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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:10
Négociations en cours pour une circulaire de régularisation après plus de deux semaines de grève
Des travailleurs sans papiers du bâtiment ont été évacués mercredi du siège du syndicat patronal de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), occupé depuis 16 jours. Les grévistes espèrent leur régularisation, pour pouvoir bénéficier de la sécurité sociale et de la retraite pour lesquelles ils cotisent. La FNTP tente de se dissocier du mouvement, pour éviter que ne soient trop évoquées les pratiques d’exploitation des sans-papiers dans le secteur du BTP.

L’ambiance est tendue,  mercredi 28 octobre , au siège parisien du syndicat patronal de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP). Les sans-papiers qui l’occupent depuis le 12 octobre savent que la police doit les en déloger sous peu. Une ordonnance du Tribunal de grande instance de Paris leur a en effet donné la veille l’ordre d’évacuer les lieux dès 14 heures.

Le matin même, un autre lieu de la capitale a déjà été évacué par les forces de l’ordre. Les sans-papiers ont ensuite occupé pendant deux heures le siège de la Fédération française du bâtiment (FFB), l’autre syndicat patronal du BTP, jusqu’à l’intervention de la police.

Des sans-papiers qui cotisent sans être protégés

« Je suis rentré le premier », dit Benyahia, du syndicat CGT Construction, qui ajoute : « Nous étions 150 le premier jour, nous sommes désormais environ 500 ». Les relations avec la FNTP se sont jusque-là bien passées, assure-t-il. L’organisation a évacué le 22 octobre son personnel « pour des raisons de sécurité ». Mais, selon Benyahia, « les gens continuent de travailler normalement, c’est pour avoir un prétexte devant le juge que la direction de la FNTP l’a fait ».

Sakomima

Les travailleurs présents sont en majorité des hommes d’Afrique subsaharienne, avec également quelques Maghrébins. Travailleurs du bâtiment, ils n’espèrent qu’une chose : que leur lutte les mène à la régularisation. Plusieurs Maliens sont assis dans les fauteuils design du hall d’entrée ; deux d’entre eux acceptent de raconter leur expérience. Sakomima, 23 ans, est arrivé en France en 2004. Il explique avoir travaillé avec les papiers d’un ami, mais être désormais « en galère ». « Sans papiers, je ne peux pas travailler. Comment manger alors ? Je n’ai pas le droit de voler ! », s’exclame-t-il.

Tout comme Moussa, 38 ans, Sakomima insiste sur le fait qu’il paye des impôts en travaillant. C’est ce que Benyahia appelle le « salaire différé », c’est-à-dire la part de cotisations sociales qui ouvre en théorie la porte à des prestations comme la sécurité sociale ou la retraite. « Mais, quand on est sans papiers, on paye sans rien toucher ! », s’indigne-t-il.

La discrétion de la FNTP

Le siège de la FNTP

Tout d’un coup, quelqu’un entre et crie : « La police arrive ! ». Quelques minutes plus tard, une centaine d’hommes interviennent, principalement des gendarmes. Beaucoup sont chargés de parcourir le bâtiment à la recherche de récalcitrants. Mais l’évacuation se fait dans un calme relatif. Chacun savait ce qui devait arriver et certains, comme Moussa, sont des vétérans de la lutte pour la régularisation.

Seul un représentant de la FNTP se montre très énervé, alors que pénètrent les forces de l’ordre. « Pas de journalistes, pas de journalistes ! », répète-t-il de manière agressive. Le syndicat patronal semble craindre fortement pour son image. Le logo de l’organisation a été retiré du mur du bâtiment.

La FNTP, épinglée en 2008 par Rue89 pour son système abusif de caisses de congés payés, entend éloigner toute menace de polémique. Sa ligne de défense est que les revendications des travailleurs concernent uniquement le gouvernement. Le syndicat patronal annonce ne pas comprendre la raison pour laquelle son siège a été occupé.

Il a pourtant maintes fois été prouvé que de nombreux employeurs du bâtiment profitent sciemment de la situation des travailleurs en situation irrégulière. « Il s’agit pour eux de réduire le coût de production », explique Benyahia. Fin 2008, sur le plateau de l’émission télévisée Les Infiltrés, diffusée sur France 2, le secrétaire général de la CGT Construction, Eric Aubin, affirmait que lors d’une réunion de travail, un responsable de la FNTP lui avait déclaré que les sans-papiers avaient tout à fait leur utilité en ces temps de crise, car les travailleurs en situation légale étaient rassurés de savoir qu’ils n’allaient pas être les premiers touchés par les licenciements.

La sous-traitance est le biais couramment utilisé par des grands groupes du BTP pour échapper aux responsabilités légales. Les employeurs ferment les yeux sur la situation des sans-papiers, et les renvoient d’un claquement de doigts quand ils n’en veulent plus. « J’ai travaillé 8 ans et demi dans la même boîte, puis un jour mon patron m’a dit que mes papiers n’étaient pas valides », explique Moussa.

Lutte des sans-papiers « acte II » : vers une circulaire

Sit-in des sans-papiers

Le mouvement des sans-papiers, qui s’étend depuis le 12 octobre à toute la région parisienne, a pris le nom d’« acte II », en référence à la fructueuse lutte de 2008. 4 100 travailleurs se sont progressivement mobilisés, et occupent aujourd’hui une quarantaine de sites. Sont principalement touchés les secteurs précaires de l’intérim, de la restauration, du BTP, du nettoyage et de la sécurité. Deux cents femmes travaillant dans l’aide à la personne ont également rejoint le mouvement.

La grève a commencé suite à l’absence de réponse du Premier ministre à une lettre, envoyée le 1er octobre par un collectif de 5 syndicats (CGT, FSU, Solidaires, CFDT, UNSA) et 6 associations (LDH, Cimade, Femmes Egalité, Autremonde, RESF, Droits Devant !!). Celle-ci pose la revendication que soit rédigée une circulaire ministérielle de régularisation. « Les critères de régularisation varient suivant les préfectures, justifie Benyahia, nous voulons donc une décision centralisée ». Le Conseil d’Etat a annulé vendredi la précédente circulaire, datant de 2008, celle dont l’application est critiquée.

Plusieurs réunions ont eu lieu au ministère de l’Immigration. Les discussions portent désormais sur le contenu de la nouvelle circulaire et les critères de régularisation. La prochaine se tiendra vendredi. Malgré la vigueur du mouvement, qui pousse le gouvernement à la négociation, la couverture médiatique française reste relativement faible.

 

Denis Carlier - Afrik.com, 29 octobre.
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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 10:10

Mardi les grèvistes du pôle emploi vont peut être avoir connaissance de cette lettre ; Pôle emploi, là ,une énorme machinerie inventée par des  esprit pervers: le retour du marché  à l'esclaves.





Lettre ouverte de quelques précaires aux conseillers de Pôle Emploi

Bonjour,

nous sommes chômeurs, RSAstes, travailleurs précaires, étudiants, qui entre autres activités socialement reconnues ou pas, animons le mouvement des chômeurs et précaires de Rennes. Nous avons constitué ce collectif il y a près d'un an déjà, ne voulant plus subir la sollicitude d'un gouvernement qui n'a aucunement pour but d'améliorer notre situation, mais bien plutôt de renforcer son emprise sur la « main d'œuvre à problème » que nous sommes à ses yeux. Nous ne nous faisons pas d'illusion quant à ses intentions. Nous savons bien qu'un chômage de masse et une précarité en cours de généralisation sont une aubaine pour nos dirigeants: pression à la baisse sur les salaires, épouvantail de la misère, contournement des droits sociaux... Mais le pouvoir, forcément fragilisé par la crise et l'impopularité de ses « réformes », a besoin d'alimenter la figure du chômeur fainéant, s'appuyant et encourageant le racisme social ordinaire et désignant à la vindicte populaire des « parasites » à rééduquer ou à éliminer. Désigner un bouc émissaire lui est nécessaire pour entretenir son alliance avec les classes privilégiées, acheter la passivité des classes moyennes, continuer à diviser les classes pauvres.
Nous autres « parasites », comme tout un chacun, nous formons, consommons, réfléchissons, communiquons, nous salarions, faisons valoir nos compétences, montons des projets. Nous sommes sans cesse en rapport avec des institutions formelles et informelles de cette société. Bref, nous sommes « insérés » et productifs, nous participons à cette même machine qui nous traite de parasites et d'improductifs. En fait, nous ne sommes pas attaqués pour notre supposée paresse, mais parce que nous incarnons aux yeux du pouvoir une capacité de refus et d'insoumission existant de manière diffuse dans toute la société et qui, si elle s'assumait sans réserve et se coordonnait, constituerait pour lui une véritable menace. Car, bien que productifs, nous n'acceptons pas n'importe quel travail, dans n'importe quelles conditions, pour n'importe quel salaire. Nous n'acceptons pas d'être ballottés d'un suivi mensuel obligatoire à un stage de coaching imposé, nous n'acceptons ni d'être les variables d'ajustement du marché du travail, ni celle du marché de l'insertion. Et surtout, nous ne le voulons pour personne. La précarité ne nous a pas rendu serviles.
Dans ces conditions, il nous paraît naturel de venir à votre rencontre, vous qui, une nouvelle fois, affirmez votre refus du management néolibéral de Pôle Emploi. Nous sommes attentifs à vos luttes depuis un an contre la fusion ANPE-ASSEDIC telle qu'elle s'est faite, contre les PST, contre l'intensification des cadences et le rôle de strict contrôleur qu'on veut vous voir jouer. Certains parmi vous nous ont appris combien la direction de Pôle Emploi était mise en difficulté par vos résistances syndicales et par l'attitude de nombreux conseillers qui refusent d'appliquer à la lettre le suivi mensuel et l'offre raisonnable d'emploi, cherchant à tout prix à éviter désinscriptions et radiations.
Pourtant, aujourd'hui, il est nécessaire d'aller plus loin. Les collectifs et organisations ayant organisé les États Généraux du chômage et de la précarité vont être, à partir de la fin novembre, à l'initiative de marches de chômeurs convergeant le 5 décembre en une manifestation à Paris. Dans une dizaine de villes, des collectifs comme le nôtre envisagent des actions coordonnées chaque fin de mois contre Pôle Emploi; les démarches d'accompagnement des chômeurs par les collectifs pour débloquer les dossiers et défendre ce qui reste de droits des allocataires, se multiplient. Vous le savez, seule l'intervention sur la scène publique des usagers de Pôle Emploi peut vous permettre d'obtenir gain de cause dans la défense de votre métier. De la même façon, nous avons besoin que vous vous manifestiez à nos côtés, pour briser chez un certain nombre de précaires l'image du conseiller voyant en chaque chômeur un fraudeur en puissance et ne se mobilisant que pour ses intérêts catégoriels. Bref, nous avons besoin que vous vous manifestiez publiquement comme nos égaux.
Pour nous, il ne fait aucun doute que nos luttes convergent. Mais cela ne peut pas suffire, ni être à la hauteur de la catastrophe sociale et morale actuelle. Pour un certain nombre d'entre vous, par delà les mobilisations ponctuelles qui donnent un peu d'énergie, la question cruciale demeure certainement la suivante: vais-je continuer de travailler pour Pôle Emploi, ou vais-je démissionner ? La récente vague de suicides à France Télécom montre bien combien cette alternative est une impasse, ces salariés manifestant par leur geste qu'ils ne peuvent pas plus rester que partir. Il n'y a pas d'autre choix, si vous souhaitez réellement défendre une idée positive de votre métier, que d'amplifier la désobéissance à l'égard de la « Boutique » Pôle Emploi dont nous sommes, vous salariés et nous usagers, les coproducteurs, tenus séparés par un appareil d'État investi par une machine de guerre néolibérale. Nous devons pouvoir prendre la parole et lutter ensemble pour ce que nous voulons: un service public de l'emploi qui informe les précaires sur leurs droits et les accompagne, selon leurs besoins et attentes, dans leurs démarches et projets.
Les suicides chez France Télécom, le climat délétère qui règne à Pôle Emploi, la lassitude, le désespoir et la colère de nombreux chômeurs (qui parfois se retournent contre vous), sont les symptômes d'une urgence politique à ouvrir un coin d'espérance dans l'horizon bouché des restructurations libérales irresponsables dont la fusion constitue un exemple accablant. Nous avons besoin de crever ensemble la chape de silence qui entoure Pôle Emploi, la culture du secret qui y règne. Nous avons besoin que vous nous fassiez connaître tous les cas de radiations que vous n'avez pas pu empêcher, que vous signaliez aux chômeurs l'existence des collectifs qui défendent leurs droits, que vous nous fassiez parvenir toutes les circulaires, les décrets régissant ou qui vont régir prochainement nos situations, sur lesquels nos dirigeants se gardent bien de communiquer. De notre côté, nous sommes ouverts à toutes les propositions de coopération et d'action qui vous paraîtraient pertinentes.
Aujourd'hui, il faut matérialiser un espace de rencontre, de communication et d'action commune, en plus, et à côté des organisations syndicales. Nous ne nous adressons pas qu'aux plus « militants » d'entre vous, qui sont déjà débordés par leurs mandats, mais également à tous ceux, syndiqués ou non, qui pensent qu'on ne peut pas faire l'économie d'une telle coordination, pour peu qu'on prétende provoquer une rupture, un coup d'arrêt de la machine.
Nous sommes à vos côtés aujourd'hui et le serons à chaque fois que vous affirmerez, comme aujourd'hui, votre dissidence à l'égard d'une institution qui s'est retournée contre nous tous.


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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 03:37

Alors qu'en Algérie les revendications sociale viennent devant la scéne médiatique largement occupés par le football.

Même recette pour le pouvoir et  l'état': les jeux du stade.



 

DL 131009

image lu sur fontbarlette les infos

ce texte est issus d'un blog algérien

 

Les mêmes revendications sont exprimées à chaque rentrée sociale

Les secteurs de l’enseignement, de la santé et des chemins de fer traversent une période de turbulences.

Des menaces sur la continuité du service public proviennent des syndicats des travailleurs qui veulent opérer des débrayages dans les domaines de la santé et des transports ferroviaires. En effet, la section santé du Syndicat national des personnels de l’administration publique perd patience après l’échec de ses multiples demandes d’audience auprès du ministre de la Santé, Saïd Barkat.
La mi-novembre prochain est désignée comme date probable du début du mouvement de protestation des fonctionnaires. Il appartient au conseil national qui se tiendra le 26 octobre de se prononcer définitivement sur cette action. Manque de concertation avec la tutelle et non-publication du statut particulier des travailleurs du secteur sont les principaux points qui ont suscité le mécontentement du syndicat.
Les cheminots, de leur côté, n’écartent pas l’éventualité de cesser le travail dans quelques jours si leurs revendications ne sont pas satisfaites.
Les travailleurs veulent une application immédiate de la nouvelle grille des salaires et une nouvelle étude du régime des indemnités. Le syndicat affilié à l’Ugta a déjà saisi la Centrale sur ces questions afin de tenter de faire bouger les choses. Un conflit syndical devrait aussi être réglé puisque les travailleurs accusent le secrétaire général de la Fédération de ne pas se soucier de leurs problèmes. Les réunions sont suspendues depuis trois ans. Un mouvement de protestation a même été organisé pour dénoncer cette situation. Les travailleurs acceptent de patienter pendant deux semaines supplémentaires avant d’engager un mouvement de grève qui est loin d’être le premier dans les annales de la Sntf.
Si les perturbations des secteurs de la santé et des transports ne sont pas d’effet immédiat, les lycéens, par contre, n’ont pas vécu une semaine normale. Ce ne sont pas les enseignants qui ont décidé de rendre le tablier mais plutôt les élèves. Ces derniers ne sont pas du tout contents de l’application du nouveau week-end qui a généré un nouveau mode d’enseignement, notamment en ce qui concerne la programmation. Les lycéens trouvent que les programmes sont trop chargés et ils l’ont fait savoir en boycottant l’école dans plusieurs villes du pays. Il y a deux ans, les lycées étaient également bloqués suite à une grève de ces mêmes structures après l’appel lancé par le CLA. Aussi, chaque jour que Dieu fait, des foyers de tension sont signalés à travers le pays plaçant ainsi le gouvernement face à ce qu’il convient d’appeler «la poudrière sociale».
On constate que les mêmes secteurs affichent régulièrement leur mécontentement depuis plusieurs années. Les mêmes revendications sont aussi exprimées. Elles sont souvent d’ordre pécuniaire, même si les conditions de travail sont régulièrement évoquées parmi les raisons de cette levée de boucliers. De grève générale, point donc. Cette dispersion affaiblit considérablement le mouvement ouvrier. Comme si cela ne suffisait pas, il y avait également le Pacte économique et social qui a poussé l’Ugta à renoncer pendant trois ans à tout mouvement de protestation. Après les rémunérations et les conditions de travail, viennent les difficiles relations avec la tutelle. Les mêmes ministres sont confrontés pendant des années à des mouvements de protestation et à des vagues de revendications sans pouvoir stabiliser des secteurs entiers d’activité. Si les syndicats ne ratent aucune opportunité pour tenter d’arracher des acquis supplémentaires, l’administration se trouve quelquefois en panne d’imagination, l’empêchant de proposer des pistes pour parvenir à calmer le front social.
Il reste tout de même le rituel de la tripartite qui va tenter encore une fois et ce, avant la fin de cette année, de mettre sur la table des négociations entre l’Ugta, le patronat et le gouvernement certains dossiers relatifs au front social, dont le Snmg. La grève étant un moyen de pression pour faire admettre les revendications à ce sujet.
Toutefois, le fait que les syndicats des travailleurs et des patrons ne soient pas associés à des discussions préalables sur les dossiers autres que celui des salaires, démontre que le gouvernement se prive de tout moyen de prévenir les conflits sociaux. Pourtant, des échéances importantes se profilent à l’horizon comme le Code du travail.

Ahmed MESBAH

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 08:13
 Loin de la tactique  développée dans certaines villes , les travailleurs Sans Papier ( avec le mauvais papier) s'inscrivent dans la lutte de classe:
Plus d’un millier de salariés sans-papiers ont entamé aujourd’hui une grève coordonnée et l’occupation de plusieurs sites à Paris, dont le siège du patronat des travaux publics (FNTP) pour exiger l’application identique pour tous des critères de régularisation par le travail, selon des sources concordantes.
“On a plus d’un millier de travailleurs sans papiers en grève, regroupés sur six sites”, a indiqué à l’AFP Raymond Chauveau, qui pour la CGT coordonne ce mouvement, avec le concours de Solidaires (syndicats Sud) et le soutien de neuf autres syndicats et associations, dont la CFDT et la Cimade.

Des centaines de Travailleurs sans papier se sont mis en greve ce matin sur leur lieu de
travail ou sur un site professionnel dans le cadre d'un mouvement
coordonné auquel le RESF a appelé , via la lettre à Fillon dont nous
sommes signataires dans le cadre d'une large union syndicale et
citoyenne.
Devrait y avoir un communiqué dans l'am ou ce soir avec décompte plus
precis , vu l'ampleur.
En ce qui concerne l'interim ( batiment, services ) , plusieurs
agences de la rue de Rome ( SYNERGIE 15 rue de Rome , CRIT à 50 m au
dessus , etc ) sont occupées depuis ce matin 10 h.
rien que rue de Rome ils sont plusieurs centaines.
toutes les occupations s'organisent dans le calme.
Dans le 8e , pour le secteur restauration , occupation d'un organisme
collecteur formation, FAFIH, 3 rue de la Ville l'Evêque ( plus de 50)
toujours dans le 8e , occupation groupe Samsic (secteur propreté)
rue des Combes ( plus d'une centaine)

et pour le batiment la FNTP 9 rue de Berry ( 160) ,
Il faut ajouter à tout ça de nombreuses (pas encore le detail)
d'occupations d'entreprises à travers paris et l'idf.
solidarités RESF bienvenues partout
florence
resf
----------------
d'après la Dépêche AFP



Plus d'un millier de salariés sans-papiers ont entamé aujourd'hui une
grève coordonnée et l'occupation de plusieurs sites à Paris, dont le
siège du patronat des travaux publics (FNTP) pour exiger
l'application identique pour tous des critères de régularisation par
le travail, selon des sources concordantes.

"On a plus d'un millier de travailleurs sans papiers en grève,
regroupés sur six sites", a indiqué à l'AFP Raymond Chauveau, qui
pour la CGT coordonne ce mouvement, avec le concours de Solidaires
(syndicats Sud) et le soutien de neuf autres syndicats et
associations, dont la CFDT et la Cimade.

Dans une récente lettre au gouvernement, ces syndicats et
associations ont pointé les blocages qui "persistent voire
grandissent", faisant obstacle selon eux à une application égale pour
tous des textes permettant la régularisation par le travail, et
livrant les travailleurs concernés au règne de l'arbitraire.

Selon M. Chauveau, environ 160 se sont regroupés 9 rue de Berry
(VIIIe) au siège de la fédération patronale des travaux publics
(FNTP), qui a confirmé à l'AFP qu'"une centaine de travailleurs
avaient investi pacifiquement son hall d'entrée vers 10h00".

Dans le même arrondissement, selon M. Chauveau, une cinquantaine
de travailleurs sans-papiers occupaient également les locaux d'un
organisme de formation professionnelle de la restauration, le Fafih,
3 rue de la Ville l'Evêque, ce qu'une source proche a également
confirmée.

Dans le XVIIe arrondissement, environ 350 intérimaires sans-
papiers ont entamé l'occupation de trois agences, à l'enseigne CRIT
et Synergie rue de Rome, tandis qu'une centaine d'autres se sont
installés dans les locaux du groupe Samsic (propreté) rue des Combes.
La direction de Samsic n'était pas joignable dans l'immédiat.
Les ouvriers sans-papiers de deux chantiers, une cinquantaine sur
un site en démolition rue Lapérouse (XVIe) et une trentaine à Massy
sur un site sous-traité par le groupe Bouygues à la société GCC ont
également débrayé, selon M. Chauveau.
liste des sites en grève:
KFC - 31, boulevard Sébastopol 75001 Paris
Travaux publics de la Suburbaine - Chantier du Tramway (porte des Lilas)
Potel et Chabot - 3, rue Chaillot 75016 Paris
TFN - 110, rue de lOurcq 75020 Paris
DMMS - 17, rue de Pelleport 75020 Paris
THIALLY - 50, rue dAvron 75020 Paris
ADEC - 23, rue la Pérouse 75016
Individuels BTP - FNTP 9, rue de Berri 75008 Paris
Individuels Restauration - FAFIH 3, rue de la Ville-l’Évêque 75008 Paris
Individuels Nettoyage et sécurité - SAMSIC 9, rue Descombes 75017 Paris
Individuels intérim - SYNERGIE 15, rue de Rome 75009 Paris
Individuels intérim - CRIT 27, rue de Rome 75009 Paris
Individuels intérim - CRIT 69, rue de Rome 75009 Paris
GTC (Massy 91)
Markofer (Morangis 91)
Drexco (Crosne 91)
Nicolin (Vigneux-sur-Seine 91)
Étanchéité rationnelle (Grigny 91)
Samsic (Évry 91)
Cegex (Wissous 91)
Benne2000 (Viry-Chatillon 91)
MCMD (Nanterre 92)
Boucheries Barbaud (Robinson 91)
Axandre (Levallois-Perret 92)
Derichebourg (Boissy-saintLéger 94)



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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 09:07


 Rassemblement 14h30 devant la préfecture de Valence

Six syndicats (CFDT, CGC, CGT, FSU, Solidaires et UNSA) appellent à une nouvelle mobilisation interprofessionnelle le 7 octobre, date choisie par la Confédération syndicale internationale (CSI) pour une journée mondiale d’action pour la défense du travail décent.


Ne voyant pas la présence du syndicat FO à cette journée unitaire, j'ai fait quelques recherches sur la CSI:

La naissance de cette structure unitaire, plus de cent quarante ans après la première tentative d’unification des syndicats au niveau international, passe d’abord par la mise en bière des deux grandes centrales mondiales actuelles :

  • la Confédération internationale des syndicats libres (CISL, 155 millions de membres), d’inspiration sociale-démocrate1,

  • la Confédération mondiale du travail (CMT, 30 millions de membres), d’obédience chrétienne.

Ces centrales ont tenu leur congrès de dissolution dans la capitale autrichienne.

Leurs délégués seront rejoints par ceux d’une dizaine de syndicats indépendants, dont la CGT, qui a quitté en 1995 la troisième centrale mondiale, la FSM 2, aujourd’hui moribonde. Cette présence de syndicats non affiliés, mais souvent en pointe du combat social dans leur pays (comme la CTA argentine), et leur implication dans le processus de création de la CSI, sont des facteurs qui font dire

à Guy Ryder, secrétaire général de la CISL, que, bien plus que la fusion d’appareils concurrents, la nouvelle confédération doit être le cadre où émergera « un nouvel internationalisme syndical » face au capitalisme débridé de ces deux dernières décennies. Nous avons cherché les statuts de cette confédération syndicale internationale lien vers  ces statuts . Le site libertaire A voix autre  donne un point de vue sur cette confédération



1) La bourgeoisie française, pour trouver les bourreaux de la révolution de 1948 et ceux de mai 1871, dut les prendre dans ses propre rang. La bourgeoisie allemande n'a pas besoin de se donner cette peine là- des sociaux démocrates se sont offerts pour cette oeuvre sale et méprisable, sanglante et lâche -son Cavaignac, son Gallifet, se nomment Noske, «  l'ouvrier allemand ».Roland Simon

2) C’est encore renforcé en 1951, quand le gouvernement français expulse la FSM de son siège parisien, et qu’elle s’installe à Prague. La vie de la FSM suivit alors les méandres de la diplomatie soviétiques, avec l’expulsion des syndicats yougoslaves en 1950, ou des syndicats chinois et albanais en 1966. Cependant certaines centrales adhérentes, et particulièrement la CGT française et la CGIL italienne appelle à une rénovation de la FSM à partir des années 60. Ainsi, en 1968, Louis Saillant condamne l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes soviétiques.

-La CGT française et la CGIL italienne en furent les principaux membres en Europe occidentale, et aussi ceux qui poussent le plus la FSM a se détacher de l’influence soviétique. Mais en 1975, la CGT quitte la direction, alors que la CGIL se désaffilie pour rejoindre bientôt la confédération européenne des syndicats. Si contrairement à ses deux rivales (CISL et CMT), la FSM n’a pas d’organisations régionales, ni de Secrétariats professionnels internationaux, elle bénéficie d’une grande influence, siégeant dans plusieurs instances de l’Organisation des Nations unies et rassemblant des Congrès toujours plus nombreux. En 1987, la FSM revendiquait 214 millions d'adhérents dans 94 pays.

-Lors du congrès de Moscou en 1990, les syndicats soviétiques font voter un changement de statut qui fait disparaître la référence à la lutte des classes, et la mise en place de bureaux régionaux. Elle essaye aussi de se rapprocher de la CISL, mais son déclin semble inexorable. Elle est abandonnée par les syndicats des anciens pays sous domination soviétique, la CGT se désaffilie en 1995. La FSM doit déménager son siège de Prague à Athènes.

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 19:28

La reprise ? Pour qui ?

UN peu partout, on voit fleurir des affirmations

selon lesquelles la crise fi nancière est derrière nous et que

nous sommes en passe de retrouver la croissancepour l’année prochaine. D’ailleurs,

nous dit-on, c’est l’euphorie à la Bourse, puisque celle-ci a monté de 13,5 % depuis le

mois de janvier. Et pourtant… Selon l’Observatoire français des conjonctures économiques

(OFCE), la France devrait connaître la pire récession depuis les années 1930. Le

taux de chômage devrait atteindre un peu plus de 10 % l’année prochaine et les pertes

d’emplois pour 2008 et 2009 devraient atteindre plus de 800 000. 286 000 emplois ont

été détruits depuis le début de l’année.

L’investissement devrait baisser de 21 % en 2009, de 23 % dans les seules industries

manufacturières, et même de 33 % dans le secteur des biens intermédiaires (1). Et les

profits des sociétés du CAC 40 (2) ont chuté de 56,4 % au cours du premier semestre de

cette année.

Alors, pourquoi cet optimisme des spéculateurs

? Le Monde (3) donne la réponse :

« Les programmes de réduction des coûts et des investissements, proclamés par la quasi totalité des entreprises, semblent rassurer les investisseurs, qui y voient un moyen de restaurer

leurs marges. » Le capital financier applaudit des deux mains l’engagement des

patrons dans la seule voie pour restaurer les profits : les restructurations, les réductions

d’emplois, les licenciements massifs, l’abaissement du « coût du travail ».

La reprise ? Pour les profits sûrement, pas pour les travailleurs.

P. CISE n

(1) Les biens intermédiaires sont des marchandises utilisées

dans la production d’autres marchandises telles que

les produits minéraux, le textile, le caoutchouc, les composants

électroniques, le bois, les produits métallurgiques,

etc.

(2) Le CAC 40 est l’indice de la Bourse de Paris, composé du

cours des actions des 40 premières sociétés cotées sur cette Bourse.

(3) Le Monde, 2 septembre 2009.

.
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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 19:15
Grève du 7 octobre à Paris : manifestation et rassemblement pour un "travail décent"

j'ai recherché avec l'aide des amis du Laboratoire; voici le résultat des recherches.

 

 

 

Qu’est-ce que le “travail décent”

d « Tout en étant tout à la fois universelle et cohérente,

la notion de travail décent est suffisamment

souple pour prendre en compte les différents contextes

socio-économiques existant dans le monde. »

Le travail décent, une notion suffisamment sou -

ple ? C’est le moins que l’on puisse dire. La seule

définition de ce qu’est le travail décent par son ini -

tiateur Somavia (voir ci-contre les « Repères ») est

une référence aux droits fondamentaux au travail.

d Selon l’OIT, ces droits fondamentaux sont au

nombre de 4 :

la liberté d’association et la reconnaissance

effective du droit de négociation collective ;

l’élimination de toute forme de travail forcé

ou obligatoire ;

l’abolition effective du travail des enfants ;

l’élimination de la discrimination en matière

d’emploi et de profession.

d Ces quatre « droits fondamentaux » ont été mis

en avant à partir de 1998 pour aboutir à une

extinction progressive de toutes les autres

conventions de l’OIT fondées sur des normes

précises en matière de droit du travail (temps de

travail, inspection du travail…).

Donc, selon les initiateurs de la notion du travail

décent, tout ce qui ne porte pas formellement

atteinte à ces quatre droits fondamentaux est

considéré comme du travail décent. On en lira

ci-dessous quelques exemples.

Le travail le dimanche

 Si l’on prend la dernière offensive du gou -

vernement Sarkozy de déréglementation du droit

du travail, celle de l’extension du travail le di -

manche, on peut considérer, sans aucune exagération,

qu’elle ne porte pas atteinte à ces quatre

droits fondamentaux de l’OIT.

Donc, le travail le dimanche généralisé, c’est du

travail décent

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 07:30
On a reçu sur le mail du laboratoire cette nouvelle:


Le 15 septembre, la centrale syndicale des Etats-Unis AFL-CIO, réunie en congrès à Pittsburgh, a adopté une résolution unanime qui revendique une sécurité sociale financée par le salaire différé.
Par ce vote, la centrale syndicale reprend, pour la première fois de son histoire, une revendication portée par des dizaines de millions de travailleurs, de Noirs, de pauvres qui ont voté Obama pour ne plus laisser les compagnies d'assurances privées les vouer à la mort faute de toute protection sociale. Ce vote intervient au moment même où la réaction se déchaîne pour empêcher la moindre réforme instaurant un système de sécurité sociale. Il intervient au moment où Obama tente de manoeuvrer en recul pour passer un compromis avec les multinationales des assurances et l'aile droite de la classe capitaliste .

en effet le président des Etats-Unis, Barack Obama, engagé dans une réforme du système de santé qui laisse quelque 47 millions d’Américains sans couverture santé, affronte lui aussi la colère du complexe pharmaco-industriel. Ici, les sommes en jeu sont démentielles (les dépenses de santé représentent l’équivalent de 18% du PIB des Etats-Unis, soit environ 190 milliards d’euros...) et demeurent sous le contrôle d’un puissant lobby d’intérêts privés qui rassemble, outre les "Big Pharma", les grandes compagnies d’assurances et tout l’énorme secteur des cliniques et des hôpitaux privés. Aucun de ces acteurs n’accepte de perdre ses fabuleux privilèges. C’est pourquoi, avec le soutien des médias les plus conservateurs et la machine du Parti républicain, ce lobby dépense des dizaines de millions de dollars dans des campagnes de désinformation et de calomnies pour tenter de faire capoter cette indispensable réforme de la santé.

Un moment très important du congrés de congrès à Pittsburgh


interview de Rose Ann DeMoro  au mois de juin 2009

Dans une intervention remarquée, Rose Ann DeMoro, du syndicat des infirmières de Californie, a salué la présence de délégués internationaux venus assister au congrès de l’AFL-CIO. Soulignant que nombre d’entre eux venaient de pays industrialisés où personne ne meurt par manque d’une couverture maladie, elle s’est exclamée : « Pourquoi ? Parce qu’ils ont une sécurité sociale universelle fondée sur le salaire différé ou d’autres systèmes nationaux de santé. Et parce que leurs mouvements ouvriers ont dirigé la lutte pour la santé. » Elle a ajouté : « Quand nous nous rencontrerons à nouveau dans quatre ans, peut-être, si nous adoptons la sécurité sociale universelle fondée sur le salaire différé, nous ne serons plus la nation certes la plus riche au monde, mais au 37e rang en matière de santé. »

Les systèmes français et canadien font partie des « modèles » auxquels le mouvement ouvrier américain s’est toujours référé dans sa lutte pour la sécurité sociale. Au moment où nos camarades américains, à travers leurs organisations syndicales, s’organisent pour la conquête d’un authentique régime de sécurité sociale fondé sur le salaire différé, il convient d’examiner lucidement la situation dans notre propre pays. Face à la loi Bachelot et à ses agences régionales de santé (ARS), qui prétendent porter le coup de grâce à la Sécurité sociale, l’ordre du jour n’appelle-t-il pas pour tout le mouvement ouvrier la reconquête des principes qui fondèrent la Sécurité sociale en 1945, et, pour commencer, son article 1 : « Il est institué une organisation de la Sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent » ?


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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 08:10



Donzère (4700 habitants) est une paisible commune de la Drôme à la limite entre le Dauphiné et la Provence, connue non pas pour sa tranquillité mais pour son maire, un certain Eric Besson. Celui qui avait claqué la porte du Parti socialiste puis rejoint le gouvernement Fillon en mai 2007

Eric Besson est devenu , après son élection à la magistrature suprême de la ville de donzère est l'actuel ministre de l'immigration

Le ministre de lImmigration et de lIdentité nationale Eric Besson,Besson avait déclaré en mai 2009 qu’il voulait débarrasser le Calaisis des migrants. Depuis, squats et campements ont maintes fois été détruits dans la région, et c’est maintenant le tour de l’emblématique jungle à Calais même. Nous ne considérons pas les migrants comme «le problème», et notre solidarité est la seule réponse possible face au sort qui leur est fait. A présent, le gouvernement prétend régler la situation, et se justifie à coups de blabla sur les réseaux de passeurs et autres mensonges quant aux habitants du coin qui seraient attaqués quotidiennement et qu’il serait nécessaire de protéger des migrants, de même que les entreprises locales. De tels mensonges ont déjà été dits à propos d’autres minorités à d’autres époques, pour créer un ennemi et susciter la peur. Pour se couvrir dun vernis humanitaire, Besson évoque le fait que lasile a été accordé à quelques 170 migrants de Calais depuis le mois de septembre 2009… Cependant, aucune des associations en lien avec les migrants à Calais ne peut confirmer cela.Aujourd’hui, nous sommes sur le point d’assister à un «nettoyage des migrants» sous couvert de souci humanitaire. Besson prétend sous le feu des médias qu’il a trouvé une solution digne mais il n’en est bien évidemment rien. La politique du ministre Besson consistera en l’intervention, fin septembre 2009, de la police anti-émeute française pour éradiquer la jungle. Nous dénonçons cet acte dagression digne du gouvernement de Vichy contre des migrants qui ont déjà beaucoup souffert durant leur périple pour arriver à Calais.

Une banderole «La Croix Rouge enferme, la Croix Rouge expulse»

 action à Paris



Dans la nuit du 22 au 23 septembre, le mur jouxtant les douanes à Angers a été tagué : «C’est pas la jungle qu’il faut raser, mais l’État»
De l’autre côté de la ville, les murs de l’entreprise Restoria qui s’engraisse en vendant des «repas» dans des centres de rétention (notament Nantes) ont été également tagués : «C’est pas la jungle qu’il faut brûler, mais les centres de rétention».

 

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 09:29

http://medias.lepost.fr/ill/2008/08/31/v-7-1050565-1220189741.jpg



Pierre Veyrat, responsable du dossier à la Confédération paysanne, produit notamment des abricots dans la Drôme. « Ici, nous perdons 24 centimes en moyenne au kilo d’abricots, dit-il, et 33 centimes pour la pêche. » Cet été, le gouvernement a d’ailleurs débloqué des aides d’urgence de 15 millions d’euros. Pour expliquer l’effondrement des prix, les producteurs refusent d’invoquer les récoltes abondantes de 2009. « Les difficultés sont plus structurelles, estime Pierre Veyrat, et sont à régler au niveau européen. »

le problème des fruits dans la vallée du rhônes ne datent pas d'aujourd'hui, un moment l'europe décide de faire arracher les pêchers et d'autre arbres fruitiers et la question du prix de la main d'oeuvre... , cheval de troie du" travailleur  clandestin" pour les gros producteurs de fruits.

La décision européenne de produire des fruits en Espagne plutôt qu'en France.

Des nombreuses pistes d'explication se trouvent dans le livre les amis de Ludd juillet 2009

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