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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 05:33

31 syndicalistes  sont passeré en procès dans la ville d’Izmir, en Turquie à partir des 19 et 20 novembre 2009. Les Confédération, fédérations et syndicats concernés dénoncent la violation des droits syndicaux et la répression envers les fonctionnaires (la plupart d’entre eux enseignants) avec un effort particulier pour les terroriser. Parmi eux, 22 militant-es (10 femmes et 12 hommes) attendaient le procès en prison.

Quatre des femmes accusées sont membres de la Marche Mondiale des Femmes
- Elif Akgul, ancienne secrétaire des femmes de l’Union des Enseignants
- Yuskel Mutlu, enseignante retraitée et membre de l’Association des Droits Humains et de l’Assemblée de la Paix Turque
- Songul Morsumbul, secrétaire des femmes du KESK (Confédération des fonctionnaires- Syndicats Turcs)
- Gulcin Isbert, membre de Egitim-Sen, le syndicat enseignant.

Les autres femmes emprisonnées ont pour la plupart des responsabilités au Secrétariat des femmes de leur syndicat et sont investies dans les droits des femmes. Ces organisations ont été présentes à tous les Forums Sociaux Européens ces 8 dernières années.  ,le prochain FSE aura lieu à Istanbul en juillet 2010.

C’est le premier procès depuis l’arrestation de 34 militants syndicaux le 28 mai 2009 et l’emprisonnement d’une grande partie d’entre eux. Ce procès se tiendra en infraction avec toutes les lois de l’État Turc et les conventions internationales ratifiées par la Turquie.

la répression anti syndicale  s'intensifie,. La population ouvrière est de plus en plus pauvre face , lau  capitalisme globalisé  Celui-ci veut éradiquer toutes les organisations ouvrières.


D’après les informations reçues par la Confédération Syndicale Internationale (CSI), la quasi-totalité des membres du Comité exécutif et plusieurs responsables de la branche syndicale du syndicat des ouvriers du transport Nakliyat-Is ont été placés en garde à vue le lundi 7 décembre, tandis que la police faisait une descente dans le siège du syndicat. Nakliyat-Is est affilié à la confédération syndicale DISK (Devrimci Isçi Sendikalari Konfederasyonu), elle-même affiliée à la CSI. Au total, dix dirigeants du syndicat restent en garde à vue, y compris le président du Nakliyat-Is, Ali Riza Küçükosmanoglu, qui est également membre du comité exécutif de la confédération DISK, et le secrétaire général Aziz Cengiz.

La police a également perquisitionné les domiciles des syndicalistes et les locaux du syndicat à Istanbul, à Konya et à Gebze. Les syndicalistes se trouvent accusés 'd’avoir organisé une association de grand banditisme à des fins de lucre'. Comme dans la majorité des cas d’arrestations de syndicalistes survenus récemment, les avocats de la défense n’ont pas été autorisés à accéder aux dossiers de leurs clients. Cette arrestation de dirigeants syndicaux évoque le procès qui avait été engagé contre 31 dirigeants et membres du syndicat turc du secteur public KESK. Ce procès s’était soldé par la libération de 22 des prévenus. Ceux-ci avaient déjà passé six mois en prison. Ces 31 prévenus devront néanmoins tous comparaître pour une nouvelle audience du tribunal

 

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 10:18

Dans ces temps de débats nauséabonds liés aux migrations humaines et au rapport à l’autre voici une journée qui contrebalance cette lourde tendance d’instrumentalisation politique du nationalisme et du repli identitaire . Que la cimade se créé à Valence pas de problème, on demande à nouveau pour quoi aucune diffusion massive pour populariser la lutte des sans papiers et des collectes d'argent  dans la rue pour soutenir les sans papiers en lutte

 

 

Vendredi 18 décembre à été consacrée comme Journée Internationale des Migrants par l’ONU et l’ONG 18 December

 Sans - papiers 6000 grévistes , le gouvernement doit négocier

Cette grève est populaire . Quand le gouvernement  essaie de dresser les travailleurs  contre les grèvistes  sans -papier, "en menaçant  de fermer " , ça marche pas  [..] l'aspect qui s'affirme toujours plus , c'est qu'il s'agit  avant tout  d'une grève d'ouvriers, de travailleurs surexploités  qui prennent conscience  des conditions de travail qui leur ont été imposé et qui disent aujourd'hui "ça suffit , on accepte plus ."
. Or il s'agit de travailleurs et travailleuses  qui travaillent déjà , qui "bossent ici, vivent ici"  et qui doivent "rester ici"
Pour bien monter que le phénoméne  des travailleurs  sans papier est partie intégrante  du système  que c'est une forme  de "délocalisation " pratiquée, en France même , par les grands groupes à l'affut de main d'oeuvre corvéable  et exploitable à souhait.
La classe ouvrière est internationale, la classe ouvrière est multinationale !
Vive la grève des sans-papiers !

voir le site où va la CGT
Déclaration commune. Egalité et respect des droits des travailleurs migrants

 

Déclaration commune des onze organisations soutenant la mobilisation des travailleurs sans papiers :

 

DECLARATION COMMUNE
CGT, CFDT, FSU, UNSA, Solidaires, Ligue des Droits de l’Homme,Cimade, Autremonde, Femmes Egalité, RESF, Droits Devant !!


EGALITE ET RESPECT DES DROITS DES TRAVAILLEURS MIGRANTS !


Le 18 décembre, le monde entier célèbre la journée internationale des migrants.

C’est l’occasion, dans le monde entier, de réaffirmer et de promouvoir les droits des migrants. Cette date a été choisie par l’Organisation des Nations Unies, car elle coïncide avec celle de l’adoption par l’Assemblée Générale, le 18 décembre 1990, de la Convention Internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles. Cette convention est entrée en vigueur le 1er juillet 2003, après 20 ratifications. Elle lie aujourd’hui une quarantaine d’États, mais aucun pays du Nord ne l’a signée.
La convention réaffirme les droits de l’Homme déjà garantis par les autres instruments internationaux, en les appliquant aux travailleurs migrants, dont elle donne pour la première fois une définition internationale. Elle invite les États d’origine comme les États d’accueil ou de transit à assumer leurs responsabilités dans la garantie effective de tous ces droits.

Nos organisations demandent que la France ratifie enfin cette convention.

Pour l’ensemble des signataires, le principe de base qui doit impérativement prévaloir, en droit et en fait, sur le marché du travail est celui de l’égalité des droits sociaux entre les nationaux et les étrangers. A défaut, la porte est grande ouverte à l’exploitation sans limite des travailleurs étrangers sans papiers à l’échelle nationale et internationale.

La situation actuelle des travailleurs et travailleuses sans papiers est inadmissible et nous renouvelons notre demande pressante de régularisation de ces travailleurs migrants.
Suite à la publication d’une circulaire et d’un « non-paper » le 24 novembre par le Ministère de l’Immigration, les discussions avec les ministères concernés doivent reprendre sur la base de nos revendications qui restent insatisfaites:
Une ancienneté de séjour qui serait fixée arbitrairement à 5 ans est inacceptable.
La circulaire concerne les seuls travailleurs déclarés et laisse entièrement de côté les travailleurs non déclarés et en particulier les travailleuses du service à la personne. Tous ces salariés ne demandent qu’à cotiser.
Les Algériens et les Tunisiens ne doivent pas être hors champ d’application de la circulaire.
La circulaire continue de parler de métiers en « difficulté de recrutement » dans les bassins régionaux d’emplois, alors que les travailleurs(euses) sans papiers travaillent souvent depuis des années dans notre pays et sont déjà pris en compte dans les statistiques de l’emploi.
Organisations signataires de la lettre au Premier Ministre du 1er octobre, nous avons demandé à être reçues par M. Darcos, Ministre du Travail. Il s’agit en effet d’un conflit du travail : des salarié(e)s que leur situation administrative irrégulière prive d’une partie de leurs droits demandent, par le moyen de leur régularisation, à être rétablis dans l’intégralité de ces droits. Les travailleurs migrants ne sont pas des salariés à part !


Paris, le 17 décembre 2009

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 14:36
Bien que le  mandat du secrétariat  aux relations internationales, je passe cette infos  trouvé sur un blog qui fait la propagande de la CNT vignolles
 à lez voir le  jura libertaire


Le 22 janvier 2010, va commencer à Lisbonne un procès contre onze personnes détenues dans le contexte de la répression policière d’une manifestation anti-autoritaire contre le fascisme et le capitalisme, réalisée à Lisbonne le 25 avril 2007. Cette manifestation visait à s’opposer à une une démonstration du parti d’extrême droite PNR. Les onze compagnons, accusés d
outrage et rébellion et de désobéissance civile, risquent jusquà 5 ans de prison.

La manifestation du 25 avril 2007 avait été convoquée en réponse à la force croissante de l’extrême droite dans cette période, et notamment du parti PNR (Parti National Rénovateur) qui bénéficiait d’une grande couverture médiatique pendant que les skinhead né-nazis étaient plus nombreux dans les rues. Durant cette même période, celui qui a régné avec sa dictature militaire fasciste sur le Portugal pendant près de 40 ans, a m6eme été élu “meilleur portugais de tous les temps” dans un stupide concours télévisé !

Le message de la manifestation, réalisé le jour anniversaire de la chute du régime fasciste en 1974, était très clair : contre le fascisme, mais aussi contre le capitalisme et l’autorité.


La manifestation a commencé à 18 heures et a réuni plus de 500 personnes, ce qui est peu habituel au Portugal pour une manifestation au contenu anti-autoritaire et anticapitaliste.

La police a accompagné le cortège, mais n’est pas intervenue jusqu’à la fin, sur le Largo de Camões. Après la fin de la manifestation, un groupe de 150 personnes ont continué leur chemin à travers le quartier de de Chiado. Dans la Rue de Carmo, sans aucun avis, les CRS ont bloqué les deux issues de la rue et ont commencé à avancer, agressant tout le monde, manifestant et simples passants.

En conséquence de cette intervention policière, de nombreuses personnes ont été blessées, et 11 personnes furent arrêtées. Le commandement de la PSP (Police de Sécurité Publique) a immédiatement commencé une campagne dans les médias pour justifier l’intervention brutale des CRS, affirmant que les manifestants étaient en train de s’attaquer aux biens et aux personnes, qu’ils avaient été trouvés en train de préparer des cocktails molotov, et que la police n’était intervenue qu’après plusieurs sommations explicites infructueuses pour disperser les manifestants.

http://1.bp.blogspot.com/_ZVEIXvWtb0w/SwPNNpbJPfI/AAAAAAAAAP4/uVCfRhXdTo0/s400/bresil-dictature2.jpg

Rien de ceci n’est vrai. La police n’a chercher à disperser personne. Elle a seulement cherché à frapper les manifestants. Ceux qui ont eu la malchance de tomber au sol ont été très durement cognés par les CRS avec leurs matraques et leurs bottes. On a même entendu un des chefs de la police présent sur les lieux crier à ses collègues « Frappez ces cocos de merde ! ». La persécution des manifestants s’est prolongée dans les rues du Bas Lisbonne. Le nombre de personnes blessés est impossible à quantifier. Quant aux éventuelles ripostes contre des policiers, elles ne sont que le résultat d’une légitime auto-défense face à une agression violente caractérisée et disproportionnée.

anifestants et simples passants.


Parce que nous sommes en totale solidarité avec les motivations et le contenu de la manifestation du 25 avril 2007, et parce que les inculpés dans ce procès pourraient être n’importe lequel d’entre nous, nous faisons un appel à la solidarité internationale contre la farce judiciaire qui doit se tenir début janvier au Tribunal du Parc des Nations de Lisbonne. Très symboliquement, ce « palais de justice de Lisbonne » se trouve en plein coeur d’un centre commercial, entouré de demeures de luxes pour riches. Tout un programme ...

La meilleure démonstration qu’il s’agit d’une farce est d’ailleurs le report du procès, qui était initialement prévu le 7 décembre 2009. En effet à l’ouverture du procès, dans un tribunal qui pour l’occasion était littéralement truffé de policiers en uniforme comme en civil, le juge ne pu que constater que les notifications aux accusés n’avaient pas été faites et dû donc reporter immédiatement le procès. Même si apparemment les compagnons sont déjà jugés coupables par avance, la Justice se doit de garder un semblant de légalité ...

D’après un courrier de la section de l’AIT au Portugal

AIT - Sección Portuguesa
Apartado 50029
1701-001 Lisboa
PORTUGAL

E-mail : aitport@yahoo.com
http://www.ait-sp.blogspot.com/






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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 04:36
Nous tenons informé sur cette campagne politicienne   car le secret appartient au pouvoir.

Débat sur l'identité nationale
:
Pour l'arrondissement de DIE : une réunion sera organisée à la Sous-Préfecture de DIE, en présence de Monsieur le Député Hervé MARITON, par Madame Fabienne BALUSSOU, Sous-Préfet, associant des lycéens de CREST et de DIE, le 14 décembre 2009 de 16 heures à 18 heures.
Il serait utile de se mobiliser contre cette  campagne haineuse  lancée par le maire de Donzère  et recruté par le DRH nini talonnette.
Ne tombons pas dans le travers électoraliste  de manifester seulement Boycott oui !!

"De manière plus globale, ces jeunes se sentent regardés comme non-Français
et comme immigrés. Pourquoi l¹injonction d¹aimer la France leur est demandée
et pourquoi ne l¹est-elle pas aux « autres jeunes » ? Je ne connais aucun
Français qui aime toute la France. On ne peut pas aimer à la fois les
Communards et les Versaillais."
Saïd Bouamama

Vous expliquez en partie le bouleversement de la sphère familiale par les déréglementations économiques. Quelles ont été les étapes de cette déstructuration ?

Saïd Bouamama. La culture ouvrière a été massivement déstabilisée dans certains territoires, où le taux de chômage est passé en vingt ans de 8 % à 45 %. Non seulement les gens ont été mis à la rue, mais on a réussi à leur faire croire qu’ils en étaient responsables. Le travail cristallisait l’image de la famille. La montée du chômage est allée de pair avec un fort recul de la fierté d’être - ouvrier. Un père que j’interrogeais me - disait : « Comment je peux interdire à mon fils de rentrer au-delà d’une certaine heure, si je ne le nourris même plus et que je vis de ses allocations ? » La perte objective des emplois n’a même pas pu être compensée par un réseau associatif, culturel ou politique valorisant. Les dégâts auraient été moindres si on avait eu une offensive culturelle - ouvrière.

Y a-t-il eu un abandon des quartiers populaires par les partis de gauche ?

Saïd Bouamama. Pour moi, la gauche française a eu une vision essentialiste des quartiers populaires. C’est-à-dire qu’elle a sous-estimé la diversité des milieux populaires et les clivages qui pouvaient exister. Les clivages ne sont pas insurmontables si et seulement si on les travaille. Le discours du « tous des ouvriers » a masqué les inégalités qui étaient en train de se construire. Par ailleurs, la gauche française a considéré les enfants issus de l’immigration comme acquis à la gauche. Elle n’avait donc pas d’efforts à faire. Autre écueil des partis de gauche : un rapport paternaliste. La gauche n’a pas décolonisé ses esprits et n’a pas pris la mesure du combat. Pour que ces jeunes Français puissent se reconnaître dans les autres combats, encore faut-il qu’ils soient pris en compte sur leur propre oppression.

Considérez-vous le modèle d’intégration français comme un échec ?

Saïd Bouamama. Pour moi, ce n’est pas un échec mais un mythe. Le concept d’intégration nous empêche de penser la réalité. L’intégration n’est pas une formule magique. Il s’agit d’un mythe car même pour les immigrations européennes, il n’y a pas eu « d’intégration nationale » mais une « intégration de classes ». Il paraît impossible de demander aux immigrés des anciennes colonies françaises d’être dans une logique d’assimilation. Cela - impliquerait l’abandon de leur trajectoire. Le mythe est encore plus problématique et visible pour les jeunes Français issus de l’immigration qui, eux, sont nés français, socialisés et culturellement français. À ces derniers on pose toujours la question de l’attestation française. Il s’agit d’une parade pour éluder la vraie question : celle des discriminations racistes comme vecteur de la reproduction des inégalités sociales.

 extrait d'un entretien réalisé par Ixchel Delaporte pour l’Humanité

Les luttes de l’immigration et des quartiers populaires : mémoire, passé, présent

Le constat d’une absence de transmission des expériences et de la mémoire des luttes n’est pas propre à l’immigration. Il est lié aux rapports de forces entre dominants et dominés et reflète celui-ci. Les classes dominantes, elles, tirent les leçons de leurs affrontements sociaux, disposent d’espaces pour les analyser et en tirer des conclusions sur l’avenir. Les classes dominées tout au long de l’histoire humaine ont eu des périodes d’amnésies et d’autres de transmission des expériences et savoirs acquis par leurs luttes. Une des raisons de l’amnésie est la tendance à la sous-estimation de l’importance des luttes idéologiques comme faisant partie de l’ensemble des luttes sociales. Cet aspect commun étant posé, il y a selon nous des facteurs spécifiques en ce qui concerne l’immigration et les populations qui en sont issues. Sans être exhaustif nous pouvons repérer les facteurs suivants : ampleur de la précarité imposant dans les luttes une priorisation forte des « urgences » ; isolement social, c’est-à-dire sous-estimation par les forces sociales prétendant changer le monde de l’importance des dominations spécifiques vécues par cette partie du peuple ; influence d’un imaginaire colonial au sein même de la gauche et de l’extrême-gauche ; instrumentalisation de ces luttes par l’appareil du parti socialiste dans la décennie 80, etc. Les conséquences sont importantes : cette difficulté de mémoire empêche d’inscrire l’émergence d’un mouvement autonome dans la durée. A chaque nouvelle génération les mêmes illusions réapparaissent, les mêmes dérives se font jour, les mêmes faiblesses face aux instrumentalisations émergent.

cet extrait a été lu ici

 


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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 19:28

On a reçu sur l'email d'un associé du Laboratoire un message qui se lamente sur le RSA.en comparant cette mesure à  Big Brother 1984 d'Orwell

Famille-dec-2009-p-3.JPG

Afin d'augmenter le débat politique nous prenons un texte d'un livre de Tom Tomas : la crise . Laquelle?Et après?

Dans le chapitre les effets des interventions de l'État dans les rapports de production

on peut lire ceci :

« Et l'État ne peut manquer d'obtempérerer , lui dont la tâche est d'organiser la valorisation du capital, tout en maintenant l'ordre sopcial, afin de reproduire la société capitaliste dont il a la charge. Les mêmes arguments sont sans cesse ressacés: pour que le capital produise , croisse et embauche , il faut briser la « barrière », le « fardeau » de ces charges et du droit au travail , toutes choses disent 'ils , qui « obligent » les capitalistes à délocaliser. Les charges sont donc abolies pour les patrons , les diverses allocations sociales, l'éducation et la santé « dégraissées » selon la formule du ministre socialiste Allégre. Par contre, la fiscalité des particuliers sera aggravée.

Cette politique d'allégement des charges patronales, sera couplée avec celle qui organise le rapport de productionprécarisé. Toujours sous prétexte de favoriser l'emploi, les exonérations de charges seront plus spécialement accordées aux entreprises développant du temps partiel. C'est encore un ministre de gauche, Beregovoy, qui , en 1992, porte à 50%l'exonération de charges sociales pour l'emploi de salariés à temps partiel. Cette politique s'est depuis sans cesse amplifiée, jusqu'au récent « revenu de solidarité active » (RSA) sarkoziste. Celui-ci va encore au delà de l'exonération des charges puisque, tout en favorisant fortement l'emploi à temps très partiel, il met carrément à la charge de l'Etat le piement d'une partie du salaire, ce qui permet au patron de diminuer sa part de salaire, ce qui permet au patron de diminuer sa part de salaire direct en plus de celle du salaire indirect.

Avec ce RS, on a une systématisation de l'emploi précaire , sous-payé, et payé en partie par l'Etat. Le procédé existait déjà avec les diverses formes «  d'emploi aidés , mais la participation de l'Etat au salaire était temporainement tandis qu'avec le RSA ele est pérenne. Bref on voit se développer une autre caractéristique essentielle du rapport de production précarisé et qui est rarement prise en considération et analysée. C'est la forte accélération de la tendance à la prise encharge par l'Etat de l'entretien et de la reproduction de la force de travail prolétaire. Il assure une part grandissante du revenu prolétaire, via le salaire indirect et même le salaire direct, tout en

les faisant diminuer, tant par la dégradation des prestations sociales, des systèmes de santé et d'éducation, qu'en augmentant les impôts que paient même les prolétaires pauvres. .... »

 

http://a10.idata.over-blog.com/417x443/1/37/01/11/RSA2.jpg

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 16:54

A Rennes ou Valence  chomeurs précaires tous unis  reprenons un extrait de l'adresse du comité à la ligue( Marx et Engels):

" il ne peut pas s'agir pour nous de transformer la prpriété privée mais eulement de l'anéantir , il ne s'agit pas d'arranger les contradictions de classes, mais de supprimer les classes, il ne s'agit pas d'aménager la société existante  mais d'en fonder une nouvelle"

Samedi 5 décembre , une manifestation de chômeurs et précaires en lutte, annoncée à Rennes depuis plusieurs semaines, a été interdite par la préfecture. Les manifestant-e-s ont toutefois décidé de défiler, se heurtant systématiquement à des barrages de CRS et aux provocations policières. Alors qu’une assemblée générale devait se tenir à la Maison des Associations du Champ de Mars à l’issue de la manifestation, la responsable des lieux nous en a interdit l’accès, suite à une décision de la mairie. Nous sommes alors tombé-e-s dans un guet-apens, la BAC en profitant pour procéder à un véritable lynchage, avec l’appui des CRS, arrêtant des manifestants et en frappant violemment d’autres.

Après 48 heures de garde à vue, nos camarades ont été finalement relachés, refusant la comparution immédiate, mais ils passeront au tribunal le 18 janvier prochain, sous le prétexte de « violences sur agents ». L’un d’eux est placé sous contrôle judiciaire et doit pointer chaque semaine au commissariat jusqu’au procès.

Nous nous joignons à l’appel à la manifestation du samedi 12 décembre appelée par le Mouvement des Chômeurs et Précaires en Lutte, afin de montrer que nous ne nous laisserons pas intimider ni par la police, ni par une mairie « de gôche » qui montre son vrai visage en collaborant activement à la politique répressive de l’État contre toutes formes de contestations, même les plus pacifiques.

Ni prison, ni répression, n’arrêteront nos rebellions !

Révolution sociale et libertaire !

Rendez-vous à 15h place de la mairie ce samedi 12 décembre.

Le groupe anarchiste La Digne Rage

ladignerage@yahoo.fr

http://www.anartoka.com/la-digne-rage

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 13:53

les Etats -Unis : La crise économique touche surtout les plus démunis . Et les états qui voient  leurs ressorces diminuer coupent  d'abord les budget sociaux . cependant des résistances apparaissent.. alire la suite dans le dernier  échanges bulletin du réseau disponible  à l'infokiosque du Laboratoire

 traduction prise à cette adresse

Un article, paru dans l’édition de dimanche du New York Times, décrit l’explosion du recours aux coupons alimentaires et trace un portrait bien différent des Etats-Unis à la fin de l’année 2009 que celui que présentent les promesses complaisantes de « reprise » économique de Wall Street et de l’administration Obama.


Le Times a mené une enquête statistique sur l’utilisation de coupons alimentaires par comté dans le but d’établir un portrait social plus détaillé des 36 millions de personnes qui bénéficient actuellement des coupons alimentaires. « On retrouve parmi ces gens des mères monoparentales et des couples mariés, des nouveaux chômeurs et des pauvres, des bénéficiaires de longue date de l’aide sociale et des ouvriers dont le garde-manger a été vidé par une réduction du nombre d’heures de travail ou du salaire », souligne l’article.

Parmi les statistiques les plus significatives :

Dans 239 comtés, plus d’un quart de la population reçoit des coupons alimentaires.
Dans plus de 750 comtés, au moins un Afro-américain sur trois reçoit des coupons alimentaires.
Dans plus de 800 comtés, plus du tiers de tous les enfants dépendent des coupons alimentaires.
Dans 62 comtés, le nombre de gens ayant recours aux coupons alimentaires a doublé au cours des deux dernières années.
Dans 205 comtés, le nombre de personnes dépendant des coupons alimentaires a augmenté de deux tiers.
La dispersion géographique du besoin grandissant de nourriture est stupéfiante. Des régions traditionnellement pauvres, comme les Appalaches rurales ou les ghettos des quartiers urbains déshérités, jusqu’aux banlieues, ce manque s’est répandu dans les Etats du sud et de l’ouest dans les deux dernières décennies. La carte affichant les comtés où le recours aux coupons alimentaires croît le plus rapidement comprend les riches banlieues d’Atlanta, la majeure partie de la Floride, la majorité du Wisconsin, de l’ouest et du nord de l’Ohio, ainsi que la plus grande partie de l’ouest montagneux, dont de larges bandes du Nevada, de l’Utah, de l’Arizona, du Wyoming, du Colorado et de l’Idaho.

Bien que le chômage soit la principale raison de l’augmentation de l’utilisation des coupons alimentaires, la cause économique immédiate varie énormément, que ce soit l’effondrement de la bulle immobilière dans les Etats du sud-ouest et en Floride, l’effondrement de l’industrie automobile dans la région des Grands Lacs ou la vague de licenciements dans la fonction publique américaine alors que s’aggrave la récession.

Le Times a noté l’impact sur les banlieues riches, longtemps dominées par le Parti républicain, où l’utilisation des coupons alimentaires a plus que doublé depuis le début officiel de la récession en décembre 2007, comme Orange County en Californie et Forsyth County en Géorgie. L’utilisation des coupons alimentaires a crû plus lentement, en termes de pourcentage, dans des villes comme Détroit, Saint-Louis et la Nouvelle-Orléans, mais seulement parce qu’une bonne partie de leur population vivait déjà dans la pauvreté et recevait de l’aide alimentaire lorsque la récession a commencé.

Tous ces chiffres sous-estiment considérablement le niveau de destitution sociale. Environ 18 millions de personnes éligibles aux coupons alimentaires ne les reçoivent pas, en partie en raison de barrières institutionnelles comme des services de proximité inadéquats, particulièrement pour les communautés immigrantes — l’Etat de la Californie rejoint environ la moitié de ceux qui sont éligibles — et en partie en raison de la stigmatisation sociale reliée au fait de recevoir de l’aide de l’Etat, spécialement dans des zones banlieusardes où la pauvreté a été un évènement soudain et récent.

Selon une étude réalisée par Thomas A. Hirschl de l’université Cornell et Mark R. Rank de l’université Washington à Saint-Louis, la moitié des enfants aux Etats-Unis vont dépendre des coupons alimentaires à un certain moment durant leur enfance. Le chiffre grimpe à 90 pour cent pour les enfants noirs. L’étude a été publiée ce mois-ci dans Archives of Pediatrics and Adolescent Medicine.

Vu qu’elle est basée sur une analyse de 29 années de données, cette dernière étude donne un portrait des niveaux de besoins sociaux pendant une période où le taux de chômage gravitait bien en dessous de la marque de 10,2 pour cent atteinte le mois dernier. Une période prolongée de chômage à plus de 10 pour cent — maintenant largement anticipée par la grande entreprise et les économistes du gouvernement — rendra de plus en plus d’enfants dépendant de l’aide fédérale pour satisfaire leurs besoins nutritionnels élémentaires.

Les résultats de ces deux études viennent confirmer les conclusions de l’enquête du département américain de l’Agriculture rendue publique le 16 novembre et qui a déterminé que 49 millions d’Américains, incluant 17 millions d’enfants, manquaient parfois de nourriture en 2008. La vaste majorité des 17 millions de familles qui luttent pour se nourrir suffisamment avaient au moins une personne en emploi dans le ménage, mais avec un salaire trop faible pour assurer les besoins de base. Le niveau d’insécurité alimentaire était à son plus haut depuis que le département a commencé à cumuler les données en 1995.

Ces données montrent que la réalité sociale que connaissent les travailleurs américains est la plus sombre depuis la Grande Dépression. Quelque 30 millions de personnes sont sans emploi ou n’ont qu’un emploi partiel. Près de 50 millions n’ont pas d’assurance-maladie. Près de 50 millions ont de la difficulté à nourrir leur famille ou se nourrir eux-mêmes. Quelque 40 millions vivent sous le seuil de pauvreté officiel et ce nombre atteindrait 80 millions si un budget familial réaliste servait d’étalon de mesure.

Ce sont les jeunes qui connaissent les plus grandes difficultés. Selon un rapport du Pew Research Center de la semaine dernière, 10 pour cent des adultes de moins de 35 ans sont retournés habiter chez leurs parents à cause de la récession. Plus de la moitié des hommes entre 18 et 24 ans vivent toujours chez leurs parents. La proportion est de 48 pour cent pour les jeunes femmes.

Ces chiffres sont une condamnation du capitalisme américain et de son sabotage criminel des forces productives de la société. Comment est-il possible qu’il soit si difficile pour des dizaines de millions de personnes de se nourrir ou nourrir leur famille dans un pays où l’agriculture est tellement productive qu’elle peut littéralement nourrir la Terre entière ? S’il en est ainsi, c’est parce que la production et la distribution sont organisés pour maximiser le profit individuel et que nourrir les enfants qui ont faim rapporte beaucoup moins aux élites dirigeantes que la spéculation sur les marchés financiers.

Ces chiffres sont aussi une condamnation des représentants de la grande entreprise de l’administration Obama, du Parti démocrate et du Parti républicain. Il semble que la faim, tout comme le chômage d’ailleurs, ne soit considérée par Obama que comme un « indicateur retardataire », un phénomène que l’Américain ordinaire doit supporter et subir, mais pas une crise, même pas un motif pour lever le petit doigt.

Après avoir détourné des milliers de milliards de dollars vers le système financier, dans le but de permettre le retour à la profitabilité et aux bonus dans les dizaines de millions pour Wall Street et après avoir décidé d’intensifier la guerre en Afghanistan au coût non divulgué de dizaines de milliards, Obama déclare aujourd’hui que sa principale priorité au pays est la réduction du déficit. Après que Wall Street et la guerre aient obtenu tout l’argent dont ils avaient besoin, il ne reste que peu, et même rien, pour satisfaire aux besoins des enfants qui ont faim, ou de leurs parents.

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 10:44
texte lu ici
Alors que le mouvement général gréviste piétine dans ce qu'on appeler une impasse après la publication de la circulaire Besson, un appel aux délégués du 49ème Congrès qu'il faut faire connaître !


La direction confédérale termine le grand combat orchestré pour s’achever au 49ème congrès de la CGT.
 
A compter du 7 décembre, des délégations réjouies (et sélectionnées) de sans-papiers régularisés dans le cadre de la loi instituant l’immigration choisie, viendront à Nantes témoigner du triomphe d’une stratégie pourtant aisément critiquable.
 
Le combat syndical, avouons-le, a connu de meilleures mises en scène pour n’obtenir que le simple perfectionnement d’une loi scélérate...
 
La 13ème résolution de notre 48ème congrès (mars 2006) affirmait que la CGT était pour la régularisation de tous les sans-papiers. Cette résolution n’a cessé d’être violentée et détournée à des fins opportunistes. Sinistre exploitation que celle de la misère des centaines de milliers d’en dehors, citoyens irréguliers en France.
 
Le montage théatral réalisé par quelques personnages douteux à la direction confédérale aura permis :
  • de contribuer à une régularisation massive des patrons voyous,
  • la fourniture d’un personnel dévoué et gratuit : des militants transformés en supplétifs de la préfecture, sélectionnant en ses lieux et place les dossiers acceptables !
  • en surmédiatisant ce bricolage de lutte, de dissimuler tous les combats sociaux qui n’ont pas été favorisés par la direction confédérale ;
  • en contradiction avec nos principes, les sans papiers grévistes n’auront jamais été les acteurs de leur propre lutte. Ils ont été très lourdement encadrés par un appareil qui a empêché toute velléité d’autonomie. Jusqu’à voir certains délégués sans-papiers “mis à pied” et virés des réunions organisées à Montreuil, parce que trop critiques !...
En deux ans : que de mensonges de la part de l’appareil confédéral et notamment de Mme Blanche et de Mr Chauveau
 
On a parlé d’une première vague de grévistes en 2008, puis d’une deuxième et d’une troisième qui n’aura jamais lieu. En vérité, la deuxième vague aura été donnée par la Préfecture qui expliquera dans un communiqué de presse qu’il s’agissait en fait de dossiers de substitutions accordés en remplacement de dossiers irrecevables.
Montreuil et ses relais parisiens arrêteront le mouvement sans qu’on s’en rende compte, en affichant un score relativement médiocre : 2000 régularisations, pour une population sans papiers de 200 à 400 000. Il est d’ailleurs intéressant de noter que, dans la même période, des petits patrons, en dehors des grands circuits de syndicats patronaux, ont réussi eux aussi à faire régulariser des sans papiers (environ 2500).

On apprendra, début décembre 2008, que le ministère de l’immigration avait accepté d’envoyer une circulaire de  régularisation dans toutes les préfectures.. Circulaire au demeurant très peu favorable aux sans papiers, puisqu’elle imposait des conditions quasiment inaccessibles pour la majorité des étrangers en situation irrégulière..
On cherchera vainement pendant un an le texte de ladite circulaire, que toutes les préfectures interrogées nient avoir reçu et dont on constate bien au fil de l’année qu’elle n’est pas appliquée, et pour cause !

En effet, au moment du lancement du second mouvement soit un an après, on apprendra comme d’aucuns le supposaient et le dénonçaient, que cette circulaire n’a jamais existé en que c’était un mensonge grossier de la CGT destiné à faire taire ceux qui, à la rentrée 2008, voulaient continuer, voire étendre la lutte.

Sans aucune logique on nous parlera ensuite d’un “second acte” sans véritable lever de rideau. Constitué par les déboutés de la première vague, récupérant un bon tiers des occupants de Baudelique (les Sans-papiers de la CSP 75 qui occupaient la Bourse précédemment), ce deuxième acte fait dans le spectaculaire mais perd rapidement de son énergie et reste strictement cantonné à Paris, petite couronne.
Pas de dépôt de dossiers, la mise en place d’une carte de gréviste, et bien sûr la menace bidon d’une généralisation à toute la France... En fait : il leur faut tenir jusqu'au congrès de Nantes, le 7 décembre.

De même que pour la première vague, ce nouvel épisode se construit sur un préalable avec le nouveau ministre de l’immigration : mille à 1500 dossiers acceptés en échange d’une amélioration de la régularisation dans le cadre de l’immigration choisie. Côté respect absolu de la “légalité”, on n’aura jamais fait aussi fort de la part de prétendus soutiens aux sans-papiers !

Avortée l’an passé par une indiscrétion dont un blog s’était fait écho, la direction confédérale tente à nouveau son “offensive” spectaculaire agrégeant quelques signataires croupions (plus l’UNSA et la CFDT habituellement invisibles dans le soutien aux sans papiers). C’est la fameuse lettre à Mr Fillon demandant l’harmonisation des pratiques préfectorales sur le territoire national !
On ne met surtout plus en cause la loi Sarkozy/Heurtefeux.

Pendant qu’en Ile de France, le mouvement d’occupation de sites s’essouffle à force d’expulsions policières, la confédération continue à ne pas chercher la généralisation du conflit. On demande aux seuls travailleurs sans-papiers parisiens de se battre pour les travailleurs sans-papiers de toute la France : un comble !

Par ailleurs, la Coordination des Sans Papiers 75 ne comprend pas que ce mouvement est largement nourri par ses adhérents et s’enferme dans l’occupation symbolique d’un “ministère de la régularisation de tous les sans papiers” qui, à l’instar du “ministère de la crise du logement”, finira par une évacuation. Elle avait pourtant vocation à permettre la généralisation du conflit !

Avec encore quelques capacités à mobiliser, l’Ucij (Unis contre l’immigration jetable) surenchérit sur les manifestations organisées par la CSP 75 (où l’on a noté la très faible présence de soutiens) et rameute ses troupes le 29 novembre. Elle met en tête de manif les travailleurs encadrés par la CGT et refoule la CSP bien loin derrière, provoquant le désengagement de celle-ci. L’Ucij œuvre clairement en soutien à la lettre adressée à Mr Fillon par la CGT et ses partenaires. Elle contribue par là-même à casser le mouvement autonome de la lutte des sans-papiers et à ne l’inscrire que dans des perspectives d’immigration choisie. Un comble !

- Conclusions provisoires -

Après avoir obtenu "de haute lutte" l'accord évident d'hortefeux, lors d'une réunion, des critères de régularisation répondant point par point à la politique mise en place par ce dernier, la confédération s'est engagée dans une lutte sans merci...contre tous ceux qui feraient obstacle à cet accord pour un résultat envisageable de 1500 régularisations.

Lutte sans merci y compris contre des organisations de sans papiers, comme en témoigne l'agression violente des sans papiers à la bourse du travail de Paris, occupée par ceux qui dénoncaient à juste titre l'enrôlement de la cgt comme force de remplissage de dossiers en lieu et place de la préfecture de police, et avec les critères de celle-ci...

Lutte sans merci, y compris au moyen de la démobilisation avec l'invention d'une fausse circulaire soit disant adressée aux préfectures en 2008...

La cgt s'apprête à faire un triomphe en congrès aujourd'hui à ces nouvelles orientations nous ne pouvons nous y résoudre.

Ainsi, en deux ans de “lutte”, la CGT a fait un grand pas en arrière :

1 - en diminuant l’ampleur de la revendication, elle est passée de la régularisation de tous les sans-papiers à celle des seuls travailleurs sans-papiers dans le cadre des métiers sous tension. Capitulation doublée de la collaboration active de laCGT à la mise en place de l’immigration choisie.

Il est amusant de constater que la “circulaire Besson” est quasiment similaire à celle dont la CGT s’est prévalue pendant plus d’un an, comme dit plus haut.
Cinq ans de présence, 1 an de fiches de paie, un contrat de travail : c’est un véritable échec qui ne donnera des papiers qu’à à peine 1500 des 6000 grévistes annoncés ! Ce qui est proprement scandaleux c’est d’avoir marché dans ce marché de dupes.

2 - en cassant la capacité de lutte autonome des sans-papiers dont le mouvement est pour un temps devenu un vivier instrumentalisable à ses seules fins.

La CGT a fait un grand bond en arrière dans le soutien aux sans papiers.
De même, malheureusement, que dans tout un grand tas de domaines : remise en cause du rôle des Unions locales, des syndicats, du fédéralisme, du rapport de force...  
 
Il est grand temps que les sans papiers organisent leur grève générale, maintenant et pas dans un trimestre !
Que les sans papiers, dans toute leur diversité, se mobilisent et montent avec leurs propres revendications, avec le dossier de leurs souffrances et de leur peurs, avec leurs espoirs de vivre avec nous, ici !

Qu’ils montent vers les préfectures pour demander, par dizaines de milliers, le décret de régularisation massive et non les quelques dossiers que Besson offrira à la direction confédérale de la CGT !
Qu’ils sachent que nous serons à leurs côtés, comme nous l’avons toujours été...
Il faut que la CGT maintienne sa 13ème résolution du 48ème congrès pour la régularisation de tous les sans papiers !
 
C’est le message que nous porterons aux délégués du 49ème congrès de la CGT et que nous lançons vers tous les sans papiers.

Parmi les premiers signataires :

GURFINKIEL Jacques - Secrétaire Général du Syndicat CGT de l’OPH de Paris
RIOU Françoise – Ex-Conseillère Confédérale ayant charge du dossier Immigration
DAVY Jeanne -  Syndicat CGT INSTN
GIMONT Lionel – Syndicat CGT Préfecture 93

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 22:21


fragments vécus du soulèvement de décembre 2008 en Grèce

Texte (44 pages) trouvé sur internet, récit et analyses du soulèvement et des émeutes en Grèce en décembre 2008.
Après lecture, on s'est décidé à le faire circuler. Dispo à cette adresse :

http://reposito.internetdown.org/chroniques/HdL41.pdf

Liens:: http://internetdown.org/
http://www.non-fides.fr/local/cache-vignettes/L400xH311/pritania-28e80.jpg
Communiqué de l’occupation de l’école polytechnique d’Athènes
(Le 6 décembre 2009)

Communiqué de l’occupation de l’école polytechnique d’Athènes

Indy nantes, dimanche 06 décembre 2009 - 01:08

Un an après l’assassinat d’Alexandros Grigoropoulos par l’état grec, l’armée d’occupation du régime essaie de controler chaque coin de rue. Les assassins armés ont envahi le squat autogéré Resalto et la mairie du quartier occupée suite à l’entrée des flics dans le squat.

Ils ont isolé les espaces de lutte politique et sociale, ils ont encerclés le quartier d’Exarchia et l’école polytechnique, en procédant à un grand nombre d’interpellations et d’arrestations (pour des controles d’identité et certains avec des chefs d’inculpation)et cela continue en ce moment. Les portes parole parole du régime,les médias, reproduisent la propagande d’etat en créant un climat de terreur.

Un an après la revolte sociale de décembre, le système de l’oppression et de l’exploitation tente de regagner du terrain. Il tente d’imposer un état d’urgence afon de museler la rage populaire et d’imposer un silence de cimetierre dans la société.

Prenant acte que la ville est sous occupation, nous occupons l’école polytechnique. Nous appelons chacun qui résiste à continuer la lutte par tous les moyens. Nous tenons cet espace et nous déclarons notre solidarité à tous ceux qui subissent la répression d’état.

NOUS EXIGEONS LA LIBERATION IMMEDIATE DE TOUS LES INTERPELLES ET DES INCULPES
TOUS DANS LA RUE DEMAIN 6/12/09 PROPYLEA 13H30

ON N’OUBLIE PAS, ON NE PARDONNE PAS TOUT CONTINUE

occupation de l’école polytechnique d’Athènes lire plus

Déclaration de l’école Polytechnique occupée à Athènes, ce 7 décembre à minuit 25

Comme les ministres ne disent rien, nous le ferons.

Comme les médias ne rapportent rien de ce qu’il se passe, nous le ferons.

Le raid de type militaire sur le local anarchiste Resalto à Keratsini. Un espace d’intervention et de contre-information, qui, comme tous les espaces de lutte n’a jamais caché son animosité à l’égard de ceux qui organisent et font la répression, et sa solidarité avec ceux qui la subissent, publiquement et ouvertement…

… c’est quelque chose d’embarassant pour le ministre.

L’arrestation, la même nuit, de celles et ceux qui se sont rassemblés en soutien aux camarades dans un square à proximité, et par la suite dans la mairie de Nikaia, tout comme ceux qui se sont rassemblés à l’endroit où Alexis Grigoropoulos a été assassiné un an près…

… c’est quelque chose d’embarassant pour le ministre.

L’occupation policière d’Athènes, les 13’000 flics, les fouilles au corps, le blocage de Polytechnique et leur empressement à réprimer la manifestation du 6 décembre.

… le ministre va être bien plus emmerdé.

Le plan de terrorisation qu’il a mis en pratique est sur le point d’échouer.

Les collègues du flic meurtrier qui ont attaqué Athènes aujourd’hui n’ont pas provoqué de la peur, mais provoqué de la rage.

L’arrestation des camarades, et les charges très lourdes contre eux n’a pas entraîné notre couardise, mais entraînent notre solidarité.

Les attaques sur les espaces, occupations et lieux de lutte n’amèneront pas d’isolement mais au contraire plus d’acharnement.

Aucun otage entre les mains des meurtriers,

Liberté pour les camarades de Resalto, accusés de trahison, et solidarité pour les 43 camarades qui ont en jugement actuellement au tribunal du Pirée,

Liberté pour les 12 arrêtés d’Exarchia, dans la démonstration de force factice de la police,

Résistons à leur plan pour une oppression totalitaire,

Réponse de masse aux assassinats, tabassages, aux arrestations, aux mensonges des médias,

Ils vont perdre leur pari du consensus social,

Tout le monde dans les rues.

Les camarades qui occupent Polytechnique à Athènes



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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 16:03
Ce 7/12 à Valence  au pôle emploi , un camion d'assos débarrassait les bouteilles vides champagnes et vins blancs bues lors d'une réception jeudi 3/12 . L'armée de réserve ( chomeurs précaires) permet des réceptions au pôle emploi .Pour les chômeuses chômeurs précaires du bassin d'emploi(  novalangue), assez d' une vie d'esclave et  d' une vie  soumise au 39/49 .

Rassemblement devant la Cité judiciaire (7, rue Pierre-Abélard)
de Rennes à 15 heures ce lundi 7 décembre 2009 en soutien aux quatre interpelés suite à la manifestation des chômeurs du 5 décembre.
           

Ils ont passé 48 heures en garde à vue
pour (d’après la presse et leurs avocats) «outrage, violence sur agent avec arme, et jet d’essence». Certains risquent du ferme selon leurs avocats. Si ils acceptaient la comparution immédiate, cela se déroulerait à 16 heures cet après-midi.

dimanche 6/12
Une centaine de personnes sont rassemblées actuellement devant le commissariat central, boulevard de la Tour d’Auvergne, pour demander la libération des quatre personnes interpellées brutalement hier à l’issue de la manifestation lancée par les «mouvements et associations de chômeurs et précaires du Grand Ouest». Un mouvement soutenu par plusieurs partis politiques dont le Parti de Gauche, le Nouveau Parti Anticapitaliste NPA, Alternative Libertaire et Les Verts.


Deux mamans de personnes interpellées ont été reçues au commissariat. On reprocherait à leurs enfants des violences sur représentants de la force publique.


7/12
Il s’agirait dans ce cas d’être un maximum à afficher notre soutien. De plus, les personnes présentes lors des évènements sont appelées à témoigner et de l’innocence flagrante des personnes interpellées et de la brutalité policière durant la manifestation.

courriel d'infozone
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