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  • : Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 20:02
Communiqué de sud PTT
25/27 rue des Envierges 75020 PARIS
Tél : 01 44 62 12 00 Fax : 01 44 62 12 34
sudptt@sudptt.org http://www.sudptt.org
Paris, le 24 novembre 2009
Communiqué
Grève à la Poste
SUD appelle à poursuivre la mobilisation
Ce mardi 24 novembre à l’appel de cinq fédérations syndicales, SUD, CGT, FO, CFTC et CFDT, les
postier-es grévistes ont montré une nouvelle fois leur opposition au projet de loi transformant La Poste
en Société Anonyme qui doit passer à l’Assemblée nationale à la mi-décembre.
C’est un postier sur trois qui est en grève à l’échelle nationale. Par contre, la mobilisation est inégale
selon les départements, les secteurs et les établissements, avec de forts taux de grévistes par exemple au centre Financier de Toulouse (66% de grévistes), à celui de Grenoble (56% grévistes) ou encore au centre de distribution de Nantes Rollin (46% grévistes) au vu des premiers chiffres remontés.
Au-delà des chiffres, comme l’avait déjà montré le succès de la consultation populaire du 3 octobre, avec
2,5 millions de votants, les postier-es sont convaincus que ce projet n’est qu’un premier pas vers la privatisation contrairement à ce que ne cessent de répéter le gouvernement et la direction de La Poste.
Face au refus du gouvernement de retirer son projet, la Fédération SUD appelle les postières et les postiers à se réunir en Assemblée générale demain 25 novembre pour décider de la poursuite de la grève et à tout faire pour réussir les manifestations du samedi 28 novembre à l’appel des comités contre la privatisation de la Poste qui rassembleront à nouveau usagers et postier-es contre ce projet inacceptable.
La hauteur des attaques nécessite une lutte d’ampleur. Les grèves de 24H00 à elles seules ne peuvent suffire. Nous pouvons gagner par des luttes déterminées.
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 09:49
LÂCHER LA MÉTROPOLE, PARANGON DU CAPITAL,
S’AUTO-ORGANISER À LA CAMPAGNE,
VIVRE UNE GRÈVE ACTIVE ET PERMANENTE,
S’EN DONNER LES MOYENS.

Situé à Saint-Fortunat/Eyrieux en Ardèche, le collectif vit de et travaille la terre sur des bases « collectives, solidaires, écologiques et autogestionnaires dans
la vie et la production, pour que d'autres mondes soient possibles ». Il est lié à d'autres collectifs en France. Leurs activités posent des questions fondamentales : celle de la
terre (utilisation ? appropriation ?), les circuits courts, l'autonomie et ses difficultés
en milieu urbain, les liens ville/ campagne...
En labourant à contre-sens, les membres du collectif « Caracoles de Suc et d’autres lieux » tentent de proposer en Ardèche leur propre contribution
au projet zapatiste. Réhabiliter une friche, un hameau, se doter progressivement
des moyens d’autofinancer la pratique d’une agriculture de basse intensité et diversifiée,
orientée vers les besoins du groupe (nourriture, finances…) et de ce qui l’entoure.
Mettre en commun les terres, les récoltes, la pensée, multiplier les cercles de coopération rester les yeux braqués sur le reste du monde S’impliquer en tant qu’être multiple contre ce
vaste délire agro-industriel pétrobio et ses nécroprofits. A franchir des étapes, à communiser nos efforts, nous nous rendons compte que nous sommes encore loin de pouvoir sortir volontairement de la société marchande Nous ne sommes pas encore assez nombreux partout
pour bénéficier encore plus collectivement de l’autonomie que nous voulons construire
Alors ? Que reste t-il à imaginer de plus si ce n’est, en d’autres lieux, d’autres ruptures
qui se généralisent, se regroupent et s’entremêlent, se donnent en partage,
s’échangent et se complètent, dressent des embuscades aux colporteurs de
normes sanitaires, de bonnes conduites, et au gabelous de redevances
Attendent de pied ferme l’automutilation ou le dernier coup fatal à porter au
capitalisme le moment venu. Et puisqu’il ne vient pas encore, le temps de jouir
de nos combats, il reste les occasions de se parler, de se connaître, de s’envisager en commun. La paysannerie familiale en France est en train de disparaître. Si nous ne voulons pas subir plus longtemps l’option de l’Agro high-tech et du management,
de la mal bouffe et des cancers généralisés, il devient urgent pour tous et toutes de participer
aux solutions. Devenir paysan ? Renflouer les mailles de nos coopératives autogérées ? Et compléter les segments manquants des arc de cercles de nos luttes.
VENEZ EN DISCUTER ET GOÛTER
QUELQUES PRODUCTIONS DU COLLECTIF…
(à partir de 18 heures

samedi 28 novembre 2009 à 15 heures

A la librairie Libertaire  la Gryffe
5 Rue sébastien Gryffe

Métro saxe Gambetta
Tel / Fax 04 7861 02 25

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 10:23
Ils travaillent dans la restauration, la confection ou le BTP. Depuis un mois et demi, 1433 travailleurs sans papiers occupent le pavé près de la Madeleine. Africains, Chinois, Maghrébins… Ils ont investi le siège du Fonds d’assurance formation de lindustrie hôtelière (Fafih) pour obtenir le droit de rester en France.

Commencé le 12 octobre, le mouvement n
a cessé de samplifier. Daprès les syndicats, il rassemble aujourdhui 5200 grévistes dans plus de 70 sites à travers toute la France. Mille huit cent entreprises seraient touchées. «Et nous sommes chaque jour plus nombreux», senthousiasme Raymond Chauveau de la CGT.
Chaque communauté a désigné un délégué pour organiser le quotidien. Principal intermédiaire des 1082 travailleurs africains, Koné Faganda, 49 ans, est arrivé en France il y a 8 ans. Plongeur puis commis, il na pas participé au mouvement social de lannée passée. Ce sont des amis qui lui ont parlé de la grève orchestrée par la CGT. «Ici, explique-t-il, il y a un peu de tout : des Maliens, des Mauritaniens, des Sénégalais, des Camerounais… 99% dentre eux travaillent dans la restauration depuis plusieurs années, mais cest la première fois quils font grève.»
On notera de même l'amnésie générale sur les mesures anti-immigrés de la gauche au gouvernement (création des centres de rétention en 1984, charter Cresson en 1991,
circulaire Chevènement de 1998, restriction du droit d'asile...), rendez-vous sur le site de la Cimade pour avoir les détails...
On notera enfin qu'on donne la parole à la CFDT, il n'y a vraiment aucune honte ! On ne peut pas lire sans réagir le texte du représentant de la Confédération CFDT syndicat qui n'a jamais rien fait, l'écrit d'ailleurs... Bref, même si ca peut être utile d'avoir leur appui formel c'est une autre chose de leur donner la parole dans un journal de grève pour qu'ils justifient leur inactivité. SUD-Rail avait des choses plus intéressantes à dire, par exemple sur la longue lutte des salariés sans-papiers de l'entreprise de gardiennage de la gare St Lazare. La CGT s'inscrit une fois de plus dans le syndicalisme rassemblé avec les plus mous...


Enfin, on ne va pas s'étendre outre mesure. Ce journal est là, il peut permettre d'élargir le mouvement lui-même et de renforcer le soutien, alors n'hésitons pas à l'utiliser !
lu sur ce blog
Les sans-papiers chinois ont rejoint le mouvement

Il y a un mois, ils étaient une quarantaine. Aujourdhui, ils sont plus de trois cents à avoir quitté leurs restaurants et leurs ateliers de confection pour rejoindre le mouvement de grève des travailleurs sans papiers. Contrairement à lannée passée, ils sont venus en nombre aux côtés des Africains. Installés dans les locaux de la Fafih (Fonds dassurance formation de lindustrie hôtelière), ils se battent pour être régularisés.

À leur tête, une jeune femme frêle au sourire déterminé : Yang Feng Qun. À 35 ans, cette ancienne professeure de chinois originaire du Guangdong, dans le sud du pays, est un peu «la reine de la Fafih». C
est du moins lavis des travailleurs maliens qui sécartent sur son passage avec une affection mêlée de respect. Pourtant, avec ses boucles doreilles, ses ongles soignés et son foulard en lin joliment noué autour du cou, Feng na rien dune pasionaria.


Paradoxalement, c
est son patron qui la mis en contact avec la CGT. Le même patron qui la déclarée et a engagé des démarches auprès de la préfectures pour quelle soit régularisée. Mais les autorités lui ont refusé le titre de séjour et, harcelée par la police, Feng a fini par démissionner. Depuis quatre mois, elle vit de ses économies dans une petite chambre du nord de la capitale. Faute de temps, elle na pas pu apprendre le français. Elle le parle pour dire lessentiel : elle travaille, elle paie des impôts, elle veut des papiers.

D
après une étude menée par Véronique Poisson et Gao Yun pour le BIT (Bureau international du travail) en 2005, les Chinois représentent 12% à 24% de limmigration clandestine en France. Ils seraient environ 50.000 à vivre dans lillégalité, sachant que, chaque année, près de 6000 nouveaux clandestins font leur entrée sur le territoire.


Les femmes mènent la lutte

«Les gens pensent que les Chinois préfèrent se cacher, qu
ils ont peur. Cest vrai que cest dur, mais aujourdhui ils veulent se battre», explique  Lin, une jeune femme franco-chinoise. Proche de Feng, elle est très impressionnée par le courage et la capacité de mobilisation de son amie. «Sans elle, personne ne serait ici. Elle a été la première à rejoindre la grève, la première à envoyer des messages sur des sites Internet en chinois.» Il y a encore un mois, cétait une inconnue. Aujourdhui, ils sont trois cents à ne jurer que par elle.

Comment s
y est-elle pris pour convaincre ses compatriotes de sortir de leur silence ? «En leur disant la vérité, explique Lin. La police française nest pas comme la police chinoise. On nest pas battu, on ne risque rien. Au pire, on va en prison. Mais nous avons le droit de vivre comme tout le monde.»



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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 11:45

Le Journal des Marches en fichier PDF

9 novembre 2009
Document : PDF
310.9 ko

 


« Je veux être payée des miettes pour ramasser la m… »

 

Gouvernement et patronat se réjouissent du développement des emplois dans les services à la personne (1,9 millions en 2007).

Jean-Louis Borloo y voyait même l’une des principales sources de créations d’emplois dans les années 2000, c’est dire !

Ils devaient se substituer à la baisse des subventions et investissements publics dans les équipements collectifs, et venir suppléer aux suppressions d’emploi massives dans les services publics…

Ainsi, tandis que l’on supprime 100 000 postes d’enseignants, Acadomia et les autres officines d’aide aux devoirs à domicile font un tabac ! Tant pis pour ceux qui ne peuvent pas se les payer !

 

Quant aux personnes qui travaillent dans ce type de services, elles endurent des heures de transport non payées pour faire quelques heures de travail, des salaires de misère (366 euros en moyenne par mois), des conditions de travail pénibles, sans aucune reconnaissance professionnelle ni progression de carrière ! Elles font des tâches ingrates, non valorisées, ne peuvent se syndiquer et dépendent du bon vouloir de petits patrons individuels qui les traient de façon aléatoire. Elles ne sont pas considérées comme de vraies salariées.

 

Pendant ce temps, ce gouvernement détruit les services publics à la petite enfance, aux personnes âgées, aux handicapés, bien content de faire financer ces services par les ménages. Les plus aisés d’entre eux y gagnent de substantielles baisses d’impôts !

 

NON A DE PSEUDOS EMPLOIS AVEC DES SALAIRES DE MISÈRE !!!

 

NOUS VOULONS DES SERVICES PUBLICS RENFORCÉS ET DE VRAIS EMPLOIS AVEC DES SALAIRES ET CONDITIONS DE TRAVAIL CORRECTS !

 

Collectif Droits Nouveaux, contact :agdesprecaires@gmail.com

 

EMPLOIS DE SERVICES A LA PERSONNE : L’ARNAQUE
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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 03:12
Le GIGN prenant en otage l'équipage du Pascal Paoli
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Logiquement, il aurait dû s'agir du détournement, le 27 septembre 2005 et depuis Marseille, du cargo mixte Pascal Paoli qu'ils avaient rapatrié sur Bastia. Une action spectaculaire perpétrée en compagnie d'une quarantaine de leurs collègues et pour laquelle ils avaient été inculpés en leur qualité de « meneurs ».

Opposition ferme à la privatisation

Cette action syndicale était intervenue, rappelons-le, dans le cadre du conflit social né de l'annonce de la privatisation de la SNCM, le 19 septembre.

Refusant la reprise de celle-ci par les fonds d'investissement privés Butler Capital Partners et Caravelle, la CGT mobilisait ses troupes d'emblée. Les deux navires de la compagnie Le Méditerranée et la Napoléon Bonaparte avaient dans un premier temps été bloqués dans le port de Marseille. Le STC, favorable à une compagnie régionale, s'étant rallié à la grève, l'ampleur du mouvement s'illustrait, le 26 septembre, par une grande manifestation, suivie du blocage du port pétrochimique de Lavera et du terminal pétrolier de Fos-sur-mer mais aussi d'incidents déjà sérieux dans la nuit, sur le port de Marseille.

Le lendemain et tandis que la CGT bloquait celui-ci, le STC s'emparait sans violence du Pascal Paoli pour lui faire mettre le cap sur Bastia. A Bastia, l'autorisation d'accoster leur était refusée. Le préfet de Corse proposait à Alain Mosconi d'embarquer avec quatre ou cinq de ses amis sur une vedette de la gendarmerie maritime pour être mis à la disposition des autorités judiciaires, tandis que le Pascal Paoli retournerait à Marseille. Le STC refusait et tentait de rentrer dans le port de Bastia,.C'est à l'entrée de ce  port, au matin du 28 septembre, que le GIGN prenait le contrôle du navire (qu'il ramenait à Toulon) sans avoir rencontré la moindre résistance des marins ayant hérité du qualificatif de « mutins

Un millier de manifestants ont défilé à Bastia le 31 octobre 2009 pour les quatre prévenus, soutenus par plusieurs syndicats et le NPA.

« Jamais nous ne rougirons de ce que nous avons fait, a commenté Alain Mosconi vendredi dernier lors d'une conférence de presse à Marseille. Nous ne sommes pas des criminels ni même des délinquants, nous sommes des syndicalistes et nous entendons le rester. »

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 09:45
La situation actuelle de crise nécessite une mobilisation la plus large possible contre le chômage, les précarités dans toutes leurs dimensions qui
renforcent le chômage, les licenciements qui augmentent indéfiniment
le nombre de chômeurs.
Dans les
régions, on ne peut dissocier la lutte
contre le chômage, les précarités et
le refus des licenciements.

L’affaiblissement des droits des chômeurs se traduit par l’affaiblissement
des droits de tous les salariés.

Des Marches régionales ou entre
villes-étapes contre le chômage, les précarités et les licenciements s’organisent dans plusieurs régions (Lyon, Lille, Marseille,
etc), marches dont l’organisation est laissée à l’initiative des collectifs locaux qui se réunissent pour les préparer de façon unitaire.

Marches contre le chômage, la précarité et les licenciements !

Marches contre le chômage, la précarité et les licenciements !

La situation actuelle de crise nécessite une mobilisation la plus large possible contre le chômage, les précarités, les licenciements. Des Marches régionales ou entre villes-étapes s’organisent dans plusieurs régions. A Lyon, de nombreuses initiatives verront le jour du 20 novembre au 5 décembre. Faire revivre les pratiques concrètes de solidarité, sur le terrain de l’emploi bien sûr, mais aussi de toutes les conditions de vie : retisser les liens de résistance, provoquer les rencontres nécessaires : c’est à cela que se sont attelées « les marches contre le chômage, la précarité et les licenciements » dont l’appel national a été lancé par plus d’une vingtaine d’organisations et associations.

Meeting de lancement vendredi 20 novembre à 18h Bourse du travail de Lyon, place

A la suite du meeting, pendant toute la quinzaine, de nombreuses actions seront menées dans Lyon et les alentours.

La première d’entre elle vous donne rendez vous pour une marche des précaires à Villeurbanne avec casse-croûte solidaire. Rdv le lundi 23 novembre dès 9h (Totem, Villeurbanne)

Résistons, marchons, agissons !

Si vous souhaitez plus d’info sur les marches à Lyon :

CONTACT : lesmarches2009@yahoo.fr

Le site Lyonnais

http://lesmarches2009.over-blog.org/ =========


Tract de La Région Lyon
Tract de La Région Lyon - verso
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 09:22
LA VIE DES SANS-PAPIERS EN FRANCE

 quotidien des sans papier

Téléchargez le numéro 31 au format pdf A4 :

PDF - 1.6 Mo

Au ministère de la Régularisation de tous les sans-papiers, des centaines de milliers de sans-papiers sont occupants. Une étude financière a révélé que les cotisations annuelles de sans-papiers s'élèvent à 4, 3 millions d'euros et 2 millions d'euros d'impôts. La totalité des estimations pour 5ans, sur 10 000 manifestants, s'élève à 31, 5 millions d'euros.
1,8 milliards d'euros, c'est le montant des cotisations des travailleurs sans-papiers déclarés sur la base du SMIC en France aujourd'hui. Encore une fois, ce chiffre ne comptabilise pas le travail au noir, ni les coti sations des nombreux sans-papiers gagnant plus que le SMIC.
Imaginez le total des cotisations de l'ensemble des sans-papiers (environ 500 000 à 800 000 en France, sachant que 1/3 des sans-papiers ne font pas de demande de régularisation).
Les patrons et l'Etat sont les seuls gagnants !

 
Le quotidien des sans-papiers :
« Quant tu es un sans-papiers,
le logement, tu ne l'auras pas
le boulot, c'est difficile
le boulot de merde, c'est pour toi
les soins, tu n'y as pas droit.
C'est la misère.
Nous sommes des milliers de sans-papiers
qui travaillons, qui cotisons,
qui payons des impôts
et qui n'avons droit à rien. Et puis il y a la peur : les contrôles,
les arrestations, les gardes à vue,
les centres de r& eacute;tention, et les expulsions ».

 
ON CONSTRUIT VOS MAISONS ET AUSSI NOS CENTRES DE RÉTENTION !!!
LES ATTAQUES SUBIES
Depuis l'ordonnance du 2 novembre 1945, la plupart des gouvernements qui se sont succédés ont durci les conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France.
Ministère de l'immigration et de l'identité nationale, politique du cas par cas, immigration choisie, politique des quotas, délit de solidarité, appel à la délation, double peine…
Les sans-papier s sont victimes d'une politique qui les maintient dans une zone de non-droit et dans la précarité administrative.
Ces attaques fragilisent l'ensemble des salariés en France, en voulant les mettre en concurrence.

 
LES COÛTS DES EXPULSIONS
Un sans-papiers nourrit des familles dans son pays d'origine. Quand un sans-papiers se fait expulser, c'est souvent la source de revenus de tout un village qui disparaît.
Le développement des pays d'émigration dépend aussi des aides des sans-papiers travaillant en France.
La A.N.A .E.M., payée par le travailleur sans-papiers, est une taxe dans laquelle sont comptés les frais d'expulsions.
900 euros (pour des salaires ? 1.5 le SMIC) ou 1600 euros (pour un salaire ? 1.5 SMIC) sont payés par le patron, mais seront remboursés par le sans-papiers. D'autres frais s'ajoutent aussi (la visite médicale et les taxes en préfecture). Les montants de ces taxes sont à ajouter aux à la taxe A.N.A.E.M.
Un sans-papiers qui se fait expulser ne peut bénéficier du droit à « l'aide au retour » (une aide qui est généralement matérielle, et pas financière).
Après une dizaine d'années hors du pays, il lui faut du temps pour se réintégrer à son propre pays. Les difficultés de retour ne sont absolument pas prises en compte par le gouvernement.
La plupart des sans-papiers ne sont pas célibataires ; ils ont ici des familles. Quand on expulse le père travailleur, la famille reste ! La femme se retrouve seule, et qu'elle travaille ou non, sa vie est rendue encore plus difficile.
En expulsant les travailleurs sans-papiers, c'est souvent la principale source de revenus des familles qu'on détruit !

 
Les conditions inhumaines d'expulsion :
- les scotchs
- attachés, tabassés, drogués aux somnifères… voire assassinés !
- On ne leur laisse pas même le temps de prendre leurs bagages, ils sont expulsés avec leurs seuls pantalons et chemises. Et on leur retire tout leur argent avant de les expulser !
22 000 à 30 000 euros : c'est ce que coûte à l'état l'expulsion d'un sans-papiers (source : la Cour des Comptes). Soit un total annuel, toujours selon la Cour des Comptes, de750 millions d'euros. La France ne gagne pas, elle perd avec ses expulsions.
.
QUELLE EST L'UTILITÉ D'UN COLLECTIF ?
LES LUTTES ONT CHANGE LA RÉALITÉ DES SANS-PAPIERS
Avant, les sans-papiers se cachaient, vivaient en permanence dans la peur. Ils limitaient leurs mouvements au trajet entre la maison et le travail. Ils avaient trop peur de se montrer, de participer à la vie sociale.
Aujourd'hui, un ras-le-bol a éclaté. Ils se sont progressivement affichés, mobilisés, et ont pris la décision de créer un collectif. À travers cette union, le mouvement a pris plus de force.
Depuis 2002, de nombreux collectifs sont créés. Chaque jour, un nouveau se crée. Tous adhérent au Minist&egra ve;re de la Régularisation de tous les sans-papiers.
Aujourd'hui, les sans-papiers ont une voix propre. Grâce à la lutte, les collectifs peuvent être des véritables forces. L'espérance est renforcée.
La masse de sans-papiers qu'on ne voyait pas jusque-là a donc été mise à jour. Cette nouvelle visibilité a engendré davantage d'union, mais aussi de connaissance des sans-papiers par la population.

 
Communiqué officiel du Ministère de la régularisation de tous les sans-papiers en faveur du mouvement de grève des travailleurs sans-papiers :
Le Ministère de la Régularisation de tous les sans-papiers veulent un critère équitable dont tous les sans-papiers pourront se retrouver.
L'ensemble des collectifs de sans-papiers du Ministère de la régularisation apporte son soutien à tous les piquets de grève qui luttent dans leur entreprise pour obtenir leur régularisation et réaffirment leur condamnation à toute forme d'expulsion des sans-papiers.
On vit ici, on bosse ici, on reste ici.


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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 07:58



lI y a quelque chose d’obscène dans la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail. C’est s’en prendre aux salariés dans leur chair.

Alors qu’ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base.

Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.

Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent.

La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.. Les accidentéss du travail  et malades de maladie professionelles ne peuvent plus compter sur des associations proches des syndicats pour faire reconnaitre nos droits face aux saigneurs

Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n’était qu’une frêle compensation.

La supprimer serait scandaleux. D’autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécoms, ne sont pas reconnus légalement autant qu’il le faudrait comme des accidents.

Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008. On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d’autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.



Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vies que l'exploitation jusqu'à la corde des travailleurs

Une pétition à l’initiative de la fondation Copernic http://www.non-taxation-at.net/



Nous ne pouvons admettre ces mesures de mépris de la part des exploiteurs et ses représentants

compléments lu sur ce blog:

En France combien de personnes sont victimes d’accidents du travail ou de longues maladies engendrées par le travail ?

Il y a bon an mal an entre 650 et 750 accidents mortels. Entre 2006 et 2008, il y en a eu 16 % de plus. Il y a autour de 4 500 amputés, handicapés et autour de 1, 4 millions d’AT « bénins » dont 650 000 accidents avec arrêts de travail  souvent mal déclarés, sinon dissimulés.

Les maladies professionnelles sont encore plus sous-déclarées que les accidents, sérieusement, plusieurs dizaines de milliers, notamment les cancers d‘origine professionnelle : en 2004, il est reconnu 36 871 maladies professionnelles (dont 19 155 avec IP), 6 819 374 journées perdues IT (dont affections périarticulaires 24 848, amiante 4 831, dues aux charges lourdes, 2 313, au bruit 980, allergies 351, affections respiratoires 315).

Quelles sont les branches professionnelles les plus touchées ?

Évidemment le bâtiment, les transports, puis l’industrie, mais tous les services aussi. Le Medef veut supprimer les visites médicales de la médecine du travail dans les secteurs dits « sans risque » : mais tous les secteurs sont à risques, ce ne sont plus les coups de grisou qui tuent mais les accidents cardiaques et vasculaires, surtout quand la durée du travail s’allonge comme c’est le cas depuis que le slogan mortifère « il faut travailler plus » a gagné, contrariant 160 ans d’histoire du Code du travail.

Les femmes sont-elles aussi touchées que les hommes ?

Bien sûr, stress, et chantage à l’emploi les concerne même davantage. Elles sont plus précaires. Elles sont défavorisées par les maternités qui permet de les payer moins, de les protéger moins, de les flexibiliser plus.

Voit-on émerger de nouveaux types de maladies ou d’accidents dans des branches jusqu’à présent préservées ?

Assurance, banques, courtages, presse, c’est le règne du dépassement des journées maxima de 10 h et des semaines maxima de 48 h – pourtant d’ordre public social, elles sont imposées à toutes et tous par la loi – et alors on constate dépressions nerveuses, burn out, accidents cardiaques, suicides… Mais les accidents les plus nombreux, sont : chute, enfouissement, transports. Les maladies sont d’abord les « TMS » (85 % de troubles musculo-squelettiques) : tendinite de l’épaule, syndrome du canal carpien, tendinite du coude. Fréquent chez les travailleurs effectuant des gestes répétitifs avec un faible temps de récupération.

Cas recensés par la Cnam 26 353, la Mutualité sociale agricole 2 364. Coût pour la Sécurité sociale : 541 M€. L’amiante fait 100 000 morts en 20 ans. Se développent : les AVC liés au travail. Et surtout dans une proportion encore insoupçonnée l’exposition à des produits cancérigènes. Sur 20 maladies déclarées, 14 sont reconnues et indemnisées au titre d’un arrêt de travail ou d’une IP : elles doivent être inscrites au tableau des maladies professionnelles qui suit, avec retard, l’apparition des pathologies déclenchées par le milieu du travail moderne. Exemple : les méfaits de l’amiante, dénoncés en 1935, n’ont été pris en compte en France qu’à partir de 1975.

Sont exclues les atteintes psychopathologiques et sont difficilement reconnues les maladies chroniques. Cancer : 300 à 350 facteurs chimiques, physiques ou biologiques cancérigènes recensés dont benzène, chrome, amiante, nitrosamines, rayons ultraviolets, rayonnements ionisants et aflatoxines. Cancers professionnels les plus courants : poumons, vessie, peau, os et sarcomes. Facteurs allergènes : 3 000 allergènes classés pouvant provoquer dermatoses et maladies respiratoires.

Quel est le coût de ces accidents et de ces maladies (%PIB) ?

C’est la perte de 48 millions de journées de travail, en 2003, le coût moyen (en €) d’un accident ordinaire est de 2 864 ; ayant entraîné une incapacité permanente inférieure à 10 % : 1 651 ; égale ou supérieure à 10 % : 83 765.

Pendant les 28 1ers jours d’arrêt de travail, il est versé 60 % du salaire journalier de base (dans la limite de 0,834 % du plafond annuel des cotisations) ; montant maximal 155,46 €.

À partir du 29e jour : 80 % ; montant maximal 207,28 €. Ne peuvent dépasser le gain journalier net. Plafond (mensuel au 1-12-2005) : 2 516 €. En 2003, l’Assurance maladie a indemnisé 1,5 million d’accidents du travail (dont 750 000 ont donné lieu à un arrêt de travail).

Le coût global des arrêts de travail s’est élevé à 5,2 milliards d’euros en 2006. La facture réelle, incluant la non déclaration, représenterait 15 milliards d’euros. Davantage que le déficit de la Sécu !

Dans le monde, il y a 2, 2 millions décès par accidents du travail (y compris 160 millions de maladies professionnelles) pour une pop. active de 2,7 milliards. Coût annuel : 1 250 milliards de $, soit 4 % du PIB mondial.

Pourquoi le gouvernement veut-il imposer les indemnités versées aux accidentés du travail ?

Pour faire payer les pauvres et protéger le bouclier fiscal des riches. Ça rapporte, selon lui, 150 millions d’euros alors qu’ils laissent les riches fraudeurs fiscaux dissimuler 3 milliards en Suisse sans les sanctionner.

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 08:54

Une déléguée du personnel CGT de Géant Casino à Valence 2 a dû écrire à l’inspection du travail pour lui exposer les griefs qu’elle formule à l’encontre de son directeur, tant en ce qui la concerne que du climat social au sein du magasin.
Il est clair que les militants syndicaux ne sont pas les biens venus aux yeux de ce directeur. Les réflexions, disons désobligeantes, fusent, à propos des heures de délégations de cette déléguée CGT. Elle a même été menacée d’un changement de poste, à dû subir la suppression d’un jour de congrès que la direction a remplacé par deux demie journée sans même l’en informer, puis en refusant les jours de congés qu’elle avait posés en mai !
A la suite de la tentative de vol qu’a subit le magasin le 13 octobre dernier, une journaliste de Radio France Bleue l’avait appelé au téléphone pour s’informer auprès d’elle des sentiments et du vécu des salariés suite à cet incident. N’étant pas présente dans le magasin à ce moment là , la déléguée CGT n’avait pas répondu à la sollicitation. Ce qui n’a pas empêché le directeur de la convoquer dans son bureau et d’entrer dans une colère noire sans même lui laisser le temps de s’expliquer. La journaliste a dû téléphoner au directeur pour confirmer que la déléguée ne lui avait rien dit sur cet incident. Le directeur l’a agressé verbalement à son tour.
Pour ce qui est du climat social dans la boite, il faut dire que le personnel doit assumer le même travail alors qu’une cinquantaine d’employés ont démissionné, ont été licenciés, sont en arrêt maladie, à quoi il faut ajouter les CDD supprimés. Le personnel doit alors subir les remarques désobligeantes de clients mécontents tant du service rendu que des files d’attentes aux caisses.
L’inspection du travail à du boulot !

  article de Paul Goyard - Valence

 Ci dessus  les pressions, insultes, menaces, de la direction du Géant Casino de Valence 2, en direction des salariés et plus particulièrement de la déléguée CGT.

La CGT apporte son total soutien aux salariés concernés et demande à ses organisations d’envoyer des motions de soutien , qui dénoncent « une attitude rétrograde qui pousse les salariés dans une souffrance extrême intolérable et inacceptable ».

La CGT « ne cautionnera pas ce genre de pratiques à l’encontre de l’ensemble des personnels et de leurs élus… » La CGT « exige l’arrêt immédiat de ces comportements et demande à la direction général du groupe Casino d’intervenir afin de rappeler au directeur de ce magasin les règles élémentaires du droit à la dignité des personnes ».

Une journée d’action est prévue le 12 novembre, de 10h à 16h devant le Géant Casino, avec signature d’une pétition et pic-nic à 12h

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 06:58
- Alain Mosconi, secrétaire national du STC-marin à Bastia, le 31/10/2009 - AFP -
Alain Mosconi, secrétaire national du STC-marin à Bastia, le 31/10/2009

La privatisation à marches forcées de la SNCM est un des scandales les
plus retentissants de l’ère Villepin-Chirac. Mais le procès qui va
s’ouvrir n’est pas celui des escrocs. C’est celui des syndicalistes
dont la dénonciation musclée du scandale financier avait débouché sur
la remise en cause du premier projet concocté aux profit des amis de
Dominique de Villepin… …notamment Walter Butler, propriétaire du fonds
d’investissement désigné par le premier ministre pour reprendre la
totalité de la compagnie. Walter Butler n’en a repris que 38%, mais il
a quand même raflé 60 millions d’euros sur le dos de l’État et des
contribuables.

Mais ce sont les syndicalistes corses qui sont menacés de jusqu’à dix
années de prison et de perdre leur emploi. Véritablement le monde à
l’envers !

Au printemps 2006, le gouvernement décidait la privatisation de la
SNCM, société d’Etat titulaire du service public de desserte maritime
de la Corse. Le gouvernement de Dominique de Villepin, alors premier
ministre, après un simulacre d’appel d’offres, annonçait que la
compagnie serait cédée en totalité à Butler Investissements pour 35
millions d’euros. Cette décision provoqua un tollé. Véolia, qui avait
concouru à l’appel d’offres, était écarté, malgré ses références
avérées dans le domaine des transports, au profit d’un fonds
d’investissement totalement dépourvu de compétences pour gérer une
compagnie maritime. Quant au prix, ridiculement bas, il est contesté
avec véhémence : la seule valeur des bateaux, même en cas de cessation
immédiate d’activités, est alors estimée à 10 fois ce montant par les
syndicats. Dès lors, Butler pourrait faire plusieurs fois la culbute
sur son achat dans les mois qui suivent, simplement en revendant les
bateaux. Les salariés, inquiets pour leurs emplois, mènent alors une
lutte largement soutenue par la population. Cette mobilisation, durant
laquelle le STC a occupé une place essentielle, a duré plusieurs
semaines. Elle a été notamment marquée par l’appareillage de Marseille
du Pascal Paoli, toute récente acquisition de la défunte SNCM, avec à
ses commandes les marins du STC bien décidés à ramener en Corse un
patrimoine financé par les fonds de la continuité territoriale sur
lequel Butler allait faire main basse.

C’est pour ces faits qu’Alain Mosconi et ses amis sont déférés devant
les tribunaux, avec à la clef des sanctions très lourdes (jusqu’à 10
ans de prison) et la perte de leur emploi. Or l’action des « révoltés
du Paoli » a eu des effets indéniablement salutaires pour la Corse, et,
depuis les faits, la vérité a éclaté à propos du scandale Butler. En
effet, suite à la grève, le montage final du capital a repêché Veolia
qui a repris 28% des parts, tandis que Butler Investissements en
récupérait 38% au lieu de la totalité prévue initialement. L’État était
contraint de garder 25%, 9% allant aux salariés. Et surtout, à travers
Veolia, la compagnie SNCM bénéficiait d’un partenariat crédible,
capable d’en assurer le fonctionnement économique. Courant 2008, ce qui
était prévisible s’est produit : Butler a revendu ses 37,71% du capital
de la SNCM à Veolia désormais seul actionnaire avec l’État et les
salariés. Corsica Ferries, qui suit de près le dossier en tant que
concurrent historique de Veolia, épluche les comptes de cette dernière
et révèle le pot aux roses : Butler a récupéré 73 millions d’euros
alors qu’il en avait versé 13 millions deux ans auparavant ; soit un
gain de 60 millions en deux ans à peine. En pleine tourmente
financière, il s’agit sans doute là d’une plus value historique pour un
fonds d’investissement ! En fait il s’agit d’un véritable acte de
piraterie mené au sommet de l’État …. et c’est Alain Mosconi qui est
poursuivi pour piraterie !!! Le comble dans cette histoire est qu’en
forçant l’État à conserver 25% du capital de la compagnie, les
syndicalistes ont permis à ce dernier de réaliser une plus value
proportionnelle sur ses parts, soit environ 50 millions d’euros.

Et c’est ce même État qui s’apprête à les faire condamner lourdement,
et à les faire licencier de la compagnie dont ils ont, par leur action,
assuré le sauvetage. Le comble du cynisme d’État, et la caricature
d’une justice coloniale ! Le sort réservé à Alain Mosconi et ses amis
est proprement révoltant. Il évoque celui qui a été appliqué en Kanaky
aux syndicalistes de l’USTKE, et à leur dirigeant Gérard Jodar,
actuellement emprisonné pour avoir porté « entrave à la circulation
d’aéronefs », et condamné par un jeu de révocation de sursis antérieur,
à passer 21 mois derrière les barreaux. Il est inouï qu’un syndicaliste
kanak soit aussi lourdement condamné alors que, par exemple, le
sénateur Gaston Flosse, ami de Jacques Chirac et responsable de
substantiels détournements de fonds publics à Tahiti, reste libre et
impuni. La condamnation d’Alain Mosconi alors que Walter Butler
bénéficie impunément de ses scandaleuses plus values serait un scandale
révoltant. En Corse, comme en Kanaky, la justice coloniale est à
l’œuvre.

François ALFONSI
Député européen

------------------------------------------------------------
SOLIDARITE

Continuez à signer et à faire signer la pétition en ligne de soutien
aux marins du STC :
http://www.stc-marins.com/


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