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  • : Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 10:12


Ces émeutes, à distance, ont déjà fait reculer le pouvoir français sur ses minables réformes lycéennes, et peut-être d’autres encore. Les émeutiers grecs nous montrent ainsi une voie qui avait été cherchée lors de la contestation du CPE et ces dernières semaines (occupations de lycées et d’autres bâtiments, blocage de voies de communication et quelques bagnoles cramées), ils font mieux et refusent le dialogue truqué avec l’Etat et ses sbires. Ce n’est que lorsqu’il parle tout seul qu’un ministre peut évoquer « un dialogue serein » (les mots du ministre de l’éducation nationale il y a quelques jours). Ici, comme en Grèce, la discussion ne peut commencer que par la contestation en actes des forces répressives. Leur existence est déjà une insulte.
La liberté fait ses premiers pas quand on n’a plus à trembler devant des flics, des vidéo-surveillants et le fichage généralisé. Les lois sont faites pour nous apeurer, nous décourager et plus généralement nous interdire de faire quoi que ce soit. En Grèce la peur et la résignation changent de camp
(« Aujourd’hui, le peuple est en colère contre tout, contre la mort d’Alexis, contre la police, contre le gouvernement, contre les réformes… et nous, nous sommes le bouclier. (…) Je me demande si je ne serais pas mieux dans mon village, où je pourrais reprendre l’élevage des moutons et vivre tranquille. Surtout, je n’aurais plus ce sentiment de honte qui me ronge », un policier grec dans le Figaro du lundi 22 décembre 2008) :

L’INSURRECTION CONTINUE. Si elle prend partout, on ne l’arrêtera jamais. C’est pourquoi nos médias maintiennent ces évènements historiques à l’arrière-plan ou inventent des spécificités grecques (jeunesse mal payée, corruption, réformes qui ne promettent que le pire mais c’est partout que les ordures nous gouvernent). Insistons sur quelques points : il ne s’agit pas d’une révolte d’une partie de la jeunesse mais bien de toute une population, de gens sans revendications ni représentants, mais dont nous partageons certainement les intentions (disparitions de tous ceux qui parlent pour nous : partis, syndicats, experts, journalistes, associations…) et les dégoûts (le salariat et le monde misérable qu’il produit, ses congés forcés, l’éducation obligatoire pour s’y insérer, et autres « aides » de l’Etat quand on s’en éloigne).
En cette période de crise, comme d’habitude, nos dirigeants nous présentent de nombreuses solutions parmi lesquelles ne figure pas celle de se passer d’eux. Ce sont les mêmes qui nous volent nos meilleures années et celles qui suivent ; ils continuent.
Saisissons chaque occasion de rappeler la lutte exemplaire qui se déroule en Grèce. Diffusez ce texte, trouvez-en d’autres (récits de première main, vidéos sur internet, etc.), écrivez-en de meilleurs, partout, sur les murs, les affiches. Rassemblons-nous dans toutes les manifestations possibles, restons mobilisés. Répandons cette étrange épidémie dont nous n’avons rien à craindre, nous qui devons toujours travailler pour un monde qui nous empoisonne.

Des parisiens mardi 23 décembre

 

A Valence où ailleurs

Dès aujourd’hui, distribuons des tracts (par exemple des textes issus de http://emeutes.wordpress.com/) et collons des affiches.

Dès aujourd’hui, taggons PARTOUT : “SOUTIEN AUX EMEUTIERS GRECS”.

Montrons que NOUS, nous n’oublions pas nos frères et nos soeurs grecs.

Voir aussi : http://www.non-fides.fr/spip.php?article132

 



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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 09:06
Rappel des faits
Tout est parti très vite. Nous étions deux lorsque notre véhicule a été contrôlé par les
douanesà Vierzon. La fouille a abouti à trouver dans un sac des manuels de sabotage et de
fabrication
d’explosifs, le plan de nouveaux établissements pénitentiaires pour mineurs et une petite
quantitéde chlorate de sodium. Sans doute la réunion de ces éléments donnait au contenu un sens particulièrement subversif »
« Nos ADN ont été pris de force et celui d’Isa aurait été retrouvé le printemps dernier sur un

"dispositif incendaire" retrouvé devant le commissariat du 18e arrondissement de Paris. »

« Nous avons donc été écroués sous mandat de dépôt avec la mention "détenu
particulièrement
surveillé" (…) En un an  de détention provisoire nous avons eu le temps de sentir
quelle était
la logique de destruction, de vengeance et de punition de l’Etat vis-à-vis de ses sujets "insoumis" ;
de subir son autoritarisme notamment par des transferts entre maisons d’arrêt et des mesures d’éloignement »
« Nous ne voulons pas être les pantins des enjeux du
pouvoir d’institutions politiques et répressives : ne laissons
pas l’Etat écraser les espaces de lutte »

Mardi 22 décembre
:
  Isa, comme Juan et Damien en prison pour les mêmes accusations, est sous mandat de depot criminel dans le cadre d'une instruction anti-terroriste.Elle est aujourd'hui à la maison d'arrêt de Versailles et après bientôt une année de détention préventive (et 4 taules différentes!), elle est repassée devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris pour une nouvelle demande de mise en liberté ce mardi 23 décembre 2008 à 9h]
Ce matin, le rassemblement a reuni une quarantaine de personnes pour exiger la remise en liberté d'Isa. Les gendarmes en très grand nombre (avec déja la présence du panier à salade des flics dehors) ne nous ont pas permis l'accés à la galerie de la chambre d'instruction. Nous sommes donc restés le temps des débats devant l'entrée de l'escalier A. Après un bref compte-rendu de l'avocat, nous avons fait le choix de ne pas manifester à l' intérieur du palais de justice comme nous avions pu le faire précedemment mais plutot de se faire entendre dans la rue. Devant le palais de justice nous avons déployé une banderole sur laquelle était écrit "Liberté pour Isa, Juan, Damien et tous les prisonniers" et nous avons marché sur la chaussée, ralentissant ainsi la circulation jusqu'au siège de l'administration pénitentiaire rue du renard en criant des slogans : "Libérez Isa et tous les prisonniers", "Pouvoir assassin", "Flics, porcs, assassins", "Pierre par pierre, mur par mur, nous détruirons toutes les prisons"...Nous nous sommes dispersés sans arrestation (à notre connaissance) alors qu'arrivaient les gendarmes mobiles...

La demande de mise en liberté d'Isa a été rejetée par les juges. Au bout d'un an de détention, au cours du mois du janvier, le mandat de depot criminel d'Isa sera peut-etre renouvelé et elle repassera alors devant les juges. De nouvelles initiatives sont à prévoir pour exiger sa libération...


LA SOLIDARITE EST UNE ARME ! LA LUTTE CONTINUE !


Pour plus d'infos:: http://infokiosques.net/mauvaises_intentions

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 08:46



Petite introduction:
Le blog du Laboratoire publie des textes de réflexion , afin de ne pas rester sur la crête
des événements.Ce n'est pas une machine de propagande comme un propos d' un "éducastreur "
affirmait.
Ce n'est pas un blog qui participe de la volonté de pénétrer dans le corps en saignant.

Au sujet des grèves dans l'Educ Nat, la difficulté c'est que les problèmes de fond ne sont posés
ni par les élèves ni par les profs. Il n'y a aucune contestation de l'institution ni même de reconnaissance
qu'elle est en crise (comme toutes les autres institutions d'ailleurs, il n'y a qu'à voir l'état actuel de la
Justice!) L'Etat n'a donc aucun mal à faire courir le bruit que les enseignants sont des conservateurs,
les élèves des agités et ou des manipulés, les parents des mal informés inquiets. Rapidement quelques
points qui me paraissent importants pour la conscience de lutte même si c'est difficile à faire passer sur le
terrain (parmi les enseignants au moins) :
-Très souvent dans les arguments qui sont avancés pour défendre l'école publique, il y a une inversion
de l'ordre logique. Alors que c'est parce que les conditions du service public se sont dégradées que
l'idéologie du
>> privé a trouvé progressivement une légitimité (gaspillage de l'argent public pour des résultats peu
probants), il est proclamé par les enseignants que le service public fonctionne bien, mis à part un
manque de moyens et que c'est la droite qui veut "la casse du service public". A l'évidence il y a là,
non pas simplement une confusion dans les relations
>> de cause à effet, mais aussi un double langage qui est typique des fonctionnaires et particulièrement
des enseignants. Un double langage qui est, à mon avis, une des causes de la défaite
des grandes luttes enseignantes depuis au moins 1995. Ce double langage est celui de la défense de
ce qui existe par crainte de ce que ce soit pire à l'avenir. Là il n'y a plus simplement double langage
mais erreur politique. En effet, cela nous condamne à refuser tous les projets de réforme parce que
nous serions menacés au lieu de saisir l'occasion du projet de réforme pour dire ce qui ne va
pas, ce qu'on ne veut plus, ce qu'on voudrait, quand on est justement dans le rapport de force
de lutte et que c'est le seul moment où on peut prendre l'initiative.Dans le cas contraire on est à
la merci d'un retrait de projet...jusqu'à la
prochaine fois.Non seulement il n'y a aucune critique publique de l'Institution, mais de fait les
enseignants se présentent comme les garants de l'existence de l'Institution face au marché
. Ils se retrouvent donc dans la position de demander toujours plus d'Etat, ce qui concrètement veut
dire : revenir à l'époque des années 60-70. C'est pourtant très difficile de se battre pour cela, d'abord
d'un point de vue subjectif quand l'âge des fonctionnaires et leur recrutement social est en train de
changer et avec eux les anciennes représentations de l'Etat-providence et de l'Etat-nation ;
objectivement ensuite parce que c'est ce type d'Etat qui est en crise avec sa transformation
en Etat-réseau chargé de gérer la formation de la ressource humaine sur toute une vie et non
plus d'assurer l'Education avec un E. Pour ne prendre qu'un exemple caricatural, les principaux
syndicats de l'éducation sont pour le maintien de la structure hyper-centralisée de
l'Education Nationale (nominations, procédures, programmes, évaluations, examens, concours),
le fameux"mammouth" d'Allègre qui est justement le paravent derrière lequel s'organise la liquidation
du service public Cette structure qui n'a cessé de grossir est un élément important d'inertie qui sert
de prétexte à l'introduction progressive d'une gestion managériale dans ce qui était à l'origine
une bureaucratie d'Etat. On est pour le maintien des concours nationaux, fort bien, mais alors
il faut lire les résultats des concours pour s'apercevoir que la plupart des reçus, surtout à
l'agrégation viennent de 4 ou 5 villes universitaires seulement et que beaucoup d'enfants de
cadres supérieurs et professions libérales de province se font payer une chambre ou un studio
à Paris par leurs parents parce que c'est là que la "lutte
des places" se joue, pendant que les étudiants des petites facs (style Bourg, St-Etienne, Perpignan)
ou des académies
défavorisées (Amiens, Reims) sont réduits à la situation des étudiants grecs. Alors bien sûr,
comme pour le maintien du
>> bac national, on va nous dire qu'autrement ce serait pire... Pourtant, les étudiants
ne doivent pas se bercer d'illusion ou pratiquer la politique de l'autruche.
Soit leurs facs doivent servir à quelque chose (du style un étudiant de Perpignan doit
avoir au moins autant de chance d'être fonctionnaire dans le Roussillon qu'un étudiant de Toulouse peut
l'être dans sa région), soit ce sont en réalité des facs-poubelles crées souvent par clientèlisme
politique et soucide ne pas constituer de véritables forteresses estudiantines aussi redoutables aujourd'hui qu'hier Renault-Billancourt l'était, et alors dans ce cas là il faut que ça se sache et
qu'ils agissent en conséquence.
- ce double langage des profs trouve malheureusement son écho dans le double langage des lycéens.
Quand on est enseignant comme je le suis, on > est pris d'un amer sourire quand on entend
que les lycéens veulent plus d'heures de cours alors que tous les jours ils nous disent et
surtout ils nous montrent qu'ils en ont trop et qu'ils pratiquent le zapping
permanent. C'est d'ailleurs ce que veut leur faciliter le plan Darcos et pourtant ils sont contre.
Il est alors facile de les décrédibiliser en disant qu'ils font grève pour glander ou alors
que la grève cacherait une mystérieuse entreprise de déstabilisation d'origine anarcho-autonome!
Ils pourraient pourtant, eux aussi, profiter du rapport de force pour dire qu'il y en a marre de
l'échec scolaire mais aussi d'une "réussite" qui dépend de plus en plus d'un gavage répétitif avec
des évaluations de plus en plus précoces. Ils ne le font pas...et ils se retrouvent devant les
prétendus casseurs et encapuchonnés qui sans forcément en faire l'analyse disent halte-là et n'ont
que mépris devant des grèves et manifestations qui leur paraissent relever d'un rituel propre à une
communauté scolaire à laquelle ils ne veulent (peuvent) plus participer, en gros depuis les années 2000.
Alors que les luttes contre le CIP avaient montré une certaine unité de l'ensemble des scolarisés,
il est remarquable de voir la différence de situation, de ce point de vue,
pendant le mouvement anti-CPE (alors qu'il s'agissait pourtant de projets politiques très proches).
A part cela, loin de moi l'idée de faire l'apologie des petites bandes de racketteurs au sein
des manifs qui adoptent parfois un comportement fascistoïde et ont été assez actifs en 2006.
Ils ne formentque la partie spectaculaire d'une fracture plus profonde qui est apparue au grand jour
en 2005 avec la révolte des banlieues
-C'est ce double langage généralisé qui est une des causes de notre défaite face aux médias.
Ceux-ci sont en effet passer maître dans l'art d'exposer les contradictions des mouvements.
Les médias ne cachent pas la lutte puisque c'est de l'événement et ça fait de l'info et de l'audimat,
mais quand ils font parler un manifestant, immanquablement c'en sera un qui demandera
"plus de moyens". Pour en faire quoi on ne le saura jamais.
- dans les luttes actuelles on voit des enseignants prendre le risque de désobéir à leur hiérarchie et
donc d'être sanctionnables pour manquement à la déontologie du fonctionnaire (
servir, servir, toujours servir l'Etat).
C'est bien sûr une bonne chose de ne pas confondre service et servitude et déjà des profs de Lettres,
en juin 2008, avaient refusé de faire passer des oraux dans des conditions imposées inacceptables.
Mais ce qui est original et porteur dans ces formes de lutte qui échappent aussi bien à la logique du
service de l'Etat qu'à la logique syndicale, doit aussi l'être au niveau des contenus. Or pour le moment
il y a un décalage important entre ces formes de lutte et le catalogue habituel (n'ayant pas peur des
mots : le catalogue syndical) des revendications qu'on ajoute sur le même modèle que se calcule le
PIB : toute revendication nouvelle ajoutée est perçue comme un plus dans le catalogue de la même
façon que l'usine pollue est un plus de richesse puisqu'elle produit la nécessité d'une activité
anti-pollution). Dans ces catalogues on trouve par exemple des choses étonnantes. On apprend ainsi
que les enseignants regrettent déjà les IUFM alors qu'au moins dans le second degré, tous avaient été
contre leur création. Les enseignants disent vouloir maintenir leur mission d'éveil de l'esprit critique
alors que les IUFM ont été rebaptisés du sobriquet "d'instituts de formatage des maîtres".
Et ce ne sont pas quelques vieux élitistes à la Finkielkraut qui critiquent ces IUFM mais ceux qui y
sont ou en sortent juste maintenant. Des IUFM qui ont correspondu à une phase de transition entre
la formation ancienne autour des savoirs et la gestion moderne de la ressource humaine sur la base de
compétences individualisées. Ils ont ainsi permis de faire passer les idées sur "le projet de l'élève",
"les parcours individualisés", "la pédagogie par objectif" alignées sur les principes de management des
entreprises,mais cela restait une structure encore trop lourde, trop entachée de pédagogisme(on le voit
bien dans la chute brutale de Meyrieu au sein de l'institution)
-Ces catalogues de revendications à rallonge empêchent, à mon avis, de se centrer sur l'essentiel
qu'on a pourtant du mal à dégager. Qu'est-ce qui peut unir, de la maternelle à la fac
en passant par la recherche, les protagonistes de la lutte? C'est cela qu'il faut faire ressortir
collectivement dans des AG regroupant les différents niveaux, ce qui n'est
d'ailleurs pas incompatibles avec certaines revendications pas secteurs mais elles-mêmes centrées
(Rased, classe de seconde etc).
-L a "mixité" des protagonistes de la lutte qui réunit enseignants, élèves et parents est nécessaire
à la lutte parce qu'elle lui donne une plus grande puissance, mais il ne faut pas qu'elle s'établisse sur
des faux rapports ou chacun joue de son
registe responsable : on est des "bons" profs", ils sont de "bons élèves", nous sommes des parents "citoyens pour l'égalité". Alors où est le problème ? Et on retombe sur le "C'est la faute au "mauvais"
Etat
ou du moins au mauvais état de l'Etat. Et on évacue alors toute perspective autre, toute critique.
Cette mixité il faut en faire quelque chose tout de suite sinon les mêmes parents qui participent à la lutte
aujourd'hui seront éconduits demain par les enseignants qui leur fermeront leurs portes au nom du
chacun doit rester maître chez soi et une majorité d'entre eux vont adopter à nouveau une position
d'usager et de consommateur du service public avec les traditionnelles attaques contre les profs et
fonctionnaires. Je n'ai pas de solutions toutes faites mais il me semble que l'exemple de Vaulx-en Velin
est assez probant (au niveau du primaire au moins).
- Quant aux profs de Sciences économiques et sociales (j'en suis un!), ils ont fait une ou
deux journées de grèves et une manif, mais surtout ils se sont contentés de pratiquer le lobbyng à
partir de leur association de tendance PS (et il ne serait d'ailleurs pas étonnant qu'ils aient bradé
la sociologie et la science politique pour sauver l'économie comme nouvelle base d'un programme
recentré). En effet, malheureusement, eux aussi pratiquent le double langage de la défense
d'un enseignement pluridisciplinaire unique dans le cadre du lycée et qui, disons-le tout de go,
est le fruit indirect des luttes de 68. Ne les entend-t-on pas souvent s'appeller entre eux "économistes
"ou "profs d'économie" ; ça en dit plus long qu'une page de tract !
En conclusion : l'école est sans doute le dernier espace où toute la société attend ou demande une médiation de l'Etat républicain. D'où l'enjeu politique tendu que constituent toutes les réformes récurrentes de l'Institution dans leur confrontation à la contestation. >Voilà pour le moment, >JW-le 19 décembre 2008.-------------------------------------------------------------------------------- email : tempscritiques@free.fr adresse du site : http://membres.lycos.fr/tempscritiques


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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 05:36
Le texte suivant a été distribué aujourd’hui aux étudiants encerclant le siège de la police, par des gens de l’Association des Immigrés Albanais. Je souhaitais le traduire et le présenter ici parce qu’il montre quelque chose de très important : que des liens de solidarité se forment et se renforcent à travers différents secteurs de la société grecque — une chose merveilleuse !

Après l’assassinat d’Alexis Grigoropoulos, nous avons connu un état d’agitation sans précédent, une explosion de colère qui semble infinie. Il semble que ce soient les étudiants qui ont été à l’origine de ce soulèvement, qui avec une passion inépuisable et une chaleureuse spontanéité ont renversé la situation dans son ensemble. Vous ne pouvez pas arrêter quelque chose que vous ne contrôlez pas, quelque chose qui s’organise spontanément et dans des conditions que vous ne comprenez pas. C’est la beauté du soulèvement. Les élèves du secondaire font l’histoire et laissent à d’autres le soin de l’écrire et de la classer idéologiquement. Les rues, les objectifs, la passion leur appartiennent.
 les Athéniens manifestent et/ou fomentent des émeutes

7145574.
Dans le cadre de cette mobilisation élargie, derrière les manifestations étudiantes à l’avant-garde, il y a une participation massive de la deuxième génération d’immigrés et également de nombreux réfugiés. Les réfugiés viennent à la rue en petit nombre, avec peu d’organisation, mais de la spontanéité et de l’impétuosité. À l’heure actuelle, ils sont les plus actifs parmi les étrangers vivant en Grèce. Quoi qu’il en soit, ils ont très peu à perdre.

Les enfants d’immigrés se mobilisent en masse et dynamiquement, principalement au travers des actions de l’école secondaire et de l’université ainsi que via les organismes de gauche et d’extrême gauche. Ils sont la partie la mieux intégrée de la communauté immigrée, sa partie la plus courageuse. Ils sont différents de leurs parents, qui sont arrivés ici la tête basse, comme s’ils mendiaient un morceau de pain. Ils font partie de la société grecque, puisqu’ils n’ont jamais vécu ailleurs. Ils ne mendient rien, ils demandent l’égalité avec leurs camarades grecs. Égaux en droits, dans la rue, dans leurs rêves.

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από @ 7:33μμ, Πέμπτη 18 Δεκεμβρίου 2008



Pour nous, les immigrés organisés politiquement, il s’agit d’un second Novembre 2005 français. Nous n’avons jamais eu l’illusion que lorsque les peuples se soulèveraient de rage, nous serions en mesure de les diriger d’aucune manière. Malgré les luttes que nous avons menées toutes ces années, nous n’avons jamais réussi à atteindre un tel niveau de réponse que celui d’aujourd’hui. Maintenant il est temps à la rue de parler : le cri assourdissant que nous entendons est pour les 18 ans de violence, de répression, d’exploitation et d’humiliation. Ces jours sont les nôtres, aussi.

Ces journées sont pour les centaines d’immigrés et de réfugiés qui ont été assassinés aux frontières, dans les commissariats de police et sur les lieux de travail. Ils sont pour tous ceux qui ont été assassinés par les flics et les milices. Ils sont pour tous ceux qui ont été assassinés pour avoir osé franchir la frontière et travailler jusqu’à la mort, pour n’avoir pas baissé la tête, ou pour rien. Ils sont pour GRAMOZ PALOUSI, LOUAN MPERNTELIMA, ENTISON GIAXAI, TONI ONOUXA, AMNPTOURAKIM INTRIZ, MONTASER MOXAMENT ASTRAF et tant d’autres que nous n’avons pas oubliés.

Ces jours sont pour la violence policière quotidienne qui reste impunie et sans réponse. Ils sont pour les humiliations à la frontière et aux centres de détention d’immigrés, humiliations qui continuent à ce jour. Ils sont pour l’injustice criante des tribunaux grecs, pour les immigrés et les réfugiés injustement en prison, pour la justice nous est refusée. Même aujourd’hui, dans ces jours et ces nuits de révolte, les immigrés paient un lourd tribu aux attaques de l’extrême-droite et des flics, avec des peines d’emprisonnement et d’expulsion que les tribunaux distribuent avec un amour chrétien aux infidèles que nous sommes.

Attachment
από @ 7:33μμ, Πέμπτη 18 Δεκεμβρίου 2008

Ces jours sont pour l’exploitation continue et sans relâche depuis 18 ans maintenant. Ils sont pour les luttes qui n’ont pas été oubliées : dans les faubourgs de Volos, les travaux olympiques, la ville d’Amaliada. Ils sont pour la peine et le sang de nos parents, pour le travail non déclaré, pour les horaires de travail interminables. Ils sont pour les transferts financiers et les frais d’envoi, les contributions que nous versons à la communauté et qui ne sont jamais reconnues. Ils sont pour les papiers d’identité que nous chercherons pendant le reste de notre vie, tel un billet de loterie gagnant.

Ces jours sont pour le prix que nous devons payer pour simplement exister et respirer. Ils sont pour tous les moments où nous avons serré les dents face aux insultes, face aux reniements quotidiens. Ils sont pour tous les moments où nous n’avons pas réagi quand bien même nous avions les meilleurs raisons au monde de le faire. Ils sont pour toutes les fois où nous avons réagi et où nous nous sommes retrouvés seuls parce que nos morts et notre rage ne correspondaient pas aux formes existantes admises, n’apportaient pas de votes, n’étaient pas vendeurs au prime time de l’actualité.

Ces jours-ci appartiennent à tous les marginaux, aux exclus, aux personnes affligées de noms difficilement prononçables et d’histoires incompréhensibles. Ils appartiennent à tous ceux qui meurent chaque jour dans la mer Égée et le fleuve Evros, à tous ceux assassinés à la frontière ou dans une rue du cœur d’Athènes. Ils appartiennent à la communauté rom de Zefyri, aux toxicomanes d’Eksarhia. Ces jours-ci appartiennent aux enfants de la rue Mesollogiou, aux non intégrés, aux étudiants incontrôlable. Grâce à Alexis, ces jours-ci nous appartiennent à tous.


18 ans de rage silencieuse, c’est trop.
À nos rues, pour la solidarité et la dignité !
Nous n’avons pas oublié, nous n’oublierons pas
Ces jours-ci sont les vôtres aussi
Luan, Tony, Mohamed, Alexis…
Association des Immigrés albanais, 15 décembre 2008.

jura libertaire

et
émeutes et amour



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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 04:52
Aujourd'hui : manifestations blocage de Lycée, voilà un tract distribué à Caen par la CNT AIT,ceci afin de partager  quelque chose avec les nombreus-e-s lycéen-n-e-s dans la rue aujourd'hui:

http://www.mybusinessmodel.com/blog/images/0708/banque.jpg
Crise ou pas,
les milliards tombent toujours dans la poche des exploiteurs ! 



Vous croyiez que la crise avait disparu ? Et bien non ! Elle est à nouveau d’actualité et s’immisce dans les conversations.

Par le biais de leurs multiples appareils idéologiques d’Etat (les médias, les syndicats réformistes…), les politiciens la définissent comme étant la résultante d’une folie sans borne et d’une immoralité des boursicoteurs qui seraient les seuls fautifs.

Mais ce n’est là que pure jactance et mensonge. En effet, les politiciens sont peu diserts sur leur responsabilité et implication ;

ils ont tous largement contribué à une dérégulation méthodique pour les besoins du marché. Il n’était plus question de l’économie administrée au nom de l’économie concurrentielle. Tout en désignant les spéculateurs à la vindicte des couches

populaires, les politiciens les sauvent de la banqueroute. Le comble du cynisme est que tout ce beau monde profite de la situation pour se refaire une virginité, en avançant l’idée vague d’une jurisprudence universelle : "le Bretton Woods bancaire".

L’histoire du capitalisme n’est qu’une succession de crises cycliques, courtes ou longues, plus ou moins dispendieuses, qui débouchent soit sur la récession ou la dépression, dégénérant même en des conflits armés ; elles sont, d’ailleurs, un mal intrinsèque du capitalisme qui est parvenu à s’adapter et à muter pour l’instant.

Le capitalisme repose sur la logique de la recherche exponentielle du taux de profit, qu’il soit d’ordre réel par l’extraction de la plus-value ou d’ordre purement spéculatif (sur la valeur des actions et de leur rendement) et peu importe si cela amène misère,

famine, pollution… La période supposée des trente glorieuses n’aura donc pas fait exception à l’histoire du capitalisme, puisqu’elle contenait les germes de ces contradictions qui allaient aboutir à la crise actuelle : l’usage massif du crédit (affectant les Etats, les banques, les particuliers), la saturation des marchés (engendrant le non écoulement de la production) et le saccage écologique. Aujourd’hui, face à une quasi faillite générale du système, on nous ressort les vieilles recettes : faire

fonctionner la planche à billet, recourir davantage au crédit, accroître l’action de l’Etat, etc. Mais qui peut dire que la médication keynésienne a encore un avenir ?

Ce qui se passe n’est donc pas très étonnant et les couches populaires paient encore un peu plus la facture, tandis que les responsables continuent à jouir des bénéfices que leur procure le système capitaliste. Quoi qu’il en soit, la stagnation, le rognage des salaires (directs et indirects) et l’inflation vont encore être le lot de cette nouvelle cure d’austérité visant à perpétuer les privilèges.

Alors que faut-il faire ? Continuer à se chloroformer devant la télévision ou dans d’autres gadgets… Loin de nous, anarchosyndicalistes, l’idée de succomber à la pacification (comprenez l’apathie généralisée où le règne de "la paix-armée" de l’Etat post-totalitaire) et à la petite morale compassionnelle.

Seule, la lutte paye ! En effet, l'auto-organisation permet à chacun d'intervenir dans des comités de lutte et les assemblées générales, là où peut s'établir une authentique liaison entre les exploités, afin de dépasser le corporatisme en posant des revendications unifiantes. L'auto-organisation est le premier pas de notre "autonomie" vis-à-vis de ceux qui concourent à notre oppression.

Encore faudrait-il, quand une tentative d’auto-organisation se met en place, qu’elle ne soit pas paralysée de l’intérieur par de faux débats, voire une bureaucratisation larvée ; les prises de décisions et leurs applications, elles se prennent et se vérifient sans aucune exception, à la base, dans les assemblées générales ; la démocratie-directe, afin qu’elle ne s’intoxique dans le

pseudo-démocratisme, n’implique que les partisans de la lutte et ceux-ci doivent écarter ses adversaires. Que chacun se

positionne donc !

C’est de zéro que l’on repart ! Recommencer… Anarchosyndicalistes, nous ne nous leurrons pas sur cette situation du moment

et ses difficultés. La lutte ne peut être fructueuse que si elle est capable d'engendrer un mouvement de masse extrêmement diffus et tenace, agissant sur l’ensemble du territoire en déconcentrant ses actions pour les démultiplier, dans l'optique d'une grève généralisée, avec des poussées spontanées (débrayages et grèves improvisés, manifestations sauvages…) faisant tâche d’huile.

L’heure n’est plus à la résignation : les habituelles balades dans le centre ville, accompagnées du "chant des sirènes", afin d’obtenir des négociations truquées d’avance, ne produiront que davantage de lassitude et de frustration.

Ils nous veulent apathiques et soumis,

soyons offensifs : résistance populaire autonome


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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 05:41
http://fc.img.v4.skyrock.net/fcf/non---aux---suppressions/pics/1691218782_small.jpg

Les  étudiant-e-s des facs de l'avenue de Romans  ( Valence), semblent content de la réforme LRU.
Au Laboratoire nous sommes allé chercher un tract vers Vienne en lutte

tractunit.pdf tractunit.pdf

Hier on n'a pas pu trouvé de manifestations lycéennes malgré les coups de téléphone, les lycéen-n -e-s de Valence font la force d'appoint pour les différentes fédérations de parents d'élève ( n'est ce pas ceux de Loubet) ( voir DL du 16)

http://6e.img.v4.skyrock.net/6e5/manifestation87/pics/378341747.jpg
A Lyon par contre
Le 16 décembre 2008 vers 12 h

Darcos repousse la réforme... soit c’est une première victoire mais ça ne suffira pas. Que le pouvoir recul devant un début de mobilisation c’est une bonne chose, il faut d’ailleurs pousser l’avantage au maximum car ça veut dire que le rapport de force est plutôt en notre faveur. Le pouvoir flippe que la jeunesse française imitent la jeunesse Grec (à bien des égards nous avons les mêmes problèmes que les grecs...). Si nous lui donnions raison ?

Dans les fait je pense qu’il ne faut pas arrêter le mouvement tant qu’on a pas la tête de Darcos (ça ne changera pas le système mais y a trop de mépris de la part de ce ministre, et si il est forcé de démissionner à cause de la rue, le prochain ministre fera moins le fier et la droite arrêtera de se la péter en disant que quand y a une grève on l’a voit plus). Ce qui est important c’est vraiment de mettre un coup d’arrêt à leur putain de réformes ultra libéral fascisante car d’ici un ans ils vont commencer à réfléchir à leur réélection et donc probablement faire des réformes moins spéctaculaires et moins profondes pour être sur de se faire réélire. Nous on sera là pour que ça se passe pas... (ni les réformes, ni leur réélection)

Ensuite faut qu’on continue le mouvement pour que les autres travailleurs nous rejoignent (y a une grève générale le 29 janvier) alors faut tenir jusque là... Peut être qu’enfin les travailleurs vont vouloir reconduire leur grève et là on fait tout péter et on exige enfin ce qui nous est du depuis trop longtemps : Tout le pouvoir au peuple.

Nous ne payerons pas LEUR crise !

Pendant que vous bossez,
vos enfants se font matraquer..
.


Le mardi 16 décembre, dans le département du Rhône, 28 lycées ont été bloqués par les élèves (dont Lamartinière Terreaux, saintJust, Branly, Lacassagne, É.-Herriot…) en réponse aux déclarations de Darcos. Le ministre a en effet «repoussé» la réforme des lycées à 2010. Non pas pour discuter, mais pour «informer» sur ce projet que les lycéens «n’auraient pas compris».

Ces blocages ont été maintenus jusqu’à un rassemblement place Jean-Macé. Un millier d’élèves sont ensuite partis en manifestation non-déclarée se dirigeant vers le Rectorat. Après une brève halte, ils se sont rendus à Bellecour en passant par la rue Victor-Hugo. Après quoi, les lycéens se sont séparés pour reprendre leur blocus. Une autre manifestation, partie du lycée saintExupéry, a débrayé d’autres établissements.

Une forte présence policière, tout au long du trajet, est finalement intervenue une fois les manifestants arrivés place Bellecour. Les lycéens, qui bloquaient la route à l’entrée de la rue Victor Hugo, se sont faits charger à coups de boucliers. Suite à quoi, un lycéen s’est blessé à la tête en chutant. Les manifestants ont tenu tête aux CRS jusqu’à ce qu’une lycéenne se fasse arrêter pour avoir jeté un œuf sur un policier. Certains lycéens, qui s’étaient rapprochés pour lui venir en aide, se sont pris des coups de matraques et de tonfas. S’ensuit deux autres arrestations violentes et injustifiées. Les policiers ont essayé d’empêcher un photographe de l’AFP d’exercer son métier en l’interpellant et en l’obligeant à effacer des photos de la «chasse aux lycéens».

Ces arrestations ont lieu peu de temps après que la police grecque ait assassiné un des nôtres, Alexandros, 15 ans, alors qu’il luttait lui aussi contre la casse de l’éducation.

Nous continuerons notre lutte contre TOUTES les réformes Darcos jusqu’à leur abrogation, ou jusqu’à l’abandon de ces projets : de la réforme du lycée jusqu’aux suppressions de postes ; de la suppression des RASED jusqu’à la LRU… Mais aussi contre la répression policière qui devient de plus en plus fréquente et violente.
CONTRE LA RÉPRESSION !
EN SOLIDARITÉ AUX ARRÊTÉS !
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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 04:19
manifestation à Hambourg Image
 cette article a été pris  sur la page de l'OCL

traduit à partir du texte publié sur la Haine
1. Est-ce que des manifestations de protestation ont eu lieu en dehors d’Athènes, ?

Les émeutes ont éclaté partout en Grèce. Même dans les petites villes, dans tous les départements du pays, il ya eu des manifestations, mais il suffit de voir les émeutes contre la police. Je cite Thessalonique, les 3 grandes villes de Crète (Héraklion, La Canée, Rézymno), Yannena, Agrinio, Patras et de Komotini (deux villes où ont eu lieu des opérations conjointes entre la police et les groupes néo-nazis), Larissa (où un garçon de 14 ans fut inculpé en vertu de la loi antiterroriste), Trikala, Kerkyra, Lesbos, et ainsi de suite.

2. Où eurent lieu les plus grandes mobilisations ?

À Athènes, il y eu de nombreuses "Manis" appelées tous les jours par divers groupes, ou même par Internet ou par SMS. Les élèves du secondaire se rassemblent tous les jours dans toute la ville autour des postes de police. Au coeur de la ville trois universités (Ecole Polytechnique École d’économie et de l’École de droit)sont occupés par des militants et on peut dire que ces trois lieux forment la réelle coordination du mouvement à laquelle se réfèrent les adultes. En ce qui concerne les étudiants en milieu scolaire, on constate des formes inédites d’organisation, horizontales et de grande ampleur. Actuellement, il ya environ 800 instituts occupées en Grèce.

3. Peut-on parler de soulèvement populaire ou est-ce exagéré ?

Non seulement on peut parler d’un soulèvement populaire, mais il s’agit de la plus grande rébellion en Grèce depuis au moins fin 1965, probablement l’une des plus grandes révoltes dans le monde occidental depuis Mai 68 à Paris. Il convient de noter que ce n’est pas une rébellion de « militants », bien que le mouvement de la gauche, extrême gauche et en particulier les anarchistes sont très forts dans le pays. Ce n’est même pas un mouvement de marginalisés (comme à Los Angeles en 1992 et Paris en 2005), ni une révolte de la "jeunesse". Des Personnes de tous âges et de différentes couches sociales sont sortis dans la rue, face à la police. Au point que le "black bloc" (très fort en Grèce), semble être une force modérée dans la rue. Il s’agit de la colère sociale accumulée depuis de nombreuses années, malgré 34 ans de République en Grèce, qui s’est exprimée dans la rue.



4. Quel est le rôle joué par les étudiants à l’origine de la protestation ?

Il est difficile de distinguer les différents groupes sociaux. Les lycéens de 14-16 ans sont peut-être les plus visibles. Ils sont chaque jour sur la rue, font 2 ou 3 manifestations et attaquent tous les jours plusieurs postes de police. Parfois, nous allons les accompagner par peur de laisser des enfants en face d’hommes armés. C’est une nouvelle politisation qui parfois ne partage pas les mêmes craintes que nous au sujet de la violence populaire. Ce que nous appelons en Grèce "l’ignorance du danger." Les étudiants, quant à eux, entendent rejoindre cette rebellion avec leurs spécificités et seront peut être le prochain « phares » du mouvement.

5. - Les jeunes sont au cœur de la contestation ? Quel est le poids des diverses composantes de la lutte -------(anarchistes, communistes, etc) ?

Toute personne qui affirme que ce mouvement est "dirigé" est un menteur. Même si elle a été allumée par des anarchistes à Athènes, cette rébellion a été suivie spontanément par toutes les identités politiques. Les idées et les collectifs anticapitalistes ont été renforcés ces jours-ci. Nous pourrions distinguer les trois universités occupées d’Athènes, en disant que la Polytechnique est dans les mains des anarchistes "puristes" (ce qui ne signifie plus grand chose maintenant), l’École d’économie est un lieu où l’anarchisme-lutte des classes est très présent (les comités de travailleurs y ont été très présents pour aller dans les lieux de travail et discuter avec les travailleurs) et la Faculté de droit réunit la plus grande partie de l’extrême gauche. Reste à ajouter que pour ce qui est de la gauche parlementaire, le Parti communiste (stalinien toujours) dénonce la rebellion des « provocateurs », tandis que la partie "Synaspismos" (Gauche européenne), participe à la manifestation, sans être partie prenante d’aucune structure dans le mouvement.

6 - Comment tu évalue la suite de la récente grève générale ?

La seule centrale du pays, la GSEE*, est historiquement coupable pour son absence dans ce mouvement. Cette absence de la plus grande rébellion de ces 50 dernières années indique la débâcle et l’échec du syndicalisme et de l’État bureaucratique. La grève du 10 Décembre a été proclamé avant l’assassinat du camarade Alexandros, pour réclamer des mesures contre la crise. Ensuite, la GSEE a dû décider (après une demande du Premier ministre) d’annuler la manifestation et de ne pas participer au meeting ! Ce comportement va à l’encontre des intérêts populaires et ouvriers, c’est un pas en avant sur la voie de la collaboration de classe, contre la lutte des classes. Nous dénonçons cette politique de trahison de la GSEE et réitéront le besoin urgent d’une nouvelle confédération syndicale en Grèce. Je voudrais ajouter que, malgré la GSEE, des dizaines de milliers de personnes ont marché à Athènes et ailleurs, grâce aux liens entre collectifs ouvriers, entre syndicats de certaines professions. La participation à la grève a également été très grande, étant donné qu’une grande partie du processus de production avait déjà été réduite dans le pays.

7 - Quel est le rôle joué par les médias grecs ? Au niveau international, les médias parlent de « hooliganisme »

Les médias ont une fonction de "voile noir". De nombreuses publications ont mentis sur le "vandalisme" qui n’a jamais existé (bibliothèque nationale "brûlée" académie détruite, pourquoi pas demain la "démolition" du Parthénon) ou la propagation "des rumeurs qu’il y ait un passager tué par une pierre ». Le lendemain, ils disent "Hum, oui, ce n’est jamais arrivé ... Il arrive que… vous voyez… dans le désarroi de la nuit dernière… nous avons eu de telles informations." La réalité est (personnellement je peux vous assurer étant journaliste professionnel), que ces "informations" viennent de la police tous les jours sans que les medias se livrent à la moindre vérification.. D’autres fois, les médias parlent d’une « arrivée secrete d’anarchiste de France, d’Espagne et d’Italie déjà en route pour aider les anarchistes grec (sic) ». Mais qu’attendre d’autre de médias officiels dont les propriétaires sont les tenants de cette politique économique capitaliste qui a motivé cette rébellion ? Ajouter que les attaques de la police au cours de ces journées (tir en l’air, la torture, etc.)ne sont pas évoquées

8 Est-ce un comportement habituel de la police grecque ? (Il est dit en Espagne qu’elle est très permissive)

Permissives ? Le commissaire du Conseil de l’Europe T. Hamarberg (je suppose que ce n’est pas un anarchiste ...) a dénoncé la violence excessive et permanente de la police grecque, dans la mesure où elle jouit de l’impunité devant les tribunaux. Enfin, il a été proposé le désarmement de la police grecque pour des raisons de sécurité. Depuis l’assassinat du camarade Alexandros (Dec. 6 au soir), il y a eu 400 tirs "en aveugle" qui ont fait chaque jour des dizaines de manifestants blessés par la police. Je ne peux pas imaginer ce qu’ils auraient fait si elle n’était pas "permissive" ...

9 -Que peut-on penser de l’assassinat de ce jeune homme de 15 ans ? Est-ce le début d’une augmentation de la répression ?

Le compagnon Alexandros n’est pas la première victime de violence policière en Grèce. Depuis la transition politique (1974), nous avons environ 100 tués par la police. Des militants, des immigrants, des Tziganes, des jeunes, des handicapés, y compris un enfant ! Il y a trois ans, la police a pris d’assaut le quartier Exarheia qui a une longue histoire militante. Mais nous ne devons pas oublier que la répression étatique est de plus en plus liée à répression économique, à la pauvreté, aux licenciements. Dans une Europe qui exige 70 heures de travail par semaine pour les travailleurs, la répression est le seul "argument" des employeurs et des états. Par conséquent, nous sommes dans une période de grande répression dans le monde entier.

10 - Le syndicat que tu représente demande la démission du gouvernement grec ?

Tout d’abord, il faut dire que le syndicat SEA Athènes ne dispose pas de structures d’initiatives en dehors de ce qui se passe sur le terrain. Nous avons suspendu toute la « vie organique » de l’organisation. Nous ne sommes pas un parti qui va s’organiser séparément de la révolte. Nous sommes un morceau de la révolte, notre vie est l’activisme dans les professions et les colelctifs. Nos revendications sont celles des assemblées. Quant à votre question, ESE ne croit pas en général qu’un changement de gouvernement peut changer notre vie. Nous avons besoin d’un changement de système économique. L’assemblée de l’école économique occupée a demandé le désarmement de la police et la suppression des forces spéciales. Après tout, si le gouvernement tombe, ce sera parce que la révolte aura montrer que les gens ont la possibilité de pouvoir gagner.

11-Comment le mouvement anarchiste agis-t-il dans les divers lieux et dans les luttes et les protestations ?

Les anarchistes étaient les premiers qui ont déclenché la révolte, la nuit du meurtre d’Alexandre. Ils ont participé à toutes les actions dans la rue et appuyés la colère et la violence des gens envers les banques, les multinationales et de la police et non pas contre de petits magasins ou des voitures. Nous ne devons pas oublier que la police secrète a fait des efforts pour transformer les troubles en une "violence aveugle". Mais ils n’ont pas été couronnés de succès.

D’autre part, il y a des anarchistes actifs dans toutes les professions. Personnellement, je fais partie d’un noyau qui pousse les travailleurs à s’engager ouvertement dans les occupations comme c’est le cas, visible, dans l’occupation de la Escuelade Economics.

12 - Comment la Grèce est-elle affectée par la crise économique ?

Avant même la crise, la situation en Grèce a été très difficile même si, à partir de 1996, les politiciens parlaient de "puissance Grèque", se référant au centre des affaires dans les Balkans, aux Jeux Olympiques. Le salaire minimum ne dépasse pas 650 euros, alors qu’il y a une grande insécurité, en particulier parmi les jeunes. La plupart des gens et les familles ont des dettes importantes en raison de l’effondrement des banques dans l’économie grecque. Après le Crack, les patrons ont commencé "à réduire les coûts", ce qui a accru l’incertitude, mais aussi la colère de la population.

13 - Pensez-vous que ces faits sont aussi liés à la crise capitaliste ?

Comme je l’ai dit, oui. La crise a accru l’angoisse et la colère de la population. Elle renforce également le sentiment que nous ne pouvons pas compter sur les maîtres de ce monde et que notre émancipation doit venir de nous-mêmes.

14 - Qu’est-ce que vous attendez de ces manifestations ?

Les mobilisations donnent toujours des résultats inattendus. La réalité a déjà dépassé les prévisions et les projets des organisations et de militants. Mais d’autre part, le mouvement ne parvient pas, à ce jour, à des revendications spécifiques. Personnellement, ce que j’espère c’est qu’il sortira de cela un nouveau mouvement avec des structures de travailleurs, syndicales, sociales et populaires plus organisées et plus axées sur la lutte. Mais, compte tenu de ce qui se passe en Grèce, j’espère aussi que la réalité continuera à dépasser nos attentes. Nous avons vécu ici et nous pouvons le faire de nouveau. Ne pas oublier qu’il y a une intelligence qui est au-delà de l’intelligence de tous les génies. C’est l’intelligence collective du monde, c’est l’intelligence des personnes qui sortent dans la rue pour restaurer la vie.

* confédération générale des travailleurs de Grèce

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 22:46
  .

Chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires…

À l’occasion de la sixième et avant-dernière séance de négociations sur la prochaine convention d’assurance-chômage.
  la journée unitaire de mobilisation
mardi 16 décembre 2008


Chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires ou salarié(e)s, nous sommes toutes et tous concerné(e)s ! Non, le chômage et la précarité ne concernent pas simplement quelques un(e)s mais nous toutes et tous ! Est-il nécessaire de rappeler que le chômage est une arme de division dans les mains du patronat ? D’un coté, l’État stigmatise toujours un peu plus les chômeurs, et de l’autre le patronat fait planer la menace des licenciements pour museler toutes contestations.


Les profiteurs, c’est eux.
Ne les laissons pas faire !
Ne les laissons pas nous diviser 
!


LE PATRONAT VEUT ENCORE RÉDUIRE L’INDEMNISATION DES PRIVÉS D’EMPLOI !

L’indemnisation du chômage est fixée tous les 3 ans, par négociation entre les syndicats et le patronat. Ces négociations ont commencé : elles vont décider de nos allocations pour les 3 ans à venir. Le patronat exige une diminution des allocations et du nombre de chômeurs indemnisés, alors que :
-  aujourd’hui, déjà, seuls 40% des privés d’emploi touchent les assédic
-  leur montant (à peu près 800 € en moyenne) est déjà insuffisant pour vivre
-  le nombre de chômeurs augmente avec la crise (l’unedic prévoit 100 000 à 250 000 chômeurs en plus en 2009

Nous refusons catégoriquement que les chômeurs dans leur totalité soient considérés comme une variable d’ajustement par l’Unedic et le gouvernement. D’autant que le régime était encore il y a peu excédentaire de plusieurs milliards d’euros... la réduction des droits des chômeurs, “forcément coupables” de l’être, est inacceptable.

Il y a des milliards pour sauver les banques et leur permettre, une fois renflouées, de continuer à boursicoter et entreprendre ! On replâtre un système qui mène droit à la catastrophe, sociale et écologique, sans le mettre en cause. Nous avons pourtant besoin de changer de système !

L’argent existe pour financer ces mesures, mais le patronat veut le garder. Seule la mobilisation peut les obliger à le lâcher.

Intermittents du spectacle, préparons-nous à devoir lutter pour le maintien de notre régime qui ne doit son salut dans l’état qu’à la vigueur de la longue et dure mobilisation passée et qui sera renégocié dans la même foulée d’exclusion de nombre d’entre nous que le régime général

IL EST ENCORE TEMPS DE SE MOBILISER !

Mardi 16 décembre, jour de l’avant-dernière séance de négociation, nous appelons les intérimaires, les intermittents, les saisonniers, tous les précaires et tous les salariés qui veulent sauver l’indemnisation du chômage à agir :

Soyons tous présents à cette action unitaire, mobilisons-nous, mobilisons les artistes, techniciens, administratifs avec qui nous travaillons.



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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 10:37

A Madrid comme à Milan  solidarité


www.la-plataforma.net

Dimanche 7/12 et le ministre de l'intérieur dans son premier communiqué par rapport aux émeutes qui se déroulent dans plusieurs point de l'état grec depuis le soir du samedi pour l'assasinat étatique d' Alexis Grigoropoulos agé de 15 ans , observe que "la mort tragique de l'enfant est utilisée par quelques uns pour leur manie destructive", visant ainsi les anarchistes.

Le lundi matin la rage sociale continue aux quatres bouts de la Grèce avec les écoliers qui apparaissent en scène: des manifestations, des blocages de rue et des attaques de commissariats dans tous les quartiers. Le soir le relais prennent les manifs de dizaines de millers de personnes dans toutes les villes s'attaquant à des immeubles de l'état, des banques, des grands supermarchés et des chaines de grand magasins…les très connus "petits comerçants" des medias qu'il y a quelques semaines ils accusaient pour l'inflation, la speculation.

La mort d'Alexis vient se croiser avec les petites morts quotidiennes de la discipline , des ordres, des ordres du pouvoir, des conditions encore plus difficiles pour la survie, du contrôle et de la répression. Une sensibilité insurrectionnelle qui à côté de l'asphyxie accumulée a donné naissance à une rage incroyable contre les symboles-objectifs de l'état et du capital, amenant le système politique à une déstabilisation.

De l'autre côté une démocratie qui s'écroule dans la crise économique, illegitimée socialement par des petits et grands scandales, avec pleins de pauvres et de marginalisés, une démocratie qui essaye d'arracher le consentiment pour réprimer les émeutes…Des actes théatraux de sensibilité du premier ministre, des ministres, des députés, des journalistes et autres parasites devant les cameras, qui demandent la néssecité de paix sociale et de coopération de l'état et la société sous la promesse de plus de démocratie. Cependant, le fameux mythe de la démocratie, "le contrat social" devient des cendres aux rues de la mutinerie sociale de ces jours.

C'est pour cela que le régime essaye de se reconstituer.
C'est pour cela qu'il y a plein de rencontres et meetings du gouvernement. C'est pour cela que les médias jouent leur rôle de propagande étatique, de création de la peur et du mensonge organisé, comme les mensonges pour des gens bloqués dans des immeubles enflamés, ou le vol d'armes dans les magasins d'armurerie.

C'est pour cela que le premier ministre se rencontre avec le président de la république et tous les chefs des partis parlementaires.

C'est pour cela que les écoles sont fermées dans une tentative de ne pas laisser les écoliers se retrouver et se concentrer.

C'est pour cela que le syndicat central a transformé la manifestation de grève en une simple concentration a Syntagma. C'est pour cela que les piliers gauchistes du système "comprennent" la cause juste de la rage sociale mais condamnent les actions "extrèmes" et posent la question de chute du gouvernement en transformant la mutinerie en simple démonstration contre la politique gouvernementale.

Contre les scénarii d'état d'exception , le consentiment des partis, les medias de l'ordre et de la securité…aucun armistice.

TOUS DANS LES RUES !


L'occupation de la faculté économique , comme morceau des confrontations, est ouverte pour le renseignement et l'organisation en commun d'actions dans la rue, un espace d'auto-organisation de nos forces contre la répression de l'Etat, comme dans les autres universités squatées.

Concentration , aujourd'hui , MARDI 9/12 a 6 heures du soir à la faculté occupée d'economie.

AUCUN DETENU !

A L'EPOQUE DES ASSASSINS LE SILENCE EST COMPLICITE !
_________________
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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 10:20
Le rapport remis par la commission Varinard à la ministre de la Justice a déjà fait coulé beaucoup d’encre. La question se pose au delà de la Protection judiciaire de la jeunesse et des milieux socio-éducatifs : peut-on décemment enfermer un enfant de 12 ans ? Au «bon sens» de Madame Dati, le Premier ministre a déjà opposé une fin de non recevoir expliquant que le gouvernement navait aucun projet dans ce sens. Belle opération de communication pour nous faire oublier les 69 autres mesures de ce rapport qui nen sont pas moins nauséabondes. Quils aient 12 ou 13 ans, cest enfermer des enfants qui est inacceptable.
Ce projet n
est quune pierre de plus à lédifice des politiques sécuritaires dont les fondations ont commencé bien avant ce gouvernement. Lintroduction de la composition pénale, la loi de sécurité quotidienne sous la gauche plurielle, les loi Perben (avec larrivée de CEF et des EPM), la loi de sécurité intérieure, la loi prévention de la délinquance et celle sur la récidive sont autant de textes qui modifient nos pratiques et auxquels il faut continuer à sopposer. Cest bien parce quil y a aujourd'hui des CEF et des EPM quil faut les remplir et légiférer en ce sens.

Outre la mesure phare de ce projet, on voit bien le message qui est lancé à la jeunesse de ce pays. Un jeune qui ne marche pas droit et ne se soumet pas à la société qu
on lui impose ne peut plus être considéré comme un enfant. Lenfant renvoie immédiatement à la protection. Employer désormais le terme de «mineur», renvoie au «délinquant» et donc à celui quil faut punir. La boucle est ainsi bien bouclée.

Depuis plusieurs mois déjà la direction de la PJJ a anticipé les conclusions de ce rapport. Ceci avec le relais de tous les échelons hiérarchiques qui nous demandent de changer notre manière de travailler tout en faisant croire qu
ils défendent toujours le même travail éducatif. Les professionnels de terrain finissent par être enfermés et ne disposent plus de marge de manœuvre pour défendre le temps éducatif, les projets, le travail en équipe. Les attaques répétées envers certains collègues le démontrent. De plus, les nouveaux entretiens professionnels offrent un cadre idéal à la volonté de ladministration de nous soumettre à ces nouvelles directives. Lentretien individuel vise à nous imposer des objectifs de travail qui ne sont que des applications des lois répressives telle que la mesure dactivité de jour, que nous refuserions dans un cadre collectif.

Si le gouvernement avait voulu avoir notre avis, il nous l
aurait demandé. Mais il ne veut pas de notre avis pour mettre en place un projet profondément idéologique. Cest pourquoi le seul moyen denrayer cette machine infernale est de se mettre en grève et de faire des assemblées générales souveraines qui décideront des modes dactions. La grève cest s
arrêter pour pouvoir penser collectivement la manière dont nous souhaitons travailler auprès des jeunes concernés par ces mesures.

Nenfermons pas la jeunesse, aidons-la à sémanciper !

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    dimanche 30 juin

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accueil de familles de prionnier-e-s

discussion , infos et peites recettes

pour les proches de détenu(E)s...

- aides juridique

-participation à l'émission de radio Mega

du 22 juillet