

pendant la Commune) est devenue "La bande à Sarkozy" le 16 octobre 2010
à Lille à l'occasion de la manifestation pour le retrait du projet de
loi gouvernemental sur les retraites;on a lu le texte ci dessous sur un blog
du pays basque
on peut le trouver là

Les Mutins de Pangée <http://www.lesmutins.org>
 
*Cher(e)s SMG**,
Ce mercredi, comme tous les jours, les grévistes de la raffinerie Total
de Grandpuits ont reconduit la grève. Puis, une partie des grévistes a
bloqué les départs des camions pendant une heure afin de marquer leur
agacement face à la désinformation sur la poursuite de cette grève sans
précédent.
Ce dernier épisode est déjà en ligne sur notre site *www.lesmutins.org*
<http://www.lesmutins.org/>
Grève de l'or noir à Grandpuits : l'action <http://lesmutins.org>.
*On s'en doutait un peu... Il y a un léger décalage entre ce qu'on nous
raconte dans la plupart des gros titres des journaux et ce qu'on voit
sur place. *
Pourtant, quand ils sont là, les reporters font souvent leur boulot
correctement avant que leurs sujets ne passent à la moulinette à
décerveler. Car les chiens de gardes trépignent. Ils s'ennuient devant
des images de piquets de grève. Les stars de l'info soufflent à longueur
de JT que le mouvement s'essouffle, que c'est la fin de la récré. Retour
à la normale et que ça saute !  Ils en ont assez de montrer des pompes à
essence vides, alors que le devoir de l'information les appelle : Paul
le poulpe est mort ! Le saviez-vous ? : Il y a un baby boom chez les
pandas grâce au viagra distribué dans les zoos...
Et bien non. Dans la vraie vie, ça ne se passe pas comme ça. L'agenda
présidentiel est celui des médias, mais il n'est pas forcément celui de
la rue.
*La raffinerie de Grandpuits est toujours en grève.* La réquisition de
force de vendredi dernier n'était qu'un coup de force médiatique pour
les vacances. Depuis le début de la grève, il y avait déjà un service
minimum assuré pour la sécurité de l'usine et pour les urgences sur les
stocks prévus à cet effet. Le pouvoir joue sur l'attitude responsable
des grévistes pour faire croire qu'ils sont "matés". C'est faux.
On vous tiendra informé de la suite dans les heures qui viennent.
N'hésitez pas à faire circuler les vidéos dans votre entourage,
consulter le site du piquet de grève et soutenir les grévistes de
Grandpuits : *http://raffineriegrandpuits.fr*
Chaleureusement,

*Les Mutins de Pangée*
*www.lesmutins.org* <http://www.lesmutins.org/>
contact@lesmutins.org <mailto:contact@lesmutins.org>

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 22:38

Pour un collectif chomeur précaire sur l'aglomération valentinoise, on commence à réfléchir. Envoies des contribution

 

De la question du travail et du chômage.

Le problème n'est pas tant d'avoir du travail que d'avoir de l'argent. On crève autant de l'obsession de l'argent qui est dans notre tête que du manque d'argent dans nos poches.

La misère ne se traduit pas par la difficulté ou l'impossibilité de consommer, mais par le fait que nous n'avons d'autres choix que consommer; d'autres choix que de courir après l'argent pour satisfaire nos besoins; d'autres choix que passer sa vie dans la contrainte à la gagner; organiser sa vie autour de l'argent, sans lequel rien de grand, de beau, d'agréable n'est reconnu. Un monde dans lequel l'imagination et l'affectif dépendent du rapport à l'argent, voilà la misère réelle dont tout le reste n'est que conséquence. Identifier la misère au chômage et au manque d'argent que cette situation provoque, est un non-sens. Ce n'est pas que les choses coûtent chères, qui est cause de la misère, mais qu'elles aient un coût; et ce coût nous oblige à travailler. On ne travaille pas pour créer un monde passionnant, ni construire la mémoire de tout un peuple, et moins encore pour réaliser notre humanité, mais pour payer sa vie.

Le travail réduit la vie à un contrat. Mais, la vie n'est pas un contrat; elle est une donnée. La vie manifeste une richesse infinie que le travail pille, réduit, détruit. Le travail n'est pas source de richesse, mais cause de misère. Avec le travail, apparaît la concurrence entres les hommes et l'appropriation des richesses par un petit groupe d'exploitants. Le travail provoque la confiscation, au plus grand nombre, des décisions sur leur propre vie.

Le travail n'est pas une contrainte qui limite la liberté; il est la privation de la liberté. Avec le travail, le sens de la responsabilité dépend d'un contrat, et non de sa propre conscience. La conscience professionnelle n'est qu'une fausse conscience qui sert à justifier le travail, et non à faire preuve d'un sens des responsabilités. La conscience professionnelle s'exercent sous une responsabilité étroite qui dépend des conditions du travail, et non de la conscience de la vie. Le travail n'est pas le contraire de la paresse, mais sa condition. Et seul peut jouir de la paresse celui qui en a les moyens, autrement dit, celui qui exerce un pouvoir de décision sur ceux qui travaillent, non celui qui est privé de travail. Le chômage n'est pas une condition à la paresse, mais une condition d'absence, de vide, d'oubli. Le chômage n'est pas le contraire du travail, mais sa forme inactive, c'est pourquoi le chômage est source d'angoisse et non de bien-être. Les liens que tisse le travail ne sont qu'accessoires. Lorsque l'individu perd son emploi, ses liens s'effondrent. Dans le chômage, l'individu ne se retrouve pas, il est brisé. Le travail est un rapport violent à la vie que le chômage ne fait qu'aggraver.

Il y a du chômage parce qu'il y a du travail.

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 07:48

MOUVEMENT RETRAITES : POUR EN FINIR AVEC LA SOCIETE INDUSTRIELLE ET LES ILLUSIONS DE LA GAUCHE.

Des millions de personnes dans la rue. Des appels à la grève illimitée. Des ports bloqués depuis deux semaines. Des raffineries en grève annonçant une prochaine pénurie de carburant. Des milliers de lycéens qui bloquent leurs lycées. Le ras-le-bol se généralise et le mouvement contre la réforme des retraites prend de l’importance. Partout se diffuse le sentiment que quelque chose est en train de se jouer.

Ce mouvement, nous en faisons partie, et nous sommes solidaires des personnes en lutte, contre la réforme des retraites, et contre l’exploitation en général. Il est légitime que des personnes qui ont travaillé toutes leur vie refusent de rempiler pour deux années supplémentaires. Ce refus est d’autant plus justifié qu’un partage des richesses détenus par quelques uns pourraient permettre à tous d’avoir une vie et une retraite décentes.

Pour autant, une grande partie du discours tenu aujourd’hui par la gauche et par les opposants à la réforme des retraites, nous semble au mieux une impasse, au pire clairement dangereuse. En effet il n’y a pas de lutte possible contre la réforme des retraites sans refuser la robotisation de nos vies, et sans sortir du dogme de la croissance et de l’emploi à tout prix. Ce n’est qu’en prenant ces critiques en compte qu’un mouvement peut émerger avec de vraies perspectives.

- Quand les robots rendent l’humain inutile...

Depuis plusieurs dizaines d’années, les machines et les ordinateurs suppriment massivement le travail humain. Grâce aux progrès de la science et de la technologie, et notamment au concours des laboratoires grenoblois de l’INRIA au CEA-Minatec, en passant par STMicroelectronics et IBM, l’accumulation de profit exige moins d’humains à exploiter qu’avant. Plus performants, les robots ont aussi l’immense avantage de ne pas faire pas grève, et de ne pas avoir besoin de retraite. L’exposition à la gloire de Vaucanson et de l’homme artificiel, qui se tient au musée dauphinois jusqu’au 31 décembre, est là pour nous le faire savoir, qui pose notamment la question « Pourquoi faut-il remplacer l’homme par des machines ? »

Le capitalisme ne peut plus créer assez d’emplois pour tous. Après les ouvriers et les employés (de la Poste, de la SNCF, des magasins ou des banques), c’est aux enseignants de devenir obsolètes. L’école elle aussi devient numérique, pour le plus grand bénéfice des multinationales de l’informatique, et tant pis pour l’éducation, et pour la santé mentale des enfants. Il n’est pas jusque dans les service à la personnes où les hommes ne soient remplacés par des robots. En Isère, le programme Empatic offre aux personnes âgées un suivi par la machine : plus besoin de présence humaine grâce aux capteurs électroniques. Vivement la retraite !

- ...se faire exploiter devient un « privilège »

Les robots nous remplacent donc. Le problème, c’est que nous restons tous plus ou moins contraints de travailler. Sans travail, pas de salaires, et le frigo reste vide. Tous les humains mis au rebut par les machines n’aurons pas assez cotisé pour prétendre à la retraite. Nous en sommes arrivés au stade où pouvoir vendre sa force de travail à une entreprise est devenu un privilège. Mais quel privilège ? Les emplois que créent encore péniblement le capitalisme sont de plus en plus vides, et déconnectés de nos besoins fondamentaux, les travailleurs réduits à n’être que les auxilliaires des ordinateurs, des rouages au sein de la machinerie industrielle. Les gains de productivité devant sans cesse augmenter, les personnes qui travaillent doivent travailler toujours plus, toujours plus vite, de manière toujours plus efficace.

Exclus et inutiles, ou exploités et pressurés. Voilà à quoi nous en sommes réduits. Il n’y a pas de solution au problème des retraites ou du chômage sans sortie du capitalisme et de la société industrielle. Combien de temps pensez vous que ce système s’encombrera d’une main d’œuvre inutile ?

- La solidarité ne repose pas sur la croissance !

Pour justifier la réforme des retraites, la droite nous explique : « il y a aujourd’hui moins de travailleurs actifs, et plus de personnes inactives. Il est donc normal de travailler plus longtemps pour payer les retraites » Ce à quoi les économistes de la gauche et de l’extrême-gauche rétorquent : « Même avec une croissance inférieure à 2%, le produit intérieur brut aura doublé d’ici 40 ans, on pourra donc en consacrer une part plus importante au financement des retraites, sans effort financier supplémentaire de la part des salariés. »

Pour la gauche, le problème est donc uniquement un problème de répartition des fruits (pourris) de la croissance. Comme si les retraites, et donc la solidarité humaine, reposaient sur la croissance économique. Il faut en finir avec l’idéologie de la croissance. Compter sur un doublement de la production d’ici 40 ans est une aberration. Notre environnement ne survivrait pas à un tel désastre écologique. Sans compter la dégradation de la vie en société. Car produire plus, c’est produire toujours plus d’ordinateurs, de télévisions à écrans plats, de téléphones portables, et autres gadgets high-tech qui abrutissent, individualisent et finissent par détruire toute relation véritable entre nous. (Et vous, combien d’amis virtuels avez-vous sur facebook ?)

- Il y a des sots métiers

Le second argument de la gauche contre la réforme des retraites, consiste à refuser l’allongement de la durée de cotisation parce qu’il serait un frein à l’emploi des jeunes. Quels emplois ? Des emplois qui répondent à quels besoins ? Aucune importance. Ce qui compte c’est de leur trouver un emploi.

Il faut sortir de cette logique de l’emploi à tout prix. D’abord parce qu’il n’y a plus de travail pour tous. (voir plus haut) Ensuite parce que cela revient à défendre des emplois qui nuisent au reste de la société. Il n’y a pas de honte à ne pas avoir de « travail » au sens où l’entend cette société, c’est à dire un travail que l’on ne fait que pour l’argent, sans aucune considération pour son contenu.

Il est plus digne de ne pas travailler, plutôt que d’être banquier, militaire, chercheur dans les nanos ou journaliste au Daubé. Pour autant, nous ne voulons pas passer notre vie à ne rien faire. Nous voulons un travail choisi, épanouissant, que nous jugeons utile. Nous préférons alors parler d’activité.

- Par où commencer ?

Dans un premier temps, s’organiser à la base pour obtenir le retrait de la réforme.
Se défier des centrales syndicales qui nous lâcheront dès qu’elles en auront l’occasion, et des socialistes, qui ne retireront pas la réforme s’ils sont élus en 2012.
Cesser les journées d’action ponctuelles, pour construire un mouvement solide et continu.
Paralyser les centres économiques, scientifiques et politiques.
Profiter de ces luttes pour nous rencontrer, discuter, échanger.
Prendre le temps de réfléchir et de construire des solidarités.
Nous organiser enfin pour empêcher tout retour à la normale. Fermer les usines et les labos qui nous nuisent. Produire collectivement ce dont nous avons besoin pour vivre, sans le concours de la machinerie industrielle.
Rendre inutile ce système qui nous rend inutiles.

Grenoble, le 12 octobre 2010

Groupe LIBELUDD.
Libertaires, Luddites.

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 07:38

Complément d'information pour rebellyon .infos

 

Proposition des grévistes de Rhodia CRTL, et de la CGT du
site pour une action inter entreprises
Depuis 10 jours, des salariés de Rhodia recherches (CRTL) font des grèves quasi quotidiennes pour participer à
la lutte pour la retraite à 60 ans.
Nous participé à des actions inter-entreprises avec des grévistes et des militants de l’IFP, de Rhodia Belle
Etoile, d’Arkéma, de Bluestar Silicones, de Rhodia Organique St Fons, ainsi que des grévistes de la raffinerie et
de la SNCF.
- distribution massive de tracts au rond point de Solaize
- rassemblement devant des usines : Rhodia Belle Etoile, Bleustar Silicones (à 2 reprises), du CRTL
- Rassemblement à Satolas.
Se sont joints à plusieurs de ces rassemblements des grévistes de l’Education nationale, du ministère du travail,
des salariés de Renault Trucks, et plus récemment des étudiants.
Nous ne sommes pas en mesure pour l’instant d’entrainer un nombre suffisant de salariés de notre entreprise
dans la grève. C’est le cas dans a plupart des entreprises à ce stade du mouvement. Mais nous sommes très
nombreux aux manifestations intersyndicales à Lyon.
Notre démarche est de rassembler les forces militantes et grévistes pour construire ensemble des actions
quotidiennes. Nous souhaitons que ces actions se fassent en direction des salariés, au plus près du lieu de
travail, si possible devant les entreprises.
Dans cet esprit, il nous parait utile que les militants des entreprises en lutte appellent à des rassemblements et
qu’ainsi nous fassions grandir l’action jusqu’au stade où nous pourrons faire de grandes manifestations à
devant les portes des entreprises. L’initiative de ce vendredi 22 octobre devant Bluestar Silicones, 250
personnes rassemblées, constitue un grand pas en avant dans cette direction.
Mardi 26 octobre, entre 7h et 9H au rond point de Solaize pour une distribution de tracts..
Le même jour, 26 octobre, nous proposons de nous joindre à l’appel de JTEK, entreprise de la métallurgie, pour
un rassemblement devant leur entreprise.
Rassemblement de 12H à 14H
JTEKT, ZI du Broteau, Irigny, A7 sortie Pierre Bénite Sud,
Au rond point de La Mouche suivre Irigny puis JTEK Visiteurs
Mercredi 27 octobre, les organisations présentes au rassemblement devant Bluestar de ce vendredi
appellent à se retrouver mercredi 27 octobre sur une entrée importante de la zone industrielle de Corbas-
Vénissieux St Priest rendez-vous à 6h30, au rond-point du pôle agro-alimentaire, 69 rue Marcel Mérieux à
Corbas.
Pour les grévistes de Rhodia Recherche (CRTL), dans l’esprit de l’action interentreprises
à laquelle nous participons, il serait souhaitable d’organiser, si les
conditions ont réunis lors de cette distribution de tracts, une manifestation qui
parcourait la zone avec sono et tracts en direction des 10000 salariés présents.
Cette manifestation pourrait rassembler tous les grévistes, militants, travailleurs
en lutte, étudiants de la région lyonnaise qui souhaiteraient s’y joindre.
Pour créer les conditions de participation à telle initiative, nous appellerons dans notre
entreprise à 4 heures de grève.
Un risque de réquisition des salariés de la raffinerie est possible : il faut se
tenir prêt à les soutenir.
Nous invitons les syndicats et les structures syndicales

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 14:01
Après la visite devant le MEDEF valence les communaux CGT ont une tente
devant la BN, vous pouvez donner là de l'argent pour la caisse solidarité

LES RAFFINNERIES NE REDEMARRERONT PAS !!!


Quel surprise d'entendre sur France inter « 3 raffineries ont
suspendu le mouvement et vont reprendre de l'activité ». Alors que la
veille lors d'une visite aux gréviste de la raffinerie de Donges la
détermination était là, et aussi pour toutes les autres.


Renseignement pris auprès d'un délégué CGT de la raffinerie de
Donges, il s'avère que ca n'est pas prêt de repartir. Petite
explication...

Il y en effet 3 raffinerie qui ont suspendu le mouvement.

* La raffinerie de Reichstett (Bas-Rhin) ,de la compagnie helvétique
Petroplus, qui venait d’annoncer sa volonté de fermer définitivement
le site pour le transformer en simple terminal pétrolier, supprimant
au passage 253 emplois sur 255. le mouvement a été suspendu suite
avec la garantie de la part de la direction de ne plus fermer le
site! La raffinerie est alimenté en pétrole brut par un pipeline qui
viens du port pétrolier de Fos sur mer qui lui est en grève et lâche
rien. La raffinerie ne peut donc pas redémarrer!

* 2 raffineries du groupe exon une à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône)
et une a Port-Jérôme (Seine-Maritime). Elle ont toutes les 2
suspendus le mouvement après que la direction est mis le paquet sur
la table et leur est proposé le paiement intégral des jours de
grève!! tous en sachant quelle ne pourraient par redémarrer aussi. En
effet celle de Fos est alimenté par le même terminal pétrolier de Fos
sur mer. Celle de Normandie est alimenté par l'entreprise SIM qui est
également en grève et ne lâche rien également!!

les 9 autres raffinerie (6 du groupe Total, 1 Petroplus, 2 Basell)
sont toujours dans le mouvement contre la mise en place de la réforme
des retraites!!

la pénurie de pétrole ne s'éloigne pas. L'approvisionnement par
bateau ne suffira pas a couvrir les besoins quotidiens. Ce n'est pas
le moment de se faire duper par une presse mal renseignée et
démobilisatrice!! continuons a généraliser la grève, a durcir le ton
et a soutenir les grévistes. Des caisses de solidarité circule un
peut partout, pour celle de Donges on en est a 30 000€.

http://oclibertaire.free.fr/



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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 08:45
attaque contre les grèvistes, inadmissible n'est ce pas !
Les deux dépôts pétroliers débloqués hier matin

Sans casse et très rapidement, les deux dépôts pétroliers Shell à Valence et DDPV de Total à Portes-lès-Valence qui étaient bloqués par des grévistes dans le cadre des manifestations contre la réforme des retraites, ont été attaqués par la police hier matin.

Peu avant neuf heures, des effectifs de police et de gendarmerie ont été déployés sur les deux sites occupés depuis deux heures par une vingtaine de militants de la CGT et de Force Ouvrière, venus sur place pour bloquer les accès avec leurs véhicules.

 

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 15:07

  Fermer la session
 
T
http://photo.lejdd.fr/media/images/societe/social/routiers/2376674-1-fre-FR/Routiers_pics_390.jpg 

grenoble le 27 octobre à 17h au parvis de la gare

 

Tous le jours, se tient une assemblée générale de lutte, ouverte à tou-te-s, pour par exemple :

- (s’)informer sur les différents secteurs en lutte localement

- s’organiser pour participer à la lutte (soutien aux grévistes et aux autres AG locales, participation aux actions prévues ou spontanées)

- développer notre capacité d’agir ensemble en organisant nos propres actions, et en les réalisant de suite dans un incroyable duo pertinence/efficacité

- et tout ce que vous voudrez qui puisse apporter de la joie et de l’énergie, du manger ou du boire, des idées lumineuses et fantastiques à la lutte en cours

On ne négocie pas un recul social, on le combat par la grève générale !

La lutte est inévitable !
Notre but : le partage des richesses que NOUS produisons.
Nos armes : la grève générale et l’action directe large et populaire.

POUR LE RETRAIT DE LA RÉFORME DES RETRAITES ET PLUS ENCORE !
POUR LA GREVE RECONDUCTIBLE !
AGISSONS POUR BLOQUER L’ECONOMIE !
MOBILISONS-NOUS TOUS ET TOUTES DANS L’ACTION ET LA GREVE !

Rendez-vous, tous les jours à 17h sur le parvis de la gare, pour continuer la lutte.

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