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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 08:03

La bibliothéque du laboratorio (e)  vous recommande ce texte


« China blues, voyage au pays de l’harmonie précaire »


Avec le récent tremblement de terre, une fois de plus, le peuple chinois paye chèrement les conséquences de l’organisation sociale, les choix de classe du « socialisme de marché ». A Pékin, le parti-Etat stalino-libéral se veut rassurant, le barrage des Trois Gorges a bien résisté aux secousses, ainsi que les centrales nucléaires… La confiance doit régner, c’est un ordre ! Mieux, les gigantesques ouvrages construits pour les Jeux olympiques par des groupes capitalistes occidentaux seraient intacts, prêts à recevoir la nouvelle classe moyenne chinoise dopée au nationalisme sportif. Pendant ce temps-là, des villes entières ont été rayées de la carte, des centaines de milliers de constructions de fortune bâties par les pauvres ont été réduites en poussière et autant d’immeubles édifiés à la hâte par les mafias du bâtiment se sont effondrés sur leurs habitants. Des dizaines de milliers de travailleurs sont morts sous les décombres de leurs usines, des écoliers et des malades ont été ensevelis sous les décombres d’écoles et d’hôpitaux. La pauvreté et la misère vont encore faire un « grand bond en avant », des centaines de milliers de travailleurs vont prendre la route et viendront s’ajouter à ceux qui survivent déjà dans les grandes villes de l’Est.

Depuis quelque temps le Tibet est l’arbre qui nous cache une forêt en feu. La situation au Tibet s’apparente certes à celle d’une colonie : exploitation des matières premières, déplacements de populations, effacement de la culture traditionnelle, peuplement chinois massif.

Mais cette situation ne peut être séparée de la nature oppressive du régime chinois et des objectifs qu’il poursuit. L’Occident s’est ému que les « droits de l’homme » soient bafoués au Tibet. Mais de quels droits et de quels hommes parlent-on ? Pendant qu’on parle de « droits de l’homme », les autres aspects de la question sociale passent à la trappe : les émeutes paysannes contre des expropriations de terres, la découverte d’un vaste réseau d’exploitation d’enfants esclaves dans la région de Liangshan, au Sichuan, les grèves et les révoltes récurrentes dans les bagnes industriels et les mines, les catastrophes à répétition qui s’abattent sur les couches les plus défavorisées de la population, l’étendue du système concentrationnaire.

Alors que le pouvoir orchestre le compte à rebours des glorieux Jeux olympiques, dans les quartiers populaires de Pékin la police spéciale (entraînée par des experts français) se fait plus présente, les prix s’envolent (+ 48% pour la viande, + 68% pour le porc), et cela au cours du seul mois d’avril 2008 ! Pendant le même mois, l’excédent commercial s’est élevé à 16,7 milliards de dollars, la camelote chinoise remplit les rayons des supermarchés occidentaux et fait le bonheur des multinationales.

China Blues, voyage au pays de l’harmonie précaire est un recueil de témoignages qui rappelle que la Chine d’aujourd’hui n’est pas un monde séparé, mais la caricature bureaucratique du modèle libéral présenté ici comme notre avenir indépassable. Composé d’une série d’entretiens sur le vif et de documents originaux traduits du chinois, le livre brosse un tableau saisissant du nouvel « atelier du monde » et montre le vrai visage de la « société harmonieuse » avec sa « croissance à deux chiffres » que nous vantent les dirigeants chinois. On y découvrira ainsi certains aspects peu connus du pays de la répression concentrationnaire, des ONG pseudo-écologistes et de la surexploitation généralisée qui accable les millions de paysans déracinés, travailleurs précaires des zones franches et autres victimes de la pollution durable. La Chine pose la question sociale à l’échelle de l’humanité entière.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 06:31
  Appel à construire une video pour la liberation de Daniel


Voila un petit film d'animation pour la liberation de Marco Camenisch

 http://youtube.com/watch?v=8IWu2MtiHkE

Nous voulons que Marco sera libre tout de suite
Nous désirons des solutions politiques!!

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 11:23


Footballeurs appartenant à divers clubs de la région parisienne, nous avons décidé d’occuper aujourd’hui le siège de la Fédération française de Football. Comme les ouvriers occupent leurs usines. Comme les étudiants occupent leurs Facultés.

Pourquoi ?

Pour rendre aux 600.000 footballeurs français et à leurs millions d’amis ce qui leur appartient : le football dont les pontifes de la Fédération les ont expropriés pour servir leurs intérêts égoïstes de profiteurs du sport.


Aux termes de l’article I des Statuts de la Fédération (association sans buts lucratifs selon la loi), les pontifes de la Fédération s’engageaient à travailler au «développement du football». Nous les accusons d’avoir travaillé contre le football et d’avoir accéléré sa dégradation en le soumettant à la tutelle d’un gouvernement naturellement hostile au sport populaire par essence.

1. Ils ont accepté de limiter à huit mois la saison de football et d’interdire sa pratique au moment le plus favorable de l’année, en tolérant : la fermeture des stades, le refus des billets collectifs pour les déplacements, et le refus des garanties d’assurances-accidents durant la période «interdite».

2. Ils n’ont rien fait pour empêcher la suppression de nombreux terrains de football et pour exiger la création de nouveaux. Ce qui place des centaines de milliers de jeunes dans l’impossibilité de pratiquer leur sport. Ils n’ont rien fait non plus pour permettre aux scolaires de pratiquer le football en salle.

3. Ils viennent de créer la licence B, qui en interdisant pratiquement les changements de clubs (sauf au profit des grands clubs), constitue une atteinte intolérable à la liberté des joueurs et aux intérêts des petits clubs.

4. Par la voix de Dugauguez, ils ont insulté tous les footballeurs français dans leurs aptitudes physiques, techniques et intellectuelles.

5. Ils bafouent la dignité humaine des meilleurs footballeurs d’entre nous, les professionnels, en maintenant le contrat esclavagiste dénoncé par Kopa et dont l’illégalité a été reconnue, il y a un an, par Sadoul, le président du Groupement des dirigeants.

6. Ils concentrent sans vergogne aux mains d’une infime minorité les substantiels profits que nous leur procurons par nos cotisations et par les recettes sur lesquelles ils prélèvent des pourcentages quand ils ne se les approprient pas intégralement. Chiarisoli, président de la Fédération, Sadoul, président du Groupement, dissimulent des appointements illégaux sous des chapitres budgétaires qui échappent au contrôle des sportifs. Boulogne, chef de la maffia des entraîneurs, réserve à ses amis les postes les mieux rétribués (1 million par mois et plus). Dugauguez, qui affirmait être directeur à plein temps de l’équipe de France (600.000 francs par mois) a conservé ses postes de directeur commercial des Drapperies sedanaises et d’entraîneur de Sedan. Et le bouquet de ce feu d’artifice est tiré par Pierre delaunay qui doit son poste de secrétaire général de la Fédération à l’hérédité (comme un vulgaire Louis XVI), car il a été nommé au titre de fils de son père, titulaire précédent de la fonction !


C’est pour mettre fin à ces incroyables pratiques que nous occupons la propriété des 600.000 footballeurs français, qui était devenue le bastion des ennemis et des exploiteurs du football.

Maintenant, à vous de jouer, footballeurs, entraîneurs, dirigeants de petits clubs, amis innombrables et passionnés du football, étudiants, ouvriers, pour conserver la propriété de votre sport, en venant nous rejoindre pour :
Exiger la suppression
de la limitation arbitraire de la saison de football,
de la licence B,
du contrat esclavagiste des joueurs professionnels ;
Exiger la destitution immédiate (par voie de référendum des 600.000 footballeurs, contrôlé par des footballeurs)
des profiteurs du football,
et des insulteurs de footballeurs ;
Libérer le football de la tutelle de l’argent des pseudo-mécènes incompétents qui sont à l’origine du pourrissement du football. En exigeant de l’État les subventions qu’il accorde à tous les autres sports et que les pontifes de la Fédération n’ont jamais réclamées.

Pour que le football reste votre propriété, nous vous appelons à vous rendre sans délaivotre maison, 60 avenue d’Iéna à Paris.

Tous unis nous ferons à nouveau du football ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : le sport de la joie, le sport du monde de demain que tous les travailleurs ont commencé à construire.
devant le siège de la Fédération, redevenu

Tous, 60 avenue d’Iéna !
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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 06:50


Enrico Berlinguer, secrétaire du PCI, serre la main d’Aldo Moro, président de la DC, le 20 mai 1977



Bonjour,
voici l'information que vous attendiez tous sur le débat organisé par la
librairie sur Mai 68 en France et en Italie.
Merci de la publier ou de la faire circuler dans vos réseaux.
Amicalement et solidairement
Pour le collectif
JP

*Mai 68 en France et mai rampant italien
*

*Rencontre-débat samedi 14 juin à 15 heures *
avec *J. Wajnsztejn
* à la librairie la Gryffe



Pourquoi choisir Mai 68 et le mai rampant italien comme
épicentre des bouleversements mondiaux de la fin des années 60 ? Parce
que ces deux mouvements ont manifesté une convergence entre le plus
haut degré de potentialité révolutionnaire du prolétariat de l'époque
et les prémisses d'une révolution à titre humain.

En France, unité entre la critique de toutes les institutions et
des rôles traditionnels tenus par l'individu d'une part et la critique
du travail portée par des étudiants et de jeunes prolétaires d'autre
part.

En Italie, unité d'une décennie d'insubordination (1968-1978)
dans laquelle s'entremêlent luttes ouvrières, luttes étudiantes et
luttes autonomes. Décennie que beaucoup voudraient diviser à tort
entre un moment acceptable (le « mai rampant » de 68-69) et un moment
qui ne le serait pas (les « années de plomb » de 1973-78).
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 08:48

montreuilpicc.jpg

www.lemonde.fr/societe/article/2008/06/05/face-a-face-tendu-a-montreuil-...

Une manifestation pour la libération d'un sans-papiers a dégénéré en face-à-face tendu, mercredi 4 juin au soir, devant le commissariat de Montreuil (Seine-Saint-Denis) entre la police et plus de 200 manifestants, dont huit ont été placés en garde à vue.

Plusieurs dizaines de personnes s'étaient au départ réunies dans la rue du commissariat de Montreuil, pour protester contre l'interpellation dans l'après-midi d'un sans-papiers devant un foyer de travailleurs étrangers, alors même qu'une manifestation était prévue une demi-heure plus tard pour dénoncer les arrestations de plus en plus nombreuses aux alentours des foyers de la ville.

Selon le commissaire de Montreuil, Eric Berot, les manifestants ont d'abord essayé d'envahir le commissariat avant d'entraver la chaussée et de bloquer la circulation dans la rue, provoquant un embouteillage important dans Montreuil en fin de journée. "Cela devenait un trouble important à l'ordre public. J'ai alors procédé aux sommations pour leur demander de partir, avant de faire procéder à leur évacuation", explique le commissaire, selon qui les manifestants sont "de plus en plus vindicatifs, de plus en plus agressifs" ces derniers temps à Montreuil.

Les manifestants, eux, ont dénoncé une réponse disproportionnée, et un usage "gratuit" de la violence de la part des forces de l'ordre. "On était pas depuis cinq minutes devant le commissariat que le commissaire a lancé 'dernière sommation' et là on a vu les gros bras du commissariat, et une bonne partie d'agents de la BAC [Brigade anti-criminalité] nous foncer dessus avec leur matraques. Les coups ont été violents, certains ont de gros hématomes, et un des interpellés a été à l'hôpital cette nuit, apparemment pour avoir reçu un tir de flash-ball dans les testicules" raconteun des manifestants. Une première charge de police vers 19 heures sur une soixantaine de militants du "collectif anti-rafles" de Montreuil a été suivie d'autres charges jusqu'à 23 heures, le groupe de manifestants se renforçant au fur et à mesure. Des poubelles ont brûlé pendant plusieurs heures à proximité du commissariat.

RECRUDESCENCE DES CONTRÔLES

Au total, huit personnes ont été interpellées : cinq pour délit d'"entrave à la circulation" et "refus de se disperser après sommation", deux pour "dégradation de véhicules en stationnement", une soupçonnée d'avoir blessé un policier, nécessitant cinq jours d'interruption temporaire de travail. Un des manifestants interpellés a également été blessé. La situation s'est progressivement apaisée à partir de 23 h 30. Accompagnée de plusieurs élus, écharpes tricolores sorties, la sénatrice-maire de Montreuil, Dominique Voynet (Verts), s'est interposée et a réclamé la libération des personnes arrêtées. Le député Jean-Pierre Brard (PCF) était également présent.


Les cinq personnes interpellées pour "entraves" ont été relâchées pendant la nuit. Les trois autres étaient toujours en garde à vue jeudi matin. Selon le commissaire, aucun sans-papiers ne fait partie des personnes en garde à vue. Les manifestants eux, affirment que deux Africains en situation irrégulière ne sont pas ressortis du commissariat. "Cela intervient alors que depuis plusieurs semaines, nous constatons une recrudescence des contrôles au faciès, à la sortie du métro, devant les foyers. Quatre sans-papiers ont été interpellés en un mois. A Montreuil, nous ne sommes pas habitués à ce fonctionnement. L'attitude des policiers mercredi soir était choquante", a expliqué Roselyne Rollier, militante du Réseau éducation sans frontières (RESF) présente sur place.

Interrogée sur France Inter jeudi matin, Dominique Voynet, a confirmé que "cela faisait des semaines que l'on procédait dans Montreuil à des arrestations à la suite de contrôles d'identité". "Cela a été violent, dans les mots, dans les gestes, a-t-elle témoigné à propos des événements de mercredi. "Et ça suppose quand même une interrogation très forte sur cette politique arbitraire, une sorte de loterie à l'inefficacité prouvée", a ajouté Mme Voynet.




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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 19:16
La grande parade du Grenelle de l'insertion s’achève. On y a beaucoup parlé de la représentation des premiers concernés, de l’importance des associations, des collectifs de chômeurs et précaires, de la nécessité de les associer à l’élaboration et au suivi des politiques menées.

En ce joli mois de mai, loin du Grenelle, les politiques menées ont un seul visage : la sale gueule du contrôle.

Et les précaires, ceux qui trouvent la force de s’organiser ont une préoccupation commune : témoigner, informer sur la réalité brute qui se cache derrière les termes policés , le dernier en date étant l’ « inclusion active » ..

Les travaux du Grenelle mettent en lumière un fait intéressant : au minimum vingt pour cent de la population passerait à un moment ou à un autre par les « dispositifs d’insertion ».

Pour ces vingt pour cent, l’inclusion active, ce sont les radiations, les convocations, l’obligation de tout dévoiler de sa vie privée aux multiples instances de contrôle, la CAF, l’ASSEDIC, l’ANPE, les opérateurs privés de placement.

Nombre d’entre eux auront à subir l’humiliation du contrôle à domicile par les agents assermentés de la CAF.

Alors, les précaires parlent : une urgence vitale, partagée par ceux qui ont un emploi autant que par ceux qui sont au chômage. Raconter ce qui se passe, exprimer son désespoir, sa colère, son dégout. Mais aussi échanger expériences et astuces, sortir de l’isolement.
Si certains parlent, d’autres se taisent et meurent en silence, comme l’année dernière ce Rmiste qui s’est jeté par la fenêtre d’un service d’insertion parisien, ou cet intérimaire bordelais qui avait tenté de s’immoler par le feu dans une ASSEDIC.

D’autres s’en prennent à celui qui est en face d’eux, l’agent ANPE, le contrôleur CAF, l’assistante sociale. Dans ce jeu de rôle pervers imposé aux contrôleurs comme aux contrôlés, l’agent derrière le guichet n’est rien d’autre qu’un bouclier humain destiné à protéger les véritables maitres du jeu.

La violence est partout, quoi d’étonnant à ce que sur les rares sites où les précaires peuvent s’exprimer, certains fantasment sur la possibilité de s’en prendre à ces contrôleurs du quotidien que deviennent les travailleurs sociaux ou les managers au boulot ?

Suite à un article sur le train de vie des Rmistes posté sur notre site Sea, sex and RMI - Le décret RMI : un train d’enfer (http://www.collectif-rto.org/spip.php?article613), un commentaire propose de retourner la violence directement contre les contrôleurs CAF. Il est immédiatement suivi de six autres, qui tous récusent le bien fondé comme le sens de ce type d’action : en rappelant le statut de simples rouages des contrôleurs CAF, mais aussi et surtout en défendant l’usage d’une arme bien plus efficace , la solidarité et la lutte collective contre les véritables responsables de la situation.

Pour avoir osé mettre un lien vers cet article, le site de l’APCD (Action des Précaires et Chômeurs de Dordogne) est suspendu par le Conseil général du Périgord, et son président socialiste.
Voir l’article de l’APCD, "Fermeture intempestive du site par le Conseil Général de la Dordogne" (http://www.apcd24.fr/blabla.html) et la page d’accueil du portail : http://www.apcd24.fr/

Belle illustration de la démocratie participative, et du respect de la parole des usagers : héberger un site de lutte contre la précarité oui, mais à condition que son contenu et même ses liens soient conformes à la ligne politique.

Et nous imaginons bien que nos analyses sur le rôle et les responsabilités des collectivités territoriales dans le contrôle des chômeurs et l’institutionnalisation de la répression anti pauvres, ne correspondent guère à l’ »inclusion active « telle que définie par les Conseils Généraux, de droite ou de gauche.
Aucun ne refuse de jouer le jeu, qu’il s’agisse d’appliquer le décret sur le train de vie, ou d’imposer aux précaires des contrats aidés sous payés.

Une remarque : le Président du Conseil général , qui lit manifestement nos écrits avec une grande attention n’a pas été choqué par les commentaires nombreux , émanant notamment d’agents de la CAF, qui traitent les précaires d’assistés, de fainéasses, et de fraudeurs. En effet, ceux là aussi nous les laissons, car nous n’avons nul besoin de censurer ceux à qui il n’est pas difficile de répondre.

Par solidarité avec le collectif APCD, et afin de ne pas ajouter à leurs difficultés actuelles (des menaces pèsent actuellement sur leur local), le débat incriminé a été retiré du site.

Dans ce pays, où des camarades font sept mois de prison pour avoir jeté deux pots de yaourt sur la voiture du Ministre de l’Intérieur, ou héberger un ami sans lui avoir demandé ses papiers conduit droit en correctionnelle, ou l’on peut être un terroriste à peu de frais avec un fumigène, on peut évidemment s’attendre à ce que l’affaire ne s’arrête pas là. La répression est totale et ne s’arrête pas aux portes d’Internet.
La résistance et la solidarité non plus, nous en faisons le pari

http://www.collectif-rto.org


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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 11:29


vendredi matin les policiers sont en faction devant la porte du centre des impots de Valence , les employé-e-s sont en grève: Les  policiers:  leur mission  empécher les discussions  entre les grèvistes avec les citoyens .
Malheureusement aucune délégation ouvrière ne sont venu apporter  le soutien et affronter les valets du capital.
et Avignon  le 26mai  le mouvement s'est produit

MANIF fonctionnaires Piquet de grève devant les impôts hier


Légende : Avignon le 26 mai 2008. Une cinquantaine de manifestants ont bloque lL'entrée des impôts a été cadenassée, hier matin, à la cité administrative d'Avignon, par des fonctionnaires en grève. On dénombrait 49 manifestants sur les 530 agents de la direction du Vaucluse

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 07:14

http://accel98.mettre-put-idata.over-blog.com/0/41/72/84/1cntaitnoir.jpg


Tract distribué à CAEN le 22 mai 2008 par la cnt.ait.caen@free.fr


Augmentation du prix des denrées de première nécessité, des charges locatives et de l’essence, instauration de la franchise médicale, etc. Cela fait maintenant plus de trente années que la bourgeoisie et ses gestionnaires dégradent les conditions d’existence de pans entiers de la population. Ils nous disent qu’il faut se serrer encore plus la ceinture…
La réforme des retraites avait été initiée en 1993 par le gouvernement Balladur (elle prévoyait notamment un passage de 37,5 à 40 annuités et un calcul de la pension ne se basant plus sur les 10 mais les 25 meilleures années pour les salariés du privé). Le gouvernement Juppé avait ensuite tenté le passage à 40 annuités pour ceux du public ; il s’était heurté et cassé les dents sur le mouvement de décembre 1995. Hésitant, le gouvernement Jospin n’avait pas légiféré. Le gouvernement Raffarin avait réussi, sans état d’âme, à faire plier le secteur public en mai 2003. A l’automne dernier, le gouvernement Fillon s’est attaché à modifier certains régimes spéciaux. Dorénavant, il entend mettre au travail tout le monde une année supplémentaire au nom, soi-disant, du sacro-saint intérêt supérieur de la nation.
Cependant, les représentants du peuple (démos) et de la chose publique (res publica) ne se l’appliquent pas. D’ailleurs, saviez-vous que 22,5 années de mandat pour un député équivalent à 40 années de cotisations, sans oublier le parachute en or de 417 120 euros brut sur cinq ans : c’est l’indemnité chômage du député, soit 6 952 euros brut mensuel ! De plus, il touche en moyenne 2400 euros par mois une fois à la retraite (fixée à 60 ans). On comprend mieux pourquoi il est pour lui très important de faire carrière. Ça met à l’abri, tiens donc !
Jetez aussi un coup d’œil sur les bénéfices du CAC 40 en 2007 : 99 milliards d’euros, tandis que le déficit de la branche vieillesse du régime général de la sécurité sociale a été estimé à 4,5 milliards d’euros pour la même année.
Qu’on arrête de nous faire rigoler avec la crise du capitalisme français ! Ne croyons plus les mensonges des gestionnaires et autres technocrates, qui ont savamment préparé le terrain du casse des systèmes de retraite. De l’argent, il y en a réellement et il est à prendre directement dans les poches des nantis.
1) Paraît-il que les patrons, pour une raison démographique, vont manquer de cette main d’œuvre qu’ils jetèrent naguère au chômage ? Remplacer des salariés par des machines serait bon pour créer des chômeurs, pas des retraités. Le machinisme ne serait-il plus la recette miracle des patrons ?
2) Paraît-il également que la durée de vie serait un des problèmes du "retraitariat" ? Il est toujours utile de rappeler que l’espérance de vie d’un ouvrier ou d’un employé est toujours moins élevée que celle d’un député.

Une retraite convenable n’est-elle pas la contrepartie d’avoir enduré un état de souffrance psychologique et physiologique au travail ?

Reprenons là où le mouvement d’automne 2007 (contre la réforme des universités et des régimes spéciaux) s’est arrêté. Certes, celui-ci a péché sur de nombreux points (bougisme estudiantin, empilement de revendications sans réelles convergences). Néanmoins, au sein des universités, il a tenté dans sa forme de structuration d’être la continuité du mouvement contre le CPE/CNE de 2006, qui remettait au goût du jour l’auto-organisation des grandes luttes étudiantes et ouvrières issues de "Mai 68" : Pirelli (1968), Fiat (1969), RVI (1979), etc.L’auto-organisation permet à chacun d’intervenir dans des comités de lutte et les assemblées générales là où peut s’établir une authentique liaison entre les exploités, afin de dépasser le corporatisme en posant des revendications unifiantes. L’auto-organisation est le premier pas de notre "autonomie" vis-à-vis de ceux qui concourent à notre oppression. Ce ne sont pas quelques balades s’accompagnant du "chant des sirènes" dans le centre-ville, ni l’impasse des négociations qui vont endiguer cette nouvelle attaque, dont le succès produira davantage de lassitude et d’inertie.
NE PERDONS PAS NOTRE TEMPS A NEGOCIER : RESISTANCE POPULAIRE AUTONOME !

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 06:44

pris sur

Le 2 juin 2006, Joseph Crespo entrait de manière fracassante dans l'Histoire du syndicalisme (catholique : Joseph dirige la fédé CFTC de la Métallurgie).

C'était son anniversaire.
Avec l'argent du syndicat, les camarades lui ont offert un (gros) gâteau.
D'où a jailli, comme une grenouille hors du bénitier, une jeune femme sans aucun vêtement (et qui n'était pas, Dieu nous en préserve, une encartée de la fédération chrétienne, mais une ressortissante allemande engagée pour l'occasion).

C'était le bon temps, avant que le scandale Gautier-Sauvagnac (Denis, qui va à la messe tous les dimanches, dirigeait la fédé Medef de la Métallurgie) n'éclate.

Lorsque l'UIMM, avec un touchant ensemble, avait balancé que sa caisse noire servait à financer des syndicats, on avait naturellement pensé à ceux de la métallurgie.
Et tout de suite à la CFTC.
Les regards s'étaient alors tourné vers Joseph Crespo, son beau gâteau (façon Cosa Nostra) et son syndicalisme de service (comme il le précise lui-même).

La semaine dernière, Joseph a tenté un come back médiatique.
C'était dans Bakchich.com, une interview en vidéo (toujours visible sur le site).

Et c'était pour dire que son syndicat de métallos (comme ceux des 4 autres : CGT, CFDT, FO et CGC) était financé à hauteur de 270 000 euros par an par l'UIMM (au titre de la formation syndicale, mais en réalité les patrons en donnaient largement plus que nécessaire).


Bien entendu, Joseph embrouille.
Ce pognon n'est pas celui du scandale.

C'est du pognon légal, remis par chèque.

Et non du cash par dessous la table.

C'est pourquoi le scoop de Bakchich a fait un flop.


La presse n'est pas tombée dans le panneau.
A part le Figaro (ce même journal avait à l'époque sorti l'affaire Gautier-Sauvagnac), personne n'en a parlé.
Car la presse s'intéresse surtout au fait divers de ce scandale (avec un Gautier-Sauvagnac riche et retors comme le loup de Tex Avery).

Le reste la fait bailler d'ennui.

Les organisations de défense des salariés sont financées en France par celle des employeurs?

Cela n'épate pas les analystes du Monde.

La CFDT, FO et la CGC perçoivent des subventions patronales?
Rien n'indiffère plus les enquêteurs de Libé.
La CGT reçoit du pognon de l'UIMM?

C'est précisément l'info dont L'Humanité se fout.

La presse ne s'intéresse qu'aux soupçons de corruption individuelle et de détournement de fonds.

C'est-à-dire à rien.

De ce point de vue, Joseph a été clair.
Il s'attend à une perquise, un de ces quatre, au siège de son syndicat, et ça le fait marrer d'avance.
Il est, dit-il, tranquille comme Baptiste, innocent comme l'agneau et blanc comme neige : on ne trouvera pas la fraiche.
(C'est bien la moindre des choses.)


Quant à la tracer, en comparant les rentrées et les sorties d'argent du syndicat, faut pas rêver.
Personne ne connait jamais le nombre d'adhérents des syndicats.
Les dirigeants eux-mêmes n'en ont qu'une vague idée.

On sait qu'il faut diviser le nombre officiel par 2, 3, ou 4 selon les cas.

Des fois c'est 7.
En conséquence de quoi, la quantité réelle des cotisations syndicales n'est pas connue.

C'est un secret.
Et à certains égards, un mystère.

Dans ce vaste espace d'incertitude comptable se perd la piste des financements clandestins.
(C'est ce qu'avait expliqué Gautier-Sauvagnac au juge d'instruction qui lui demandait de nommer les bénéficiaires de ses retraits en liquide : il ne pouvait le faire puisque, faute de preuve humainement concevable, cela revenait à les diffamer.)


C'est pourquoi Joseph n'a pas peur de nous dire qu'on soupçonne son syndicat d'avoir étouffé la thune de l'UIMM.

Il ne risque rien.
Et c'est même pour nous annoncer ça qu'il nous a révélé l'existence de financements légaux du syndicalisme par l'UIMM.
Pour nous dire que c'est du pareil au même.
Braise au black ou pas au black : le patronat, tant qu'il a pu, a financé les syndicats.

Aucun d'entre eux n'a craché dessus.

Ne venez pas maintenant chercher des poux dans la tête à Joseph.

Car il y a des gens qui veulent du mal à Joseph : il préfère annoncer la couleur.

Voyez-vous, Jacques Voisin, le secrétaire général de la CFTC, brigue en décembre son troisième mandat.
Dans les démocraties populaires du monde syndical, ces réélections ne sont souvent qu'une formalité.

Ce ne sera pas le cas cette fois-ci.
Le 3 avril dernier, Joseph Crespo a annoncé sa candidature.
Et dans la foulée qu'il était sûr d'avoir 64% des voix.
(Car lorsque Joseph frappe, il frappe fort.)

En conséquence, il se murmure que l'infâme Crespo, âme damnée du syndicalisme chrétien, fut de toutes les turpitudes dont on accuse l'UIMM.

C'est de bonne guerre.
Car deux lignes s'affrontent à l'intérieur de la CFTC : d'un côté les chéris du Medef (Jacques Voisin), respectables et politiquement corrects;
et de l'autre les chouchous de l'UIMM (Joseph Crespo), sulfureux et vilipendés.


La réforme sarkozyste de la représentativité syndicale est l'oeuvre en effet d'une alliance à trois :
l'UMP,
le nouveau Medef (dominé non plus par la Métallurgie mais par la Banque)
et la CGT (rejointe par la CFDT).

Le tout avec la bénédiction du PS et du PC.
C'est une réforme qui fait consensus.
Chacun y trouve son compte :
le Medef des interlocuteurs indiscutés,
la CGT et la CFDT un financement officiel dans une position dominante,
et l'Etat une occasion de criminaliser tout mouvement social effectué sans l'aval de ces organisations légitimes.

Quant à la Banque, elle se pourlèche : l'intégration du syndicalisme à l'appareil d'Etat condamne à terme le paritarisme (à l'Unedic ou la Sécu, par exemple).
Elle espère bien récupérer les orphelins (quand l'Etat n'en voudra plus).


Longtemps combattue par l'UIMM (qui était de toutes les organisations paritaires), cette réforme est aujourd'hui refusée par FO, la CGC et la CFTC (menacés d'affaiblissement ou de disparition).
Toutefois, dans un premier temps, les négociateurs de la CGC et de la CFTC, avaient signé la position commune.
Cette position (prévoyant que nul syndicat ne serait représentatif s'il n'obtenait 10% des voix aux élections professionnelles) signait l'acte de décès de la CFTC.


On se demandait ce qui avait pu convaincre, à l'époque, Jacques Voisin de ne pas s'opposer à la réforme.
Probablement la menace qui avait servi à museler l'UIMM : l'affaire Gautier-Sauvagnac, son scandale et ses redressements fiscaux.
Mais on n'a pas de preuve.


Cette situation explique les aveux cyniques de Joseph Crespo sur Bakchich.com : face à Voisin (propre sur lui, qui ne veut surtout pas qu'on le confonde avec un voyou et qui le prouve aussitôt en acceptant la loi détruisant son syndicat)
se dresse Joseph (qui n'en a rien à taper d'être ou non respectable, son gâteau d'anniversaire l'avait déjà prouvé).


Ce qu'on pense de lui, il s'en arc-boute gentiment.
Seule la victoire est belle.

Avant d'écrire ce post, je suis allé visiter son blog, à tout hasard.
Une surprise m'y attendait.

Son dernier post à lui n'était ni plus ni moins qu'un lien en direction d'un post à moi, "la tribune au Monde de Nicolas Sarkozy".

Où je ne l'épargnais pas, pourtant.

(Déconne pas, Joseph, dis le que je ne t'épargnais pas, c'est ma réputation d'anar qui est en jeu).
Mais où je supposais que Jacques Voisin avait (d'abord) accepté la position commune par peur du scandale de l'UIMM.

Et aussitôt, dans les commentaires (sur son blog) :

Sans Crespo, on aurait adopté la position commune.

Et aussi :


Tu avais raison quand tu nous disais que des accords secrets ont été passés entre le Medef, le gouvernement, la CFDT, la CGT et nos confédéraux


Depuis que nous nous confortons, Joseph et moi, dans ce que nous pensons de cette réforme, j'hésite à lui faire de la peine.

C'est pourquoi je terminerai par la citation d'un ecclésiastique.
Il s'agit du curé Meslier (1664-1729) :

"L'humanité ne sera heureuse que le jour où le dernier des tyrans aura été pendu avec les tripes du dernier prêtre."

Voilà.
Et le dernier des patrons avec celles du dernier permanent syndical.
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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 10:27

Communiqué sur l’arrestation policière d’étudiants

Le 6 décembre à la faculté de Lyon 2 quais

 

Dans le contexte de la loi LRU sur l’autonomie des universités, les étudiants de Lyon 2 quais décident le 4 décembre, unanimement et démocratiquement, de prolonger le blocage de leur faculté sur le site des quais effectif depuis plusieurs semaines déjà.

Suite à cette décision votée en Assemblée Générale, les étudiants viennent tenir le blocage ce jeudi 6 décembre au matin. Les modalités de celui-ci était qu’il soit pacifique et symbolique (donc partiel, seule une entrée était bloquée). La Présidence de l’université face à cela requiert l’intervention des forces de l’ordre afin de les déloger. Cette intervention est plus que musclée, les étudiants se faisant molester et matraquer par les CRS. Il en résulte plusieurs blessés (dont certains finiront à l’hôpital), et l’arrestation arbitraire de deux jeunes étudiants syndicalistes sous le prétexte de « violence volontaire aggravée sur représentant de l’ordre public».

Ces derniers sont immédiatement mis en garde à vue et transférés au commissariat  du 7e. Prises d’empreintes, d’ADN, fichage, fouille au corps, interrogatoires, pressions, la présomption d’innocence ne semble pas être en œuvre partout !

Un médecin ainsi qu’un avocat est demandé par les étudiants arrêtés, médecin qui constate les hématomes des étudiants qui sont portés comme preuve de leur « sauvagerie et violence ». Les parents n’ont  pas été contactés malgré leur demande.

Dans l’après-midi un transfert s’effectue au commissariat de marlius berliet dans lequel ils subiront plusieurs interrogatoires et pressions (« libération » en cas d’aveux écrits et signés, menaces d’alourdissement de peine…).

Les interrogatoires néanmoins prennent vite une tournure politique au détriment d’une réelle recherche de vérité (questions portant sur les appartenances politiques, les syndicats, les opinions sur divers sujets, l’investissement politique de chacun…)

Le lendemain matin, après 24h de garde à vue, les étudiants sont « relâchés ». Ils signent un papier attestant leur fin de garde à vue, mais sont néanmoins menottés et transférés dans d’autres cellules sous le Palais de justice dans lesquels ils passeront environ 7 heures, sans aucune indication sur leur droit ou leur statut pendant ces 7 heures d’emprisonnement « préventif ». Ils passent enfin en comparution immédiate dans l’après-midi, au cours de laquelle l’avocat demande un report du procès afin de collecter des informations. Il obtient gain de cause. Après deux autres passages au tribunal dans lesquels le procès est reporté, les deux étudiants seront définitivement jugés le 29 mai à 14h au Palais de justice.

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