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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 11:56


’information principale se concentre bien sûr sur le décès de 3 personnes au cours de l’incendie d’un établissement bancaire, bien que les éléments concrets manquent et que certaines autres informations ne sont pas diffusées par les grands médias.

La manifestation d’aujourd’hui 5 mai a été de loin la plus imposante depuis les vingt dernières années. La police parle de 30 000 personnes, les syndicats de plus de 200 000 si l’on totalise tous les cortèges. La présence policière, bien qu’étant massive, n’a pu contrôler à aucun moment la volonté de protestation. Les manifestants se sont concentrés en face et autour du Parlement pendant plusieurs heures, bien que l’air soit devenu surchargé de gaz lacrymogènes. Le leader de la GSEE (syndicat de secteur privé, à direction socialiste) a été une nouvelle fois conspué et viré de la manifestation.

Plusieurs affrontements ont opposés des manifestants et les policiers qui protégeaient le Parlement. Matraques, gaz lacrymogène et grenades assourdissantes. Malgré cela, ce qui pouvait se sentir dans les rues, c’était la volonté de prendre le Parlement, où avait lieu une séance plénière pour approuver, dans les prochains jours, les nouvelles mesures économiques obéissant aux ordres du FMI. Lors de la manifestation, de nombreuses confrontations avec la police et des attaques contre les banques internationales ont eu lieu. Deux grands bâtiments administratifs ont été incendiés : la préfecture de la région Attique et une annexe du ministère des finances, où parait-il se trouve le registre des impôts ! On a pu noter aussi l’incendie d’un car de police, d’un camion de pompiers et de nombreuses voitures de luxe, ainsi que plusieurs succursales de banque et au moins une bijouterie.

La nouvelle de la mort des personnes a été connue à la fin de la manifestation. Les données à ce propos pour l’instant ne sont pas concluantes. Ces trois décès ont accidentellement coïncidé avec le moment le plus haut de la rébellion, ce qui ne cesse d’être suspect.

A la fin de la manifestation, les forces anti-émeutes et les groupes motorisés Delta ont fouillé plusieurs des locaux politiques et de réunion du quartier d’Exarchia : deux cafétérias où ils ont arrêté neuf personnes, un local de gauche où ils ont frappé et blessé les personnes qui s’y trouvaient, un centre social occupé où ils ont fait irruption et arrêté toutes les personnes qui se trouvaient à l’intérieur. Ce même après-midi la répression s’est étendue jusqu’à divers locaux des syndicats de base, dont celui des cuisiniers et serveurs et aussi un centre social servant de local pour les immigrants. Tout ceci dans un centre d’Athènes devenu inhospitalier à cause de omniprésence policière et l’air surchargé de gaz lacrymogène.

Pour l’instant, les arrestations et les détentions se comptent par dizaines

Dans les prochaines heures on espère avoir une plus grande information. On apprenait en fin de journée, qu’un supermarché de la chaîne Bazaar a été exproprié pendant les affrontements et la marchandise distribuée.

Il est à noter que les manifestations ne furent pas seulement athéniennes. Environ 50 000 personnes défilèrent à Salonique, avec affrontement de plusieurs heures avec la police. Les anarchistes ont occupé le »Labour center » de la ville. A Patras, 20 000 manifestants ont été rejoint par des tracteurs et des camions de ramassage des ordures, quelques barricades. A Ioannina, 10 000 personnes environ.

Ce qui frappe en voyant les videos, et que la presse grecque note elle aussi c’est que les affrontements avec la police sont en grande partie le fait de gens à visage découvert ! Autrement dit un début de relais semble se faire entre les « emcapuchonnés » , les « anarchistes » et une petite partie de la population. C’est évidemment une des clés des jours qui vont suivre : un élargissement de la confiance parmi un nombre plus important de grévistes et de manifestant, assumant à visage découvert leur révolte, des « radicaux » ouvrant des portes sans pour autant se poser en avant-garde…. A l’inverse, évidemment, l’objectif de la police et de l’Etat est d’isoler au maximum les plus radicaux. La manière dont la banque n’avait pas été fermée ou du moins que des gens se trouvaient dans d’autres bureaux (voir témoignage ci-dessous) peut faire partie de cette stratégie, mais rien n’est évidemment certain.

(on voit que les encapuchonnés ne sont pas ceux que l’on croit)

Concernant la mort des trois personnes, le parti communiste en accuse le gouvernement en disant qu’elle fut le fait d’agent provocateurs fascistes… Ils se basent sur le fait que 50 fascistes ont tenté de pénétrer un cortège du PAME (regroupement communiste), en ont été chassés et se sont réfugiés derrière les lignes de la police.

Quoiqu’il en soit c’est bien dans la poursuite de la grève et sur la manière dont elle sera menée que se jouera l’avenir du mouvement : un rebondissement périodique ou un approfondissement plus durable de la conflictualité.

A propos de l’incendie mortel de la Marfin Egnatia Bank

Les trois personnes décédées seraient des employés de la banque Marfin Egnatia Bank. Cette banque est propriété du magnat grec Andreas Vgenopulos, surnommé le “nouvel Onassis”, est considéré comme un des hommes les plus riches du pays : propriétaire de Olympic Air et d’autres entreprises (Marfin Investment Group). On ne connaît pas encore les circonstances exactes de l’incendie. La porte d’entrée en bois aurait été touchée par un cocktail molotov et le feu se serait rapidement propagé dans les étages. D’après les témoins, les pompiers ont remarqué qu’il n’y avait pas d’extincteurs dans la banque et que la sortie de secours était fermée avec un cadenas ! Alors que le pays était paralysé par la grève générale, que dans tout le quartier les magasins avaient leurs rideaux baissés, il semble que dans cette banque les employés avaient été contraints de travailler.

Le syndicat des employés de banque (OTOE) a appelé ce soir à une journée de grève pour demain jeudi. L’identité des 3 personnes décédées reste encore inconnu : on sait seulement qu’il s’agit de deux femmes et d’un homme.

Dans une lettre publiée ce soir mercredi sur le site Indymedia d’Athènes, un employé de la Marfin Egnatia Bank fait une déclaration, demandant qu’elle soit rendue publique.

« Je me sens dans une obligation envers mes collègues qui sont décédé si injustement aujourd’hui à parler et à dire quelques vérités objectives. J’envoie ce message à tous les médias. Toute personne qui possède encore une certaine conscience devra le publier. Les autres peuvent continuer à jouer le jeu du gouvernement. »

Dans cette lettre, l’employé déclare que « les pompiers n’ont jamais délivré la licence d’exploitation de l’immeuble », que « le bâtiment en question n’a pas de mécanismes de sécurité incendie » correspondant à sa taille (gicleurs au plafond, issues de secours, tuyaux d’incendie). « Il y a seulement quelques extincteurs portatifs qui, bien entendu, ne peuvent en rien aider à combattre un feu important dans un bâtiment construit avec des normes de sécurité depuis longtemps dépassées. La direction utilise également le coût élevé de ces exercices comme prétexte et n’a même pas pris les mesures les plus élémentaires pour protéger son personnel. »

Il souligne aussi qu’aucun membre du personnel n’a été formé au risque d’incendie, qu’il n’y a jamais eu d’exercice d’évacuation. « Les seules sessions de formation qui ont eu lieu à la Marfin Bank ont été sur des scénarios concernant l’action terroriste et en particulier la planification de l’évacuation des "grosses têtes" de leurs bureaux dans une telle situation. »

Absence de local incendie, matériaux inflammables (papiers, plastiques, fils, mobilier…). « Aucun membre de la sécurité n’avait la moindre connaissance sur les premiers secours à donner ou comment éteindre un feu. »

Par ailleurs, « la direction de la banque a formellement interdit aux salariés de s’absenter aujourd’hui, bien qu’ils l’aient demandé constamment eux-mêmes très tôt ce matin - tandis qu’elle a aussi forcé les salariés à verrouiller les portes et a confirmé à plusieurs reprises par téléphone que l’établissement restait fermé pendant la journée. “Ceux qui partent aujourd’hui, ne viennent pas au travail demain”, a été une menace constante. La direction leur a même fermé leur accès à Internet afin d’empêcher les salariés de communiquer avec le monde extérieur. »

La lettre dit aussi qu’ au cours des derniers jours qui ont précédé la grève générale, la direction n’a cessé de terroriser les employés en utilisant oralement l’“offre” suivante : ou vous venez travailler, ou vous êtes virés.

« Enfin, messieurs, faites votre autocritique et cessez de faire semblant d’être choqués. Vous êtes responsables de ce qui s’est passé aujourd’hui, et dans n’importe quel Etat de droit (comme ceux que vous souhaitez utiliser de temps en temps comme les meilleurs exemples dans vos émissions de télévision) vous auriez déjà été arrêtés pour les actions ci-dessus. Mes collègues ont perdu la vie aujourd’hui par préméditation : la préméditation de la Marfin Bank et de M. Vgenopoulos en personne qui a explicitement déclaré que quiconque ne venait travailler aujourd’hui [le 5 mai, journée de grève générale !], n’avait pas à se déranger le lendemain [où ils seraient renvoyés]. »

Signé : un employé de la Marfin Bank

= = =

Sources : Athens Indymedia, UK Indymedia., Presse grecque (TaNea, Kathimerini), http://libcom.org/

Version anglaise du témoignage. http://www.occupiedlondon.org/blog/...

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 03:58

Pole emploi 1
Pole emploi 2

Une vingtaine de militants de la CNT-AIT se sont retrouvés le mercredi 28 avril devant Pôle emploi à Pau pour recostumer l'agence et dénoncer le flicage des chômeurs. Les gens présents ont été invités à se joindre à nous pour écrire et afficher leurs griefs contre Pole emploi sur les vitres retapissées de l'agence. Ils ne se sont pas fait prier pour le faire. La lutte continue.

On peut visiter le site de ceux qui se sont lancé  dans la grève des chomeurs lien vers



Pole emploi 3 Pole emploi 4

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 18:16

Voici le tract distribué au cours de la manifestation  de Valence.( 1000 personnes).

Premier mai ;une journée internationaliste

Viendra le moment où notre silence, sera la plus bruyante des voix que vous étranglez 
aujourd'hui !
Auguste Spies - un des ouvriers anarchistes qui ont
été assassinés par l'é
tat, suite à la révolte ouvrière de
Chicago en 1886.

La nécessaire solidarité des travailleurs face à un capitalisme qui nous exploite sans frontières a été à l’origine de la création de l’Association Internationale des Travailleurs(appelée communément 1ère Internationale), à Londres en 1864. C’est la réponse qu’ont alors choisie les travailleurs pour faire face à une pratique du capitalisme : la mise en concurrence des travailleurs entre eux en faisant venir de pays plus pauvres de la main d’oeuvre meilleur marché. Cette pratique, nous la connaissons encore aujourd’hui avec la délocalisation des entreprises vers des pays où la main d’oeuvre est moins chère, avec l’emploi de travailleurs "sans papiers" pour celles qui ne peuvent être délocalisées comme le bâtiment, et les travaux publics ou la restauration.

-Réunie en congrès en décembre 2009 à Porto Alegre (Brésil), l'Association Internationale des Travaillleurs (AIT), l'internationale anarchosyndicaliste à laquelle la CNT-AIT française adhère, a décidé de lancer une campagne internationale de luttes contre la précarité lors des deux semaines précédant le 1er mai. En effet, la précarité croissante orchestrée par les capitalistes et gouvernements du monde entier ne connaît pas de frontières et pour la combattre nous devons nous organiser et lutter internationalement. Une des premières victimes de cette  précarisation  est la jeunesse. En Grèce, la ォ génération des 700 euros  est une réalité. Ces jeunes qui travaillent ne peuvent quitter le domicile familial ou vivre décemment faute de moyens. En France, nous avons vu la volonté il y a quelques années de créer le Contrat Première Embauche (CPE), mais il n'était qu'un maillon plus important d'une chaîne dont nous sommes tous les victimes. Mais même sans ce dernier, les contrats pourris mal payés voire même les stages idiots non rémunérés sont légions. Les jeunes ne sont pas les seules victimes de la précarité imposée. Le nombre croissant de chômeurs est aussi la preuve que le système capitaliste utilise le capital humain selon ses bons désirs. Les chômeurs doivent aller d'humiliations en humiliations pour avoir droit (pour un temps) à un subside qui leur permet tout juste de survivre. Les rares personnes qui arrivent à retrouver du travail le sont souvent sur des contrats précaires (intérim, EVS, AVS, deux heures à droite, une heure à gauche...). Les retraités sont aussi de plus en plus touchés par la précarité. En plus de toutes ces déconvenues économiques, il faut noter que la ォ précarisation  ne s'arrête pas aux salaires avec des prix qui enflent tous les jours sous le couvert de la ォ crise , celle que l'on fait rembourser à l'ensemble de la population qui se voit obligée de consommer pour faire ォ repartir la machine . Mais la précarité est aussi sociale, avec des relations qui se font de plus en plus distendues... La précarité est un phénomène global fait aux profits des capitalistes, à nous de les combattre.

Qu’attendons-nous: ? Une retraite à 90 ans ? Une société toujours plus nucléaire ? Des militaires dans les écoles ?

-Un concours de suicides au travail ? La privatisation de l’air que nous respirons ? Un génocide de personnes handicapées ?

Pour nous défendre, nous n’avons d’autre choix que de nous unir par-dessus les frontières.

la précarité est internationale, notre lutte est internationale

CNT-AIT_valence/c/O le laboratoire 8 place ST JEAN 26000

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 08:43

 

Un peu d'histoire  pour expliquer notre insistance  sur ce débat   
sur la grève des sans papier, le 27 Mars 2010 nous étions invités:
au forum régional :""les droits des sans papier sont
aussi nos droits , quelles résistances?". Nous avions fait quelques rencontres
intéressantes en dehors des habituels politique ( vert , P S).
Ce jour là nous avons rencontré du soutien parmi des militants CGT
(CGT grenoble , et quelque militant-E-s syndicaux très proche
du mouvement de grève parisien ). L'horreur absolue a été atteint
lors de l'intervention d'une militante locale de L'Astiv qui a fait la
promo des alternatif rouge et vert ( appel à la journée nationale
de ce mouvement). Les chose localement s'est terminé là pour
nous . attendant que l'organisation syndicale CGT Drome ,
peut être l'U.L fasse preuve de solidarité pour les
sans papier en grève depuis 0ctobre 2010.
Alerté par un camarade syndicaliste de la CGT du sabotage
du mouvement par le NPA local ( Drôme, présent à l'Astiv),
nous avons décidé de publier l'intégralité de la réponse de
Raymond chauveau ( militant proche du PCOF)



UN PETIT EXEMPLE DE LA PRAUSE DE CHAUVEAU GRAND
MAITRE INCONTESTE DE LA GREVE DES
SANS PAPIERS



LE 15 AVRIL UN CERTAIN NOMBRE DE MEMBRES DU COMITE DE SOUTIEN DU
91 (des individus , des membres de solidaires, du NPA ) faisaient remarquer
que préparer un rassemblement pour le 17 avril , en 3 4 jours
c'était un peu cour .



D'AUTRE PART UN DEBAT A ETE LANCE PAR LES MEMES POUR ECHANGER SUR LES PERSPECTIVES
DU MOUVEMENT

GROSSO MODO SI ON VOULAIT GAGNER SUR LA CIRCULAIRE IL FALLAIT
ELEVER D'UN CRAN LA MOBILISATION PAR EXEMPLE EN ETENDANT
LA GREVE AU DELA DE LA REGION PARISIENNE.

DANS L'IMPOSSIBILITE DE MONTER D'UN CRAN FAIRE EN SORTE D'ARRACHER COLLECTIVEMENT
LES REGULARISATIONS DES GREVISTES PUISQU'AUJOURD HUI C'EST-CE
QU'ONT DECIDE CERTAINS D'ENTRE EUX .

LE RISQUE DE NE PAS DISCUTER DES PERSPECTIVES ET D'UN EVENTUEL
CHANGEMENT DE CAP C'EST QUE LA LUTTE PARTE EN LIVE ET
QU'INDIVIDUELLEMENT DES SANS PAPIERS TENTENT LA
REGULARISATION SANS AUCUN RAPPORT DE FORCE.



VOILA LE GENRE D'ARGUMENTS EN REPONSE



Le rassemblement du 17 a été décidé lors de la dernière réunion des Onze
à laquelle participait Solidaires. Que ceux de Solidaires 91 ne se sentent pas tenus par
les décisions des Onze, il faut qu'ils voient avec leurs représentants qui participent à
la réunion des Onze. Ce sont les camarades de Solidaires qui ont pris en charge la
rédaction du texte d'appel pour les Onze pour le rassemblement! De toute façon, ce
n'est jamais la bonne date. Et en quoi une manifestation plus éloignée tomberait
elle mieux? Une telle proposition est pour le moins paradoxale dans la bouche de
camarades qui ne cessent de spéculer sur la fatigue et le découragement des
grévistes. Mais les camarades sans papier ne partent pas en vacance,
à notre avis la date du 17 reste une bonne date de toute façon par rapport à la situation
là où nous en sommes.

-comme nous l'avons dit lors de l'assemblée des délégués des piquets,
depuis l'évacuation du Faf Sab, le contact est maintenu avec le ministère du travail.
Encore tout dernièrement, il vient de répondre à la fédération Cgt du bâtiment qui s''était élevée contre l'évacuation.
Une rencontre est proposée à cette FD avec la direction générale du travail (DGT).
Certes ce n'est pas le ministère, mais c'est le ministère qui propose la rencontre.
De même en ce qui concerne l'Agence nationale de l'aide à la personne, des choses se
sont organisées dernièrement et sont en train de s'organiser prochainement...

-"l'approche commune" amène un certain nombre de patrons dans le dossier.
Comme je le disais au rassemblement, en 2008, ils étaient totalement absents.
Aujourd'hui, un bout du patronat est là et demande la régularisation de ces travailleurs
au motif qu'ils font partie de cette "réalité économique" que de plus en plus de monde - sauf
Besson - admet. D'ailleurs à ce propos, il faut lire ce que vient d'écrire le DRH de
Véolia! Si ce n'est pas une déclaration de guerre à Besson et son projet, ce n'est
plus rien à y comprendre. Au passage qui a été discuté avec ces patrons?
Et qui les a amené à s'engager dans "l'approche commune"? La lecture de cet entretien
devrait rassurer ces camarades qui ont encore l'air de douter de l'impact de
la grève et de l'impact de futures grèves. Ils devraient apprécier, ceux qui ne sont pas connus
comme des syndicalistes "timorés"!

- Que des camarades veulent déposer leur dossier! refrain connu. Mais
qu'est ce qui va changer pour ces camarades une fois leur dossier déposé? Incroyable:
en quoi déposer les dossiers est une solution? Une solution à quoi? A la grève?
Pour la régularisation? Je suppose que ce qui vient de se passer à la préfecture du 91 est
par contre connu. Cette femme de l'entreprise de nettoyage ISS qui se fait arrêter
au guichet parce qu'elle avait une OQTF.
Combien de camarades dans ce cas en grève?

En 2008, nous avions eu l'assurance que celle est ceux qui avaient des OQTF
pouvaient être régularisés même sur le 91. Aujourd'hui quel engagement?

- "la porte de sortie"! Incroyable. Il est donc impossible que le mouvement
puisse gagner? Le fond du problème est là. Pour eux c'est impossible de gagner
alors que le mouvement de grève globalement tient, qu'une partie significative des
patrons s'engagent et montent au créneau vis à vis de Besson, quand une partie du
monde du spectacle soutient la grève et font ce film, quand une partie de la droite
(certesquelques députés) est d'accord avec nous (pas forcément sur tout,
mais sur l'essentiel) et s'engage publiquement pour évaluer la politique de
l'immigration, quand toute la gauche est d'accord sur la régularisation des travailleurs sans
papiers et que la grande majorité des associations également et pour
finir que l'opinion en France à 88% est pour...

Franchement je ne sais pas qu'est ce qu'il faut de plus. Si et je le répète,
il faut aider les grévistes à tenir, à tenir, à tenir...Toutes ces contradictions sous la
pression de la grève vont finir par faire craquer le camp d'en face et nous
aurons les négociations pour des critères objectifs de régularisation. Quand?
Je ne suis pas devin. Mais dans pas longtemps. A condition de faire taire les capitulards
et tous ceux qui dans la période travaillent à saper le moral des grévistes.
-nécessité d'une manif avec RESF, sans papiers...Nous y voilà! En fait depuis
longtemps, ces camarades ne sont pas d'accord avec la stratégie développée
autour des travailleurs sans papiers en grève. Tout en disant qu'ils sont d'accord
avec les grèves, ils entendent "sans papiers" et sont pour la régularisation globale.
Ils essayent par petites touches d'amener les grévistes à se débarrasser de leur
habit de travailleur pour qu'ils se présentent en préfecture "sans papier".
Et ce sont les mêmes qui nous parlent de "porte de sortie"? Mais dans ce cas, il faut être clair, nous régressons dans le rapport de force: exit la grève, exit l'engagement
des patrons, exit une partie du mouvement syndical et des associations,
comme ce petit bout de la droite, comme du soutien d'une partie de l'opinion.

Tous ces arguments ne sont pas sérieux. Au mieux ils traduisent une
myopie politique grave. Au pire ils visent à casser le mouvement pour que les camarades
abandonnent la grève pour le chemin des préfectures.
Rappelez vous en 2008, nous avions déjà ce type de critique dans un autre registre,
puisqu'à l'époque nous étions accusés de pratiquer l'immigration choisie de
N.Sarkozy. Et rappelons nous ce qui a été dit au moment de la grève de Buffalo surle département.
La partie est ardue. Mais nous allons y arriver tous ensemble.

Salutations militantes.
Raymond Chauveau

 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 06:45

Témoignages trouvés sur le blog où va la CGT?

d'autres indices que la grève contniue malgrè le sabotage médiatique des gauchistes( NPA entre autre)

Au café associatif La Commune
3 Rue d’Aligre Paris 12e M° gare de Lyon ou Ledru Rollin

19h30 : Repas africain préparé par les grevistes
21h : projection du film "REMUE - MÉNAGE DANS LA SOUS-TRAITANCE" de Ivora Cusack

Documents joints

Les sans papiers sur leur lieu d'occupation , pourrissent sur place , mais ils sont loin d'etre les acteurs autonomes de leur lutte , et de pouvoir élargir leur mouvement , tant en provience qu'avec d'autres luttes interprofessionnelles : Chauveau veille, et tous doivent ren,trer dans le rang : ils n'ont pas la parole.

Qui dans le quiz actuel pourrait répondre à cette question :

Les grévistes sans papiers , depuis longtemps sans salaire ni activité , ne laissent pas la préfecture sans activité , cependant la CGT leur demande de ne pas faire de recours pour leur OQTF.

Ils reçoivent des OQTF en nombre dans cette présidence ou le chiffre est roi.
Les flics se déplacent dans les foyers , si le propriétaire de l'OQTF est absent il est convoqué au commissariat , et malgré les recommandations , ils y vont et sont "dirigés" illico vers les CRA.
Donc la question posée est la suivante , faut il ou non faire les recours dans les délais , avant le mois encore autorisé, ou faut il laisser courir l'OQTF , afin de ne pas gêner l'éventuel dépôt de dossier en préfecture par les syndicats :
*** voilà la question à 2 balles posée au quotidien sur les lieux
d'occupation***

Pour beaucoup de sans papiers, sans travail depuis un an à deux, les OQTF pleuvent, mais sans bruit, et ils attendent tous le dépôt depuis le 1er jour de leur dossier...alors effectivement effectuer un recours risque parait il d'allonger d'autant le futur dépôt!
Le CERFA , "en attente" , mais jamais remis en question et refusé : cette taxe à la préférence nationale! , illégale discriminatoire , et contraire au code du travail .
Un employeur doit payer une taxe pour avoir le droit d'embaucher un travailleur "étranger"!
Mais là encore rien à y redire, et en prime une circulaire supplémentaire demandée.
La taxe à la préférence nationale a de beaux jours devant elle.

Il en sera de même pour les décrets de notre l'Etat de non droit : le gouvernement , ne légifère plus il "décrète" et gouverne par ordonnances , et il faudrait en demander d'autres , des "plus souples " ou plus "gentilles" ou " mieux adaptées".
Pas de marchandage , on ne réforme pas le capitalisme , on ne réforme pas le droit au tri du haut du panier, le droit de vivre et de la libre circulation.

Un capitalisme avec des "circulaires" pour permis d'exploitation au plus offrant , au "plus souple , le décret le " plus "adapté" ,le plus docile; le plus contrôlable.
L'employé attaché à son patron : comme au 19ème siècle , le livret ouvrier :
le patron détient "le livret" , à savoir le passeport et la durée du séjour!
à la clef la signature pour la régularisation avec le précieux CERFA , taxe à la préférence nationale, que le patron peut à tout moment rompre.
Le MEDEF a tout prévu avec la loi de la modernisation du travail.
Cela s'applique pour tous, migrants ou nationaux , la lutte n'est pas dans les poubelles des préfectures et autre demande de circulaires

Ma réponse, à cet étrange quiz, pencherait plutot dans ce sens : les conseilleurs ne sont pas les payeurs.
Qui peut oser déconseiller à un sans papier de faire son recours, qui se transforme en APRF: ou ticket d'avion "aller simple"!
Soit après un an ou deux d'occupation ou de fin de travail, le CERFA signé tombe au bon moment pour le dépôt de dossier avant l'OQTF , soit le sans papiers gréviste attend le dépôt par la CGT de son dossier, qui dans tous les cas de figure sera refusé avec un OQTF .

En ce moment les OQTF pleuvent, et les flics vont les chercher à domicile:
cela ne peut etre passé sous silence , et j'avoue avoir du mal à laisser passer le délai de recours fatidique.
Besson fera passer sa loi anticonstitutionnelle rapidement : là les avions
voleront nuit et jour.....et le CRA II du M esnil ouvrira ses portes
dans 1 mois , pour une détention des familles et détention jusqu'à 18 mois :
là aussi cela va etre voté dans 2 mois , la directive retour, jusqu'à obtention du laissez passer.

Hier les sans papiers m'ont dit qu'il y avait une réunion avec Chauveau et Blanche au siège de la CGT à Montreuil, et m'ont confirmé qu'ils demandent aux grévistes de ne pas faire de recours , car cela retarderait d'autant le dépôt de leur dossier en attente de la réponse du tribunal.
Je leur ai conseillé quand même de reposer la question sur le refus d'instruction par la pref. Des dossiers avec OQTF. Je les ai mis en garde aussi des contrôles à tout moment, OQTF non relevé vaut APRF : expulsion directe. ( bientôt avec loi Besson , cela ira encore + vite!) Les flics en ce moment vont dans les foyers les chercher : deux déjà en moins de 3 jours.

UN OQTF , après le délai d'un mois accordé pour le recours , vaut arrêté de reconduite à la frontière immédiat. Besson a tout prévu il veut enlever ce délai , cela résoudra tout , et mettra tout le monde d'accord avec la CGT / PLUS DE RECOURS DU TOUT.

Parfois , je pense que les conseilleurs prennent de lourdes responsabilités , et selon le dicton : ils ne sont pas les payeurs.

Comment peut on oser dire , aux sans papiers grévistes de ne pas faire leur recours OQTF, afin de ne pas "retarder" le dépôt en préfecture de leur dossier par leur soin ....c'est étrange non ? ,donc un dépôt de dossier par la CGT pour régularisation avec une OQTF serait d'autre part recevable en préfecture ?
Cela se saurait si les dossiers en attente depuis si longtemps allaient etre déposé sous 3 mois.
Et oui les nouvelles finesses juridiques dans ces luttes ont de quoi surprendre....

Certes le "cas par cas " est détestable , mais de là à stopper leur recours contre leur expulsion prochaine.... Et les flics sont vigilants, ils convoquent aussi les sans papiers avec une OQTF ,Quand ils ne vont pas les chercher , malheureusement les sans papiers s'y rendent..et direction le CRA.
Une grève générale, au départ de ce remarquable mouvement de lutte et occupation en 2008, ( rien que sur l'avenue des champs Elysées, la restauration pouvait etre totalement bloquée) pouvait faire plier le MEDEF , les seuls donneurs d'ordre, qui organisent le dumping social, le contrôle social pour toujours plus de précarité pour toujours Plus de profit et richesses

Laissons peut etre les acteurs de leur lutte décider de leur destin , et surtout le prendre en main

Les sans papiers m'ont dit hier soir,qu' en se rendant à 17h à la réunion au siège central de la CGT, porte de Montreuil, ils reposeront la question des recours à Chauveau et Blanche qui précedemment leur avaient demandé de ne pas faire de recours.
( cela m'a été confirmé par 2 autres avocats, qui avaient eux aussi effectué des recours OQTF mais au dernier moment la demande a été de ne pas les envoyer au T.A.) Nous savons que très peu de recours sont reçus , cependant , un s.p.ne peut jouer à la roulette russe, il faut lui laisser une chance si minime soit elle, et de toute façon une protection de toute expulsion le temps de l'instruction : c'est indispensable.

J'espère que les grévistes auront le pouvoir et la capacité de distance et d'autonomie pour effectuer le tri , car c'est l'envers du décor, cette situation et dispositions .

C'est aussi l'envers du décors pour les 200 sans papiers après leur expulsion le 1er avril de la rue du Regard : alors que les grévistes sont réunis au pied du métro ST Placide, à 22h ils discutent tous sur la validité de quitter le lieu, puis ils s'engouffrent tout joyeux dans le métro en criant "on a gagné" , "merci à vous" , et suivent les drapeaux pour aller "dans le local des cinéastes" ( on vit ici, on bosse ici on reste ici).

A l'arrivée, Ils restent longtemps dehors, la discussion est animée à la sortie de la station C. Fabien , puis un par un ils s'en vont à pied dans les rues il est presque minuit ...ils ne savent pas où aller dormir.
Seule une petite quinzaine de sans papiers, qui se tenait un peu plus loin à l'écart , autour de Chauveau et quelques soutiens restent . Ce sont donc ceux qui auront la chance , cette nuit d'etre à l'abri dans ce fameux local, loin des voitures de police qui font leur ronde : et les autres...
Pas beaucoup de choix trop loin me disent ils , pour ceux qui ont encore
leur chambre dans des foyers de s'y rendre... La nuit est froide, ils trouveront bien un abri....

Donc combien d'OQTF, et de placements en rétention?

Une réponse claire, juridiquement fondée , non tronquée serait bienvenue.

Solange

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 08:37

http://dndf.org/wp-content/uploads/2010/03/575x385_1489308_0_d99d_ill-1314754-3e5c-3866748276-b6b9f8b598-o.jpg

Reçu  de compagnons grecs anarchistes et publié sur nouvelles du front
Suivant la plus pure tradition de France et d’ailleurs du « boss-snaping » (ou l’art d’inviter son patron à rester avec les travailleurs sur le lieu de travail pour partager un moment de convivialité prolongé et des discussions franches autour de la notion de lutte des classes), les travailleurs d’Athènes de la compagnie de messagerie INTERATTICA, filiale de la multinationale française Géopost (Chronopost, Exapaq) ont décidé d’enclencher l’action directe aujourd’hui quand on leur a annoncé que la compagnie avait fait faillite et que les 205 salariés allaient être virés sans aucune compensation.

Immédiatement, toutes les sorties du bâtiment ont été bloquées par les travailleurs, qui ont ainsi invité fermement le management à prolonger son séjour avec eux sur les lieux mêmes de l’entreprise.

La communication a été promptement établie avec la siège parisien de la multinationale. Une petite escouade de police est venue faire une apparition à l’extérieur du bâtiment, menaçant de faire appel à une intervention de la police anti émeute, mais ils ont rapidement quitté les lieux peu après.

« Miraculeusement », la compagnie « en faillite » a annoncé avoir réussi à sécuriser les fonds nécessaires pour compenser les travailleurs seulement quelques heures après la retenue du management. A 19 heures (heure locale), le management a remis une promesse écrite que tous les travailleurs seraient compensés dans le prochain mois calendaire. Actuellement, à 19h30, le comité des travailleurs à décidé de rester dans les bâtiments, gardant les biens et les valeurs de la compagnie, jusqu’à ce que touts les compensations soient effectivement payées.

En grec : http://anarxikoiaigaleo.squat.gr/?p=1958

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 08:21

On a reçu un lien vers un texte publié  dans chroniques rebelles

Le barbare, c’est qui ? Le nervi du coin qui se sent investi d’une mission ? Son double qui défend les intérêts du patron ? Celui qui dénonce son voisin ou sa voisine sur l’air de je-suis-un-bon-patriote ? Ou ceux qui-se-foutent-pas-mal de la misère des autres ? Ou encore ceux et celles qui disent « la garde à vue… c’est qu’ils ou elles ont certainement quelque chose à se reprocher ! » Et les autres qui détournent les yeux de la misère dormant sur le trottoir ! On meurt de froid en hiver, en France, et c’est banal ! L’allégeance domine dans notre société, le barbare le sait bien et il en profite !

L’intelligence du barbare de Maurice Rajsfus est un texte de réflexions sur la barbarie. Le titre fait référence au groupe Socialisme ou Barbarie, « créé en 1946 au sein du PCI par Cornelius Castoriadis et Claude Lefort, [qui] évoquait l’existence en URSS d’une véritable classe bureaucratique ayant détourné la Révolution à son propre profit. » Et Maurice Rajfus a fait partie de ce groupe à partir de 1948.

L’intelligence — ou l’habileté — du barbare ne s’analyse pas aujourd’hui sans porter un regard en arrière sur une « filiation » qui, si elle n’est pas voyante, n’en est pas moins là. Le barbare est présent, toujours, mais n’est pas forcément encouragé par le pouvoir, c’est selon une conjoncture de tension, une crise… Et voilà qu’il se multiplie, ou plutôt qu’il baisse le masque. Le témoignage de Joseph Kessel sur la montée du national-socialisme en Allemagne montre que les parallèles entre aujourd’hui et les années 1930 sont à prendre en compte :

« Quand la haine est arrivée à ce point, la vie humaine ne compte plus. […] Il ne donnait aucun programme. Tout n’était qu’appel aux instincts les plus primitifs : “Nous allons faire de l’Allemagne le plus grand pays. Nous allons démolir les juifs. Et c’était là l’accent principal. Dès que l’attention fléchissait, aussitôt l’orateur commençait à faire de l’antisémitisme et son succès était immense. »

Les barbares sont de retour et on leur tend complaisamment le micro pour les entendre dire leur déception d’avoir voté Sarkozy en 2007, parce qu’ils pensaient que « les bateaux repartiraient en Algérie avec les immigrés ». Tirade on ne peut plus claire quant à la barbarie de ceux et celles qui la prononcent.

« Tant d’années après la rafle du Vel’d’hiv’ — et de celles qui allaient suivre — nous trouvons toujours des policiers et des gendarmes disponibles pour harceler les familles de sans-papiers, aux fins d’expulsions, souvent violentes. »

Mais qu’est-ce qui fait que des personnes choisissent de faire subir des violences à d’autres êtres humains ? L’expérience de Milgram en 1961 pour mesurer le degré de soumission à l’autorité — reprise dans le film d’Henri Verneuil, I comme Icare, et dans une émission récente de télé réalité —arrivait à une conclusion qui porte à réflexion. À la question « Dans le cas d’un génocide. Quand un tyran décide froidement de tuer cinq, six millions d’hommes, de femmes, d’enfants, il lui faut au moins un million de complices, de tueurs, d’exécuteurs. Comment arrive-t-il à se faire obéir ? » Réponse : « En morcelant les responsabilités. Un tyran a besoin avant tout d’un état tyran, alors il va recruter un million de petits tyrans fonctionnaires qui ont chacun une tâche banale à exécuter. Et chacun va exécuter cette tâche avec compétence et sans remords. Car personne ne se rendra compte qu’il est le millionième maillon de l’acte final. Les uns vont arrêter les victimes, ils n’auront fait que de simples arrestations. D’autres vont conduire ces victimes dans des camps, ils n’auront fait que leur métier de conducteurs de locomotives. Et l’administrateur du camp en ouvrant ses portes n’aura fait que son devoir de directeur de prison. Bien entendu on utilise les individus les plus cruels dans la violence finale. Mais à tous les maillons de la chaîne, on aura rendu l’obéissance confortable. »

C’est ça l’origine de la Barbarie ? Obéir, ne plus penser ? Car, pour le pouvoir, penser et se révolter peuvent conduire aux pires débordements.

Rencontre entre deux émissions (Chroniques syndicales et Chroniques rebelles) Maurice Rajsfus, Patrick Schindler, Hugues Lenoir, Henri Simon dans le studio de Radio Libertaire.

Maurice Rajsfus et Henri Simon

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 11:35

 lu ici et publié

 

 

Réunie en congrès en décembre 2009 à Porto Alegre (Brésil), l'Association Internationale des Travail (AIT), l'internationale anarchosyndicaliste à laquelle la CNT-AIT française adhère a décidé de lancer une campagne internationale de luttes contre la précarité lors des deux semaines précédant le 1er mai. En effet, la précarité croissante orchestrée par les capitalistes et gouvernements du monde entier ne connaît pas de frontières et pour la combattre nous devons nous organiser et lutter internationalement. Une des premières victimes de cette « précarisation » est la jeunesse. En Grèce, la « génération des 700 euros » est une réalité. Ces jeunes qui travaillent ne peuvent quitter le domicile familial ou vivre décemment faute de moyens. En France, nous avons vu la volonté il y a quelques années de créer le Contrat Première Embauche (CPE), mais il n'était qu'un maillon plus important d'une chaîne dont nous sommes tous les victimes. Mais même sans ce dernier, les contrats pourris mal payés voire même les stages idiots non rémunérés sont légions. Les jeunes ne sont pas les seules victimes de la précarité imposée. Le nombre croissant de chômeurs est aussi la preuve que le système capitaliste utilise le capital humain selon ses bons désirs. Les chômeurs doivent aller d'humiliations en humiliations pour avoir droit (pour un temps) à un subside qui leur permet tout juste de survivre. Les rares personnes qui arrivent à retrouver du travail le sont souvent sur des contrats précaires (intérim, EVS, AVS, deux heures à droite, une heure à gauche...). Les retraités sont aussi de plus en plus touchés par la précarité. En plus de toutes ces déconvenues économiques, il faut noter que la « précarisation » ne s'arrête pas aux salaires avec des prix qui enflent tous les jours sous le couvert de la « crise », celle que l'on fait rembourser à l'ensemble de la population qui se voit obligée à consommer pour faire « repartir la machine ». Mais la précarité est aussi sociale, avec des relations qui se font de plus en plus distendues... Bref, la précarité est un phénomène global fait aux profits des capitalistes, à nous de les combattre.

la précarité est internationale, notre lutte est internationale  

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 00:17

Cet accord du 9 avril montre la forfaiture du personnage d'Olivier Cabanel ( chanteur pseudo pode)celui qui ose tromper les opposants au Y Basques sur ces  jeux de couloir avec   Gérard Leras ( conseiller régional). La lutte des cheminots qui se  défendent  contre la libérisation  , vive la grève des cheminots, c'est la direction  de la SNCF qui nous prend en otage

 

III – TRANSPORTS

 

14 - Déclaration sur la relance de la coopération ferroviaire et les liaisons alpines :

 

Cette déclaration engage la France et l’Italie à promouvoir conjointement un système de transport ferroviaire sûr et efficace entre les deux pays, et invite les gestionnaires de réseaux ferrés et les entreprises ferroviaires à renforcer leur coopération technique et industrielle. Nos deux pays s’accordent également à coopérer dans la libéralisation de leurs marchés ferroviaires.


Les ministres des transports font un point d’étape de l’avancement et des perspectives des grands projets de traversées alpines en cours : la liaison à grande vitesse Lyon-Turin qui facilitera dans le futur les échanges de la France avec l’Italie et l’Europe centrale, l’Autoroute ferroviaire alpine qui va permettre d’accroître le report des marchandises de la route vers le rail entre les deux pays, et la modernisation des tunnels du Fréjus et de Tende.


* Cette déclaration est adoptée par M. Dominique BUSSEREAU, Secrétaire d’Etat chargé des Transports, et M. Altero MATTEOLI, Ministre des infrastructures

 

MINISTERE
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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 00:04
LA GREVE S 'ETEND ....







CGT - SUD-Rail

Région de Paris Sud Est






RENCONTRE AVEC LA REGION DE PSE
:

CELLE-CI N'A PAS MANDAT POUR NEGOCIER AVANT LE 21 AVRIL !



Dans le cadre du 9ème jour de conflit, les Organisations Syndicales CGT et
Sud Rail ont été convoquées par la direction de la région PSE à 13h00.



Les délégations CGT et Sud Rail ont rappelé le contexte dans lequel se
déroulait cette rencontre :

* Mobilisation depuis 9 jours au plan national
* Accroissement et élargissement de la mobilisation sur PSE avec
47%de grévistes àl'ET de PSE, 50 % de grévistes à l'ECT, 70% de grévistes
chez les ADC de Villeneuve,
* L'entrée dans l'action des deux Etablissements du Matériel de PSE
ce jour.



La direction nous a fait savoir, en préambule de cette réunion, qu'elle n'avait
pas
mandat pour négocier avant le 21 avril (table ronde nationale proposée par la
direction générale)

Les Organisations Syndicales CGT et Sud Rail ont demandé une nouvelle fois
que la
table ronde nationale prévue le 21 avril soit avancée et que son contenu
soit
élargi, en lien avec les revendications des cheminots en grève.

La CGT et Sud Rail appellent les Cheminots de PSE à renforcer la mobilisation
et à
élargir l'action.

QUESTION :

« J'ai fait grève puis repris le travail, mais la grève continue, puis-je me
remettre en grève ?

Oui à condition de le faire à une prise de service et si je suis soumis à D2I,
en ayant remis celle-ci 48 heures avant.

Paris, le 15 avril 2010








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