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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 05:02

lu sur les nouvelles du front . les compagnons roumains ont AIT publié un article sur ce mouvement(voir en lien au bas de la page)

Kazakhstan : l’état d’urgence est décrété après des émeutes sans précédent

La population a rejoint ce week-end le mouvement de grève des salariés du secteur pétrolier dans l’ouest de cette ancienne république soviétique d’Asie centrale. Le régime a réprimé sévèrement : on déplore 14 morts et des dizaines de blessés.

Le président Nazarbaev a décrété l’état d’urgence jusqu’au 20 janvier et instauré le couvre-feu jusqu’au 5 janvier à Janaozen. Cette ville du sud-ouest du pays, a été, le 16 décembre, jour de festivités à l’occasion du 20e anniversaire de l’indépendance, le théâtre de heurts entre les grévistes du secteur pétrolier et les forces de l’ordre. Ces violences ont fait 14 morts selon le bilan officiel, plus de 50 et des dizaines de blessés selon l’opposition. 

Le conflit au sein de la compagnie pétrolière Ouzenmounaïgaz, filiale du groupe KazmounaïGaz, couvait depuis mai : les employés kazakhs réclament une hausse des salaires, protestent contre les licenciements massifs et exigent un traitement équitable entre les salariés locaux et les Chinois qui détiennent une partie du capital de cette compagnie.

Les 17 et 18 décembre, les troubles se sont étendus à la région de Manguistau, près de la localité de Chetpé, puis jusqu’à la capitale de la région de Janaozen, Aktau, au bord de la mer Caspienne, où plusieurs centaines d’habitants ont bravé les forces de l’ordre pour exprimer leur solidarité avec les pétroliers mécontents et protester contre les violences. Ils portaient des banderoles : « Ne tirez pas sur le peuple ! » et « Retirez l’armée ! » rapporte le journal russe Kommersant.

Les revendications économiques « se sont transformées en revendications politiques [la démission de Nazarbaev]« , note le quotidien moscovite Nezavissimaïa Gazeta. « L’Etat empêchera, avec toute la rigueur de la loi, toute tentative de nuire à la tranquillité et à la sécurité de nos citoyens. Les coupables seront punis », a rétorqué le président Noursoultan Nazarbaev, au pouvoir depuis plus de vingt ans.

Les autorités accusent les « forces étrangères » d’être à l’origine du déclenchement des émeutes. Selon l’expert russe Youri Solozobov, l’exemple de la Libye montre qu’il existe « un scénario de déstabilisation des pays riches en hydrocarbures, selon lequel certaines régions portuaires doivent être attaquées pour être coupées du centre puis déclarées micro-Etats séparatistes ». L’objectif serait, selon lui, de séparer l’ouest du Kazakhstan riche en pétrole du reste du pays, et d’y instaurer un régime fantoche.

Courrier International

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 06:55

 

nouvelle Parution  du numero de CQFD de décembre 2011

 et aussi le  tract  qui a circulé à valence le 13 /12/2011

Face à l'offensive du capitalisme

organisons la lutte

 

La restructuration économique actuelle, entreprise par le capitalisme mondial avec pour seul objectif  le mainien  ou l'accroissement  des profits se traduit par une exploitation accrue de la classe ouvrière  et une régression  sociale qui va , si nous ne rispostons pas, nous ramener  au siècle de Zola.

Dans l'immédiat  nous avons à subir  une dégradation  croissante des conditions de travail , une diminution régulière  de notre pouvoir d'achat, une  disparition progressive  de la couverture sociale, une précarité généralisée avec de plus de personnes qui n'ont plus les moyens  de se nourrir , de se loger, de se chauffer, de se soigner, avec pour nous soumettre , une société policière ouù nos droits  et notre liberté  sont rognés un peu plus chaque jour.

Nous n'avons rien à attendre des élections présidentielles ou législatives car, quel que soit le parti qui nous gouverne, l'état reste inféodé à ceux qui nous exploitent. ET nous n'avons pas plus à attendre  des bureaucraties syndicales qui en participant  aux élections professionnelles, rentrent dans les stratégies des entreprises, par l'intermédiairedes organismes  de concertation (ékus, détachés...) cautionnent  les décisions  qui sont prises, jouent le rôle d'assistantes sociales  et participent au maintien  de la paix sociale  dont le capitalisme  a besoin pour se développer.

Il nous reste plus qu'à nous organiser  de façon solidaire  et démocratique  (délégué  élu par des assemblées générzales, contrôlables et révocables à tout moment) pour organiser la résistance  dans nos lieux  de vie et de travail (pour ceux qui en ont encore), avec une généralisation  de la lutte  que seule nous permettra  de construire  une société  solidaire , de justice  et de liberté . et si nous voulons  qu'elle ait plus  de chance  de réussir  il faudra construire  des solidarités avec les travailleurs des autres pays.

En tant qu'anarchosyndicalistes nos souhaits  vont vers une société  sans 2tat , sans armée , sans exploiteurs ni eploités , sans discrimination ni hiérarchie  d'aucune sorte , où  chacun  apportera  ce qu'il a et recevra  ce qu'il a besoin et qui laissera la fenêtre  ouverte sur nos rêves

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 19:46

on a reçu aujourd'hui le journal émancipation décembre 2011, on publie cette article qui dénonce le bilan de compétence lu  ce texte sur le site www.emancipation .fr

Dans les entreprises privées, les entretiens d’évaluation constituent un instrument de "pilotage" de la gestion des carrières et des rémunérations des salariés. Au moment où le gouvernement veut étendre ce système au personnel enseignant, il est utile de jeter un regard sur l’utilisation de cet "outil", dans le privé.

Le 22 septembre 2001, la cour d’appel de Toulouse a suspendu le système d’évaluation des cadres d’Airbus, car celui-ci intégrait "des critères comportements non conformes aux exigences légales" entraînant "une évaluation subjective" des salariés (1). Les cadres étaient évalués sur leur courage ou sur la défense des valeurs de l’entreprise. De ces critères dépendait de 10% à 20% de leur rémunération. La cour d’appel avait été saisie par la seule CGT (syndicat très minoritaire chez Airbus, chez les cadres comme chez les non cadres) ; la CGT demandait l’interdiction du dispositif, ce qu’elle n’a pas obtenu. Xavier Petrachi, délégué syndical CGT, conclut : "Ce n’est pas le fait d’évaluer en lui-même que la justice a finalement jugé illégal, mais le fait d’inclure des critères subjectifs, en particuliers destinés à briser le collectif" (1).

L’"entretien individuel d’évaluation", outil central de GRH

Airbus est loin d’être la seule entreprise à utiliser l’"entretien individuel d’évaluation" (EIE) comme outil de gestion des ressources humaines : selon un rapport du Centre d’analyse stratégique (CAS) (2), plus de trois quarts des entreprises du secteur privé y ont recourt. En 2006, 76% des cadres, 57% des employés et de 25 à 35% des ouvriers avaient eu au moins un EIE par an. Depuis quelques années, les agents de la Fonction publique sont également évalués via un entretien annuel avec leur supérieur hiérarchique. Le projet de décret du gouvernement prévoit d’étendre ces entretiens aux enseignants, CPE et Co-Psy.

Les cas de suicides, de souffrance au travail, à France Télécom, à La Poste, sont directement liés à cette nouvelle forme de management par objectifs. L’EIE vise à "évaluer la performance du salarié en fonction d’objectifs fixé par la hiérarchie" (2), et sert d’appui pour l’évolution des salaires. Ainsi, la gestion des salaires est individualisée ; c’est aussi un cadre idéal pour le développement des primes "au mérite", ou de la "réduction d’ancienneté" pour les fonctionnaires accroissant la concurrence entre les salariés.

Il permet également d’organiser la gestion des compétences et des carrières : selon le CAS, il "permet d’identifier l’éventuelle inadéquation entre les compétences du salarié et les objectifs qui lui sont fixés par l’employeur". Les carrières, les métiers sont encore plus individualisés ; le salarié est directement placé en face d’objectifs à atteindre, il est confronté à ses "échecs" dont il doit se rendre responsable par un processus d’autoévaluation. C’est ensuite à lui de faire la preuve de son employabilité qui est constamment remise en question. Le salarié se trouve seul en face de son supérieur hiérarchique. L’EIE détruit efficacement la solidarité entre les salariés, certains pouvant être tentés d’accuser les autres des problèmes rencontrés. Le but final étant de maximiser le taux d’exploitation des salariés.

Des critiques, mais dans quel but ?

L’EIE est l’objet de nombreuses critiques de la part de représentants de salariés, de médecins. Le rapport du CAS reconnaît que les “salariés évoluent dans des contextes organisationnels plus propices au stress”, mais refuse de faire le lien entre accroissement du stress et instauration des EIE. Car, justement le CAS ne prend pas en compte l’environnement du travail, où le salarié est de plus en plus présenté comme responsable de ses performances. Le CAS fait des propositions pour préserver cet outil : il conseille de consolider l’EIE en limitant les risques de contentieux. Pour cela, il recommande de "veiller à ce que les critères comportementaux utilisés pour l’évaluation soient en lien avec l’activité professionnelle", de "clarifier les procédures" : dans le public, les entretiens sont soumis au respect du décret du 29 avril 202 relatif aux conditions générales d’évaluation, de notation et d’avancement des fonctionnaires ; dans le privé, c’est en grande partie la jurisprudence qui encadre le déroulement des entretiens. Et le CAS recommande de ne pas rendre nécessaire la consultation systématique du CHSCT. Il propose de créer une "certification des entretiens d’évaluation" pour que l’EIE puisse être présenté comme objectif. Tout cela a pour but d’optimiser l’utilisation des EIE et d’éviter des litiges et des recours en justice, etc.

Le CAS suggère également d’instaurer des procédures d’appel pour les salariés, tout en restant dans le cadre de ce "management". Concernant les personnels de l’école publique, ce recours pourrait très bien être dévolu aux commissions paritaires, les vidant de leur sens originel (la défense du statut de 1946 et des statuts particuliers). Si le rapport du CAS peut-être utile dans les informations qu’il publie, en aucun cas ses recommandations ne sont un point d’appui pour la défense du monde du travail. Or, l’article de L’Humanité valorise les propos de l’avocate de la CGT qui se "félicite que la justice garde la tête froide face au culte de la performance et de la rentabilité financière”. Si pour les travailleurs d’Airbus, la décision de la Cour d’appel est un point d’appui, face au développement de cette méthode de management, les syndicats ne peuvent qu’exiger l’abandon de tout entretien individuel.

L’EIE accompagne un profond changement dans la gestion des ressources humaines. Atteindre un niveau de qualification ne suffit plus ; il faut que le salarié fasse preuve de son employabilité, de ses compétences, dont il est responsable individuellement. C’est au salarié de s’adapter, de développer les compétences nécessaires pour l’évolution des besoins du marché, toujours plus compétitif. C’est une logique complètement opposées à celle des qualifications reconnues par des accords collectifs appuyés sur des diplômes nationaux : les conventions et statuts nationaux limitent la concurrence entre les salariés.

Ce changement ne date pas d’hier ; ainsi, dès les années 70, des grilles de conventions collectives commencent à être remplacées par des grilles avec des critères classants, incluant les compétences nécessaires pour occuper tel ou tel poste. Peu à peu, ces grilles incluent des éléments d’individualisations, les qualifications précises s’effaçant derrière des compétences floues, comme la polyvalence. Pour le gouvernement, les compétences doivent devenir, pour la Fonction publique, un critère de titularisation. Ainsi, les professeurs stagiaires, pour être titularisés, doivent valider un certain nombre de compétences, dont "Agir en fonctionnaire de l’État de manière éthique et responsable". Cette GRH introduite dans la Fonction publique est contradictoire aux garanties statutaires : recrutement sur concours (lequel définit la qualification) ; garantie d’un emploi à vie. L’EIE est un outil performant dans la marche à la dislocation du statut et à la privatisation de la Fonction publique.

Formation et compétences

Cette nouvelle organisation du travail nécessite une profonde modification des finalités de l’éducation. Il ne s’agit plus d’élever une génération à un certain niveau de connaissances validées par des diplômes eux-mêmes garant d’une qualification reconnue par les convention collectives, mais de préparer le salarié à une "formation tout au long de sa vie" en lui fournissant des compétences de bases qu’il devra savoir utiliser et faire évoluer pour entretenir sa propre employabilité.

À l’université, les licences professionnelles, instaurées en 1999 sont un premier pas vers la formation tout au long de la vie ; les savoirs enseignés ne s’organisent pas autour d’un contenu disciplinaires, mais sont un empilement de savoir-faire supposés nécessaires pour tel ou tel travail. La loi relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie de 2009 efface les frontières entre formation initiale et formation continue ; elle est totalement articulée à la soumission de l’école et de l’université à l’entreprise. L’arrêté Licence publié en août 2011, qui concerne toutes les licences, va beaucoup plus loin en instaurant des référentiels de compétences.

Toute licence devra préciser les "objectifs de formation et d’insertion professionnelle". Il y a obligation de prévoir un stage : ce sera une nouvelle occasion pour l’étudiant de compléter ses compétences. Plus tôt encore, un livret de compétence est instauré à l’école primaire et au collège, et il est prévu de l’étendre au lycée. L’élève devient responsable de sa propre formation. Ce livret compléterait parfaitement le contrôle continu voué à remplacer l’examen national du baccalauréat. Sur quels autres critères pourrait se baser le patron pour recruter si le baccalauréat et les programmes nationaux disparaissaient ? Le socle commun au collège, tendant à se substituer à un programme national, autoriserait des contenus très différents d’un collège à l’autre.

Sous leurs différents aspects, les diverses réformes engagées par le gouvernement dans l’éducation forment bien un tout cohérent, visant à former une main-d’œuvre privée de force collective, responsable de sa propre employabilité.

Mathieu Pradel

(1) Airbus recadré par la justice, L’Humanité , 23 septembre 2011.

(2) CAS, Note d’analyse nº239, septembre 2011. Le Centre d’analyse stratégique (CAS) remplace, depuis 2006, le Commissariat général au Plan. Placé auprès du Premier ministre, il a pour but de conseiller le gouvernement dans ses décisions et dans ses orientations.

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 13:51

Nous passons cette information pour les nombreuses et nombreux chomeurs et précaires sans honte qui lisent le blog le laboratoire. Le collectif qui existait dans l'année passé méticuleusement détruit par les bureaucrates et les gauchistes et les confusionistes (dénoncés dans le livre"inventaire de la confusion"dans la collection Ni patrie ni frontières N°36/37)

C’est l’histoire d’un plein emploi qui ne reviendra pas et de l’action de son fantôme sur les vies aujourd’hui.

C’est l’histoire d’étranges institutions pour lesquelles ce plein emploi qui n’existe pas vaut à la fois boussole et centre de gravité ; l’histoire d’un Pôle emploi qui désigne les chômeurs comme des "candidats", candidats à quoi ? à l’emploi bien sûr. Et tout ce qui excède ce rôle assigné sera susceptible de sanction, de mépris, d’éviction, de correction, de procès.

C’est l’histoire de la participation obligée à un jeu délétère dont personne ne connait les règles et celle d’un Pôle emploi qui, pour mener ce jeu, inculquer les comportement concurrentiels que chacun devrait reproduire pour décrocher la timballe tant espérée, endosse les rôles nécessaires au déploiement d’un théâtre si quotidien que les tragédies qui s’y jouent passent d’ordinaire inaperçues ; l’histoire d’un juge des comportements des chômeurs qui est aussi l’un des bourreaux de leurs déviances, d’un arbitre des "droits" de ses sujets qui organise dans le même temps l’existence de ses candidats, de l’un des animateurs d’une disponibilité à l’exploitation que l’on voudrait sans bornes et incarnée en chacun [1] ; l’histoire d’un Pôle emploi, agent instructeur d’un procès sans fin, toujours recommencé, sauf à disparaître, radié, "découragé" - comme ils le disent de ceux qui ne s’inscrivent ou ne pointent plus faute d’y trouver un quelconque intérêt (plus de la moitié des chômeurs, intermittents compris, sont non indemnisés) - ou employé, c’est-à-dire contrôlé par d’autres instances de la société-entreprise.

Occupation du siège de Pôle emploi le 3 mai 2010

C’est l’histoire de ce théâtre où Pôle met en scène des "candidats" et qui, par bien des aspects, emprunte sa grammaire aux sinistres divertissements télévisuels qui font actuellement époque, un pauvre théâtre de la cruauté où s’opposent pour un ou des quarts d’heure de célébrité et en vue de l’obtention d’un gain, des anonymes, sélectionnés et destinés à s’éliminer les uns les autres. Pour qui vient du public appelé à jouer ce jeu, pas question de changer les règles, et, en Pôle, pas même question de prétendre les connaître, voire de les mentionner. Ainsi un chômeur breton qui affirme ne venir à une convocation de Pôle emploi que parce que celle-ci est obligatoire sous peine de radiation pourra être menacé de poursuites judiciaires pour "propos désobligeants". Ne sommes-nous pas la preuve que le plein emploi n’existe pas tandis que cette valeur se doit d’être aussi universelle qu’elle est abstraite ? Nous sommes accusés et nous sommes coupables car nous sommes une injure, intermittente ou prolongée, à cette vache sacrée dont notre steack devrait pourtant dépendre plus étroitement, l’emploi.
Une allocation chômage ? Une retraite ? Un congé maladie ? Autant d’abus. On pourchassera la "fraude sociale" [2] car le social est une fraude et l’économie, La loi.

C’est l’histoire de précaires qui prétendent faire respecter par Pôle emploi ses propres règles en matière d’indemnisation (voir les témoignages produits lors du procès du 22 novembre) et qui se trouvent accusés et l’un d’eux en procès pour "outrage à la société française Pôle emploi" car, selon la plainte d’une de ses directrice, ce RSAste "vient régulièrement à notre agence pour se plaindre de la qualité de notre travail" et aurait qualifié les agents d’"incompétents, fainéants, bons à rien".

C’est l’histoire d’un épisode judiciaire qui a à nouveau démontré l’incompétence du Pôle, mais cette fois en matière pénale, ce dont on ne saurait que se réjouir. En effet, l’outrage à personne morale n’existe pas en droit pénal (voir les compte rendus de l’audience du 22 novembre 20011 par la presse) et il a fallu finalement que ce 13 décembre 2011 une chambre correctionnelle prononce la relaxe. Mais avant cela, puisque l’emploi est sacré et que l’institution qui en est chargée l’est également par extension, la justice aura été saisie du sacrilège que constitue sa mise en cause.
C’est ainsi que le parquet a voulu imposer sur la base de l’accusation de Pôle emploi un "rappel à la loi" à l’impétrant. Il s’agissait lors d’une convocation au commissariat de lui faire admettre avoir commis un délit d’outrage puis d’inscrire cela à son casier judiciaire et aussi de lui faire rédiger une "lettre d’excuses", sans autre forme de procès.
Refuser cette offre fort peu raisonnable a été qualifié d’"attitude hautaine vis-à-vis des institutions" par un policier de service. Dans la foulée, le parquet a décidé d’un procès. La solidarité des institutions entre elles a prévalu, et patatras... le parquet en a oublié son latin, c’est à dire son code pénal.
Et voilà un procureur contraint de suivre à l’audience les arguments de la défense pour admettre que la qualification d’outrage à Pôle emploi était "fragile", sans plus pouvoir requérir quelque peine que ce soit. Excès du pouvoir : Pôle emploi est en charge de gouverner les conduites des chômeurs et des salariés, et la mission est si importante pour l’ordre social que police et parquet sont eux aussi conduits... jusqu’à leur seuil d’incompétence, jusqu’à ce que par cette relaxe, Pôle emploi, le parquet et la police soient rappelés à une loi.

C’est l’histoire d’une décision de relaxe du chef d’outrage à Pôle emploi par la 10e chambre correctionnelle. Et si la police et le parquet se sont eux aussi montrés "incompétents", la justice n’est, elle, pas tout à fait "bonne à rien" puisque cette relaxe, de par son motif, n’a pas permis d’aller au fond de la question qui fut posée lors de cette audience comme elle l’est dans les Pôle et ailleurs : est-il possible de critiquer le travail de l’administration sans encourir des poursuites pénales ? Est il loisible pour qui dépend matériellement d’une institution de mettre en cause ses décisions, ses procédures, son dédain pour les administrés, le traitement qui lui est infligé ? Risque-t-on davantage qu’une radiation [3], un prélèvement d"indu" [4], un emploi contraint, un stage obligatoire et non payé [5], une minoration de ses droits lorsque l’on a affaire à Pôle emploi et peut-on, si l’on en conteste les actes, être poursuivi et condamné au pénal ?

C’est l’histoire à venir, et qui sera celle de n’importe lequel de ces salarié confrontés au chômage comme nous le sommes tous désormais, de poursuites judiciaires qui seront sans doute mieux bricolées. Il sera alors utile de disposer des éléments de jurisprudence qui n’ont pas été cette fois étudié par le tribunal quant à cette possibilité de critiquer le travail des administrations. Voilà pourquoi nous joignons à ce texte le jugement de la Cour d’Appel de PARIS (26 janvier 1996, 020247), étayée sur l’Arrêt de la Cour de Cassation du 10 août 1899, chambre criminelle : "il faut distinguer la critique de l’action politique et administrative et, d’autre part, l’attaque personnelle contre le représentant de la puissance publique. Dans le 1er cas, les tribunaux devront appliquer la loi du 29 juillet 1881 [sur la liberté de la presse] et, dans l’autre, l’outrage réprimé par le Code Pénal."

L’histoire continue...



 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 11:01

trouvé sur le bog de l'articleXI

C’est sous une pluie battante que des salariés de Pizza Hut venus de toute la région et leurs soutiens (parmi lesquels un militant du NPA, un de Stop précarité et une Autrichienne membre de l’IWW – Industrial Workers of The World) ont tenu un piquet de grève devant le magasin de la rue Ordener (18e arrondissement de Paris), dont la devanture a été pour l’occasion recouverte de tracts multicolores. Vers 15 heures, les responsables syndicaux Sud et CFDT sont partis négocier avec la direction, tandis que les responsables de l’enseigne ont finalement décidé de fermer le magasin pour l’après-midi.

En ce mardi, jour traditionnel de promotions sur les pizzas, il s’agit de faire pression sur la direction pour obtenir de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires. Alors que le magasin fait d’ordinaire 4 000 euros de chiffre d’affaires sur une journée comme celle-là, ce mardi, ce chiffre est de seulement 289 euros. Un chiffre à mettre en relation avec les pertes dues aux surplus qui devront être jetés et à l’obligation qu’a l’entreprise de payer ces grévistes1. L’objectif affirmé est bien de frapper la chaîne de restauration rapide au porte-monnaie afin de la pousser vers la table des négociations.

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PASSAGE À L’OFFENSIVE

Les grévistes soulignent que leurs conditions de travail sont «  parmi les pires du marché du travail ». Dans des locaux souvent mal entretenus, les standardistes courent entre les appels incessants et les sorties de four, les « prodeurs  » (cuisiniers) travaillent à la chaîne « sous une chaleur harassante et insupportable ». Les livreurs doivent filer comme le vent quelles que soient les conditions météorologiques pour assurer un bon service aux clients. Certains se font agresser, d’autres se tuent sur la route. Quand ils ne sont pas assez rapides, on les oriente vers des tâches plus pénibles comme la plonge. Tous sont payés au Smic, sans primes ni 13e mois ni mutuelle : une situation unique parmi les employés polyvalents. Enfin, Pizza Hut est aussi connu pour sa tendance a réprimer les syndicalistes, par exemple en décourageant à coups de pression psychologique ceux de ses salariés qui souhaitent se syndiquer ou se présenter aux élections professionnelles sur des listes syndicales, notamment à la CGT – du temps où ce syndicat existait au sein de l’entreprise – et à Sud.

A l’image de leurs collègues de MacDo, KFC ou Quick, les salariés de Pizza Hut ne désespèrent pas d’obtenir une rémunération en rapport avec leurs dures conditions de travail. Cette grève se veut une grève « d’action » et non plus « de réaction  » : si par le passé les grèves étaient déclenchées pour répondre à une attaque particulière (par exemple des heures supplémentaires non payées de mai à juillet dernier), cette fois-ci, il s’agit de ne pas attendre un malheureux événement et de passer à l’offensive en prenant l’initiative : « C’est nous qui posons les questions  », se félicite Hichem Aktouche, délégué syndical Sud Commerce et services, de retour de négociation.

« VOUS NE VOULEZ PAS UNE PRIME POUR ALLER PISSER ? »

Pourtant, la direction continue de faire la sourde oreille. Ainsi, à la revendication de disposer d’un tabouret par poste de travail, obligation inscrite dans le Code du travail, l’entreprise, tout en reconnaissant ses torts, se plaint qu’elle « ne gagne pas assez d’argent  » et «  est déficitaire depuis qu’elle a été créée ». Autre obligation légale : permettre aux salariés ayant subi un accident du travail avec arrêt de plus de huit jours de bénéficier d’une visite médicale de reprise. Une obligation «  trop difficilement conciliable avec l’activité de notre société », affirment les dirigeants.

Les réponses aux autres questions soulevées sont tout aussi ubuesques, raconte Hichem Aktouche : «  On ne va pas payer les salariés parce qu’ils sont à l’heure », aurait ainsi répondu la direction à la demande de prime d’assiduité. Ou encore, s’agissant d’une prime pour les salariés du mardi, jour particulièrement difficile du fait des promotions, la réponse aurait fusé, tout en élégance : «  Vous ne voulez pas une prime pour aller pisser ? »

Concernant la mise en place du régime de subrogation, Pizza Hut « va voir si vraiment ça ne coûte rien ». Or, cette revendication est très importante pour les salariés : livrant des pizzas, soumis à la pression du chronomètre, ils ont très souvent des accidents de travail, «  sorte de baptême pour chaque livreur », explique Hichem Aktouche. Quand c’est le cas, c’est l’assurance maladie qui prend en charge leurs salaires, mais avec des délais d’attente pouvant aller jusqu’à deux ou trois mois dont pâtissent des salariés qui, travaillant déjà à temps partiels, sont parfois obligés de s’endetter pour payer leurs loyers. Le régime de subrogation permet au contraire le maintien du salaire par l’employeur, qui se le fait ensuite rembourser par l’assurance maladie.

A NEUILLY AUSSI

Qu’en pensent les clients ? Hormis la traditionnelle vieille aigrie qui a « connu la guerre, moi, Monsieur » et qui trouve scandaleux que des jeunes vivant selon elle dans le confort se permettent encore de râler, les réactions sont plutôt sympathiques. Une autre personne âgée apporte un soutien appuyé, soulignant les conditions de vie de plus en plus difficiles des jeunes qui «  sont l’avenir ». Des habitués saluent les grévistes. D’autres clients, qui avaient prévu de commander des pizzas ce soir, acceptent de renoncer à leur achat, telle cette mère de famille. Plusieurs demandent comment ils peuvent soutenir le mouvement et versent leur obole à la caisse de grève. Rares sont ceux qui entrent malgré tout2, une fois le magasin réouvert pour la soirée. Une femme qui a tenté le coup ressort sous les huées et les quolibets.

Les lieux ne sont plus tenus que par un manager, qui essaye de faire dégager les grévistes de l’entrée. Fatigué du son strident du mégaphone employé pour le faire fuir, il finit par appeler les flics. Pendant ce temps, Philippe Poutou, candidat NPA à la présidentielle, vient apporter son soutien aux grévistes. La pluie a cessé avec la tombée de la nuit, chacun entend tenir bon jusqu’à la fin du service. Le piquet est même si bien tenu que plusieurs salariés s’en vont renforcer celui de Neuilly où, la conscience de classe n’étant pas aussi développée, les clients tendent à passer outre.

Toujours est il que suite à cette journée, Pizza Hut, qui n’a rien voulu lâcher ce mardi, se dit prête à ouvrir de vraies négociations dans les jours qui viennent en vue de parvenir à un accord qui mette fin au conflit. D’ores et déjà, les syndicats annoncent que s’ils n’obtiennent pas satisfaction, ils appèleront à une nouvelle journée de grève.

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A lire : "Génération précaire" d’Abdel Mabrouki, paru en 2004 au Cherche-Midi. Abdel Mabrouki, qui a fondé la section CGT de Pizza Hut, raconte les conditions de travail inadmissibles, la répression syndicale mais aussi ses déboires avec la direction de son syndicat, assez déconnectée du terrain et peu au fait de la réalité professionnelle des précaires de la pizza.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 17:18

Nous publions ce texte: "le rêve du bourgeois car des histoires tournent en boucle quand on discute tant soit peu avec les cheminots. ils racontent les dégats de l'informatique. disparition de poste au guichet , car le personnel au guichet subissent de plein fouet les achats sur internet- dégats sur le service des cars TER (annonce farfelues,qui désorientent, du personnel en gare) etc. Jamais aucune remise en question du capitalisme.Parlons de ce phénoméne de toutes les versions fantaisistes qui circulent pour expliquer la crise.  Nous aborderons cette question sans le retour nauséabond : "produisons français"en enlevant les  apologie de l'état nation. UNE notion entérrée par les divers syndicats ouvriers et remise en scéne au rassemblement des Glières par les apologistes du conseil national de la résistance.  Le texte ci dessous analyse l'évolution du capitalisme 

1.Le rêve du bourgeois

Une cause majeure de la crise actuelle, c'est la tentative du capitalisme de réaliser une de ses utopies.

Diviser...

Contrairement à ce qui se dit parfois, la bourgeoisie ne rêve pas d'un univers robotisé ou hyper-policier, mais d'une société sans ouvriers, en tout cas sans salariés auxquels leur fonction donne une force de blocage possible. Dans ce but, depuis 1980, elle s'efforce de recomposer la population active des pays dits développés autour de trois groupes principaux : (1) les salariés travaillant dans des services peu qualifiés, en particulier « les services à la personne », mais aussi les travailleurs manuels encore indispensables à la circulation physique des marchandises (chauffeurs routiers, manutentionnaires, etc.), dispersés et réputés - à tort - incapables de se coaliser ; (2) les semi-qualifiés du tertiaire (parmi eux, les fameux « intellos précaires ») employés dans l'enseignement, les médias, la publicité, la recherche, domaines désormais interpénétrés, et tout ce qui gravite autour des multiples facettes de la communication ; et (3) les qualifiés bien payés, gérant et organisant les deux premiers groupes. Malgré sa précarité et la modestie de ses revenus, l'ensemble n°2 partage les modes de pensée et, dans la mesure de ses moyens, de consommation du 3e : tous deux ont en effet en commun de réunir des « manipulateurs de symboles ». Il est d'ailleurs possible à une minorité de membres du 2e groupe d'intégrer le 3e. L'ensemble n°1, lui, n'a bien sûr accès qu'au « premier prix » des équipements et appareillages high-tech. Quant à aux supports matériels inévitables (car tout ne saurait être virtualisé) d'une vie de plus en plus vouée à l'immatériel et à la connaissance, leur fabrication sera assurée ailleurs, loin, de préférence outre-mer.

Les capitalistes de certains pays développés commencent cependant à se rendre compte qu'un pays sans « production réelle » est voué à devenir une puissance de second plan : « (..) la France a connu une désindustrialisation rapide, un mouvement plus accentué que dans beaucoup d'autres pays comparables. Les importantes pertes d'emplois industriels (- 27% depuis 1990) ont provoqué un transfert de la population active vers des emplois peu qualifiés et moins bien rémunérés. La création de nouvelles activités est insuffisante: depuis 1995, la France perd constamment des parts de marché. Et au bout du compte, on constate que cette perte de substance industrielle menace la prospérité du pays du fait de ses effets induits sur le reste des activités. » (Alternatives Economiques, février 2010)

La pente sera dure à remonter, d'autant que les salariés des pays développés n'accepteront pas les conditions imposées en Chine et en Inde, d'ailleurs incompatibles avec un pouvoir d'achat permettant le niveau de consommation indispensable aux économies occidentales et japonaise.

La course au low cost a aussi pour corollaire une uniformisation des marchandises qui finit par peser sur la rentabilité. Du point de vue de la production, quand dans la même usine en Roumanie sont à la fois fabriqués des modèles pour Toyota, Citroën et Peugeot, avec les mêmes pièces, il n'est étonnant que des millions de voitures retournent à l'atelier pour malfaçon. Quant au consommateur, si la référence à la marque disparaît, le niveau de confort technologique ne justifie plus guère le coût supplémentaire : à quoi bon acheter une « Twingo » plutôt qu'une« Logan », fabriquées dans les mêmes usines, avec les mêmes pièces produites par le même sous-traitant ? Seule une petite minorité d'objets (de pointe et/ou de mode) suscite un réel engouement, le reste est acheté par besoin et par habitude. Tout comme l'apparition de modèles spécifiques pour les pays émergents (voiture indienne à 2.000 $), on peut se demander s'il s'agit de marchandises adaptées à une société en crise en attendant des jours meilleurs, ou de l'amorce d'un nouveau cycle de développement.

...et précariser

Le précaire symbolise la voie suivie depuis la fin des années 70 : la recherche systématique du low cost, et d'une précarité institutionnalisée, par exemple en Allemagne grâce aux lois Hartz organisant des minijobs etmidijobs (400 à 800 € mensuels).

Quoique le RMI/RSA soit particulier à la France, qui comptait 600.000 bénéficiaires en 1992 et le double en 2007, il témoigne d'une logique à l'œuvre dans d'autres zones développées : pérenniser l'inemployabilité de millions d'exclus quasi définitifs du marché du travail, leur verser une allocation équivalant à un sous-salaire, et ainsi, car la France n'est pas un pays de bidonvilles ou de favelas, les maintenir en état de sous-producteurs et de sous-consommateurs. Par un tel dispositif, le bourgeois prouve son refus de la nécessaire conflictualité dans son rapport avec le prolétaire : il n'ose ni affirmer qu'une grande partie du travail est désormais « de trop », ni admettre que le travail lui reste cependant indispensable.

Ce type de solution crée plus de contradictions qu'il en résout.

Si le capitalisme ne peut durablement fonctionner en écrasant les prolétaires, ce n'est pas seulement parce qu'ainsi il risque la sous-consommation (sous-payer le travail freine le pouvoir d'achat), ou le désordre (se priver d'une minorité favorisée - souvent syndiquée - fragilise la stabilité sociale). Le problème est plus profond. Systématiser le précaire, c'est pour le capital faire comme si le prolétaire était toujours en trop, en sursis, embauché en attendant de trouver au Maroc ou en Inde un salarié qui fera les mêmes tâches pour moins d'argent, jusqu'à ce qu'un automatisme encore plus poussé rende inutile l'intervention humaine. La précarité, c'est un travailleur (même le mot semble désuet...) voué à perdre son emploi avec pour seul espoir d'en obtenir éventuellement un autre, plus contraignant, plus exigeant en termes de rentabilité, aussi peu payé, mais supposé plus intéressant, moins salissant, moins mécanique (ce qui est faux), faisant plus appel à l'esprit et moins à la matière (on est tenté de se croire intelligent quand on est aux commandes - au service - d'une machine moderne).

Une telle évolution ressemble à celles qu'a subies plusieurs fois la classe ouvrière depuis la révolution industrielle, mais avec une différence de taille. Quand les ouvriers professionnels de 1900 perdaient leur marge de contrôle (toujours en partie collectif) sur le processus de production, ils étaient privés d'une capacité à limiter leur exploitation. Pour autant, les usines, ou d'autres usines, continuaient à embaucher. Aujourd'hui, il s'agit moins de déqualification que d'une disqualification accélérée du travail dans les faits et les esprits. Or, non seulement le travail reste indispensable à la valorisation du capital, mais il a été et demeure un intégrateur social, et le plus puissant, celui dont dépendent les autres.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 08:15

Le texte qui suit est un extrait du livre de Roland Simon, "Le démocratisme radical", paru en 2001 et édité par les éditions Senonevero (pages 54 à 59).

 

Cette partie de l'ouvrage concerne une des "solutions" avancées par AC! (Agir contre le Chômage !) et analysées par l'auteur, afin de "remettre le capitalisme dans le droit chemin de son intérêt et, par là même, de l'intérêt général." (Le démocratisme radical", p. 51). L'intérêt (si je puis dire ...!), de cet extrait, est de participer à démontrer l'absurdité qu'il y a à croire et faire croire que la "finance" serait une pieuvre suçant la vitalité d'une production considérée comme "naturelle" et transhistorique, et que donc, comme le titrait récemment la revue Marianne, "un autre capitalisme est possible". Pourtant, la production n'est ni "naturelle" ni victime d'actes de prédations émanant de financiers sans scrupules et arrogants. Elle est tout le ressort de cette dynamique d'accumulation du capital, basée sur l'exploitation, dont la financiarisation et la spéculation n'en sont que des expressions dans le cours de son procès . Le "démocratisme radical" pense que l'universel est en péril face à la voracité des intérêts particuliers, c'est au contraire cet "universel" qui met en péril l'humanité en isolant chaque être humain (en tant qu'individu) et en affirmant sa faiblesse par une sublimation d'entités diffusant leur propre moralité (la production, le droit, la politique, etc).

Voir le Fichier : texte-Le_dem_radical.pdf

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 14:00

Alors que les capitalistes foulent aux pieds la justice sociale. Une réponse s'impose

Le grand mouvement de Mai 68 n'a pas été qu'un mouvement d'étudiants. Ca n'a pas été qu'un mouvement de société, pour plus de liberté. Ca n'a pas été qu'une grève générale ouvrière pour des revendications syndicales.
Certes, cela a été tout cela.
Mais en plus, et cela est escamoté par tout le monde, la grève générale de Mai 68 a commencé à déboucher sur un mouvement politique de contestation du gouvernement et du capitalisme. Et c'est très exactement au moment où se posait la question politique centrale de l'Etat que la grève a été trahie par les réformistes, pour des objectifs tout aussi politiques, les élections et la perspective des partis de gauche au gouvernement.
Le 11 juin, deux semaines après les prétendus "accords de Grenelle" négociés par la CGT en cabinet secret, la grève est toujours forte à Peugeot Sochaux, un fief du patronat le plus réactionnaire de la métallurgie, et c'est déjà l'UIMM qui est à l'oeuvre. Et les patrons obtiennent l'intervention des CRS.

La vidéo suivante (18 minutes) a été tournée en 1970 par un groupe militant sur cette journée terrible. Elle interroge des ouvriers de l'usine, acteurs directs de la grève.
C'est une vidéo exceptionnelle car elle pose les questions de la politique, de l'organisation politique ouvrière , d'un projet ouvrier. Face à la violence du patronat et de l'Etat, elle pose la question de l'organisation ouvrière. On ne saurait être plus d'actualité !
Que les lecteurs ne s'arrêtent pas à des détails un peu surprenants : le cantique modifié chanté par les ouvriers au début, ou des images de mauvaise qualité. Il faut aller jusqu'au bout, écouter les témoignages, voir le bilan fait deux ans après par les ouvriers les plus avancés. Très éclairant pour aujourd'hui...
Avec "
Reprise du travail aux usines Wonder", une deuxième vidéo à voir absolument et à faire connaître !

 

 

 


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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 13:26

Que va devenirce service dépendant du Service Accueil et Orientation . La directrice du SAO annonce la fermeture de la structure   fin décembre 2011. En tant que syndicaliste CNT AIT, je m'interroge de l'abscence de syndicat indépendant de la direction du SAOdans cette entreprise où régne le paternalisme outrancier.

VIOLENCES CONJUGALES Un réseau de familles d'accueil relais en Drôme-Ardèche : « ici, on peut se reconstruire »

Fabrice ANTERION / Le Dauphine Libere / Photopqr / Valence ( 26 Drome ) le 23.10.2009 . Victimes de violences conjugales , Aurore a ete prise en charge elle et sa fille par une famille d accueille du SAO ( Service d Accueil et d Orientation ) pendant 1 mois ,

Fabrice ANTERION / Le Dauphine Libere / Photopqr / Valence ( 26 Drome ) le 23.10.2009 . Victimes de violences conjugales , Aurore a ete prise en charge elle et sa fille par une famille d accueille du SAO ( Service d Accueil et d Orientation ) pendant 1 mois ,


« Des endroits comme ça, j'en ai jamais vu ailleurs ». Aurore, sans doute, aurait préféré ne pas connaître le SAO de Valence (service d'accueil et d'orientation). Car c'est pour fuir son conjoint qui la séquestrait et la violentait qu'elle s'est adressée au service d'accueil d'urgence. Et pourtant si aujourd'hui elle a reconstruit sa vie (elle va emménager bientôt dans un appartement) c'est bien grâce, aussi, au passage qu'elle a fait un mois durant en famille d'accueil.

Un dispositif unique en France

Le dispositif, mis en place par le SAO en 2005 et aujourd'hui reconduit, est unique en France : un réseau d'une vingtaine de familles bénévoles (15 en Drôme, 5 en Ardèche) qui accueillent, pour un temps, des personnes victimes de violences conjugales. Aurore a ainsi vécu un mois durant chez Régine et Michel (voir ci-dessous) : « ça a été mon rayon de soleil. J'étais dans un beau lieu avec ma fille, dans une famille comme je n'en ai jamais vu, auprès de gens qui ne me jugeaient pas, et qui m'ont beaucoup aidée. J'ai pu réfléchir, comprendre ce qui m'était arrivé. Ca m'a donné du courage et de la force pour me reconstruire ».

Elles sont une quarantaine de jeunes femmes (plus deux hommes) à bénéficier, chaque année, d'un passage par le réseau "F.A.R 26/07". Monique Frossard, sa responsable, les reçoit une par une et imagine pour elle cette solution, à condition qu'elle ne soit pas sujette à trop de problèmes psychologiques, d'alcool ou de drogue. « Ce serait trop lourd à gérer, sinon, pour les familles ».

Des bénévoles simplement indemnisés

L'accueil des familles est variable : parfois une simple chambre dans la maison, parfois un appartement indépendant ou un gîte. Pour un séjour d'une moyenne de 15 jours, et pas plus de 3 à 4 fois par an. Ces bénévoles ne sont pas payés mais simplement indemnisés de leurs frais et ils ont été choisis pour leur sens de "l'hospitalité citoyenne et solidaire". Ils sont aussi dûment formés, -c'est une originalité du dispositif- et suivent des weeks-ends à thèmes pour mieux gérer la relation, améliorer leurs connaissances juridiques etc. Tous les deux mois se déroule un comité de pilotage regroupant les partenaires (les 2 DDASS, les 2 conseils généraux, les psychologues) pour faire le bilan. D'autres dispositifs de ce genre existent en France mais aucun avec des bénévoles.

Aller et retour chez le conjoint violent

Bien sûr, il ne s'agit pas d'attendre des miracles de la formule. Il faut notamment accepter que les jeunes femmes, victimes de violences, retournent vers leur conjoint violent. « Souvent ces jeunes femmes sont ambivalentes dans leur sentiment vis-à-vis de leur compagnon. II leur faut du temps pour prendre la décision de la rupture.

« Aurore, elle, était très déterminée. On s'en est rendu compte tout de suite » raconte le couple. Séparée de son conjoint, la jeune femme a eu beaucoup de mal à sortir néanmoins de "ses griffes". « Il a fallu qu'un juge prenne enfin une décision d'interdiction géographique pour que je sois tranquille. Car sinon, quand je lui amenais notre fille, il revenait faire "la pluie et le beau temps dans ma vie". » Ce qui signifie que les violences reprenaient... On le voit, le processus de séparation est lent.

L'accueil en famille d'accueil y participe pleinement.

REPÈRES Le Réseau F.A.R 26/07 Être famille d'accueil, qu'est -ce-que ça veut dire ? Accueillir dans un esprit de solidarité citoyenne des femmes en détresse, avec ou sans enfants soit en rupture familiale, soit victime de violence conjugale, et permettre une mise à l'abri dans un espace sécurisé, offrir un toit et des repas. Si vous êtes intéressé par le réseau "familles d'accueil" vous pouvez contacter le Service d'accueil et d'orientation de la Drôme 22 rue Berthelot 26000 Valence Tél. : 04 75 82 66 00. REPÈRES Partenaires financiers de l'action DDASS Drôme et DDASS Ardèche, conseils généraux Drôme et Ardèche, CPAM, et fondation Abbé Pierre. REPÈRES Les horaires d'ouverture du SAO Lundi au jeudi de 9 heures à 17 heures, le vendredi de 9 heures à 16 heures. Fermeture à 14 heures le mardi.
par La Rédaction du DL

 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 09:11

Des milliers de personnes ont mis une zone industrielle à sac pour protester contre la corruption de leurs dirigeants locaux.

Un policier chinois anti-émeute (© AFP photo AFP)
  • émeute

De violents affrontements ont opposé les forces de l'ordre à des villageois en colère contre la vente de terres samedi dans le sud de la Chine, a indiqué la police.

Des milliers de personnes armées de batons, de pierres et de cocktails Molotov ont participé aux heurts, qui auraient fait trois morts, selon le quotidien de Hong Kong, l'Oriental Daily News.

Pillage d'un parc industriel

La police de la préfecture de Zhongshan, dans la province du Guangdong (sud), a indiqué sur un compte Weibo, le Twitter chinois, que les habitants du village de Yilong avaient envahi un parc industriel où ils "ont cassé, pillé et brûlé".

La police a démenti qu'il y ait eu des victimes. Elle n'a pas précisé combien de personnes avaient été impliquées mais indiqué que depuis le mois d'août, des villageois bloquent le parc industriel au prétexte d'un contentieux foncier entre deux quartiers, a affirmé la police.

Les habitants en colère contre la corruption

Deux ateliers ont été incenciés, rapporte l'Oriental Daily News, selon lequel les habitants reprochent aux dirigeants locaux d'empocher le produit de la vente de terrains communaux. Quelque 3.000 policiers ont été déployés, affirme encore le journal. L'AFP a vainement cherché à joindre la police locale, la police et les autorités de la ville de Zhongshan.

Fin octobre, des milliers de personnes à Huzhou, dans la province du Zhejiang (est), avaient protesté contre le doublement d'une taxe professionnelle portée à 600 yuans (67,4 euros) par employé dans la confection de vêtements pour enfants. La police a arrêté 72 personnes depuis.

(Source AFP)

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