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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 16:17
En Nouvelle Calédonie, une grève dégénère en affrontements violents
En Nouvelle Calédonie, une grève dégénère en affrontements violent
La multinationale Veolia qui gère les autobus
 de l'agglomération valentinoise,   L'exploitation ouvrière est le mot d'ordre de cette  entreprise qui se donne des vernis écolos. Ce conflit trouve   toutes les formes  de la domination .


A la suite de la conférence de presse tenue aujourd'hui à Paris

> pour informer de la répression que subissent les syndicalistes de
> l'USTKE à Nouméa, les personnalités présentes, représentantes
> d'associations, d'organisations politiques et syndicales, ont
> décidé de la création d'un comité de vigilance pour soutenir
l'USTKE.

> Ce comité est chargé de diffuser les informations et d'agir à tous
> les niveaux possibles pour obtenir la libération des 15
> syndicalistes actuellement emprisonnés et faire cesser cette
> répression.
> Deux dates de mobilisations ont d'ores et déjà été retenues:
> - rassemblement le 16 février sur le parvis des Droits de l'Homme,
> place du Trocadero (cette date a été retenue car c'est le premier
> jour de la semaine anti-coloniale: http://www.anticolonial.net)
> - rassemblement le 20 février devant le Palais de Justice de Paris
> (pour protester contre le procès de nos camarades qui aura lieu le
> 22 février à Nouméa).

D'autres actions auront sûrement lieu avant. L'objectif est de sensibiliser l'opinion française sur les méthodes
répressives d'une justice coloniale en Kanaky contre un syndicat.
La CGT va annoncer publiquement les moyens qu'elle met en oeuvre
pour inciter la direction de Véolia à aboutir à un protocole d'accord.

> Pour info: http://nouvellecaledonie.rfo.fr/article304.html
>
> Le comité de vigilance se réunira mercredi 6 février à 17h au CICP
>
> Amicalement
>
> Corinne
> http://www.ustke.org/syndicat/

Les témoignages qui nous parviennent de Nouméa sont
 inquiétants!

Je vous invite à les lire sur ce site nouvellement
créé, à le
consulter régulièrement et à le diffuser largement.
http://solidaritekanaky.org/
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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 23:04

Une semaine de lutte au centre de rétention de Vincennes Fermeture des centres de Rétention (22/01/08 - 27/01/08)

Refus d’entrer dans les chambres, refus d’être compté, refus de manger, chambres brûlées, altercation avec la police. Ces actes quotidiens de révoltes se construisent dans un rapport à l’organisation du centre et à tous les moments de contrôles et d’humiliations qui lui sont liés. Ils n’ont aucune fin, aucune limite. Ils sont repris par chaque nouveau arrivant. Seul l’isolement et la répression parviendra à arrêter la révolte de Vincennes. Mais elle durera si nous continons de téléphoner et de visiter régulièrement les détenus et d’ informer sur ce qu’il se passe à l’intérieur. Elle durera si nous continuons de manifester devant le centre. Elle durera si les intitiatives se multiplient provenant de différents groupes, collectifs, individus (actions, affiches, stickers, etc). Elle durera si la révolte s’étend aux autres centres, aux autres villes, à la société toute entière. Elle durera et s’étendra si nous nous révoltons avec eux.

Mardi 22 janvier 2008 « Pendant la grande manifestation de samedi, la police filmait ceux qui étaient sur la grille. J’ai sorti un drap que nous avons accroché à la grille. Les CRS sont rentrés à l’intérieur du centre. Ils ont fouillés les chambres, ensuite ils nous ont obligés à rentrer à l’intérieur. »« Il y a un Tunisien qui refuse de manger. Le médecin lui a dit qu’il ne le soignerait tant qu’il refuse de manger. »

« On ne dort pas. On est constamment réveillé par le haut-parleur. Ils appellent pour le comptage, les visites, les expulsions, quand on passe devant le juge. Cela ne s’arrête jamais. »« Il n’y a pas d’accès directe à la Cimade. Il faut passer deux portes contrôlées par la police. »

Mercredi 23 janvier 2008 « Hier soir, à minuit, on a refusé d’être compté et de rentrer dans les chambres. On a essayé de dormir dehors. Tout le monde criait L-I-B-E-R-T-É. On a essayé de parler avec le chef de la police, mais il a appelé les CRS. La police disait : « Dégagez ! on ne veut pas de vous ici ! » Un policier m’a dit : « Je suis chez moi ici ! » Ils nous ont dit : « Si vous ne rentrez pas, on vous fait rentrer de force » Ils nous ont obligés à rentrer dans les chambres en nous poussant avec les casques. »

« On discute ensemble. Mais c’est difficile. Ils nous contrôlent tout le temps avec les caméras. Ils nous contrôlent la nuit et le jour. »« Il faut faire des manifestations à l’extérieure. Cela nous fait du bien. On sort. On crie. Si on manifeste une, deux, trois fois par semaine, ils vont comprendre. »

« Ce soir, des gars ont mis le feu à leur chambre en brûlant des papiers. Les pompiers sont intervenus pour éteindre le feu. La police n’a pris personne. Ils veulent peut-être brûler le centre. »Jeudi 24 janvier 2008 « Aujourd’hui, nous avons refusé de manger. Nous avons jeté la nourriture par terre dans le réfectoire. »

« La police filme ceux qui se révoltent. Ils les séparent et les mettent dans l’autre bâtiment. Aujourd’hui, ils ont pris deux personnes. Parmis eux, il y a un tunisien qui n’a pas mangé depuis plus de dix jours. Il a perdu 9 kg »

« Aujourd’hui ils ont expulsé un algérien, demain ils expulseront des chinois. Le soir, ils inscrivent sur un tableau le nom, la destination, l’horaire de départ et l’aéroport des gens qui vont être expulsé le lendemain. Il arrive que des gens soient expulsés sans que leur nom ne soient inscrits sur le tableau. C’est souvent le cas pour ceux qui foutent le bordel. Le matin, la gendarmerie vient les chercher et les emmène à l’aéroport. »« Hier soir, ils ont fermés les cabines téléphoniques à minuit juste après l’agitation. Ils ne les ont ouvertes que ce matin. »

Nous parvenons à joindre la personne en grève de la faim qui a été transférée dans la journée.

« Hier, 4 policiers m’ont sauté dessus. Ils m’ont déchiré ma veste. Ils m’ont dit que je ne saurais pas soigné tant que je ne mangerai pas. Ils m’ont changé de bâtiment. »

« Ça fait 18 jours que je ne mange pas. J’ai perdu 10 kg. Je ne mange parce que la nourriture n’est pas hallal. De toute façon, je ne veux pas m’alimenter. Je ne bois que de l’eau et du café. Aujourd’hui, encore le médecin a refusé de me donner des médicaments si je ne mangeais pas. Je veux sortir du centre. Je veux être libre. »

« La Cimade a refusé de faire mon recours. Ils ont dit que les 24 h étaient passées alors que c’est faux. »

Vendredi 25 janvier 2008

18h30 Un détenu nous informe qu’ils ont brûlé une chambre, que les pompiers sont intervenus et que la majorité des détenus ont refusé de manger.

21h Un détenu nous raconte que Brard (député-maire de Montreuil) est venu dans le centre de rétention. Il a promis aux détenus de leur apporter des stylos et du papier pour décrire leurs situations. « Il nous a dit qu’il fallait respecter les policiers. Il nous a dit qu’ils n’étaient pas responsables et que les décisions venaient de plus haut. Les gens lui ont répondu qu’ils ne cherchaient pas améliorer leurs conditions de détention, ils veulent la liberté. »

Samedi 26 janvier 2008

Midi « Un premier feu a pris dans les toilettes. Ensuite, deux chambres ont brûlé. » « On a refusé de manger. On a empêché l’accès au réfectoire en bloquant les portes. La police nous a demandé de laisser passer ceux qui voulaient manger. Ils ont fini par nous dégager. Mais seulement une minorité est allé manger. »

Pendant le rassemblement (15h) « La police nous empêche l’accès à la passerelle depuis laquelle nous pouvons vous voir. Mais nous pouvons vous entendre. »

18h « Une soixantaine de CRS sont entrés dans le centre. Ils ont fouillé toutes les chambres. Ils nous ont fouillé. Ils ont trouvé un briquet. Ils ont transféré deux personnes dans l’autre bâtiment. »

Dimanche 27 janvier 2008

15h « Aujourd’hui, dans le bâtiment deux, le feu a pris dans une chambre de quatre personnes. Les pompiers sont entrés pour éteindre le feu. Ils nous ont enfermé dans le réfectoire. 20 policiers sont venues chercher 4 personnes violement. Ils sont en garde-à-vue pour avoir mis le feu au centre. »

fermeturetention@yahoo.fr

le mardi 29 janvier 2008 à 14h33


jj


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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 23:06

Le décret RMI : un train d’enfer

undefinedFini le lucre et les folles bacchanales ! La proposition de décret sur le train de vie des Rmistes vient de tomber, et fait tomber le dernier bastion de résistances après l’abolition des privilèges en 1789.

La fin d’un privilège ?

C’est grâce à l’enquête minutieuse du MEDEF et la complicité des partis politiques au pouvoir que l’affaire vient d’être révélée au grand public et que le gouvernement a pu prendre les mesures qui s’imposaient.
Dans quels cas va-t-on vérifier si votre train de vie est suffisamment misérable pour continuer à bénéficier du RMI ?

De ce côté, pas de grands changements. Les dispositions sont les mêmes que pour un contrôle CAF avec tout de même l’immense nuance que les éléments soumis au contrôle, sont étendus.

Par exemple, un bon citoyen, qui soupçonnait votre colocataire de ne pas dormir dans le canapé du salon, et vous dénonçait à la CAF pour concubinage non déclaré, pourra dorénavant le faire s’il trouve que le son de votre chaîne hi-fi est bien trop pur pour avoir été achetée aux puces.

Ou encore quand l’organisme qui vous suit pour votre contrat d’insertion demande à la CAF d’effectuer un contrôle car il trouve que votre attitude ne correspond pas à l’humilité que tout gueux se doit d’adopter, faites gaffe dorénavant de ne pas dire à votre référent que vous allez toutes les semaines à des projections de films spaghettis des années 70 pour vous distraire de cette vie morose. Dorénavant, le cout des loisirs est pris en compte pour le calcul de vos droits.

Et à savoir surtout, car c’est la source principale des contrôles, que les conseils généraux de chaque département fixent chaque année des publics cibles qui seront de toute façon contrôlés. Ce peut être, par exemple, les gens qui sont inscrits au RMI depuis une certaine date, ou ceux nés en 19XX.

Maintenant cela pourrait, peut-être, être ceux que l’on a déjà vu porter une bague ou des boucles d’oreilles, ou ceux qui sont inscrits au cours de judo de leur commune.

Désormais, un contrôle sur pièces ou à domicile pourra donc être déclenché dès lors qu’une suspicion sur votre train de vie, suspicion déclenchée par n’importe quelle information (délation, recoupement de fichiers…) existera. Bien évidemment, la CAF n’a aucune obligation de vous révéler la source et l’origine de la suspicion.

Le décret précise qu’un questionnaire devra être rempli par l’allocataire. Il est donc fort probable que chacun d’entre nous le reçoive sous peu. Il faudra y répondre avec pièce justificative à l’appui. Combien tout ceci va coûter ? Mais quelle question !? Rien n’est trop cher pour l’égalité préconisée par notre chère république !

À partir de quel montant votre train de vie est celui d’un riche ?

Si les éléments pris en compte dépassent ou égalent le montant de la moitié de votre RMI annuel, vos droits seront purement et simplement arrêtés. Soit pour 90% des RMIstes, la somme mirobolante de 2351,52 Euros.

Si la valeur de votre «train de vie» correspond à ce montant ou lui est supérieur, le décret prévoit tout simplement de couper votre allocation et de vous demander les sommes que vous avez perçues indûment. Votre RMi pourra aussi être réduit si la valeur est inférieure.

Les éléments pris en compte dans le calcul de votre «train de vie» :

À peu près toutes vos possessions, mais également et surtout ce qui ne vous appartient pas !

En effet, rien ne précise dans le décret qu’il s’agisse de VOS possessions. Il est même précisé que «les dépenses sont celles réglées au bénéfice du foyer du demandeur ou du bénéficiaire pendant la période de référence».

Que vous soyez locataire ou hébergé, un quart de la valeur locative annuelle sera prise en compte dans le calcul. On peut voir déjà que les RMIstes locataires ou hébergés dans des villes où l’immobilier est hors de prix comme Paris, dépasseront beaucoup plus rapidement le plafond. Un décret qui devrait plaire au Maire parisien qui cherche depuis son début de mandat à se débarrasser des pauvres de la Capitale.

Enfin une mesure qui fera le tri entre les torchons et les foulards Hermès.

Ajouter à cela :

- 80% des dépenses pour travaux, charges, frais d’entretien des immeubles, personnels et services domestiques (si vous avez besoin d’une aide ménagère par exemple).

- 80% des dépenses pour voyages, séjours en hôtels, locations saisonnières, frais de réception, biens et services culturels, éducatifs, de communications et de loisirs, club de sport et de loisirs (ils en ont après les loisirs), et même, s’il y a lieu, vos droits de chasse.

Bref, vos cours de ping-pong (attention, pour ceux qui se rappellent, à ne pas acheter des Secretin 5 étoiles), votre note de portable, votre inscription à une bibliothèque privée spécialisée dans les bouquins de SF, bref tout et surtout n’importe quoi.

- 80% de la valeur de l’électroménager, équipements son hi-fi vidéo et matériel informatique. Toujours.

Et quelques autres trucs mis là pour faire penser que les RMIstes sont vraiment des riches qui partent en solitaire sur les mers chaudes des Caraïbes : 6,25% de la valeur vénale des bateaux de plaisance, voiture, moto si la valeur vénale est de plus de 10.000 euros.

L’inspecteur mène l’enquête :

Affublé d’un imper vieux et passé, on voit déjà le contrôleur CAF surgir à chaque coin de rue pour vous poser une multitude de questions plus ou moins embarrassantes :

«Au fait, ne m’aviez-vous pas dit que votre mère était décédée, il y a peu ? Hmmm… Mais alors, elle a bien du vous laisser un petit quelque chose ; pas d’argent bien sûr, nous l’aurions vu. En nature, voyez ? Un de vos voisins m’a dit qu’il avait remarqué que votre mère portait une broche en or. Non, ne vous inquiétez pas, ce n’est pas en rapport avec le contrôle ! C’est que voyez-vous, ma femme — oui, car j’ai le droit d’être marié sans que mes revenus soient revus à la baisse —, a le même genre de broche et elle noircit tout le temps. Ces objets précieux, c’est vraiment fragile, vous savez ! Alors si vous aviez un truc de grand-mère pour entretenir ce genre d’objet ?»

Le spectre du contrôleur CAF surgissant et vous prenant sur le fait durant votre leçon de yoga ou trouvant un polo Lacoste dans le recoin de votre placard, n’est pas loin. On se demande d’ailleurs comment de telles évaluations pourront être faites. Les contrôleurs CAF bénéficieront-ils du droit de procéder à des perquisitions comme la police ? Pour le moment, ce n’est pas prévu, bien que d’ores et déjà, certains n’hésitent pas à procéder ainsi, fouillant placards et salles de bain à la recherche d’une preuve de concubinage au mépris des droits des allocataires.

Pour le moment, les seules précisions concernant le calcul des biens sont :

- Le montant garanti par l’assurance,

- L’estimation particulière effectuée par un professionnel,

- La référence issue d’une publication professionnelle faisant autorité.

Mais alors pour prendre le cas de l’auteur de cet article, la plupart des «objets de valeur» (télévision, ordinateurs, hi-fi etc.) dont je dispose, m’ont été offerts ou récupérés. Il faut, si l’on en croit le décret, n’offrir aux RMIstes que des serpillières ou quelques vieux tabourets de plastique sous peine de les condamner à l’arrêt de leur allocation. De même si vous disposez d’un grand appartement et que vous hébergez votre copain RMIste dans un coin du salon, peut-être que la valeur locative de votre appartement lui sucrera ses allocations. Être à la rue ou ne pas l’être, toucher le RMI en dormant sous les ponts ou être hébergé sans allocation, voilà l’existentialisme du 21ème siècle.

Et ce décret va s’appliquer aux nouveaux entrants. S’agit-il d’une mesure à venir, motivée par l’imminence d’un krach boursier et d’une crise économique sans précédent, qui va précipiter des millions de personnes dans la misère ? En tout cas une évidence s’impose : tous ceux qui ont eu un boulot pas trop mal payé, qui ont donc pu consommer, devenir propriétaires, faire quelques économies risquent de n’avoir pas droit au RMI, le jour ou un licenciement leur tombe dessus et qu’ils n’ont épuisé leurs droit au chômage.

Car tout ce qu’ils ont pu acquérir sera pris en compte dans le calcul.

Bref, après avoir travaillé plus pour gagner plus, ils n’auront plus qu’à tout perdre, et c’est seulement une fois dépouillés de leurs biens et totalement précarisés qu’ils pourront prétendre à une allocation de misère et accessoirement à la protection sociale qui va avec car ce décret s’applique aussi à la CMU.

C’est concernant les loisirs et autres subtilités que le décret reste fort obscur. Nul doute que des enquêtes de voisinage viendront compléter les «preuves». Les contrôleurs pourront également compter sur l’aide des centres sociaux et associations d‘insertion qui, en créant une empathie artificielle, vous feront avouer vos méfaits : «Oui je l’avoue, j’ai mangé au restaurant cette semaine, mais juste une fois, et c’était le Mac Do !»

En tout cas, il faut retenir les quelques «faiblesses» du décret. Elles ne seront utiles que par la lutte collective, car on le voit, ces «faiblesses» ne sont présentes que pour donner une impression de droits au peu de RMIstes qui liront ce décret. Il est probable que la CAF n’informe d’aucun de ses droits et fasse fi, comme l’ANPE, des obligations qu’elle se devrait de respecter avant d’entamer la procédure de contrôle.

Ce décret vise, on le voit, un public beaucoup plus large que ce que les médias laissent entendre.

Le point le plus important est la marge de manœuvre laissée aux départements pour la liste des publics ciblés par les contrôles. À plusieurs, on peut tenter de faire pression sur les conseils généraux afin qu’ils n’appliquent pas et ne demandent pas de contrôle.

Avant toute chose, vérifiez que vous ne risquez rien là où vous vivez, et faites des calculs d’apothicaire pour vérifier que vous ne dépassez pas le plafond. Sinon, déclarez-vous SDF si vous le pouvez, et faites-vous domicilier dans une association conventionnée. Ce n’est certes pas drôle de fréquenter ce genre de lieux, mais cela vous évitera de passer pour un nanti et vous toucherez 55 euros de plus, soit en tout 445 € de RMI au lieu de 390 €.

En principe, vous devrez être informé par lettre recommandée avec accusé de réception de l’objet de la procédure, de son déroulement et de ses conséquences. Il est peu probable que cette procédure soit respectée. La CAF et autres organismes ne respectaient déjà pas le fait qu’une personne devait être avertie, autrefois par courrier simple ou par téléphone. Mais c’est bon à retenir : cette «négligence» peut toujours servir, s’ils vous traînent devant les tribunaux.

Le décret le précise, vous pouvez être accompagné et assisté durant le contrôle et autres démarches liées à ce contrôle. N’hésitez pas à faire appel à une association de précaires. Le décret ne précise pas combien de personnes peuvent assister l’allocataire, donc autant être le plus nombreux possible ! Ça calmera probablement les ardeurs de l’enquêteur.

Il est précisé que si les valeurs sont utilisées dans le cadre professionnel, elles ne seront pas prises en compte. Jouez là-dessus : vous faites vos recherches d’emploi sur internet et par téléphone, d’où votre note élevée et la présence de matériel informatique ! Votre voiture est utile pour aller chercher du boulot à 40 kilomètres de chez vous, comme vous l’ordonne votre référent ou l’ANPE si vous y êtes inscrit. D’ailleurs, un Rmiste sur trois est aussi en emploi (petits boulots précaires à durée déterminée le plus souvent).

Le projet de décret précise que l’allocation n’est pas refusée en cas de circonstances exceptionnelles liées notamment à la situation économique et sociale du foyer, ou s’il a été établi que la disproportion a cessé (si vous avez vendu tous vos meubles ?). Qui juge de ces circonstances ? L’organisme payeur qui agit sur délégation du Conseil général en ce qui concerne le RMI, du moins. Et le Conseil général ce sont des élus, pas des administratifs, donc des personnages publics sur qui une pression collective peut être mise ; notamment en dénonçant les résultats concrets de leur politique de contrôle.

C’est à eux que nous vous conseillons d’adresser vos courriers en double dès le début de la procédure.

Et puis, c’est dingue mais on en est là, il va falloir retrouver les bonnes vieilles pratiques : en cas de contrôle CAF, comme en cas de visite d’huissier, on cache tout chez le voisin, chez des amis…

Dernier conseil : avant de sourire hypocritement au contrôleur CAF, pensez à vos dents en or !

Collectif RTO, 25 janvier 2008


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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 12:11

Rompons Le Silence

Samedi 19 janvier, de retour de la manifestation contre le centre de rétention; devant un lieu de concert à Soyons, des Nazis armés de barre de fer et de battes de Base ball attendaient les antifa organiséES depuis quelques mois en collectif '' vaillance 26 antifa. ''. Leur combat de l'après midi contre les lagers ( à Satolas) est devenu dans la soirée une lutte violente contre les Nazis qui criaient "mort aux Bolchos" et divers heil hitler .De nombreux blessés graves sont à déplorer. Les barres de fer sont des armes. Un concert qui devait avoir lieu dans ce même lieu alternatif est annulé pour ne pas se discréditer et déplacé vers un autre village ardéchois.

Le piège énorme est tendu par des personnes machiavéliques. Les antifascistes radicaux se

sont affrontés au néo-nazis samedi soir. Le syndicat Cnt -ait_Valence est solidaire avec

leur combat contre la bête immonde. La condamnation judiciaire des faisceaux n'est pas

notre combat

.En gros, ce mécanisme étatique juridique consiste à s’auto-accuser/ reconnaitre des délits

pour acquérir une crédibilité judiciaire (en validant au passage des constructions policières

concernant aussi d’autres individus, c’est bien un des problèmes), puis à affirmer qu’il

s’agissait d’une époque révolue, c’est à dire se dissocier de ce à quoi/ à qui on avait été

associé. En échange, l'état accorde alors des avantages liés à la condamnation ou à la

détention.

Il a ajouté plus tard le mécanisme du repentir (dire que c’était une erreur et accuser

d’autres personnes pour preuve de son changement, ce qui est légèrement différent que de

dire qu’on ne le fera plus), mais c’est une autre histoire. Aujourd'hui nous mettons à jour le

problème qui reste « rompre l'encerclement »; le syndicat envisage une solidarité, tout du

moins financière pour payer les frais induits par les blessures occasionnées par les Nazis.

Un concert de soutien s'avère nécessaire.

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 08:53

Le mouvement actuel n’est pas un mouvement revendicatif .

Tout est à eux, rien n'est à nous!


L'Usine, l'air polllué, le petit chef intelligent , la police, les mouroirs à vieux, le pauvre qui implose de faim au Sud et le pauvre qui explose de mauvaise graisse au Nord, Lula, l'école, le chômage, les 35 heures et la flexibilité, l'Etat , la prison pour les pauvres méchants, le tourisme industriel pour les pauvres gentils et le trekking alternatif pour les pauvres branchés, la crèche à 4 mois pour que papa et maman retournent plus vite au flux tendu, la valeur d'échange et la valeur d'usage.

La Télé assommoir définitif et absolu, la Société métabolisme du capital, chavez, le petit deux pièces moisi qui te saigne 15 ans, le service public où des pauvres se prenant pour plus riches encadrent les pauvres se prenant pour des clients, le cadre de gauche.

La communication en boîte et la solitude de tous, le bureau, le petit macho qui joue au patron chez lui pour oublier l'humiliation de sa vie au travail, le syndicat qui négocie le prix de ta vie, les profits qui n'en finissent plus de gonfler et leur taux qui n'en finit plus de tendre à baisser,

l'autogestion de la merde qui nous sert de monde, les partis contremaître du Capital, la vedette malheureuse qui te pleure tous les soirs dans le poste, le sous- commandant Marcos,

L'armée, l'atelier, l'autre monde possible grâce à l'Etat redevenu fréquentable, la banlieue délabrée, la famille nucléaire, le bébé pour oublier ou perpétuer tout ça , le pauvre qui n'a plus que dieu pour le protéger du capital contre le pauvre qui croit maitriser sa vie en votant,

l'épouvantail le Pen et l'licône bové, la société que l'on produit et qui se dresse tous les jours face à nous, contre nous, changer la vie et changer d'avis, le travail, la retraite, la petite voiture en plastique payée une fortune pour aller bosser,

la propriété privée, Che Guevera et Ben Laden , le nationalisme, la fierté du travailleur, l'argent et le troc, la nostalgie qui s'invente un passé serein et te bride la tête, la modernité qui t'asphyxie l'intelligence...

Tout cela serait à Nous?

Qu'ils gardentTout!

Tout est à Eux , rien n'est à Nous!!!

Et si un jour on arrive à exprprier tout ça, ce ne sera certainement pas pour l'organiser autre ment!

Tout a été essayé, rêvé, commencé: l'Etat ouvrier, dégénéré ou pas , la République des conseils, le président syndicaliste, l'etat gendarme du poulailler libre , l'autogestion ici ou partout...

Tout est à eux!

IL va nous falloir de l'imagination , camarades!


Pépé

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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 14:11

Le blog  le  laboratoire diffuse  l'infos sociale  locale en plus merci  à celui  qui a  envoyé les infos

Communiqué de presse

 

 

Les salariés, les usagers et les instances syndicales de l’Escale (Regain ; Le 114 ; Olivier Arnaud) alertent les pouvoirs publics et les citoyens sur la disparition prévisible de l’Association.

 

De fait, c’est une mission de service public centrée sur l’urgence sociale auprès d’un public en grande précarité, qui risque de disparaître.

 

Pourtant la qualité du travail est reconnue par les pouvoirs publics.

 

Cette fermeture des secteurs d’hébergement / logement / santé / insertion de la Drôme serait préjudiciable à :

* 387 personnes (dont 55 enfants)

* 70 personnes âgées concernées par le portage de repas dans le Val de        Drôme

* la clientèle du Resto (une centaine de clients par jour).

 

Nous demandons une entrevue avec le Préfet, et appelons à la mobilisation :

 

         LUNDI 21 JANVIER à 11H devant la Préfecture

Et

 

         MERCREDI 23 JANVIER à 16H devant le Tribunal de Grande Instance de Valence

 

 

 

 

 

Contact presse :     06/50/78/24/58

                        et   06/61/36/79/08

 

 

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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 09:12
MANIFESTATIONS LYCÉENNES LE 24 JANVIER ! ! (avec tract, horaires...)
Les lycéens sont appelés à participer très nombreux aux manifestations du jeudi 24 janvier 2008. Ils seront avec les étudiants, les enseignants et tous les fonctionnaires dans la rue, pour défendre leur vision de l'éducation et protester contre les mesures du gouvernement (bac unique, bac pro en 3 ans, LRU, suppressions d'emplois, service minimum...).

Les lycéens de toute la France mobilisés contre la régression sociale proposée par le gouvernement, devront rejoindre les cortèges le jeudi 24 janvier pour manifester avec les étudiants, les professeurs et les fonctionnaires. Nous devrons être des milliers !

>> Pourquoi manifester ?

Pour défendre nos revendications et rappeller qu'une force de Résistance existe et est active actuellement. Il s'agira peut être du début d'une nouvelle grande lutte, nous devons donc être nombreux. Pour rappel, l'UNL et la FIDL (principaux syndicats lycéens appellent à la mobilisation) ainsi que la Coordination Nationale Lycéenne du 5 janvier demandent aux lycées de défiler derrière leurs bannières partout où cela sera possible.

>> Nos revendications :

 Contre toute idée de bac unique
 Contre un bac pro en 3 ans et la disparition de certains BEP
 Contre le LRU
 Contre la suppression de la carte scolaire
 Contre les suppressions de postes dans l'éducation nationale
 Contre les baisses de budget et les fusions dans les lycées agricoles
 Contre le service minimum dans les écoles primaires  Pour une école laïque, gratuite, solidaire et ouverte à tous !

>> Les cortèges : voir également ici la mise à jour : http://lecrc.forumactif.fr/organisation-de-la-mobilisation-f35/manifestation-du-24-janvier-2008-t2472.htm

Voici la liste des principales manifestations du jeudi 24 janvier :

PARIS

La manif du 24 janvier sur PARIS est fixée à 14h00, à la place de la Bastille. Elle "devrait" se terminer à la République.

LA ROCHELLE

10 heures - Place de Verdun [une action lycéenne dans la foulée n'est pas exclue]

TARBES

10h00, à la Place de la Bourse du Travail

RENNES

8H00, Place de la Gare - Boulevard Janvier : Actions & Manifestation Lycéenne 11h00, Place de la Gare : Manifestation Lycéenne - Etudiante - Fonctionnaires - Salariés du privé

ALENCON

Rassemblement devant la Préfecture à Alençon, le jeudi 24 janvier 2008 à 11 heures.

NANTES

10h30 - Place du COMMERCE

LIMOGES

10H-PLACE D'AINE

CAEN

10h30-PLACE ST PIERRE POUR REJOINDRE LES FONCTIONAIRES

NÎMES

depart 14h30 place des carmes

TOURS

10h15 Place de la Liberté

Mettez les horaires de votre ville !

SAINT-NAZAIRE

10h30 - Place de la Gare

LYON (7e arrondissement)

13h - Place Jean Macé

MONTPELLIER

14h30 - Peyrou

DIJON

14h00, Place de la libération

MARSEILLE

10H - Porte d'Aix

LILLE

14H - PORTE DE PARIS

TOULOUSE

14h - Place Arnaud Bernard

DIEPPE

10 h 30, devant la gare de Dieppe

ROUEN

10h - Cours Clemenceau

LE HAVRE

10h à Franklin (face à l'université). NB : Des cortèges partiront vers 9h des lycées Claude Monet et Jean Prévost afin de rejoindre la manif générale.

POITIERS

10H- stade de la Madeleine

PARIS 5E

13h00 - manifestation des étudiants et personnels des universités contre la LRU, Loi Pécresse place Jussieu Métro Jussieu


TELECHARGEZ AUSSI LE TRACT NATIONAL : http://img521.imageshack.us/img521/5403/tractnationaltt4.jpg (rajoutez le lieu et l'horaire).

FORUM DE LA COORDINATION NATIONALE LYCEENNE : http://lecrc.forumactif.fr/index.htm (venez aussi vous inscrire).

N'hésitez pas à contacter vos proches pour les informer de cette date très importante. Formez des cortèges, apportez vos banderoles et vos pancartes...

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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 22:27

Alors que les cogestionnaires du capialisme planchent pour parvenir à un accord.
La  situation  se clarifie depuis des mois  et pour celà la presse et les échos publient des textes des futurs accords. Le blog du Laboratoire lu par de nombreuses personnes publient le désastre. Comme disait Basse intensité à la radio ouvriers ouvrières il nous reste des armes pour combattre le capital: la grève et arrêtons de se soumettre.


L'amorce d'une "flexisécurité" à la française

LE MONDE | 12.01.08 | 14h15 • Mis à jour le 12.01.08 | 14h15
yndicats et patronat ont achevé, vendredi 11 janvier, la négociation sur la "modernisation du marché du
travail". Le projet d'accord - 16 articles sur 24 pages - pourrait instaurer une "flexisécurité" à la française
: plus de flexibilité pour les entreprises sur le contrat et la rupture, plus de sécurité sur certains droits pour les
salariés. Les syndicats vont déterminer dans les prochains jours leur position - FO et CFTC lundi 14 janvier,
CFE-CGC mardi, CFDT mercredi ou jeudi, et CGT le 29 janvier, cette dernière ayant déjà indiqué qu'elle ne
signerait probablement pas le texte. En cas d'accord, le gouvernement devrait en transposer les termes dans
une loi d'ici à la fin du premier semestre. Voici les principaux points du projet :
La période d'essai. Pour les contrats de travail à durée indéterminée (CDI), la période d'essai est allongée :
"pour les ouvriers et employés entre un et deux mois maximum, les agents de maîtrise et les techniciens entre
deux et trois mois, les cadres entre trois et quatre mois", sauf si un accord de branche prévoit une durée
supérieure. Cette période pourra être reconduite une fois par des accords de branche et les durées ne pourront
excéder quatre, six et huit mois. Une période d'essai plus courte pourra être fixée "dans la lettre
d'engagement ou dans le contrat de travail".
Rupture "conventionnelle" du CDI. Pour "privilégier les solutions négociées à l'occasion des ruptures de
contrat", un nouveau mode, "exclusif de la démission et du licenciement", a été créé. Le salarié et l'employeur
pourront choisir les conditions de la fin du contrat qui les lie : un droit de rétractation existe "pendant un
délai de quinze jours suivant la signature de la convention" entre les deux parties. L'accord devra ensuite être
validé par le directeur départemental du travail. Le salarié bénéficiera d'une indemnité de rupture équivalant
à un cinquième de mois par année d'ancienneté et accédera aux allocations chômage.
Un nouveau contrat de travail. Il s'agit d'une sorte de contrat de mission, contrat à durée déterminée à "terme
incertain", pour la "réalisation d'un objet défini", réservé aux ingénieurs et aux cadres. La durée du projet doit
être comprise entre 18 et 36 mois, et le contrat est de 12 mois minimum non renouvelable. Le recours à ce
contrat est subordonné à un accord de branche ou d'entreprise et "ne peut être utilisé pour faire face à un
accroissement temporaire d'activité". Il peut être rompu à la date anniversaire de sa signature "pour un motif
réel et sérieux". En cas de rupture, l'indemnité perçue par le salarié atteindra 10 % de la rémunération reçue
pendant le contrat.
Nouvelle rupture. En cas d'"inaptitude d'origine non professionnelle" (longue maladie, accident), et si le
salarié ne peut être reclassé, les indemnités de rupture pourront être prises en charge par un fonds de
mutualisation à la charge des entreprises.
Indemnités de licenciement. Le montant de l'indemnité interprofessionnelle de licenciement devient unique et
d'un montant qui ne peut être inférieur à un cinquième du salaire mensuel. Le texte prévoit que le législateur
fixe "un plancher et un plafond" pour l'indemnité, en cas de contestation judiciaire d'un licenciement sans
cause réelle ni sérieuse.
Portabilité des droits. Le salarié qui se retrouve au chômage pourra garder sa couverture prévoyance santé
pendant une durée égale à un tiers de sa durée d'indemnisation du chômage, avec un minimum de trois mois.
Pour la formation, le salarié quittant l'entreprise gardera 100 % du solde des heures de formation acquise dans
le cadre du droit individuel à la formation (DIF). En "accord avec le nouvel employeur", il pourra utiliser ce
crédit d'heures "pendant les deux années suivant (son) embauche".
Moins de 25 ans sans emploi. Une prime forfaitaire payée par l'assurance-chômage est instaurée pour les
moins de 25 ans "involontairement privés d'emploi", qui n'ont pas assez travaillé pour avoir accès aux
allocations chômage.
Formation. Les personnes "les plus éloignées de l'emploi" pourront bénéficier d'une formation dont le
financement sera assuré par un fonds dont le financement sera défini lors de "la négociation sur la formation
professionnelle à venir".
Accès aux droits. Pour bénéficier de "l'indemnisation conventionnelle de la maladie", la condition
d'ancienneté est ramenée de trois à un an. Le délai de carence est ramené de 11 à 7 jours.
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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 10:50

L'image “http://www.cinemotions.net/data/films/0294/93/1/affiche-SS-Camp-5-l-enfer-des-femmes-SS-Lager-5-L-inferno-delle-donne-1976-1.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Texte pour un commencement de réflexion contre les centres de rétentions le 19 janvier 2008 il y a en prévision une manifestation contre ce lieu. Comme il nous faut construire nous même nos outils théoriques, pratiques . Construisons un cortège anarchiste ( autonome)le 19 janvier  devant le CR  St Exupéry . Ceci est le premier message  pour construire un cortège  autonome ce jourlà ni défilé enterrement ni manif à gros bras. C'est notre solidarité que nous exprimons. Rejoignons l'appel pour la manif du 19 janvier écrire aux différentes adresses du laboratoire. voir ci dessous le lien avec l'émission las bas si j'y suis à ST Exupéry



http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1303




Appelons un lager un lager

Définir comme lager les “centres de séjour temporaire et d’assistance” [Cpt, centres de rétention] pour immigrés en attente d’expulsion —centres introduits en Italie en 1998 par le gouvernement de gauche avec la loi Turco-Napolitano, en conformité avec les accords de Schengen— n’est pas de l’emphase rhétorique, comme le pensent aussi au fond de nombreuses personnes qui utilisent cette formulation. Il s’agit d’une définition rigoureuse. Avant de devenir des centres d’extermination méthodiques, les lagers nazis ont été des camps de concentration dans lesquels vivaient reclus les individus que la police considérait, même en l’absence de conduite pénalement répréhensible, comme dangereux pour la sécurité de l’Etat. Cette mesure préventive —définie “détention protectrice” (Schutzhaft)— consistait à priver certains citoyens de tous leurs droits civils et politiques. Qu’ils fussent réfugiés, juifs, tziganes, homosexuels ou opposants politiques, il revenait à la police, après des mois ou des années, de décider quoi en faire. Ainsi, les lagers n’étaient pas des prisons dans lesquelles on arrivait à la suite d’une condamnation pour quelque délit (dans sa définition totalitaire plus ou moins aberrante), et ne constituaient pas une extension de droit pénal. Il s’agissait de camps dans lesquels la Norme fixait sa propre exception ; en bref, une suspension légale de la légalité. La définition d’un lager, donc, ne dépend ni du nombre d’internés ni de celui d’assassinés (entre 1935 et 1937, avant le début de la déportation des juifs, il y avait 7500 internés en Allemagne), mais bien de sa nature politique et juridique.

Les immigrés finissent aujourd’hui en centres de rétention indépendamment d’un éventuel délit, sans aucune procédure pénale : leur internement, à la discrétion du préfet, est une simple mesure de police. Exactement comme c’était le cas en 1940 sous le régime de Vichy, lorsque le préfet pouvait enfermer les individus “dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique” ou “les étrangers en surnombre par rapport à l’économie nationale”. On peut aussi se référer à la détention administrative dans l’Algérie française, à l’Afrique du Sud de l’apartheid, aux ghettos actuels créés par l’Etat d’Israël pour les palestiniens ou aux différents Guantanamo à travers le monde.

Ce n’est pas un hasard si, au regard des conditions infâmes de détention dans les centres pour immigrés, les bons démocrates ne revendiquent pas l’application d’une loi quelle qu’elle soit, mais bien celle des droits de l’homme (et dans les limites des différentes conventions internationales signées pour
les défendre). Les droits de l’homme sont l’ultime masque face aux femmes et aux hommes auxquels il ne reste rien d’autre que la simple appartenance à l’espèce humaine. Comme on ne peut pas les intégrer comme citoyens, on fait mine de les intégrer comme Humains. Sous l’égalité abstraite des principes, croissent partout des inégalités réelles.

De ce point de vue, l’introduction de la loi Bossi-Fini n’en a pas modifié la substance mais a seulement aggravé une situation déjà existante. La loi Bossi-Fini a circonscrit l’octroi d’un permis de séjour à la durée exacte du contrat de travail (hors de son être force-de-travail, l’immigré n’a
aucune raison d’exister), a doublé les limites de séjour dans les lagers (de 30 à 60 jours) et a transformé la clandestinité en délit —dans la mesure où celui qui viole un décret d’expulsion peut être incarcéré—, alors qu’il s’agissait auparavant d’une simple violation administrative passible d’une amende.

Les nouveaux centres de rétention sont construits dans différentes régions afin de rendre plus efficace la machine à expulser. Le gouvernement et les administrations locales n’en sont pas les seuls responsables. Une telle machine de l’abjection a besoin pour fonctionner du concours de nombreuses structures publiques et privées (de la Croix Rouge qui gère les lagers aux firmes qui fournissent les services, des compagnies aériennes qui déportent les clandestins aux aéroports qui organisent les “zones d’attente”, en passant par les associations dites caritatives qui collaborent avec la police). Il s’agit, au sens historique du mot, de collabos qui s’enrichissent des rafles, de la captivité et des déportations, qui plus est au nom de principes humanitaires. C’est au nom de l’Humanité, en effet, qu’aujourd’hui on bombarde, qu’on crée des camps de réfugiés, qu’on sème le désespoir et la mort. Aux côtés des militaires et de la police travaillent des centaines d’organisations non-gouvernementales qui se gardent bien de dénoncer les causes des désastres dans lesquels elles interviennent, intéressées comme elles le sont à en exploiter les conséquences. Le marché de l’humanitarisme est l’un des marchés du futur, il suffit de penser que les ONG représentent déjà, prises toutes ensemble, la septième puissance économique mondiale. Ces chacals peuplent et composent à divers titres cette zone grise dont a parlé Primo Levi en se référant aux internés et à tous les allemands qui collaboraient activement avec les nazis.

Toutes ces responsabilités sont bien visibles et bien attaquables. Des actions contre les centres de rétention (comme c’est arrivé il y a quelques années en Belgique lorsqu’une manifestation s’est conclue par la libération de quelques clandestins) à celles contre les “zones d’attente” (comme en France aux dépends de la chaîne d’hôtels Ibis qui fournit des chambres à la police) ou pour empêcher les vols de l’infamie (à Francfort, un sabotage de câbles à fibres optiques avait mis hors d’usage, il y a quelques années, tous les ordinateurs d’un aéroport pendant plusieurs jours), il y a mille pratiques qui peuvent être réalisées contre les expulsions. L’hostilité contre les “centres de séjour temporaire” est un premier pas.

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 09:15

Nous avons lu sur le net et c'est très important de lier les oppositions tant de ce côté
des alpes et du côté des pyrénnées
Les participants à la réunion de venaus du 8 décembre ont pu croiser
 des pyréennéens c'était on me l'a confirmé une rencontre des occitans
et des basques. Comme à la réunion du 24 novembre de Portes les Valence
les propos du militant syndical qui demandait d'organiser une rencontre
entre les militants syndicaux anti TGv du val de Susa et ceux Rhône
Alpes. Et nous réétirons cette proposition. texte du tract du 24 nov
 ci dessous
http://imp.free.fr/horde/imp/view.php?thismailbox=INBOX&index=445&id=5&actionID=113&mime=f5713bc73b6c025b1954936e88b43fec


LE TRAIN À GRANDE VITESSE : NOUVELLE EXPÉRIENCE DE LUTTE DES CLASSES (I

Le transport est un secteur d'importance stratégique pour les économies
nationales et supranationales. Et au sein des sociétés de grande
consommation, le train à grande vitesse semble incontournable. Ce type
de liaison ferroviaire est devenu un instrument indispensable pour les
classes aisées, pour qui le temps vaut de l'or. Les trains à grande
vitesse sont également devenus des indicateurs de la puissance
économiques des nations riches. Une société possédant un revenu par
habitant élevé se doit de le démontrer en construisant des lignes à
grande vitesse. Ce type de transport, dont le tracé et l'entretien
demandent des investissements pharaoniques, est étroitement lié au
capitalisme le plus sauvage.

Ce type de trains, grand consommateur d'énergie et de ressources pour
son entretien, est en outre hautement agressif envers l'Environnement.
Car la grande vitesse ne peut être garantie qu'en supprimant tout ce
qui se trouve sur son passage : montagnes, vallées, rivières,
exploitations rurales... tout est sacrifié sur l'autel du tracé de la
voie, pour que le T.G.V. puisse circuler à grande vitesse dans des
conditions de sécurité acceptables.

Accord intergouvernemental dévoilant les visées des gouvernements

Le Gouvernement Basque, sous la coupe du néolibéralisme du Parti
Nationaliste Basque (PNB), n'a pu éviter la fascination provoquée chez
lui par ce jouet si attrayant et si coûteux, en même temps que
lucratif. Le Gouvernement de Navarre, ultra-droite héritière de Franco,
obtient également sa part du gâteau, et les conseillères des transports
des deux institutions ont eu vite fait de se serrer la main. Les
intérêts des bourgeoisies capitalistes au pouvoir à Madrid, à Gasteiz
et à Iruñea sont, sur ce point, convergents. En effet, Madrid désire à
tout prix renforcer sa connexion à haute vitesse avec le reste de
l'Europe. Les gouvernements basques et navarrais, dans leur perspective
néolibérale, sont également très intéressés par ce projet. Quels
avantages y trouvent-ils ? D'abord, la perspective d'investissements
gigantesques pouvant bénéficier à des entreprises liées aux partis
politiques au pouvoir. Ce macro-projet est destiné en effet à renforcer
l'intégration du Pays Basque dans le modèle de société de consommation
promue par le PNB et UPN (parti aux affaires en Navarre). Outre les
bénéfices économiques attendus, la société basco-navarraise y gagnera
une image de progrès (progrès capitaliste, cela va sans dire) dont ces
partis sont les promoteurs. Et que dire des graves atteintes
environnementales et sociales ? Les gouvernements devraient se soucier,
en premier lieu, de la sauvegarde des ressources naturelles et sociales
de leur territoire. Mais les agressions à l'Environnement n'ont jamais
constitué un véritable souci pour les néolibéraux aux affaires au
niveau national et local. Le cas qui nous occupe ici n'étant qu'un
exemple de plus au bas d'une liste déjà longue. Et c'est ainsi que
l'accord entre les trois gouvernements a été scellé.

La réaction populaire

On parle du projet appelé « Y basque », car son tracé reproduit la
forme d'un Y, depuis mars 1994, lors de l'approbation du Plan
d'Infrastructures. Depuis ces premiers pas du projet, et à mesure que
l'accord entre gouvernement a pris corps, des secteurs populaires très
divers ont montré leur désaccord à son endroit : j'ai nommé le train à
grande vitesse. La contestation populaire a suivi une courbe ascendante
à mesure que le projet a pris forme, avec une nette recrudescence
correspondant au début des travaux, lancés de façon précipitée et
presque en cachette. Actuellement, les travaux sont menés en grande
hâte pour imposer la politique du fait accompli.

Les raisons s'opposant au choix du tracé sont de poids :

- Surcharge d'infrastructures de transports pour un pays si petit, et
dont l'espace disponible est déjà compromis par une marée de béton
(grandes infrastructures et construction massive de logements, motivée
par des intérêts spéculatifs).
- Des travaux entraînant une série d'agressions fortes et irréversibles
sur un relief complexe seront nécessaires : longs tunnels (affectant
sérieusement les nappes phréatiques aujourd'hui actives) et grands
viaducs (détruisant l'habitat social et productif de sites naturels de
toute beauté).
- Problème venant s'ajouter à ceux rencontrés par une agriculture dont
la survie est compromise.
- Des travaux pharaoniques ne répondant pas aux besoins réels de la
population mais bien à des intérêts extérieurs, et qui vont absorber
des ressources économiques importantes, pompées sur le budget social.

Les grands débats suscités par le projet

Les tentatives de construction de la voie à grande vitesse ont suscité
d'importants débats :

1) Le modèle de transport dont nous voulons nous doter.
L'initiative citoyenne est consciente du fait que la société doit
relever de nouveaux défis. Et elle ne s'oppose pas aveuglément à la
modernisation des transports. Une alternative existe : la mise en place
d'un modèle ferroviaire social qui fera l'objet d'un prochain bulletin.

2) Le modèle de société.
C'est un grand débat de fond : capitalisme sauvage ou socialisme
rationalisé; néolibéralisme déprédateur ou progrès rationalisé et
solidaire.

3) Despotisme illustré ou démocratie participative.
Les accords intergouvernementaux ayant permis de « bétonner » le projet
ont été signés dans l'obscurantisme le plus absolu. Des accords passés
entre les membres d'une caste au pouvoir : gouverner pour le peuple
mais sans le peuple. La société n'ayant pas été informée, c'est la
politique du fait accompli qui s'est imposée. Et lorsque la société
civile a voulu prendre une part active au débat, elle s'est trouvée
face à un mur édifié par les institutions censées la représenter. Les
institutions, représentant soi-disant la volonté populaire, se sont
dressées face à la volonté populaire débordant les canaux
institutionnels.

4) Débat social ou conflit d'ordre public.
Les secteurs sociaux qui s'organisent autour de cette question
considèrent leur prise de position comme un débat de société
enrichissant. Les gérants de la « cosa nostra » voyant leurs obscurs
intérêts en danger, tentent de faire dégénérer la confrontation
dialectique en débat d'ordre public. Et comme à l'accoutumée, ce type
de situation est résolue par le recours à la violence institutionnelle
visant à réprimer la dissidence. Le cercle affrontement-répression est
en train de se refermer.

Face à cette attitude répressive et de violence institutionnelle, la
créativité populaire met l'imagination au pouvoir. Car il s'agit là
d'une véritable source d'initiatives pour faire face à la
toute-puissance néolibérale. Mais nous reviendrons sur ce dernier point
dans un prochain bulletin.


Euskal Herria, 27 décembre 2007
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