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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 08:59

Parents mobilisés  contre Base élèves  ( réunion allez  le 2 février à 17h30 dans les locaux de l’association Solidarité Entre Potes, rue Reynaldo Hahn 26000 Valence. Tel : 04 75 56 66 90.et publication de la plate forme revendicative



Articles du progrès/


Réunis samedi 24 janvier à Villeurbanne, une centaine de délégués, représentants de onze départements, ont décidé d’élargir leur action et leur mobilisation lors d’une première assemblée générale nationale.



« On passe au vote? » demande pour la deuxième fois l’un des animateurs à la tribune. « Attends! » répond un autre animateur. Cette fois-ci c’est « Isabelle qui veut intervenir ». Isabelle intervient. « Bien, on passe au vote? » redemande le même animateur. « Attends ! 45 veut dire quelque chose ». 45 -un délégué du Loiret- dit ce qu’il a à dire. Ter repetita avec les deux animateurs et en tierce personne cette fois « un copain de Paris ». Ensuite, la question du vote est à nouveau posée : quatrième tentative, le vote a lieu.


Hier en fin d’après-midi, à l’amphithéâtre Capelle de L’Insa à Villeurbanne, la petite centaine de participants à l’assemblée générale des collectifs de parents et d’enseignants a beaucoup voté pour clore une journée d’échanges et de paroles. Le ton, les pratiques sont autogestionnaires. On aime ou on n’aime pas, mais c’est plutôt bon enfant. Ca rappellerait sûrement des souvenirs à des anciens… s’il y en avait. Car la grande majorité des délégués des onze départements représentés avaient autour de trente ans. Voire moins. Plus quelques quadras ou quinquas, mais tout juste.


Alors, reprenant les rites et pratiques de leurs prédécesseurs absents, ces enseignants -les deux tiers des présents selon les organisateurs - et parents - le dernier tiers- ont fini par voter un protocole musclé. Du présent ils veulent faire table rase, dénonçant « le véritable démantèlement du service public d’éducation », et clouant au pilori toutes « les contre-réformes » menaçant celui-ci, proposées par Nicolas Sarkozy et son ministre de l’Education, Xavier Darcos. Ces militants de gauche - de syndicats, de la FCPE ou non affiliés - se retrouvaient en collectif national pour la première fois. Cette assemblée générale était un acte fondateur. Des collectifs locaux - beaucoup sont apparus après la journée d’action du 20 novembre - se sont regroupés d’abord en collectifs départementaux, 26 à l’heure actuelle, puis ont éprouvé le besoin de se rencontrer nationalement.


Patrick Magnier et Nathalie Fanget, porte-parole provisoires jusqu’au 7 février, expliquent que ces collectifs « veulent avoir une action différente mais complémentaire des syndicats, car les collectifs locaux, ne dépendant pas de structures plus lourdes, sont plus réactifs et peuvent conduire des actions très rapides sur le terrain. Le collectif, c’est une autre forme de lutte ». Les délégués sont unanimes pour estimer que le refus d’une politique de l’éducation qu’ils jugent désastreuse et dangereuse doit trouver des concrétisations. Après des actions menées ici et là comme la nuit des écoles il y a peu dans le Rhône, ces militants se sont donc engagés hier à « favoriser une mobilisation plus large, à élargir l’action ». Quelques mobilisations à venir ont été votées dans le protocole, notamment la participation à la journée nationale interprofessionnelle du 29 janvier.


Le collectif national tiendra une seconde assemblée générale à Paris le 7 février.

M.Rivet-Paturel

information complémentaire:

 Contact : agnationale@yahoo.fr

>Site de regroupement des collectifs : http://www.agnationale.org

Proposition de plate forme revendicative.
>
> L'assemblée générale nationale des collectifs de parents et
> enseignants en lutte réunis le 24 Janvier dans le Rhône à
> Villeurbanne, affirme sa volonté de mobilisation pour la défense et
> la promotion d'un service public d'éducation de qualité.
>
> Ceci passe par le retrait de toutes les contre-réformes qui menacent
> le service public d'éducation de la maternelle à l'université. Nous
>
> appelons à refuser :
> - Le fichage systématique des élèves : Base élèves, SCONET…
> - La suppression de 13500 postes qui dégradent les conditions
> d'enseignement et d'apprentissage.
> - La mise en place de structures privées et payantes pour les
> enfants de deux ans.
> - Les nouveaux programmes rétrogrades et
> inadaptés.
> - La suppression des RASED et la mise en place de l'aide
> personnalisée en dehors du temps scolaire.
> - La mise en place d'évaluations nationales destinées à
> mettre en concurrence les écoles et les établissements.
> - La mise en place des EPEP qui va couper le lien entre
> écoles, élèves, parents, et renforcer les pressions hiérarchiques.
> - Le recours de plus en plus régulier à des personnels
> précaires et non formés pour assurer les remplacements et les
> missions de service public (accompagnement éducatif…).
> - La multiplication des heures supplémentaires et des
> remplacements à l'interne au détriment de l'emploi public et de la
> qualité de l'enseignement.
> - Le suppression du BEP qui va laisser pour compte les élèves
> les plus fragiles, et la mise en place du Bac Pro en 3 ans qui va
> dévaloriser le diplôme.
> -
> La contre réforme du lycée qui n'a été que repoussée.
> - La suppression des IUFM et la remise en cause de la
> formation initiale et continue.
> - La banalisation des interventions policières dans les
> établissements et la traque des élèves sans papiers.
> - La remise en cause du droit de grève et des droits syndicaux
> - …
>
> En préalable à toute négociation, nous exigeons :
> - le retrait de toutes ces mesures qui visent à terme un
> véritable démantèlement du service public d'éducation.
> - La levée des sanctions touchant les personnels, étudiants
> et lycéens en lutte.
>
> Nous exigeons :
> - La création des postes nécessaires à un fonctionnement de
> qualité du service public d'éducation.
> - La prise en charge des enfants en difficulté par des
> mesures pédagogiques adaptées sur le temps scolaire, par des
>
> personnels qualifiés, spécialisés, et titulaires.
> - Une école gratuite et laïque, accessible à tous ceux qui le
> désirent dès deux ans.
> - La préservation de la liberté pédagogique des enseignants.
>
> L'assemblée générale nationale de parents et d'enseignants en lutte
>
> réunie ce 24 Janvier 2009 appelle :
> - A un mouvement revendicatif d'ampleur passant par la grève,
> le blocage, la désobéissance, l'occupation et qui ne cessera qu'au
> retrait des mesures Darcos.
> - A participer massivement à la grève interprofessionnelle du
> jeudi 29 Janvier, à envisager des suites et poursuivre la
> mobilisation interprofessionnelle notamment avec les salariés des
> autres services publics.
> - A participer à la réunion de coordination de « l'appel des
> appels » prévue le 31 Janvier à Paris et à y envoyer des mandaté-e-s.
> - A organiser une
> « journée de l'éducation » (écoles,
> collèges, lycées, universités) le 10 mars 2009 qui peut passer par
> des « nuits des écoles », des occupations ou blocages par les
> parents, des réunions d'information par des enseignants grévistes
> auprès des parents ou encore des action médiatiques.
> - A se coordonner dans l'action et les luttes à l'échelle
> locale et nationale.
> - A interpeller les élus sur les mesures actuelles sur
> l'éducation.
>
> Nous nous adressons aux fédérations syndicales de l'éducation, aux
> fédérations de parents, aux coordinations étudiantes et lycéennes
> pour qu'elles soutiennent et portent unitairement les revendications
> de l'assemblée générale nationale des collectifs de parents et
> enseignants.
>
> Nous appelons à une nouvelle assemblée générale nationale de parents
> et d'enseignants le 7 Février à
> Paris




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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 08:12

CNT_FAI_guerre_d'espagne
envoyé par revolution2

Le capitalisme est malade
Qu'il crève !


Les trente honteuses
Contrairement au principe numéro 1 du libéralisme, l'enrichissement de quelques uns n'a pas produit l'amélioration des conditions de vie de tous. Pendant ces trente dernières années, de crise en crise, de spéculation en scandale financier, le nombre de chômeurs, de pauvres et de SDF n'a cessé d'augmenter en France comme ailleurs.


Terrorisme alimentaire
Cet enrichissement de quelques uns va finir au contraire par provoquer la misère de tous, jusqu'à atteindre maintenant des sommets dans l'ignoble. Ces derniers mois les spéculateurs se sont enrichis sur les matières premières, ce qui a causé dans le monde entier des famines considérables.
A ce jour cinquante mille enfants meurent quotidiennement, victimes des conséquences de cette malnutrition. Il s'agit là d'un véritable crime contre l'humanité.

L'énorme mensonge
Et pour sauver ces enfants d'une mort atroce, il n'y avait pas les moyens. Il y a peu encore, pour régler les problèmes sociaux, les politiciens nous disaient que « les caisses étaient vides ». Et voilà que subitement, comme par magie, pour sauver les mêmes spéculateurs, pour sauver les responsables de ce crime contre l'humanité, les états trouvent des milliards d'euros qui ont été jetés sur les marchés financiers en quelques jours !

Auto-organisation !
Nous ne pouvons plus être dupes de tant de crimes appuyés sur tant de mensonges. L'expérience nous montre qu'il n'y a rien à attendre de la part du pouvoir actuel et des multiples prétendants à sa succession. Il nous reste tous ensemble à imaginer une autre société basée sur les valeurs essentielles qui ont été piétinées sans vergogne, celles de la solidarité, de l'entraide, de la liberté. Dans ce cadre c'est à chacun de prendre ses responsabilités et d'agir, dans son entreprise, dans son quartier, pour réaliser un autre futur.

Pour ceux qui ont la volonté d'agir, 1er rendez-vous mercredi  28octobre à 19h au local de la CNT-AIT

_________________

  
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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 08:01
Les lycées professionnels vont-ils payer l’addition ?

Les bonnes nouvelles dans le monde de l’Éducation étaient rares ces dernières années. Réduction des postes d’enseignants, suppression des RASED, mise au pas de l’ensemble des personnels des établissements scolaires, volonté de libéralisation du système…

Les derniers gouvernements de droite s’étaient donc régalé à détricoter un univers qu
ils trouvaient sûrement trop égalitaire (égalitariste diraient-ils) et pas assez rentable. Mais les résistances existaient… Peu nombreuses, trop éclatées, trop divisées, mais toujours présentes. Le ministre, dit-on, vient de reculer à propos de la réforme des lycées. Face à la pression dun mouvement lycéen ascendant, Xavier Darcos a donc préféré reporter son projet. Certes la mobilisation lycéenne navait, semble-t-il, pas atteint son apogée. Certes le monde enseignant ne sétait pas encore joint au mouvement. Certes reporter un projet, cest reculer pour mieux sauter. Mais cela prouve, une fois de plus, pour celles et ceux qui pouvaient en douter, que rien ne vient tout seul et que cest en bougeant quon obtient des victoires (même minimes).

Mais cette éclaircie cache peut-être autre chose…

La réforme des lycées avait été budgétisée. Elle devait correspondre aux fameuses économies «inéluctables» auxquelles devait s
attendre le monde lycéen. Maintenant que ce projet est remis sur un coin du bureau, on peut se demander qui va payer… La victime semble toute désignée : les lycées professionnels !


L
an dernier déjà, ils ont eu à subir un rude coup : la généralisation du BAC PRO en trois ans, et par là même, la suppression du BEP. Cette subite attaque, totalement déconseillée par de nombreux inspecteurs (qui ne sont pas de dangereux anarcho-syndicalistes !), va contraindre un grand nombre délèves à quitter le système scolaire. En effet, auparavant beaucoup délèves parvenaient à obtenir le BEP mais pas le BAC PRO… Ce changement brutal conduira donc ces mêmes jeunes à quitter le lycée sans avoir obtenu le moindre diplôme. Cela arrangera bien les affaires de lApprentissage (Lycée des Métiers et autres CFA), financé chaque année davantage par les collectivités locales (merci la décentralisation !).

Ce glissement progressif n
a quun seul but : accentuer la sélection du lycée, réduire les postes denseignants ainsi que les filières professionnelles, grignoter le temps denseignement des matières générales… Un bon élève est un élève ignorant qui va lui-même chercher son patron et ses stages, cest sûr que cest moins dangereux quun élève informé et mobilisé lorsquon lattaque ! Lenseignement professionnel est donc dans le collimateur et le ministre espère sans doute que les élèves de ces établissements bougeront moins que leurs camarades des lycées généraux. Cest pourquoi il faudra rester attentifs et solidaires, de la maternelle à lUniversité. Les projets contre lesquels nous luttons depuis déjà trop longtemps sont cohérents et obéissent à une idéologie libérale et destructrice.

Nous n’aurons que ce que nous prendrons !

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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 16:22
La grève générale commence le 29 janvier 2009
 mercredi  28 janvier 18h30 repas tiré du sac  et surtout assemblée générale
  discussion à partir de ce texte 

QUE FAIRE QUAND CE SONT LES CRIMINELS ET TOUS LEURS COMPLICES QUI NOUS PARLENT DE MORALE... ?

5 mois après la très médiatique chute de la banque Lhemann Brothers et la vaste escroquerie qui s’en est suivie, c’est-à-dire le racket organisé contre les populations afin de renflouer les caisses des financiers à coups de milliers de milliards, les directions syndicales appellent, enfin, penseront certains, à faire quelque chose : une journée de mobilisation ce 29 janvier 2009...


On pourrait discuter longuement du fond de l’appel unitaire qui a été pondu par les chefs syndicaux. En écrivant que les « seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes » et en appelant à réglementer ces marchés, ils participent à la mascarade qui prétend « moraliser le capitalisme ». Mais s’appesantir sur ces gesticulations bureaucratiques aussi tardives qu’ineptes est inutile, cela doit simplement nous rappeler qu’il n’y a rien de bon à attendre du côté des pontes syndicaux.

De nombreuses personnes n’ont retenu qu’une seule chose : « Le 29 janvier est une date importante ». Nous affirmons que quels que soient les « résultats » de cette journée, les luttes qui se mènent depuis des mois de façon autonome (comme par exemple dans la région les auto-réductions de Rodez, les débrayages sauvages à Airbus, les mouvements de lycéens...) doivent s’amplifier.

Car, en réalité, cette crise est pour le système une véritable faillite idéologique : Depuis des années le pouvoir politique, de droite comme de gauche, a invoqué « l’insécurité » et la « tolérance zéro » pour justifier tout un ensemble de mesures liberticides prises contre les habitants.

Ce même pouvoir enferme des enfants en prison en ponctuant son discours de sermons moralisateurs, alors qu’il est lui même complice des criminels en cols blanc. Sa tolérance pour ces grands criminels en col blanc est une tolérance maximale. Comment dés lors lui accorder la moindre confiance quand il nous promet de moraliser ce système ?

En effet les cas de dirigeants financiers pris la main dans le sac se multiplient, coupables d’avoir commis des escroqueries à grande échelle. Comme on le voit dans le cas « exemplaire » de l’affaire Madoff, du nom de l’ancien directeur du NASDAQ, les coupables de tels crimes non seulement sont très rarement inquiétés par la justice mais quand ils le sont... eux restent en liberté.

Ces escroqueries, comme les spéculations sur les aliments de base (riz, maïs,�), et par les conséquences effroyables qu’elles entraînent sur les populations,constituent pourtant de véritables crimes contre l’humanité.

Nous voulons tous l’amélioration des conditions de vie mais nous ne pouvons l’attendre de ces malfrats. N’attendons pas de miracle de la part de L’État puisqu’il est lui même responsable du cataclysme. Quand un système est en faillite, c’est à la population de s’organiser pour reprendre en main les moyens nécessaires et construire une société nouvelle.

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 09:12
 D'après :indymedia.grenoble
Nouvelle victoire du mouvement social!
Une soixantaine d'activistes grenoblois en colère contre le système ont décidé d'agir. Prendre acte du caractère répressif de l'Etat qui criminalise chaque jour plus toute forme de résistance, ne laissant qu'une marge plus étroite entre la passivité et l'action illégale.
Entre ces deux postures, soixante personnes ont choisi.
Déterminés, ils ont lancé une offensive: l'occupation du hall nord de Stendhal pour une durée indéterminée était décrété cet après midi à 15H.
Oui mais voilà, à 18H, les choses se corsent. La présidente de l'université vient leur annoncer qu'elle n'est pas d'accord.
Un brin intimidés, les occupants réaffirment néanmoins leur détermination. "Nous avons besoin d'un lieu à partir duquel préparer la lutte acharné qui s'annonce. Considérons ce lieu comme le QG de la résistance".
Soudain, tout bascule.
Une silouhette apparait au bout d'un couloir... uniforme, insigne, casquette... PAs de doute, il s'agit là d'un soldat de l'empire.
Dehors 4 fourgonnettes de police viennent confirmer que la bataille est imminente. Les chiens de l'Etat sarkoziste sont prêt à mordre.
Nos valeureux occupants frémissent.
En effet, ils ont amené dans la fac un frigo et une cuisinière qui leur sont précieux. Euh...ca serait vraiment dommage que les flics s'en emparent!
La retraite est donc sonnée, matelas sur le dos, canapés au vent, nos amis repartent sous les regards incrédules des forces de l'ordre.
Heureusement, les chants révolutionnaires jaillissent des gorges de cette foule anarcho-raisonnable.
L'honneur est sauve.


Vive la lutte ! Vive la Grève ! Nous ne paierons pas votre crise !
Dans l'après-midi du 19 janvier 2009, des étudiantEs et précaires ont
pris possession d'une partie des locaux de l'université Stendhal
(Grenoble 3). Cette occupation, appelée et organisée par le Comité de
Mobilisation des EtudiantEs et Précaires des universités grenobloises,
constitue la première étape dans la construction d'un mouvement de
grève sur le Campus. Par cette action, il s'agit pour nous, de dénoncer
et de faire front à la politique anti-sociale et sécuritaire mise en
œuvre par le gouvernement Fillon et le Chef de l'Etat. Cette politique
fait chaque jour des ravages au sein de la société française :
destruction totale du système éducatif français de la Maternelle à
l'Université, casse du système de Santé, démantèlement du Service
Public et la politique raciste à base de rafles d'étrangers. La répression violente des mouvements sociaux est le préalable à la mise en place de cette société libérale.
Nous ne sommes pas surpris par le niveau important de répression des
luttes de l'année 2008 (étudiante, lycéenne…), la fin de la franchise
universitaire et par l'exercice des lois antiterroristes qui sont de
véritables lois scélérates à nos yeux. Ces mesures servent à garantir
l'ordre sécuritaire, seul cadre aux yeux des puissants de
l'épanouissement de la domination du Marché.
Sur ce registre, Michèle Alliot Marie n'a rien a envié à Raymond
Marcellin ou Michel Poniatowski. Une fois de plus, la même paranoïa
sécuritaire est à l'œuvre.
Nous ne plierons pas face à la répression qui nous attend. Elle ne fera
que renforcer notre détermination et ne pourra en aucun cas remettre en
cause notre combat.


A cette société autoritaire et fascisante que l'on nous propose, nous ripostons par la réappropriation de notre lieu d'études.
Cette base est celle sur laquelle nous projetons de propager la lutte.
Nous nous battrons pour que l'Education change radicalement de nature.
Qu'elle soit réellement émancipatrice, qu'elle soit intégralement
gratuite et égalitaire, la reproduction sociale à travers les études
n'ayant que trop durée. Que l'Education soit au service des individus
et de la Société, non plus au Service des entreprises et des marchands

Pour réaliser ces objectifs, l'occupation de notre université est
nécessaire. Elle a pour ambition de devenir un lieu d'échanges et de
rencontres (par le biais des Assemblées Générales, de débats, de
conférences, de projections…), de vie (cuisine, dortoirs…) et également
de lutte.
Enfin, nous appelons l'ensemble des travailleurs, des chômeurs,
sans-papiers, étudiants et lycéens à s'organiser en vue d'une lutte
massive et à reproduire notre exemple partout où cela est réalisable.
Afin de réussir la journée de mobilisation du 29 janvier 2009 et de
construire la Grève Générale qui fera enfin plier ce gouvernement.
Et, ainsi, bâtir sur une base égalitaire, sociale et solidaire, la Société de demain.

Vive la lutte !
Vive la Grève !
Nous ne paierons pas votre crise !

Le Comité de Mobilisation des EtudiantEs et Précaires en lutte.

Contact : presse.okupstendhal@laposte.net
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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 09:26

Le gouvernement fait la sourde oreille face notre colère. Sarko a déclaré qu’il était « déterminé plus que jamais » à aller jusqu’au bout de ses réformes et que contrairement aux gouvernements précédents il n’abandonnerait pas…

Pour lutter efficacement contre cette absence de démocratie on peut se reporter au livre" des habits neufs et la politique mondiale " de Wendy Brown

Sarko et Darcos jouent le jeu de l’ultralibéralisme en offrant les lycées et les facs au patronat. Seulement nous ne sommes pas une génération sacrifiée, ignorante ou résignée mais bel et bien REVOLTÉE.

Nous luttons pour les futurs lycéen-ne-s mais aussi pour nous car l’éducation est la clef d’une société. Celui qui la contrôle, dirige les esprits, manipule la masse… Nous ne pouvons pas perdre ce combat car cela aboutirait à l’apogée des inégalités et à la mort de nos libertés.

Certaines personnes se permettent de déclarer que nous descendons dans la rue seulement pour sécher les cours et que les mouvements lycéens deviennent presque « habituels ». Il est vrai que nous battons le pavé chaque année car les gouvernements proposent, voire dernièrement imposent LEUR vision de l’éducation : une privatisation pure et simple de l’école afin qu’ils puissent faire du profit sur la fonction, jusqu’à présent, publique.

L’AVENIR APPARTIENT AUX JEUNES !

Certes l’éducation actuelle agonise mais ce n’est pas sa privatisation qui l’arrangera. Ce dont nos lycées ont besoin, ce n’est pas des réformes libérales et des suppressions de postes dirigées par un gouvernement qui travaille main dans la main avec le MEDEF, mais bien une RÉVOLUTION faite par les lycéen-ne-s, pour les lycéen-ne-s ayant pour objectif de construire UNE VRAIE ÉCOLE PUBLIQUE, GRATUITE, ÉGALITAIRE basée sur le partage et la diversité des savoirs…

Soyez sur-e-s que les gouvernements ne cautionneront jamais l’éducation telle que nous la désirons. Vu leurs projets, l’école de demain s’y oppose même clairement :

 La réforme du lycée de Xavier Darcos prévoit :
     
      - la casse du bac national : avec la mise en place du bac à la carte,
      seul un socle commun minimal subsistera. En fonction des options
      choisies et en fonction du lycée d’origine, le bac n’aura pas la même
      valeur d’un lycéen à l’autre. Il s’agit là, de dégrader le contenu de
      nos diplômes et des casser les garanties collectives des futurs
      salariés.
     
      - la mise en concurrence des lycées entre eux et l’ouverture aux
      financements privés : la réforme instaure une autonomie
    financière des
      établissements. En réalité, cela signifie que l’Etat, pour faire des
      économies, financera moins notre éducation. Seuls les meilleurs
    lycées
      bénéficieront des moyens publics pour développer un enseignement de
      qualité. Les autres seront obligés de chercher des financements
    auprès
      des entreprises privés. Les entreprises auront ainsi un contrôle
    sur le
      contenu de l’enseignement et de nos diplômes.
     
     
      La réforme des BEP/Bac pro prévoit :
     
      - la suppression des BEP : le BEP est un diplôme, délivré après 2 ans
       travail. En supprimant les BEP, des milliers d’élèves quitteront le
      système scolaire sans aucune qualification. Ils seront donc des
     salariés d’autant plus précaires.
     
      - le passage des bacs pro en 3 ans : avec le parcours BEP puis
    bac pro,
      la durée de formation était de 4 ans. La réforme réduit cette
    formation
      à 3ans, c’est-à-dire moins de temps pour une formation de moins bonne
      qualité.
     
     
      L’objectif du gouvernement est clair : casser nos diplômes,
    réduire nos
      garanties collectives de futurs salariés, soumettre le contenu de nos
      formations aux besoins immédiats des entreprises. Ils veulent
    faire de
      nous une future main d’œuvre précaire et corvéable à merci.
     
     
      Par ailleurs, le gouvernement continue la rigueur budgétaire et les
      suppressions de postes. 11200 postes supprimés l’an dernier, 13500
      prévus pour l’an prochain et 85000 d’ici 2012. Nous réclamons le
      rétablissement de tous les postes supprimés et l’embauche de tous les
      personnels nécessaire dans l’éducation.
ILS NOUS FONT SUBIR LEUR PARANOÏA REPRESSIVE !

- vidéo surveillance dans les lieux où nous passons la plupart de notre temps
- biométrie qui fleurie dans les lycées et autres lieux publics…
- la « veille de l’opinion » (contrôle d’Internet)
- fichage généralisé dès 13 ans avec les fichiers EDVIRSP, CRISTINA, FNAEG…
- création de nouveaux centres d’emprisonnement pour mineurs
- majorité pénale à 12 ans
- omniprésence policière

Tout cela ayant pour but de nous habituer à être constamment surveillé-e-s et dépossédé-e-s de nos libertés

Lors des manifs précédentes nous avons pu assister au déploiement de la milice de l’État qui craint la rage de la jeunesse. Le jeudi 18 décembre à Lyon, la police s’est pourtant retrouvée face à une forte résistance de la part des lycéen-ne-s qui n’ont pas accepté de se faire matraquer gentiment.

Le jeudi 8 janvier, lors d’une manifestation non déclarée, la police a gazé, matraqué et arrêté des lycéen-ne-s ce qui ne nous a pas empêché de continuer notre manif. Encore une fois nous nous sommes défendus (et n’avons pas attaqué). Une lycéenne a eu la tête ouverte suite aux coups de matraques… La veille de cette journée de mobilisation, une descente de flics a eu lieu dans un collège qui bloquait. Des élèves ont passé 48h en garde-à-vue sans pouvoir contacter leurs parents…

Allons-nous attendre un mort en France pour nous rebeller contre cette répression policière ?!

SECURITAIRE, REPRESSION = SYSTEME FASCISANT
UNE REVOLTE MONDIALE…
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 17:07
On monte les usagers , contre les cheminots «  ces fainéants » «  ces
anti-sémites »
ils ont transporté les juifs dans les camps, la bataille du rail c' est une
invention des rouges ...Nous trouvons tout cela en boucle sur internet
notamment de Françoise
Laborde
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article8903 .
On pousse au crime, et quand des cheminots sont agressés, et que par
solidarité ils stoppent spontanément le travail, cela devient une prise
d'otage et autres conneries.


tract du syndicat : tract grève Sud Rail


Tout le monde sait qu’unis nous sommes plus forts, qu’en agissant ensemble nous avons bien plus de chances degagner, et que les acquis des uns sont des points d’appui pour tous. Mais pour étendre les avancées obtenues ici ou là, pour unifier nos luttes, encore faut-il les connaître : ce ne sont pas les patrons qui vont en faire la publicité, c’est le

syndicat qui doit faire ce travail, en utilisant son réseau militant, en mettant les cotisations syndicales des syndiqués au service de l’action revendicative !

Agents de conduite de Paris Saint Lazare :

31 jours de grève pour enfin négocier !

Le mouvement de grève des agents de conduite de Paris Saint Lazare est exemplaire à bien

des égards :

Un mouvement reconductible, placé sous la responsabilité des grévistes à travers

les Assemblées Générales. Ce sont les grévistes qui décidaient de la forme de leur

grève (59 minutes certains jours, une journée complète d’autres fois).

Un mouvement unitaire : SUD-Rail, FGAAC, CGT, FO appelaient à cette grève.

Même si la fédération CGT a désavoué les grévistes dès le 20 décembre, même si le

syndicat CGT, seul, a signé fin décembre un accord avec la direction rejeté par

l’A.G.

Un mouvement durement combattu par la direction : durant des semaines, la

direction a parié sur un pourrissement du conflit, refusant toute discussion avec les

grévistes. La responsabilité des grévistes et des syndicats qui les soutenaient ayant

fait échouer cette manoeuvre, la direction s’est lancée en fin de semaine dernière

dans une dénonciation publique des grévistes, une stigmatisation stupide de SUDRail

dans les média. L’agression d’un ADC par 7 usagers le 13 janvier est la

conséquence directe de l’appel à la curée lancée par le Directeur Transilien ! Fort

heureusement, tout au long de la grève, SUD-Rail a maintenu les contacts avec les

usagers, avec la Fédération des Usagers des Transports des Services Publics. Le 14

janvier, les agents de conduite en grève se sont unis aux agents de la Gare,

eux/elles aussi révolté-e-s par la situation subie quotidiennement.

Certes les engagements pris par la direction auprès d’une organisation syndicale

qui s’était engagée contre l’avis des grévistes, ne permettent pas une victoire sur

l’ensemble des revendications porté par ceux-ci.

Mais l’unité dans la lutte, la démocratie syndicale, la détermination collective

ont arraché ce que la direction refusait depuis des semaines : 84 embauches

d’agents de conduite en 2009, des journées de service supplémentaires qui

permettent d’améliorer les roulements, etc…

Quand on se défend on gagne, et quand on se

défend ensemble on gagne encore plus.

Ce sont les cheminot-e-s qui doivent prendre

leur avenir en main.

Fédération des syndicats

de travailleurs du rail

SUD-Rail

17 bd de la libération

93200 – Saint Denis

Tel 01 42 43 35 75

Fax 01 42 43 36 67

federation-sudrail@wanadoo.fr

www.sudrail.org


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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 10:07

http://pajol.eu.org/IMG/arton187.jpg

Ghassen, sans-papier en France depuis de nombreuses années, compagnon
actif dans de nombreuses luttes (et notamment contre la machine à
expulser), s'est fait interpellé hier mercredi 14 janvier vers 15h lors
d'une rafle à Montpellier au quartier des Arceaux, près de Figuerolles. Il
est actuellement en garde à vue au commissariat central, en attente de
transfert vers un Centre de Rétention Administrative (à Sète ou à Nîmes).



Ghassen libéré : récit des événements

Il venait d’arriver sur Montpellier, lorsque, dans le quartier desarceaux, deux voitures de police banalisées s’arrêtent à son niveau et le forcent à monter à bord. A peine dans le véhicule, les flics luisignifient sa mise en garde à vue, en lui demandant de décliner son
identité et de fournir une adresse. Ils ne croient pas à l’identité déclarée et lui fournissent sa véritable identité avec toutes les précisions de rigueur. Une fois au commissariat, empreintes et photos sont prises, suivies immédiatement d’un intérogatoire. Celui-ci est orienté sur ses liens et relations. Les questions posées sont  essentiellement liées
aux numéros de téléphone qu’il avait sur lui (dans son calepin et dans son
portable qui a était totalement dépioté). Evidement il refuse d’y répondre
et dit qu’il n’a rien à déclarer. Pendant le même temps, une amie à lui
sur Montpellier, qu’il avait demandé de prévenir, est convoquée et
cuisinée sur ses liens avec Ghassen (menace de mise en garde à vue pour
aide au séjour irrégulier), qu’elle refuse de préciser. Ce dernier commence, pendant sa garde à vue, une grève de la faim. Il est réintérogé vers minuit : pressions multiples pour le faire parler et pour qu’il cesse sa grève de la faim. Sans obtenir de réponse de sa part.
A l’extérieur, la solidarité s’organise, malgré les difficultés pour
savoir où Ghassen se trouve, entre commisariat et centres de rétention.
Des messages internets sont envoyés pour demander à ceux qui le peuvent de
se rendre devant le commissariat (une fois sûr qu’il est bien là-bas) et
aux autres de l’harceler par mail ou au téléphone. Ce qui est suivi des
faits, et finalement, vers 13h, Ghassen est laissé libre, avec un arrêté
préféctoral de reconduite à la frontière.
Il est clair que cette arrestation n’est pas le fruit du « hasard » de la
traque aux sans-papiers, mais une arrestation ciblée. Le séjour irrégulier
de Ghassen a été un pretexte pour d’autres objectifs policiers. Quant à
savoir précisement quels sont-ils… Peut-être qu’ils espéraient obtenir des
informations par cette arrestation, sûrement exercer une pression sur lui
et ses proches, pour les différentes luttes auxquelles ils participent.
Les luttes de sans-papiers, évidemment, mais aussi contre la répression
(le soir même de l’arrestation se tenait une réunion sur le thème « De
l’antiterrorisme vers la guerre sociale
»
) Face à la crise , l'etat nous dévoile
son plan de relance. A l'ordre du jour : répression policière , sociale  et économique  au moyen de controles divers , fichages , distillation de la peur
 par le biais de la" menace terroriste", etc.but recherchés:… dissuader , diviser , discréditer  tout mouvement de contestation , et , bien entendu , consommer aveuglement  et turbiner  docilement , sous l'oeil policier . Seuls comportement autorisés : soumission , délation , résignation ; ils sont même fortement conseillés , dans un souci de retour à la croissance.
Bref , un monde qui nous insuporte. Le besoin de s'organiser collectivement  se fait sentir  , de la survie quotidienne  à l'élaboration des conditions  de notre émancipation....
Face à la répression, intensifions la lutte. Solidarité active avec tous
ceux qui tombent entre les mains de l’Etat.



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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 08:37
Philippe Renault
 Image  du Blocus devant le lycée Descartes. Photo : Philippe Renault

Au camarade des "Des profondeurs de la métropole"

Je pense aujourd'hui que parler de révolution sociale comme tu le prophétises est une erreur comme elle a été une erreur qu'on a put pensé dans le passé (notamment en mai 68). A cela je vois une raison principale: il existe deux catégories de personnes: ceux qui ont envie de bouger les choses et les autres qui profitent du système même si il y a des laissés pour compte et même si sa leur fait du mal.
Cette antinomie qui existe historiquement depuis la révolution française (il faut bien commencer!) fait qu'une révolution sociale devient impossible. Et finalement heureusement que nous pensons pas et agissons pas tous de la même façon. Je crois que le concept de prise de conscience de classe ou praxis chez Marx est dépassé. En clair la conscience de classe n'existe plus dans notre société (a t-elle jamais existé?). Croire encore que nous pourrions lutter a coté des travailleurs relève d'un idéalisme candide. Pareil pour le mouvement lycéen il n'existe pas une voie unique, un but unique ou une lutte unique qui surpasserait les consciences pour les mener a la révolution!
Certains dans ce mouvement s'en foutent complètement. Pour d'autre ce sont des cours en moins ou encore un amusement qui tombe a pic pour échapper a sa vie d'élève ennuyeuse.

Et c'est la ou je pense il serait intéressant de porter le débat. Certes penser a de nouvelles formes de lutte mais de former des contres pouvoirs au sein même du lycée notamment contre l'ensemble du corps professoral qui dissimule assez bien son autorité. Proposer des réformes et non plus simplement dire non. Réfléchir sur l'école que l'on veut et non sur les actions que l'on veut faire. car il me semble que c'est être naïf de croire que le mouvement lycéen a fait fléchir le gouvernement a lui seul. Ce sont les profs qui soutenant le mouvement a obliger le gouvernement a reculer. Ce qui va bien avec notre sentiment conservateur élitiste culturellement bien français qui refuse tout changement! car qui pense aujourd'hui que tout va bien dans le monde de l'éducation? Le malaise ambiant qui y règne ne dupe personne! Alors interrogeons nous sur ce qui se passe dépassons la simple réponse négative pour quelque chose de plus construit ce qui demande aux élèves et aux professeurs de discuter entre eux!

Quelle sera l'école de demain? C'est a nous d'accomplir cette tache!
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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 12:41
Guerre et gaz naturel : Invasion israélienne et gisements gaziers au  
large de Gaza
Global Research, Michel Chossudovsky, 8 janvier 2009



L’invasion militaire de la Bande de Gaza par les forces
israéliennes, est en relation directe avec le contrôle et la
possession de réserves stratégiques de gaz offshore.
Il s’agit d’une guerre de conquête. Découvertes en 2000,
d’immenses réserves de gaz gisent au large de la côte de Gaza.
Des droits d’exploitation gazière et pétrolière de 25 ans,
signés en novembre 1999 avec l’Autorité Palestinienne (PA), ont
été accordés à British Gas (BG Group) et à son partenaire
d’Athènes, Consolidated Contractors International Company (CCC),
propriété du Liban et de la famille Sabbagh Koury.
Les droits sur le gaz offshore se montent respectivement à 60 pour
cent pour BG, 30 pour cent pour CCC, et 10 pour cent pour le Fonds
d’investissement de l’Autorité Palestinienne (Haaretz, 21 octobre
2007).
L’accord PA-BG-CCC inclue l’aménagement des gisements et la
construction d’un gazoduc. (Middle East Economic Digest, 5 janvier
2001).
La licence de BG couvre la totalité de la zone maritime au large de
Gaza, laquelle est contiguë à plusieurs installations gazières
offshore israéliennes. (Voir la carte ci-dessous). Il convient de
noter que 60 pour cent des réserves gazières le long de la côte de
Gaza et d’Israël appartiennent à la Palestine.
BG Group a foré deux puits en 2000 : Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2.
British Gas estime que les réserves sont de l’ordre de 1,4 billions
de pieds cubes (plus de 39 milliards de m3), évaluées à environ 4
milliards de dollars. Ce sont les chiffres publiés par British Gas.
La taille des réserves de gaz palestiniennes pourraient être bien
plus importantes.
Carte 1
Qui est propriétaire des gisements gaziers
La question de la souveraineté sur les gisements gaziers de Gaza est
cruciale. Du point de vue juridique, les réserves de gaz
appartiennent à la Palestine.
La mort de Yasser Arafat, l’élection du Hamas au gouvernement et la
débâcle de l’Autorité Palestinienne ont permis à Israël
d’établir un contrôle de facto sur les réserves de gaz offshore
de Gaza.
British Gas (BG Group) a eu à traiter avec le gouvernement de Tel-
Aviv. De son côté, le gouvernement du Hamas a été court-circuité
en ce qui concerne l’exploration et la reconnaissance des droits sur
les gisements gaziers.
L’élection du Premier Ministre Ariel Sharon en 2001 fut un tournant
majeur. La souveraineté de la Palestine sur les gisements de gaz
offshore fut contestée à la Cour Suprême israélienne. Sharon
déclara sans ambiguïté qu’« Israël n’achèterait jamais de
gaz à la Palestine, » laissant entendre que les réserves gazières
au large de Gaza appartiennent à Israël.
En 2003, Ariel Sharon opposa son veto à un premier accord, qui aurait
permis à British Gas d’alimenter Israël en gaz naturel des
réserves offshore de Gaza. (The Independent, 19 août 2003).
La victoire électorale du Hamas en 2006 a favorisé la fin de
l’Autorité Palestinienne, qui est devenue confinée à la
Cisjordanie, sous mandat du régime de Mahmoud Abbas.
En 2006, British Gas « a été à deux doigts de signer un accord de
pompage de gaz pour l’Égypte. » (Times, 28 mai 2007). Selon les
rapports, le Premier Ministre britannique Tony Blair est intervenu
pour le compte d’Israël pour faire capoter l’accord avec
l’Égypte.
L’année suivante, en mai 2007, le Cabinet israélien a approuvé
une proposition du Premier Ministre Ehud Olmert, « d’acheter du
gaz à l’Autorité Palestinienne. » Le contrat proposé était de 4
milliards de dollars, avec des bénéfices de l’ordre de 2 milliards
de dollars, dont un milliard pour les Palestiniens.
Toutefois, Tel-Aviv n’avait pas l’intention de partager les
revenus avec la Palestine. Une équipe de négociateurs israéliens a
été constituée par le Cabinet israélien pour arriver à un accord
avec le BG Group en court-circuitant à la fois le gouvernement du
Hamas et l’Autorité Palestinienne :
Les autorités de la défense israéliennes veulent que les
Palestiniens soient payées en biens et en services, et insistent sur
le fait qu’aucun argent ne doit aller au gouvernement contrôlé par
le Hamas. (Ibid).
L’objectif était avant tout de rendre caduc le contrat signé en
1999 sous Yasser Arafat entre BG Group et l’Autorité Palestinienne.
Dans le cadre de l’accord avec BG proposé en 2007, le gaz
palestinien des réserves au large de Gaza devait être acheminé par
un gazoduc sous-marin vers le port israélien d’Ashkelon,
transférant de cette façon le contrôle sur la vente du gaz naturel
à Israël.
L’accord a échoué. Les négociations ont été suspendues :
Meir Dagan, le chef du Mossad, s’est opposé à l’opération pour
raison sécuritaire, prétextant que cela pourrait financer le
terrorisme (Membre de la Knesset Gilad Erdan, allocution à la Knesset
sur « L’intention du Vice-Premier Ministre Ehud Olmert d’acheter
du gaz aux Palestiniens alors que le paiement servira le Hamas, » 1er
mars 2006, cité dans l’article du lieutenant-général (à la
retraite) Moshe Yaalon, Does the Prospective Purchase of British Gas
from Gaza’s Coastal Waters Threaten Israel’s National Security?
Jerusalem Center for Public Affairs, octobre 2007)
L’intention d’Israël était d’empêcher que de possibles
redevances soient payées aux Palestiniens. En décembre 2007, Le BG
Group s’est a retiré des négociations avec Israël, et, en Janvier
2008, il a fermé son bureau en Israël. (site Internet de BG).
Le plan d’invasion à l’étude
Selon des sources militaires israéliennes, le projet d’invasion de
Gaza dans le cadre de l’« Opération Cast Lead » a été mis en
branle en juin 2008 :
Des sources dans le personnel de la défense ont déclaré que le
Ministre de la Défense Ehud Barak a chargé les Forces de la Défense
Israéliennes de se préparer à l’opération il y a plus de six
mois [juin ou avant juin], bien qu’Israël ait commencé à
négocier un accord de cessez-le-feu avec le Hamas. (Barak Ravid,
Operation "Cast Lead" : Israeli Air Force strike followed months of
planning, 27 décembre 2008).
Ce même mois, les autorités israéliennes ont pris contact avec
British Gas, dans le but de reprendre des négociations cruciales sur
l’achat du gaz naturel de Gaza :
À la fois le directeur général du Ministère des Finances, Yarom
Ariav, et le directeur général du Ministère des Infrastructures
Nationales, Hezi Kugler, ont convenu d’informer BG du souhait
d’Israël de renouer les pourparlers.
Les sources ont rajouté que BG n’a pas encore officiellement
répondu à la demande d’Israël, mais que des cadres de
l’entreprise pourraient sans doute aller quelques semaines en
Israël pour des conversations avec certains fonctionnaires du
gouvernement. Globes online-Israel’s Business Arena, 23 juin 2008)
La décision d’accélérer les négociations avec British Gas (BG
Group) coïncidait chronologiquement à la planification de
l’invasion de Gaza, amorcée en juin. Il semblerait qu’Israël
était soucieux de parvenir à une entente avec BG Group avant
l’invasion, qui était déjà à un stade de préparation avancée.
Et qui plus est, ces négociations avec British Gas ont été
conduites par le gouvernement Ehud Olmert qui savait que l’invasion
militaire était à l’étude. Selon toute vraisemblance, un nouvel
arrangement politico-territorial « d’après-guerre » a aussi été
envisagée par le gouvernement israélien pour la Bande de Gaza.
En fait, les négociations entre British Gas et les responsables
israéliens étaient en cours en octobre 2008, 2 à 3 mois avant le
début des bombardements du 27 décembre.
En novembre 2008, le Ministère israélien des Finances et le
Ministère chargé des Infrastructures Nationales ont ordonné à
Israel Electric Corporation (IEC) d’engager des négociations avec
British Gas, pour l’achat de gaz naturel provenant de la concession
de BG au large de Gaza. (Globes, 13 novembre 2008).
Yarom Ariav, directeur général du Ministère des Finances, et Hezi
Kugler, directeur général du Ministère des Infrastructures
Nationales, ont écrit récemment à Amos Lasker, chef de la direction
d’IEC, l’informant de la décision du gouvernement de permettre
aux négociations d’aller de l’avant, conformément à la
proposition cadre approuvée plus tôt cette année.
Il y a quelques semaines, le conseil d’administration d’IEC,
dirigé par le président Moti Friedman, a approuvé les principes de
la proposition cadre. Les pourparlers avec BG Group commenceront dès
que le conseil d’administration approuvera l’exemption pour
l’offre. (Globes, 13 novembre 2008)
Gaza et la géopolitique de l’énergie
L’occupation militaire de Gaza a pour but de transférer la
souveraineté des gisements gaziers à Israël, en violation du droit
international.
À quoi pouvons-nous nous attendre suite à l’invasion ?
Quelle est l’intention d’Israël en ce qui concerne le gaz naturel
de la Palestine ?
Un nouvel arrangement territorial, avec le stationnement de troupes
israéliennes et/ou la présence de « forces de maintien de la paix
» ?
La militarisation de la totalité du littoral de Gaza, lequel est
stratégique pour Israël ?
La confiscation pure et simple des gisements gaziers palestiniens et
la déclaration unilatérale de la souveraineté israélienne sur les
zones maritimes de la bande de Gaza ?
Si cela devait arriver, les gisements gaziers de Gaza seraient
intégrées aux installations offshore d’Israël, qui sont
adjacentes. (Voir la carte 1 ci-dessus).
Ces diverses installations offshore sont aussi reliées au couloir de
transport énergétique d’Israël, qui se prolonge jusqu’au port
d’Eilat, le port maritime terminal de l’oléoduc sur la Mer Rouge,
au terminal du pipeline à Ashkelon, vers Haïfa au nord, et se
rattachant éventuellement grâce à un pipeline israélo-turc en
projet au port turc de Ceyhan.
Ceyhan est le terminal du pipeline Trans-Caspien Bakou, Tbilissi
Ceyhan (BTC). « Ce qui est envisagé, c’est de relier le pipeline
BTC au pipeline Trans-Israel Eilat-Ashkelon, aussi connu sous le nom
d’Israel’s Tipline. » (Voir Michel Chossudovsky, The War on
Lebanon and the Battle for Oil, Global Research, 23 juillet 2006).


Original : http://www.globalresearch.ca/.... Traduction libre


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