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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 20:43

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Zizi

Nous, étudiants de Lyon II réunis en Assemblée Générale ce jeudi 6 septembre, sommes sérieusement préoccupés par la situation sociale, politique et économique du pays. Le gouvernement et le patronat sont décidés à faire payer la note de la crise du capitalisme à l’ensemble des classes populaires. Il en résulte plan de licenciements, renchérissement du coût de la vie, accélération des attaques contre le code du travail et les services publics.

Les étudiants et l’enseignement supérieur ne sont pas épargnés par cela. La loi LRU, contre laquelle nous nous sommes mobilisés l’année dernière et dont nous voulons toujours l’abrogation, a été suivie d’autres mesures, qui toutes vont dans le sens de la privatisation des universités, l’introduction de la sélection à l’entrée, l’étranglement budgétaire des filières considérées comme « non-rentables ». En particulier, le Plan Campus, le Plan Licence, les primes au mérite pour le personnel et sa précarisation, vont dans ce sens, tandis que 900 postes sont supprimés.

Surtout, le niveau de vie des étudiants chute avec celui du reste des classes populaires. Non seulement 50% des étudiants sont contraints de se salarier pour financer leurs études, mais l’accès à l’emploi, même précaire, est lui-même rendu toujours plus difficile par le ralentissement économique. Et dans le même temps, le système d’aide sociale, pourtant déjà insuffisant, et qui devrait permettre aux étudiants de financer leurs études sans avoir à se salarier, est sous le feu des attaques du gouvernement. Après avoir supprimé de nombreux critères sociaux d’attribution des bourses, ce qui a conduit à faire baisser celles-ci, le gouvernement ne cache pas son ambition de généraliser les bourses au mérite et de privatiser le CROUS.

L’accès aux concours était déjà rendu toujours plus difficile à cause de la baisse massive du nombre de postes dans la fonction publique, et notamment dans l’éducation nationale. Aujourd’hui, le gouvernement veut tout bonnement remettre en cause l’accès au CAPES à Bac + 3 et son caractère national et égalitaire, en « masterisant » l’accès aux métiers de l’enseignement. Tout cela en parfaite logique avec la réforme Darcos de privatisation rampante des lycées.

Le « contrat doctoral unique » préconisée par Pécresse vise à supprimer l’allocation de recherche et le monitorat ; pour financer leurs activités doctorales, les jeunes chercheurs seront contraints de se mettre au service des entreprises avec lesquelles les universités tisseront des accords.

Toutes ces mesures sont inacceptables. Et tandis que non seulement l’éducation, mais toute la société est visée par cette politique et plongée dans l’incertitude, il faut faire reculer le gouvernement, tous ensemble. Cela passe par un mouvement d’ensemble, qu’il faut construire patiemment et pas à pas.

Les grèves isolées sont réprimées par la police ; mais face à une colère généralisée des classes populaires, le gouvernement finira par vaciller. Les grèves sont souvent trahies par certaines directions syndicales : il faut un mouvement démocratique, où toute négociation éventuelle et où l’apparition médiatique du mouvement soient contrôlée par la base, par les Assemblées Générales : ainsi le gouvernement ne pourra pas acheter la paix sociale en passant des arrangements dont nous ne savons rien dans les salons feutrés ministères.

Nous appelons les étudiants et leurs organisations à se saisir de toutes ces questions en Assemblée Générale, à se coordonner nationalement, à participer aux manifestations du 20 novembre. Nous proposons la plate-forme revendicative suivante :

- Augmentation des bourses en nombre et en valeur, indexation de celles-ci sur le coût de la vie !
- Abandon de la réforme des concours : maintien de l’accès au CAPES à Bac + 3 et des IUFM ! !
- Abandon du projet de « contrat doctoral unique » !
- Abandon de tout projet qui viserait à privatiser les CROUS !
- Aucune suppression de postes dans l’enseignement supérieur ! titularisation et fonctionnarisation de tous les personnels précaires !
- Pour une Université publique, gratuite et sans sélection, ni à l’entrée, ni en Master, ni en fonction de la nationalité : abrogation de la LRU !
- Un budget qui finance sans condition l’ensemble des établissements et des étudiants à la hauteur des besoins de tous et toutes, sans aucune conditions : abrogation du Plan Campus !

Face à la chute du niveau de vie et aux attaques du gouvernement, construisons l’unité d’action de tous les secteurs attaqués !

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 21:46
Témoignage d’un postier en grève dure

Depuis le 26 janvier, les postier-e-s de Dijon sont en grève, contre la dégradation de leurs conditions de travail, la dégradation du service rendu, et pour le paiement de leurs heures sup’.
La Poste, c’est un peu le laboratoire de l’État pour tester la casse méthodique du service public : depuis une vingtaine d’années, une série de réformes prépare petit à petit la privatisation totale. Séparation des activités courrier, bancaires et colis, nouveau statut des embauché-es qui ne sont plus fonctionnaires mais contractuels, renégociation des conditions du «dialogue social» pour s’assurer de faire passer la pilule, passage d’une logique de service public à celle d’une entreprise marchande (l’usager-e devient client-e, et les guichetier-es sont censé-es lui refourguer les produits les plus chers), etc.
Dans un bastion du syndicalisme de lutte, cela n’a pas été sans résistance, donc sans répression, mais il semble que localement, les postier-es jettent toutes leurs forces dans la bataille.
Le 5 février, la grève s’étend à tout le département, et les postier-es manifestent avec les étudiant-es et les personnels des facs en lutte.

Entretien avec un postier en lutte

À la Poste, avec le processus de libéralisation, on est en conflit avec la direction depuis pas mal d’années, mais là c’est passé à un cran supplémentaire. Ici, suite à des prises de décisions sans concertation et à l’absence totale de négociations, un préavis de grève illimitée a été déposé. Ce préavis couvrait l’ensemble de la PPDC (Plate-forme de préparation et de distribution du courrier) de Dijon-Nord et de Dijon-Arquebuse. Les revendications noir sur blanc, c’est des postes supplémentaires, le paiement des heures supplémentaires, le maintien des RTT, des rythmes de travail correct, et que le patron arrête ses crises d’autoritarisme.

Il faut expliquer un peu le contexte. À la PPDC de Cap Nord, ils ont dépensé 8 millions d’euros pour les bâtiments et les machines qui remplacent une partie du travail des facteurs. C’est un truc qui arrive à Dijon et ailleurs, et en parallèle ils en profitent pour restructurer le travail et la «masse salariale». Leur plan de restructuration à l’échelle nationale, cela s’appelle «Facteur d’avenir», et c’est là pour casser les solidarités. Ils cherchent à mettre les facteurs les uns contres les autres, avec des équipes qui seraient en concurrence. Nous on répond à ça qu’on est des «facteurs en colère». Depuis la mise en place de «Facteurs d’avenir», les grèves se multiplient.

La PPDC derrière Ikea est truffée de caméras de vidéo-surveillance. Nous on s’insurgeait par rapport à ce fait d’être surveillé en permanence. Quand quelqu’un a posé la question de savoir pourquoi, la directrice a dit que c’était pour éviter le sabotage sur leurs nouvelles machines Toshiba, qui valent un fric monstre. Voilà ce que ça légitime aussi, leurs nouvelles machines. Les machines devraient être au service du personnel, mais là elles sont au service du capital. On pourrait se réjouir qu’une machine remplace certains boulots débiles, mais là ils en profitent pour nous faire passer à l’as.

Les facteurs sont censés travailler de 6h à 12h, mais en réalité la plupart du temps, les titulaires comme les autres finissent à 13h, 14h, 15h, et passent beaucoup de temps à l’extérieur sans possibilité de se restaurer. C’est toujours possible d’aller à l’arrache prendre un sandwich dans un bar, mais c’est interdit par le règlement. Toutes ces heures supps ne sont pas payées. Donc une des revendications fortes, c’est déjà le paiement des heures supplémentaires.

Ici, il y a 56 emplois qui ont disparu, qui n’ont pas été récupérés à partir de départs en retraites ou de contrats qui se finissent, et ça fait des ryhmhes de fous. L’objectif de la boîte est de réduire de manière drastique la «masse salariale», de rentabiliser un maximum. Et on a appris récemment par des fuites d’une réunion qu’ils voulaient encore réduire les effectifs, c’est d’ailleurs une des nouvelles qui a mis le feu aux poudres. Il y a aussi qu’on est passé de cinq semaines de RTT à deux semaines.

Le nouveau patron de la PPDC et de l’Arquebuse, M. Sauvage est extrêmement autoritaire et caractériel. Il met la pression sur les gens individuellement. Son mot d’ordre c’est : «rentabilité, rentabilité, rentabilité…» FO, à son propos, ils ont même sorti un texte : «La loi de la jungle» qui dénonce le fascisme d’entreprise. C’est le genre de type qui va empêcher les grévistes de rentrer à l’intérieur des locaux pour aller boire un café à la machine.

Un de leurs gros outils actuellement, ça date pas d’aujourd’hui mais ça s’amplifie, c’est de faire accompagner les tournées par des «vérifs», des mecs qui vérifient que les facteurs bossent assez vite et qu’ils ne pourront vraiment pas faire un poil mieux. Ils chronomètrent les tournées. C’est du flicage qu’ils utilisent pour justifier des suppressions de postes. Le boulot c’est notre quotidien, alors ça peut pas être seulement une course individuelle et épuisante, faut qu’il y ait sens, des complicités…

La fonction du facteur, c’était aussi un lien social et ça, c’est complètement bafoué. Ils veulent nous transformer en simples distributeurs de papiers. Ils vont embaucher des intérimaires en contrats courts qui n’ont pas idée du boulot, parce que dans la tête des dirigeants, le facteur, c’est juste un gars qui trie puis distribue les papiers, alors qu’il y a toute une dimension de vie de quartier avec les personnes âgées, les gens isolés, l’idée d’un service public en somme.

Il y a tous ces mythes idiots sur les fonctionnaires de la poste qui se la coulerait douce. Mais les facteurs travaillent six jours par semaine, du lundi au samedi inclus, et n’en peuvent plus. Tous ces nouveaux rythmes de travail, la pression à la concurrence, ça crée des dépressions, un stress énorme, des crises de nerfs et des gens qui pleurent.

En morcelant les lieux de travail, ils pensaient tuer la solidarité, faire jouer un endroit contre l’autre pour que ce soit plus dur lutter ensemble et de bloquer la production par des grèves. Mais les conditions de travail sont tellement merdiques que là tout le monde s’est mis en grève. On est parti à 80% de grévistes, ce qui était un score énorme et dix jours après on tient toujours. Le mouvement est tenace. Un mec qui a 37 ans de boîte a dit qu’il n’avait jamais vu un mouvement aussi déterminé.

Il y a des tentatives de négociations tous les jours. Mais le patron s’en fout, il fonctionne comme si la poste lui appartenait à part entière, et que nous qui bossons dedans depuis 30 ans, on est de la merde. Pour moi le patron, c’est un taulier : il tient sa prison avec ses caméras. D’ailleurs, la PPDC fait penser à une prison. C’est comme ce que dit Foucault avec le panoptique, il y a un agencement répressif de l’espace. Il y a un premier étage avec un balcon où les cadres peuvent observer tout le bureau comme des rois et nous on est en bas. La géographie des boîtes d’aujourd’hui est faite pour que les gens ne fassent que travailler. D’ailleurs, c’est pas par hasard, le local syndical, on ne peut y entrer que par l’extérieur et plus par l’intérieur. Symboliquement c’est comme les bancs publics séparés pour ne pas que les gens puissent s’allonger dessus.

La grève se matérialise par des piquets de grève devant chacun des lieux. Chaque matin à 4h30 à la PPDC et à 7h à l’Arquebuse jusqu’en milieu de journée. Dans les piquets de grève l’ambiance est extrêmement chaleureuse et combattive, malgré le temps de chien, la neige. Les gens apportent à manger, du café… Ces piquets servent à maintenir la pression, discuter de la suite, mais aussi à entraîner ceux qui ne font pas grève dedans. On a aussi mis en place un système où on demande à ceux qui ne font pas grève de cotiser pour une caisse commune de grève, pour acheter la bouffe. On mange sur place, on fait des barbecues, on partage un verre de vin. On voulait aussi venir jouer de la musique sur le piquet. Le premier jour c’était d’enfer. C’est les moments où tu sens que le monde ouvrier quand il part en lutte il est capable de tout. Les piquets, ça recrée des liens avec des nouveaux, et puis il y a des gens que tu as pas vu depuis longtemps parce qu’on n’est pas dans les même bureaux, et tu es content de les revoir. La plupart des grévistes restent sur le piquet. On ne reste pas chez soi tout seul à attendre. Les voitures passent, les gens klaxonnent, lèvent le poing. Ca fait chaud au cœur. On veut montrer qu’on est pas des soumis, qu’on est des gens debout, et on déplore que certains ne se sentent pas concernés et ne fassent pas grève. Là, les mecs qui mènent le mouvement, c’est pas mal des anciens qui ont connu les mouvements, les luttes après 68, mais on sent qu’il y a une jeunesse qui revient aussi se battre.

En 95 et 98, on avait obtenu pas mal de choses. Mais à l’époque on bloquait les entrées et rien ne circulait. Et mine de rien, quand le courrier ne circule plus c’est une partie de l’économie qui s’enraye. D’un côté il y a peut-être des gens qui vont devoir attendre un peu plus longtemps leur courrier, mais de l’autre il y a aussi toutes les boîtes qui ont besoin du courrier pour faire fonctionner leur production et leur commerce. Alors c’est un levier énorme, comme quand les camionneurs bloquent les routes, ou que les trains ne roulent plus.

Là, on a fait un peu de blocage des camions au début, mais le blocage pose débat. Le blocage est pas toujours bien perçu. Il y a des peurs parce que la direction fait venir un huissier tous les jours pour contrôler et punir des gens qui feraient des actions plus directes. En plus, depuis le 26 janvier, la direction a bloqué la porte d’entrée sur le site, ils ont mis un gros cadenas pour empêcher que les portes se referment et s’assurer que les camions et travailleurs non-grévistes puissent circuler. La répression à la Poste est assez forte en ce moment par rapport aux pratiques de lutte. À Marseille, il y en a qui se sont fait virer pour de simples prises de paroles un peu franches et directes.

La direction a mis en place des systèmes de tri parallèle pour casser la grève. Ils ont embauché 80 intérimaires qui leur coûtent la peau des fesses. Ils préfèrent payer des intérimaires exploités, d’ailleurs certains sont pas retournés bosser tellement c’était dur. On a affaire à un patronat agressif qui lâche des miettes qu’un oiseau en plein hiver ne voudrait même pas. La vérité c’est qu’avant ils lâchaient vachement plus vite face à des mouvements de luttes. Là, on sent qu’avec la libéralisation, ils se croient tout permis. L’arrogance patronale a atteint de nouvelles dimensions et ils sont en train d’essayer de bouffer tous les acquis de décennies de luttes. Nous, on perd 50 euros pas jours, alors partir en grève si on obtient que des miettes c’est les boules. Avant, embaucher les intérimaires, ils ne le faisaient pas. D’ailleurs le droit de grève est de plus en plus verrouillé. Sud et la CGT vont attaquer en justice, par rapport à ça, parce que le coup des intérimaires, c’est sûrement une procédure illégale. Mais évidemment c’est dur de savoir exactement. Pour eux, c’est très facile de faire venir des huissiers. C’est pas la même pour nous quand il s’agit de faire constater leurs coups bas.

On sent qu’ils veulent nous dégoûter pour les grèves futures. Les modes d’actions qui marchent comme ceux mis en place par Sud-Rail gare Saint-Lazare et autres, ils vont essayer de les museler. Et puis les flics tournent devant les boîtes. Par exemple il y a des gars qui ont simplement bombé devant Amora, parce que leur boîte risque de fermer, et qui se sont fait chopper.

Pour qu’une grève comme ça puisse durer encore plus longtemps, il faudrait des moyens de solidarité financière plus importants. Des traditions comme les caisses de grève seraient peut-être à remettre en place. Pour les luttes futures, ce serait sûrement nécessaire pour tenir plus longtemps. En plus on vit dans un monde où les gens sont de plus en plus tenaillés par des crédits.

Pour casser l’isolement, on cherche à étendre le mouvement aux autres bureaux de Côte d’Or. On va les rencontrer. Le bureau d’Auxonne a fait grève six jours en décembre. On a été les voir et ils sont motivés pour repartir, il semble que les bureaux alentours rencontrent les mêmes problèmes que nous. Cette extension du mouvement a bien marché dans le 92 où ils sont en grève depuis 15 jours, où ils font des actions de collages sauvages, des occupations. Cela a l’air assez carré. Il y a peut-être des pratiques d’actions à remettre sur la table.

Il faudrait faire la jonction avec d’autres secteurs en luttes, mais les infos ne passent pas toujours bien, dans la pratique c’est compliqué de se fédérer au-delà des grandes journées de mobilisation générale comme celle du 29. On ne sait pas toujours que d’autres sont en lutte. Là on est allé voir les étudiants pour imaginer des initiatives en commun, se rencontrer sur les piquets ou dans les AG.

Nous on en a rien foutre de la concurrence, on leur oppose la solidarité. Là, ils n’arrivent pas encore à isoler les gens, mais sur le long terme, c’est sûr qu’il y a un danger. Notre société, elle risque d’aboutir de plus en plus à des gens qui tirent dans le tas au hasard parce que la rage est là mais individualisée. Alors que si tu es pris dans un mouvement avec des camarades solidaires, tu peux orienter ta rage dans un combat collectif mais aussi vers des utopies et des perspectives.

Brassicanigra, 6 février 2009.
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 09:29
Exemple d'organisation des collectifs de Parents:
Ces propositions concernent des points qui sont déjà existants pour certains.

1- Constitution du collectif
C’est un outil de diffusion d’informations et de coordination à destination de tous les parents d’élèves mobilisés.

2- Bases du fonctionnement
Chaque école ou groupe scolaire s’organise en comité .
Dans chaque comité, il y a un contact mail. Pour ne pas mettre le nom, vous pouvez créer une adresse : « parentsdelevesNOM DE L’ECOLE@gmail.com
Dans chaque comité il y a un délégué. (rôle : présence lors de réunion ?) On suggère qu’il y ait des « délégués tournants » .
L’avantage : une personne n’est pas mise en avant constamment, et on ne se repose pas sur une personne qui deviendrait « irremplaçable ».

3- diffusion de l’information
 création d’une commission dont le rôle est de trier et d’organiser les informations qui lui sont envoyées.


exemple de lutte
: http://www.ladepeche.fr/article/2009/02/02/533811-Demain-les-parents-allument-Darcos-dans-les-rues-toulousaines.html.

Ils ne pouvaient pas aller au ministère, ils ont forcé le ministère à venir à eux par le biais de son administration toulousaine.

Ce que les parents avaient à dire tient en une phrase : «Incohérence entre les objectifs affichés de cette réforme qui remet gravement les fondements de l’Ecole Publique égale pour tous». Ils ont ajouté être «inquiets» aussi et en «profond désaccord avec la démarche employée». Le ministre de l’Éducation nationale l’aurait compris tout seul. L’inspecteur de l’Éducation nationale a toutefois promis de rapporter «le plus fidèlement possible» ce qu’il a vu et entendu.

Les_flambeaux




il semblerait qu'il existerait une "AG Nationale des collectifs parents-enseignants" qui se réunirait samedi à Paris ? ]

http://www.agnationale.org/

Appel de l'AG nationale des collectifs parents-enseignants réunie le 24 janvier 2009 à Villeurbanne
L’assemblée générale nationale des collectifs de parents et enseignants en lutte, réunie le 24 janvier dans le Rhône à Villeurbanne, affirme sa volonté de mobilisation pour la défense et la promotion d’un service public d’éducation de qualité. Ceci passe par le retrait de toutes les contre réformes qui menacent le service public d’éducation de la maternelle à l’université.

Nous appelons à refuser :

— La suppression de 13.500 postes qui dégrade les conditions d’enseignement et d’apprentissage.

— La suppression des RASED et la mise en place de l’aide personnalisée en dehors du temps scolaire.

— La mise en place d’évaluations nationales destinées à mettre en concurrence les écoles et les établissements.

— La mise en place de structures privées et payantes pour les enfants de deux ans.

— La mise en place des EPEP qui va couper le lien entre écoles, élèves, parents, et renforcer les pressions hiérarchiques.

— Les nouveaux programmes rétrogrades et inadaptés.

— Le recours de plus en plus régulier à des personnels précaires et non formés pour assurer les remplacements et les missions de service public (accompagnement éducatif…).

— La multiplication des heures supplémentaires et des remplacements à l’interne au détriment de l’emploi public et de la qualité de l’enseignement.

— La contre réforme du lycée qui n’a été que repoussée.

— La suppression du BEP qui va laisser pour compte les élèves les plus fragiles, et la mise en place du Bac Pro en trois ans qui va dévaloriser le diplôme.

— La suppression des IUFM et la remise en cause de la formation initiale et continue.

— Le fichage systématique des élèves : BASE ÉLÈVES, SCONET…

— La banalisation des interventions policières dans les établissements et la traque des élèves sans papiers.

— La remise en cause du droit de grève et des droits syndicaux.


En préalable à toute discussion, nous exigeons :

— Le retrait de toutes ces mesures qui visent à terme un véritable démantèlement du service public d'éducation.

— La levée des sanctions touchant les personnels, étudiants et lycéens en lutte.


Nous exigeons :

— La création des postes nécessaires à un fonctionnement de qualité du service public d’éducation.

— La prise en charge des enfants en difficulté par des personnels qualifiés, spécialisés, et titulaires, avec des mesures pédagogiques adaptées et sur le temps scolaire.

— Une école gratuite et laïque, accessible à tous ceux qui le désirent dès deux ans.

— La préservation de la liberté pédagogique des enseignants.


Nous appelons à :

— Un mouvement revendicatif d’ampleur passant par la grève, le blocage, la désobéissance, l’occupation et qui ne cessera qu’au retrait des mesures Darcos.

— Participer massivement à la grève interprofessionnelle du jeudi 29 janvier, à envisager des suites et poursuivre la mobilisation interprofessionnelle notamment avec les salariés des autres services publics.

— Participer à la réunion de coordination de «l’appel des appels» prévue le 31 janvier à Paris et à y envoyer des mandatés.

— Organiser une «journée de l’éducation» (écoles, collèges, lycées, universités) le 10 mars 2009 qui peut passer par des «nuits des écoles», des occupations ou blocages par les parents, des réunions d’information par des enseignants grévistes auprès des parents ou encore des actions médiatiques.

— Se coordonner dans l’action et les luttes à l’échelle locale et nationale.

— Interpeller les élus sur les mesures actuelles sur l’éducation.


Nous nous adressons aux fédérations syndicales de l’éducation, aux fédérations de parents, aux coordinations étudiantes et lycéennes pour qu’elles soutiennent et portent unitairement les revendications de l’assemblée générale nationale des collectifs de parents et enseignants.

Nous appelons à une nouvelle assemblée générale nationale des collectifs de parents et d’enseignants le 7 février à Paris.

]
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 08:57


Mercredi 28 février les employés du gardienage du parking réuinis en assemblé générale   ont posé des Questions à Zabida Collomb concernant leur avenir .

Jusqu'ici, dans le cadre d'emplois d'insertion, la ville finançait la SDAVA pour assurer le gardiennage des parkings de l'office HLM 

La ville continuera à financer la SDAVA, pour des sommes identiques mais elle souhaite que ce soit pour d'autres activités que les activités de gardiennage et qu'une véritable politique d'insertion et de retour à l'emploi soit conduite. Il y a actuellement des discussions entre la ville et la SDAVA pour définir les conditions d'utilisation de cet argent.

Les emplois ne sont donc pas supprimés  Ils devraient être affectés à d'autres tâches que ce qui est fait actuellement. L'office HLM devra trouver un autre moyen de sécuriser les parkings
Que deviendront les 45 personnes concernées pendant les discussions ?
Toutes seront-elles ré-affectées ?
 Pour ce qui est de l'alternative choisie par l'Office des HLM, doit-on s'attendre à ce que le privé récupère le marché ? Si oui, quelle justification ? Sans vouloir faire de polémique, il me semble que lorsqu'on est un élu de gauche (je ne vous vise pas personnellement) on prefere généralement (on a vu des exemples carricatureaux pour la gestion de l'eau) que les services publics soient assurés sans but lucratif, ce que ne peut s'empêcher de faire un opérateur privé ... Le problème aussi avec le passage de marché privé (et les nouvelles règles rendent cela plus opaque) c'est toujours une suspiscion de, comment dire, commissions ...

Déjà 6 personnes ont reçu des lettres recommandées leur annonçant leur licenciement.

J'espère cependant que les qualifications des 45 personnes seront compatibles avec une nouvelle orientation. Je sais aussi que c'est plus facile d'être critique que de faire, certes. Accessoirement, je suis moi-même chômiste ! Même si nous ne pensons  pas avoir recours aux services de la SDAVA (http://ltpro.blogspot.com/), jnous sommes  forcément très sensible à ces questions. Plus généralement, le traitement que subissent les chômeurs, que ce soit des administrations (Pôle Emploi) ou des structure dites de réinsertion est souvent critcable. Le pôle emploi s'evertuant, sous la contrainte affreuse de la radiation, de "placer" ses "clients". Cette dérive est extrêmement domageable, sur le principe et ausi sur le fait qu'elle oppose des populations Que je sache, ce n'est pas un choix de vie que d'être chômeur.
voir ces blogs:
RTO
AC
des renseignements dans les bulletins" cévennes en lutte"

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 00:16





Quand les parents d’élève passent à l’action directe




Comme le secteur de la santé, du social et bien d’autres, de nombreuses
luttes locales sont en cours dans le monde de l’éducation, et tout le
monde s’y met : élèves, enseignants et parents.
Des mobilisations pas forcément médiatisées, mais dont le nombre et la
persistance est pourtant remarquable. Ainsi le lycée Emilie de Breteuil a
été occupé par les profs pendant plusieurs nuits fin janvier, contre la
fermeture d’une section BEP et les risques qui pèsent sur la section BTS.
A Saint Ouen l’Aumône, dans le Val d’Oise, les parents des élèves de
l’école élémentaire des Bourseaux ont décidé de refuser les évaluations
que doivent passer les élèves de CM2, et ont confisqué les livrets
d’évaluation, celle-ci ne correspondant pas au programme suivi par les
enfants.




ttp://www.yvelines-en-luttes.info/

L’inspection académique a déposé plainte contre X suite à cette initiative...






Lundi 2 Février :

Pour tous ceux qui le peuvent

12h-13h Conseil interministériel décentralisé à Lyon

Rassemblement devant la Préfecture
Une audience a été demandée à Xavier Darcos



Témoignage de
Jean Pauly,"Base élèves dans nos têtes"


C'est une réunion de directeurs et de directrices de circonscription. Vous voyez le tableau, nous sommes dans une salle des fêtes de centre bourg. Sur la scène – celle prévue sans doute pour les spectacles en costume de papier crépon, les évolutions collectives et les reprises de la chorale enfantine – sur la scène, donc, l'Inspectrice a installé son grand quartier général. Elle trône au centre, à un bon mètre de hauteur, on voit ses chaussettes et ses escarpins, et pilote la réunion derrière le rabat de son ordinateur portable. Un vague écran sur le mur affiche une succession de titres sur fond couleur, des diagrammes et des tableaux, illisibles depuis la salle. La salle où nous sommes… comme au spectacle, sur des chaises en plastique équipement collectif accrochées les unes aux autres par une barrette de métal… la salle où nous subissons plus d'une heure de consignes pour les saisies informatiques des évaluations Cm2.


Que ça… pendant une heure!


Sur la scène aussi, la brochette des conseillers pédagogiques de circonscription, chacun à son pupitre. On ne voit pas leur tête derrière l'écran de leur portable et on devine qu'ils ne sont pas très à l'aise. Ils se terrent, les ex-collègues, barbouillés par la difficile digestion de toutes les couleuvres avalées, serrant le popotin sur la sellette, chacun sa tâche… qui d'apporter une précision, qui de prendre les notes, qui de confirmer la bonne parole. La responsable informatique a rang de ministre d'état et l'oreille de la patronne…

"T'as vu, elle a un nasus" me dit ma voisine. "Un quoi?" "Un Asus… c'est le top…"


Heureusement la pause café arrive… ça râle sec autour du verre en plastique… ça promet du saignant dans la deuxième partie des questions posées… et qu'on va voir ce qu'on va voir… et qu'on va pas se gêner… et qu'elle va nous entendre…

On se rassied dans les murmures…


Trente doigts se lèvent, le micro de salle est happé par la foule, trente questions, trente récriminations, trente déclarations fracassantes…

Et pas une sur ce qui saute aux yeux, qui paraît l'évidence dans cette mise en scène surréaliste et délirante… pas une seule mise en cause du conditionnement technologique et de la fuite en avant dans les systèmes.


Comment expliquer que les enseignants trahissent à ce point les valeurs de leur métier et de leur engagement pour l'enfance.... sans même s'en apercevoir ?


C'est une question que je me suis souvent posée et qu'on nous a souvent posée dans les réunions. Je vais essayer de l'aborder en avançant cette hypothèse : si la Base élèves a pu s'installer aussi facilement dans notre paysage, c'est qu'elle était là, tapie, dans nos têtes… c'est qu'elle était à l'œuvre, souterraine, dans les conditionnements subis depuis une vingtaine d'années.

Nous ne sommes pas complètement « victimes innocentes » dans cette affaire. Nous, c'est-à-dire les instits, les "de gauche",  les républicains, les pédagogues, les syndicalistes ou les militants de l'école "nouvelle"…

Adeptes de la modernité, nous avons laissé filer la tradition humaniste du métier avec l'eau du bain.

Enfermés dans des batailles à court terme, nous n'avons pas su voir plus loin que le petit périmètre de nos revendications.

Intimidés par les discours des experts, nous avons accepté les techno-logiques (comme dit David Corneille) dans nos pratiques.

Dépossédés du point de vue d'ensemble, nous nous sommes fourvoyés dans des impasses… et nous avons commencé à perdre notre âme.


Je propose ici une mosaïque de réflexions, les unes argumentées, les autres plus intuitives, sur les bouleversements de l'école que nous avons vécus et qui ont préparé le terrain à la résignation. Le lecteur aura peut-être du mal à retrouver un lien direct avec le sujet, voire peut-être une cohérence. Le fil logique de tout cela n'est pas toujours encore très clair pour moi. Si je devais en dérouler un, d'emblée, ce serait celui d'une histoire d'instit (la mienne) et de son ressenti.


*Sortir du petit périmètre


Elle ne verrait de la mer que chaque vague, l'une après l'autre,

 et ne comprendrait pas la houle et son immense mobilité,

ni les promesses et les dangers qu'elle recèle.


(Note technique : au rugby, quand on dit qu'on joue dans le petit périmètre, c'est qu'on reste cantonné autour des regroupements et qu'on n'envoie pas la balle au large… C'est un choix qui peut s'avérer utile quand on n'a pas confiance dans ses capacités ou quand on est sur la défensive. C'est un jeu qui peut faire gagner sur un match, mais rarement sur une saison).


La bataille contre la Base élèves a été perdue par la profession en juillet dernier parce qu'elle a joué dans le petit périmètre. Elle n'a pas su voir plus loin, aveuglée par le débat sur les items et notamment sur celui de la nationalité et des sans-papiers… ce n'est finalement qu'un aspect secondaire, ou simplement une conséquence possible de la mise en place du fichier nominatif centralisé.

Nous savons maintenant - et nous commençons à être crédible là-dessus - que le point central est celui du numéro d'identification.

Aujourd'hui encore, pour beaucoup d'entre nous, la résistance à la Base élèves est une ligne dans le catalogue des résistances alors, qu'à mon sens, elle va au-delà des questions strictement politiques : la mise en place du fichier national n'est pas une invention de Darcos (elle a commencé en 2004); elle ne sera pas résolue par la démission du Ministre, ni par la défaite de Sarkozy aux élections… parce que le projet vient de beaucoup plus loin et résistera aux péripéties à venir. Il touche à des questions de fond qui se posent depuis longtemps à l'école et à la société sans qu'elles aient pris jusqu'à maintenant ce caractère déterminant.

Je crois que notre hiérarchie ne ment pas sur un point : le projet de la Base élèves est aussi un projet de gestion de l'éducation nationale, en gestation depuis longtemps dans les bureaux du ministère. L'équipe en place ne fait qu'achever un travail préparé par toutes celles qui l'ont précédée.  

L'objectif est de moderniser la vieille Maison considérée par l'air du temps comme peu rentable et inefficace. Pour cela, il faudrait des outils de mesure (comme les évaluations nationales) et une gestion pilotée par des systèmes informatiques centralisés.

Je ne pense donc pas qu'on puisse assimiler ce plan de re-concentration autoritaire aux politiques de démantèlement de l'Institution Ecole, par ailleurs très réelles. Je serais même tenté de défendre le contraire : il s'agit d'une réorganisation par le haut d'un mammouth qui bat de l'aile. Le développement continu de la machinerie bureaucratique me fait plutôt penser au syndrome de l'Urss en phase terminale : ils pensent pouvoir s'en sortir avec encore plus de centralisation. 

J'ai plusieurs fois évoqué le pouvoir de la technostructure… j'espère que cette formule a une réalité sociologique car elle évoque bien ce que je pense : les logiques auxquelles nous sommes soumis – auxquelles nous sommes sommés – ne sont pas forcément toujours des logiques politiques à court terme. Il y a une dynamique propre de la bureaucratie technique qui me paraît bien plus forte et plus profonde que la volonté des appareils politiques. Qu'elle soit utilisable à des fins répressives immédiates est une donnée, mais ça ne me semble pas être le cœur du problème, ni son origine.


La Base Elèves serait la créature de la technostructure.

Ce qu'on peut craindre, c'est qu'elle lui échappe comme le monstre échappait au Docteur Frankenstein ou comme le nuage de Tchernobyl filait entre les doigts des ingénieurs de la centrale.


*L'instit' d'hier et le professeur des écoles d'aujourd'hui.


La bonne pensée bruisse dans le silence feutré des bâtiments d'époque.


Je ne veux pas idéaliser ce que furent les années 70-80, les années d'un autre siècle… mais, convenons en, l'instit' d'alors avait beaucoup plus d'autonomie que le professeur des écoles d'aujourd'hui. L'Institution était un peu coincée, voire revêche, mais ne cherchait pas à tout tenir comme aujourd'hui. C'était une vieille dame poussiéreuse et un peu dure d'oreille qui exerçait son contrôle sur l'apparence et la tenue plus que sur le contenu du travail. Bonne mère, elle faisait preuve d'une certaine tolérance vis-à-vis de ses enfants les plus turbulents et réagissait avec discernement aux provocations de circonstance. Le personnel d'inspection pouvait parfois se montrer très ouvert… j'ai souvenir de quelques uns qui se permettaient des libertés par rapport au discours officiel tout à fait inimaginables aujourd'hui.

A l'Ecole normale, où j'usais le fond de mes jeans de ces années là, nous pouvions passer quelques jours dans la classe de Marceau, ou de Ségala, ou de Cadiou que nous nous étions donnés comme maîtres compagnons du moment… Les mouvements pédagogiques avaient pignon sur rue. Nous faisions des stages officiels chez les Francas ou dans les Cemea. Le mercredi, nous animions des après-midi Usep. Un groupe Freinet qui réunissait des profs et des élèves-maîtres s'était monté derrière les murs de la vieille maison. Un Inspecteur était président de l'Occe. Avant le premier poste, une dizaine d'entre nous s'étaient retrouvés dans un centre de colo pour préparer sa rentrée au bord de la mer, échanger des outils, des idées, des émotions.

Plus rien de tout ça aujourd'hui… une administration cuirassée, une machine et ses rouages bien en place, une armée de techniciens de l'éducation (de vrais professionnels !), des inspecteurs sans état d'âmes. Bientôt des super-directeurs… et des fonctionnaires.

Des fonctionnaires… la première fois qu'on m'a sommé de l'être, c'était il y a presque dix ans, pour me reprocher une liberté de parole… j'étais tombé de cul. Naïvement, je pensais que j'étais beaucoup plus qu'un fonctionnaire, beaucoup plus, beaucoup mieux, en étant un "militant de l'école".

On commençait à changer d'époque, sans doute… et c'était sous la gauche.

Pour la première fois, un directeur d’école est convoqué en Commission Administrative Paritaire Départementale (CAPD), le 3 février à Grenoble, avec à l’ordre du jour le retrait de son emploi de direction pour son opposition à Base élèves. Un grand  rassemblement en soutien à Jean-Yves Le Gall a eu lieu ce jeudi 29 janvier à 13 heures devant l’Insection académique de l’Isère, dans la foulée de la manifestation nationale.

entre 1000 et 1500 manifestants pour soutenir Jean-Yves Le Gall


vous faites ce que vous savez faire:
Les coordonnées de l'inspection académique :
tél : 04 76 74 79 79
fax : 04 76 74 79 95
courriel : ce.ia38@ac-grenoble.fr   et   ce.38i-secretariatcab@ac-grenoble.fr

 









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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 05:22

Valence:    le samedi 31 janvier journée  post bac: publicité  à l'Esisar

Montpellier Prospectives "Partenariat Recherche Publique / Entreprises : levier d'innovation des PME " à l'hôtel de Montpellier Agglomération



A la fin fin de la grande et calme, trop calme, manif du 29, une
vingtaine de personnes se sont rendus à une table ronde organisée à
l'hôtel d'agglomération sur le thème: « Partenariat Recherche publique /
Entreprises : levier d’innovation pour les PME ».
Cette sauterie n'était pas gardée et ce fut sans difficulté que les
perturbateurs sont entrés dans la salle.
Une hotesse d'accueil leur demanda en vain de se munir d'un badge à leur
nom, puis essaya de les convaincre de partir sous prétexte que cette
conférence était prévue uniquement pour les patrons. Sans succès.
Avant le commencement, le présentateur des débats vint demander au groupe
si un porte-parole désirait participer au débat. Mais il n'y avait pas de
porte-parole.
Gilbert Pastor, l'élu délégué lèche-botte des entreprises, commença son
exposé et fut interrompu. Lui et les autres personnes furent insultées
comme elles le méritaient, avec quelques arguments tels que: vous servez
le capital, vous "respectez la confidentialité des projets" quand vous
aidez des starts-up, ça veut dire qu'elle peuvent nous empoisonner ou nous
contrôler toujours plus, vous etes contents...
Quelques chaises furent renversées et le groupe quitta les lieux, sans
encombre.
Un tract d'appel avait été distribué l'après-midi, exposant le cv
mortifère des participants à cette conférence:


A Montpellier, il n’y en a que pour les chercheurs soumis aux industries
(des industries de surveillance et de biotechnologies)


Dans le cadre de ses rencontres Montpellier Prospectives, Montpellier
Agglomération organise une conférence-débat autour du thème « Partenariat
Recherche publique / Entreprises : levier d’innovation pour les PME », à
destination des PME et Grands Groupes, le jeudi 29 janvier de 18h à 20h, à
l’Hôtel de l’Agglomération (salle Zeus, 6ème étage).
D’après nos dirigeants : « Les partenariats public et privé dans le
domaine de la recherche sont pour les entreprises un outil de
compétitivité permettant la création de valeur aussi bien au niveau
national qu'international. »

On nous annonce ainsi l’intervention de Bernard Pau, présenté comme
universitaire à la faculté de Pharmacie, pour parler des « partenariats
entre la recherche publique et les entreprises ». Or il n’est pas précisé
que cet homme, qui fut diplômé de l’école de chimie de Montpellier, a
notamment fait carrière au sein du groupe pharmaceutique Sanofi, qui
dispose à Montpellier de son plus grand laboratoire de recherche. Il a
ensuite fait carrière en dirigeant des laboratoires « mixte » où la
recherche publique sert les brevets privés (Université, CNRS et Sanofi,
puis aujourd’hui BioRad). Ancien directeur du département « Science de la
vie » au CNRS, il quitte ce poste en 2004 pour créer l’Institut
d’innovations thérapeutiques (filiale du CNRS à 99,97%) dont l’objectif
est précisément d’accroître « le flux de transfert d'innovations du
domaine public vers l'application médicale et industrielle ». A noter
qu’il créa également l’entreprise pharmaceutique Innodia. Tout cela n’en
fait pas un innocent pour parler de façon neutre de cette collusion entre
l’Etat et le Capital.

Il y aura aussi Anne Lichtenberger qui va présenter l’organisme régional
qu’elle dirige, Transfert LR, qui est chargé d’aider les entreprises à
profiter de la recherche publique. A noter qu’elle s’occupait auparavant
du pôle Sciences du vivant à la CCI de Nice.

C’est donc naturellement que les témoignages d’entrepreneurs aidés vont
venir du secteur pharmaceutique, avec l’exemple de Sysdiag (CNRS-BioRad…
encore eux !) et plus généralement des bio-technologies avec Déinolab,
labo mixte Déinove-CNRS-UMI-UM2. Enfin, le troisième témoignage sera celui
d’Isytest, labo mixte entre le LIRMM (robotique et microélectronique) et
NXP, un géant mondial de l’électronique qui fabrique des plaques de
silicium pour Apple, Bosch, Nokia, Philips, Continental, Samsung ou Sony,
pour des applications telles qu’une télé sur 2 dans le monde contient une
de ces puces ; un géant qui est « n°1 dans les solutions de paiement sans
contact » et plus particulièrement en solutions RFID (Identification par
Radio Fréquence), avec plus de 3 milliards de circuits intégrés livrés.
« Les technologies NXP couvrent aussi bien les tags RFID qui authentifient
les médicaments, que les systèmes de billetterie électronique qui
réduisent les temps de déplacement, et les ePasseports qui permettent de
lutter contre l’usurpation d’identité et renforcent la sécurité aux
frontières. »

Voilà donc les vertus des partenariats recherche-industrie ! Et
l’agglomération pourra même se vanter d’avoir aidé au lancement concurrent
de NXP, puisque Coronis System, le fabriquant de puces RFID qui fut logé
dans l’atelier-relais du millénaire, maintenant installé près de
l’aéroport à Pérols, a disséminé pour sa part 2 500 000 puces. L’agglo
adore tellement ces puces qui nous surveillent qu’on peut aussi citer
Tagéos, qui est chouchouté dans la pépinière d’entreprises Cap Alpha,
pépinière qui a été élue Meilleur incubateur d’entreprises technologiques
au monde, à Seattle en 2007.

Vive ces partenariats ! Regardez Cyberia, ce fabriquant de caméras
miniatures et étanches, logé à l’atelier-relais du Millénaire ! Soyez
fiers d’Hymatom, l’entreprise de Vendargues qui fabrique les caméras qu’on
retrouve dans nos rues et dans une ville vidéosurveillée sur deux en
France, qui équipe la plupart des stades en France, des gares et
aéroports, banques, supermarchés, commissariats, prisons, sites militaires
ou nucléaires…

Monde de surveillance pour désamorcer nos révoltes, monde sur-médicalisé
répondant à un monde qui nous rend malades. Voilà la politique de nos
élites ! Voilà la politique qui nous mène droit dans le mur !

Ils nous disent que ça crée des emplois. Mais c’est surtout des emplois de
chercheurs. Pour les attirer, la ville en a profité pour nettoyer et
aseptiser le centre-ville. Mais des vrais emplois ? Regardez justement
NXP : en septembre dernier, l’entreprise annonce la suppression de 4500
emplois dans le monde dont la fermeture d’une usine employant 350 personne
à Caen…


Pour montrer notre opposition à ce monde, allons donc leur dire en face,
lors de leur petite sauterie entre amis, dès la fin de la manif.
C’est à 18h, à l’hôtel d’agglo (Antigone)…



Collectif contre la recherche en société capitaliste
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 21:57

 

J'aime beaucoup le diaporama fait par Mediapart :

http://www.mediapart.fr/diaporama.p...

il représente bien la journée d'hier je trouve !


Le 29 janvier, des millions de salariés du public et du privé étaient en grève interprofessionnelle et en manifestation

contre les licenciements, pour l’augmentation des salaires

pour la défense des statuts et des services publics


« L’université française se mettra en grève totale, reconductible et illimitée le 2 février 2009 »



Universitaires et BIATOS des Universités, chercheurs et ITA des EPST, personnels des CROUS étaient présents par dizaines de milliers avec les salariés du public et du privé.


Et au lendemain de cette grève massive, le Président de la République invite les Confédérations à discuter du calendrier des réformes … que justement les salariés veulent voir abandonner !


La Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche maintient ses projets, notamment le projet de décret modifiant le décret statutaire de 1984 des enseignants-chercheurs et le projet de réforme de la formation des enseignants. Elle prépare déjà « la stratégie nationale de recherche et d’innovation » annoncée le 22 janvier par le Président Sarkozy, avec pour objectif d’en finir avec l’emploi statutaire, d’en finir avec les EPST, transformées en Agences de moyens.


Le 22 janvier, l’assemblée nationale de délégués de 46 universités intégrant les organisations syndicales locales, réunie avec les syndicats nationaux :

condamne la mise en place d’une politique d¹affaiblissement structurel de l¹enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories, notamment au travers de l¹individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppressions d¹emplois, exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d¹emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche, et soutient les mobilisations en cours. Elle déclare que si le ministère ne retire pas, sans préalable :


1) le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs


2) la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré


L’université française se mettra en grève totale, reconductible et illimitée : le 2 février 2009


Dès aujourd’hui, des UFR, des Universités sont en grève.



Le SNPREES-FO appelle les personnels à se réunir en AG

avec les syndicats dans chaque établissement

pour discuter et décider de la grève à partir du 2 février

jusqu’au retrait des réformes de Mme Pécresse


Montreuil, le 30 janvier 2009

BN
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 11:05


Jeudi 9h30- 111h45.



Le 29 janvier à l'AG interpros,  48 personnes présentes à la maison du syndicat,  malgrè une très forte pression de la base,  les directions syndicales refusent une proposition de la base :

-  occupation de la mairie de Valence, avec AG interpro dans ses murs .

- la direction syndicale présente refuse le soutien de l'initiative  proposée par

le syndicat cnt-ait Valence  présent massivement dans les locaux.


- La nouvelle  que le syndicat CGT enseignement appelle à la poursuite du mouvement a été occultée


Manif Fabrice HEBRARD


article succint de la presse patronale ( DL):


Une marée humaine. La manifestation pour les salaires et le pouvoir d'achat, lancé à l'appel des 8 syndicats, a connu hier à Valence une participation record. Ils étaient près de 15 000 à défiler sur les boulevards et à réaliser une véritable boucle, les premiers arrivés rejoignant, sur le Champ de Mars, les derniers partis. Il a même fallu allonger le parcours habituel pour éviter l'engorgement devant la préfecture. Pour les observateurs, la manifestation a rejoint les niveaux historiques de mobilisation de 2003, contre la loi Fillon sur les retraites.

 

Pour nous Anarchiste de Valence que de belles rencontres  tout au long de la journée remerciement tout les anonymes qui nous ont amené un soutien moral , nous condamnons la volonté de division de certains  , Le CEN( ex réseau d'ATTAC) aujourd'hui pavoise  ils ont obtenu grâce à cette division  ceci:

Enfin, si vous ête du coin vous pourrez entendre une présentation en direct

des cafés de la Cen ce lundi à midi 10 sur radio France bleue Drôme
,



Un covoiturage se met en place pour aller à la manif . rendez vous au

Laboratoire Samedi à 9h30
.





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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 08:56


Pour qu'enfin crève le capitalisme et que vive le communisme
anarchiste.

La mobilisation sur la région de Saint-Nazaire a commencé très tôt le matin avec des blocages des ronds-points sur la zone portuaire et les chantiers navals. Plusieurs centaines de salariés des chantiers navals, de la sous-traitance, de Airbus, Port Autonome, EDF, SNCF, la raffinerie de Donges, la Poste, MAN Diesel, etc. ont bloqué la circulation à tout transport de marchandises. À 14 heures un rassemblement a réuni plus de 25.000 personnes et la manifestation s’est déroulée dans le calme jusqu’à la Sous-préfecture.

C’est une fois que la tête de manif est arrivée que des affrontements violents ont éclaté lorsque une section de CRS a déboulé par une rue adjacente en lançant des lacrymo sur les personnes rassemblées. Les manifestants dont de nombreux ouvriers encore en bleu de travail mais aussi des jeunes, ont riposté en prenant en tenaille les CRS.

Des corps à corps extrêmement violents ont eu lieu devant la grille de la sous-préfecture lorsque la section de CRS qui se trouvait à l’intérieur a tenté de faire une sortie musclée pour secourir leurs collègues. Dans ces premiers «contacts» plusieurs salariés dont des délégués CGT et policiers ont été blessés. Les affrontements se sont étendus sur plusieurs rues adjacentes et les barricades de feu ainsi que les échanges de tir de lacrymo, grenades offensives, canettes et projectiles divers ont duré plusieurs heures. Les CRS ont reçu le renfort des gendarmes mobiles et plusieurs charges se sont soldées avec des blessés dont un grave à cause d’une grenade offensive qui lui a éclaté le pied. C’est à 20 heures que la charge le plus violent a eu lieu. On reporte des dizaines d’arrestations.


[…]

Indymédia Nantes, 29 janvier 2009 (23h28).
29 janvier 2009 (23h28).



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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 06:47

                         A DE QUOI S'ÉNERVER

>                     PLUS DE 24 HEURES !
>
> Ce gouvernement ne lâche rien et mène une véritable guerre de classe :
>        • Dans le privé, nous assistons à une attaque contre le  
> droit du travail, une augmentation du temps de travail, une  
> aggravation de la précarité ;
>        • Dans le public, suppressions de postes et privatisations  
> se multiplient ;
>        • Dans l'ensemble de la société, la mise en lambeau de la  
> protection sociale (dégradation des retraites, diminution des  
> remboursements médicaux) est couplée à un contrôle renforcé et à  
> une culpabilisation des chômeur-se-s et des RMIstes.
> Y a de quoi s'énerver plus de 24 heures !
> Ça fait bien longtemps que l'on n'avait pas connu d'appel général à  
> la grève. Par contre, ce qui est moins exceptionnel, c'est que les  
> directions syndicales appellent à une mobilisation de 24 heures  
> chrono sans lendemain. Elles savent pourtant aussi bien que nous  
> que 24 heures de mobilisation, aussi massive soit-elle, ne  
> suffisent pas à faire reculer le pouvoir. La tactique est éprouvée.  
> Quand les appels à la lutte se multiplient, les centrales  
> syndicales jouent la montre, elles gagnent du temps en reportant  
> aux calendes grecques* les prochaines initiatives. Elles tentent de  
> canaliser les énergies collectives pour éviter que celles-ci ne  
> débouchent sur des conflits sociaux plus larges et  incontrôlables.
> Si le 29 janvier est un succès, il faut en faire un nouveau départ  
> pour des mobilisations durables. Organisons-nous sur nos lieux de  
> travail et de vie pour construire et développer des rapports de  
> forces. C'est lorsque nous arriverons à nous organiser pour la  
> défense de nos revendications que nous pourrons tenir de véritables  
> AG interprofessionnelles. Des AG qui ne soient pas le cache-misère  
> de nos difficultés à mobiliser ni de nouvelles tribunes pour  
> bureaucrates.
> L'histoire récente a montré que le gouvernement peut faire machine  
> arrière (les luttes contre le CPE, contre la réforme Darcos...).  
> Ces mouvements montrent que c'est en dépassant la grève syndicale  
> traditionnelle que l'on peut gagner. Débrayages, occupations,  
> blocages, etc., peu importe, toutes les formes de luttes qui s'en  
> prennent directement à ce et ceux qui nous exploitent sont bonnes à  
> prendre. C'est en refusant de nous enfermer dans des revendications  
> particulières, en brisant les corporatismes pour pouvoir nous  
> ouvrir sur une solidarité réelle que nous pourrons avancer.
>
> Ne laissons plus le capital organiser notre vie !
> Prenons nos luttes en main !
>
> * Nous en profitons pour affirmer notre solidarité
> avec nos camarades grecs-grecques en lutte !


OCL LYON


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