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  • : Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 03:27

       
     
 

Oggi Le 23 juillet des militants No TAV sont attachés au buldozer sur un chantier  de cet grand oeuvre  
La police militaire Basque est intervenue avec sa tenu classique  cagoulé  et armée face au non violent
comme pour la lutte contre le barrage ITOZ  les basques du Sud montrent un niveau Théorique pratique
assez considérable  .
     
       
     
       
     
       
     
       
     
       
     
       
     
       
  
       
     
       
     
       
     
       
     
       
     
       
     
       
     
       
     
       
     
       
     
       
     
       
     
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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 07:48


Avril 2007, nous, paysan-nes sans terre, reprenons l'activité du Prat del
Ronc à St- Germain-de-Calberte, en Cévennes lozériennes ... Lieu abandonné
depuis 10 ans. Les terres sont défrichées et cultivées. Petit à petit le
lieu reprend vie : four à pain, poules, poteries, maraîchage, plantation
d'arbres fruitiers ..., mais aussi projections de films, soirées débats,
chantiers collectifs, journées d'échanges ... Multitudes de projets
fleurissent. Dès lors, la préfecture pousse le propriétaire anglais à
porter plainte et à traîner les habitant-es devant la machine judiciaire
dont ils savent trop bien qu'ils ne sortiront pas gagnants.
Après 2 procès riches en agitation, l'avis d'expulsion est signifié à
partir du 20 juin.

Mardi 22 juillet 2008, le jour se lève, le Prat del Ronc repart pour une
joyeuse journée de surveillance des alentours.
  6h du matin, les guets voient arriver sur le sentier qui mène au Prat,
les chiens de garde de l'ordre établi. L'alerte est lancée et réveille
les habitant-e-s qui se regroupent devant la maison. Pas de temps à
perdre, le chantier barricade est lancé, fermeture de la maison,
blocage du chemin avec du tout venant.
6 h15 : Une cinquantaine de gendarmes (y compris les locaux) dont une
quarantaine de gardes mobiles, plusieurs RG, une brigade canine et
l'huissier, se retrouvent bloqués devant la barricade, à côté de la
maison. Nous sommes une vingtaine à leur faire face. Leur intervention et
le rapport de force sont inévitables. Cette fois, il n'est pas en notre
faveur, vu les forces déployées (bombe lacrymo, tazer, fidèle matraque),
mais  notre détermination ne fléchira pas.
En attendant l'arrivée des camarades, nous décidons de gagner du temps en
regroupant nos affaires au ralenti (sans oublier les pauses café !). Au
bout de 2h grattées, l'huissier demande de rentrer dans la maison.
Essuyant notre refus, la flicaille déclare la dernière sommation.
Aussitôt dit, aussitôt fait : entre 9h et 9h45, les chiens à 4 pattes
mordent, et leurs homologues à 2 pattes frappent, étranglent et
matraquent. Ils nous traînent jusqu'à la sortie de la piste du Prat. A ce
moment, étant un peu plus nombreux, des petits groupes se forment, tentant
de harceler les flics - qui quadrillent la maison - au moyen de diverses
interventions sur la zone surprotégée et de cris de révolte exprimant rage
et dégout.
11 h : Les uniformes rentrent dans la maison. Nous continuons de
crapahuter dans la montagne et récupérons le plus d'affaires possible et
nos poules ;  les flics autorisant l'accès à la zone qu'ils tiennent à
deux filles uniquement. Regroupés non loin de là, nous assistons au
saccage en règle des jardins. Chargement des affaires, insulte aux flics,
vaine tentative d'accéder à l'intérieur de la maison, nous plions bagage
dans le tumulte pour aller nous organiser ailleurs. Il est 15 h00. Pendant
ce temps-là, à Florac, on contrôle tous les profils qui ne correspondent
pas à la carte postale famille nombreuse, marchands, touristes.
Aujourd'hui, l'ordre règne à la sous-préfecture, et par la force on
l'applique jusqu'au fond des montagnes.

Le Prat del Ronc est à nouveau voué à devenir un lieu mort. Mais nous,
nous restons vivants et combattifs, résolus à développer des pratiques
autonomes visant la réappropriation de nos vies.  Il nous appartient à
tous d'agir pour montrer notre désaccord face aux aberrations de la
propriété privée ; d'affirmer, en paroles et en actes, la liberté de vivre
comme il nous plaît, et de lutter avec force et courage contre cet ordre
inique.
Rester silencieux c'est les soutenir!
pratdelronc@no-log.org



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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 12:41
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Le Général Georgelin  déclare à propos du livre  blanc  sur la défense  devant un auditoire choisi, réuni à l'école des hautes études en sciences sociales:
"la distinction entre les menaces internes et les menaces externes, entre la sécurité et la défense"......ombattre l'enemi intérieur
" je reste convaincu que la confusion de ces deux types de situations et de logiques est source de plus en plus de risques que d'avantages pour nos institutions "
Se montrant plus précis, il a ajouté :" Un Délinquant , c'est quelqu'un qui a enfreint la loi. Ce n'est pas un ennemi (...)
L'armée, dans notre pays, a été progressivement  déchargée du maintien de l'ordre interne. Revenir sur ce point (...) ce serait réintroduire la figure de l'ennemi au coeur de la cité"
Et d'insister pour que l'on distingue " les rôles du policier et du soldat."
A l'évidence , le patron de l'état major critique une relative évolution des hommes politiques sur les questions de "sécurité intérieure".
Avec , en tête , les hurlements de certains élus fanatiques, souvent de droite et parfois de gauche , qui réclamaient l'intervention de l'armée  lors des "émeutes " de  banlieux.
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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 07:30
Le squat de la Victoire (Tours,37)a été expulsé, sur décision du juge qui ainsi,
cautionne et maquille les magouilles immobilières de la mairie de Tours.
Hier aux alentours du squat, alors qu'une personne prenant une photo s'est faite
menotter et gifler et gardée à vue 2 heures (pour contrôle d'identité), 3 militants
ont fait quant à eux 11 heures de GAV pour vol en réunion (déplacer une barrière de
chantier = vol en réunion).
Le soir à 19 Heures, un des habitants de la Victoire s'est fait arrêter, en ville
pour contrôle d'identité (en fait questionné par les flics : "qu'est ce que tu fais
la bas, que ce que le collectif compte faire à présent, pourquoi tu milites....")
Cette même personne, est à nouveau convoquée ce matin, puis relâchée.
Les vigiles et leurs chiens ont gardé toute la journée d'aujourd'hui les abords du
squat qui a été entièrement muré et karchérisé et les abords de "la Tourangelle",
société de logements sociaux in foutue de montrer son titre de propriété, et qui
rachète deux fois le même immeuble...
Ce soir, les personnes du collectif de la Victoire, se sont fait arrêter à 20h15 en
centre ville...pour contrôle d'identité, biensûr.
Il semblerait qu'il y ait 9 arrestations: la municipale a pris les cartes d'identité
et les emmène au
commissariat central.
2000 Logements vides, c'est 2000 victoires possibles!
Violences policières et sécuritaires BASTA!
Contact 06 70 70 60 97
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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 06:49
Mercoledì 9 Luglio 2008

Du 21 au 27 juillet se tiendra la nouvelle édition du camping no tav .....Une semaine d'initiative contre toutes les hypothéses d'haute vélocité .


Du 21 au 27 juillet se tiendra la 9ème édition du camping No tav, cette année encore à Venaus, dans les prés du rassemblement, dans ce que nous appelons la Libre République. Une semaine d’initiatives contre toutes propositions de haute vitesse, pour montrer que rien n’est changé depuis le mouvement d’opposition à l’ouverture des chantiers en 2005.

 

Une semaine d’initiatives, d’assemblées, de concerts et de visites dans les vallées pour vivre, connaître et apprécier la Vallée qui résiste.

Mardi soir se tiendra l’assemblée populaire,

Jeudi matin nous parcourrons les sentiers des partisans au-dessus de Condove,

Samedi, journée consacrée aux nombreuses initiatives organisées par les femmes et en fin d’après-midi nous comparerons la lutte no tav avec celle du No Molin et la campagne contre les décharges, pour renforcer le fil qui nous relie entre les résistances du territoire.

  

Camping et concerts gratuits

 

 


Le camping se concluera avec la Fiaccolata de l'assemblée populaire de Bussoleno pour démonter, vu que le jour suivant se tiendra une réunion à Rome entre Berlusconi, ministres et maires, que le vent de la Vallée de Susa n'a pas tourné et qu'il ne sert pas d'etre météorologue pour le comprendre.
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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 05:37
Alors que les centrales fuient tous les jours que les scandales s'accumulent il faut s'organiser pour résister contre le flot et contre la propagande d'extrême droite,
Bompart  devillieriste (maire d'orange), c'est sa femme qui est mairesse de Bollléne, celui-ci  a écrit un livre sur l'écologie .

ECOUTER-VOIR



CONTRE L'EMPIRE

LA K-BINE - SUR RAP CONSCIENT

L'image “http://www.lak-bine.com/images/zapata.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 08:59

texte issus du numero zero

Travailleurs sociaux,
Travailleuses sociales,
quelques idées pour faire enfin du bon

Réferent-e-s RMI, assistant-e-s social-e-s de quartier ou de la CAF, vous aviez choisi ce boulot parce que bêtement vous vouliez aider les gens.

Pourtant, depuis un sacré bout de temps, lorsque votre usager-e ferme la porte du bureau, vous avez comme un sale gout dans la bouche

Pour être franc-he, vous avez comme l’impression que vous ne l’aidez pas tellement. Trouver un logement ? Impossible.

Empêcher son expulsion pour une dette de loyer ? Une demande de FSL est en cours, mais la prochaine commission est dans deux mois...

Débloquer un peu de fric pour finir le mois ? le budget est épuisé, à part deux bons alimentaires qui traînaient et un dossier à remplir pour le vestiaire d’Emmaus...

Bon, vous essayez de vous réconforter en pensant aux boulots que vous avez permis de décrocher ?

Un CDD de deux mois au Casino du coin, grâce au plan d’insertion élaboré par le Medef et la mairie, un emploi aidé , sans oublier bien sûr les temps partiels de douze heures au Smic horaire à la régie de quartier.

Le problème, et ce que vous n’avez pas oser dire aux usager-e-s, c’est que vous avez calculé leur revenu futur, illes vont gagner à peine cent euros de plus qu’au chômage



Ce qui vous ennuie aussi, ce sont tous ces dossiers à remplir pour informer la mairie, l’aide sociale à l’enfance de la vie de votre usager-e.

Ce qui vous ennuie encore plus, c’est que vous ne comptez plus les usager-es qui vous ont traité d’incapable, de collabo, et celleux peut-être encore plus décourageant-e-s qui vous disent oui pendant une heure, signent sans broncher n’importe quel contrat d’insertion et dont vous avez la désagréable impression qu’illes vous emmerdent en silence.

Mais que faire ? La grève ? Vous l’avez déjà faite l’année dernière mais non seulement la direction s’en foutait, mais en plus les usager-e-s ont failli vous lyncher pour les rendez-vous manqués.

Heureusement vos usager-e-s pensent à vous, vous aiment et vous comprennent. Nous autres Rmistes et autres , ne pouvons pas faire grève pour résister aux contrôles et aux pressions, ni pour augmenter notre revenu. Nous avons donc élaboré quelques autres moyens de lutte que nous vous révélons ici, mélange d’astuce et de solidarité.

A vous de jouer !!!!

- La grève du zèle : il s’agit d’appliquer à la lettre les possibilités offertes par la loi et le contenu de votre contrat de travail. Pour vos supérieurs, cela peut vite devenir désastreux.

Exemple 1 : il existe dans chaque conseil Général, des accords collectifs, qui consistent à réserver à certains usager-e-s des logements sociaux. Il faut constituer un dossier que vous transmettez ensuite à une commission. Théoriquement ces accors peuvent concerner beaucoup de monde, mais vu le petit nombre de logements que les bailleurs et les mairies consentent à mettre sur le marché, on vous demande plus ou moins officieusement de limiter le nombre de demandes. Oh là, là mais c’est très arbitraire tout ça. Donc soyez neutres, et faites systématiquement les dossiers. Vous obligerez ainsi les représentant-e-s des bailleurs et les élu-e-s à passer des heures et des heures en commission . Bien sûr vous aurez informé vos usager-e-s de QUI siège dans ces commissions et QUI refuse les logements.

Exemple 2 : ce n’est pas vous qui déterminez les budgets du fonds solidarité logement, des aides financières d’urgence, du fonds EDF. Pourquoi ce serait à vous de gérer la pénurie ? Au contraire informez systématiquement les usager-e-s de leur droit, faites leur remplir des demandes, encore et tout le temps.

- N’assumez que vos responsabilités propres : vous les trois quarts du temps, vous ne faites que remplir les dossiers. Ensuite, c’est une commission ou vos supérieurs qui prennent la décision. Résultat, quand celle-ci est injuste ou inadaptée, qui prend tout en pleine poire ? Vous. Perdez vos mauvais réflexes : appelez systématiquement votre direction dès qu’un usager-e est mécontent-e, et passez lui au téléphone, ou mieux emmenez le/la dans le bureau de votre supérieur.

- Vous n’êtes pas un bureau de placement, vous êtes un travailleur social ou une travailleuse sociale : de plus en plus, on vous bassine en réunion avec l’insertion professionelle. Tous les mois, on vous présente tel ou tel stage bidon que vous êtes censé conseiller à vos usager-e-s, tel ou tel type de contrats aidés à placer. Mais vos usager-e-s Rmistes sont en mauvaise santé, ont des problèmes de logement, de formation et franchement vous vous trouvez un peu à côté de la plaque avec stages de remobilisation dont la seule brochure de présentation a suffi à vous donner le bourdon, alors vous n’imaginez même pas le résultat du stage lui-même sur l’usager-e.

Mais au fait la loi sur le RMI prévoit que l’allocataire peut signer uniquement sur l’insertion sociale ? Eh bien proposez à tous vos allocataires des contrats sur ce thème et défendez la reconduction tant que la situation sociale ne s’est pas arrangée. C’est la loi, non ?

- Personne ne voit ce que vous faites dans votre bureau :
franchement, convoquer des allocataires pour leur répéter les discours de l’institution ça vous fait autant chier qu’elleux ? Eh bien si vous êtes obligé-e de les convoquer , vous n’êtes pas obligé-e de les harcelez. Et si au lieu de leur poser sans arrêt les mêmes questions (alors, qu’est ce qu’on a fait ce mois ci pour trouver du boulot), vous en profitiez pour les informer de leurs droits ? Sachez-le, l’ambiance est telle, que la plupart d’entre nous n’osent plus rien demander à moins d’une urgence vitale de peur dêtre catalogué-e-s comme assisté-e-s.

- Prenez vos responsabilités : ils veulent vous forcer à contrôler, c’est à vous qu’on demande de signaler l’absent à la convocation ? Franchement qu’est ce qui est le plus grave, mentir et déclarer la personne présente, ou la priver de revenu alors que vous savez très bien qu’elle est déjà dans la merde et qu’en plus vous n’aviez pas tant de choses que ça à lui proposer pour s’en sortir ?

- Brisez le silence : oui d’accord, il y a le secret professionnel. Mais enfin, personne, pas même votre inquisitrice de directrice ne pourra soupçonner que derrière "super référent-e" qui témoigne de ce qui se passe dans tel ou tel service sur ce site, ou "sauveuse des assisté-e-s qui envoie plein de conseils sur un forum de chômeurs chômeuses", se cache Monsieur Boudu ou Madame Titane, référent-e parmi d’autres au CCAS du coin.

Oui, mais si je suis tout-e seul-e à faire ça, ça ne changera rien pour les usager-e-s ?

Ca changera déjà les choses pour vous, qui ne serez plus tout à fait un petit maillon de la grande chaîne à précariser. Vous verrez aussi que vos usager-e-s ne sont pas ces monstres agressifs ou agressives et quémandant qui vous mettent tout sur le dos mais la plupart du temps des gens dont les problèmes ne sont pas très éloignés des vôtres.

Et puis êtes vous vraiment sûr d’être tou-te-s seul-e-s ? Et si vous étiez nombreux et nombreuses à faire les mêmes constats et que ce qui vous manquait c’était les perspectives d’action ?


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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 16:47
Vive la liberté solidarité à Bruno

Lettre ouverte numéro 1, le 5 juillet 2008.



POURQUOI JE ME SUIS FAIT LA MALLE


"Agir en primitif et penser en stratège", René Char.


Salut à tout-e-s les camarades, amis, salut à toutes celles et ceux
qui de près ou de loin ont suivis nos histoires.

Je me suis fait arrêter en janvier et après quatre mois et demi de
prison, et de luttes aussi pour obtenir des conditions décentes de
détention, me voilà dehors en contrôle judiciaire depuis un mois. Le
contrôle judiciaire, c'est une espèce de loi individuelle qui te dit
ce que tu dois faire et ce qu'il t'es interdit de faire. Moi je ne
devais pas sortir du territoire de Belfort, ni du département de la
Haute-Saône (Est de la France) où était fixée ma résidence, chez mon
père. Mes déplacements étaient théoriquement limités à la recherche et
à l'exécution d'un travail ou alors pour les besoins de l'enquête.
L'idée, c'est un contôle social fort et une mise à disposition de son
corps à la police et à la justice. Moi je devais par exemple aller
chaque semaine montrer ma face à la gendarmerie locale et être "suivi"
deux fois par mois par un flic social de la pénitentiaire, sorte de
relais local avec le juge d'instruction. En gros les choses sont
simples, tu te tiens à carreau, on/tu te trouves une place et tu y
restes ou alors tu retournes en prison, et t'as pas intérêt à déconner
avec ça.

J'ai eu, pendant le mois où je suis resté en contrôle judiciare, la
désagréable sensation d'être en dehors tout espace de luttes,
d'assister à ma propre mort en tant que sujet politique. En acceptant
leurs règles du jeu, c'est comme si je signais ma propre soumission,
ma rédition en tant que révolté, même si parfois nous pensons qu'il
est possible de se dire "je joue le jeu un moment et après je serais
tranquille" ou alors "je joue le jeu en façade". Voilà, je me suis
senti dépossédé du comment je choisis de me battre avec l'existant, je
me suis senti dépossédé du comment je lutte pour une transformation
radicale des espaces où nous vivons, et contre la médiation
capitaliste de nos vies.

Alors mon geste est le geste simple de ma révolte contre ce que l'on
tente de m'imposer. Je ne possède rien sinon ma propre vie et je
pouvais choisir entre me laisser broyer et annuler tout ce que j'avais
fait jusqu'alors ou bien me battre, ne pas accepter la situation qui
nous est faite, prendre les espaces qui s'ouvrent à moi. Il me restait
comme marge de manoeuvre que l'illégalité, la clandestinité et la
fuite. D'abord pour mettre un peu de distance entre les flics et moi.
Ensuite pour oser vivre au présent,sans regrets.
Je sais que ce chemin est dur, que bien souvent, c'est la prison qui
nous rattrape, que les griffes de la répression finissent par
s'abattre sur celles et ceux qui luttent dans l'illégalité. Je sais
aussi que je préfère quelques heures de liberté volée, arrachée à ceux
qui nous oppressent plutôt que respirer au compte-goutte et de la main
du maître.
Je veux vivre sans maîtres, sans personne pour me dire ce qu'il est
bon ou mauvais pour moi. Peu importe ce que l'on pense de moi. Je veux
vivre en révolte permanente contre l'oppression. Je veux partant de
là, tisser des liens qui permettent l'agir collectif, car c'est cela
la politique, s'entendre, à la base, sur ce que nous voulons, et agir
en conséquence. Nous partons des problèmes que nous avons et nous
agissons sans attendre qu'un chef vienne nous dire s'il est d'accord
ou pas.

Fuir aujourd'hui au contrôle judiciaire, c'est me replacer avec celles
et ceux qui luttent, c'est affirmer que je ne suis pas un corps à
gérer, à qui on impose sa volonté, c'est dire que je n'en ai pas fini
avec la critique de l'oppression, du pouvoir du capitalisme, que je
n'en ai pas fini d'être un parmi des centaines et des milliers qui
luttent dans les espaces qui sont les leurs contre la folie de notre
époque. Je n'en ai pas fini de penser que c'est dans la lutte, cette
réappropriation quotidienne de nos vies, que se trouve la liberté.

Je pense à toutes celles et ceux qui luttent dans la solidarité pour
les camarades en prisons.
Une pensée particulière pour elles et eux, nos compagnons incarcérés,
force courage et détermination.

Pour toutes celles et ceux qui échangent la destruction de nos vies
contre de l'argent, une position sociale ou je ne sais pas quoi, vous
n'aurez de moi que l'expression de mon plus profond mépris, je
souhaite ne jamais vous revoir.

Depuis la clandestinité.

Feu à toutes les prisons. Feu au capitalisme.

Bruno.


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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 15:18
Sète, 14 heures, un cortège commence à se constituer. Une demi-heure plus
tard il s'ébranle et parcours les rues du centre ville. Il se dirige alors
vers le centre de rétention au son de slogans comme « pierre par pierre,
mur par mur, détruisons les centres de rétentions (ou toutes les prisons)
», « ni prisons, ni frontières, ni centres de rétentions » ou « des
papiers pour tous (ou pour personne !)». Passant par le quartier alloué
aux immigrés, des rencontres se font. Petit à petit le cortège grandit.
C'est environ 150 personnes qui se retrouvent devant le Centre de
rétention de Sète. Là, un vacarme de ¾ d'heure vient saluer les
sans-papiers enfermés (au nombre de 5 à ce moment, cantonnés dans une
pièce d'où il leur est impossible de communiquer avec l'extérieur). Les
slogans répondent aux pétards et fusées. Le portail est repris aux flics
et sera tambouriné pendant un long moment... sans céder ! Le cortège
repart alors en direction du port, laissant derrière lui quelques traces
de son passage (tags, collages...). Un bateau de la compagnie COMANAV est
à quai. Celle-là même qui régulièrement collabore avec l'Etat pour les
expulsions. Les vigiles s'empressent de fermer la plate forme d'accès. Des
tracts sont alors distribués aux personnes embarquant. Le cortège repart
ensuite vers le centre-ville, avant de se disperser. La police tourne
pendant un moment et en profite pour effectuer quelques contrôles.



Tract diffusé à cette occasion

Non aux expulsions et aux centres de Rétentions

Lors des nombreux contrôles d'identité auxquels ils sont exposés, les
sans-papiers se voient emmenés au commissariat, pour des gardes à vue de
24 heures (renouvelables). Ils sont ensuite conduis au centre de
rétention, pour une durée de 2 jours. Ils passent alors devant le Juge des
Libertés et de la Détention qui les renvoient pour 15 jours en rétention,
opération renouvelable une seconde fois. Au bout de ces 32 jours, les
sans-papiers sont expulsés, libérés pour quelques-uns, ou alors passent en
procès pour refus de coopérer à l'expulsion. Condamnés alors à 6 mois
fermes, assorti d'une interdiction du territoire de 3 ans à 10 ans, ils
sont ensuite expulsés : c'est la double peine.

Samedi 21 juin, un sans papiers est mort dans le centre de rétention de
Vincennes. Dans la nuit des émeutes démarrent dans le centre. Le
lendemain, à partir de 15 h, des incendies se déclarent et détruisent
totalement le centre de rétention. Un rassemblement se tient devant le
centre à ce moment,
Il y a alors 293 retenus dans le centre. Deux sont accusés d'incitation à
l'émeute et à l'incendie et ont été transférés en prison. 18 ont été
blessés et une quarantaine ont été libérés (en date du 26). Les autres
sont dispersés à Nîmes (100 personnes), Lille, Rouen, Palaiseau et au
dépôt du tribunal de
Paris.

Cette émeute éclate dans un contexte où la situation dans  les centres de
rétention est de plus en plus dure. C'est la conséquence d'une politique
européenne de répression accrue contre les immigrés. L'Etat français et
l'Europe mènent leur guerre aux migrants, à coup de barbelés et de
pa-trouilles militaires aux frontières et au-delà, comme en Libye, en
Mauritanie ou au Maroc (où les pouvoirs locaux  sont chargés de bloquer
l'immigration vers l'Europe), à coup de rafles dans les quartiers
populaires, de descentes sur les lieux de travail ou dans les écoles, de
contrôles au faciès, d'enfermements et d'expulsions.
Dernièrement, une directive européenne porte la durée de  rétention à 18
mois tout en systématisant une interdiction  de territoire de 5 ans.
L'Europe organise ses remparts contre les migrants, en renforçant ses
frontières extérieures comme en Pologne, en Grèce ou en Espagne et en
subventionnant les politiques de contrôles et des centres de rétention
dans les pays « limitrophes », de la Turquie au Maroc. Politique qui tue
des milliers de personnes chaque année.
Cette pression exercée sur les étrangers sert principalement à précariser
une grande quantité de travailleurs pour leur faire accepter des
conditions de travail et des payes de misère ; pour le profit des patrons
et de l'économie. Les frontières sont et ont toujours été plus ou moins
perméables en fonction des besoins de mains d'oeuvre. L'Europe se dirige
aujourd'hui vers une politique de quotas pays par pays, sélectionnant les
qualités de ses travailleurs en fonction de leurs nationalités. Elle
développe les cartes de séjour pour la durée d'un contrat de travail,
n'hésitant pas à procéder aux expulsions juste avant la paye.
Cette politique qui vise à précariser une partie du prolétariat, la plus
démunie, est parallèlement un moyen de pression sur tous les pauvres.
L'esclavage salarial que les sans-papiers et les immigrés en général
doivent accepté (le renouvellement de la carte de séjour étant lié à un
emploi) permet aux patrons de demander plus et d'offrir moins à tous leurs
employés. La division, orchestrée par l'Etat, les syndicats, les médias...
fait le reste du travail.


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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 14:41

Nouvel assaut de clandestins africains à Melilla en Espagne

MADRID (AFP, 23 juin 2008) — Plusieurs dizaines de clandestins africains ont à nouveau pris d’assaut dimanche soir un poste frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Melilla pour tenter d’entrer en Espagne, mais ont été repoussés, ont annoncé les médias espagnols.

Cette tentative, faisant suite à un assaut similaire dans la nuit de samedi à dimanche, est intervenue vers 21h15 GMT, pendant la séance des tirs aux buts du quart de finale de l’Euro-2008 entre l’Espagne et l’Italie, ont indiqué à l’agence Europa Press les autorités locales.

Les assaillants ont été repoussés par les forces de polices marocaines et espagnoles, qui étaient sur leur garde après le premier assaut et n’ont pas réussi à passer la frontière, selon ces mêmes sources.

Près de 70 subsahariens avaient déjà tenté d’entrer en force à Melilla tôt dimanche matin, la plupart ayant été repoussés par les forces de sécurité, selon les autorités locales.

Il s’agissait du premier assaut massif d’immigrants africains sur Melilla depuis 2006. Au mois de juillet de cette année, l’un d’entre eux était mort lorsqu’il avait tenté d’entrer en territoire espagnol en compagnie de plusieurs dizaines d’autres Africains.

En 2005, quatorze immigrants étaient morts dans des tentatives similaires, dont certains tués par balles par les forces de sécurité marocaines ou espagnoles, lors d’assauts sur les grillages-frontières de Melilla et de Ceuta, la seconde enclave espagnole au Maroc.

Depuis plusieurs jours, l’Espagne, une des portes d’entrée de l’Europe, se retrouve de nouveau sous la pression de l’immigration clandestine, avec notamment l’arrivée de quelque 500 clandestins, majoritairement subsahariens, aux Iles Canaries.

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Assaut de clandestins africains sur un poste frontière de l’enclave espagnole de Melilla

MADRID (AFP, 22 juin 2008) — Entre 60 et 70 immigrants clandestins africains ont pris d’assaut dimanche un poste frontière de l’enclave espagnole de Melilla (sur la côte marocaine) pour tenter d’entrer en Espagne, qui fait face depuis quelques jours à une nouvelle vague d’immigration clandestine.

"Entre 60 et 70 Subsahariens ont tenté d’entrer par la force à Melilla à l’aube vers 04H30 par le poste frontière de Beni-Ensar. La grande majorité a été repoussée par les forces de sécurité", selon un communiqué de la préfecture de Melilla.

"Plusieurs agents ont été légèrement blessés", a précisé la préfecture. Selon la radio publique espagnole, les immigrants étaient munis de pierres et de bâtons.

Les autorités sont en train de rechercher dans Melilla ceux qui ont réussi à passer et la "situation est tout à fait normale sur la frontière", a ajouté la préfecture.

Pour sa part, un communiqué du ministère marocain de l’Intérieur a confirmé qu’un "groupe de 58 Subsahariens avait tenté dimanche matin de forcer le dispositif de sécurité en place au passage de Beni-Ansar (près de Nador) pour passer au préside de Melillia"

"Grâce à la vigilance des éléments en poste, cette tentative a été avortée", selon le ministère qui ajoute que "sept cas d’évanouissement ont été enregistrés".

Il s’agit du premier assaut massif d’immigrants africains sur Melilla depuis 2006. Au mois de juillet de cette année, un d’entre eux était mort en tentant d’entrer en territoire espagnol en compagnie de plusieurs dizaines d’autres Africains.

En 2005, quatorze immigrants étaient morts dans des tentatives similaires, dont certains tués par balles par les forces de sécurité marocaines ou espagnoles, lors d’assauts sur les grillages-frontières de Melilla et de Ceuta, la seconde enclave espagnole au Maroc.

Depuis plusieurs jours, l’Espagne, une des portes d’entrée de l’Europe, se retrouve de nouveau sous la pression de l’immigration clandestine.

Il y a une semaine, quelque 500 clandestins, majoritairement subsahariens, ont rejoint l’archipel océanique des Canaries, à la faveur du retour de conditions météorologiques et de navigation favorables. Quatre d’entre eux sont morts à l’hôpital, affaiblis par la traversée.

Le quotidien El Pais de dimanche affirme que les Canaries vont de nouveau faire face à des arrivées massives d’embarcations de fortunes parties de Mauritanie en raison de la fin du moratoire sur la pêche dans ce pays.

En effet, les autorités mauritaniennes ont levé récemment un moratoire qui maintenait à quai les cayucos, ces embarcations de pêche employées par les clandestins. Ce moratoire rendait la tâche difficile aux passeurs qui ne pouvaient plus se mêler aux véritables pêcheurs pour prendre la mer.

Le record d’arrivées de clandestins aux Canaries remonte à 2006, à 31.678.

Par ailleurs, une centaine d’Africains à bord de deux embarcations de fortune ont été interceptés en Méditerranée au large de la côte andalouse (sud) entre samedi après-midi et dimanche matin.

La population immigrée en Espagne a explosé depuis une dizaine d’années, et selon le décompte de l’Institut national de la statistique (Ine), l’Espagne accueille désormais 5,22 millions d’étrangers, soit 11,3% des 46,06 millions d’habitants du pays. Ils étaient environ 500.000 en 1996.

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Espagne-immigration : 70 Africains forcent la frontière à Melilla

MADRID, dimanche 22 juin 2008 (LatinReporters.com) - Environ 70 migrants illégaux venus de l’Afrique subsaharienne ont pénétré dimanche à l’aube à Melilla, forçant en avalanche le principal poste frontière routier entre cette enclave espagnole et le Maroc.

S’élançant en groupe compact à 4h25 du matin, une multitude de noirs africains ont bousculé policiers marocains et espagnols et sont entrés à Melilla par le poste frontière de Beni-Anzar.

La préfecture de Melilla affirme que certains Subsahariens étaient armés de pierres et de bâtons et que trois agents espagnols ont été légèrement blessés. La même préfecture évalue à quelque 70 le nombre de clandestins qui ont atteint le territoire espagnol.

Contrairement aux précédentes tentatives de pénétrer à Melilla ou à Ceuta, autre enclave espagnole au nord du Maroc, les migrants n’ont pas escaladé la double clôture, relevée récemment, qui encercle ces territoires commerciaux et de garnison abritant chacun plus de 70.000 habitants sur près de 20 km². Revendiquées par Rabat, les deux enclaves sont les seules frontières terrestres entre l’Afrique et l’Union européenne.

En 2005 et 2006, lors d’affrontements avec la police espagnole ou marocaine, 17 Subsahariens sont morts de part et d’autre de la clôture délimitant les enclaves. La dernière tentative massive d’escalade remontait à Noël 2006, à Melilla.

Une cinquantaine des Subsahariens qui ont forcé dimanche la frontière ont été détenus quelques heures plus tard. La police les a localisés cachés sous des véhicules, dans des poubelles ou des arbres. Après comparution à la direction locale de la police nationale, ils devaient être conduits au Centre de séjour temporaire d’immigrés (CETI) de Melilla.

L’Espagne libère après 40 jours les immigrés clandestins qui n’ont pas pu être rapatriés, notamment pour indéfinition du pays d’origine de migrants qui ont parfois sciemment détruit leurs papiers. Ils sont alors littéralement lâchés dans la nature, en général à Madrid, Barcelone ou Valence, paradoxalement munis d’un ordre théorique d’expulsion.

Le gouvernement socialiste espagnol de José Luis Rodriguez Zapatero et la plupart des eurodéputés espagnols ont approuvé la récente "directive retour" de l’Union européenne (UE) qui permet la rétention pendant un maximum de 18 mois des migrants clandestins. Mais son application n’est pas encore à l’ordre du jour en Espagne. La capacité d’accueil des CETI est trop limitée pour y retenir aussi longtemps des sans-papiers, d’autant plus que les clandestins subsahariens relancent à bord de cayucos leur odyssée maritime vers l’archipel des Canaries. Cinq cent, dont six ont succombé aux rigueurs de l’Atlantique, y ont débarqué la semaine dernière.

Le gouvernement de M. Zapatero avait régularisé 600.000 sans-papiers en 2005. Confronté aujourd’hui à une début de crise économique, il incite financièrement au retour les immigrés n’appartenant pas à l’UE qui perdent leur emploi.

Le regroupement familial pourrait en outre être durci en Espagne pour les immigrés non citoyens de l’UE. Le ministre du Travail et de l’Immigration, le socialiste Celestino Corbacho, envisage d’exclure du regroupement les ascendants, parents et beaux-parents, des migrants.

L’Espagne compte 5,2 millions d’étrangers, soit 11,3% de ses 46 millions d’habitants selon le relevé provisoire, arrêté au 1er janvier 2008, des registres de population des municipalités du pays.

Par rapport à l’année précédente, le nombre d’habitants s’est accru de 862.774, dont 701.023 étrangers, la moitié venant d’un pays de l’Union européenne. Avec ces chiffres, l’Espagne demeure le nº1 européen de l’immigration.

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