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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 04:57

Une dizaine de producteurs de lait nord-drômois ont distribué gratuitement leur produit dimanche matin sur le marché de Romans. Optant ainsi pour une action très populaire auprès des consommateurs.

Moins de 48 heures après leur colère "blanche" de vendredi, quand ils ont déversé 25 000 litres de lait dans un champ à Hauterives, fief du député Gabriel Biancheri.

500 litres distribués en deux heures !

v Photo

« Là, on ne jette rien, on ne casse rien ! », expliquait un éleveur. Pendant ce temps, ce sont 500 litres de lait qui étaient distribués, versés directement du bidon dans des gobelets ou dans des bouteilles plastique apportées par des consommateurs avisés.

"Prix rémunérateur = 0,40 € le litre", stipulait une pancarte. « Le prix rémunérateur, c'est celui qui nous permettrait de s'en sortir », précisait un producteur-gréviste. Avant d'ajouter : « La semaine qui débute verra d'autres actions car on craint surtout que les politiques jouent la carte du pourrissement »

leur presse
lu sur  le blog quotidien l'endehors
Alors que le gouvernement tente de cristalliser l’attention du public, et des agriculteurs sur le prix du lait au mille litres, des manœuvres plus sournoises se cachent derrière la crise laitière nuisant en toute impunité aux agriculteurs et aux consommateurs.

 


Petit éclaircissement sur la situation du lait en France ou comment on manipule les consommateurs a qui les industriels arrivent à faire croire que c’est la faute du « Producteur » s’il paie très cher son litre de lait.

 

En effet, aujourd’hui le prix du lait payé au producteur est en partie fonction de sa qualité. Le lait est constitué de matières grasses (MG) et de matières protéiques (MP), Le lait doit correspondre à certains critères bactériologiques et sanitaires (nombre de germes…). En France, le lait « standard » est défini par une proportion de 38 grammes de matières grasses et 32 grammes de matières protéiques par litre (dit « lait 38 MG /32MP »).


Le prix du lait moyen est établi sur la base du « lait standard 38 MG/32MP » (en France). Les laits qui présentent des qualités supérieures avec plus de MG et/ou de MP sont payés plus cher. Ainsi, si le prix moyen annoncé est de 226 € la tonne en avril 2009. Le prix perçu peut être donc majoré de quelques euros par tonne, de quelques centimes par litre, par gramme de MG/ou MP supplémentaire.


Plus un lait est destiné à des fabrications à forte valeur ajoutée, plus il est payé cher.

 

Le rapport entre producteurs et acheteurs est disproportionné. Pour schématiser, le rapport peut aller jusqu’à 1 acheteur pour 10 000 producteurs. Mais ce seul déséquilibre est à lui seul insuffisant pour mesurer le vrai rapport de force entre producteurs et acheteurs, ou se mêle l’intimidation.


 La collecte a lieu une fois tous les deux jours. L’industriel vient « relever » les « tanks » réfrigérés qu’il met à la disposition de l’éleveur et dont il est seul responsable du contrôle de la sonde qui sert à mesurer la quantité de lait via une société qui a seule l’agrément en France. Ca fait déjà beaucoup de responsabilités dans peu de « mains » avec peu voire aucune transparence…

 

Encore une particularité de la filière, les coopératives de collectes qui appartiennent quasiment toutes aux industriels, effectue un échantillonnage du lait qui va servir au paiement des producteurs à « l’‘aveugle », c'est-à-dire que le producteur n’est pas averti du jour ou le prélèvement est effectué par le chauffeur.


Ce protocole de prélèvement a été décidé par une commission « scientifique et technique » qui se compose de 16 membres dont les industriels, les coopératives de collectes « ce sont les mêmes », L’INRA, l’Etat, et sur seize sièges un seul pour les producteurs via la FNSEA représentant soit disant la filière. Pour info, la FNSEA c’est ce syndicat proche de Nicolas Sarkozy, qui lui-même est proche des industriels…


La filière est cloisonnée, et les agriculteurs sont pris au piège.


En France, ces même coopératives ont leur propre laboratoire « agréé » et donc effectuent aussi les analyses pour certains producteurs, analyses servant au paiement du lait !! Mieux : la facture est rédigée par l’industriel : en d’autres termes, le vendeur reçoit une facture établie par l’acheteur !

Les éleveurs doivent vendre leur lait, qui ne se conserve pas, et dans les faits tous les acheteurs de lait se connaissent et, s’ils sont concurrents, sont aussi soudés par une solidarité de métier. L’hypothèse est émise de « listes noires » contre des producteurs jugés indélicats ou forts en gueules.


Certains producteurs voient du jour au lendemain leurs analyses laitières changer et leur taux de germes exploser permettant au bout de trois analyses à la coopérative de ne plus collecter !!

 

Alors que des interprétations concernant le rapport sur le prix du lait viennent de paraître dans une presse vendue à la cause présidentielle, il serait bon que le consommateur s’émeuve du contenu exact de ce rapport et de ces conclusions qui ne vont pas dans le même sens que ce que l’on entend !!


Aujourd’hui les agriculteurs ne sont rien et les industriels peuvent se servir des médias pour diffuser une image propre sur eux, alors que les transformateurs sont des escrocs
rajoutant dans votre lait pas mal d’eau et que le prix devient proche du prix de l’or sachant que dans un litre de demi écrémé on vous rajoute de la flotte on a enlevé la protéine et la matière grasse ainsi que les vitamines pour faire du beurre ou du fromage ! Et bien vous avez une belle merde dans laquelle on vous rajoute des vitamines artificielles puisqu’on vous a enlevé les « naturelles «

   

La DGCCRF (direction générale de la consommation et de la répression des fraudes) a alerté à de nombreuses reprises sur la qualité des laits de consommation.


En 2007, plusieurs échantillons se sont révélés non conformes ou « a suivre «.

Les analyses ont mis "principalement" en évidence des taux de matière grasse insuffisants. Mais des ajouts d'eau ont aussi été repérés.


Cette pratique de mouillage dans la fabrication du lait est admise par la charte de l'Institut professionnel du lait de consommation (Industriels). Mais cette charte n'a pas reçu l'aval de l'administration, souligne la Dgccrf , qui estime que ces adjonctions "doivent être considérées comme illicites".

 Voila, j’espère que ces quelques éclaircissements feront prendre conscience  à tous les consommateurs que le prix du lait au mille litre n’est pas tout, les éleveurs se font escroquer sur la qualité de leur lait dont les taux des analyses « varient » de manière énigmatique.

Que si le prix au mille litre est relevé, les industriels ont les moyens de regagner cette augmentation d’un autre côté via les analyses laitières.

Soutenons les éleveurs victimes des industriels en espérant qu’ils arriveront à négocier sur les quatre points suivants :

* Prix au mille litre

* Composition de la commission technique et scientifique

* Protocole d’échantillonnage

* Mise ne place par les producteurs indépendants d’un laboratoire dans leurs locaux qui leur permette d’effectuer des contrôles sur la qualité des laits lorsque un agriculteur s’interroge sur la véracité des taux qui lui sont payé.

Pour finir quelques mots sur cette fameuse « contractualisation » que les industriels aimeraient bien imposer et que le gouvernement semble sortir de son chapeau comme une l’issue qui s’impose.

« L’idée d’une contractualisation est celle d’une régulation privée, entre producteurs, regroupés en organisations de producteurs – OP – et acheteurs, avec des engagements de prix et de quantités. Des sortes de quotas professionnels à prix garantis. Mais privés. Une formule de contrats privés qui se substituerait au régime administré des quotas publics, régime perçu par les éleveurs français comme une sorte de contrat moral public.

L’intervention de la DGCCRF en 2008 auprès de l’interprofession laitière montre la grande vigilance des pouvoirs publics à l’égard du respect des règles de concurrence. Pourtant, en dépit de cette alarme sérieuse, il semble que la possibilité d’accords professionnels soit ouverte,dans les conditions fixées par l’article 81 du traité CE.

 

Article 81 du traité CE

Les règles de concurrence

Section 1

1. Sont compatibles avec le marché commun et interdits tous accords entre

entreprises, toutes décisions d’associations d’entreprises et toutes pratiques concertées,

et notamment ceux qui consistent à (…)

a) fixer de façon directe ou indirecte des prix d’achat ou de vente ou d’autres

conditions de transaction ;

b) limiter ou contrôler la production, les débouchés, le développement

technique ou les investissements,

2. Toutefois, les dispositions du paragraphe 1 peuvent être déclarées

inapplicables à toute pratique concertée ou catégorie de pratiques concertées qui

contribuent à améliorer la production ou la distribution des produits.

 

 

Aujourd’hui, les deux parties – producteurs / acheteurs – sont déséquilibrées. L’équilibre sera-t-il rendu meilleur par la contractualisation, fut-elle professionnelle et régionale ? D’ailleurs, qui a le plus intérêt à contractualiser ? Les producteurs qui peuvent avoir ainsi une visibilité des prix et des quantités. Certes. Mais sur des prix et des quantités négociées avec l’acheteur.

 Aujourd’hui, la laiterie achète en pratique tout le lait porté par le producteur. Il utilise et transforme le lait pour ses propres produits finis, et gère les éventuels surplus comme il peut, en transformant le lait en poudre quand il y a un marché, voire en jetant le lait, comme c’est arrivé en début d’année chez un grand fabricant. Mais il va de soi que la contractualisation change les choses. L’acheteur ne s’engagera que sur la seule quantité qu’il estcertain d’écouler.

L’accord se fera donc sur une quantité minimale. Les prix seront peut–être un peu plus élevés mais sur des quantités, qui elles, seront réduites.

L’excédent restera « hors contrat », c’est-à–dire en réalité sans prix.

L’excédent serait alors acheté au « meilleur prix », c’est–à–dire, bien entendu au prix le plus bas. »

Extrait du RAPPORT D´INFORMATION fait au nom de la commission des Affaires européennes (1) sur le prix du lait dansles États membres de l’Union européenne, par Jean Bizet ,juin 2009

Soutenons les producteurs dans leur grève en signant la pétition :

http://www.petitionduweb.com/La_greve_du_lait-4151.html

 

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 16:44

Le triste épilogue de l'histoire Setila s'est joué, hier en fin de matinée, devant le tribunal de commerce de Romans. La plupart des 110 salariés, présents à l'audience, s'étaient préparés à l'inéluctable.

Comment aurait-il pu en être autrement ? Puisque l'entreprise valentinoise s'était vu refuser le prêt de la Coface. Son ultime recours, alors même que le carnet de commandes s'était à nouveau rempli.

Le sort de la société spécialisée dans le tissage de fibres polyester paraissait du coup définitivement scellé. Dès lors, la décision du tribunal n'a surpris personne, même si certains croyaient encore à une issue probable, un redressement plutôt qu'une liquidation judiciaire.

Les salariés ont manifesté leur colère, estimant que les pouvoirs publics et les élus "les avaient lâchés".

Puis la colère a laissé place à l'écœurement, notamment du côté des responsables syndicaux et des représentants du personnel qui ont stigmatisé « le gâchis humain et industriel ». Des salariés qui ont tenté en vain de maintenir et pérenniser une activité de tissage dans le département.

leur presse (c'est pas la nôtre )

communiqué du PCF du 18 septembre:

"La fédération du PCF Drôme déplore la décision du tribunal de commerce de Romans qui vient de placer l’entreprise SETILA en liquidation judiciaire.

Le gouvernement de Sarkozy tente de casser la filière industrielle textile en refusant de lui apporter les aides financières de l’Etat (Caisse des Dépôts et Consignation - OSEO).

Il y a un an, ce gouvernement a versé, sans aucune garantie, des milliards aux banques.

A notre connaissance il n’y a eu aucune intervention gouvernementale déterminée pour que la Société Générale apporte les 400.000 euros nécessaires au paiement des salaries et à l’achat des matières premières pour SETILA.

La décision du Tribunal de Commerce l’ a été avec le blanc-seing de l’Elysée et la bénédiction de la présidente du MEDEF.

Nous voulons alerter l’ensemble des Drômois et des Drômoises sur les conséquences qu’aura cette liquidation sur les emplois induits (fournisseurs) et sur l’ensemble de la filière textile Drôme Ardéchoise.

Sans la création d’un pôle public bancaire, sans la nationalisation de la Société Générale, nous laisserions faire les requins de la finance au détriment de l’intérêt général des salariés et de l’emploi. C’est une des pistes pour sortir de la crise.

La fédération du PCF continuera d’apporter son soutien aux salariés de Sétila, Rhodia et Ritm dans leur volonté de maintenir et de développer l’emploi industriel dans la filière textile."

une question se pose au collectif le LABORATOIRE:

" A qui profite cette liquidation , pourquoi le savoir faire des travailleuses et travavailleurs

de Sétilia sont mis sous pression  ?

quelle  sont les entreprises industrielles  ont un  intêret dans ce désastre humain?


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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 12:56
lu sur le blog le  grand soir
Un grand auteur anglais écrivant à l’époque des totalitarismes estimait que l’individu ressemblait à une guêpe sectionnée en deux, à qui le moi pensant et ressentant avait échappé.

Depuis quelques dizaines d’années, l’école a, à son corps défendant, coupé l’homme de sa conscience, de son histoire individuelle, de l’Histoire qui se fait. La fin des humanités – diminution des cours de français, d’histoire, de latin – fige l’humain dans l’immédiateté, empêche le retour sur soi, le recul, mais aussi la projection vers l’avant. Il devient très difficile de percevoir les conséquences à terme de chaque acte politique posé par la classe dominante. On a pu observer que les universitaires dans leur majorité n’ont pas compris que chaque petit bout de loi, chaque petit bout de décret les concernant visait à privatiser l’Université et à les transformer en marchandises dans le vaste marché concurrentiel de la “ connaissance ”.

Un peu d’histoire :

En 1988, pour répondre à une directive européenne (donc hors du champ démocratique et politique français), la direction générale des télécommunications (une administration) devient France Télécom. En 1991, France Télécom est assujettie aux règles de droit commercial et non plus administratif, avant de devenir société anonyme, l’État conservant 51% du capital. Pas question de privatisation, juré-craché. À partir de 1997, l’actionnariat privé prend progressivement le contrôle de l’entreprise (73% actuellement). À l’occasion de la requalification de la dette, France Télécom doit rembourser, de 2002 à 2005, entre 5 et 15 milliards d’euros annuellement. Le cours de l’action plonge à 7 euros en 2002 alors qu’il était à 219 euros en 2000 (elle est à moins de 20 euros aujourd’hui).

Les résultats de la privatisation furent catastrophiques, l’entreprise se lançant dans des investissements excessivement hasardeux. En 2001 et 2002, FT perdit près de 30 milliards d’euros. De 2006 à 2008, en revanche, elle accumula près de 15 milliards de bénéfices. Pour le grand bonheur des actionnaires. Au détriment des travailleurs, mais aussi des clients. Cela dit, l’endettement financier net de FT fin 2008 s’élevait encore à 38 milliards d’euros.

Ces bouleversements furent systématiquement accompagnés par la CFDT. Chez les militants CGT, la lucidité ne fut pas toujours au rendez-vous. Dans un centre du Sud-Ouest que je connais bien, sur 150 salariés, une poignée seulement refusa de prendre des actions FT. Parmi ceux qui se laissèrent tenter par l’aventure capitalistique, on comptait des membres de la CGT.

Depuis que la privatisation est effective, l’entreprise ne recrute plus de fonctionnaires. Ceux-ci sont désormais moins de 80000. Les autres travailleurs sont recrutés en CDI dans le droit – fluctuant – des pays où France Télécom est implantée. Ils subissent par conséquent un moins disant social particulièrement rude.

Les suicides à France Télécom ne datent malheureusement pas d’hier. Pour s’informer pleinement sur la question, on pourra lire le livre de Dominique Decèze La machine à broyer : de France Télécom à Orange ; quand les privatisations tuent (publié en 2008), ou encore l’ouvrage de Christophe Dejours et Florence Bègue, Suicide et travail : que faire ?

La dernière personne qui s’est suicidée dans les locaux de FT l’a fait au cours d’une réunion. La question est : que peut-il bien se passer dans ces réunions ? L’entreprise peut, par exemple, décider, parce qu’elle est à court d’espèces sonnantes et trébuchantes pour ses actionnaires, de vendre tel local important et de rester dans ce même local dont elle était propriétaire, mais cette fois-ci à titre de locataire. Elle peut également décider, toujours au cours de ce type de réunion psychodrame, de changer de poste des travailleurs qui donnaient parfaitement satisfaction là où ils étaient (14000 mutations entre 2006 et 2008). Entre 2000 et 2002, 57 salariés se sont suicidés. Vous en souvenez-vous ? Jean-Pierre Pernaut fit systématiquement de ces drames l’ouverture de son JT de 13 heures ! Cette année, nous en sommes à 23. Une suicidée de l’été dernier notait dans sa lettre d’adieu que FT était la seule cause de son suicide : « Urgence permanente, surcharge de travail, absence de formation, désorganisation totale de l’entreprise. Management par la terreur ! » Si les mots ont un sens, et ils en ont un, nous sommes là en plein fascisme.

Pour terminer, j’évoquerai la situation d’un de mes proches, employé de France Télécom depuis près de trente ans, qui ne s’est pas suicidé mais qui vit depuis bientôt dix ans un véritable calvaire. Je le ferai, on le comprendra, avec les précautions d’usage.

Il avait 45 ans lorsque survint la privatisation effective de l’entreprise qu’il prit comme une véritable trahison. Militant CGT depuis toujours, il s’efforça de résister. Le rouleau compresseur patronal, le rapport de forces ne lui permirent que des actions symboliques. Ainsi, durant les réunions, il s’obstinait à parler d’usagers et non de clients. À cette forte tête, on apprit donc la vie. On commença par placer au-dessus de lui son subordonné immédiat, qui plus est plutôt incompétent. Technicien d’intervention sur le terrain, il se vit dépouiller de sa voiture de service. Puis, de son téléphone portable. Après quelques mois durant lesquels il se demanda si tout cela était du lard ou du cochon, on le confina dans un minuscule bureau, sans téléphone, sans ordinateur, sans rideau. Chaque jour, pendant plusieurs mois, on lui confia les deux mêmes missions : aller chercher à la machine à café une boisson pour son supérieur. Il finit naturellement par craquer, d’autant qu’à la même période, lui qui était humilié, méprisé et dévalorisé, voyait ses enfants démarrer brillamment dans la vie professionnelle. Il est depuis en congé psychiatrique. Je n’ai pas eu le courage de lui demander ce qu’il percevait en salaire ou indemnité.

Ce n’est pas faire preuve de poujadisme que de dire que les sommes d’argent considérables empochées par François Bon, Thierry Breton et les grands actionnaires de l’entreprise ont une relation dialectique pleine et entière avec les défenestrations de victimes broyées et l’existence misérable menée par des dizaines de milliers de travailleurs.

Bernard GENSANE

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 08:06


Nous avons entendu la polémique autour des financements et les subventions de la PAC. Mais les médiats se sont bien gardé d'évoquer les subventions versées vers les banques. Les agriculteurs subissent de plein fouet la propagande  anti paysan .
lu sur

le site français, hébergé par l’Agence unique de paiement, demande de connaître déjà le nom, la commune et le code postal du bénéficiaire, pour trouver le montant des aides perçues entre le 1er janvier et le 15 octobre 2007. « C’est inexploitable », juge Pierre Boulanger, chercheur au Groupe d’économie mondiale de Sciences-Po qui se heurte depuis des années à cette omerta à la Française protégeant les destinataires des aides de Bruxelles.

Mais grâce à farmsubsidy.org, ONG basée à Londres qui se bat depuis des années pour faire la clarté sur la distribution des subsides de la PAC, Mediapart publie en PDF la liste des 157 bénéficiaires ayant perçu plus de 100.000 euros au titre du développement rural. Il est possible de la télécharger ici.

Surprise, surprise, le gagnant du gros lot, avec plus de 91 millions d’euros est domicilié... dans le 1er arrondissement de Paris. Il s’agit de « banques Crédit Agricole ». Au second rang mais très loin derrière avec seulement 9,9 millions d’euros, on trouve les « banques Crédit Mutuel », également dans le 1er arrondissement, dont on ignorait jusqu’ici la vocation agricole.

« Attention, indique la notice de présentation du ministère, les banques ne sont pas les bénéficiaires finaux de ces aides. » On s’en doutait un peu. Ces subventions sont distribuées sous forme de prêts bonifiés (à taux d’intérêt très inférieurs à ceux du marché) et « le bénéficiaire retenu pour la publication est la banque qui accorde le prêt ». Pratique. On ne connaîtra donc jamais les destinataires finaux de cette manne communautaire.

Une mise en bouche

Au demeurant, ce qui frappe dans cette liste des principaux bénéficiaires, c’est l’omniprésence des GAEC, EARL, groupements, associations, syndicats, sociétés civiles, communes, etc. et le très petit nombre d’exploitants apparaissant sous leur propre nom. Par ailleurs, le ministère de l’agriculture ne fournit que les montants globaux, sans décomposition des aides en fonction des différents programmes que finance ce deuxième pilier.

Outre la place des banques, dont le classement confirme l’emprise du Crédit agricole sur le financement du secteur, on constate que le « Groupement forestier Group for Axa Forêts », domicilié à Paris, dans le IIe arrondissement, a touché 183.000 euros. Et on est heureux d’apprendre que Felicia Rouchaud, demeurant à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), a perçu 134.720 euros au titre du développement rural. Médiapart a contacté Mme Rouchaud, qui n’était pas au courant de cette publication et n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Pour tenter d’éclaircir ce qui se cache derrière ces sommes considérables, Mediapart a cherché à contacter un exploitant agricole, David Potereau, producteur de légumes à Guilers (Finistère) et bénéficiaire de 233.555 euros de subventions en 2007. Il n’avait pas pu ou pas souhaité nous rappeler avant la mise en ligne de cet article.

Comme on sait, la publication de ces données personnalisées n’est qu’une mise en bouche, avant la seconde vague attendue en 2009 qui portera sur les subventions au titre du premier pilier (les paiements uniques correspondant aux dépenses de marché), soit plus de 80% des subventions de la PAC dont la France est le premier bénéficiaire.

A noter que certains pays n’ont pas attendu la date limite, ni d’y être contraints par un règlement européen, pour faire la lumière sur les destinataires des subventions de la PAC. C’est le cas notamment de la Belgique, ce qui permet de constater que les groupes sucriers français sont généreusement subventionnés Outre Quiévrain.

sur le journal le parisien libéré donne d'autres infos

Selon les données répertoriées par ce site mis en place par le gouvernement, poussé à la transparence par Bruxelles, l'"agriculteur" le plus subventionné est le géant du poulet Doux avec 63 millions d'euros. Une première place jugée "scandaleuse" par Jacques Pasquier, chargé du dossier de la PAC pour la confédération paysanne. L'entreprise, signale Le Parisien, présente en effet "la particularité de se développer en Amérique du Sud et de réduire ses emplois en France". "Alors qu'en dix ans, les effectifs du groupe en Amérique ont quadruplé, les syndicats déplorent la fermeture de 13 usines en France", indique le journal.

 

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 10:38

donné par ce blog


L’ancien patron des patrons britanniques a pris position pour la création de taxes Tobin, ce qui ravit les altermondialistes.
Jonathan Adair Turner, baron Turner of Ecchinswell, a 53 ans et une très longue notice dans le Who’s Who : passé chez BP, Chase Manhattan Bank, McKinsey ou Merril Lynch, ancien patron des patrons britanniques, il préside aujourd’hui l’équivalent de l’Autorité des marchés financiers.

C’est à ce titre qu’il vient d’appeler à l’adoption de la taxe Tobin, laissant la City estomaquée. Imagine-t-on, en France, Attac soutenir un baron ex-chef de file du patronat ?

On attend encore les propositions d’Ernest-Antoine Sellière sur la manière de réguler la finance mondiale, mais celles de lord Turner, qui dirigea la confédération de l’industrie britannique (CBI) à la fin des années 90, lui valent un soutien sans réserve de l’association altermondialiste :

« Nous saluons la lucidité d’un des principaux acteurs de la finance globale, Adair Turner, actuel président de l’Autorité britannique des services financiers (FSA).

Comme M. Turner, nous pensons que “si vous voulez faire cesser les rémunérations excessives dans un secteur financier hypertrophié, vous devez réduire la taille de ce secteur ou appliquer des taxes spéciales sur ses bénéfices avant rémunération.

Comme M. Turner, nous estimons que le niveau de rémunération dans les banques vient d’une ‘dérégulation financière caricaturale.

Comme M. Turner nous affirmons que la plupart des transactions de la place financière de Londres (nous ajoutons Paris, Francfort, New York…), et notamment celles accomplies par des traders assoiffés de bonus, sont socialement inutiles’.”

Proche de Tony Blair, le baron Turner est devenu “Adair le Rouge”
Le communiqué d’Attac est long, tout comme les déclarations d’Adair Turner au magazine Prospect, publié jeudi. Retenons-en surtout qu’il envisagerait “bien volontiers des taxes sur les transactions financières, des taxes Tobin”.

Une phrase résume particulièrement ses propos, tenus à un mois du G20 de Pittsburgh : Turner appelle à “une reconstruction massive du système de régulation financier mondial, et pas un petit ajustement”.

Mais qui est donc cet homme qui prend à contre-pied toute la communauté dont il est issu (celle du “big business”) ? Marié, deux enfants, ce fils d’un urbaniste, passé par Cambridge (où il présidait une association d’étudiants conservateurs) a ensuite occupé des postes de haut rang dans l’industrie pétrolière, le conseil ou la finance.

Après cinq ans à la tête du patronat britannique, entre 1995 et 1999, il devient pendant six ans vice-président pour l’Europe de la banque américaine Merril Lynch. La reine le fait baron en 2005. C’est à cette époque que sa proximité avec les travaillistes, et particulièrement Tony Blair, lui vaut le surnom de “Red Adair” (“Adair le Rouge”).

En parallèle, il enseigne -notamment à la London School of Economics- et siège dans divers comités. Quand le patron de la FSA, l’institution chargée de surveiller les marchés financiers, démissionne, en septembre 2008, en pleine faillite de Lehman Brothers, il prend ses fonctions dès le lendemain, un samedi.

Il propose de mettre des éoliennes au bord des autoroutes

Turner est un des principaux promotteurs du système de sauvetage des banques à la britannique, copié depuis par Washington : l’Etat prend une participation et des sièges dans leur conseil d’administration.

Même si ce système n’a pas eu les faveurs de la France, le profil atypique d’Adair Turner est vu outre-Manche comme celui d’un “technocrate de style continental”, selon le mot d’un banquier cité par le Times : à la fois fonctionnaire, universitaire et homme d’affaires.

Prodigieusement intelligent selon ceux dont il dérange le plus les conventions (les “tories”), Lord Turner est coutumier des propositions iconoclastes. Membre d’une commission sur le climat, il a un jour proposé d’installer des éoliennes par dizaine au bord des autoroutes. Logique : les autoroutes ont déjà bousillé le paysage…

Par Augustin Scalbert | Rue89 | 30/08/2009 | 12H47

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 21:42

Voici le communiqué diffusé sur internet, sur le site d'indymedia toulouse.

"Les grèves, qui avaient jusqu'alors un caractère fortuit, deviennent de véritables combats de classe, qui permettent aux ouvriers de faire l'expérience pratique de la solidarité qui leur arrive, parfois, de l'étranger". Maximilien Rubel  commentaire des grèves en  1866 tiré du livre Marx premier théoricien de l'anarchie. Nous publions ce texte sans commentaire sur la forme de lutte

proposée par les vendangeurs. Pour nous ce texte pose le problème posé dans les années 70 le syndicat " paysans travailleurs "ancêtre de la confédération paysanne. La lutte de classe traverse le monde paysan.Solidarité aux inssoumis de l'exploitation salariale.

'Le 4 septembre 2009, à Pontaix, près de Die, un petit groupe de vendangeurs, excédés par leurs conditions de travail, ont quitté brusquement leur terrain de souffrance : les vignes.

Leur patron, Olivier BARNIER, producteur à la cave Jaillance, ayant refusé une pause collective pour cause d'averse.

Depuis le 1er septembre, ces saisonniers acceptaient des cadences infernales, les remarques désobligeantes, les repas pris, dans un pré, sans l'ombre d'un abri.

Certains d'entre eux, peut-être, sans argent, ne mangeaient pas le midi sans que cela ne préoccupe le vigneron.

 « Le mépris du paysan à l'égard du saisonnier est ici total » témoigne Djamel de Crest.

 « Pas un verre de vin n'est offert, pas un quignon de pain n'est donné » souligne son ami, Greg.

 « La moindre minute de travail est comptée » résume Jean-Michel, l'ouvrier agricole.

Ce dernier qui travaille, trois ou quatre mois dans l'année, ne connaît ni la prime de précarité ni celle du transport et encore moins celle de la pénibilité.

C'est tout juste s'il reçoit de ces « braves gens », après un dur labeur, deux ou trois bouteilles de vin de la coopérative Jaillance.

Pour payer 10 000 euros, par mois, leur directeur, ces viticulteurs indignes rémunèrent à peine 6, 25 euros, net, de l'heure, leurs ouvriers.

Regroupés au sein d'un collectif nommé « Raisins de la colère », les vendangeurs de Crest et de Die appellent leurs semblables à des mouvements d'humeur, dans l'ensemble du vignoble, et les amateurs de mousseux à s'abstenir d'acheter de la Clairette à la cave « Jaillance ».

« Les Raisins de la Colère »

 

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 07:34

Le RSA dans la Drome (par exemple )celui-ci bénéficie pour sa mise en place , d'une commission composé en partie de deux anciens allocataires du RMI. Cette caution valide le travail des Assistantes sociales pour marcher dans le sens de la "réforme ". Le site de la LDH toulon diffuse alerte, les fichiers sont croisés pour ce dossier


Et une bonne réforme, une ! Réduire la pauvreté, quelques semaines après que l'INSEE ait découvert presque par hasard qu'elle était sous-estimée depuis toujours. Bonne initiative, on ne saurait dire mieux. Mais à y regarder de plus près, il semble qu'il y ait comme un problème... Décryptage.

pauvreté en france rsa

Le RSA comme réforme providentielle

Tout le monde s'accorde à le dire, c'est une bonne réforme qui réduira la pauvreté. Et ce que le commun des mortels en retient, c'est qu'un citoyen ne pourra plus, en se mettant à travailler, gagner moins que quand il se tournait les pouces. Autre info : cette réforme sera financée par un impôt sur les revenus du patrimoine. Il faudra néanmoins des mois voire des années, au rythme actuel de réflexion, pour se rendre compte que le problème est un peu plus complexe, et que le plat qu'on nous sert, un poil trop épicé.

13 milliards d'euros seront nécessaires en année pleine, selon le Haut commissariat aux solidarités actives contre la pauvreté. Le RSA sera financé à 90% par des prestations existantes, qu'il englobera désormais : RMI, prime pour l'emploi (PPE), allocation parent isolé (API)... Reste donc environ 1.5 milliard à trouver, et c'est là que la nouvelle taxe sur les revenus du patrimoine entre en scène. Même si les revenus des plus riches en seront exemptés, bouclier fiscal oblige, pourquoi pas. Il n'empêche que tout n'est pas aussi clair. Aucune étude n'impact ne sera menée avant le vote de la loi, c'est maintenant une habitude. Et tant pis si la loi l'y oblige, depuis quand un gouvernement devrait-il observer la loi ?

Réductions subtiles

 Premièrement. Éparpillées au milieu d'annonces tonitruantes, quelques annonces ne manquent pas de provoquer quelques sueurs froides aux travailleurs sociaux... Baisse de la prime pour l'emploi, qui ne sera plus indexée sur l'inflation. Réduction du plafond des ressources pour cette même PPE, à 1.3 SMIC. Suppressions discrètes d'avantages accordés à la plupart des RMIstes : exonération de redevance TV, de la taxe d'habitation...

Les allocataires de minima sociaux considérés comme des "fraudeurs" potentiels

critique RSA Deuxièmement, et c'est bien le plus inquiétant, un certain "décret sur le train de vie des allocataires de minima sociaux" relevé par le collectif RTO, repris par le Contrejournal. Cette mesure est liée au projet de loi "RSA". Sous le prétexte bien pratique de lutter contre la fraude, le gouvernement crée de fait un nouveau mode de calcul des minima. Jusqu'ici, les minima sociaux étaient calculés en fonction des revenus actuels des personnes. Dorénavant, ils seront calculés aussi par rapport au patrimoine. Cela empêchera à l'avenir Madame Pinot fille de toucher 6 années de RMI, certes, mais le barème proposé empêchera aussi tout propriétaire d'un pavillon Bouygues premier prix de toucher le RMI ! En somme, l'effet contraire à celui annoncé : éviter à tout prix aux citoyens en difficulté de tomber dans la très grande pauvreté. Car il ne restera plus à ces heureux propriétaires qu'à revendre leur maison, pour s'inscrire sur les interminables listes d'attente des logements sociaux. Une France de propriétaires... ?

Aujourd’hui, selon un certains nombre d'enquêtes, le RMI est un passage, plus ou moins long, pour un vaste pan des classes populaires et moyennes. La route est droite, mais la pente est raide, et si en plus on se met à la savonner...

La taxe sur le patrimoine en suspens

décret sur le train de vie des allocataires de minima sociauxTroisièmement, le financement résiduel par la taxe sur les revenus du patrimoine. Personne ne sait réellement l'impact de ces petits arrangements, aucune étude sérieuse n'ayant été menée, ni en amont, ni en aval. Il aurait pourtant été utile de faire le point sur l'expérimentation en cours dans 25 départements. La taxe sur le patrimoine n'est que le dernier pan du financement du RSA, et il n'est pas sûr que celle-ci soit utile, au vu des réductions d'allocations décrites ci-dessus. De l'annonce à la mise en pratique, Sarkozy a déjà montré qu'il savait renier (certains disent plutôt ajuster) ses engagements. Et le dernier coup de fil à Laurence Parisot a de quoi inquiéter. Ils en reparleront. Nouvelle annonce toute fraiche : l'inénarrable Christine Lagarde souhaite encore réduire l'imposition sur la fortune... annonce rapidement démentie par Matignon mais bien peu étonnante. D'un côté, on prélève les classes moyennes (taxe sur le patrimoine) et de l'autre on donne aux plus aisés. Où est la justice sociale tant vantée du RSA ?

RSA RMI Prime pour l'emploiQuatrièmement, enfin, le RSA vient graver dans le marbre un état de fait : le travail ne permet plus, dans nombre de cas, de vivre décemment. C'est en soi terriblement inquiétant, et ça devrait mettre en rogne notre président pour qui "travailler plus", fait "gagner plus". Mais non... le sujet n'a jamais été abordé.

"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça", Coluche

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 08:39
source de l'info

Vista de la mani


Procession à Bilbao contre le TAV au Pays basque sud
Après avoir pris fin, deux activistes contre le TAV sont montés à la maisonnette publicitaire d'ADIF, un gérant principal de la haute(grande) vitesse espagnole, et ont déployé une pancarte en dénonçant cette grande infrastructure.

Après quelques minutes là  est apparue une quantité disproportionnée des antiémeutes avec les tonga à la main et les disputes préparées, en créant une grande tension et en jetant aux coups et des coups à tout celui qui se trouvait en bas  de la Gare  sans qu'un mot est arrivé  .

Après qu'ils(elles) les obligeront à jeter la pancarte et descendre , les compagnons qui étaient sur la maisonnette ont été identifiés et frappés. Bien qu'il n'y ait pas eu des détenus, l'un d'eux a eu à se présenter à l'hôpital de Basurto par le coup de genou qu'ils(elles) lui ont donné dans une cuisse tandis qu'ils(elles) les  retenaient  contre le mur.
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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 08:58

nouvelle pub simmons pour 2009 matelas a prix coutant

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Le dialogue s'est-il définitivement rompu entre la direction générale de l'entreprise Simmons et les ouvriers de l'usine de Flaviac ? Hier, une plainte a été déposée pour violation de domicile à l'encontre de maître Brun, avocat du comité d'entreprise, représentant donc les salariés.

« Le 25, j'ai plaidé devant le tribunal de grande instance de Meaux pour l'annulation du plan social explique l'avocat. L'affaire a été renvoyée en délibération au 4 septembre. »

Hier matin, il se rend donc à Flaviac pour informer l'ensemble du personnel. « J'ai demandé l'autorisation à Rémy Lanza (1), chef de l'établissement, pour organiser la réunion dans l'atelier. Demande qu'il m'a accordée. »

À l'issue de la réunion, Me Brun reçoit pourtant un appel de l'avocat adverse le sommant de quitter les lieux, suivi de la venue des gendarmes, à 17 heures, l'informant qu'une plainte a été déposée... par Rémy Lanza lui-même.

L'avocat porte plainte
à son tour

Hier soir, Me Brun déposait donc plainte à son tour pour dénonciation calomnieuse. « C'est scandaleux et c'est de la mauvaise foi. En plus, j'ai dû porter plainte contre M. Lanza mais je pense qu'il a subi une pression de la part de sa direction générale. »

Ce pavé de plus dans la marre ne fait que renforcer le combat des salariés, qui souhaitent l'amélioration du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) : « Nous n'étions pas démobilisés mais là, c'est reparti de plus belle », annonce Frédéric Veyraduer, délégué syndical FO.


(1) Contacté sur son portable, M. Lanza, était injoignable hier.

leur presse

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 09:04
le travail tue  encore et à nouveau:

Scène d'horreur hier matin pour des employés de l'usine Tendriade (1). Aux alentours de 5 heures, ils ont découvert le corps d'un de leurs collègues, coincé tête la première dans un hachoir à viande. Quelques instants plus tôt, pour une raison encore inconnue, Alexandre Goncalvez, un intérimaire de 19 ans originaire de Chomérac (07), venait de basculer par le haut de cette machine industrielle et d'y être mortellement blessé. Son bras gauche et une partie de sa tête ont été broyés.

http://cequilfautdetruire.org/IMG/gif/P10-11-Berth-Fiat01.gif

Les systèmes de sécurité n'auraient pas fonctionné normalement

Une fois l'alerte donnée, les pompiers et les gendarmes de la brigade de Loriol sont arrivés sur place. Très vite, les militaires ont été renforcés par le service des techniciens en investigation criminelle (TIC). D'après les premiers éléments de l'enquête, la jeune victime serait montée sur le haut de la machine, endroit ou en principe, elle n'aurait pas dû se trouver. Si la thèse de l'accident est privilégiée pour l'instant, il semblerait toutefois d'après une source proche de l'enquête, que les deux systèmes de sécurité de la machine n'aient pas fonctionné correctement. Notamment un capot est censé protéger le haut du hachoir.

Alexandre Goncalvez travaillait depuis trois mois pour Tendriade et allait semble-t-il décrocher un CDI. Il était le fils d'Antonio Goncalvez, commerçant bien connu à Alissas et Privas. L'inspection du travail a ouvert une enquête parallèle et la machine a été écartée de la chaîne pour les besoins de l'enquête. Les gendarmes ont auditionné les employés et les responsables de l'usine, très choqués. L'activité de l'usine a été suspendue hier.

leur presse

(1) Tendriade

L'usine Tendriade basée sur la zone industrielle des Reys-de-Saulce est l'un des sites de transformation de cette enseigne spécialisée dans la viande de veau.

Face à cette insécurité le syndicat CNT-ait _valence déclare:

Insécurité : thème central des campagnes électorales et des programmes politiques. Conséquences concrètes : augmentation des forces de police (création de nouvelles «brigades d’intervention» et des moyens qui vont avec, multiplication du nombre de contrôleurs dans les gares et les métros), intensification de la répression (banalisation des bavures et autres abus, élargissement des droits des flics, gendarmes et autres gardiens de l’ordre, peines plus sévères, augmentation du prix des amendes…). Intensification aussi du contrôle et de la surveillance (contrôles d’identité plus fréquents – et bien souvent au faciès – caméras partout…). La liste serait longue. On fait croire aux gens que tout ça c’est pour leur bien, mais les chiens de garde veillent en fait à la préservation du système. Tout le monde a à craindre cette supercherie et ce qu’elle cache : répression, contrôles systématiques, bavures, passages à tabac, censures, ségrégations, justice à plusieurs vitesses. Et ce n’est pas tout. Lorsque l’on y regarde d’un peu plus près, on se rend compte que la réelle insécurité, qui, elle, est due au système, a tout le loisir de se développer, et que chacun peut en être victime. Celle-ci n’est pas forcément liée à une violence immédiate : elle est quotidienne pour bon nombre de gens, déjà si l’on prend en compte ceux qui vivent la précarité ou le chômage. Au travail, elle est pour beaucoup omniprésente : licenciements, pressions, harcèlements, accidents du travail liés bien souvent à des conditions de travail déplorables, sans compter les maladies graves voire mortelles qui ne se déclarent que tardivement (cancers qui apparaissent à la longue, suite à des contacts réguliers avec des produits toxiques ou radioactifs).

ACCIDENT DU TRAVAIL = TERRORISME PATRONAL
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