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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 06:33

Nous avons sans doute atteint une étape critique de l’histoire de notre État social. Cela n’implique toutefois pas qu’il faille l’aborder en posant restrictivement la question des moyens. Il existe en effet plusieurs types de remèdes possibles pour les maux dont souffre l’Etat-providence qui ne peuvent être regardés uniquement du point de vue de ce qu’il coûte, mais aussi des problèmes sociaux qu’il est censé résoudre.

Dans les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, un compromis social a permis l’élaboration d’un modèle grâce auquel la situation sociale s’est globalement améliorée, que ce soit sur le plan de la santé, sur le terrain de la lutte contre la pauvreté, pour certaines formes d’inégalités ou dans le domaine de l’éducation.

L’injustice sociale prend désormais des formes auxquelles notre modèle social, dont fait partie le système de protection sociale, paraît mal ajusté. Le système avait été en partie bâti pour résoudre des problèmes qui ne se posent plus exactement dans les mêmes termes. Robert Castel a su pointer les dangers auxquels nous exposent les tensions qui viennent déstabiliser la condition salariale . La pauvreté a changé de visage.

Les différentes contradiction qui traversent le corps social doivent se résoudre au risque de l'explosion.

Les compromis ne pourront être atteints sans une forte mobilisation collective. Or celle-ci ne sera possible que sur la base d’une vision claire de la solidarité qui, forte de son histoire intellectuelle et institutionnelle, offrira à chacun, par la reconfiguration d’une trajectoire collective, la possibilité et l’envie de s’investir dans l’avenir. La question de la refondation de la solidarité  est à ce titre urgente

En tonnant contre « l'ultralibéralisme » sans en désigner les architectes, la gauche de gauche donne des coups d'épée dans l'eau. « Dans un univers où les positions sociales s'identifient souvent à des “noms”, la critique scientifique doit parfois prendre la forme d'une critique ad hominem.  » (Pierre Bourdieu, 1975

c'est un des enjeux de la manifestation de Samedi. Le  2  juin à Paris contre la politique Sarkozy Fillon

et pendant ce temps la  création de la richesse  passe par l'exploitation des plus fragiles

TROIS FAMILLES ARRÊTEES CE MATIN DANS LEURS CHAMBRES D'HÔTEL AVEC LEURS ENFANTS

Parmi elles, la famille de Neli, scolarisée à l'école Elémentaire Ferdinand de Lesseps pour laquelle une importante mobilisation avait conduit le cabinet du Préfet de la Haute-Garonne à recevoir une délégation et s'engager à réexaminer la situation de la famille. M. ZABOURAEF délégué par Monsieur le Préfet pour recevoir cette délégation devait, sur la base de l'entier dossier qui lui a été remis le 19 avril (le lendemain du rendez-vous) apporter une réponse. Il semble qu'elle vient d'être prise, sans sommation.
Membres du Réseau Education Sans Frontière 31 et parrainnées, ces trois familles résident à Toulouse depuis plusieurs années. Déboutées du droit d'asile (elles ont toutes trois quitté leurs pays en raison des risques et des persécutions) et de la circulaire de Sarkozy censée régulariser certaines familles dont les enfants étaient scolarisés, elles avaient toutes entrepris des démarches pour se voir reconnaître un droit au séjour et au travail en France afin de pouvoir élever leurs enfants dans la dignité. Elles devaient d'ailleurs bénéficier d'un relogement temporaire en appartement et quitter aujourd'hui les hôtels
.

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26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 09:53
bombes lacrymogènes
sarkopetain.jpg
   
aujourd'hui à 18 h des bombes lacrymogènes ont été lancées par des policiers ( 4 fourgonnettes ) à noailles  ( quartier de Marseille ) sur toute la population existante sur place, ce qui a provoqué des évanouissements de quelques personnes et le mécontentement de la majorité des personnes qui ont crié             " police de sarkozy" .


L'attaque de  la Bourgeoisie (MEDEF), représentée par un pantin
, est actuellement  mise en place. Le but premier c'est l'isolement pour l'opposition.
La destruction des structures fixes et la mise en pièce des moyens d'information que s'est donné le mouvement: journaux, émissions de radio, sites internet. Que cela est clair pour eux, c'est une armée en bataille.
Sachant que les cours de management  sont basés en partie sur l'étude de la stratégie de la guerre de guérilla ( Mao) et  aussi sur les TAZ de Hakim bey. Les patrons pour leurs stratégies commerciales apprennent ces techniques, il faut bien imaginer  qu'ils utilisent ces tactiques de lutte pour arriver à leur fin
- destruction du code du travail
- destruction du droit de grève
Ces droits que le mouvement ouvrier ancien a conquis difficilement au travers de luttes très dures contre la bourgeoisie  propriétaire des moyens de production à l'époque vont disparaitre par manque de lucidité, d'honnêteté et de volonté.  Ces "droits" ne sont pas " acquis" sans bataille. Ce n'est pas un dû héréditaire. La population doit se forger son propre avenir en luttant par des moyens parfaitement humains contre les peurs, la misère, l'injustice, les maladies, (...)

Ce texte est un des premiers du blog sur cette nouvelle bataille, vous pouvez  y contribuer par la discussion et la rédaction collective. D'autres contributions existent sur rebellyon infos  ou indymedia Grenoble

Le blog du LAbo participe, à son niveau, à cette réflexion.
 
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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 05:47
Non Définitivement je ne supporterais jamais ce monde de l'ordre et de la sécurité. Malgré tous les  flonsflons qui accompagent les apparitions d'Iznogoud et ses "claudettes" du gouvernement, non vraiment ils nous débectent, ils et elles puent le parfum de classe.
 quand je lis cette phrase dans le figaro:
" La gauche a durablement perdu son hégémonie idéologique. La victoire de Nicolas Sarkozy met en lumière la déconnexion de ses gourous. Tel Emmanuel Todd, par exemple, qui assurait à la vieille du premier tour (L'Humanité, 5 avril) que le candidat avait « assez peu de chance d'y faire un gros score ». Désemparées, les bonnes consciences  sont à suggérer que les Français soient devenus idiots. C'est à peu près ce que soutient ce membre du Conseil scientifique d'Attac (Libération, mardi), Susan George, en constatant :
« Ainsi, en France, en 2007, l'on peut faire voter les gens contre leurs intérêts ».(...)
Nous on s'en fout on ne fait pas parti de la famille Degoche

Quand je voyais mardi soir le conseiller municipal de Villiériste de cette putain de ville se pavanait sur le parvis du  petit théatre à une réception de la  Société Générale., on révait  avec des amis  révolutionaires à la terrasse du bistrot sur ces "bandes qui ont eu la joie de dévaster les magasins de luxe de certaines grandes villes au cours de la nuit du 6 juin  2007".
 Solidarité active avec les émeutiers contre cette ordre moral.qui veut nous asphyxier
"Dominique Perben est candidat à la Mairie de Lyon (ville de la Résistance antifasciste des années 40 où fût arrêté Jean Moulin) tout comme Raymond Barre (dont la mère était membre de l’aristocratie hongroise), ancien Maire de cette ville qui a soutenu Papon, le considérant comme un bouc émissaire et déclaré qu'il avait de l'amitié pour le négationniste avéré et n°2 du FN, Bruno Gollnich, par ailleurs lui aussi ancien membre d'Occident.

Ce dernier est l'ami intime de la très catholique Christine Boutin, actuelle ministre du logement et experte consultatif sur la famille auprès du Vatican par l'intermédiaire du cardinal Alfonso Lopez-Trujillo.

Ce cardinal est un proche de l'Alleanza Nazionale (ex MSI de Mussolini) de Gianfranco Fini (un des proches de Nicolas Sarkozy dont il a préfacé le livre "Témoignages"),et du Parti Populaire espagnol du nostalgique José-Maria Aznar, mais aussi membre imminent de la très réactionaire et franquiste Opus Dei.

Cette Opus Dei qui participera activement à la destabilisation politique pour la mise en place de la dictature espagnole (que notre camarade Jean-Marc Rouillan avait combattu au sein des Gari), et ensuite de la filière de fuite des nazis: Odessa.

Finalement, tout se recoupe et s'imbrique par reconstitution du puzzle, comment comprendre autrement la "répugnance" affichée des hommes au pouvour contre Mai 68 (et ses vertus émancipatrices) ainsi que l’acharnement politique et la vengeance d’Etat contre les militants révolutionnaires communistes incarcérés d’Action Directe et du libanais G.I. Abdallah.

On comprend ainsi les rouages de cette haine contre nos camarades, la haine fasciste contre les communistes, et la pire des haines, celle de Classe, s'ils ont pratiqué la lutte politico-militaire contre les représentants publics des intérêts du grand capital !!!"

 
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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 09:02
NOTES liminaires : la violence au travail ne peut pas être circonscrite à la tyrannie d’un chef de bureau ou à des problèmes relationnels qui n’existeraient que par la personnalité intrinsèque des salariés. Elle est fortement liée au contexte économique et social. Le Bureau International du Travail estime cette violence en augmentation dans le monde entier, et note qu’elle affecte désormais des « professions autrefois considérées comme à l’abri, comme l’enseignement, les services sociaux, les bibliothèques ou les services médicaux »

Ce matin j'ai envie de dédier ce texte à la personne rencontrée  hier soir,au concert rock à la MJC CHateuvert.

Elle a perdu son emploie d'info graffiste, travaillant pour le groupe Majorette, en avril de cette année le groupe fut acheté par une boite américaine.  Réduction de personnelle, et  le coût financier. son job est supprimé

Il est bien difficile aujourd’hui de trouver, dans les médias tant nationaux qu’internationaux, un commentaire sur l’économie françaisemanquent les mentions obligatoires de son déclin, de la faiblesse de la croissance, ou de la persistance d’un chômage de masse, et qui ne présente pas comme une évidence l’urgente nécessite de « réformes ». Entre guillemets, « réformes », car ce mot est devenu un nom de code plus ou moins explicite pour un programme à sens unique : libéralisation d’un marché du travail considéré « trop rigide » via l’assouplissement du code du travail, baisse des charges sur les entreprises, affaiblissement du contrôle de l’Etat, et, naturellement, baisse des impôts. Des travailleurs plus flexibles et moins chers seraient plus facilement embauchés, ce qui améliorerait la compétitivité des entreprises et leurs profits, sur le modèle anglais ou américain. Et évidemment les 35 heures tant décriées, cette « aberration économique », doivent être éliminées afin de remettre la France au travail.

Le problème est que ce programme, qui sert bien les intérêts des actionnaires et des dirigeants d’entreprise, se base sur une description extrêmement partielle et partiale de la réalité économique.


Le leitmotiv du déclin prend généralement appui sur la croissance plus faible de la France, relativement à celle de pays comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis, ces dernières années, et sur la baisse relative de son PIB par tête. Or cette description tronquée de la réalité ne tient pas compte de la distribution des richesses, et de l’augmentation extraordinaire de l’inégalité dans ces économies censées nous servir de modèle. En fait, toute la richesse créée dans ces pays a été captée par une tranche étroite de la population

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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 06:26
cheminots sncf une riposte est en marche


"Une riposte unitaire est à l'ordre du jour " pour SUD Rail

La fédération SUD-Rail, dans le cadre de l'interfédérale ayant réuni ce jour l'ensemble des organisations syndicales de cheminots, a indiqué qu'elle se préparait à passer à l'offensive au moment opportun.

La situation dans l'entreprise, la création d'une caisse autonome de retraite et les annonces de campagne du nouveau président, nécessitent une unité syndicale et d'agir collectivement

. Les premières mesures prises le 7 mai, au lendemain de l'élection présidentielle visant au travers d'un décret, à valider l'externalisation de la caisse de prévoyance et de retraite, et les annonces sans ambiguïtés du candidat président sur une remise en cause du droit de grève démontrent que nous aurons rapidement à combattre les orientations du gouvernement.

La logique de réduction des coûts continue de peser de manière négative sur la situation du Fret et des cheminots. La question des salaires, des effectifs, le respect de la réglementation et les attaques portées contre les contrôleurs et agents de conduite sont autant de sujets sur lesquels la fédération SUD-Rail ne cesse de proposer l'unité et rappelle la nécessité de passer à l'offensive.

Une demande unitaire de table ronde sur la situation de l'entreprise et ce que vivent les cheminots au quotidien, ainsi qu'une expression commune, ont été décidées par une large majorité des fédérations. Pour la fédération SUD-rail, elles doivent être perçues par le gouvernement comme un avertissement des fédérations et des cheminots sur la résistance qu'ils sont prêts à opposer à toute remise en cause du droit de grève et de notre régime de retraite.

Les fédérations ont d'ores et déjà convenu de se revoir dans la seconde quinzaine de juin, voire plus tôt si des attaques se précisaient.

http://www.sudrail.org/

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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 06:37



L’objet de ce texte n’est pas de dresser une énième liste des méfaits des pouvoirs successifs de gauche ou de droite, mais plutôt la mise en lumière du bénéfice que peut tirer le capitalisme des alternances politiques.

En effet, ne sortiront vainqueurs du futur scrutin présidentiel que le chef de l’État fraîchement élu... et le capitalisme. Ce dernier, sorte d’hydre poly-céphale, se satisfait de la social-démocratie comme du conservatisme ; mieux encore, la succession de ces deux options politiques au pouvoir lui permet une relative stabilité (aussi bien dans son fonctionnement propre que dans la gestion du mécontentement qu’il génère). La gauche et la droite ont des positions divergentes mais non contradictoires à propos des taux de pressurage, de redistribution, des échanges... Il en sort néanmoins un lieu commun : la défense des intérêts de la classe possédantes et du système d’exploitation de l’homme par l’homme. Voyons maintenant quelles sont les tâches distinctes des gouvernements "conservateurs" et "progressistes" dans la pérennisation du système.

Le rôle de la droite est d’être utilisée comme le bras politique de la bourgeoisie. C’est elle qui couche sur papier (et de manière très légale !) les aspirations à plus de libéralisme, d’exploitation, de plus-value... et par là même contente ses confrères de classe. La droite attaque frontalement et sanscomplexe le droit du travail, les libertés individuelles et collectives, etc. (elle nous l’a montré récemment). En tant que servante d’une certaine frange de la population, elle ne s’encombre pas d’un pseudo "intérêt général" souvent invoqué par la gauche et dévoile sans fausse pudeur ses muscles lorsque le patronat le lui ordonne. Bref, la droite fait preuve de brutalité et d’opiniâtreté : elle peut y aller franco selon les bons vouloirs de la conjoncture économique, jusqu’à ce que la désapprobation populaire se fasse sentir.

Et c’est à ce moment précis que les "progressistes" arrivent à la rescousse du capital. Car la fonction de la gauche réside dans le fait de pacifier les tensions sociales occasionnées par les assauts de la droite. La bourgeoisie est donc prête à concéder une période de social-démocratie "policée et pragmatique" afin d’abreuver la plèbe de discours démagogiques et rassurants. Alors, on tente de nous faire croire à d’hypothétiques bricolages théoriques ayant chacun une importance salvatrice quant au sort des petites gens. Ainsi, pour reproduire le nouveau concept de la néo-gauche inoffensive qui incarne et défend un "capitalisme à visage humain", je répondrai que c’est un non-sens car le capitalisme a le visage des nantis, que cette même gauche contribue à servir. Qui plus est, les bourgeois ont investi les appareils de gôche (notamment celui du PS) et des lignes social-libérales coriaces font leur chemin, sans pour autant que les porteurs de ces idées craignent une quelconque accusation pour hétérodoxie (n’était-ce pas déjà le cas à l’époque des TUC, CIP, emplois jeunes ?...). Ce moment de tromperie que constitue la gauche au pouvoir permet aux politiciens ventrus d’une droite obstinément anti-sociale d’échafauder les stratégies et les projets obscènes qu’ils nous imposeront une fois passée la prochaine élection suprême. Car, bien sûr, la "famille politique" au pouvoir récolte rarement les honneurs de la cité tandis que l’opposition fait ses choux gras des erreurs des dirigeants : perpétuant par là le mythe du "votez pour nous, on fera mieux". Et ainsi de suite, retour à la case départ.

Mais ne nous y trompons pas : les partis de droite et de gauche n’ont pour fonction que de faire perdurer un système capitaliste inégalitaire et bestial. Malgré quelques petits désaccords de façade, ils sont liés par une ambition commune : servir le monstre dont seule la masse des opprimés pourra couper les sept têtes.

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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 08:10
Dans l'histoire du mouvement ouvrier il a toujours existé des syndicats jaunes et traités comme telle par les ouvriers en lutte.
La CFDT mandate la police pour réduire chômeurs, intermittents, précaires et médias alternatifs au silence

À la suite de plaintes de la CFDT et de son secrétaire général, François Chérèque, pour « diffamation publique, injures, provocations à commettre des infractions dangereuses pour les personnes, violation de domicile, dégradations, vol, violences ayant entraîné une interruption temporaire de travail de moins de 8 jours », une instruction judiciaire a été ouverte.

Au moins 10 personnes – militants d’AC ! (agir ensemble contre le chômage), rédacteur d’HNS-info (hactivist news service ), participants à la CIP (coordination des intermittents et précaires) – ont été entendues à la DRPJ (direction régionale de la police judiciaire), certaines plusieurs fois de suite ; d’autres risquent d’être convoquées prochainement.

La CFDT co-gestionnaire de l’Unedic, s’est depuis des décennies constamment entendue avec le Medef contre les salariés précaires et chômeurs. Moins d’un chômeur sur deux est indemnisé par les Assedic. Comme les intermittents, actuellement en butte à l’application d’un deuxième protocole Unedic destructeur, les travailleurs précaires voient leurs droits à indemnisation chômage revus à la baisse. Détruire les droits des salariés ne suffit pas. Il faudrait réduire au silence ceux qui résiste à la précarisation.

Que cherche cette instruction ?

Le 19 avril 2005, dans le cadre d’une semaine d’action pour de nouveaux droits sociaux, prélude à la Mayday parade du Premier mai, le siège de la CFDT est occupé par de nombreux manifestants, intermittents, précaires et chômeurs. L’initiative se conclue par le départ des manifestants sans que la police, présente sur les lieux, ne trouve matière à interpellation.

À l’automne 2005 une négociation s’engage à l’Unedic entre les syndicats dits représentatifs et le Medef.

La CIP-idf ainsi que plusieurs collectifs de chômeurs et précaires organisent, pendant la durée de la négociation, un rendez-vous hebdomadaire devant le siège de la CFDT, bd de Belleville, à partir duquel d’autres actions sont lancées : l’interpellation de Gérard Larcher, ministre du Travail, l’occupation d’organismes privés de placement des chômeurs (Altedia), ainsi que la diffusion d’informations sur les réformes en cours dans les ANPE et ASSEDIC.

Diligentée sur la base de déclarations de membres du service d’ordre de la CFDT, cette instruction judiciaire n’a d’autre but que de mettre sous pression ceux qui s’opposent à la précarisation. Les « faits » relèvent de la liberté d’expression (publications sur sites, affiches, tracts, manifestations, prises de paroles, etc.) et de formes légitimes de contestation : l’imputation de violation de domicile tente de judiciariser les actions d’occupation. Le terrible vol qui mobilise ainsi magistrat et policiers est celui… d’une affiche. La violence volontaire reprochée (un doigt écrasé à terre, mais par qui ? comment ?), le fait de qualifier de « dégradation » des jets d’oeuf sur une façade, sont autant d’éléments dépourvus de gravité et de consistance juridique. Les traduire en langage pénal n’a pour objectif que d’essayer d’intimider tous ceux qui dans l’avenir contesteront publiquement la politique de collaboration de la CFDT et du Médef.

Également dans la ligne de mire des policiers, les médias alternatifs. Le simple fait d’avoir rédigé un article relatif à une de ces journées de mobilisation a conduit son rédacteur à être interrogé par les services de police. D’autres auteurs de textes parus sur la toile sont actuellement poursuivis pour d’autres « affaires » de la même veine. On voit clairement se dessiner le projet : museler l’information qui ne procède pas des mass-médias. Il nous apparaît dès lors nécessaire de nous adresser à tous les utilisateurs d’Internet mais aussi aux professionnels de l’information afin qu’ensemble, nous défendions l’accessibilité à une information non filtrée, produite et diffusée librement.

Nous exigeons que la CFDT retire sa plainte (certains de ses syndiqués commencent aussi à le demander), que cessent les convocations policières et qu’un non-lieu mette fin à cette instruction.

Vous pouvez envoyer vos messages de soutien à accueil@cip-idf.org

Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile de France
http://www.cip-idf.org

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 12:24

La gauche, arrivée au pouvoir en 1981, n’a pas inversé l’évolution amorcée à la fin des années 1970.

Nicole Questiaux, conseillère d’État, nommée ministre de la Solidarité nationale dans le premier gouvernement socialiste, se refuse, dans une formule restée célèbre, à être « le ministre des comptes », mais le « réalisme économique » fait son retour définitif avec le « tournant de la rigueur » de 1983. C’est qu’il résulte autant de la conjoncture immédiate (l’échec de la politique de relance engagée par Pierre Mauroy) que de mouvements de fond (la construction européenne et les transformations de l’administration économique), où, dès les années 1970, les fonctionnaires acquis au libéralisme et au monétarisme ont marginalisé les « planificateurs ».

Pierre Bérégovoy, nouveau ministre de la Sécurité sociale, déclare, à l’inverse de Nicole Questiaux deux ans avant, que « l’équilibre des comptes » est une priorité, une condition indispensable pour « modifier le système et le rendre totalement viable ». Ce même souci anime les ministres chargés de la Sécurité sociale dans les gouvernements de gauche ultérieurs, jusqu’en 2002. En matière de protection sociale, la gauche au pouvoir s’est distinguée de la droite, mais pas sur les orientations politiques fondamentales.

Certes, elle n’a pas procédé à des « réformes » comparables à celles des retraites de 1993 et de 2003 ou au plan Juppé de 1995. Mais il ne faut pas surinterpréter cette différence. En effet, nombre de responsables du Parti socialiste approuvaient ces « réformes » ; et ils se sont retrouvés en porte-à-faux quand des fractions de leur électorat se sont massivement mobilisées lors des mouvements sociaux de 1995 et 2003 contre les réformes des gouvernements de droite.

Certains responsables du Parti socialiste, à l’image de Dominique Strauss-Kahn (co-auteur, avec Denis Kessler notamment, de travaux sur les retraites), ont par ailleurs milité en faveur du développement des fonds de pension. Si la gauche que représente le Parti socialiste s’est distinguée de la droite, ce n’est donc pas tellement par ses positions sur ces grandes « réformes ». C’est plutôt parce qu’elle a créé, en 1988, le revenu minimum d’insertion (RMI) et que, généralisant des dispositifs existants, elle a mis en place en 2000 la couverture maladie universelle (CMU) : le RMI assure un revenu minimum à des ménages qui ont peu (ou qui n’ont pas) de sources de revenus ; la CMU permet un accès gratuit aux soins à des personnes qui, en raison de leur statut, ne sont pas couvertes par l’assurance-maladie.

Ces mesures sont pourtant à double tranchant. En effet, si leurs prestations améliorent un peu la situation des catégories les plus exposées au chômage et à la précarité, leur versement est subordonné à des conditions. de ressources. Destinées aux plus démunis, elles relèvent d’une logique d’assistance : elles fournissent un « minimum », et sont financées par l’impôt.

La gauche, arrivée au pouvoir en 1981, n’a pas inversé l’évolution amorcée à la fin des années 1970. Nicole Questiaux, conseillère d’État, nommée ministre de la Solidarité nationale dans le premier gouvernement socialiste, se refuse, dans une formule restée célèbre, à être « le ministre des comptes », mais le « réalisme économique » fait son retour définitif avec le « tournant de la rigueur » de 1983. C’est qu’il résulte autant de la conjoncture immédiate (l’échec de la politique de relance engagée par Pierre Mauroy) que de mouvements de fond (la construction européenne et les transformations de l’administration économique), où, dès les années 1970, les fonctionnaires acquis au libéralisme et au monétarisme ont marginalisé les « planificateurs ». Pierre Bérégovoy, nouveau ministre de la Sécurité sociale, déclare, à l’inverse de Nicole Questiaux deux ans avant, que « l’équilibre des comptes » est une priorité, une condition indispensable pour « modifier le système et le rendre totalement viable ». Ce même souci anime les ministres chargés de la Sécurité sociale dans les gouvernements de gauche ultérieurs, jusqu’en 2002. En matière de protection sociale, la gauche au pouvoir s’est distinguée de la droite, mais pas sur les orientations politiques fondamentales.

Ces mesures sont pourtant à double tranchant. En effet, si leurs prestations améliorent un peu la situation des catégories les plus exposées au chômage et à la précarité, leur versement est subordonné à des conditions. de ressources. Destinées aux plus démunis, elles relèvent d’une logique d’assistance : elles fournissent un « minimum », et sont financées par l’impôt

    Durant ses périodes d’exercice du pouvoir, le Parti socialiste a soulagé des besoins sociaux urgents, mais il a simultanément contribué à la mise en oeuvre des orientations promues à l’échelle internationale en matière de protection sociale. Cette action, qui n’apporte que des aménagements sociaux aux transformations économiques en cours, a été portée par la « deuxième gauche ». Constituée dans les années 1970 autour du Parti socialiste unifié (PSU) et de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), celle-ci a pris ses distances avec le marxisme, en se démarquant du Parti communiste français (PCF) et de la Confédération générale du travail (CGT), dont les bases sociales étaient plus ouvrières que les siennes. Dans le champ syndical, la CFDT se range peu à peu, à partir de la fin des années 1970, à une stratégie de « compromis » et de « responsabilité », par opposition à un syndicalisme de revendication et de contestation. Elle devient ainsi, dans les années 1990, une organisation syndicale stratégique dans le domaine de la protection sociale, au détriment des deux autres grandes centrales, la CGT et Force ouvrière (FO). Elle prend notamment la tête de certains organismes de la Sécurité sociale : outre la Caisse nationale d’assurance-vieillesse des travailleurs salariés (Cnav TS), la Caisse nationale d’assurance-maladie des travailleurs salariés (Cnam TS), jusqu’alors présidée par FO. Elle joue par ailleurs un rôle déterminant en soutenant, contrairement aux deux autres grandes organisations syndicales, des réformes marquées par une forte inspiration patronale, par exemple le plan Juppé en 1995 et la réforme des retraites en 2003.

 L’influence de la CFDT s’est également exercée par le truchement d’experts et d’intellectuels qui ont beaucoup pesé dans le débat public durant les années 1980 et 1990. Pendant cette période, la contribution du monde intellectuel aux débats sur la protection sociale a essentiellement été le fait de personnalités liées à la CFDT.

La figure de Pierre Rosanvallon le montre. Cet ancien permanent de la CFDT, devenu universitaire à la fin des années 1970, joue un rôle d’intermédiaire entre les mondes intellectuel, économique et politique, particulièrement à travers la Fondation Saint-Simon, dont il est le secrétaire général entre 1982 et 1999. Son essai publié en 1981, La Crise de l’État-providence, a fortement influencé la réflexion toujours très normative sur la protection sociale qui, à l’intersection du monde académique et de l’univers bureaucratique, se mène de colloques officiels en numéros de revues administratives ou intellectuelles. Rosanvallon y présente les analyses que le libéralisme économique a consacrées à l’interventionnisme en matière sociale. Il commente les auteurs classiques (notamment Adam Smith), puis les économistes états-uniens qui, dans les années 1970, s’en sont pris à l’État-providence. Il se démarque de l’économicisme, trop étroit à ses yeux, des libéraux. Pour lui, si « le développement de l’État-providence et [du] degré de redistribution que son financement implique » touche, en ce début des années 1980, à ses limites, c’est pour des raisons « sociologiques » : en particulier, « la résistance sociologique diffuse » que suscite l’augmentation des prélèvements publics et dont l’économie souterraine et la segmentation du marché du travail seraient les signes. Au total, le diagnostic (d’origine libérale) de « la crise de l’État-providence », est largement confirmé. Simplement, plutôt que de se prononcer en faveur d’une protection sociale minimale, Rosanvallon plaide pour un développement de la protection sociale dans « un espace alternatif entre le marché et l’État, qui implique plus les groupes de voisinage, les réseaux d’entraide, les structures de prise en charge d’un service collectif ».

     Par la suite, un grand nombre de publications d’intellectuels souvent liés à la CFDT s’inscrivent dans le sillage de cet essai : elles revendiquent une sensibilité sociale, mais portent fortement la marque des problématiques et des « diagnostics » du libéralisme économique. C’est le cas d’une partie de la littérature autour de « l’exclusion ». En effet, tout comme les organisations internationales, nombre d’intellectuels « de gauche » ont érigé « l’exclusion » en priorité sociale ; ils ont plus souvent affirmé que la Sécurité sociale était incapable de l’endiguer qu’ils n’ont dénoncé les politiques économiques qui en favorisent le développement. De la même façon, beaucoup ont diagnostiqué, dans les années 1990, « la fin du travail » et, par contrecoup, la fin de la Sécurité sociale, puisque celle-ci fut créée, dans le cadre d’une économie de plein emploi, pour « les travailleurs ».



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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 11:19

Indymédia Paris :"Apres avoir été representés par des organisations extérieures non élues, les SDF du Canal Saint Martin (environ 100 personnes) décident de se prendre en main et s'organiser.

Une coordination est née pour unifier les campement du canal, ouvrir des négociations et envisager la suite.

Actuellement la situation est urgente, l'eau potable vient d'etre coupée.

La coordination des SDF du Canal Saint Martin est une structure de représentation des habitants sous tentes des berges du canal Saint Martin, elle est composée de SDF, elle est née du besoin d'une représentation propre afin de faire connaître directement notre position et notre revendication

Cette coordination vise à donner la voix aux sans voix.

Les mobilisations de cet hiver dernier sur le problème des SDF ont généré un important mouvement sur la Canal Saint Martin. Aujourd'hui, ce débat à été abandonné ainsi que les quelque 100 personnes qui restent sur le campement et dont on ne parle presque plus.

De cette histoire est née un ensemble de rencontres, un nouveau regard mais aussi une conscience d'être reconnu collectivement et politiquement.

Alors que les pouvoirs publics et les associations spécialisées nous ont abandonné pour la plupart, nous sommes contraints de compter essentiellement sur nous mêmes et la solidarité de quelques-uns, anonymes et parfois organisés.

Cette déclaration intervient en situation de crise, car l'eau potable vient de nous être retirée par la ville de Paris.

REVENDICATION

Notre campement est une revendication, celle de vivre dans des conditions qui seront pour nous aujourd'hui les seules possibles en vue de construire notre dignité et notre liberté.

L'existence d'un campement tel que celui du Canal Saint Martin témoigne de l'échec du traitement des populations sans domicile et de la prévention.

Nous vivons dans une urgence.

Des campements sécurisés, sanitarisés, autogérés sont une possibilité pour des SDF de vivre une expérience et un parcours de réappropriation de leur vie pour eux-mêmes et à leur rythme. Le public doit savoir qu'il y a parmi nous des situations diverses que rien ne peut réduire à un regard institutionnel : retraités, handicapés, salariés pauvres, travailleurs sans papiers, malades, jeunes en rupture familiales…

Mais nous ne sommes pas que des « sans », nous avons aussi nos forces, nos ressources et notre désir de vivre dans cette société en dehors de tout regard tutélaire ou spécialisé. Nous avons droit de citer et nous le faisons savoir.

Nous revendiquons le droit à construire notre vie et à habiter quelque part. Nous revendiquons donc des logements pour tous ceux qui peuvent envisager une vie autonome immédiatement.

Nous revendiquons un droit pour les SDF.

Nous voulons des droits collectifs :

Le droit à la santé ;

La reconnaissance des villages SDF, une aide à leur sanitarisation et leur sécurisation ;

Nous exigeons l'eau potable.

Nous demandons l'ouverture de négociations et un terrain pour nous installer.

Notre revendication n'aurait pas de sens s'il elle n'envisageait pas une demande de prévention et de remise en question de la politique actuelle du logement et du traitement de la pauvreté.

Nous exigeons une politique de construction massive de logements sous contrôle public et populaire, nous demandons la fin de la rareté du logement, son libre accès pour tous.

par Coordination des SDF du canal Saint Martin

http://collectif.sdf.over-blog.fr/

Nous avons publié  le 2 mai un article sur la lutte de  l'asso OSEZ de Bourg en Bresse. . A  Paris ou ailleurs constituons des collectifs  de lutte autonomes qui respectent l'horizontalité des décisions. L'avenir nous appartient

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 11:01
Je passe cette info sur la lutte contre les OGM. Depuis des années la Drome est devenue la chasse gardée des militants verts et des militants d'Attac qui transforment toutes les  luttes en pétitions et conférence citoyennes et cafés citoyens. Ailleurs dans ce pays, dans des villes de même importance que Valence, ont lieu des actions de lutte contre les OGM. Halte à la dictature des partis de gauche citoyennistes, anti démocratiques .  Compte tenu que la seule action qu'ils reconnaissent c'est de poser un bulletin dans l'urne, et de se pavaner devant un auditoire avec des phrases redondantes. Le  spectacle de cette misère, en créant des coquilles vides ( collectif un tel..., assocition X...). Citoyennistes, vous nous étouffez, à trop vouloir contrôler toutes les luttes. Vous portez la responsabilité  de la violence. Nous ne voulons pas mourir étouffés par vos bons sentiments et vos bulletins de vote. Citoyennistes  et parents de gauche c'est vous qui poussez vos enfants dans les bras de la consommation de drogues, licites ou illicites, au lieu de leur transmettre l'autonomie dans leur vie et par les luttes.
Pau – Occupation anti-OGM de la DDA

Depuis ce matin, le collectif anti-OGM Pays Basque occupe la DDA à Pau. Trente personnes se sont enchaînées dans les différents escaliers et qu’environ 100 personnes sont mobilisées.

Radio France Pays Basque a déjà passé l’info. Le directeur a prévenu le ministère d’Agriculture mais a prévenu qu’il ne laisserait pas l’occupation se poursuivre la nuit.

Des étudiant-es prévenu-es commencent à arriver, les paysans vont devoir pour la plupart repartir, si certains ou certaines d’entre vous, pas trop loin, peuvent se déplacer c’est important.

Activez vos réseaux aussi !

Source : forel-ogm – 16h42

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