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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 09:57

Accablés par la triste réaction populaire devant les extrémités de survie où nous pousse le capitalisme, et alors que la majorité de la population est plus préoccupée par les buts de Messi (footballeur argentin) que par la misère qui l'entoure; indignée par la grande farce, cautionnée par tous les syndicats, que fut la grève du 8 juin. Touchés directement par l'insurrection réalisée par les rebelles grecs, nous avons décidé de mener une nouvelle action de sabotage. Le 17 juin au matin nous avons incendié un tractopelle sur un important chantier de maisons pour la haute bourgeoisie, dans la zone sud-est de Saint-Jacques-de-Compostelle, les dommages ont été considérables, une partie de cette construction est subventionnée par l'Etat espagnol.

Un Etat où des centaines de milliers de personnes n'ont pas de toit et où des centaines de milliers de logements sont vides, où il y a presque 5 millions d'emprisonnés et presque 100.000 personnes séquestrées et exploitées, notre choix est la lutte, l'attaque des intérêts des puissants, l'extension d'une guerre sociale qui se mène et qui n'est pas retransmise à la télé. Nous savons que la crise n'est que l'une des conséquences du système capitaliste, pour cela nous voulons changer totalement ce système, qui est l'authentique racine de l'actuelle inégalité sociale dans le monde. Pour tout cela, et plein d'autres raisons nous avons agi et nous continuerons d'agir.

Pour une insurrection antiautoritaire contre les puissants et leurs faux opposants.


Commandos antiautoritaires contre l'Etat-Capital

le 23 juin aussi le blog la haine publie:

Dans la nuit de mardi à mercredi, 23 Juin , dans les médias par la ferveur pathétique de la victoire espagnole, nous avons placé un engin incendiaire composé de plusieurs gallons d'essence et deux bouteilles de  camping gaz , à la succursale située à La Caixa Stade Camp Nou (Barcelone). Bien que ce soit probablement l'un des quelques branches de la ville qui n'est pas d'accord avec certains sans-abri, pourquoi ils l'ont choisi pour cette action n'est pas, ni occasionnelle. Nous avons choisi d'appartenir à attaquer spécifiquement par le Camp Nou,
Face à ce choix sera sans doute qui a été choqué. Certains pourraient, en secouant la tête se demandant pourquoi ce mélange de football et «politique». Inversement, une merveille que nous ne nous attendons pas une attaque dirigée spécifiquement contre ce monde. Et est que, malgré le défaitisme et la somnolence qui prévaut sociale, ne cesse d'étonner l'audace avec laquelle nos ennemis pensent qu'ils peuvent nous tromper encore et encore.

Les grandes puissances du gouvernement et la bourgeoisie qui favorisent l'entreprise si inspiré du football ... Pensez-vous vraiment s'attendre à ce que pourrait conserver des milliers de chômeurs, les milliers de puteados, bavant et en regardant sur un ballon qui rebondit sur le but de but, , le piège? Vous croyez vraiment que pas un seul parmi nous tous crachent leur colère sur le spectacle, nous résigner à frapper des mains et sourire à l'écran, tandis que  plus en plus  la corde autour du cou se serre

La fonction sociale qui satisfait aux vilaine affaire du football moderne, et l'équipe nationale espagnole et Barcelone en particulier, est profondément politique. Nous avons attaqué le Camp Nou pour être notre cirque romain et mis à jour, par son pouvoir de distraction et d'aliénation dans une période de pauvreté croissante. L'attaque spéciale avec rage, en sachant que nous avons également atteint un symbole, une «marque» de l'attraction d'envergure internationale qui joue un rôle important dans la transformation de Barcelone dans un terrain vague en plastique vendus  à la spéculation et au  tourisme. L'attaque parce que, malgré la propagande de manoeuvre dans le sous-sol de votre ville-vitrine , dans les allées, où nous nous détournons avec  des bâtons hors de la vue des touristes et des riches, illeur suffisent de multiplier les abus graves qui nuisent à notre dignité et notre conscience.

Tout le monde, js'est  mis en sommeil en quelque sorte, des centaines de personnes qui sont alcooliques ou dépendants aux antidépresseurs, les immigrants Cazals dans la rue comme des chiens et qui sont tortués à mort dans le CIES parce que  sans-papiers Anxiété ... la peur, les files d'attente, les dettes, l'éternelle seconde sous les yeux de la tête, les hôpitaux, les prisons, les cimetières ... Comment toute cette violence a lieu? "En ce qui concerne le football de la propagande omniprésente, si ce n'est avec la fureur et l'indignation de ceux qui savent tromper?

Nous avons choisi de continuer à attaquer la structure sociale que vous avez construit sur notre  dos..

on n'a plus rien à  attendre, c'est maintenant le temps,  c'est maintenant notre temps

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 09:36

Manifestation départ de la place du champ de Mars à 14h, trompette et pétard, et tout le matériel pour faire du bruit

60 ans,

c'est déjà trop tard!

Trop tard pour les suicidés au travail,

trop tard pour les malades du travail.

Trop tard pour les accidentés du travail,

trop tard pour les usés au travail.

Trop tard pour les précaires du travail,

trop tard pour les exclus du travail.

 

Reculer l'age de la retraite,

c'est supprimer la retraite

pour encore plus de mort à la tâche!

 

La mort de l'esclave au profit du patron,

la mort de la culture au profit du spectacle,

la mort de la nature au profit de la modernité,

la mort du pauvre au profit du riche.


Aussi dés que les clowns

au visage plâtré de sérieux politique

diront d'une voix de notaire

que «  60 ans , c'est encore jeune »,

Mettons – nous en grève ,

à nous de décider

Il n'y a que cela

qui les fera céder!

 

Comme dieu ou le diable , le capitalisme n'existe que lorsqu'on y croit .

Le capitalisme est le règne de l'abstraction sur la chair vivante.

CNT AIT – valence C/O le laboratoire 8 place St jean valence.

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 08:33

lu sur le blog

 

Des ouvrières dans une usine Foxconn, le 26 mai (Bobby Yip/Reuters).
Aujourd’hui la Chine(De Pékin) Chez Honda, Foxconn ou Toyota, une nouvelle génération de travailleurs migrants demande une vie meilleure. Un mouvement de fond et une remise en cause du miracle économique chinois qui mettent gouvernement central et intérêts locaux au pied du mur.
La visite était symbolique : le premier ministre chinois, en chemise à manches courtes, aux côtés d’ouvriers sur le chantier de construction d’une nouvelle ligne de métro à Pékin, alors que le pays est en vacances. 

Après des grèves dans plusieurs usines fabriquant des pièces pour Honda et une vague de suicides dans les dortoirs d’un complexe de plusieurs centaines de milliers d’ouvriers de Foxconn, fournisseur des géants mondiaux de l’électronique, l’Etat-parti chinois se montre soucieux de la condition des travailleurs migrants.

Les responsables gouvernementaux et la société toute entière doivent « traiter les jeunes travailleurs migrants comme leurs propres enfants », a déclaré le 14 juin Wen Jiabao, qui s’est également laissé photographier dans un orphelinat :

« Il faut respecter la contribution des travailleurs migrants à l’enrichissement du pays et à la construction de gratte-ciel dans nos villes ».

Karaoké, sport et lecture pour les travailleurs migrants

Le Premier ministre a appelé son gouvernement à alléger le fardeau des « mingongs », partis de leurs régions rurales pour travailler dans les usines ou sur les chantiers de l’atelier du monde : mariage, logement, prise en charge des enfants, adaptation aux grandes villes.

Wen Jiabao propose que l’administration, au niveau local, et les entreprises, qui emploient ces migrants, organisent pour eux des activités de divertissement, sport ou karaoké, pour qu’ils ne perdent pas le moral pendant leur temps libre et conseille aux ouvriers de lire pour ne pas s’ennuyer.

Le sort des petites mains qui font le « miracle économique chinois », un miracle qui pour elles ressemble aux « Temps modernes » de Chaplin, préoccupe les dirigeants du Parti communiste.

Les grèves et manifestations perturbent « l’harmonie », c’est à dire la stabilité, qui les obsède. Historiquement, les débrayages ont contribué à déstabiliser le pouvoir en place, qu’il s’agisse du « mouvement du 30 mai » contre l’impérialisme occidental en 1925 ou, plus concrètement pour le Parti, de la participation des ouvriers aux manifestations de Tiananmen.

Suite à plusieurs grèves dans les usines de la province du Guangdong ces dernières semaines, les dirigeants chinois sont face à un dilemme : épouser les revendications des travailleurs, et montrer ainsi que le Parti est du côté du petit peuple, au risque de s’aliéner le soutien d’entrepreneurs dont bon nombre ont réussi en s’appuyant sur une main d’oeuvre très bon marché et corvéable ; ou condamner ces mouvements sociaux, sur le fondement de la stabilité. affiche anti-grève (DR)(Affiche de la police chinoise en direction des ouvriers chinois, révélée par le site Danwei.org :

« Le prix de la lutte : 15 jours de détention + 500 RMB (55 euros) d’amende + 3 000 RMB (330 euros) de frais médicaux + des conséquences psychologiques.

La police vous rappelle respectueusement : avant de vous mettre en grève, pensez soigneusement au prix de la lutte – la police ».)

Le « Made in China » « à un tournant crucial »

Jeudi 17 juin, un éditorial du Quotidien du Peuple relève que le « Made in China » est à un tournant crucial. Tang Jun, chercheur à l’Académie chinoise des sciences sociales, écrit dans le journal du parti communiste chinois :

« Augmenter le niveau des revenus de la strate ouvrière et ajuster le fossé entre riches et pauvres ne doit pas seulement être une réponse d’urgence afin de protéger la stabilité ; cela doit également être une transformation sociale pour s’adapter à la transformation du mode de développement économique ».

Au niveau local toutefois, la situation pourrait se révéler plus complexe, comme l’écrit Yu Jianrong, chercheur associé au China Media Project à Hong Kong :

« Pour se battre pour une vie digne, les travailleurs en Chine doivent recourir à toutes sortes de moyens afin de protéger leurs propres droits et intérêts légaux.

Aux yeux de nombre d’officiels locaux, ces actions de défense des droits sont des “incidents de masse” qui menacent la stabilité sociale.

Ils vont employer tous les moyens nécessaires pour empêcher ces actions de défense des droits et s’assurer du “maintien de la stabilité”.

Collusion entre patrons et cadres du Parti

D’autant que les cadres locaux n’ont pas toujours à l’esprit que le seul bien-être des travailleurs, malgré leur appartenance au Parti communiste.

Les migrants étant généralement issus de provinces éloignées des régions côtières qui les emploient, les officiels locaux n’ont que très peu de contacts avec eux, encore moins d’intérêt à les défendre, malgré le discours tenu à Pékin.

Ils sont au contraire dépendants des entrepreneurs locaux, qui s’acquittent des impôts locaux et participent ainsi au développement de la région. Certains sont personnellement impliqués dans le monde des affaires.

Dans ce contexte, et alors que les clients des fournisseurs chinois font pression pour réduire les coûts, améliorer les conditions de vie des ouvriers n’est pas la première des priorités. Or, si la première génération de travailleurs migrants faisait preuve d’une certaine résignation, ce n’est pas nécessairement le cas aujourd’hui.

Dans les années 90, écrit dans le magazine Caixin Andy Xie, ancien économiste en chef pour l’Asie de Morgan Stanley, les travailleurs chinois étaient plus dociles que nulle part ailleurs du fait d’une “capacité culturelle à ravaler son amertume” et d’obligations familiales.
Génération “baling hou”

Les grandes usines dortoir accueillent une nouvelle catégorie de travailleurs, issue de la génération dite “baling hou”, ou “années 80”, née dans la Chine d’après les réformes économiques. La première à être née à une période plus prospère, pour laquelle se nourrir n’est pas un souci.

Enfants uniques, ils ont été cajolés par leurs familles, qui elles-mêmes ont vu leur niveau de vie augmenter : l’éducation et les services de santé se sont améliorés, de même que la qualité des logements. Les contraintes découlant de la piété filiale perdurent mais se font moins pressantes. Ces travaillers songent aussi à leurs ambitions personnelles. Andy Xie ajoute :

“Les événements récents dans les usines de Foxconn et Honda sont des symboles de cette nouvelle Chine.

La main d’œuvre n’est plus aussi abondante et servile qu’avant, et la façon dont les gouvernements et entreprises gèrent ces situations montrent leur ignorance de cette nouvelle réalité.

Ils pensent toujours qu’il s’agit d’incidents isolés et que, par la pression et la corruption (par exemple par de petites augmentations de salaires pour chacun et en licenciant par la suite les leaders rebelles) ils peuvent ramener la situation à la normale.”

Repenser le modèle chinois

Les augmentations de salaire ne sont pas négligeables. Une usine de Honda à Zhongshan a proposé une hausse de 24% à ses employés après un débrayage. Foxconn a promis une augmentation de 66% du salaire de base dans son gigantesque complexe de Shenzhen.

Suite à un bref mouvement de grève, le management d’une usine travaillant pour Toyota à Tianjin a dû accepter de renégocier les salaires.

La chaîne de fast-food américaine KFC s’est quant à elle résolue à signer une convention collective par laquelle elle augmente le salaire mensuel de base de ses employés de Shenyang, dans le nord de la Chine, où il passera de 700 yuans (83 euros) à 900 yuans (106 euros).

A terme, il en faudra pourtant plus pour satisfaire cette nouvelle classe ouvrière. Les usines devront s’adapter, se rapprocher des grandes poches de population du centre du pays et offrir aux ouvriers la possibilité de se loger dans les villes avec leurs familles plutôt que dans des dortoirs inhumains. Les travailleurs exigeront un salaire décent sans devoir systématiquement faire des heures supplémentaires.

Le gouvernement devra s’interroger sur le modèle de développement qui a fait, en trois décennies, le miracle chinois. Au risque de diminuer la compétitivité du “Made in China”.

Photo : des ouvrières dans une usine Foxconn, le 26 mai (Bobby Yip/Reuters).

Par Harold Thibault | Aujourd’hui la Chine

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 07:45
On l'a dit et entendu maintes fois, l'ensemble des sphères de la réalité sociale est influencé par les représentations que nous nous faisons des rapports entre hommes et femmes : qu'il s'agisse du monde du travail, des loisirs, de l'intimité de notre sexualité, nous nous vivons comme des êtres sexués, et tout autant nous percevons l'action et la parole d'autrui comme sexuées.

Le travail social ne saurait échapper à la pesanteur en apparence immuable de cet état de fait. La question de la distribution des tâches en fonction du sexe des travailleurs sociaux, que cette distribution s'organise de façon explicite ou s'improvise dans l'urgence, est d'autant plus prégnante que ce travail sur autrui repose entre autre sur deux axes majeurs de l'identité socio-sexuée : la fonction de « maternage » et celle de « contenance » des personnes accompagnées. Ainsi n'est-il pas rare que les hommes délaissent le rapport à l'intimité, caresses affectives, mignonnages et autres papouilles, tandis que les femmes tendent à s'effacer lorsqu'il s'agit, dans un affrontement, une crise ou une « rébellion », de neutraliser la violence ou la rage d'un « usager » menaçant ; à cela s'ajoute la répartition plus ou moins implicite et inégalitaire des tâches valorisantes ou invisibles du travail au quotidien, de la prise de parole en réunion, majoritairement accaparée par les hommes, au boulot de nettoyage, rangement des armoires, vaisselle, etc., occupations ô combien ingrates et bien souvent investies par les femmes.

Pour introduire ce débat, je souhaiterais mettre en avant deux propositions, la première que l'on peut considérer comme une mise en garde, et la seconde comme une invitation à l'imagination.

On aura tendance, pour justifier cet ordre du monde, à convoquer avec empressement les forces de la nature, des gênes aux hormones, de la masse pondérale moyenne à la formidable vie de nos ami-e-s les animaux. Cette légitimation plus ou moins élaborée, qu'il s'agisse de débats de comptoir - « ah les nanas ! Vraiment toutes les mêmes » - ou de colloques universitaires - l'influence de la pilosité prépubère sur la résolution des problèmes de robinet en moyenne section en fonction du sexe -, repose sur l'idée bien ancrée que la culture, la « société », bref l'organisation des humains serait élaborée dans la continuité des différences biologiques, voire même calquée sur ces dernières. Cette idée, des plus saugrenue, a l'avantage de plonger tout contradicteur dans l'abîme insondable des sciences de la nature : en cherchant à contrecarrer les thèses sur l'inégalité naturelle des sexes, on admet implicitement que c'est bien du combat contre les tenants de l'essentialisme que dépend la résolution des inégalités sociales en matière de sexe. Voilà un piège perfide que l'idéologie de la domination légitime des hommes ne manque pas d'alimenter par un discours infini de billevesées bavardes. Faux débat, donc, si l'on admet qu'une organisation sociale est indépendante de la destinée des poils, des biceps et des mamelles humains. Faux débat tout autant si l'on a la conviction qu'une « société » choisit les inégalités qu'elle met en œuvre, et que les différences de sexe biologiques ne s'instituent que parce que volonté de faire exister il y a. Intéressons nous donc plutôt à la construction sociale de nos vies éphémères.

La seconde proposition est d'ordre spéculative, et s'impose comme un questionnement - personnel - que je vous convie à m'aider à enrichir. 
Pour toute personne désireuse de relativiser, voir de désinvestir l'identité féminine ou masculine dont elle ou il est l'héritier, se pose une épineuse question : oui mais pour quel devenir ?

Ici encore, il est bien difficile d'échapper aux archétypes sexués dans lesquels nous baignons continuellement. La polarité qu'exprime bien le mythe répandu de « la part féminine » et de « la part masculine » en chacun de nous nous piège dans un continuum allant de l'extrême masculinité - la virilité - à l'extrême féminité - qui n'a pas de nom, elle, sauf à tomber dans la vulgarité, et ce n'est pas un hasard. Elle nous contraint, dès lors que nous faisons l'effort de « désexuer » nos actes et nos pensées, à tendre vers le bord inverse de celui que notre éducation nous aurait conduit à adopter en fonction de notre sexe : trop de masculinité, et je recherche la féminité, et vice et versa. Dans cette élaboration, la neutralité existe-t-elle ? Si tel est le cas, s'agit-il d'un mélange revendiqué des deux, comme un plat sucré-salé que chacun élaborerait suivant ses propres goûts ? S'agit-il d'une neutralisation rigide de tout ce qui ressemble de près ou de loin au genre, sachant que le genre investit tous les espaces sociaux, et qu'il y a de quoi devenir pour le moins « pisse-froid » à exercer ce régime des plus ascétique ? Quel ailleurs investir, quelle utopie adopter ? Et, dès lors, quelles identités valoriser/dévaloriser pour les personnes que nous accompagnons ?


Ne pas se conformer au débat sur la nature ou non des inégalités, débattre de la route sur laquelle nous souhaitons cheminer, voici donc l'orientation que je propose pour ce débat.

Thomas Guénichon.
Sociologue, conseillé de l'association la sauvegarde de l'enfance et de l'adulte de l'Essonne et formateur en travail social à l'IRFASE d'Evry.

contact mail: tguenichon@yahoo.fr

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 09:24

envoyé par chomeur, précaire, contre le racket de la CAF

 

 

En faisant un petit détour du côté des Trois écologies de Félix Guattari, il s’agira ici de reconsidérer le concept d’écologie, de lui rendre son extension originelle, et de le réhabiliter ainsi étendu, contre certaines tendances politiques, et notamment le courant anti-industriel, qui s’échinent à vouloir lui régler son compte.

 

*

 

La question est celle de savoir ce que nous devons attendre de l’écologie, aujourd’hui, quand elle se présente comme le dernier credo d’une société moribonde en panne d’inspiration morale, ce que nous devons en attendre, et comment faut-il que nous nous rapportions à elle, nous autres révolutionnaires. Si la question se pose en ces termes, c’est que plusieurs contingents de forces émancipatrices, tout de même que quelques camarades, rassemblés sous les bannières bigarrées du courant dit « anti-industriel », nous suggèrent vivement de rompre avec elle, avec l’écologie — et plus précisément avec l’« écologisme », qu’ils disent, afin d’insister sur son caractère foncièrement idéologique.


Qu’est-ce que le courant anti-industriel ? Ce sont différentes tendances de la politique radicale actuelle, qui se retrouvent au moins sur l’exigence de ne plus partir de la critique classique, de tradition marxiste, du capital et de l’économie capitaliste, mais de la critique de l’industrie et de la société industrielle, en tant que cette seconde approche subsumerait également la première. Pourquoi alors, de ce point de vue, l’écologie — et d’abord l’écologie politique — serait-elle une idéologie ? Eh bien parce qu’elle refuse de la poser, précisément, la question politique, autrement dit la question sociale, au moment même où la nécessité de remettre en cause le système de production responsable de la « crise actuelle de l’usage de la nature »1 la rend des plus pressantes. Dans ces conditions, l’écologisme n’est rien d’autre que l’« illusion selon laquelle on pourrait efficacement réfuter les résultats du travail aliéné sans s’en prendre au travail lui-même et à toute société fondée sur l’exploitation du travail ». De la même manière, un écologiste n’est jamais qu’un « demi-opposant aux nuisances », attendu qu’il s’en tient, à leur sujet, à une critique strictement technique, ou technicienne, sans jamais s’engager sur le terrain de la critique sociale. En ce sens, il participe de l’impérialisme du langage de l’ennemi, qui est le langage des experts et des spécialistes, c’est-à-dire le langage de la séparation. Or pour le courant anti-industriel, fidèle en cela aux heureuses exigences situationnistes, « on ne peut mener une lutte réelle contre quoi que ce soit en acceptant les séparations de la société dominante ». Qu’est-ce qu’un écologiste ? C’est cet « aménageur écologique de l’économie » par qui le capitalisme pourra non seulement se survivre à lui-même, mais trouver encore de nouvelles occasions de s’en mettre plein les fouilles.


Loin de là, les partisans du courant anti-industriel, et parmi eux les esprits indomptables de l’Encyclopédie des Nuisances, s’emploient au contraire à produire une « critique unitaire des nuisances », tout en prônant la « redécouverte de tous les anciens points d’application de la révolte », profitablement ignorés par les écologistes — à savoir : le travail salarié, la colonisation de toute communication par le spectacle, le développement technologique, la production marchande, et surtout l’Etat comme « nuisance absolue ». Car derrière les belles recommandations de l’écologie, qui nous enjoint à tout va de « préserver l’environnement », main dans main avec les chefs d’entreprise et les Ministères de la Planète Impeccable, se cache notre nécessaire soumission aux nouvelles prérogatives autoritaires et policières de l’Etat tout-puissant, au nom d’un inquiétant « état d’urgence écologique », dictatorialement décrété par ses élites.


*


On saluera le caractère radical des positions de l’Encyclopédie des Nuisances, ainsi que leur jolie correction révolutionnaire. Néanmoins, la question de savoir si l’écologisme, comme idéologie, est inhérent à toute forme d’écologie possible, ou s’il n’en constitue pas seulement un écueil, ou une dérive, reste entière. Autant que nous puissions en juger, rien ne permet de penser que les prises de position écologiques d’un André Gorz, d’un Ivan Illich ou d’un Arne Næss, père de la deep ecology, aussi discutables soient-elles, se situent sur le même plan épistémologique — et bien évidemment politique — que la charte pour l’environnement d’un Nicolas Hulot, les discours lénifiants d’un Yann-Arthus Bertrand ou les communiqués du MEDEF en faveur des énergies renouvelables.


A moins que ce soit le mot « écologie » lui-même — dont le préfixe « éco » peut laisser craindre quelque ténébreuse alliance avec l’ennemi juré, avec la malfaisante éco-nomie — qui froisse les puristes du courant anti-industriel. Mais comme le rappellent certains philosophes, il y a moins à abandonner les vieux mots, qu’à les soustraire aux discursivités qui ont tenté d’en éteindre la charge vive. La question est donc celle de savoir si l’écologie a jamais pu être porteuse d’un véritable projet émancipateur, sinon révolutionnaire, au sens où nous pouvons l’entendre — et le cas échéant, si elle peut l’être encore, de nos jours, au moment où elle a été récupérée par les ennemis historiques du parti de l’émancipation. Une histoire critique du concept d’écologie, dont certains vont chercher les prémisses jusque dans l’œuvre du philosophe Henry David Thoreau, dépasse de loin le cadre de cet article. Nonobstant, à bien y regarder, et pour autant qu’on s’autorise à tenir compte de son sens originel, tel qu’il a été introduit par le biologiste français Ernst Haeckel, en 1876 — à savoir comme l’examen des relations que les êtres vivants entretiennent avec leur milieu, ou plus généralement comme « la science des conditions d’existence »2 —, l’écologie engage des questionnements qui peuvent difficilement être évacués par ceux qui œuvrent à renverser le mouvement de la catastrophe globale, qui est le mouvement de l’économie.


Mais quoi ! Lorsque le Comité Invisible, dans son best seller à 7 euros, critique le concept d’« environnement », pour lui substituer celui d’un « monde peuplé de présences, de dangers, d’amis, d’ennemis, de points de vie et de points de mort, de toutes sortes d’êtres »3, ne se livre-t-il pas à des analyses directement « écologiques » — quoi qu’il veuille bien en dire ? Ou bien « De la ritournelle », dans les Mille plateaux de Gilles Deleuze et Félix Guattari, avec son ontologie des milieux et des territoires, avec ses références appuyées au Mondes animaux et monde humain du biologiste Josef von Uexküll, n’est-il pas lui-même un texte d’écologie ? De l’écologie, n’est-ce pas encore ce que faisait l’Internationale Situationniste, quand elle prônait une « construction supérieure du milieu, et de nouvelles conditions de comportement », ainsi qu’une intervention ordonnée sur le décor matériel de la vie, et les comportements qu’il entraîne et qui le bouleversent ? 4 Si le champ de l’écologie a été réduit à l’extrême par les promoteurs patentés de l’économie verte, et les experts honoris causa du développement durable ; si elle est devenue à la fois « la logique de l’économie totale », et « la nouvelle morale du Capital »5, ne nous revient-il pas, plutôt que de l’abandonner à nos ennemis, qui n’attendent que ça, de lui rendre toute l’extension — et la portée philosophique — dont on l’a commodément privée ?


*


Dans Les Trois Ecologies, Félix Guattari prenait justement ses distances avec l’écologie politique, avec l’écologie d’Etat, avec l’écologie telle que la brandissent à tout va les entreprises, les ONG, les formations politiques et les instances exécutives.6 Les raisons qu’il invoquait, à cet égard, n’avaient rien à envier à celles que nos camarades « anti-industrialistes » avancent aujourd’hui. C’est que l’écologie politique se contente, précisément, lorsqu’elle évoque la crise écologique, « d’aborder le domaine des nuisances industrielles et, cela, dans une perspective technocratique […] » ; parce qu’elle s’en donneet en donne, de cette crise, une image délibérément étroite et étriquée ; une image centrée sur les mille malheurs que nous faisons subir à notre vieille planète, passés au crible de l’expertise techno-scientifique. Mais plutôt que de trouver là un motif suffisant pour rompre définitivement avec l’écologie, Félix Guattari, tout à l’inverse, s’employait à en élargir de nouveau le champ, afin de reconnecter du même coup la subjectivité avec son extériorité, qu’elle soit sociale, animale, végétale ou cosmique — « l’art de l’“éco” subsumant toutes les manières de domestiquer les Territoires existentiels »7. Car il n’est pas juste de séparer les trois registres écologiques que sont l’environnement, les rapports sociaux et la subjectivité humaine ; de même qu’il n’est pas juste de séparer les dégradations qui les affectent aujourd’hui, chacun d’entre eux. Seule une articulation « éthico-politique » entre ces trois registres, entre la psyché, le socius et l’environnement, articulation que Guattari appelle « écosophie », sera en mesure d’embrasser l’étendue du désastre, et d’y envisager des perspectives d’émancipation.


Malheureusement, malheureusement, et les procureurs généraux du tribunal de l’Encyclopédie des Nuisances, fidèles à leur posture inquisitrice, ne manqueront pas de nous le faire remarquer, Félix Guattari n’est jamais parvenu à s’extraire du paradigme techno-industriel dominant, dans lequel il croyait pouvoir trouver les leviers permettant de précipiter la révolution écologique qu’il réclamait. De là qu’il adopte, comme les Situationnistes avant lui, le schéma progressiste de « dépassement » — à tendance hégéliano-marxiste — ou de « réorientation » du mode de production. Ainsi, « il n’y aura de réponse véritable à la crise écologique qu’à […] la condition que s’opère une authentique révolution politique, sociale et culturelle réorientant les objectifs de la production des biens matériels et immatériels »8. Pour lutter contre cette phase paroxystique de laminage des subjectivités, des biens et des environnements, à laquelle nous assistons aujourd’hui, il faudra mobiliser les infrastructures du capitalisme elles-mêmes, c’est-à-dire son système de production industrielle. C’est que Guattari oscille, comme Guy Debord ou Asger Jorn vingt ans plus tôt, devant le formidable essor des nouvelles technologies, entre un fatalisme pessimiste, selon lequel il serait vain de chercher à en interrompre l’inexorable développement9, et un optimisme béat, proche de la fascination, selon lequel il serait possible d’« orienter les sciences et les techniques vers des finalités plus humaines ». Ainsi, il ne craint pas de compter, afin de résoudre dans un même élan les problèmes environnementaux, sociaux et psychiques, sur « l’accélération des révolutions technologiques et informatiques »et en particulier sur « l’expansion prodigieuse d’une subjectivité assistée par ordinateur » —, ni de s’enthousiasmer pour les derniers délires en date du génie génétique.10


*


Certains pourront décider de répudier l’« écosophie » sur-le-champ, tout de même qu’ils ont répudié auparavant les idéaux situationnistes, arguant que les moyens sur lesquels elles s’appuient, jugent les révolutions bien mieux que les fins qu’elles se fixent.11 D’autres, plus circonspects, s’efforceront d’abord d’examiner s’il n’y a pas là un bébé, qu’il serait regrettable de balancer comme ça avec l’eau du bain. Certes, on pourra toujours reprocher à Félix Guattari d’avoir manqué de clairvoyance, comme les membres de l’Internationale Situationniste avant lui, en regardant les causes mêmes de la catastrophe comme autant de moyens susceptibles d’en renverser le cours. Et peut-être n’y a-t-il pas d’utilisation possible du système industriel dans un sens libérateur, peut-être est-il impossible de réorienter ou de dépasser la production industrielle. Peut-être. Reste que l’existence de ce « système », dont on ne sait ni très bien où il commence, ni très bien où il s’arrête, son existence à la fois visqueuse et diffuse, demeure une donnée irréductible des conditions présentes. D’autant que sa suppression pure et simple, souhaitée par les anti-industrialistes les plus ambitieux, n’exigerait rien de moins, et paradoxalement, comme ils se laissent aller parfois à le reconnaître, que l’emploi de tous ses moyens réunis.12


Autrement dit, loin des théories anarcho-primitivistes d’un John Zerzan, qui prône un improbable retour au mode de vie de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, nous devons nous résoudre à devoir cohabiter, pendant les millénaires à venir, d’une manière ou d’une autre, avec les productions techniques du système industriel, quand bien même il serait possible d’en bloquer définitivement la prolifération, et peut-être d’en supprimer une partie. C’est-à-dire qu’il nous reviendra — et pour ainsi dire qu’il nous revient déjà — d’inventer de nouvelles manières de composer avec elles, qui ne seront ni malheureuses ni funestes pour la psyché, le socius et l’environnement, inséparablement. A chacun de donner à cette exigence le nom qu’il voudra. Le Comité Invisible disait encore : « Ce qui se présente partout comme catastrophe écologique n’a jamais cessé d’être, en premier lieu, la manifestation d’un rapport au monde désastreux. »13 Et si c’était exactement ça ? Et si c’était précisément parce que notre rapport au monde est devenu désastreux, que la catastrophe à laquelle nous avons à faire face est une catastrophe écologique ? Et si c’était ça, l’écologie, l’examen des différentes manières de se rapporter au monde, à nos différents « Territoires existentiels », et de nouer des rapports avec eux, rapports de composition ou de décomposition — Spinoza, écologiste avant l’heure ? — ; l’examen encore des différentes manières de l’habiter, le monde — en poète ou en assassin ?


*


Pour justifier une souhaitable « recomposition des objectifs et des méthodes de l’ensemble du mouvement social dans les conditions d’aujourd’hui », c’est-à-dire dans les conditions mêmes de la société post-industrielle, Félix Guattari évoquait l’expérience que fit un jour Alain Bombard à la télévision. « Il y présenta deux bassins de verre : l’un rempli d’eau polluée, telle qu’on peut la recueillir dans le port de Marseille et où évoluait une pieuvre bien vivante, comme animée de mouvements de danse, l’autre rempli d’une eau de mer pure de toute pollution. Lorsqu’il attrapa la pieuvre pour la replonger dans l’eau “normale”, au terme de quelques secondes on vit l’animal se recroqueviller, s’affaisser et mourir. »14 Quelles leçons peut-on tirer de cette « expérience » ?15 De toute évidence, il ne s’agit pas de prôner le retour à un paradis perdu chimérique, avec une nature enfin nettoyée de toutes les souillures de la civilisation du désastre, et des hommes libérés de l’aliénation technologique ; à moins de verser dans un essentialisme douteux. Il ne s’agit pas non plus, à l’autre extrémité, de préconiser l’adaptation prothétique de l’homme aux nuisances générées par le système industriel, comme s’y aventurent les zélateurs du mouvement transhumaniste. Entre ceux qui n’en finissent plus d’analyser la qualité de l’eau polluée du port de Marseille, et ceux qui en viennent à regretter les facultés d’adaptation de la pieuvre, il y a la place pour un questionnement radical sur les conditions de possibilité de la vie, dans un milieu donné, et sur les rapports permettant à un organisme, ou à une subjectivité, qu’elle soit individuelle ou collective, de composer avec ce milieu, afin d’augmenter sa puissance, et d’y éprouver de la joie, plutôt que de la tristesse. Or ce questionnement « éthico-politique » sur les conditions de possibilité d’un séjour des vivants, ici-bas, au milieu des fossiles et des machines, pourquoi ne pas continuer, simplement, à l’appeler « écologie » ?


1 « Adresse à tous ceux qui ne veulent pas gérer les nuisances mais les supprimer », Encyclopédie des Nuisances, 1990. Toutes les citations de ce paragraphe et celles du paragraphe suivant sont tirées de ce texte.

2 Morphologie générale des organismes, Reimer, Berlin, 1866.

3 L’Insurrection qui vient, La Fabrique, 2007, p. 59.

4 « Rapport sur la construction des situations », Paris, juin 1957.

5 Comité Invisible, op. cité.

6 Galilée, 1989.

7 p. 49.

8 Ibid.

9 « Jamais le travail humain ou l’habitat ne redeviendront ce qu’ils étaient, il y a encore quelques décennies, après les révolutions informatiques, robotiques, après l’essor du génie génétique et après la mondialisation de l’ensemble des marchés. L’accélération des vitesses de transport et de communication, l’interdépendance des centres urbains, […] constituent un état de fait irréversible qu’il conviendrait avant tout de réorienter. D’une certaine façon, on doit admettre qu’il faudra "faire avec" cet état de fait. » Ibid. p 33.

10 « La création de nouvelles espèces vivantes, végétales et animales est inéluctablement à notre horizon et rend urgente non seulement l’adoption d’une éthique écosophique adaptée à cette situation à la fois terrifiante et fascinante mais également une politique focalisée sur le destin de l’humanité. » Ibid. p. 69.

11 Voir par exemple Jean-Marc Mandosio, Dans le chaudron du négatif, Editions de l’Enclyclopédie des Nuisances, 2004.

12 Qu’on pense seulement au démantèlement des centrales nucléaires, dont l’espérance de vie est bien loin d’être celle des déchets radioactifs qu’elles abritent. Cf. par exemple D’or et de sable, Editions de l’Encyclopédie des nuisances, 2008, p. 82.

13 p. 65.

14 p. 33-4.

15 D’avance, nous tenons à nous excuser auprès de nos camarades anti-spécistes.

La question écologique
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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 07:32
http://cequilfautdetruire.org/IMG/jpg/img_illust_78.jpg
Cette année la coupe du monde va nous pomper l’air depuis l’A-fric du Sud. Comme tous les 4 ans, nous devrons voir le monde rond comme un ballon de football pendant un mois, sous peine de passer pour un rabat-joie ou un traître à la patrie.


Nous devrons faire semblant de ne pas savoir que, contrairement au mythe véhiculé dans le film Invictus, l’Afrique du sud reste un des pays les plus violents, racistes et inégalitaires du monde. L’espérance de vie y est de 50 ans et le taux d’analphabétisme adulte d’au moins 15% ! Près de 43 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, le chômage est officiellement de 20 % (mais certaines estimations avancent le chiffre de 40 %) et 1,1 million de familles vivent encore dans des bidonvilles. Grâce au silence résigné de la FIFA, les mafias spécialisées dans la traite humaine vont organiser la déportation de millier de femmes destinées à être exploitées sexuellement par les supporteurs et les joueurs aggravant encore plus les risques d’expansion du SIDA dans un pays ou 5,7 millions de personnes sont contaminées et dont 58% n’ont pas accès aux médicaments.

Selon Amnesty international, les atteintes aux droits des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants sont monnaie courante, de très nombreuses violences contre les femmes sont recensées. La violence xénophobe est quotidienne, même si les medias doivent en ce moment rassurer les foules qui comptent y aller.

Comme d’habitude, la police et tout un arsenal sécuritaire vont être déployés afin de protéger les touristes des gangsters et canaliser les violences multiples des supporters. Le chef de la police annonce 45 000 policiers autour des stades. Les compétitions sportives sont toujours de bonnes occasions de développer le contrôle des populations.

Les cinq nouveaux stades et les cinq stades rénovés auront coûté 1 milliard d’euros avec un coût global des dépenses s’élevant à 7 milliards pour seulement 3,7 de recettes, soit 30 % de dépenses de plus que prévu initialement. Alors que le salaire des ouvriers des chantiers est misérable !

Pourtant, de l’argent, il y en a : dans les poches de la FIFA ! Le montant total de ses revenus pour l’année 2009 en rapport avec la coupe du monde de football en Afrique 2010 : 1, 06 milliards de dollars dont 196 millions de dollars de bénéfices nets. Ne parlons pas des sponsors qui engrangent des profits énormes et conquièrent toujours plus de nouveaux marchés grâce aux compétitions sportives internationales.

Ce qu’on oublie lorsqu’on se passionne pour la coupe du monde, c’est que, de l’adolescent chinois qui fabrique la mascotte « Zakumi », 13h par jour pour 2,2 €, au salarié français en passant par l’ouvrier du bâtiment sud-africain, nous sommes tous des exploités hypnotisés par le divertissement du ballon rond. Chacun devra se ranger derrière son drapeau national, y compris les femmes qui sont malheureusement de plus en plus enrôlées dans ce jeu de dupes. Accepter les règles d’un jeu violent, inégalitaire et sexiste assoit l’aliénation de tout-te-s et ne saurait être compris comme une conquête sociale. Alors, si nous disions stop !?

Assez de cette mascarade ! Travailleurs de tous les pays, sifflons le drapeau et l’équipe nationale !

(Dernière minute : Les supporters frétillent de joie à l’idée que l’État français va débourser au moins 1,7 milliard d’euros pour rénover ou construire les stades pour l’euro 2016. Il paraît pourtant qu’il est en déficit. Pas pour tout, on le voit)

Toi aussi tu veux lutter contre la folie sportive : footafric[at]ouvaton[point]org


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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 09:01

 

L’African house, la maison d’environ 100 réfugiés africains à Calais, est menacée d’expulsion et de démolition. Nous nous organisons pour résister à l’expulsion - et mettre, la répression à Calais au cœur de tout les débats. Dans un premier temps, les habitants de l’African House ont subit les attaques policières, les coups, les gazages, le harcèlement et la détention arbitraire ! Maintenant, le gouvernement envisage de prendre leur dernier refuge. En accord avec les habitants de ce squat, Calais Migrant Solidarity lance une campagne afin de protéger ce lieu dans un esprit de solidarité.

Vous souhaitez avoir plus d’informations sur les dernières nouvelles de Calais, allez sur :

http://calaismigrantsolidarity.word...

Si vous souhaitez venir nous aider à Calais, vous êtes les bienvenus, mais S’IL VOUS PLAÎT, n’oubliez pas de nous contacter, prévenez nous quand vous êtes sur le point d’arriver et dites nous combien de temps vous comptez rester.

Résumé des dernier jours :

Vendredi 4 Juin, 11h30 : Le squat Africain a été pillée et presque tout le monde a été arrêté. Toutes les couvertures et les effets personnels ont été confisqués. Les associations locales se sont mobilisées rapidement pour remplacer les couvertures et autres objets volés, et aussi organiser la défense juridique des occupants des squats.

More raids on Africa House

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les activistes No Borders préparent la résistance contre l’éviction.

Mercredi 2 Juin : plus de 20 camionnettes de CRS avec plus de 50 policiers sont arrivés à l’African House. Deux traducteurs de la police en civile ont dit à un activiste britannique que les CRS avait l’intention d’expulser le squat Mercredi. Deux autre CRS ont marqués cette information sur un panneau et l’ont affiché sur le bâtiment qui doit être démoli au plus tard ce mois-ci. Tout au long de la journée des ouvriers ont refixés les clôtures, fermant ainsi les « issues de secours » qui permettent aux migrants de fuirent rapidement.

L’expulsion est imminente. Si l’expulsion se produit, de nombreux migrants risquent d’être expulsés sans aucun procès équitable. Comme les brutalités policières contre les migrants sont monnaies courantes à Calais, il est essentiel que des personnes viennent ici pour agir en tant que témoins de l’activité de la police et afin de montrer leurs soutiens aux migrants.

Le propriétaire de l’African House est désormais l’EPF (Établissement Public Foncier), il s’agit d’une institution régionale en charge des travaux sur les bâtiments et sur les terrains pour le compte des collectivités publiques (communes, départements, régions, etc ..).

L’African House est un squat dans une ancienne usine de Calais. Jusqu’à 100 personnes venant d’Afrique y vivent alors qu’ils essaient quotidiennement de travrser la Manche dans l’espoir d’avoir une vie meilleure au Royaume-Uni. Ils viennent de toute l’Afrique, mais surtout des nombreuses zones de guerres qui déchirent des pays comme le Soudan (principalement du Darfour), la Somalie, l’Éthiopie et l’Érythrée. Beaucoup ont vu leurs familles tués, leurs maisons détruites, et/ou ont subi des tortures.

Ils viennent en Europe avec l’espoir d’avoir une nouvelle vie ! Cependant, à leurs arrivés à Calais, ils sont accueillis par la violence et la répression de la police et des autres autorités. Toutes agissant sous les ordres des deux gouvernements britannique et français.

L’African House est victimes de descentes quasi quotidienne de la vicieuse police antiémeute française ( les CRS). Il arrive régulièrement que les policiers frappent les migrants avant de les arrêter. Ils détruisent aussi très régulièrement les lits de fortunes et les biens personnels. L’utilisation des produits chimiques tels que le gaz lacrymogènes et le gaz au poivre est monnaie courante. On ne compte plus le nombre de pulvérisations de ces gaz dans les zones où les migrants s’installent pour dormir. D’autres personnes sont détenus sans inculpation ni jugement dans le centre de détention qui se situe à proximité de Coquelles. Ils sont constamment menacés de déportation.

Désormais, la police et la maire de Calais ont la planifiés d’enlever le peu qu’il reste à nos amis. La maire envisage d’expulser le squat et de détruire le bâtiment dans les prochains mois. Cela obligerait les migrants Africains de dormir dans les rues et sous les ponts, lieux encore plus menacé par les attaques policières et ce, à toute heure de la journée.

Les habitants de l’African House ont besoins du soutien et de la solidarité des personnes vivant en France ainsi qu’au Royaume-Uni.

Joignez-vous à Calais migrant Solidarity afin de montrer votre soutien aux réfugiés coincés à Calais, et de résister à l’expulsion du dernier abri qu’ils leurs reste !

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 05:49

Texte dédié aux donneurs de leçon  qui assistent au spectacle des luttes sociales Ce texte ci dessous fait référence à la manifestation du 5 mai à Athénes .Posté à Indymedia Athènes le 12 mai 2010 sous la signature « Ou bien porc ou bien humain »

Parce que tu as commis l’erreur …lire aussi les voyages de prométhée

 

 

Ton erreur, c’est mettre le feu à une banque fermée à clé sans soupçonner qu’aux étages supérieurs avec leurs fenêtres tout aussi fermées, il y avait des gens qui travaillaient ;

Ton erreur, c’est que ceux qui se trouvaient dans le bâtiment, bien qu’ils aient eu tout le temps de descendre et de sortir, alors que le feu ne produisait même pas de fumée et se cantonnait pendant une demi-heure à un petit coin, se soient contentés de regarder par les fenêtres pour voir ce qui se passait avec le feu, ce qui ne semblait nullement les inquiéter ;

Ton erreur, c’est que la porte ait été fermée à clé et que les vitres ne soient pas cassées, de sorte que la fumée soit restée enfermée dans le bâtiment, créant une atmosphère asphyxiante ;

Ton erreur, c’est de ne considérer possible que, le jour d’une manif de tous les travailleurs, il puisse y avoir des gens qui travaillent en cachette, forcés par leur employeur, et que tu as eu l’idée de détruire une banque ;

Ton erreur, c’est de n’appartenir à aucun parti ni aucun bloc ou groupement politique « acceptable » ;

Ton erreur, c’est de ne pas penser que les milliers des « pacifistes » qui n’ont jamais manié le feu, mais qui applaudissent quand des banques brûlent, te tourneraient le dos et, les choses ayant mal tourné, te jugeraient et condamneraient ;

Ton erreur, c’est de penser que, puisque dans les rangs des gens révoltés et en lutte il y avait toutes sortes de parias de notre société, tu te trouvais dans une ambiance amicale ;

Ton erreur, c’est que les gens qui ont vu le feu « criminel » n’ont cessé de le longer et de prendre des photos sans rien faire d’autre pendant une demi-heure, considérant qu’un feu « criminel » peut fort bien s’éteindre tout seul ;

Ton erreur, c’est que, pour ton plus grand malheur, ce soit les CRS qui arrivent et non pas du personnel médical ;

Ton erreur, c’est que le milieu anarchiste a acquis une mauvaise réputation, et qu’ainsi nous sommes en train de te rechercher, mort ou vif, pour te livrer à la Justice, de sorte que notre société égoïste, hiérarchique, fasciste, raciste et sexiste puisse de nouveau nous presser contre son cœur ;

Ton erreur, c’est que quelques gens ne vivent que pour dénoncer les « casseurs » ;

Ton erreur, c’est que certains considèrent la balle de Corconeas[1], qui frappe et tue en quelques secondes, comme étant exactement la même chose qu’un feu mis à une banque apparemment fermée et évoluant pendant une demi-heure, un laps de temps pendant lequel ceux qui se trouvaient dans le bâtiment pouvaient sortir mais ne l’ont pas fait et ceux qui se trouvaient dehors se marraient avec un feu aussi ridicule ;

Ton erreur, c’est que les camarades soient avides de publicité, de formules creuses et d’écrasement de l’ennemi intérieur ;

Ton erreur, c’est que nous ne pouvons pas admettre que si la faute doit être imputée, c’est à nous tous qui adorons voir des banques brulées ;

Ton erreur, c’est qu’à ce moment-là, tu as eu la plus grande malchance de toute ta vie, ce que tous savent, et nul ne dit ;

Ton erreur, c’est que ton acte soit un crime et une violence aveugle, bien que juste un peu avant c’eût été de la politique ;

Ton erreur, c’est qu’incendier une banque ce soit de la violence aveugle, tandis qu’incendier « ce bordel de Parlement », y compris les 300 députés et ceux qui y travaillent, ce soit de la politique ;

Parce que toi et tes semblables vous avez essayé pendant les 30 dernières années de tuer des innocents mais vous n’y êtes pas arrivés ;

Parce que tu as commis cette erreur, ils ne vont pas cesser de t’analyser dans des déclarations exécrables, hypocrites, politiciennes ;

Parce que tu as commis cette erreur, tous se sont déchaînés pour te trouver et te lyncher, afin de satisfaire leurs instincts les plus sauvages et sadiques ;

Parce que tu as commis cette erreur, ils sont en train de préparer pour toi une guillotine place Syntagma, pour pouvoir hurler à l’unisson : VIVE LE PEUPLE ! À MORT LES CONTRE-REVOLUTIONNAIRES !…

Parce que tu as commis cette erreur, s’ils ne te trouvent pas, il leur suffira de savoir que tu t’es donné la mort…

CHANGE DE PLANETE SI TU PEUX !


[1] Le flic qui tua Alexandros Grigoropoulos, âgé de 15 ans, le 6 décembre 2008.

 

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 23:22

 

valence le 19/05place St jeandsc07104

 

 

NICE  - Quatre cent cinquante personnes, selon la police, dont une centaine de sans-papiers partis à pied de Paris le 1er mai, ont manifesté à Nice dimanche, avant le XXVe sommet Afrique-France de lundi et mardi.

Empêchés de faire escale à Cannes et d'entrer dans Nice à pied par le bord de mer, les sans-papiers et leurs soutiens ont rallié Nice depuis Cannes en autocar et en train.

Ils ont manifesté devant la caserne Auvare, où est situé le centre de rétention des immigrés clandestins arrêtés sur la Côte d'Azur, aux cris de "libérez nos camarades".

Ce CRA de 44 places, plein en permanence, regroupe des migrants majoritairement venus d'Afrique, d'Afghanistan ou de pays slaves, "avant expulsion vers leurs pays d'origine".

 note de l'agence de presse .

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 16:41

Le collectif de mouvements associatifs, syndicaux et politiques qui prépare depuis plusieurs semaines une mobilisation citoyenne à l’occasion du 25ème Sommet officiel Afrique-France, fait face à des difficultés résultant d’un inacceptable refus de coopérer de la part des autorités locales.

Les organisateurs de cette mobilisation pacifique dénoncent notamment :

• L’interdiction, sans aucune motivation légale explicite, de manifester à Cannes le dimanche 30 mai à l’occasion du passage de la marche des Sans-Papiers partis de Paris le 1er mai pour arriver à Nice à la veille de ce sommet officiel. En effet « seul un rassemblement statique » leur est autorisé, sans possibilité de défiler, alors que de nombreux contacts ont eu lieu avec les services de police en amont de l’ensemble des manifestations afin d’en négocier les parcours et les lieux.

• L’interdiction opposée à ces marcheurs d’entrer à pied dans Nice, la seule ville de France à leur refuser ce droit, après près d’un millier de kilomètres parcourus en un mois.

• Les difficultés à obtenir une réponse et un engagement clair de la mairie de Nice pour mettre un gymnase ou une salle à disposition de la centaine de marcheurs Sans-Papiers à leur arrivée à Nice. Il est pour le moins surprenant que la mairie, qui leur a notifié par courrier que M. le Maire de Nice « ne partage pas [leurs] analyses », n’ait pas accepté tout de suite cet effort d’hospitalité en dépit de cette divergence politique, et joue la montre au point de n’avoir toujours pas donné les garanties nécessaires 48h avant leur arrivée.

• Le refus, à Nice, des deux premiers parcours proposés par le collectif pour la manifestation du lundi, pourtant à distance de la zone bloquée par le Sommet officiel. Les autorités préfectorales opposent notamment l’argument des perturbations pour les Niçois, quand tout le sud de la ville sera bloqué par le dispositif policier lié au Sommet officiel !

A la veille de ce sommet officiel Afrique-France, pour lequel les collectivités locales et l’Etat français déboursent sans compter pour accueillir des chefs d’Etat dont les pires dictateurs françafricains, de telles entraves à l’expression démocratique, sous le prétexte d’une menace terroriste au nom de laquelle toutes les restrictions arbitraires devraient être acceptées, sont évidemment inacceptables. En conséquence, les organisateurs de cette mobilisation citoyenne et pacifique maintiennent leurs appels à manifester dimanche et lundi, afin de dénoncer la politique migratoire de notre pays et sa politique extérieure en Afrique.

Contacts presse :

- Thomas Borrel (Survie) : 06.16.97.42.87
- Geneviève Legay (ATTAC 06) : 06.16.91.15.22
- Franck Gaye (Sud Education 06) : 06.33.18.21.

Tout de même, Christian Estrosi aurait pu leur trouver une soupente pour la nuit...pour les marcheurs
 
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